Articles

10/12/05 (B328) Manifestation le 19 décembre, à Ottawa au Canada, devant les Ambassades française, américaine et erythréenne, en hommage aux victimes des massacres d’Arhiba et pour obtenir la libération des prisonniers politiques. Appel à tous les opposants au régime, présents au Canada.

Canada

Communiqué

La Communauté afare de l’Amérique du Nord organisera

le lundi 19 novembre 2005
à partir de 9 h à Ottawa,
Capitale fédérale du Canada,
une manifestation
devant les ambassades américaine
et française.

Ceci, afin de
dénoncer les massacres du 30 novembre 2005 à Arhiba II et
de commémorer le 14ème anniversaire du massacre
d’Arhiba, le 18 décembre 1991.

Le cortège se rendra ensuite devant l’ambassade érythréenne afin
d’exiger la libération non seulement des centaines d’afars injustement incarcérés mais aussi celle de tous les
prisonniers politiques et des journalistes qui croupissent dans les prisons
de ce pays.

Toutes et tous, sans exception, vous êtes invités à participer massivement à cette manifestation..

10/12/05 (B328) A lire sur LOI cette semaine.

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/12/2005
DJIBOUTI – Guelleh désavoue la CCD

Selon des informations obtenues par La Lettre de l’Océan Indien, le président Ismaïl Omar Guelleh a abrogé un décret d’août 2004 accordant gracieusement à la Chambre de commerce de Djibouti (CCD) une parcelle de 605 hectares située à Douda-Damerjog et destinée à y implanter un centre régional d’exportation du bétail. (…).

10/12/05 (B328) En imaginant, qu’un procès pour massacre puisse être instruit dans un proche avenir, devant le Tribunal de Paris, Maître Aref sera-t-il le Conseil de Yacin ou l’avocat des familles des victimes des massacres d’Arhiba et en particulier celui commis de sang-froid le 30 novembre dernier par les forces de l’ordre qui ont tiré à balles réelles sur des populations désarmées, faisant au moins 7 morts ? (Lecteur)

Comme les co-inculpés du procès de 1991, les victimes et les familles des victimes des massacres d’Arhiba ne se font plus aucune illusion et elles imaginent que l’Avocat soutiendra de préférence le pouvoir ….

A titre de mémoire, voici la liste des co-inculpés en 1991, qui ont été emprisonnés et jugés avec Ali Aref Bouhran et Aref Mohamed Aref .

_________________________________________

LE CONSEIL DES MINISTRES ENTENDU EN SA SÉANCE DU 29 OCTOBRE 1991.

DECRETE

Article 1er : L’ordonnance n° 77.062 du 16 août 1978 portant création d’un Tribunal de Sûreté de la République est applicable à la procédure suivie dans l’affaire instruite contre ALI AREF BOURHAN et tous autres, des chefs de :
– Complot,
– Atteinte à la sûreté intérieure de l’État,
– Assassinats,
– Complicité et tentatives d’assassinats,
– Association de malfaiteurs.

Maître AREF MOHAMED AREF nie toute participation au complot.
Pour preuve de sa bonne foi, il a fourni un emploi détaillé de sa soirée du 8 janvier qui a été totalement démenti par ses propres témoins.

1 – ALI AREF BOURHAN
2 – AREF MOHAMED AREF
3 – MOHAMED BOUHA ALI
4 – MOHAMED AHMED OMAR
5 – AHMED DINI MOYALEH
6 – MOHAMED DAOUD HASSAN
7 – ALI GABASSE MOHAMED
8 – MOHAMED IBRAHIM AFADA
9 – CHEIKO MOHAMED ALI
10 – HOUSSEIN IBRAHIM ALSALE
11 – MOH ED OMAR ADEN
12 – ORBISSO MOHAMED ALI
13 – AHMED MOHAMED HOUMED
14 – ABDOULKADER DILLEYTA OUGOUREH
15 – IBILEH MOUSKOULTA ARAS
16 – BOURHAN MOHAMED HOUMED
17 – MOHAMED AHMED ALI
18 – MOUSSA DOUD BALAATOU
19 – MOHAMED ALI MOUMIN dit ISSETOU
20 – MOHAMED HASSANLEH ABAKARI
21 – ABDOULKADER MOHAMED ABASS
22 – MOHAMED AHMED YOUSSOUF
23 – HASSAN ABOUBAKER IBRAHIM
24 – BARAGOITA MOHAMED BARAGOITA
25 – CHEHEM AITASSOU HOUMED
Des chefs de :
– Complot contre le gouvernement,
– Attentat à la sûreté intérieure de l’État,
– Assassinat
– complicité et tentative d’assassinat,
– Association de malfaiteurs.
__________________________________________

