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22/02/06 (B338-B) Communiqué de Djibwatch sur la situation des deux syndicalistes arrêtés par les RG et menacés de lourdes peines, pour avoir suivi une formation en Israël.

Communiqué de DjibWatch sur l’arrestation des deux syndicalistes Djiboutiens
par le S.D.S.

Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh, respectivement responsables aux affaires juridiques de l’Union des Travailleurs du Port, affiliée de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT), et Secrétaire général du syndicat de la MTS, sont arrêtés le lundi 20 février par la police de Djibouti .

Ces deux responsables sont immédiatement incarcérés après le retour d’un stage effectué en Israël. La police politique, responsable de cette arrestation n’a donné aucune explication pouvant justifier son geste.

D’après des sources bien informées, il est reproché à ces syndicalistes d’avoir pactisé avec l’ennemi : Israël.
Le régime a même essayé de provoquer le lynchage des syndicalistes, en manipulant des religieux qui ont prêché dans des mosquées.

Dans une démocratie respectable, la politique et le syndicalisme sont deux pouvoirs différents. Mais à Djibouti, un seul pouvoir existe : l’autocratie.
Cette même autocratie veut dicter à tout le monde, la voie à suivre. Celle ou celui qui ne respecte pas ses règles est harcelé continuellement.

Plus le mécontentement augmente, plus la répression se fait pressante. La S.D.S, ou la milice clanique est derrière tous ces harcèlements et violations qui minent la vie de nos concitoyens.

Notre association condamne fermement ces agitations qui ne pourront qu’aggraver la situation sociale et politique tendue dans notre pays et demande la libération immédiate et sans condition de Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh.

Président Omar Ali
DjibWatch.

21/02/06 (B338-B) ALERTE ROUGE MAINTENUE – Point au 21 février sur la situation des deux syndicalistes harcelés et menacés par les RG djiboutiens. (Hassan Cher Hared – UDT)

Les camarades MOHAMED AHMED MOHAMED et DJIBRIL ISMAEL EGUEH (syndicalistes membres de l’UDT qui sont de retour d’une stage de formation à l’institut international d’Histadrut) sont toujours détenus dans les locaux des renseignements généraux djiboutiens.

Ils sont harcelés et sont régulièrement, depu is hier, auditionnés d’une manière agressive et irritante dans le but de les endures à l’erreur dans leurs dépositions et ainsi facilement fabriquer des délits fictifs à leur égard.

Nous apprenons qu’on leur répète régulièrement qu’ils risquent d’être traduit le mercredi 22 février 2006 devant le tribunal pour coopération avec un pays ennemi, intelligence avec un pays belligérant et atteinte à la sûreté de l’état, des chefs passibles d’après les lois de prison à perpétuité.

La réaction et la pression des tous les organisations internationales amis et plus que nécessaire !

HASSAN CHER HARED
Secrétaire aux relations internationales de l’UDT

21/02/06 (B338-B) Combats extrêmements meurtriers depuis quatre jours à Mogadiscio entre les chefs de Guerre et des milices islamistes. (BBC en Anglais – Info lecteur)

Somali warlords battle Islamists

Mogadishu is controlled by thousands of gunmen

Clashes are going on for a fourth day in the heaviest fighting seen in the Somali capital for several years.

Supporters of some of the city’s militia leaders have clashed with an armed Islamist group which is trying to establish law and order.

Their opponents say the Islamic courts are terrorising local people. A top cleric says fighting will continue until the other side surrenders.

Many of the at least 15 deaths have been civilians hit by stray bullets.

A witness told AFP news agency on Tuesday that two people had died and 15 were wounded in a clash in southern Mogadishu’s Daynile district.

"The place is full of blood and it is very scary," he said.

Clashes between armed groups have been common in Somalia since former military leader Mohamed Siad Barre was overthrown in 1991. The country has been without a functioning government since then.


Over the weekend, a group of MPs urged both sides to stop fighting.

The fighting pits a new group, the Alliance for the Restoration of Peace and Counter-Terrorism, against the Islamic courts’ militia.

Hundreds of families have fled their homes around the former military academy.

Our correspondent says at least five warlords-cum-ministers in the transitional government are behind the new alliance, which is battling the Islamic courts.

The courts have set up Mogadishu’s only judicial system in parts of the capital but have been accused of links to al-Qaeda.

