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31/12/2013 (B344) Meilleurs voeux à toutes et à tous pour la nouvelle année

L’équipe de l’ARDHD présente tous ses voeux, d’abord à ses lectrices et à ses lecteurs, et ensuite à l’ensemble de la communauté djiboutienne, qu’elle soit au pays ou à l’étranger.


Que peut-on souhaiter pour 2014 ?
Qu’Isamël Omar Guelleh prenne enfin conscience du mal qu’il cause à son pays et à ses concitoyens et, même s’il ne faut pas rêver, qu’il rompe avec la dictature, l’injustice, l’accaparement de l’argent public, les emprisonnements arbitraires, la torture, les violences faites aux femmes et à tous les opposants …

Nous avons l’espoir que 2014 puisse marquer la fin de la dictature sanguinaire qui sévit à Djibouti et que :
– les réfugiés djiboutiens en Ethiopie, à qui nous adressons des voeux particuliers, puissent enfin bénéficier des programmes de réinstallation dans des pays d’accueil, afin qu’ils retrouvent un véritable statut de citoyen, avec les droits et les obligations qui y sont attachés,
– la justice pénale internationale puisse avancer dans l’instruction des plaintes déposées contre le régime et qu’Ismaël Omar Guelleh ait à répondre des crimes dont il pourrait être accusé,
– la justice française finalise le dossier de l’assassinat du Juge Bernard Borrel et qu’elle auditionne les coupables et les commanditaires présumés et toutes celles et tous ceux qui connaissent tout ou partie de la vérité,
– les prisonniers politiques qui croupissent à Gabode ou dans des centres secrets de détention, soient libérés et qu’ils puissent avoir accès au soin que nécessite leur état,
– les populations restées au pays, cessent de vivre avec « la peur au ventre » et qu’elle retrouve des capacités économiques, leur permettant de manger à leur faim, tous les jours,
– les différentes composantes de l’opposition continuent de progresser sur le difficile chemin de l’unité et qu’elle se détournent des réflexes partisans, tribalistes et sectaires, pour s’atteler véritablement à la lourde tâche, qui consiste à rédiger un programme pour l’alternance démocratique et une feuille de route pour y parvenir.

Bonnes fêtes et bonne année

07/04/06 (B344-B) UGUTA : communiqué de presse à propos du naufrage du Ferry au large de Djibouti. Au nom des membres et de la direction d’Uguta, le responsable de la communication adresse toutes ses condoléances aux familles endeuillées.

Poitiers, le 6 Avril 2006
Communiqué de Presse

La République de Djibouti est endeuillée par une tragédie en mer, survenue au large entre Djibouti et Tadjourah ( ville cotière du nord du pays ). Un navire transportant 250 à 300 personnes a chaviré. Le bilan provisoire communiqué par les autorités maritimes de Djibouti, fait état de 69 corps repéchés, 34 personnes hospitalisées dont 7 dans état grave, tandisque 122 des survivants, s’en sortent indèmnes.

Selons les mêmes sources, plusieures passagers manquent à l’appel.

Les militants, les sympatisant et l’ensemble de la Direction Politique d’Uguta, présentent leur sincère condoléance au peuple djiboutien et aux familles des victimes,de cette catastrophe maritime, unique dans l’histoire de notre pays.

Le Responsable " Informations et Presse "
Houmed DAOUD

07/04/06 (B344-B) AFP : le naufrage du boutre surchargé. La Marine française a participé au sauvetage de 50 passagers, mais remonte environ 35 noyés.

Au moins 69 morts dans un naufrage au large de Djibouti

DJIBOUTI (AFP) – jeudi 06 avril 2006 – 21h02 – Au moins 69 personnes ont péri jeudi et 20 étaient portées disparues dans la soirée, dans le naufrage à la sortie du port de Djibouti d’un boutre surchargé qui avait plus de 250 passagers à son bord, selon un bilan de source hospitalière.

Soixante-neuf personnes sont mortes dans le naufrage du boutre, embarcation traditionnelle en bois, et 20 sont portées disparues, a déclaré un colonel de l’armée Mohamed Saïd Median, directeur du service des urgences de l’hôpital public Pelletier à Djibouti, où une partie des blessés étaient soignés.

En début de soirée, les opérations de sauvetage étaient terminées. Mais "on risque de retrouver des corps dans la coque ou en mer" dans les jours qui viennent, a indiqué une source diplomatique française.

D’autres blessés ont été dirigés vers un hôpital français de Djibouti. La France, ancienne puissance coloniale de Djibouti, a sa plus importante base militaire à l’étranger dans cet Etat de la Corne de l’Afrique limité à l’est par le détroit de Bab al-Mandeb qui ouvre le passage vers la Mer Rouge et par le Golfe d’Aden

Trente-six des passagers du bateau ont été blessés, dont sept grièvement, a ajouté le colonel Median, qui estime que 77 personnes sont sorties saines et sauves du naufrage. Selon l’officier, toutes les victimes sont djiboutiennes.