26 – MOHAMED ADEN ABOUBAKER
27 – MOHAMED DAOUD CHEHEM
28 – ABASS BOREH ABASS
29 – DEMBIO MOHAMED DEMBIO
30 – HASSAN ALI ARAS
31 – HASSAN ALI AHMED
32 – DJILANI HEBANO HOUMED
33 – MOHAMED GAAS ALI
34 – MOHAMED DAOUD OMAR
35 – IBRAHIM AHMED IBRAHIM
36 – ALI ABDALLAH ALI
37 – DABALEH MOUSSA DABALEH
38 – MOHAMED SAID MOHAMED
39 – ADOYTA MOHAMED CHEIKH
40 – HOUMED ARAMIS MOHAMED
41 – HOUMED MOHAMED ALI
42 – ALI HABIB SALATE
43 – HOUMED CHEIKH AHMED
44 – MOHAMED MOUSSA ALI
45 – HASSAN HAISSAMA BOURHAN
46 – SAID MOHAMED DINI
47 – CHEHEM SAID CHEHEM
48 – MOHAMED OMAR LOUBACK
49 – MOHAMED AHMED ADROUH
50 – IBRAHIM HOUMED ALI
51 – HAMADOU HASSAN YOUSSOUF
52 – ABAKARI ADEN HOUMED
53 – HAMADOU OUSBO MOUSSA
54 – AHMED MOHAMED ABOUBAKER
55 – MOHAMED ALI GADITO
56 – HASSAN MOHAMED HASSAN
Des seuls chefs de :
– Complot contre le gouvernement,
– Atteinte à la sûreté intérieure de l’État,
– Association de malfaiteurs.
______________________________________________

57 – DAOUD ALI AHMED
58 – ABDALLAH ADEN ABOUBAKER& sp;
59 – IBRAHIM HOUMED MERITO
60 – BAHLOUL ABDALLAH ISSA
61 – ADBARA ALI MOHAMED
62 – ABDALLAH ALI MOHAMED
63 – DJILANI DAOUD CHEHEM
Des chefs de :
– Complot contre le gouvernement,
– Attentat à la sûreté intérieure de l’État,
– Complicité,
– Tentative.

09/12/05 (B328) Encore une fois, IOG n’a pas rendu les sous. Cela vous étonnerait-il ? Il les a gardés pour lui !!! Mais le CIO n’a pas apprécié et il a sanctionnné le pays qui est victime une nouvelle fois, de l’appétit financier du patron qu’il n’a pas choisi, mais qui s’est imposé illégitimement …. (Info lecteur)

La solidarité olympique progresse

Vendredi 9 décembre 2005

La Commission de solidarité olympique (CSO), commission du Comité international olympique (CIO), apporte une aide financière aux comités olympiques des pays en voie de développement. Réunie à Mexico (Mexique) pour dresser un bilan des travaux effectués sur la période 2001-2004 et programmer les dépenses pour 2006, elle constate que « l’effet positif des activités développées s’est multiplié en faveur du sport olympique de chaque pays ». Mario Vazquez Rana, président de la CSO, a expliqué que « sur la période 2001-2004, les 202 comités olympiques ont été bénéficiaires avec plus de 13.000 activités dans lesquelles ont été investies 188 millions de dollars ». La CSO évalue à 61,7 millions de dollars les dépenses pour 2006.

Par ailleurs, 10 pays devront être sanctionnés parce qu’ils n’ont pas rendu compte de l’utilisation des sommes allouées par la Commission. La Somalie et Djibouti n’ont par exemple communiqué aucune information financière sur les fonds accordés.

Lien : http://www.sport.fr/autres/mul/La-solidarite-olympique-progresse-48044.shtm

09/12/05 (B328) FDP : appel à manifester le 16 décembre devant l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles, pour commémorer le premier massacre d’Arhiba, le 18 décembre 1991. L’ARDHD soutient cette manifestation. Venez nombreux.

