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29/12/2013 (B341) Avec les derniers dessins de Roger Picon, l’équipe de l’ARDHD tient à honorer la mémoire des victimes de la dictature (en particulier ce jeune lycéen tué de sang-froid, à Obock, il y a un an).

Celles et ceux qui sont morts sous les balles des officiers félons et des « hordes » sanguinaires de police ou de gendarmerie, qu’ils encadrent. Celles et ceux qui sont morts sous la torture. L’ARDHD adresse tous ses encourgaements à celles et ceux qui croupissent injustement dans la prison de Gabode ou dans les centres secrets de détention arbitraire, au motif d’avoir exprimé leur désacord avec le système d’asservissement de la population

Victimes de Guelleh à Djibouti
Victimes de Guelleh à Djibouti
Victimes de Guelleh à Djibouti

15/03/06 (B341-C) Radio-Trottoir : dernières nouvelles du front… !! (Lecteur)

1 – ALERTE ROUGE N° 3 – Les jeunes en otage
Sur les vingt jeunes de Tadjourah et de Dikill, quatre sont encore entre les mains des sbires de Guelleh, mais on peut espérer une libération dans un avenir très proche. Il n’en reste pas moins qu’ils ont été utilisés comme otages par Guelleh, pour faire pression dans le cadre de la lutte entre les bandes rivales du Frud et du RPP.

2 – Le deuxième tour des régionales aura-t-il lieu ???
On dit que Guelleh et ses sbires n’auraient jamais cru que le taux réel de l’abstention puisse atteindre le niveau record qui a été enregistré : + plus de 70 % et probablement même davantage encore. Va-t-il se risquer dans un deuxième tour qui sera encore plus catastrophique ?

3 – Rififi au sein du FRUD Bis.


Dessin Roger Picon
En sa qualité de secrétaire général du FRUD bis, Ougoureh, le Ministre a été contraint de prononcer la destitution du représentant du FRUD bis d’Obock, tête de la liste aux régionales, parce qu’il avait osé démentir les affirmations de Jean-Marie et prétendre dans La Nation, qu’il n’y avait eu aucune fraude électorale…. Même le parti qui sert de faire-valoir au RPP a du plomb dans l’aile et au final, cela décrédibilise encore un peu plus le RPP. Ce dernier s’en moque éperdument, car déjà parvenu au fond du goufre, question de notoriété, il n’a pas beaucoup d’espoir d’aller plus bas !!!

16/03/06 (B341-C) ALERTE ROUGE N° 2 – Communiqué commun ARDHD / SURVIE pour protester contre la présence du Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden à l’Ecole de Guerre à Paris, alors qu’il est soupçonné d’avoir participé à la torture de ses concitoyens à Djibouti et d’avoir conduit des opérations « spéciales » en Ethiopie, contre des témoins …

L’Armée française assure-t-elle la formation d’anciens tortionnaires djiboutiens à l’Ecole de Guerre à Paris ?

Survie, ARDHD – 16 mars 2006
http://www.survie-france.org/
http://www.ardhd.org

Selon des informations concordantes, le Lieutenant-Colonel Zakaria Hassan Aden, de la Gendarmerie djiboutienne, responsable pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à Djibouti », serait présent à Paris pour suivre jusqu’en mai 2006, les cours de l’Ecole de Guerre.

Cette école accueille des Officiers qui ont été sélectionnés et qui se préparent à recevoir une promotion, qui les conduit généralement au sein des Etats-Majors.

Compte-tenu du passé du Lieutenant-Colonel Zakaria qui fut responsable pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à Djibouti », les Associations signataires de ce Communiqué sont indignées par sa présence sur le sol français et par le fait qu’il puisse bénéficier d’un enseignement délivré par des Officiers français (voir Annexe ci-dessous).

Nous soulignons que cette affaire intervient dans un contexte particulièrement dramatique à Djibouti où : plusieurs syndicalistes sont harcelés, torturés et incarcérés sans qu’aucune charge juridiquement établie n’ait été retenue contre eux, une vingtaine de jeunes de la région Afar ont été arrêtés et conduits dans les locaux de l’Ecole de Police de Nagade,

Nous rappelons également les obstacles qui sont dressés pour retarder l’action de Mme Elisabeth Borrel et des Juges d’instruction pour établir la vérité sur la mort de son mari, le juge Bernard Borrel assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995, et la fin de l’impunité dont bénéficient les coupables de cette disparition.