Their critics accuse the courts of being behind the killing of moderate Muslim scholars.

On 26 February, the country’s parliament is due to meet for the first time on home soil since it was formed in Kenya more than a year ago.

21/02/06 (B338-B) Communiqué du GED, qui informe les lecteurs de la rénovation de son site et de l’interruption provisoire des mises à jour.

Afin de rendre le site du GED plus convivial et plus facile à consulter, nous avons confié à une équipe d’informaticiens djiboutiens bénévols et engagés, le soin de rénover la présentation du site et de mettre en place un système de recherche multi-critères qui facilitera la consultation des articles récents et anciens.


Après quatre ans de diffusion sans interruption et l’accumulation de plusieurs milliers d’articles, cette opération était devenue indispensable.


Elle va prendre quelques semaines pendant lesquelles, nous serons dans l’incapacité d’effectuer des mises à jour, sauf s’il se produisait des évennements graves à Djibouti ou autour de Djibouti.


Durant toute cette période la consultation de nos archives, classées par date, restera accessible sans aucune restriction.


Nous prions tous les internautes et tous nos lecteurs d’accepter nos excuses pour cet inconvénient.


Cela n’empêche pas l’équipe du GED, sous la Présidence de Mahamoud Idriss Ahmed, de continuer son combat pour mettre un terme à la dictature à Djibouti et pour participer à la restauration de la Démocratie, de la Justice et des Libertés pour toutes et pour tous.


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Avertissement :
la publication de cet article ne signifie pas obligatoirement qu’il refléte les positions de l’ARDHD.

21/02/06 (B338-B) Déclaration (presque imaginaire) de Guelleh (Humour)

La pensée du jour est attribuée à Guelleh et à Borreh ….

 

Un syndicaliste qui cherche
à développer ses compétences
au travers d’une formation, est
un dangereux criminel, qui met
en péril la sécurité de l’Etat.

Il convient donc de l’incarcérer, sans procès …

Signé
Ismaël Omar Guelleh
Abdourahman Borreh

21/02/06 (B338-B) La CISL monte au créneau contre les violations commises par le régime de Guelleh dans un communiqué sur le harcèlement des syndicalistes à Djibouti.

CONFEDERATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS LIBRES

Communiqué de presse

Deux responsables syndicaux Djiboutiens ont été arrêtés par les services de sécurité de Djibouti. Ces incarcérations sont un élément de plus à rajouter à une longue liste de violations des droits syndicaux dans ce pays. La CISL publie la semaine prochaine un rapport sur le respect des normes internationales du travail dans ce pays.

Mohamed Ahmed Mohamed, responsables aux affaires juridiques de l’Union des Travailleurs du Port, affiliée de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT), elle-même affiliée à la CISL, et Djibril Ismael Egueh, Secrétaire général du syndicat de la MTS, également affiliée à la CISL ont été arrêtés le 20 février dernier. Ils rentraient tous les deux d’une formation en matière de coopératives rurales délivrée par l’Institut international d’Histadrut, l’organisation affiliée de la CISL en Israël.

L’arrestation de ces deux dirigeants syndicaux fait suite aux mesures de harcèlement contre le Secrétaire aux affaires internationales de l’UDT, Hassan Cher Hared, précisément parce qu’il avait répondu positivement à l’invitation du syndicat israélien en envoyant ces collègues en Israël. Les renseignements généraux de Djibouti l’ont interrogé pendant près de trois heures le 22 janvier dernier.

La liste des violations des droits syndicaux à Djibouti ne cesse de s’allonger.

Outre les arrestations du 20 février par les services de sécurité, on peut ajouter, entre autres, le harcèlement des dirigeants de l’UDT, l’interception par les RG à la poste de Djibouti d’une plainte envoyée par l’UDT au Bureau international du travail (BIT) et son remplacement par un faux, la mort de plusieurs travailleurs et travailleuses lors de la répression de grèves et d’autres mouvements sociaux au cours de l’année 2005 ou encore la récente condamnation de plusieurs syndicalistes du Port autonome de Djibouti dans des circonstances loin d’êtres claires.

Ces violations sont détaillées dans le rapport de la CISL sur le respect des normes internationales du travail à Djibouti. Il sera publié la semaine prochaine à l’occasion de l’examen de la politique commerciale de Djibouti par l’Organisation mondiale du Commerce.