Arhiba01
FDP – Forum
pour la Démocratie
et la Paix.
fdpdjibouti@hotmail.com
Bruxelles,
le 9 décembre 2005

Communiqué du F.D.P.

La manifestation aura lieu:

le vendredi 16 décembre 2005, de 14 h à 15 heures.
Frankelin Roosevelt, 204.
Bruxelles – Belgique

Comme chaque année, l’opposition Djiboutienne va organiser une manifestation devant l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles pour commémorer la journée du 18 décembre 1991, journée au cours de laquelle furent tués 59 personnes. On avait dénombré plus de 300 bléssés et plusieurs disparus à Arhiba. Depuis cette date d’autres massacres ont été commis, en particulier le 30 novembre 2005, avec plus de sept morts par balles.

A l’instar des Militants de France,du Canada et même d’Arhiba, notre manifestation est soutenue par de nombreuses organisations pour le Respect des Droits de l’Homme et notamment par nos amis et frères du M.R.D, du F.R.U.D et de l’A.R.D.

manif

La manifestation aura lieu:

le vendredi 16 décembre 2005, de 14 h à 15 heures.
Frankelin Roosevelt, 204.
Bruxelles – Belgique

contact : FDP
av van overbeke 243,bte2
1083 Bruxelles.
tél:00 32 47 87 33 710

09/12/05 (B328) LDDH : Les harcèlements des travailleurs continuent. Intervention à Banjul de la LDDH. Résolution du Forum des ONG.


Le Président

NOTE D’INFORMATION
DU 8 DECEMBRE 2005
SUR LA COMMISSION AFRICAINE
DES DROITS
DE L’HOMME ET DES PEUPLES


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait mandaté le syndicaliste M. Adan Mohamed ABDOU, Défenseur des Droits de l’Homme, à la 38ème session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui s’est tenu à Banjul des 18 au 30 novembre 2005.

Ci-après :
– l’intervention de M. Adan Mohamed ABDOU ;
– la chronologie des évènements syndicaux ;
– Une Résolution du Forum ;

M. NOEL ABDI Jean-Paul

__________________________________________________________

COMMISSION AFRICAINE
DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES

38ème session ordinaire
Banjul, novembre 2005

Intervention Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

Sous le point de l’ordre du jour :
“Situation des droits de l’Homme en Afrique”

Chers amis défenseurs des droits de l’Homme,

Je profite de cette occasion pour vous faire part de la situation extrêmement précaire des défenseurs des droits de l’Homme dans mon pays, la république de Djibouti.

En octobre 2005, plus de 100 défenseurs des droits humains qui manifestaient leur mécontentement à l’égard des violations répétées de leurs droits économiques et sociaux notamment du droit au travail garantis par la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, ont été arrêtés et détenus arbitrairement pendant plusieurs jours.

34 d’entre eux ont été abusivement licenciés et demeurent jusqu’à présent sans espoir de retrouver leur emploi.

Cette situation n’est malheureusement pas nouvelle. Depuis bientôt plus de 10 ans, les défenseurs des droits humains sont constamment harcelés, menacés, arrêtés, agressés, emprisonnés et licenciés pour le simple fait d’avoir dénoncé les violations de la Charte et les droits s’y rapportant.

Étant moi-même une victime de ces abus, de ces dénis de droits qui malheureusement perdurent, pour avoir été licencié en septembre 1995 avec une dizaine de mes collègues défenseurs des droits humains et, depuis lors interdit de travail tant dans le public que dans le privé, je suis aujourd’hui devant vous le plus fidèle témoin de ces violations des droits humains.

Le forum des ONG a en conséquence adopté une résolution sur cette situation préoccupante et je souhaite, vivement que la Commission africaine des droits de l’Homme et de peuples l’adopte également.

Par ailleurs, je me réjouis de l’entrée en vigueur du protocole additionnel à la Charte africaine sur les droits des femmes considérant qu’en Afrique et à Djibouti les droits de l’Homme sont souvent bafoués.

Je me réjouis également que mon pays, la République de Djibouti, fasse partie des quinze États ayant ratifié ce protocole mais je souhaite vivement que ces dispositions soient intégrées dans la législation interne djiboutienne et mise en application.

