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29/09/2012 (Brève 033) Tout chaud ! Tout chaud ! les dernières caricatures de Roger Picon, qui « croque » l’actualité gouvernementale djiboutienne avec sa « férocité » désormais célèbre.

04/05/2000 – (Extrait AFP / YAHOO) Les consultations et tractations entre clans somaliens ont commencé mercredi à Djibouti

ARTA (Djibouti), 3 mai (Extrait AFP / YAHOO) – Les consultations et tractations entre clans somaliens ont commencé mercredi à Djibouti où une pause d’au moins deux jours a été décrétée à la conférence de paix ouverte la veille à Arta, au sud de la capitale.

Environ 260 chefs coutumiers somaliens doivent se mettre d’accord « sur le nombre de délégués qui sera attribué à chaque clan », a expliqué à l’AFP le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Ali Abdi Farah, qui présidait la séance mercredi matin.

Ils doivent également élire un président et quatre vice-présidents pour la suite de la conférence, qui a pour objectif de désigner un parlement et un gouvernement en Somalie, privée d’autorité centrale depuis la chute du président Mohamed Siad barre en 1991, a poursuivi le ministre.

Cette phase pourrait durer dix jours, a-t-il estimé.

« Nous avons déjà fait un grand pas en les réunissant, car c’est la première fois qu’ils se voient depuis dix ans », a poursuivi Ali Abdi Farah.

La tâche apparaît extrêmement délicate, car il faudra aussi bien trouver un équilibre entre clans, qu’entre sous-clans qui les composent, que sur la répartition géographique et sur les différends territoriaux. Tous ces ingrédients ont fondé les luttes meurtrières qui ensanglantent la Somalie depuis près de dix ans.

« Vous devez établir un système durable de gouvernement qui vous sauvera de la dictature, du clanisme, des ambitions à courte vue et des intérêts excessivement centralisés d’une élite dans la capitale », avait lancé mardi le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh aux participants.

Djibouti, à l’initiative du nouveau processus de paix, a proposé que 650 délégués représentent la Somalie, soit environ 130 par confédérations claniques. Ces délégués se réuniront, dans une deuxième phase, pour désigner un parlement.

De plus, des clans importants ne sont toujours pas vraiment représentés à Arta. Mercredi une délégation djiboutienne est partie pour Baidoa pour convaincre les chefs traditionnels et notables de cette région du sud-est de la Somalie de participer à la conférence.

S’ils viennent, a déclaré mercredi à l’AFP Ousmane Ahmed Youssouf, qui dirige le comité politique en charge de la conférence, « ce sera parfait » car les grands clans seront alors présents. Même si les dirigeants du Somaliland (république auto-proclamée dans le nord du pays) continuent de bouder la réunion d’Arta.

Soutenue par l’ensemble de la communauté internationale, la conférence d’Arta, la treizième réunion organisée depuis près de dix ans pour trouver une solution à la crise somalienne, s’appuie sur les forces de la société civile, sages, chef coutumiers, notables, mouvements politiques ou mouvements de femme, plus que sur les chefs de guerre.

Ali Mahdi Mohamed, qui contrôle Mogadiscio-nord, était le seul des nombreux chefs de factions qui se partagent le pays à être présent mardi à l’inauguration de la conférence. Mais il ne participera pas personnellement aux consultations en cours. Les autres chefs de guerre rejettent le plan de paix de M. Guelleh.

Pour M. Ahmed Youssouf, qui s’est rendu à Mogadiscio pour convaincre les notables du clan Hawiye (qui dominent la région de la capitale) début avril, les chefs de guerre sont aujourd’hui suffisamment affaiblis pour que la société civile leur impose une solution pacifique. Ce pari constituera la troisième phase de la conférence.

03/05/2000 – JOURNÉE SUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE – RSF – DJIBOUTI PARMI LES PAYS CITES. Les liens avec France Info : ÉCOUTEZ LA RADIO …

http://www.radio-france.fr/reportage/report_jour/index.php?article_id=20047

Cliquez sur Ecoutez à la Carte ou cliquez ci-dessous pour écouter l’information qui est diffusée toute la journée sur France-Info, d’abord sur l’Algérie, puis ensuite sur Djibouti

http://www.radio-france.fr/listen.php?pnm=pnm://son.radio-france.fr/reportages/pad030500.rm

03/05/2000 – Le Général Ali Meidal n’a plus de passeport.

