Articles

12/12/2013 (Brève 334) Selon l’agence French.China, l’Europe pas rancunière va offrir 105 millions d’Euro sur six ans à la famille Guelleh. Officiellement il s’agit d’un programme d’amélioration de la distribution de l’eau et … des programmes de filets sociaux de sécurité (????)

On peut se demander ce que cache ce financement de l’UE désigné comme « filets sociaux de sécurité », pour un montant de 59 millions d’Euro. En effet le programme pour l’eau est évalué à 46 millions sur un total de 105 millions.

S’agit-il d’enfermer les populations hostiles derrière des filets de sécurité ? Si c’est le cas, merci à l’Europe de son soutien sans faille à Guelleh en lui assurant la pose de filets de protection (autour d’Haramous ???).

Compte-tenu du passé, on peut imaginer que la distribution d’eau ne connaîtra au mieux aucune amélioration dans les six prochaines années (il faut mieux anticiper une dégradation ..), car l’équipe des prédateurs au pouvoir va utiliser ces aides européennes pour arrondir ses précieux avoirs détenus dans des banques à l’étranger.

Il est temps que l’Union européenne agisse avec cohérence en appliquant des décisions conformes aux motions d’alerte votées par les députés européens et maintenant par les représentants belges et qu’elle refuse de financer l’argent de poche de Guelleh et de sa famille.
Toutes les aides et subventions internationales sont systèmatiquement détournées et ne profitent jamais à la population.

___________________________ Dépêche French.China

L’UE débloquera 105 millions d’euros pour soutenir le Programme Indicatif National de Djibouti

L’Union européenne va dé bloquer 105 millions d’euros pour soutenir le Programme Indicatif National (PIN) de Djibouti d’ici six ans, a annoncé mercredi le ministre djiboutien de l’Economie et des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, de retour d’un voyage à Bruxelles.

« Le Commissaire (européen au développement) Andris Pielbags a renouvelé son soutien indéfectible au développement de la Ré publique de Djibouti et a confirmé à cette occasion l’augmentation significative des crédits budgétaires du PIN de 40,5 millions d’ euros à 105 millions d’euros », a-t-il fait savoir.

Selon le ministre, cette enveloppe servira essentiellement au financement des projets d’eau et d’assainissement, et des programmes des filets sociaux de sécurité en Djibouti.

En outre, M. Dawaleh a révélé que l’UE va financer à hauteur de 46 millions d’euros la mise en oeuvre d’un projet appelé PEPPER (production d’eau potable par énergie renouvelable).

Selon M. Dawaleh, la concrétisation de ce projet permettra à l’ Office national de l’eau et l’assainissement de Djibouti (ONEAD) de produire un volume additionnel de 22.500 m3 d’eau potable.

27/01/06 (B334-B) OUEST-France : le combat d’Elisabeth Borrel continue (Article signalé par l’ARD et repris sur son site)

Le combat d’Élisabeth Borrel continue

Ouest-France, Normandie, jeudi 26 janvier 2006

La veuve du juge en rencontre-débat à Lisieux et à Caen ce week-end

Plus de dix après la mort du juge Borrel, son épouse se bat toujours pour la vérité.

Officiellement, l’ancien procureur de la République de Lisieux s’est suicidé à Djibouti, mais tout porte à croire qu’il a été assassiné. Ce week-end, Élisabeth Borrel témoignera à Lisieux et Caen. Bernard Borrel est arrivé dans l’ancienne colonie française en 1994, en tant que conseiller auprès du ministre de la Justice djiboutien. Il venait de Lisieux, où il occupait, depuis 1988, le poste de Procureur de la République. À cette époque, son épouse était juge d’application des peines à Caen. Le 19 octobre 1995, le corps de Bernard Borrel est découvert, en partie carbonisé, à 80 km de la capitale de Djibouti, au pied d’une falaise.

Dix ans après la mort de votre mari, où en est l’enquête ?

Un nouveau juge d’instruction a été nommé en 2002. De nombreuses pistes sont ouvertes avec les nouvelles autopsies. On a trouvé un trou au crâne qui n’a pu être provoqué par une chute sur des pierres. Il y a une fracture au bras gauche, typique d’un mouvement de défense. Les experts ont identifié deux produits inflammables différents sur le corps alors qu’un seul bidon a été retrouvé. Le sens d’écoulement de l’essence allait des pieds vers la tête. Des éléments suffisants pour que le juge demande une levée du secret défense. Mais nous n’avons eu que des documents qui datent d’après 1997.

Et du côté de Djibouti ?