Espérant vivement que vous accorderez une attention toute particulière au cas très inquiétant de mon pays en matière de violations des droits de l’Homme et que la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples adoptera la résolution le concernant, je vous remercie de votre aimable attention.

Adan Mohamed ABDOU,
Ligue djiboutienne des droits Humains (LDDH),
organisation membre de la FIDH

Banjul, le 22 novembre 2005

__________________________________________________________

Diibouti : chronologie des événements

Septembre 1995: suite à un ajustement structurel unilatéralement décidée par le gouvernement, une grève générale des travailleurs affiliés à l’Union djiboutienne des travailleurs (UDT) et l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGDT) dans les secteurs privés et publics est déclenchée du 6 au 23 septembre pour protester contre la nouvelle loi de finances opérant une retenue de 40% sur les salaires.

Répression sévère: des centaines des syndicalistes sont licenciés notamment dans le secteur public.

Le Conseil des ministres ordonne aux entreprises publiques et para publiques de licencier (notamment dans les secteurs de l’enseignement, de l’énergie, de l’électricité et du transport).

Une intersyndicale est alors créée pour coordonner les actions des syndicats (UDT et UGDT). Celle-ci conteste la constitutionnalité de la loi de finances.

Le ministre des finances décide alors de retirer son projet de loi de finances

Les travailleurs licenciés voient leur situation régulariser mais pas les dirigeants des syndicats (Président, Secrétaire générale et membres du bureau exécutif) au nombre de 14 en 1995.

début novembre 1995 : une plainte est déposée auprès du Bureau International du Travail (BIT) par la Confédération Internationale des syndicats libres, l’organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA) et par l’intersyndicale.

Une délégation du BiT se rend à Djibouti pour tenter une médiation entre le gouvernement et les syndicats. Le gouvernement s’engage alors à réintégrer les personnes licenciées et à régulariser la situation mais rien n’est fait. L’intersyndicale décide de porter plainte et les dirigeants syndicaux licenciés se constituent partie civile devant le Tribunal du travail. Des plaintes sont également déposées auprès de l’inspection du travail sans suite.

1996 : une délégation de la Confédération internationale des syndicats arabes (CISA) se rend à Djibouti Le ministère déclaré l’UDT et l’UGDT, organisations illégales.

1997 : le ministère du travail et des lois sociales décide de créer une nouvelle centrale, le Congrès djiboutien du travail (CODJITRA).
– interdiction de célébrer le 1er mai
– l’intersyndicale, appuyée par la CISL, porte plainte auprès de la Commission de vérification des pouvoirs du BIT qui invalide l’existence de la CODJITRA, lors de la conférence internationale du travail de juin 1997.

1998 : le BIT décide d’envoyer une mission de contact chargée de mener des enquêtes auprès du gouvernement et des syndicats et de tenter une médiation
Suite à cette médiation, le ministre du travail déclare que tous les dirigeants seront réintégrés sous un mois. Pas de suite.

L’UDT décide de convoquer son congrès. Le gouvernement s’y oppose en déclarant que la centrale n’existant pas, il est impossible d’organiser son congrès.
Une délégation de l’organisation régionale de la CISL (ORAF) se rend à Djibouti et tente une médiation Un rapport de mission de l’ORAF dénonçant les violations de la liberté syndicale par le gouvernement est rendu public.

Avril 1999 : élections : nouveau président et nouveau gouvernement.

Août 1999 : l’UDT tente à nouveau d’organiser un congrès à cette date

15/07/99 : le Ministère de l’emploi annonce la tenue d’un congrès conjoint de l’UDT et l’UGDT à la radio et désigne des dirigeants pour les centrales

Ce simulacre est dénoncé par l’intersyndicale, la CISL, l’OUSA et le CISA qui portent plainte auprès du service de la liberté syndicale du BiT pour violation des droits syndicaux et entraves manifestes à la liberté syndicale.

Septembre 1999 : mise sous scelles des locaux des centrales et confiscation de leurs biens.

Décembre 1999 : tenue de la 9ème réunion panafricaine de l’OIT à Abidjan. Le gouvernement djiboutien s’y présente accompagné des deux centrales clonées. Tous les syndicats du continent protestent et des pseudos syndicats sont expulsés de la salle.

