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13/12/2013 (Brève 336) RSF Un autre journaliste de la Voix de Djibouti arrêté

Reporters sans frontières a appris l’arrestation le 12 décembre 2013 au matin, de Mohamed Ibrahim Waiss, reporter du journal et site d’information La Voix de Djibouti, arrêté par la police alors qu’il couvrait une manifestation de femmes du quartier de Buldhuqo dans la banlieue populaire Balbala de Djibouti.

« Nous demandons la libération immédiate de Mohamed Ibrahim Waiss, arrêté dans l’exercice de son métier et qui n’a rien à faire en prison », a déclaré Reporters sans frontières.

« Cette arrestation arbitraire s’ajoute à une liste déjà longue d’intimidations au cours des dernières semaines. Elle participe d’une claire tentative de museler toute voix pouvant relayer une information défavorable au régime du président Ismael Omar Guelleh, qui n’a de cesse de censurer les médias indépendants, au mépris des lois nationales et des engagements internationaux pris par Djibouti », a ajouté l’organisation.

Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières, le journaliste est actuellement détenu au Commissariat de police du 4ème arrondissement de Balbala dans de très mauvaises conditions. Son matériel de reportage et son téléphone portable ont été confisqués.

Les mères de familles de Buldhuqo, un quartier récemment démantelé par le régime, manifestaient pour demander au gouvernement de tenir ses promesses et de leur attribuer des parcelles de terrain à bâtir dans un autre quartier.

Cette arrestation est la dernière en date d’une vague qui a visé plusieurs journalistes indépendants ainsi que militants de l’opposition.

Le 7 décembre 2013, le journaliste Farah Abadid Hildid de la Voix de Djibouti, également vice-président de la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH) et membre du parti d’opposition MRD avait été arrêté par la police, sans raison apparente. Les journalistes du même média, Moustapha Abdourahman Houssein et Sadam Ainan Darar, avaient été interpellés et brutalisés par la police le 4 décembre 2013, alors qu’ils couvraient une descente policière contre de petits marchands du marché Maka Moukarama, exploité par un proche du couple
présidentiel.

Avec cinq autres collaborateurs de La Voix de Djibouti, dont Moustapha Abdourahman Houssein et Farah Abadid Hildid, le journaliste Mohamed Ibrahim Waiss avait déjà été incarcéré plus de quatre mois en 2011, à la prison centrale de Gabode à Djibouti.

Djibouti occupe la 167e place sur 179 pays selon le classement établi par Reporters sans frontières

10/02/06 (B336-B) Communiqué du PDD au sujet des élections régionales.

Parti Djiboutien pour le Développement
Siège Central : Gabode IV
Boite Postale: 892
République de Djibouti
Tél : 35 32 43 / 82 28 60

Djibouti, le 09 Février 2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par lettre en date du 19 Juin 2005 adressée au Président de la République, le P.D.D. avait proposé de faire les réformes nécessaires pour la transparence électorale avant toute élection et d’organiser les élections régionales et législatives le même jour en Janvier 2008.

Non seulement nos proposions n’ont pas été prises en considération, mais nous assistons, au lieu de faire un pas vers l’ouverture démocratique, au durcissement de la part du pouvoir en tentant de museler la presse indépendante, d’intimider les défenseurs des droits de l’Homme et d’arrêter les syndicalistes réclamant leurs droits.

Dans ces conditions, le P.D.D., refusant de cautionner des manoeuvres anti-démocratiques du régime, a choisi de s’abstenir des élections régionales où même les droits de tout citoyen à s’y présenter et les vrais proportionnels sont bafoués par avance. Aussi, le P.D.D. lance un appel.au boycott de ces élections.

PARTI DJIBOUTIEN
POUR LE DEVELOPPEMENT
P.D.D


10/02/06 (B336-B) Radio-Trottoir : un faux barbu contre les vrais barbus. (Lecteur)

Guelleh aurait-il commencé à sévir contre les autorités religieuses (Oulémas, Imams, prédicateurs) qui n’avaient pas cautionné les débordements des manifestations violentes contre le Danemark et l’Occident ?

Toujours est-il que ces derniers ont été convoqués jeudi 9 février 2006 par le Ministre de la Justice, et le chargé des Affaires religieuses, pour s’entendre dire que l’Etat exige désormais des Mosquées qu’elles cessent leurs gaspillages (eau et électricité…).

Selon l’hypocrite Guelleh, les frais de fonctionnement des lieux de culte pris en charge par l’Etat s’élèvent à plus d’un milliard de francs djibouti.

Le calculateur Guelleh veut-il ainsi remettre en cause l’aide financière accordée par l’Etat aux Institutions religieuses ?