Après avoir classé l’affaire, le procureur – que la justice française veut entendre dans cette affaire (1) – a finalement ouvert une information judiciaire. Il veut avoir accès au dossier et savoir ce que nous savons. En France, le juge d’instruction s’y oppose. Il y a deux ou trois semaines, Djibouti a saisi la Cour internationale de La Haye pour non-respect de la coopération judiciaire. C’est plutôt positif. La France va devoir prendre position.

Pourquoi aurait-il été assassiné ?

C’est justement ce que je veux savoir ! Il devait probablement gêner le pouvoir de Djibouti. Plusieurs pistes sont examinées. Notamment celle d’un trafic d’uranium enrichi. Bernard avait aussi mis le nez dans l’attentat antifrançais du « Café de Paris », en 1990, à Djibouti (un mort et quatorze blessés).

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Je reviens de deux cancers, j’en ai pris plein la gueule mais je suis toujours là. Je n’ai aucun compte à régler, je veux simplement que le dossier avance. On m’a enlevé mon mari et quelques illusions sur mon métier. Mais je ne me suis pas battue pendant dix ans pour décrocher maintenant.

Avez-vous gardé des attaches dans la région ?

La Normandie est la région qui m’a le plus soutenue. Au niveau politique, Yvette Roudy a été la femme la plus présente. Anne d’Ornano fait également partie de mon association. Je suis toujours en contact avec des collègues, des amis de Lisieux. Bernard s’était plu ici. À l’époque, il aurait voulu rester.

Recueilli par Guillaume BOUNIOL.

Pratique.
Élisabeth Borrel sera en rencontre-débat, samedi 28 janvier, à 10 h 30, à la médiathèque de Lisieux.

Dimanche 29 janvier, elle témoignera au Mémorial de Caen, entre 16 h et 17 h, dans le cadre du concours de plaidoiries. Entrées libres.

(1) Une plainte pour subornation de témoins a été déposée en novembre 2002 par Élizabeth Borrel. La juge d’instruction a demandé – sans succès – à entendre le chef des services secrets et le procureur de Djibouti. D’où certaines tensions : à l’automne, Djibouti a décidé d’expulser six coopérants français détachés dans ses ministères. De son côté, la France tient à préserver ses intérêts et sa présence militaire sur ce territoire sensible. Le 17 mai, Jacques Chirac a reçu le chef d’État djiboutien, Ismaël Omar Guelleh.

27/01/06 (B334-B) Copiant les pratiques de Guelleh et de ses sbires, les singes (dont on connaît les capacités d’imitation de l’homme) se mettent à harceler les populations dans le district d’Ali Sabieh …. Sont-ils formés par la SDS et subventionnés par le Palais de l’Escal ? (Un peu d’humour à partir d’un article de La Nation qui nous a été adressé par un lecteur)

Dans un pays où les citoyens sont pris en otage,
les singes se révoltent !

__________________________________ Note de l’ARDHD (humour)

La Nation se fait l’écho d’un nouveau harcèlement des populations pourtant déjà placées en grande difficulté pour survivre en raison de l’appauvrissement et de l’asservissement imposés par le régime de Guelleh.

Ce sont les actions des singes. Très vite en lisant cet article vous ne pourrez pas vous empêcher de faire la comparaison entre les singes et les sbires de la SDS et autres organisations de Guelleh au service du crime et de la violation des Droits de l’Homme à Djibouti.

Au fond quelles sont les différences entre les singes et les misérables vautours de Guelleh ?

Ne parlons pas de l’intelligence, car les différences seraient peut-être beaucoup plus réduites qu’on ne le pense généralement.

Parlons du besoin : les singes ont un véritable besoin de manger et de boire. Les singes de Guelleh aussi, mais ils y ajoutent la cruauté et le sadisme.

La vraie différence c’est que les « obligés » de Guelleh doivent absolument plaire au patron pour survivre alors que les véritables singes n’en ont cure … à moins que … Guelleh n’ait trouvé un moyen universel pour acheter la conscience de toutes les espèces de singe. C’est qu’il en serait capable le bougre !!!

___________________________________________ La Nation

Assamo ou la révolte des singes 

Incroyable mais vrai. La nouvelle a été diffusée sur le service somali de la RTD, lundi dernier.


Malheureusement l’info n’a pas été reprise dans la langue française. Les agriculteurs d’Assamo petite localité située dans l’est du district d’Ali – Sabieh sont confrontés à un problème particulier. La menace que font peser les singes préoccupe au plus haut point les habitants du secteur qui sont en majorité des exploitants agricoles. Les cynocéphales dévastent régulièrement les jardins, saccagent les récoltes. Les agriculteurs exténués de voir leurs champs dévastés et leurs récoltes détruites sont sur le qui-vive et s’organisent pour se défendre et protéger les fruits de leur dur labeur.