Dans une lettre envoyée aux autorités du pays (lien vers la lettre http://www.icftu.org/www/PDF/DjiboutiProtestationCISLcontrearrestation.pdf) la CISL prie instamment les autorités du pays de relâcher sans conditions Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh et de faire cesser au plus vite toute mesure de harcèlement et de répression contre le mouvement syndical Djiboutien. L’internationale syndicale continuera à suivre de près cette affaire et est prête, si les violations des droits syndicaux se perpétuent à Djiboutri, à saisir les organes de contrôle compétents de l’OIT.

La CISL représente 155 millions de travailleurs dans 236 organisations affiliées dans 154 pays et territoires. La CISL est également membre des Global Unions : http://www.global-unions.org

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CISL au +32 2 224 0232 ou au +32 476 621 018.

Mathieu DEBROUX
Press Officer – Attaché de presse

ICFTU International Confederation of Free Trade Unions
CISL Confédération Internationale des Syndicats Libres
Boulevard du Roi Albert II 5, B 1, B – 1210 Brussels, Belgium
Tel: +32 (0)2 224 02 04 Fax: +32 (0)2 203 07 56
Mobile: +32 (0) 476 62 10 18
E-Mail: mathieu.debroux@icftu.org

21/02/06 (B338-B) La liberté d’expression ou l’expression libre de la haine ? (Mohamed Qayaad)

_____________________________ Avertissement de l’ARDHD
Comme les internautes ont pu le constater, il ne nous a pas semblé ni utile, ni opportun de communiquer
sur le site de l’ARDHD, sur cette affaire de caricatures ni surtout de contribuer à en faire la publicité.

Bien que nous les condamnions parce qu’elles constituent une grave provocation inutile et absolument dénuée de tout intérêt (et qu’en plus, nous les trouvions de qualité médiocre) l’ARDHD n’a pas autorité pour s’exprimer sur ce sujet, qui est fort éloigné de ses objectifs, qui sont de contribuer à la restauration de la Démocratie, de la Justice, des Libertés et de la Dignité pour toutes les djiboutiennes et tous les djiboutiens.

Il ne fait nul doute que cette contribution de Mohamed Qayaad, publiée en son nom, devrait susciter des réactions. A l’avance nous informons tous les lecteurs que nous nous refuserons à ouvrir un débat sur ce thème. Il existe de nombreux forums pour cela.

Nous remercions tous les internautes de leur compréhension.

La publication de cette contribution ne signifie pas obligatoirement qu’il reflète ni les idées ni les positions de l’ARDHD.

______________________________________ Mohamed Qayaad

L’affaire des caricatures parue dans le tabloid “ Jylland Posten “est infiniment plus complexe à décrypter. Comment se fait-il que ces douze caricatures publiées le 30 Septembre 2005, font scandale que maintenant.

Pourquoi ont-elles provoqué tout ce remue-ménage ? Quelle analyse fait-on de cette affaire ? Quels en sont les acteurs ? Quels sont leurs objectifs ?

Mais d’où a pu sortir une idée aussi monstrueuse, aussi abominable que ces caricatures qui retournent facilement même le mieux accroché des estomacs ? Inconscience, aveuglement ou volonté délibérée ?

Je me suis posé la question si nous n’assistons pas à une tragédie grecque. Dans la mythologie, les tragédies sont orchestrées par les dieux de l’Olympe qui veulent ainsi punir les humains. Aujourd’hui je constate que le fossé entre le monde musulman et l’Occident se creuse chaque jour un peu d’avantage. Que ce mouvement paraît inexorable comme mu par une force fatale . Où se trouve le point de non-retour ? La question des responsabilités ou de qui devrait faire quoi me paraît relativement académique voire dépassée.

Le scandale n’est-il pas devenu aussi la vaste manipulation politique que des régimes souvent despotiques et corrompus font de cette imbroglio pour s’attirer les faveurs des croyants ou les récupérer des mains des partis et des leaders intégristes ? Est-ce bien ce feu sur lequel on veut jeter de l’huile ?

Les réactions passionnées ont été violentes et disproportionnées dans le monde musulman. Je trouve horrible qu’il y ait eu des morts pour cette histoire absurde, je pense beaucoup à eux.

La violence est inacceptable, surtout celle qui tue les innocents, mais au-delà de la compassion, il faut chercher les explications de cet aboutissement et faire son auto-critique.