Le ministère djiboutien de l’Intérieur, cité par la télévision nationale, a fait état d’au moins 62 morts.

Selon la même source, le bateau a chaviré jeudi vers 11h30 (08h30 GMT) et transportait "entre 250 et 300 personnes, essentiellement des musulmans allant à un rassemblement à Tadjourah (nord)".

Les passagers se rendaient à une rencontre religieuse de la secte islamique Tabliq prévue vendredi.

Selon les autorités, la météo n’est pas en cause car "il n’y avait pas de vent, la mer était calme".

Selon le ministère de l’Information, le naufrage est dû "à un déséquilibre".

"Le boutre, qui pouvait prendre jusqu’à 80 tonnes, n’avait pas assez de poids au nd des cales, alors que l’ensemble des passagers étaient placés sur les bords", a expliqué Khaled Haidar, directeur du service de presse du ministère de l’Information.

Selon des témoins, le boutre pouvait transporter un maximum de 120 personnes.

Dès la nouvelle du naufrage connue, les marines djiboutienne et française se sont rendues sur zone pour tenter de secourir les passagers.

"Nos hommes ont ramené plusieurs de dizaines de corps, au moins 35", a déclaré un responsable de l’armée française, qui a requis l’anonymat.

"On a réussi à sauver environ 50 personnes; des personnes ont pu se sauver en nageant", a-t-on précisé de même source.

Le naufrage de cette embarcation, appelée zambouq à Djibouti, est la plus grande catastrophe maritime qui y soit survenue.

En février dernier, 23 personnes avaient péri au large de Djibouti dans le naufrage d’un boutre yéménite qui transportait des immigrés clandestins.

07/04/06 (B344-B) ALERTE ROUGE / Syndicalistes harcelés. La Chambre d’accusations a rendu son verdict hier jeudi 6 avril 2006.

Le verdict est tombé. Les quatre syndicalistes injustement harcelés sont placés en liberté surveillée dans le cadre d’un contrôle judiciaire très pointilleux. La Chambre confirme qu’ils seront poursuivis pour les faits qui leur sont reprochés, bien que ne reposant sur aucune preuve sérieuse et crédible.

Mais ils sont tous sortis de Gabode, pour le moment. Avec une épée de Damocles sur la tête : au moindre mouvement, au moindre murmure, ils sont passibles d’une arrestation immédiate et d’une reconduite … à Gabode.

Le combat continu pour les libertés syndicales et le respect des Droits fondamentaux et légitimes des travailleurs à Djibouti.

07/04/06 (B344-B) Après les élections présidentielles et législatives, c’est toujours M. Boycott qui remporte « haut la main » les dernières élections régionales. La Nation se fait l’écho de l’importance de ce message adressé à Guelleh, mais aussi des querelles parmi les partis infédoés au RPP. (La Nation – Info lecteur)

____________________________ Note de l’ARDHD
En dépit des maquillages informatiques et médiatiques de l’équipe de Guelleh, le pouvoir, au risque de perdre définitivement toute crédibilité, ne peut plus cacher l’ampleur du boycott et la réussite du mot d’ordre lancé de façon unanime par toutes les organisations de l’opposition.

Dans sa dernière édition, La Nation est contrainte de s’en faire l’écho.

____________________________________________________ La Nation

La bataille de Djibouti


Les leaders des partis ont eu beau s’égosiller et promettre monts et merveilles, ils n’auront finalement pas réussi à convaincre les Djiboutiens de se rendre massivement aux urnes le 31 mars dernier. En effet, sur les 75 000 électeurs de la commune de Boulaos appelés à voter pour choisir leurs représentants, seuls 20 000 ont accompli leur devoir civique.


Ce trop faible taux de participation n’étonne personne car ce n’est pas la première fois que cela arrive. A quoi cela tient-il ? Pour Idriss Arnaoud, commentant  en direct les résultats lors de la soirée électorale animée par Salah Ismaïl, ce faible taux de participation s’explique par le fait que « 30 % des personnes inscrites sur les listes électorales  sont soit décédées soit absentes du territoire national depuis bien longtemps « . Autrement dit, une refonte des listes électorales s’impose donc.


Sur 600 personnes inscrites dans un bureau de vote au cœur de la capitale, seule une poignée a voté. Il en fut ainsi sur l’ensemble du territoire national. Il arrive parfois que quelques centaines d’électeurs  pris d’une furieuse envie de changer le cours des choses, fassent « exploser » les urnes mais ce sont là des exceptions assez rares, la tendance générale étant à une faible participation.


En attendant  la refonte implicitement évoquée par le président de l’Assemblée nationale, une minorité d’électeurs décide pour tous les autres.  Et la libre expression populaire a donc donné la victoire à la liste RPP un peu partout dans le pays.