 » Nous avons tenté de parvenir à un compromis avec les cynocéphales en leur fournissant chaque matin trois kilos d’oliviers. Nous leur avons également donné de l’eau…  Mais ce compromis a volé en éclat. Les singes ne l’ont pas du tout respecté, » a déclaré sans rire un surnommé Qash Fash, un des fondateurs de la coopérative agricole d’Assamo au micro du correspondant de la RTD à Ali Sabieh.


« Les singes ont continué à détruire nos jardins… », a expliqué le même homme.  » Cette situation nous est insupportable. Nous demandons aux bonnes volontés de tenter une médiation afin de faire revenir les singes à la raison et d’éviter que la situation ne dégénère, » a-t-il poursuivi sur  ton sérieux et préoccupé mais à la limite de la plaisanterie. L’homme est parvenu à son objectif. Faire passer son message avec humour. Beaucoup d’auditeurs ont éclaté de rire tant la situation décrite était insolite. Il a ajouté que  » les cynocéphales constituent une attraction touristique, de ce fait, nous ne comptons pas leur faire du mal. »


Le problème entre l’homme et son plus proche cousin (ardhd ?) n’est pas simple du tout. Il débouche en fait sur une question environnementale. Qash Fash a fait une excellente analyse des raisons qui poussent les  cynocéphales à prendre pour cible les exploitations agricoles. Aux yeux de cet agriculteur, la destruction du milieu naturel des singes avec le déboisement, l’accaparation des puits dont l’eau est pompée, tous ces facteurs aggravés par la sècheresse ont provoqué la révolte des singes . « Nous ne leur avons rien laissé » a déploré M.Qash Fash.


Vu  l’impact des  actions de l’homme sur l’environnement, il est tout a fait normal que ce dernier se retrouve à gérer des situations conflictuelles avec les représentants des autres espèces qui affamés et assoiffés viennent frapper à ses portes.

Note ARDHD : toutes ressemblances entre cette espéce animale et des membres de l’organisation Guelleh seraient forfuites et involontaires et uniquement une conséquence du hasard.

27/01/06 (B334-B) LDDH : note d’information sur le colloque international organisé par l’Université de Djibouti sur le thème « Ports, Villes et Mondialisation, le cas de la Corne de l’Afrique ».


Le Président

NOTE D’INFORMATION
DU 26 JANVIER 2006

SUR LE COLLOQUE INTERNATIONAL
ORGANISE PAR L’UNIVERSITE DE DJIBOUTI.

L’Université de Djibouti a organisé un Colloque International, intitulé : « Ports, Villes et Mondialisation, le cas de la Corne de l’Afrique », avec la participation des pays voisins et des Universités françaises.

La présence active des hauts responsables des Ministères du Transport, de l’Emploi a été bien remarquée, et la Chambre du Commerce a été bien présente lors de la séance solennelle d’ouverture.

I) – LE POINT DE VUE DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH)

La LDDH, n’ayant pas été officiellement invitée, a pourtant décidé d’être à l’écoute de nos universitaires, afin de les encourager de cette initiative très intéressante d’autant plus que les échanges d’informations étaient de haut niveau, et les résultats des enquêtes menées avec beaucoup d’honnêteté intellectuelle (en général le propre de tous les enseignants qui se respectent) ont été agréablement appréciées, notamment celles d’Ismaël Mahamoud, de Mohamed Clem et de Ali Kamil , qui ont respectivement :

– ouvert le dialogue franc sur le devenir de l’économie informelle en République de Djibouti avec le cas précis, en outre : «…L’impact économique des systèmes informels de transfert de fonds (les hawalas) suscitent un intérêt accru à la fois chez les pouvoirs publics soucieux de les réglementer mais également aussi chez les chercheurs qui tendent d’analyser son fonctionnement pour mieux apprécier son impact au niveau macroéconomique …Toutefois, les durcissements de la réglementation risquent de fragiliser ce système et de priver une grande catégorie de la population, notamment les pauvres d’un supplément de revenu indispensable… »
d’une part,

– encouragé une autre approche avec le «… II faut donc repenser les stratégies nationales de développement des ports et mettre en place des réformes dans l’environnement législatif, réglementaire et directorial des ports de commerce… »,
d’autre part.

