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18/02/06 (B338-A) Selon un article publié en Anglais sur le site de la BBC, le coût de la corruption dans les pays d’Afrique avoisinerait 25 % du revenu national !!! A cause ce fléau, les populations sont appauvries y compris dans les pays riches en ressources naturelles : Pétrole, gaz, etc.. (Info lecteur)

________________________________ Note de l’ARDHD
Même si Guelleh pense l’inverse bien sur, il est rassurant de constater qu’un mouvement anti-corruption prend de l’ampleur et de la force en Afrique et que des dirigeants corrompus qui ont épuisé toutes les richesses de leur pays, commencent à être traduits devant les Justices pénales (ex : Kenya …)

A qui le prochain tour ?

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The cost of corruption in Africa
Lien avec l’article : http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/4723572.stm


A Djibouti, j’ai fait interdire que l’on utilise ces affiches, sinon c’est Gabode !
On ne va pas me donner des leçons quand même ! A toutes fins utiles, nous avons préparé un modèle spécial pour Djibouti :


Many African countries are conducting anti-corruption campaigns

Corruption costs African countries an estimated 25% of its combined national income, Nigerian President Olusegun Obasanjo said – some $148bn a year.

The outgoing leader of the African Union called the problem « a preventable loss » and said that industries such as oil, gas and minerals were worst hit.

He blamed « unpatriotic citizens », who he said were looting African resources. The West was collaborating, he added, by allowing the proceeds from graft to be held in banks outside Africa.

 

Speaking at the the Extractive Industries Transparency Initiative (EITI) in Abuja, Mr Obasanjo promised a « war against corruption » in Nigeria, which is notorious for graft.

Unpatriotic citizens in our midst loot our resources and cart the proceeds away into Western banks

Olusegun Obasanjo

Mr Obasanjo said revenue from extractive industries – mining and oil production – was « a major contributor to this monumental and preventable loss ».

« The popular ‘paradox of poverty in the midst of plenty’ is a daily experience in many African countries rich in oil, gas and minerals, » the president said.

« The majority of citizens in these countries still lack basic health and educational facilities. »

‘Collaboration’

EITI was formed as part of an effort to oblige governments to open their oil accounts to scrutiny, and to hold them accountable for their income.

« Unpatriotic citizens in our midst loot our resources and cart the proceeds away into Western banks with the collaboration of Western financial systems, » Mr Obasanjo said, in comments quoted by the This Day newspaper.

« When we signed into EITI in 2003, we resolved to implement it through a model of coalition. »

President Obasanjo blamed the prevalence of corruption revealed by recent audits on the « institutional decay and dislocation that our country suffered over the last two decades ».

« Our challenge is to use the impetus granted us by these audits to transform our revenue reporting mechanisms, production institutions and human personnel for a more transparent extractive industry, » he said.

He said civil society organisations could serve as « whistle blowers that can complement our anti-corruption drive ».

18/02/06 (B338-A) Six ONG italiennes sommées de quitter l’Erythrée. (Article Congopage.com, signalé par l’ARD)

Rappel de l’URL de l’ARD : www.ard-djibouti.org

Par Blanchard Alice, source CongoPage.Com,

Pour ne pas avoir rempli les conditions d’agrément, six OGN italiennes doivent quitter le territoire érythréen. Cette décision a été prise par le gouvernement de ce pays.

Les six ONG priées de quitter l’Erythrée sont Cesvi, GVC, Nexus, Cosva, Coopi et Manitese. Elles ont toutes reçu du Ministère érythréen du Travail et de l’Aide humanitaire une lettre datée du 9 février qui disait « avoir le regret de vous informer que vous n’avez pas rempli les critères d’enregistrement ». « Tout en remerciant votre organisation pour sa contribution ces dernières années aux programmes humanitaires et de réhabilitation en Erythrée, nous vous informons aimablement et officiellement de la fin de vos activités le 31/01/2006 » a ajouté la lettre sans plus de détails.

En mai 2005, une loi a été promulguée à Asmara sur l’activité des ONG. Cette loi exige aux ONG de « renouveler chaque année leur enregistrement » et de disposer d’un million de dollars (840.000 euros) en Erythrée pour les organisations nationales, et du double pour les organisations internationales ceci en vue d’ « atteindre leurs objectifs ».

Ces derniers mois, Asmara a souligné les dangers de la dépendance à l’aide extérieure. Depuis septembre 2005, le gouvernement souhaite arrêter la distribution de l’aide alimentaire gratuite au profit des programmes de travail contre nourriture.

De plusieurs sources diplomatiques, la distribution a très récemment repris dans deux des six régions d’Erythrée. Selon les Nations Unies en 2005, 2/3 des 3,5 millions d’érythréens ont besoin d’une aide alimentaire.

Priées de quitter l’Erythrée en décembre dernier, les membres de la Minuee (Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée), et l’Onu s’étaient pliés aux exigences des autorités érythréennes, en évacuant ses membres visés par l’ordre d’expulsion. Les hélicoptères de la Minuee sont interdits de survoler le territoire érythréen depuis octobre 2005.