La critique de la religion est une bonne chose. Elle permet de combattre l’obscurantisme et de faire resortir l’essentiel, un message d’amour et de paix.

La dérision et la liberté d’expression sont sensées, en temps normal, provoquer le débat et non la violence, et pour le coup, dans ce contexte, c’est râté.

Lorsque je lis que les ministres arabes de l’Intérieur – gestionnaires de l’industrie de la torture – réunis le Mardi 31 Janvier 2006 à Tunis, ont protesté contre ces caricatures, j’ai envie de vomir. Voilà les apôtres de la persécution et de la confiscation des libertés individuelles qui se refont une virginité grâce à cette affaire et se présentent en grand défenseur de la cause. Quelle hypocrisie ! Quelle lâcheté !

L’épouvantail de l’anarchie est d’ailleurs, aujourd’hui encore, le leitmotiv des défenseurs du despotisme.

Ces autocrates n’ont pas de leçons à donner en matière des Droits de l’Homme aux danois et feraient mieux de se méler de ce qui les regarde comme par exemple la démocratisation et la libération de leur pays, des entraves et des fausses passions qui l’endorment .

Ils s’arrogent des pouvoirs spéciaux et exceptionnels, dans un processus qui fait la part belle à l’arbitraire, au culte de la personnalité, au clientélisme, au népotisme voire même, à l’instrumentalisation de la religion par « Grand Mufti » interposé.

Affirmer qu’il n’y a aucun lien entre cette réaction aux caricatures et le conflit au Moyen-Orient, l’impérialisme américain, est d’une naïveté consternante. Il n’y a aucune mise en perspective du contexte, de l’instrumentalisation politique de l’islam, et de la surenchère qui s’en suit. L’analyse cède une fois de plus le pas à l’injonction simpliste.

Cette manipulation ne permet-elle pas à ces régimes corrompus de perpétuer le despotisme, la répression et la dépendance ? Pour enfin, garantir l’impunité aux criminels, priver les victimes de leur droit à la justice et exclure arbitrairement de la scène politique, des militants sincères en les maintenant en prison ou en exil.
Liberté d’expression rappelleront certains, insulte, provocation et racisme avanceront d’autres, cette affaire danoise est révélatrice d’un état d’esprit tant chez les musulmans que chez certains journalistes occidentaux.

Liberté, que de crimes nous commettons en ton nom !

Dans les pays démocratiques, comme le Danemark, la liberté d’expression est très fortement contrôlée et limitée. Dans la pratique, elle n’est que formelle car elle est soumise à trop de conditions et restrictions.

Ainsi, au Danemark, le consensus social est plutôt xénophobe et marqué par une réelle islamophobie. Un parti d’extrême-droite est au gouvernement et des lois liberticides anti-immigrés ont été récemment adoptées (interdiction pour un danois de se marier avec quelqu’un qui n’est pas de nationalité danoise et agée de moins de 24 ans). Ce n’est donc pas un simple hasard si le Danemark est le pays à l’origine de cette polémique mondiale.

Le journal qui a publié ces caricatures est pour le moins de la droite extrême pour ne pas dire qu’il est d’inspiration de l’extrême droite danoise qui n’est pas si tolérante que certains voudraient le croire.

Le Jyllands-Posten, comme chacun sait, c’est le grand porte-parole incontesté de l’Europe et même de l’Occident : c’est une civilisation entière qui s’exprime à travers lui, et même, en un sens, l’humanité. Comment parler de liberté si la liberté c’est aussi violer les musulmans ? Qu’on en finisse avec la liberté, et qu’on rétablisse plutôt la justice.

J’ai suivi bon nombre de débat concernant l’affaire des caricatures et, lorsqu’un défenseur de la liberté d’expression absolue y était présent, il avançait toujours l’argument « Voltaire » et, plus généralement, les grands écrivains du siécle des lumières.

Il est vrai que Voltaire était de ceux qui critiquait le plus les religions(toutes les religions)mais il faut savoir qu’à cette époque ces religions étaient aux pouvoirs dans leurs pays respectifs et exerçaient des pressions sur leur peuple à des degrés divers.

Pour faire plus court, si Voltaire vivait à notre époque, je pense qu’il critiquerait la politique et moins les religions. . . enfin c’est mon avis.