Le Directeur de l’Emploi M. Ali Kamil a mis l’accent sur la priorité de la formation et le principe de :

« L’adéquation emploi- formation constitue un des déterminants de la compétitivité et de la productivité. Elle influe de manière décisive sur la croissance économique ainsi que sur les investissements qui forment le socle de toute stratégie de développement… La stratégie de développement de Djibouti s’inscrit dans une perspective à long terme et vise notamment à s’appuyer sur le développement des ressources humaines. Elle pose comme postulat que l’adéquation emploi-formation est une nécessité et que la promotion d’une politique cohérente et intégrée de lutte contre le chômage et de lutte contre la pauvreté se base sur une politique de la formation professionnelle et technique dont la finalité est la concordance entre les emplois et les compétences ».

Les interventions des différents professeurs ainsi que les questions très positives des différents intervenants en particulier les étudiants sont pleines d’espoirs et les remerciements de la Présidente du Comité d’Organisation, le Professeur Madame Souraya Hassan ne peuvent qu’encourager le Corps Enseignant de persévérer dans la voie de la mise en place d’un laboratoire de recherches scientifiques et universitaires.

Les Défenseurs des Droits Humains encouragent de telles initiatives universitaires et ne manqueront pas de diffuser les informations qu’ils pourront obtenir du Comité d’Organisation de ce Colloque.

D’ores et déjà, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attend des Décideurs politiques qu’ils fassent preuve d’une réelle volonté politique sociale en faveur du développement de l’économie basé sur les ressources humaines (point fort de l’économie djiboutienne).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reviendra ultérieurement sur la garantie de l’Emploi des Travailleurs et les risques latents de confrontations générés par l’abus d’utilisation d’une Main d’œuvre importée (style traite humaine) par des commerçants en zone portuaire.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

______________________________________________
Extraits des documents distribués lors de
L’Ouverture du Colloque du 16 au 18 janvier 2006

II) – Le Programme de ce Colloque a, essentiellement, porté sur les points suivants, reproduits à partir des documents distribués par le Comité d’organisation de ce Colloque :

Session 1. Economie des Transports, Mondialisation et Développement

Christian Palloix (CRIISEA, Université d’Amiens), «Ports et Villes dans le Développement: de l’Importance des Institutions et Organisations et/ou de l’Efficience des Externalités».

Résumé
La question du développement est indissociable de celles des villes et des ports. Cet article aborde la question du développement par les villes et les ports dans une approche de l’organisation urbaine, une approche tenant ensemble la question des institutions et des organisations. Si la ville, le port sont des lieux d’externalités potentielles, mais qui ne peuvent être mobilisés qu’au sein d’institutions et organisations efficaces affichant des actifs dits spécifiques, encore faut-il que la mondialisation leur laisse une place!

Sofiane Tahi (GRECOS, Université de Perpignan), «L’Economie des Transports Maritimes à l’Aune du Développement Durable: Expériences Comparées

Souraya Hassan (Université de Djibouti, CRIISEA), «Djibouti, les Enjeux d’un Développement par les Ports».

Résumé
L’objectif de cet article est de proposer une analyse critique de la stratégie de développement de Djibouti qui repose sur le complexe portuaire. Pour ce, nous rappellerons dans une première partie que le développement est compris comme une question de mise en place de règles adéquates permettant aux agents économiques de tirer leur épingle du jeu. Autrement dit, le développement est appréhendé comme un changement institutionnel et changement organisationnel (fait des entreprises, acteurs du développement).

La deuxième partie analyse la question de l’entreprise comme élément de la question du développement, ce qui ouvre la voie, à une analyse en termes de changement organisationnel. Cette dernière partie s’attache également à souligner l’importance des actifs (humains, immatériels, matériels, financiers) dans l’objectif de développement à partir du cas de Djibouti. Notre attention porte sur le cas Port Autonome International de Djibouti (PAID), considéré comme le moteur de l’économie nationale. Un examen critique détaillé sur les activités du PAID depuis les années 1960 est mené.

Sudi Mohamed (Amoud University), «Globalization Brings Enormous Benefits».

Abstract
The term “globalization” has acquired considerable emotive force. Some view it as process that is beneficial-a key to future world economic development and also inevitable and irreversible. Others regard it with hostility, even fear, believing that it increases inequality within and between nations, threatens employment and living standards and thwarts social progress. This brief offers an overview of some aspects of globalization and aims to identify ways in which countries can tap the gains of this process, while remaining realistic about its potential and its risks. It concludes by developing some recommendations in regard to djiboutian’s economic policy.

Ahmed Aden Douraleh (Représentant du Gouvernement au DPI), «Djibouti, Plate-forme Logistique Régionale de l’Afrique de l’Est

Session 2. Secteur portuaire: Enjeux et Perspectives

Mag-Teerey Ibrahim (Pôle Universitaire de Djibouti) et Wahib Daher (Université de Djibouti), «Les Enjeux du Transport Portuaire pour I’Economie Djiboutienne».