Le Ministre invite alors une délégation du BIT à Djibouti pour constater l’existence des deux centrales créées en 1999. Dans le même temps, le ministre demande aux dirigeants licenciés de déposer des demandes individuelles de réintégration et décide que la réintégration sera accordée à condition que les dirigeants abandonnent leurs fonctions syndicales. Les syndicalistes refusent de se plier à ces exigences et la situation perdure.

2002 : l’UDT parvient à tenir son congrès fin septembre 2002

2005 : la situation est toujours la même pour les dirigeants syndicaux.
Répression en octobre 2005 contre les dirigeants et les militants du syndicat du Port et des chauffeurs affiliés à l’UDT suite à des revendications suivies de manifestations et de grèves

Conclusion
Malgré les pressions des organisations internationales des droits de l’Homme, de l’OIT, de syndicats depuis 10 ans bientôt,

Malgré les missions de contact et de bons offices de l’OIT, de l’OAT, de la CISA et de la CISL à plusieurs reprises durant cette dernière décennie,

Malgré qu’à chaque mission de contact ou mission de bons offices, le gouvernement de Djibouti promet de régulariser la situation notamment lors de la conférence internationale du travail de juin a Genève,

Le gouvernement de Djibouti se refuse à régulariser la situation syndicale et des syndicalistes licenciés et brave toutes les recommandations des institutions internationales.

La situation à Djibouti demeure préoccupante. Les défenseurs des droits humains et les syndicalistes en particulier continuent d’être harcelés et entravés dans l’exercice de leurs activités respectives.
____________________________________________________________

LE FORUM DE PARTICIPATION DES ONG A LA 38EME SESSION DE LA
COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
Kairaba Hotel, Banjul, Gambie, 18-20 Novembre, 2005

Résolution sur la liberté syndicale en République de Djibouti
NGO/Res/0003-1 105

Le Forum de participation des ONG à la 38ème session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples,

Rappelant que la liberté syndicale est un droit fondamental reconnu par l’article 15 de la Constitution de la République de Djibouti et les conventions internationales du travail de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) notamment la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948,

Considérant que la non reconnaissance par le gouvernement de la République de Djibouti de syndicats libres et indépendants constitue une violation des droits syndicaux,

Profondément préoccupées par les arrestations, persécutions et repressions policières de syndicalistes djiboutiens et les violations repetées des conventions de l’OIT relatives à l’exercice des libertés syndicales par le gouvernement djiboutien,

Considérant que, depuis septembre 1995, la plupart des dirigeants syndicaux de l’Union djiboutienne des travailleurs et de l’Union générale des travailleurs djiboutiens ont été licenciés en raison de leurs activités,

Préoccupées par le projet du nouveau code de travail adopté en Conseil des ministres en 2004, contrevenant aux dispositions des conventions internationales du travail de l’OIT,

Demande à la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples d’adopter une résolution appelant le gouvernement djiboutien à :

1. mettre un terme à toute forme de harcèlement et de représailles à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme y compris des dirigeants syndicaux et syndicalistes, afin qu’ils puissent mener leur activité de défense des droits de l’Homme sans entrave,

2. réintégrer sans délai les syndicalistes sanctionnés pour leurs activités,

3. respecter les droits syndicaux garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, les Conventions de l’Organisation Internationale du Travail sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 et sur le droit d’organisation et de négociation collective de 1949 et la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples,

4. plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui dispose que «Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveau national et international », et son article 11 qui stipule que «chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, d’exercer son occupation ou sa profession conformément à la loi ».

Fait à Banjul, le 20 Novembre 2005

09/12/05 (B328) Pour tous les observateurs présents à Djibouti, Le Monde a tout faux : serait-il abonné, par hasard, à la Nation ?

Fidèle lecteur de votre site, j’ai découvert avec stupéfaction un article consacré aux graves événements d’Arhiba paru dans le Monde du 1er décembre 2005. Ce grand quotidien français s’est tout bonnement permis de reprendre maladroitement à son compte la thèse officielle mensongère publiée dans le journal la Nation, organe officiel du gouvernement Djiboutien.

Sous le titre erroné : « manifestation contre la destruction d’un bidonville à Djibouti : 24 blessés », l’article du Monde donne malheureusement du crédit à la désinformation véhiculée par les média djiboutiens à la botte et à la solde d’IOG.