Enfin, nous constatons qu’après la brève rencontre de Dominique de Villepin avec Ismaël Omar Guelleh (fin février), la France s’est engagée à doubler pratiquement, pendant les cinq prochaines années, l’aide financière annuelle qu’elle lui accorde, confirmant par ce geste le soutien que le Président de la République française accorde à ce régime dictatorial.

En conséquences, nos associations demandent aux autorités françaises de vérifier d’urgence la présence du Colonel Zakaria à l’école de guerre, d’y mettre fin immédiatement et de fournir toutes explications permettant de comprendre comment il a pu y être admis. Elles leur demandent de prendre des mesures susceptibles d’empêcher qu’une telle situation puisse se produire à l’avenir et d’en rendre compte publiquement. Plus largement nos associations demandent aux autorités françaises de mettre fin à toutes mesures pouvant constituer un soutien au régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh.

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Zakaria Hassan Aden a été responsable de l’Escadron de la torture

Après des études à la faculté de Poitiers, il a intégré la Gendarmerie djiboutienne. Avec le grade de Lieutenant, puis de Capitaine, il s’est illustré comme responsable de la torture à la sinistre Villa Christophe où sous les ordres du Capîtaine Yonis Hoch, il exerçait ses talents sur ses concitoyens. Nous disposons de plusieurs témoignages écrits et édifiants de rescapés, qui décrivent les sévices auxquels il les a soumis.

Plusieurs fois cité dans le cadre de l’affaire Borrel

En 1995, il est responsable de la brigade des enquêteurs qui seront chargés des premiers constats après le décès du Juge Bernard Borrel : on peut imaginer qu’il a appliqué les ordres transmis par sa hiérarchie pour accréditer la thèse du suicide qui a été balayée récemment par des experts médicaux indépendants.

Il passe Commandant. En mai-juin 2002, c’est lui qui dirige le « commando de la mort » qui est lancé contre l’ancien Chef de la Garde républicaine Ali Iftin, réfugié à Addis Abeba [1]. Après plusieurs courses poursuites dans la capitale éthiopienne, il n’hésitera pas à faire exploser une bombe dans un hôtel, où il pensait qu’Ali Iftin était réfugié. Contraints à rentrer à Djibouti par les services éthiopiens, il avait fort heureusement échoué dans sa mission.
——————————————————————————–

[1] Ali Iftin avait été contraint, sous des menaces de mort à l’encontre de ses enfants, de signer devant notaire un faux témoignage pour protéger Guelleh contre les soupçons de commandite du meurtre du Juge qui pèsent sur lui.

Très rapidement ensuite, Ali Iftin avait pris la fuite et il s’était réfugié à Addis Abeba où il attendait un visa pour entrer en France et pour témoigner librement dans le cadre de l’affaire Borrel. Visa que la France ne lui accordera jamais en dépit de toutes les alertes émises par plusieurs Associations. (Nouvel obstacle dans l’instruction de l’affaire ? Volonté gouvernementale de protéger Guelleh ?).

C’est la Belgique qui le lui établira finalement. Aussitôt arrivé sur le sol belge, il avait dénoncé les pressions dont il avait été victime et il avait rétabli la vérité avant de porter plainte contre Me Martine et Hassan Saïd, le puissant chef de la SDS, pour subornation de témoin. L’affaire est instruite à Versailles, en marge de l’affaire Borrel qui est instruite à Paris.

16/03/06 (B341-C) ARDHD / SURVIE: reprise du communiqué au sujet de la présence du Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden sur Liberté Afrique.

L’Armée française assure-t-elle la formation d’anciens tortionnaires djiboutiens à l’Ecole de Guerre à Paris ?

Survie, ARDHD – 16 mars 2006
http://www.survie-france.org/
http://www.ardhd.org

Selon des informations concordantes, le Lieutenant-Colonel Zakaria Hassan Aden, de la Gendarmerie djiboutienne, responsable pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à Djibouti », serait présent à Paris pour suivre jusqu’en mai 2006, les cours de l’Ecole de Guerre.

Cette école accueille des Officiers qui ont été sélectionnés et qui se préparent à recevoir une promotion, qui les conduit généralement au sein des Etats-Majors.

Compte-tenu du passé du Lieutenant-Colonel Zakaria qui fut responsable pendant de nombreuses années de « l’escadron de la torture à Djibouti », les Associations signataires de ce Communiqué sont indignées par sa présence sur le sol français et par le fait qu’il puisse bénéficier d’un enseignement délivré par des Officiers français (voir Annexe ci-dessous).