Résumé
L’économie djiboutienne s’articule entièrement autour du secteur tertiaire, au sein duquel les activités du transport occupent une place de premier rang. La présence du port, du chemin de fer, de l’aéroport et du réseau routier ont ainsi permis le développement des activités connexes liées au transport. L’importance de ce secteur du transport découle de la position géostratégique de Djibouti. Son attrait régional est également lié à la stabilité de son régime politique. Pourtant ses attraits ne doivent pas omettre la concurrence accrue qui caractérise les activités portuaires, et qui se traduit par la montée en puissance des ports voisins dont la gestion est privatisée. Pour relever ses défis, les autorités djiboutiennes ont emboîté le pas, en confiant également la gestion du Port de Djibouti à un opérateur privé. Dans ce contexte de privatisation de la gestion des activités portuaires, cet article analyse les enjeux du transport portuaire pour l’économie djiboutienne.

Salim Mubarak Salim (Aden University), «The Economic Activity in the Port of Aden».

Benlahcen Tlemçani M. (GRECOS, Université de Perpignan), «Ports-reseaux: Stratégies d’Internationalisation et de Diversification des Activités Portuaires».

Julien Badour (Université de la Réunion), «Restructuration de l’Industrie Pétrolière Mondiale: de la Dé-intégration à la Concentration»

Mohamed Clem (Détaché au MENESUP), «Ports: Partenariat Public / Privé».

Résumé
Ces Vingt derniers années la gestion du transport International n’a cessé de se transformer, passant d’une approche mode par mode à un concept de transport plus intégré afin de mieux répondre aux besoins urgents de la clientèle; il en résulte d’une pression de plus en plus importante sur les ports qui doivent s’adapter à ce système de fonctionnement plus exigeant. II faut donc repenser les stratégies nationales de développement des ports et mettre en place des réformes dans l’environnement législatif, réglementaire et directorial des ports de commerce.

La nécessité de définir de nouveaux partenariats entre les secteurs publics et privés dans le domaine de l’exploitation portuaire, le financement d’investissement et la gestion des superstructures, nous amènent à revoir le rôle que jouent les acteurs publics et privés et tout particulièrement à clarifier l’autorité du secteur public ainsi que les missions qu’il pourrait être amené à remplir. Dans ces missions, il est fort probable qu’il serve de catalyseur pour faciliter les opérations, notamment en ce qui concerne les droits statuaires publics, la sécurité dans les transports et la protection de l’environnement.

Session 3. Emploi, Pauvreté et Financement Alternatif du Développement

Ismaël Mahamoud (Université de Djibouti, ERUDITE) et Philippe Adair (ERUDITE, Université de Paris XIII), «Les Enquêtes sur le Secteur Informel à Djibouti: une Analyse Comparative 1980-2001)>.

Résumé
Le secteur informel, au sens du BIT, alimente une grande partie de l’activité portuaire comme de l’économie de Djibouti dans son ensemble. L’analyse comparative des deux enquêtes réalisées en 1980 (PECTA) et en 2001 (PATARE) met l’accent sur l’évolution des branches d’activité et trace les limites d’une approche en coupe instantanée.

La taille réduite des effectifs et la segmentation de l’emploi occupé, la propriété du capital dont le financement initial est assuré sur fonds propres et l’absence de tenue d’une comptabilité sont les caractéristiques majeures des unités informelles. Les contraintes économiques et institutionnelles concernent les besoins de financement rationnés par l’offre du système bancaire, la forte concurrence et l’étroitesse des débouchés, l’excès de pression sociofiscale et de réglementation.

Jean Pierre Lachaud (Université de Bordeaux IV), «Pauvreté et Marché du Travail à Djibouti: Eléments d’Analyse».

Résumé
Au cours des quinze dernières années, les déséquilibres de l’économie de Djibouti, dus à des facteurs structurels et conjoncturels, internes et externes, ont perturbé le cheminement du développement. En restreignant la disponibilité et le rendement d’un ensemble d’actifs physiques, humains et sociaux, ces déséquilibres ont fragilisé la capacité de résistance des acteurs du développement face à la survenance d’évènements adverses.

Malgré les efforts des pouvoirs publics et les mécanismes d’adaptation privés, les ajustements prévalant sur le marché du travail en termes de chômage des jeunes, d’« informalisation » du travail ainsi que la baisse des revenus réels ont contribué à la persistance des privatisations monétaires, de la pauvreté durable et de la pénurie des « capabilities ». L’étude explore les déterminants de la pauvreté et propose des mesures pour atténuer la fragilité du progrès social.