Le général Ali Meidal, journaliste, serait aussi privé de son passeport, comme le sont de nombreuses personnalités de l’opposition : MM. Mohamed Aref, Moumin Bahdon, …. Le Général Ali Meidal Weis a été chef de l’Etat-Major avant de diriger un journal libre d’opposition « Le RENOUVEAU ». avec trois autres journalistes, il avait été incarcéré en septembre 99, sous le prétexte d’un article pouvant démoraliser l’Armée.

Les deux derniers journaux « LE TEMPS » et « LE RENOUVEAU » avait été interdit en même temps. Cette décision des autorités djiboutiennes est à l’origine de la création de LA LIBERTÉ sur Internet. Les trois journalistes avaient été libérés milieu décembre 99 : depuis, ils seraient victimes de harcèlement permanent … comme le retrait des passeports et l’interdiction de circuler librement.

Nous rappelons qu’un journaliste djiboutien Amir ADAWEH est toujours emprisonné et torturé en Éthiopie à la demande du Gouvernement djiboutien. Il aurait été blessé par balle par ses geôliers et il serait enfermé dans des conditions épouvantables.

Reporters sans Frontières a lancé de nombreux appels en sa faveur, sans obtenir de réaction du Gouvernement djiboutien.

03/05/2000 – Somalie-conférence, Ouverture de la conférence de réconciliation somalienne à Djibouti (Extrait AFP)

ARTA (Djibouti), 2 mai (AFP) – Une conférence de réconciliation nationale somalienne s’est ouverte mardi matin à Arta, à une trentaine de km au sud de
Djibouti-ville, en présence notamment de 350 à 400 délégués somaliens, rapporte un journaliste de l’AFP sur place.

Cette conférence, repoussée de 13 jours le 20 avril dernier,essentiellement faute de participants, est la première étape d’un plan de paix proposé par le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et soutenu unanimement par la communauté internationale, pour tenter de ramener la paix en Somalie, déchirée depuis 1991 par une guerre civile entre chefs de factions rivales.

Cette initiative de paix est la 13ème tentée depuis la chute du président Mohamed Siad Barre en 1991.
La cérémonie d’ouverture, sous un grand chapiteau à l’abri de la pluie, a été précédée d’une lecture traditionnelle de versets du Coran, qui devait être
suivie par le discours du président Guelleh.

La langue de travail de la conférence est le Somali.
Des représentants de diverses organisations internationales, dont les Nations unies, et de gouvernements, notamment des États membres de l’Autorité Intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui regroupe sept pays d’Afrique de l’Est, sont présents à Arta.

La majorité des délégués somaliens présents appartiennent au clan des Hawiyeh, qui domine les environs de Mogadiscio et le centre du pays.
Sur les nombreux chefs de guerre qui se déchirent le territoire somalien, un seul a accepté l’invitation à cette conférence, Ali Mahdi Mohammed, l’homme
fort du nord de Mogadiscio, un Hawiyeh, arrivé dimanche à Djibouti. Tous les autres chefs de factions ont rejeté le plan de paix de M. Guelleh.

Le plan de paix djiboutien privilégie les représentants de la société civile somalienne au détriment des chefs de milices mais l’absence de ces
derniers fait peser de lourdes incertitudes sur un éventuel succès.
« Cela peut être un bon début pour trouver une solution mais ils ne doivent pas quitter la conférence sans aboutir à un accord », a déclaré à l’AFP, en souriant, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Moustafa Osmane Ismaïl.

Dans tous les cas, le processus initié par le chef de l’Etat djiboutien, qui prévoit la désignation d’un Parlement et d’un exécutif centraux pour une période intérimaire, sera long, de l’aveu de tous les observateurs internationaux à Arta.

03/05/2000 – Après les communiqués des grandes associations, la Radio informe sur les enfants incarcérés à Djibouti

RFI – Voix de l’Amérique …… D’autres médias devraient suivre …

01/05/2000 – NATIONS UNIES – Bulletin hebdomadaire de l’IRIN N° 17

NATIONS UNIES
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires – IRIN
Pour l’Afrique Centrale et de l’Est
Tel: +254 2 622 147
Fax: + 254 2 622 129
E-mail: irin@ocha.unon.org

AFRIQUE CENTRALE ET DE L’EST: IRIN-CEA

Bulletin hebdomadaire 17 (du 22 au 28 avril 2000)

CORNE DE L’AFRIQUE: La migration transfrontalière
‘étendra la crise’