Nous soulignons que cette affaire intervient dans un contexte particulièrement dramatique à Djibouti où : plusieurs syndicalistes sont harcelés, torturés et incarcérés sans qu’aucune charge juridiquement établie n’ait été retenue contre eux, une vingtaine de jeunes de la région Afar ont été arrêtés et conduits dans les locaux de l’Ecole de Police de Nagade,

Nous rappelons également les obstacles qui sont dressés pour retarder l’action de Mme Elisabeth Borrel et des Juges d’instruction pour établir la vérité sur la mort de son mari, le juge Bernard Borrel assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995, et la fin de l’impunité dont bénéficient les coupables de cette disparition.

Enfin, nous constatons qu’après la brève rencontre de Dominique de Villepin avec Ismaël Omar Guelleh (fin février), la France s’est engagée à doubler pratiquement, pendant les cinq prochaines années, l’aide financière annuelle qu’elle lui accorde, confirmant par ce geste le soutien que le Président de la République française accorde à ce régime dictatorial.

En conséquences, nos associations demandent aux autorités françaises de vérifier d’urgence la présence du Colonel Zakaria à l’école de guerre, d’y mettre fin immédiatement et de fournir toutes explications permettant de comprendre comment il a pu y être admis. Elles leur demandent de prendre des mesures susceptibles d’empêcher qu’une telle situation puisse se produire à l’avenir et d’en rendre compte publiquement. Plus largement nos associations demandent aux autorités françaises de mettre fin à toutes mesures pouvant constituer un soutien au régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh.

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Zakaria Hassan Aden a été responsable de l’Escadron de la torture

Après des études à la faculté de Poitiers, il a intégré la Gendarmerie djiboutienne. Avec le grade de Lieutenant, puis de Capitaine, il s’est illustré comme responsable de la torture à la sinistre Villa Christophe où sous les ordres du Capîtaine Yonis Hoch, il exerçait ses talents sur ses concitoyens. Nous disposons de plusieurs témoignages écrits et édifiants de rescapés, qui décrivent les sévices auxquels il les a soumis.

Plusieurs fois cité dans le cadre de l’affaire Borrel

En 1995, il est responsable de la brigade des enquêteurs qui seront chargés des premiers constats après le décès du Juge Bernard Borrel : on peut imaginer qu’il a appliqué les ordres transmis par sa hiérarchie pour accréditer la thèse du suicide qui a été balayée récemment par des experts médicaux indépendants.

Il passe Commandant. En mai-juin 2002, c’est lui qui dirige le « commando de la mort » qui est lancé contre l’ancien Chef de la Garde républicaine Ali Iftin, réfugié à Addis Abeba [1]. Après plusieurs courses poursuites dans la capitale éthiopienne, il n’hésitera pas à faire exploser une bombe dans un hôtel, où il pensait qu’Ali Iftin était réfugié. Contraints à rentrer à Djibouti par les services éthiopiens, il avait fort heureusement échoué dans sa mission.
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[1] Ali Iftin avait été contraint, sous des menaces de mort à l’encontre de ses enfants, de signer devant notaire un faux témoignage pour protéger Guelleh contre les soupçons de commandite du meurtre du Juge qui pèsent sur lui. Très rapidement ensuite, Ali Iftin avait pris la fuite et il s’était réfugié à Addis Abeba où il attendait un visa pour entrer en France et pour témoigner librement dans le cadre de l’affaire Borrel. Visa que la France ne lui accordera jamais en dépit de toutes les alertes émises par plusieurs Associations. (Nouvel obstacle dans l’instruction de l’affaire ? Volonté gouvernementale de protéger Guelleh ?). C’est la Belgique qui le lui établira finalement. Aussitôt arrivé sur le sol belge, il avait dénoncé les pressions dont il avait été victime et il avait rétabli la vérité avant de porter plainte contre Me Martine et Hassan Saïd, le puissant chef de la SDS, pour subornation de témoin. L’affaire est instruite à Versailles, en marge de l’affaire Borrel qui est instruite à Paris.