Une question cependant, quand l’armée américaine bombarde et ne tue que des populations civiles, personne n’ose lever le petit doigt comme si nous étions tous manchots décérébrés, mais que des personnes blessées dénoncent des caricatures jugées insultantes pour ne pas dire diffamatoires et voilà que les cris à la liberté d’expression fusent dans cette vieille Europe qui se flagelle comme une vieille catin d’un film pornographique

Je suis effaré à l’idée que maints croyants ont éprouvé bien plus que l’horreur devant le blasphème, la jubilation d’avoir un prétexte pour en découdre. Heureusement, au milieu de cette faillite généralisée de l’intelligence il y a la sagesse de la parole de certains intellectuels du monde musulman qui témoignent de la pérennité des vraies valeurs de l’islam, qui suggèrent la possibilité du débat constructif dont il sera impossible de faire l’économie

Que penseraient Ibn Rushd, Ghazali, Tabari et tant d’autres des vociférations que l’on peut entendre s’en réclamer ? Le plus grand blasphème est il dans les imbécillités d’un journal danois ou dans la tentative d’un croyant de justifier ce que Dieu réprouve par une manipulation du Coran ?

Un pays vraiment islamophobe ne serait il pas celui où un kamikaze se ferait exploser dans une mosquée au milieu d’une assemblée de musulmans en prière ? Ou alors celui qui s’émeuvrait moins d’une telle abomination que d’un crayonnage idiot perpétré il y a quelques mois ? La criminalisation de l’islam ne serait elle pas de commettre des crimes en son nom ?

Ce sont autant de questions naïves que je me pose. Sachant ce qu’est Charlie Hebdo, ses publications ne me choquent pas mais me dégouttent. Croyant savoir ce qu’est l’islam je suis choqué qu’un Imam puisse patiemment organiser l’instrumentalisation de la foi de ses coreligionnaires. Est-ce une attitude conforme à l’islam, est ce digne d’un musulman ? .

Ces dessins ont été diffusés pour choquer délibéremment et provoquer. N’oublions pas que “ Jylland Posten “est un journal néo-conservateur donc je ne vois pas en quoi il se donnerait des tâches pédagogiques et éducatives pour faire comprendre l’islam.

Selon le journal britannique “The Guardian”du 08/02/06, ce journal danois avait en effet, en avril 2003, refusé de publier des caricatures sur le Christ qui lui avaient été proposées, mais qu’il avait jugées trop offensantes pour ses lecteurs. Drôle de conception de ladite” liberté d’expression “!

De plus, la plupart des journaux européens ont publiés à leur tour ces dessins, quatre mois plus tard. Donc on a bien compris que la liberté d’expression n’a rien à voir et qu’il s’agit seulement pour ces journalistes islamophobes de choquer et de se faire un coup de publicité. France-soir est en faillite, donc son PDG Raymond Lakah sioniste notoire en profite.

Je ne connais pas les intentions du dessinateur en question. . .

Mais dessiner un terroriste avec une bombe sur la tête est une parabole : ça apporte grand-chose, ça suggère une idée. Un dessin de ce genre sert à symboliser une idée.

N’est-il pas regrettable après tout que ces dessinateurs ne s’expriment pas sur le but de leurs caricatures. . Car on voit bien que leurs discours se drapent, hypocritement, dans les vertueux oripeaux d’une liberté d’expression à géométrie variable.

Quelle cause peut-elle servir ? Quelle vérité fait-elle avancer ? Quel mensonge dénonce-t-elle ? Quelle injustice répare-t-elle ? Où est l’information ? Où est le reflet de notre époque ? Quel est le problème soulevé, à moi lecteur ?

Si ce n’est de bien illustrer l’ensemble des clichés véhiculés à l’encontre de la religion islamique : terrorisme, misogynie, obscurantisme, fanatisme, etc., en Occident et notamment « dans un royaume [du Danemark] où la religion musulmane est qualifiée de ‘religion terroriste’ ou ‘religion du Moyen Age’ par certains hommes politiques au Parlement », comme le soulignait La Libre Belgique du 31 janvier dernier.

Pourquoi cette personne s’en prendrait-elle au prophète Muhammed (PBSL) ? .

Je peux m’imaginer qu’elle tente par là de juger toute une religion, peut-être suis-je trop pessimiste, mais cela me semble trop stupide. Ce n’est plus le terroriste qui est vecteur de terreur mais le prophète des musulmans. Par conséquent, la religion musulmane est vecteur de terreur. J’ai été choqué, non seulement par les caricatures, mais par l’orientation des dessins qui étaient ouvertement islamophobes.