Rappelons que l’Islam, religion d’Etat (depuis l’Indépendance) a toujours bénéficié d’un tel soutien, jamais remis en cause auparavant.

Pour leur part, les religieux qui se plaignaient déjà des détournements des recettes des WAKF (Biens religieux), ne comprennent pas la nouvelle attitude menaçante de Guelleh.

Il semble bien que le cupide Guelleh toujours avide d’argent, veuille à présent ponctionner plus encore les fonds publics destinés au culte.

Mal lui en prendra si l’on croit les déclarations de certains fidèles…

10/02/06 (B336-B) Son Excellence, la Première Dame ? Arrêtez le cirage de pompes institutionnel et le truquage électoral. (Lecteur)

Un natif d’Ali Sabieh et sympathisant du RPP nous écrit, furieux d’entendre la RTD qualifier Paulette de : « son Excellence, la Première Dame et Présidente de l’UNFD ».

Il réagit également à la cooptation du futur maire de la capitale. Deux personnages qu’il ne semble guère apprécier. Pourquoi ? (ARDHD)

I) – Les Donateurs oubliés.
Où sont passés les dons des écoliers ?

Les dons aux sinistrés de la sécheresse affluent auprès de l’UNFD depuis quelques semaines, mais les distributions aux nécessiteux se font attendre.

Les écoliers Djiboutiens sont parmi les premiers donateurs à avoir collecté des milliers de colis de vivres en faveur des sinistrés.

Ce que semble oublier l’UNFD, qui n’a pas cru bon de les citer dans la liste des donateurs publié dans le journal « Le Progrès) daté du 9 février 2006 ; car dans un article intitulé : « des actions concrètes de solidarité » ce journal écrit en page 3 : « que ces dons ont été réceptionnés par les responsables de l’UNFD », on citant nominativement sept donateurs, mais pas les écoliers Djiboutiens qui ont pourtant collecté des centaines de tonnes de vivres au détriment de leur propre famille.

Mais où sont donc passés ces dons ?

Il faudrait assurer d’urgence ces écoliers Madame la Présidente de l’UNFD, avant de vous affubler d’un titre ronflant. Vous paraissez vraiment… ! Pressé… !

II) -La décentralisation de Guelleh est-elle mal engagée ?
Certains sont déjà élus et d’autres indésirables…

Le nouveau futur maire de Djibouti, que IOG semble avoir choisi, n’est pas un inconnu : Ali Ismaël Yabeh haut fonctionnaire à la retraite n’est autre que l’ex président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) nommé par deux fois par IOG en 2003 et 2005. Rappelons tout simplement que l’heureux élu promu par IOG fut en 1976, le second du Commandant de cercle d’Ali Sabieh.

Ce non indépendantiste de niveau Bac moins 4 s’était illustré à l’époque par ses sabotages des meeting indépendantistes à Ali Sabieh en faisant couper l’électricité à chaque fois.

Est-ce pour qu’il intensifie les délestages électriques, donc pour accentuer les ténèbres, que ce monsieur reprend aujourd’hui du service ?

A mon avis, c’est tout simplement pour son efficacité à la tête de la CENI en 2003 et 2005 qu’il mérite de diriger la capitale.

Gros plan sur un veinard élu avant même les élections : portrait piqué dans le journal « Le Progrès » (organe du RPP) N°146 du jeudi 9 février 2006

A savourer, car cette édition du Journal « Le Progrès » est introuvable à Djibouti puisque retiré de la circulation quelques instants après sa mise en vente ? Pourquoi ? IOG seul sait.

Mais pour l’heure découvrons en exclusivité les lignes consacrées au Super-maire pour lequel IOG a déjà voté.

Commune de Boulaos : Tête de liste : M. Ali Ismaël Yabeh.

M. Ali Ismaël Yabeh est né en 1947 à Djibouti. Après des brillantes études primaires et secondaires,, il obtient son CAP (section commerciale) avec mention très bien.

Ce succès scolaire lui permet d’entamer une carrière professionnelle élogieuse dans l’administration publique. A 18 ans, il est recruté comme secrétaire administration au cercle d’Ali Sabieh.

Il a assumé successivement des postes de responsabilité.

– Adjoint au commandant du cercle d’Ali Sabieh.
– Adjoint au commissaire de la République, chef du district de Djibouti.
– Chef du 1er arrondissement en 19979
– Directeur des collectivités locales au Ministère de l’Intérieur.
– Commissaire de la République, Chef du district de Dikhil.
– Commissaire de la République d’Obock.
– Secrétaire général au Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et enfin ancien président de la CENI avec à son actif la supervision de deux élections : élections législatives de janvier 2003, élections présidentielles d’avril 2005.
– M. Ali Ismaël Yabeh s’est révélé tout au long de sa carrière un haut serviteur de l’Etat doué d’un sens élevé de responsabilités. Estimé de tous pour ses méthodes de gestion de la chose publique et de sa qualité humaine chaleureuse.