16/03/06 (B341-C) Terrible, terrible .. pour Guelleh ! La lettre qui fait le tour de la ville de Djibouti depuis le 11 mars !! (CETIM / Genève)

Nous donnons à nos lecteurs :

1 – la version image de la lettre du CETIM qui accable Guelleh, (en qualité réduite)
2 – la version texte aprés utilisation d’un logiciel de reconnaissance des cadres. Ce logiciel n’assurae pas une fiabilité totale de la transcription et nous ne pouvons pas garantir le résultat.
3 – la copie du document sous PDF à télécharger (qui sera le document de référence) lien pour le téléchargement (188 Ko).

__________________________________ 1 – Version image réduite

________________ 2 – Version texte après reconnaissance de caractères

Centre Europe – Tiers Monde
Centre dc recherches et de publications sur les relations entre le Tiers Monde et l’Europe
CETIM
Rue Amat 6
Cil-1202 Genéve
h-mail: cctim@bluewin.ch
Site Web: www.cetim.ch
Tel. 4l (0)22 731 963
Fax 41 (0)22 731 91 52

S.E. Ismail Omar Guelleh,
Président de la République
Palais du Peuple
BP l’9
Djibouti Ville
Republaque de Djihouti

Genève, le 8 mars 2006

Concerne violations des droits économiques, sociaux et culturels et répression des dirigeants syndicaux djiboutiens

Monsieur le Président.
Nous sommes vivement préoccupés par les informations que nous avons reçues par l’Union Djiboutienne pour les Droits économiques, sociaux et culturels et l’Observatoire international pour la protection des défenseurs des droits de l’homme faisant état des violations des droits économiques. sociaux et culturels et de la répression exercée sur les dirigeants syndicaux dans votre pays.

En effet, depuis 1995, avec la signature d’un programme d’ajustement structurel par Le gouvernement djiboutien de l’époque -convenu avec le FMI-, les conditions de travail ne cessent de détériorer (réduction des salaires jusqu’à 40%, licenciements massifs, harcèlements des travailleurs, etc.), provoquant de nombreuses grèves autant dans les services publics que privés. La réponse des autorités djiboutiennes à cette situation catastrophique a été la répression (licenciements, arrestations arbitraires, poursuites en justice, harcèlements…), en particulier sur les dirigeants et militants syndicaux de l’Union djiboutienne des travailleurs (UDT) et l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGDT).

De plus, l’adoption du nouveau code de travail par l’Assemblée nationale djihoutienne en janvier dernier, sans consultation des partenaires sociaux, porterait de graves atteintes à la liberté syndicale (Convention de l’OIT N° 87) et le droit d’organisation et de négociation collective (Convention N° 98).

En outre, malgré l’engagement de votre gouvernement en 2002, suite à la médiation notamment de l’OIT, plusieurs dirigeants syndicaux licenciés durant la période 1995-97 n’ont; non seulement toujours pas été réintégrés, mais ils continuent à subir toutes sortes de harcèlement et sont empêchés de trouver du travail(*).

Les récents licenciements collectifs (36 travailleurs spécialisés) et la condamnation de neuf d’entre eux(**) pour « menaces et rassemblement sur la voie publique susceptible de trouble de l’ordre publique »(***) lors du conflit de travail en septembre 2005 au Port Autonome de Djibouti ne font qu’accentuer nos préoccupations concernant la situation qui règne dans votre pays.

An vu de ce qui précède, le CETIM sollicite votre bienveillance pour prendre toutes les mesures adéquates afin de: mettre un terme aux violations et à toutes formes de sanction et harcèlement dont sont victimes les dirigeants et militants syndicaus: assurer le respect des engagements internationaux de votre pays, est particulier les Conventions 87 et 98 dc lOI I et les termes de l’acte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Dans ce cadre, nous attirons votre attention spécialement sur le fait que votre gouvemement est tenu, conformément au Pacte précité. à mettre en oeuvre les dispositions de ce dernier et d’en tenir compte lors des négociations avec les institutions financières et commerciales intemationales

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.

Pour le CETIM
Melik, Özden,
Représentant permanent auprès de l’ONU

(*) II s’agit en particulier des dirigeants de l’UDT: M. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général, M. Souleiman Ahmed Mohamed. secrétaire général adjoint, M. Badoulkalek Waberi ltouffaneh, trisorier général. M. Awad ibrahim Amaoud, adjoint au trésorier gônéral, M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux relations internationales. M.Farah Abdillanii Miguil. secrétaires aux communications et son adjoint M Kamil Hassan (voir plaintes de l’UDT/UGT auprès de l’OIT, en dates du 4 et 28 moût 2005).
(**) Il s’agit de MM. Wahib Ahmed Dini, Ahmed Abdallah Houmed, Djibril Houssein Walieh, Koulmiyeh Houssein Ahmed, Mohamed Ait Ahmed, Moustapha Abchir Egueh, Houssein Djama Barreh, Isan Galab Bouh et Ali Ibrahim Darar.
(***) Voir Arrêt N° O1/06 du 4 janvier 2006 de la Chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Djtbouti.