Ali Kamil (Directeur de l’emploi au MESN), «L’Adéquation Emploi-Formation: Une Nécessité pour une Meilleure Compétitivité».

Résumé
L’adéquation emploi- formation constitue un des déterminants de la compétitivité et de la productivité. Elle influe de manière décisive sur la croissance économique ainsi que sur les investissements qui forment le socle de toute stratégie de développement. La stratégie de développement de Djibouti s’inscrit dans une perspective à long terme et vise notamment à s’appuyer sur le développement des ressources humaines.

Elle pose comme postulat que l’adéquation emploi-formation est une nécessité et que la promotion d’une politique cohérente et intégrée de lutte contre le chômage et de lutte contre la pauvreté se base sur une politique de la formation professionnelle et technique dont la finalité est la concordance entre les emplois et les compétences. Dans cette optique, le port, véritable poumon de l’économie nationale, est au coeur de la stratégie.

En outre, l’économie de service construite autour de la chaîne de transport a de plus en plus besoin des qualifications pour s’adapter aux mutations technologiques et à la compétitivité régionale voire mondiale. Or le marché du travail et le système de la Formation Professionnelle, à Djibouti, se caractérisent par l’absence de corrélation ou de correspondance. La discordance existant entre les besoins réels du marché du travail et le système de formation professionnelle et technique a des répercutions négatives sur le marché du travail et la croissance économique.

Ismaël Mahamoud (Université de Djibouti, ERUDITE), «Hawalas : les Banques des Pauvres».

Résumé
L’impact économique des systèmes informels de transfert de fonds (les hawalas) suscitent un intérêt accru à la fois chez les pouvoirs publics soucieux de les réglementer mais également aussi chez les chercheurs qui tendent d’analyser son fonctionnement pour mieux apprécier son impact au niveau macroéconomique. Les hawalas sont essentiellement utilisés par les émigrés pour rapatrier une partie de leur revenu vers leurs pays d’origine et constituent une source de financement alternatif aux défaillances des systèmes bancaires classiques. Toutefois, les durcissements de la réglementation risquent de fragiliser ce système et de priver une grande catégorie de la population, notamment les pauvres d’un supplément de revenu indispensable.

Session 4. Ports, Villes et Histoire de Djibouti

Hassan Omar Rayaleh (Université de Djibouti), «Villes-Ports: une Relation Plurielle: le Cas de Djibouti»

Mohamed Omar Ibrahim (Primature, Université de Paris I), «Le Port Franc de Djibouti».

Résumé
Cette communication vise à retracer l’historique du Port Franc de Djibouti. Cet historique révèle toute l’importance à la place qu’occupe aujourd’hui le port dans la stratégie économique du pays. Tête de pont pour les pays enclavés de l’Afrique de l’Est comme l’Ethiopie mais aussi pour les pays des grands lacs, Djibouti se positionne idéalement dans une région disposant d’un potentiel de développement énorme d’après les spécialistes en développement.

Abdourahman Ismaël (Université de Djibouti), «Entre Ouverture et Enfermement: Ville, (Aéro) Port et Mondialisation dans les Littératures de la Corne de l’Afrique et de l’Océan Indien»

Kadar ALI Diraneh (Université de Djibouti), «Visions françaises sur le Port de Djibouti».

26/01/06 (B334-B) LDDH / Guelleh donne carte blanche à ses sbires pour l’application du plan de privation totale du droit d’expression et de communiquer. Interdiction d’Internet, viol des correspondances, censure des journaux et des télévisions… Décidément le dérapage est complet. Et que fait l’Ambassadeur de France pour aider les populations ?


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 24 JANVIER 2006
SUR LES VIOLATIONS INADMISSIBLES,
L’ATTEINTE AU SECRET
ET LES PIRATAGES DES CORRESPONDANCES.

LA REPRESSION SUR LES SYNDICATS CONTINUE.

La justice Djiboutienne pourra-t-elle mettre en application les articles 439 et 440 du Code Pénal de la République de Djibouti et mettre fin à une délinquance de l’Etat, sans que le Parquet décide de classer sine die, comme dans les cas des plaintes contre des Responsables de l’Etat, ou bien, faut-il s’adresser à un juridiction internationale avec l’assistance des Syndicats Internationaux des Postiers ?

Article 439
Le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner ou de divulguer des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d’en prendre frauduleusement connaissance, est puni d’un an d’emprisonnement et de 1 000 000 F d’amende.

Est puni des mêmes peines le fait commis de mauvaise foi, de prendre connaissance des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des Télécommunications, et de détourner ou d’en altérer le contenu.