Tout le monde sait à Djibouti que les opérations dites de décasements qui ont duré une semaine étaient déjà terminées le 30 novembre 2005 jour de la répression meurtrière.

Ce jour là, les forces de sécurité lourdement armées étaient surtout venues pour brûler les effets personnels des habitants décasés et les faire déguerpir par la force des armes ;

C’est donc sans sommation que la force publique a ouvert le feu sur des personnes sans abris condamnées depuis plusieurs jours à dormir à la belle étoile.

Au cours des affrontements, il y a eu effectivement des blessés de part et d’autres. Mais faire croire que les forces de l’ordre armées jusqu’aux dents ont eu plus de victimes dans leurs rangs que les résistants munis de gourdins et pierres, est tout simplement scandaleux.

Ce n’est pas la première fois que les habitants d’Arhiba subissent des répressions sanglantes de ce genre.

Ils en ont malheureusement l’habitude depuis le 18 décembre 1991

A chaque fois que le régime auquel le sinistre IOG appartient depuis 1977, rencontre des difficultés internes, il s’en prend toujours à cette misérable population d’Arhiba.

D’ailleurs le journal le Monde s’est lourdement trompé en se focalisant sur la version officielle, citant à la hâte de larges extraits du premier communiqué officiel ;

Manque de pot pour le Monde, le Ministère de l’Intérieur a été obligé de rectifier « le tir » en publiant un second communiqué le samedi 3 décembre dernier dans lequel il reconnaît finalement une partie des faits tout en exprimant ses regrets.

Il ne fait donc aucun doute que ce tardif aveu de crimes soit motivé par la condamnation générale de ce massacre à Djibouti et dans le monde.

Espérons qu’à l’avenir le journal le Monde, connu pour être l’un des plus sérieux de la presse écrite francophone, , consultera d’autres sources crédibles sans se limiter à la machine infernale de désinformation d’IOG ;

Merci enfin à l’ARDHD et son site qui « voient » même mieux que le Monde en contribuant efficacement à la manifestation de la vérité à Djibouti.

Un fidèle lecteur
vigilant et reconnaissant.

09/12/05 (B328) Radio-Trottoir. Le Temps des hyènes : l’une tue, l’autre nettoie … (Lecteur)

Le Temps des hyènes : l’une tue, l’autre nettoie.

Sale temps pour les djiboutiens et beau temps pour les hyènes officielles qui ont fort à faire.

La semaine dernière, Yacin, alias l’hyène en croissance était toujours à la une et pour cause ::ses forces de sécurité ont sévi à Arhiba causant des morts et des blessés parmi les familles de pauvres dockers d’Arhiba.

On raconte même qu’IOG l’hyène repue et mâle dominant aurait méchamment engueulé le ministre de l’intérieur en ces termes : par tes bavures, tu apportes de l’eau au moulin de tous ceux qui me traitent de dictateur à Djibouti et dans le monde entier ! 

Quant à son compère Abdallah, le patron de la santé malade, connu sous le sobriquet de l’hyène matinale, il ne chôme pas depuis qu’IOG l’a propulsé ministre de la santé.

Ses exploits de nettoyeur ethnique se comptent par dizaines.

Non content de harceler ou d’écarter les cadres ethniquement incorrects de son département, voilà que le tombeur de Yacin Yabeh se retourne contre les malheureux employés subalternes de son ministère coupable d’être mal nés à ses yeux.

Aussi, sont ils nombreux de Djibouti, en passant par Dikhil, Tadjourah et Obock à faire les frais de son courroux de revanchard tribal d’un autre âge.

Il est navrant de constater qu’en ces temps difficiles , les deux tristement célèbres waraabe nationaux (hyènes) que sont Yacin Elmi et Abdallah Abdillahi s’en donnent à cœur joie contre les faibles sans défense, victimes préférées de leur patron, le véritable Bouti autrement dit , l’ogre national de sinistre réputation.

Les djiboutiens affirment que ce dernier, retranché au Palais d’Escale dans la journée, sévit la nuit à partir de sa luxueuse villa d’Haramous.

Qu’Allah protège les victimes actuelles et futures de ces hyènes déchaînées.

Abou Yacin,
miraculeux rescapé
de l’attaque des hyènes.