Ce dessin agressif stigmatise personnellement l’ensemble des musulmans, les assimilant chacun et tous à des terroristes, des criminels potentiels, et que l’islam est fondamentalement sanguinaire et menace la paix du monde.

Ainsi l’islam devient « la religion la plus con » (Houellebecq), la plus violente, la plus rétrograde, la plus obscurantiste. . . Mais arrêtons ici les superlatifs.

Cette diabolisation systématique qui est loin d’être un fait du hasard ou un fait isolé, s’inscrit dans une stratégie guerrière qui vise à mobiliser l’opinion occidentale contre le monde musulman et ses ressortissants ( Samuel Huntington – ex-conseiller du dictateur Pinochet -, l’auteur de cette thèse, jouait même le prophète du malheur en pronostiquant une guerre entre l’Occident et l’Islam ).

Désolidariser l’opinion occidentale avec la lutte du peuple palestinien, légitimer les agressions qui se succèdent contre les pays arabo-musulmans à des fins plus ou moins avouables et créer un sentiment de rejet de l’islam et de ses communautés afin de contrer leur intégration dans les sociétés occidentales; telles sont les objectifs poursuivis par la campagne actuelle dont l’affaire des caricatures n’est elle même qu’une simple caricature. Car ce qui choque dans les caricatures dont il est question c’est l’assimilation de toutes les populations et tous les individus appartenant au monde musulman au « terrorisme ».

C’est dire la volonté délibérée d’aggréger et d’accuser des millions de gens de faits politiques dont ils n’ont aucune idée ni aucune responsabi té pour conforter les instigateurs de ces campagnes dans les idées qu’ils veulent ancrer dans les opinions. Quant à la liberté d’expression aucune personne raisonnable ne saurait la remettre en question à partir du moment où elle n’émane pas d’une intention préméditée de nuire à des millions de gens et à la coexistence entre les peuples. L’incitation à la haine n’a jamais été une liberté d’expression et ce n’est pas aujourd’hui, parce qu’il s’agit du Prophète de l’Islam (PBSL) que celà doit de le devenir.

Est ce la liberté d’expression ou l’expression libre de la haine ? Les pogroms commencent toujours par des campagnes de presse. .

Ce vilain sempiternel, cet infâme absolu, cet archétype du pire, aujourd’hui, sans aucun doute, c’est « le musulman ». Ou pour mieux dire les musulmans.

Voilà toute la profondeur de la pensée néo-conservatrice, un simple syllogisme répété par tous les médias commerciaux et entretenus à travers des arrestations de suspect périodique. Qu’est-ce qu’un suspect ? Un musulman. La boucle est bouclée.

Au nom de la liberté d’expression, on a maintenant le droit de propager la haine raciste ?

Quant on sait que France-Soir est en quasi faillite, on comprend mieux les intentions peu louables de ces journalistes de droite.

La liberté d’expression se conjugue-t-elle avec les affaires commerciales ?

Quand je vois Charlie Hebdo qui annonce une réimpression de 160 000 exemplaires de son numéro à peine dans les kiosques. Je me demande si tout compte fait, les protagonistes de ce joute médiatico-religieux ont tout intérêt que la flamme « coléreuse » ne s’éteignent pas. Le tocsin sonne au clocher du village global. La métaphore de Mc Luhan est devenue une réalité.

Donc, je persiste à penser que la publication de Charlie Hebdo, que je n’ai pas encore pu acquérir, est une opération politico-commerciale qui instrumentalisant la liberté d’expression lui porte, pardoxalement, atteinte.

Nous assistons à une perversion de la liberté d’expression, d’un droit généré par « l’insulte gratuite » qui ne fait que légitimer l’irrévérence et générer l’oubli des sensibilités et des convictions culturelles et religieuses de chacun. Ajoutons que souvent, l’ironie est une manière adroite et dissimulée de régler ses comptes et de faire passer sa colère qui ne peut ou ne veut s’avouer.

Et c’est précisément par des manières impérieuses et insolentes que les organes de presse, bravent opiniâtrement l’immoralité à coup de caricatures au nom d’une liberté d’expression, qui dénote « une déviance », malheureusement escortée par une permissivité absolue.