Article 440
Les infractions définies à l’article 439 sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 3 000 000 F d’amende lorsqu’elles sont commises par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Est puni des mêmes peines le fait, par une personne visée à l’alinéa précédent ou un agent de réseau de télécommunications, agissant dans l’exercice de ses fonctions d’ordonner, de commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, le détournement de correspondances émises par la voie de s télécommunications ou la violation du secret des correspondances.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’élève contre les actes de harcèlement du syndicaliste Hassan Cher et contre une telle atteinte au secret des correspondances parfois altérées.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Défenseurs des Droits de l’Homme de conjuguer leurs efforts avec le BIT et les Organisations syndicales des Postes et des Télécommunications pour la préparation et l’ouverture de plaintes internationales.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

_____________________________________________

POUR INFORMATION, REPRISE DU COMMUNIQUE DE L’UDT
(Déjà publié sur le site)

L’UDT constatait depuis le mois d’août 2005 la disparition de ses correspondances au niveau de la poste de Djibouti et dans certains cas la substitution des contenus des correspondances par des documents semblables aux notre mais falsifiés. Ce fut le cas pour la plainte que l’UDT avait adressé au BIT sur les licenciements massifs des responsables et militants syndicaux du Port. La plainte signée par le secrétaire général de l’UDT a disparu de l’enveloppe et c’est une fausse plainte qui est introduite à la place.

Ce faisant, nos soupçons se confirment le matin du dimanche 22 janvier 2006. Deux officiers du renseignement généraux débarquent à la poste de Djibouti la journée précitée. Ils interpellent le camarade HASSAN CHER HARED, secrétaire aux relations internationales de l’UDT et secrétaire général du syndicat des postiers de djibouti.

Il se fait auditionner de 9 heure 30 à 13 heure dans les locaux du RG par des officiers.

Le RG l’accusait d’un seul grief, d’avoir traité et envoyé les dossiers de candidatures des trois camarades syndicaux à la représentation de MASHAV(Centre pour la Coopération Internationale) à Addis-Abeba. Compte tenu que l’UDT entretient des relations depuis 1996 avec Histadrut, la centrale syndicale israélienne affiliée à la CISL comme l’UDT, fait bénéficier aux cadres de l’UDT presque chaque année des formations professionnelles et syndicales dispensées par l’Institut International de l’Histadrut.

Rappelons à cet égard que dans une mosquée où était présent lors d’un prêche le vendredi 24 septembre 2004 notre secrétaire général, ADAN MOHAMED ABDOU, le prêcheur avait accusé l’UDT d’être un relais sioniste et c’était en vue de provoquer une vindicte populaire à son égard.

Les officiers du RG lui apprennent qu’il risque d’être jugé pour atteinte à la sûreté de l’état et intelligence avec une puissance étrangère belligérante mais qu’il est relâché actuellement grâce à la clémence de la haute magistrature du pays.

Donc, nous assistons à Djibouti, depuis 1995, à une aggravation dangereuse des violations des droits syndicaux et humains, avec comme moyens de répressions : la mise forcée dans la précarité totale des dirigeants syndicaux, harcèlements policiers des syndicalistes jusque dans leurs familles, la condamnation comme un délit pénal des grèves des travailleurs; en dernier date celui du Port, la comparaison à une atteinte à la sûreté de l”état certaines activités syndicales et etc.

En raison de l’évolution très alarmante de la répression à l’encontre des syndicalistes et des défenseurs des droits humains, économiques, sociaux et culturels à Djibouti, nous appelons les organisations syndicales internationales comme celles de défense des droits humains ainsi que les instances onusiennes compétentes en la matière à y accorder un regard particulier.

Secrétaire général de l’UDT
ADAN MOHAMED ABDOU

26/01/06 (B334-B) Les Afars sont-ils exclus scientifiquement de l’encadrement de l’Université de Djibouti ? Question d’un lecteur.

________________________________ Note de l’ARDHD
Comme chacun le sait, notre site se refuse à toute publication à orientation tribale.

Cependant, il est clair que l’encadrement de l’Université de Djibouti n’est pas marqué par la présence d’un Afar. Comme l’on sait par ailleurs qu’il est rare que les postes de responsabilité soient attribués au mérite, au royaume de Paulette et du Chamelier, alors on peut se poser des questions … sur les raisons d’un choix qui exclut systématiquement les Afars des postes à responsabilité …

___________________________________________________

Cliquer sur la photo pour l’agrandir

26/01/06 (B334-B) Radio-trottoir : le régime plonge dans le noir absolu, comme les habitants privés de courant électrique …

Radio-trottoir : toutes les nouvelles et les informations que vous ne lirez pas dans La Nation ni sur l’ADI !!!