Avertissant que ‘nous nous trouvons au début de ce qui pourrait se transformer en massive tragédie humaine’, un résumé d’observations et de
recommandations adressées au Secrétaire général de l’ONU sur la sécheresse dans la Corne de l’Afrique signale que grand nombre de pays de la région
pourraient être touchés par ce désastre. La migration transfrontalière pourrait s’accroître de manière considérable, a fait savoir le rapport
produit par l’envoyé spécial de l’ONU dans la région Catherine Bertini.
C’est de loin en Ethiopie que la sécheresse frappe actuellement le plus grand nombre de personnes, mais la migration transfrontalière des communautés touchées intensifie et étend la crise. Le rapport indique que les gouvernements de la région ‘sont les principaux responsables pour la prévention des désastres et l’apport d’aide humanitaire à leurs citoyens’.
Néanmoins, l’ampleur de la sécheresse actuelle ‘dépasse largement les
capacités financières et logistiques dont disposent les gouvernements dans la région’.
Selon ce même rapport, le nombre estimé de 16 millions de personnes en danger de mort serait réévalué en raison de l’absence des pluies attendues au mois de mars. ‘Si les pluies ne tombent pas d’ici le mois de mai, le nombre de personnes en attente de secours humanitaire augmentera de manière significative,’ a indiqué le document.

ETHIOPIE-ERYTHREE: Négociations indirectes en Algérie

Une délégation conduite par le ministre des affaires étrangères se rendra en Algérie pour des négociations indirectes avec l’Ethiopie sur le conflit
frontalier, prévues le 29 avril, a indiqué jeudi le conseiller du président érythréen Yemane GebreMeskal. Il a fait savoir à IRIN que l’Erythrée ‘a
accepté tous les pourparlers destinés à mettre un terme au conflit’ et a accusé l’Ethiopie de ne pas parvenir à conclure un accord basé sur le
processus de paix de l’OUA.
L’Ethiopie a également confirmé sa participation, d’après un communiqué du ministère des affaires étrangères.
Le ministre des affaires étrangères Seyoum Mesfin conduira la délégation éthiopienne sur invitation du président en exercice de loua, le chef d’Etat
algérien Abdelaziz Bouteflika.

ERYTHREE: L’ONU qualifie la situation de ‘précaire’

Le coordonnateur résident de l’ONU pour l’Erythrée Simon Nhongo a indiqué à IRIN que la situation humanitaire était ‘précaire’ et que la ‘situation
pouvait dégénérer facilement en catastrophe’.
Les agences de l’ONU avaient lancé un appel pour 42,7 millions de dollars en janvier en vue de répondre
aux besoins humanitaires, dont 62 800 tonnes de vivres pour aider 372 000 personnes touchées par la guerre et plus de 211 000 affectées par la
sécheresse, mais les promesses de vivres et l’acheminement d’aide n’ont pas été suffisants en Erythrée.
M. Nhongo a déclaré que les donateurs avaient
réagi à des ‘situations plus médiatisées’ dans d’autres parties de la Corne d’Afrique, mais que la ‘population était en danger’ en Erythrée.

SOMALIE: Délégations djiboutiennes
pour les négociations de paix

Deux délégations de Djibouti sont arrivées de Somalie en vue de persuader les dirigeants somalis à participer à une conférence sur la paix prévue
maintenant le 2 mai, a rapporté l’agence de presse AP.

La rencontre devait se dérouler du 20 avril au 5 mai, mais fut interrompue en raison de la vive
controverse qu’elle a provoquée et des manifestations anti-djiboutiennes en Somalie à la veille de son ouverture. Mercredi, une délégation de Djibouti
s’est entretenue avec les dirigeants à Baidoa, capitale de la région de Bay au sud de la Somalie.

La seconde délégation s’est rendue dans la région
d’Hiran au centre de la Somalie.

SOMALIE: Epidémie de choléra

Une épidémie de choléra frappant actuellement le sud de la Somalie a coûté la vie à des centaines de personnes, ont indiqué des responsables des
services de santé.
Selon Reuter, quelque 50 personnes sont décédées à Dinsor et à Qansahdhere dans la région de Bay ces derniers jours et près de 400 morts ont été recensés au cours des deux dernières semaines.
Des responsables locaux et des porte-parole ont prévenu que la sécheresse et la famine prolongées ont rendu la population vulnérable à l’épidémie.
Le PAM a lancé un appel d’aide pour obtenir des vivres destinés à 600 000 Somalis touchés par la sécheresse, notamment à Bakool et à Gedo, au nord et au nord-ouest du pays.