Si certains sont déjà élus par la volonté Présidentielle, d’autres recalés n’ont même pas pu se faire enregistrer comme candidats :

Parmi les malheureux qui grincent les dents ? on retrouve la liste du FRUD refusée à Ali Sabieh et une liste « indépendante » indésirable à Tadjourah.

Les malheureux proscrits ont déposé plainte au Tribunal. On attend la suite…

09/02/06 (B336-B) RSF / ETHIOPIE : la journaliste en ligne Frezer Negash détenue depuis 13 jours, mais toujours pas inculpée.

Reporters sans frontières rappelle que, aucune charge n’ayant été retenue contre Frezer Negash, son maintien en détention est illégal. "Aucun Etat de droit ne saurait tolérer ce type d’emprisonnement sans jugement. Ce déni de justice est d’autant plus révoltant qu’il s’agit d’une jeune femme enceinte de trois mois", a déclaré l’organisation.

La journaliste en ligne, arrêtée le 27 janvier 2006, a comparu devant un juge le 6 février. Ce dernier n’a toutefois pas précisé les charges retenues contre elle, se contentant de prolonger sa période de détention provisoire jusqu’au 21 février pour les "besoins de l’enquête". La jeune femme n’a toujours pas été autorisée à recevoir la visite de sa famille. Seul son avocat a pu la voir.

Leonard VINCENT
Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 84
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org

09/02/06 (B336-B) Communiqué de l’UAD sur la mascarade des élections régionales et sa décision de boycotter le scrutin.

________________________ Note de l’ARDHD
Ce communiqué a été reçu sous forme d’image. Pour ne pas retarder sa mise en ligne, nous avons utilisé un logiciel de reconnaissance de caractères. Le résultat n’est pas garanti à 100 % et certaines fautes peuvent nous avoir échappées. Avec nos excuses anticipées, si c’était le cas.
__________________________________________________________

Union pour l’Alternance Démocratique -U.A.D
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)

Djibouti, le 8 février 2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’UAD BOYCOTTE LA MASCARADE DES ELECTIONS REGIONALES

Les premières élections régionales de l’Histoire de notre pays annoncées pour mars prochain se présentent d’ores et déjà comme une nouvelle falsification de la Démocratie. Prisonnier de ses réflexes de parti unique, le régime RPP s’est révélé incapable d’instaurer une réelle Décentralisation et poursuit sa fuite en avant, prolongeant dangereusement l’impasse politique et les souffrances du peuple.

La population djiboutienne, dont les conditions de vie se dégradent de jour en jour, ne cautionnera pas cette nouvelle mascarade électorale, uniquement organisée en vue d’officialiser une parodie de Décentralisation.

L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) rappelle qu’au cours de ces dix dernières années l’opposition avait remporté des élections auxquelles elle avait participé. Mais, à chaque fois, les fraudes massives du régime RPP ont empêché toute alternance démocratique. C’est pourquoi l’UAD pose depuis mai 2004 des conditions préalables à sa participation à toute consultation électorale. A ce jour, le régime fraudeur continue d’ignorer la transparence que réclame I’UAD.

Concernant les prochaines élections régionales, I’UAD avait clairement réaffirmé sa disposition à y participer si un minimum d’honnêteté et de transparence était garanti. Ce qui n’est malheureusement pas le cas. Prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, I’UAD estime que la mauvaise foi de ce régime fraudeur, au pouvoir depuis trois décennies, est amplement démontrée.

En conséquence, l’UAD

– prend acte de l’impossibilité de toute compétition démocratique avec ce régime et laisse les coalisés irresponsables « s’entrefrauder »,

– lance un appel au boycott massif de cette parodie d’élections régionales sur toute l’étendue du territoire national.

La démocratie locale ne doit pas être une affaire de délinquance politique, réduisant le mandat électif à un poste honorifique sans pouvoir de décision ni indépendance financière.

Le Président de l’UAD
Ismael Guedi Hared


08/02/06 (B336-B) A lire sur LOI cette semaine

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 04/02/2006
DJIBOUTI – Le chef de l’Etat djiboutien a désigné le comité…
Le chef de l’Etat djiboutien a désigné le comité de trois membres qui sera chargé de suivre le transfert des activités pétrolières au terminal de Doraleh. (…). [Total : 53 Mots].