_______________________________________________

Humour électrique (lecteur)  

Le régime de Guelleh en panne,  broie du noir.

Toute une capitale plongée dans l’obscurité depuis plus de quarante huit
heures, la faute à qui ?

Pourtant coutumiers des délestages fréquents opérés par l’EDD, les
Djiboutiens ne comprennent toujours pas ce qui se passe.
L’électricité a disparu laissant les moustiques prendre le pouvoir dans une
des villes les plus sales au monde, y paralysant toute l’activité économique
et sociale.

Chacun spécule sur l’origine de cette gigantesque panne qui a empêché-les
nombreux usagers sérieux lassés de payer très cher une électricité non
durable-de dormir et de travailler.
Selon certains, la pénurie serait due au fait que  

  • l’EDD (électricité de Djibouti) aurait commencé a fournir l’électricité au
    pays natal d’IOG  l’Ethiopie ;
  • d’autres avancent que la panne est causée par la rupture du stock de fuel
    (ce qui déplairait aux Américains qui affirment avoir suffisamment financé
    l’achat de carburant pour la Centrale Electrique Djiboutienne) ;
  • De leur côté, les médias officiels indiquent que la panne serait subite et
    sans rapport avec les récentes pluies.
  • Comment se fait-il alors que « cette panne souterraine » survient quelques
    jours après la pluie ?

Sont-ce alors les rats délogés des égouts inondés (donc sans abris) qui
auraient massivement protesté contre l’insalubrité qui leur a été imposé, en
s’attaquant aux câbles souterrains ?

Pour leur part, les observateurs neutres avancent une autre explication :

  • Selon eux Djibouti connaît actuellement une crise politique majeure.
    Le régime corrompu au pouvoir depuis trois décennies est en train de rendre
    l’âme et cette grave panne électrique serait donc le prélude d’un séisme
    politique imminent
  • A les en croire, la pénurie électrique observée depuis lundi soir (black
    Monday) serait le résultat d’un court-circuit électrique produit par des
    affrontements entre divers courants du régime clanique de Guelleh.

Prions pour que le prochain round de ces chocs  politico-électrique les
conduise à s’affronter ailleurs qu’à Djibouti.

Prions également pour que la Lumière revienne durablement dans notre pays.

24/01/06 (B334-A) Les femmes djiboutiennes, victimes de viols, se regroupent et s’organisent au sommet de Bamako, pour agir en justice contre les militaires coupables. (Panapress, transmis par l’ARD)

Appel du Comité des femmes djiboutiennes contre l’impunité

ORIGINE-DEPECHE: DAKAR

Le Comité des femmes djiboutiennes présentes au Forum social mondial de Bamako a lancé samedi un appel contre les « viols commis par des soldats de l ‘armée gouvernementale sur des centaines de femmes » depuis le début de la guerre civile dans le pays en 1991, rapporte la Panapress.

« Ces femmes gardent, pour beaucoup d’entre elles, des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience », indique dans un communiqué le comité, qui précise que les femmes djiboutiennes se battent sur le terrain pour la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre.

« Nous lançons un appel à la solidarité des femmes de la planète pour qu’elles soutiennent le combat des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité de ces crimes commis par des soldats », ajoute le communiqué, qui exige l’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions commises à l’encontre des femmes et plus particulièrement sur les viols des jeunes filles et des femmes dans le nord et le sud-ouest du pays.

S’engageant à « briser le mur de silence qui entoure les violations des droits humains à Djibouti », le Comité exige également le jugement des soldats coupables de ces viols par le Tribunal pénal international (TPI).

« Seules l’arrestation et la condamnation des coupables qui continuent à vivre en toute tranquilité et à exercer les fonctions de soldats dans l’armée régulière peuvent soulager les victimes de ces violences et leur rendr e un peu de leur dignité », conclut le communiqué.

__________________________________ Note de l’ARDHD
Nous rappelons que l’ARDHD a été appelée à se défendre en Justice, à la suite de la plainte d’Ibrahim Zakaria, pour des propos tenus ou attribués à son site.

Parmi les 4 thèmes pour lesquels, elle était poursuivie, la condamnation à 1 € symbolique concernait uniquement le fait que l’ARDHD n’a pas été en mesure de prouver par des témoignages, l’existence de viols à Djibouti par les militaires.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette information et nous nous associerons, si cela est opportun, à l’action judiciaire qui pourra être entreprise par ces femmes victimes des militaires de Guelleh.

A rappeler que c’est Mohamed Aref qui défendait Ibrahim Zakaria et qui a affirmé publiquement, sans rougir, qu’il n’y avait jamais eu de viols à Djibouti commis par des militaires ni des hauts gradés (?).