Nairobi, le 28 avril 2000

[FIN]

[IRIN-CEA: Tel: +254 2 622147 Fax: +254 2 622129
e-mail:irin-cea@ocha.unon.org]

[Les informations contenues dans ce bulletin vous sont parvenues via IRIN, un département d’informations humanitaires des Nations Unies, mais ne
reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies ou de ses agences.
Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait inclure
une référence aux sources originales. Les rapports d’IRIN sont archivés sur internet sous :
http://www.reliefweb.int/IRIN ]

01/05/2000 – Ouverture mardi à Djibouti d’une conférence de réconciliation en Somalie. Par Khaled HAIDAR (Extrait AFP)

DJIBOUTI, 1er mai (AFP)- Une nouvelle conférence de réconciliation nationale somalienne s’ouvre mardi à Djibouti, en présence d’un seul des chefs
de guerre Hawiyeh qui se partagent le contrôle de Mogadiscio.

Ali Mahdi Mohammed, homme fort de Mogadiscio-nord, est arrivé dimanche soir à Djibouti à la tête d’une délégation pour participer à la conférence, qui
devait initiallement s’ouvrir le 20 avril mais avait été repoussée de 13 jours, a annoncé Radio Djibouti.

Dès son arrivée, Ali Mahdi et sa délégation ont été immédiatement conduits à Arta, une bourgade de villégiature située à une trentaine de kilomètres au
sud de la capitale, où un immense chapiteau a été dressé et une cinquantaine de villas mises à la disposition des délégations.

Ali Mahdi est le seul des principaux chefs de guerre somaliens à assister à la conférence, les autres ayant rejeté le plan de paix proposé par le
président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh.

L’ancien président de la République autoproclamée indépendante du Somaliland (nord-ouest de la Somalie) Abdourahman Ahmed Ali dit Abdourahman Tour se trouve à Djibouti en qualité de représentant de la société civile somalienne. Mais les autorités du Somaliland ont rejeté l’initiative djiboutienne, tout comme celles de la région autonome auto-proclamée du
Puntland (nord-est).

La conférence privilégie la participation de répresentants de la société civile somalienne et menace à terme les chefs de guerre de sanctions s’ils
« n’adoptent pas une attitude réaliste et ne s’ouvrent pas au dialogue », indique le plan de paix présenté par le président Guelleh.

Les nombreuses missions d’information et de sensibilisation menées à travers la Somalie par des officiels djiboutiens ne semblent pas avoir
convaincu les hommes qui contrôlent la situation sur le terrain d’effectuer le déplacement à Djibouti.

La conférence n’en sera pas moins lancée mardi par le président djiboutien, qui exposera son initiative de paix à ses hôtes dont le plus gros contingent
sera vraisemblablement formé de Somaliens vivant hors de leur pays d’origine.
Aucun chiffre précis sur le nombre de participants n’a pour l’heure été fourni. Le chef de la diplomatie djiboutienne et principal coordinateur de
cette rencontre Ali Abdi Farah a lancé samedi un ultime appel aux Somaliens afin qu’ils choisissent l’option du dialogue et de la réconciliation pour
sortir le pays de la guerre civile.

De nombreux officiels djiboutiens rompus aux traditionnelles palabres affichent un franc optimisme en tablant sur un ralliement progressif au fur et
à mesure que d’importantes décisions seront annoncées par les conférenciers.
Les notables, sages ou imams venus de Somalie, rassemblés dans des conseils des « anciens », seront rejoints par des intellectuels, des hommes d’affaires de la diaspora somalienne et surtout de nombreux diplomates de carrière de l’ancien régime, qui joueront le rôle de « facilitateurs ».

La conférence de réconciliation nationale somalienne, la treizième organisée par la communauté internationale depuis la chute de Mohamed Siad
Barré, en 1991, s’est fixé pour objectifs de désigner un parlement de transition lequel élira un président et un premier ministre pour la Somalie.
L’initiative du chef de l’Etat djiboutien prévoit des sanctions à l’encontre des chefs de guerre qui tenteront de saboter le processus.
Ces sanctions comprennent des restrictions de déplacements vers l’étranger, la saisie des comptes bancaires, l’interruption des aides internationales voire l’engagement de poursuites pénales pour crimes contre l’humanité.
L’initiative djiboutienne bénéficie d’un large soutien de la communauté internationale.