Mais dans toute l’Europe quelle personne a négocié la liberté d’expression ? Ce que le musulman demande, c’est simplement de respecter sa sensibilité car outrager le prophète comme cela a été fait, c’est manquer de respect à toute une communauté ; en d’autres termes, le musulman comme le chrétien, le juif ou le bouddhiste demande à ce que l’on soit empathique vis à vis de sa personne et de sa foi. C’est tout.

Pourquoi toute cette manipulation autour de la question de la liberté d’expression ? L’affaire Dieudonné en est le plus bel exemple :un homme qui n’a pas était condamné par la justice pour des sketches comiques caricaturants les colons israéliens a été purement et simplement interdit d’antenne sur toutes les chaînes hertziennes françaises dont « tout le monde en parle » pour des raisons morales comme l’avait souligné lors de l’une de ses émissions Mr Thierry Ardisson.

Loin de moi l’idée de vouloir défendre Dieudonné, ses propos ont été blessant pour la communauté juive, j’en ai conscience, mais ce fait médiatique comme d’autres dont on ne parle pas, souffre de ce « deux poids deux mesures ». Mr Claude Imbert (1), mercenaire plumitif au verbe nauséabond, qui affirme, urbi et orbi, son islamophobie jusqu’aux dérapages médiatiques de nos chères « néo-réactionnaires »(comme le dit si bien le « nouvel Observateur ») tel que A. Finkielkraut (2), P. A. Taguieff (3), B. H. Levy (4), Max Gallo (5), D. Pipes (6) et autres qui s’auto-proclament « spécialistes » de cette liberté d’expression permissive. Et qui, trop souvent sont embarqués dans une chasse à la « nouvelle judéophobie », épiphénomène exemplaire de ce que Pierre Bourdieu, justement, appelait l’ « intellectuel négatif ».

J’éprouve le plus profond mépris pour ces personnes car je les perçois comme des propagandistes manipulateurs ( Israël ) qui pratiquent le chantage victimiste sournois et le lynchage moral comme méthode de débat permanent.

Il est à la fois étonnant et frustrant de voir comment des indigents et chantres de la monoculture sont érrigés en symbole de l’intellectualisme.

Mais qui a eu l’audace de parler de la liberté d’expression à ce moment là ? Du moins aucun de ces sempiternels virtuoses de la suspicion.

Alors, permettez-moi . . d’en douter.

C’est inadmissible que ces constipés intellectuels combattent la censure aussi hargneusement et ignorent aussi facilement toute la permissivité de cette haine. . J’ai le sentiment que la sincérité des uns ne fait que décupler l’hypocrisie des autres

Cette vaine agitation destructrice n’en est qu’une preuve supplémentaire.

Une discipline intellectuelle et morale s’imposent afin d’humaniser l’instantanéité de nos actes brusques et irréversibles.

Mohamed Qayaad

(1) Imbert déclare « Je suis un peu islamophobe, ça ne me gêne pas de le dire. (. . . ) J’ai le droit, je pense (et je ne suis pas le seul dans ce pays), à penser que l’Islam, (je dis bien  » l’Islam « , je ne parle même pas des islamistes) en tant que religion, apporte une certaine débilité (. . . ) qui en effet me rend islamophobe. (. . . ) Il n’y aucune raison, sous le prétexte de la tolérance, (. . . ) de s’abaisser jusqu’à renier des convictions profondes. ”. Le Point sur LCI (24. 10. 02)

(2) Au nom de l’Autre, réflexions sur l’antisémitisme (Gallimard), A. Finkielkraut déplore que les progressistes persistent à voir dans le jeune descendant d’immigrés arabo-musulmans la figure de « l’Autre », et non de l’ennemi enragé, agressif, barbare et antisémite qu’il est. Tout cela, s’afflige-t-il, parce qu’aux yeux de ces naïfs, « le ventre encore fécond d’où a surgi la Bête immonde ne peut, en aucun cas, accoucher de l’Autre ». Si cela, ce n’est pas « jeter le feu dans les esprits ». . .

« Malgré tout ce que la France a fait pour eux les fils d’immigrés islamiques la haïssent. C’est comme çà dans leur culture. […] Le problème est que la plupart de ces jeunes sont noirs ou arabes et s’identifient à l’Islam. » Alain Finkielkraut, philosophe, extraits d’un reportage de 6 pages dans le supplément hebdomadaire de Haaretz daté du 18 novembre 2005 .