18/02/06 (B338-A) Combats meurtriers à la frontière entre l’Ethiopie et la Somalie, dans une région où l’eau et la nourriture font défaut : 12 morts (Anglais – Info lecteur)

Lien : Heavy fighting on Ethiopia-Somalia border kills 12

Rival Somali sub-clans battled over pasture and wells just inside Ethiopia leaving at least 12 dead and more than two dozen wounded in a second day of fighting on Thursday as competition for water and pasture heats up in the drought-stricken region, officials said.



18/02/06 (B338-A) Deux hélicoptères américains disparaissent au large de Djibouti. Accident ou plutôt « acte hostile » (deux à la fois) ? (Info transmise par l’ARD)

Selon deux dépêches d’Associated Press et de l’Agence Télégraphique Suisse (ATS) deux hélicoptères américains de transport de marines avec une douzaine de personnes à bord se sont abîmés en mer, ce vendredi 17 février, au large de la côte djiboutienne, a annoncé le département américain de la défense. Une opération de recherche a été déclenchée, deux membres d’équipage ont été secourus mais les autres personnes restent manquantes.

Les hélicoptères CH-53 se sont abîmés vers 17h30 (heure locale) dans le golfe d’Aden près de Ras Siyuan au nord de Djibouti, ajoute le communiqué du Pentagone. « Il y avait au total 12 membres d’équipage au moment de l’accident (…) les militaires stationnés à Djibouti, près du site de l’impact, ont immédiatement réagi et ont pu ainsi sauver deux membres d’équipage » qui sont dans un état stable, a-t-il été précisé. Des forces américaines et françaises sont à la recherche des autres membres d’équipage.

Les deux hélicoptères qui appartiennent au corps des Marines basés au Camp Lemonier étaient en mission d’entraînement nocturne. Rien n’indique que les hélicoptères aient été pris pour cibles, selon le lieutenant Carpenter. Les deux blessés ont été transférés dans le principal camp américain près de Djibouti. Le Camp Lemonier est la base militaire française qui sert de QG à l’opération américaine baptisée « Task Force Horn of Africa » et qui vise à empêcher toute infiltration terroriste dans cette région. Quelque 1700 soldats américains sont basés à Djibouti.

17/02/06 (B338-A) Kenya : un exemple intéressant que les Djiboutiens devraient mettre à l’étude ! Les Kenyans manifestent dans la rue pour réclamer qu’on leur rende les sommes détournées par certains dirigeants politiques, habitués à détourner les fonds publics. Ca pourrait donner des idées ! (BBC News – Article en anglais signalé par un lecteur)

Kenyans demand more graft scalps

The protesters want the vice-president to resign
Riot police have deployed in Kenya’s capital as anti-corruption protesters took part in a banned demonstration.

« Our money, our money! » thousands of protesters shouted in central Nairobi demanding the vice-president and head of civil service step down.

They, along with three ministers who have already resigned, were named in a graft report which has rocked Kenyans.

One of those ministers, Chris Murungaru, has appeared in court on Friday morning to be charged.

Mr Murungaru, who was national security minister, pleaded not guilty to refusing to declare his assets before the country’s Anti-Corruption Commission.

He says it infringes on his human rights.

The charge carries a maximum sentence of three-years in prison. What Kenyans need to demand is the complete dismantling of a corrupt system that corrupts even those who claim they are incorruptible

MP Uhuru Kenyatta

He is the first former minister to be charged in connection with a multi-million dollar scam, known as the Anglo Leasing affair, which involved hundreds of millions of dollars of government contracts being awarded to a phantom firm.

The three ministers who have already resigned as well as Vice-President Moody Awori, who is under heavy pressure to follow suit were named in a report written by the former anti-corruption investigator, John Githongo.

All four have declared their innocence.

Protesters in Nairobi also called for the vice-president to go now.

« Awori must go. Awori must go, » the crowd shouted.

Mafia

A parliamentary committee has returned from a visit to the UK where it met Mr Githongo to tell reporters that it has strong evidence implicating senior officials.

Uhuru Kenyatta, who led the team, said the evidence revealed a « mafia » like system involving top businessmen and politicians.

« What Kenyans need to demand is the complete dismantling of a corrupt system, a system that corrupts even those who claim they are incorruptible, » the son of the country’s founding president told reporters.

MPs are demanding that parliament, which has been in recess since December, be recalled so they can discuss the allegations.

Earlier this week, Kenyan police ordered 20 senior politicians and officials not to leave the country until investigations were concluded into a second scandal, the so-called « Goldenberg » affair, in which millions of dollars were paid for non-existent exports of gold and diamonds.

President Mwai Kibaki was elected in 2002 on a pledge to fight the corruption which had characterised the previous administration of Mr Moi, who was in power during the Goldenberg affair.