15/03/06 (B341-C) ALERTE ROUGE : mobilisation des organisations internationales pour la libération des syndicalistes djiboutiens. OMCT / FIDH / CISL/ Obsevatoire pour la protection des Défenseurs des Droits de l’Homme.

Confédération internationale des syndicats libres (CISL)
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH/OMCT)

COMMUNIQUE

DJIBOUTI
Les arrestations de dirigeants syndicaux se poursuivent

Bruxelles – Genève – Paris, le 14 mars 2006 – La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), expriment leur plus vive préoccupation sur la dégradation continue de la situation des défenseurs des droits syndicaux à Djibouti : répression de mouvements de grèves, licenciements abusifs, poursuites judiciaires, arrestations et détentions arbitraires se multiplient depuis septembre 2005 à l’encontre des syndicalistes indépendants.

L’arrestation par la police, le 11 mars 2006, de M. Adan Mohamed, secrétaire général de l’Union djiboutienne du Travail (UDT) et de M. Hassan Cher Hared, secrétaire aux relations internationales de l’UDT, illustre cette situation. L’un ayant été appréhendé à son domicile, l’autre sur son lieu de travail, ils ont tous deux été conduits dans les locaux de la Brigade Criminelle, sans qu’aucun mandat ne leur ait été présenté.

Selon les informations reçues, MM. Mohamed et Cher Hared auraient été déférés devant un juge d’instruction pour interrogatoire, puis inculpés de « livraison d’informations à une puissance étrangère » (articles 137 à 139 du Code pénal djiboutien), avant d’être placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Gabode. Ils n’auraient eu accès ni à un avocat ni à un médecin.

La CISL et l’Observatoire condamnent très fermement ces arrestations qui constituent un nouvel acte de représailles à l’encontre des activités de défense des libertés syndicales menées par les membres de l’UDT. Ces arrestations font suite à celles de M. Mohamed Ahmed Mohamed, responsable aux affaires juridiques de l’Union des Travailleurs du port (UTP) de Djibouti, et de M. Djibril Ismael Egueh, secrétaire général du Syndicat du personnel maritime et du service de transit (SP-MTS), deux organisations affiliées à l’UDT, le 5 mars 2006. Tous deux ont également été accusés de « livraison d’informations à une puissance étrangère » après être revenus d’une formation syndicale en Israël dispensée par la centrale syndicale israélienne Histadrut. Ils sont toujours détenus à la prison de Gabode.

Ces arrestations interviennent également après le dépôt d’une plainte adressée par l’UDT au Bureau international du travail (BIT), au sujet des licenciements et mise en pré-retraite abusifs dont ont été victimes 12 dirigeants et militants syndicaux du port de Djibouti, dont M. Mohamed Ahmed Mohamed, en septembre 2005. Cette plainte avait été interceptée à la poste de Djibouti par les services de sécurité. Depuis lors, les défenseurs djiboutiens des droits économiques et sociaux, en particulier les membres de l’UDT, ont dû faire face à des actes de harcèlement récurrents (cf. appels urgents de l’Observatoire DJI 001/0206/OBS 016, 016.1, 016.2 et 016.3 et rapports de la CISL).

L’Observatoire et la CISL considèrent que ces arrestations et les charges pesant contre MM. Adan Mohamed, Hassan Cher Hared, Mohamed Ahmed Mohamed et Djibril Ismael Egueh sont arbitraires, en ce qu’elles ne visent qu’à sanctionner leurs activités en faveur des libertés syndicales à Djibouti.