(3) « Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d’intégristes potentiels » Pierre-André Taguieff, France Inter, 1997. .

(4) « C’est la nature intrinsèque de l’Islam qui pousse au crime. » Bernard Henri Levy, Le Monde (1997).

(5)-intervention du journaliste : mais où sont les armées nazies aujourd’hui ?

– Max Gallo : C’est plus complexe que cela, dans la mesure où on veut nous imposer une forme d’autocensure, par des pressions, demain quel journaliste responsable, soucieux « d’apaisement », osera publier un article dont il pensera que peut-être il manquera de respect à certains et que peut-être il déclenchera au Moyen-Orient des manifestations que nous connaissons avec mort d’hommes ou femmes, avec incendies de bâtiments diplomatiques, ce qui est extrêmement grave dans la vie internationale, qu’on incendie les représentations diplomatiques d’un pays, donc devant de tels événements on devrait établir une limite au-delà de laquelle on ne cédera pas. Car si on cède sur une question apparemment anodine, en fait très symbolique de nos rapports avec ce monde de l’intégrisme, comment pourra-t-on demain trouver la force de ne pas céder quand une nation islamique possédera la bombe atomique ? 10/02/06 LCI

(6) ” Moslem States Represent a Potential Threat to World Peace “ D. Pipes FrontPageMagazine. com 13 février 2006 «Les États musulmans représentent une menace potentielle pour la paix mondiale».

21/02/06 (B338-B) LDDH : appel d’urgence au BIT, à toutes les organisations humanitaires internationales et à RSF au sujet de l’incarcération arbitraire de deux syndicalistes.


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 21 FEVRIER 2006
SUR LE HARCELEMENT DES SYNDICATS
PAR LES FORCES DE POLICE.

SUR LES VIOLATIONS AUX DROITS SYNDICAUX
ET AU DROIT A LA FORMATION.

C’est avec stupéfaction que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
a appris hier lundi 20 février 2006 l’arrestation SANS AUCUN MANDAT par la
Force nationale de police (FNP) de deux syndicalistes MM. Mohamed A.
Mohamed, Djibril I. Igueh, dans des conditions très inquiétantes.

Dès demain mercredi 22 février 2006 seront-ils transférés comme d’habitude à
Gabode avec détention Arbitraire ?

Leur garde à vue arbitraire dans les locaux de la soit disante Brigade
Criminelle avec le cautionnement du Parquet relève d’ores et déjà du
politique.

En effet, cette Brigade Criminelle est souvent sollicitée par les services
de Renseignements pour la lutte contre ce qu’ils considèrent de «
terrorisme politique »

Ici à Djibouti, les forces para-politiques considèrent comme « terrorisme
politique » :

1. toutes activités syndicales,

2. toutes activités politiques de l’Opposition légale,

3. toutes activités des citoyens dans le juste combat contre l’impunité,

4. toutes activités tendant à dénoncer les détournements des Biens Sociaux
et des Deniers publics.

En résumé, toute personne physique ou morale n’a pas intérêt à déposer des
plaintes auprès des Tribunaux internationaux même si la Justice Djiboutienne
reste muselée sur certains dossiers considérés comme sensibles (car mettant
en cause des personnalités de haut niveau).

Dans le cadre :

1. des atteintes au secret et aux piratages des correspondances ;

2. des violations répétitives contre la formation du droit syndical et
l’information des syndicalistes Djiboutiens ;

3. du harcèlement constant contre les dirigeants syndicaux et les
travailleurs ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore de tels agissements
et demande expressément au Ministre de l’Intérieur de rappeler à la retenue
les éléments des forces de la répression à caractère politico-adminstrative.

Il est temps de dénoncer ces actions inadmissibles des Autorités
Djiboutiennes contre les Syndicalistes, et de porter des plaintes contre ces
Autorités, afin de mettre fin à de tels agissements.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au
Bureau International du Travail (BIT), à l’OIT, aux Organisations syndicales
Israéliennes et Palestiniennes, ainsi qu’à tous les Défenseurs des Droits
Humains.

La Ligue des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Avocats Sans
Frontière de suivre, dès à présent, les sévices inadmissibles, intolérables
et insupportables à l’égard des Travailleurs et des Syndicalistes
Djiboutiens, qui sont sous pression et en quasi humiliation quotidienne, et
ce, depuis 1986.

M. NOEL ABDI Jean-Paul