L’Observatoire et la CISL demandent par conséquent aux autorités djiboutiennes :

  • de procéder à leur libération immédiate et inconditionnelle en l’absence de toutes charges valables à leur encontre ;

  • de garantir l’accès des prévenus à un avocat et à un médecin tel que garantis par le Code de procédure pénale djiboutien en ses articles 64-4 et 65-2 ;
  • de se conformer aux dispositions des Conventions n° 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT) portant sur la liberté syndicale et notamment le droit d’organisation et de négociation collective, dont le caractère contraignant s’applique en vertu de l’appartenance de Djibouti à l’OIT;
  • de se conformer aux dispositions du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ratifié par Djibouti en novembre 2002, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, notamment son article 5c) qui prévoit qu’“afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, aux niveaux national et international, de communiquer avec des organisations non gouvernementales ou intergouvernementales”.

Pour plus d’informations, merci de bien vouloir contacter:

CISL : 0032 476 62 10 18
FIDH: 00 33 1 43 55 25 18
OMCT: 00 41 22 809 49 39

Gaël Grilhot
Attaché de presse
Press Officer
FIDH
+33-1 43 55 25 18
+33-6 10 60 05 57

15/03/06 (B41-C) LDDH : halte aux persécutions intolérables contre les syndicalistes, qui sont détenus dans des conditions moyennageuses….


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 15 MARS 2006

SUR LES INCARCERATIONS ARBITRAIRES
DE QUATRE DIRIGEANTS SYNDICAUX



Halte aux persécutions intolérables contre les syndicalistes !

L’acharnement contre le syndicalisme indépendant prend de l’ampleur à
Djibouti et les Défenseurs des Droits Economiques et Sociaux et leur famille
sont soumis à des tortures morales.

Le 5 mars 2006 deux dirigeants membres de l’UTP (Union des Travailleurs du Port) MM. MOHAMED AHMED MOHAMED et DJIBRIL ISMAËL IGUEH respectivement Secrétaire aux Affaires Juridiques de l’Union des Travailleurs du Port (UTP) et Secrétaire Général du Syndicat du personnel de la MTS M. DJIBRIL ISMAËL IGUEH, croupissent depuis le 8 mars 06 dans les sinistres geôles de Gabode.

Deux autres dirigeants de l’UDT (l’Union Djiboutienne du Travail) MM. HASSAN CHER HARED ET ADAN ABDOU respectivement Secrétaire des relations Internationales et Secrétaire Général de l’UDT centrale syndicale indépendante arrêtés le 11 mars 2006 puis jeté en prison le 13 mars 2006.

Ces détentions illégales et purement arbitraires ont pour but de terroriser les défenseurs des droits économiques et sociaux en République de Djibouti.

Nous venons d’apprendre que leurs conditions d’incarcérations sont intenables.

En effet leur lieu de détention nommé « centre de dépôt » est une pièce conçue normalement pour recevoir 20 détenus. Au lieu de cela, 108 détenus s’entassent dans une cellule de 75 mètres carrés.

Les conditions d’hygiène sont déplorables : les détenus ne disposent que de 80 centimètres carrés d’espace à même le sol.

Les visites aux détenus sont rendues difficiles par les gangs d’anciens détenus qui exigent d’être payés pour laisser passer les visiteurs.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète des conditions d’incarcération avec entre autres les risques de paludismes latents ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), rappelle :

1. Que les arrestations et les perquisitions se sont déroulées sans aucun
mandat du Juge d’Instruction ;

2. que la Police judiciaire ou le Parquet ont refusé à ce qu’ils aient droit
à la défense ;

3. qu’aucune visite d’un médecin n’a été accordée, malgré leur demande lors de leur garde à vue et jusqu’aujourd’hui ;

4. que jusqu’à présent le Parquet se refuse de donner la liberté provisoire
en attendant un procès qui risque de tarder, car vide et aux colorations
purement politiques ;

5. qu’il est plus qu’urgent de saisir le Haut Commissariat des Droits de
l’Homme en introduisant un recours pour Détention Arbitraire et abusif de
quatre (4) Défenseurs des Droits Economiques et Sociaux ;

6. Qu’un Appel soit lancé à l’Observatoire des Prisons pour s’enquérir des
conditions inadmissibles de détention, alors que les spécialistes des faux
dollars sont bien protégés.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

15/03/06 (B41-C) LDDH : mise à disposition du Code du Travail actuellement en vigueur.


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 15 MARS 2006

SUR LES INCARCERATIONS ARBITRAIRES
DE QUATRE DIRIGEANTS SYNDICAUX



Le code du travail en vigueur à Djibouti (version la plus récente), avec les annotations de la LDDH peut-être téléchargé en format PDF sur notre site : lien pour télécharger (300 Ko env.)