La bataille de Djibouti, qui fut la plus rude pour tout le monde et dans laquelle bien de gens ont laissé des plumes,  a donc été gagnée par la liste RPP conduite par Ali Ismaïl Yabeh.  Avec 54 sièges, le parti du 4 mars est largement majoritaire et  l’ancien commissaire de la République est pressenti pour devenir le maire de la capitale.


Le mouvement dit « citoyen », l’autre vainqueur de ces élections, obtient, lui, 11 sièges loin devant le FRUD qui ne disposera que de six sièges. Neveu d’un certain Hassan et novice en politique, Houssein Idriss Gouled est en train de tracer sa voie au sabre, bousculant tout sur son passage. Hommes et partis. 


Ces 11 sièges gagnés si admirablement le comblent-ils de joie ?


Il semblerait  que non. Car l’homme ne serait pas d’accord avec la manière dont les sièges ont été répartis. Ayant obtenu 32% de voix, il réclame, semble-t-il, 32% des 71 sièges du conseil communal de Boulaos.


Un communiqué de presse signé par lui-même et par le leader du mouvement Droit et Justice (dont la liste, gentiment mono ethnique, a obtenu trois sièges dans la commune de Balbala) a été rendu public pour exprimer cette contestation. 


Un début de polémique est donc né. La giboulée de ces deux derniers jours contribuera-t-elle à calmer les esprits?  Espérons-le car en ce début d’été, le principal souhait des Djiboutiens  est que la page des élections soit tournée.

07/04/06 (B344-B) Condoléances de l’équipe de l’ARDHD aux victimes et aux familles des victimes.

L’équipe de l’ARDHD adresse ses condoléances les plus attristées à toutes les victimes et aux familles des victimes, qui ont perdu des proches dans cette catastrophe maritime dramatique.

Il ne fait aucun doute que le boutre était surchargé. Les chiffres varient selon les sources, mais il y avait au moins deux, voire trois fois plus de passagers, qu’il ne pouvait en emporter. Et en plus il avait chargé une grande quantité de frêt. Connaîtra-t-on d’ailleurs, un jour le nombre exact de victimes ?

Ce désastre ne semble pas lié ni à des conséquences météo ni à un évennement particulier. C’est l’avidité des hommes au pouvoir qui en est la cause.

De plus, il apparaît (nous en saurons plus dans quelques jours) que les services de secours djiboutiens auraient été incapables de réagir dans le délai nécessaire pour sauver des personnes. Les forces françaises seraient intervenues pour pallier la déosrganisation des services nationaux.

Tout cela est la résultante de la corruption et de l’appauvrissement du pays, dont toute l’économie est captée au service de l’enrichissement du couple présidentiel, de leurs proches et de leur entourage et de leurs « obligés ».

Désormais, Guelleh est défintivement discrédité sur la scéne internationale : fraude électorale massive, constatée par tous les observateurs, refus de voter pour un système d’oppression, harcèlement de syndicalistes, expulsion de diplomates.

Cette nouvelle affaire va lui porter un coup très grave. Il est grand temps que les Djiboutiennes et les Djiboutiens se penchent sur son dossier et qu’ils décident unanimement de licencier cette équipe pour faute lourde et sans indemnité. Sinon les morts accidentelles ou organisées volontairement vont se multiplier.

Nous avons une pensée douloureuse pour tous ces malheureux qui ont été blessés ou qui ont péri dans cette catastrophe prévisible depuis longtemps et pour les familles qui pleurent la disparition d’un proche.

07/04/06 (B344-B) Drame de la mer : un ferry battant pavillon Djiboutien, avec 300 personnes à bord, fait naufrage au large de Djibouti (Reuters – Info Lecteur)

DUBAI – Un ferry battant pavillon djiboutien a fait naufrage au large de Djibouti, a annoncé l’armée américaine, tandis que des médias rapportaient qu’au moins 69 des 300 personnes à bord avaient péri.

« Un bateau djiboutien a coulé vers midi aujourd’hui près du port de la capitale. Le bateau provenait de la ville de Tadjoura, dans le nord-ouest du pays, et se dirigeait vers Djibouti. Il transportait plus de 300 personnes », a déclaré un correspondant africain de la chaîne Al Djazira.

« Près de 70 corps ont été récupérés. Les opérations de recherches devraient être suspendues pendant la nuit, faute d’équipement pour mener des recherches nocturnes ».

Le site internet de la BBC a rapporté qu’au moins 69 personnes avaient péri et que 36 autres avaient été blessées lors de ce naufrage en mer Rouge.

Le site a ajouté que des militaires américains et français basés à Djibouti avaient participé aux efforts pour secourir les naufragés.

Le ferry a pu être remorqué au port de Djibouti, a expliqué la BBC, selon laquelle les passagers du ferry se rendaient à une fête religieuse.

Le capitaine Bob Everdeen, appartenant aux forces américaines de la Corne de l’Afrique, a précisé que l’armée avait appris un peu plus tôt la nouvelle du naufrage.

« Nous les avons appelés pour proposer notre aide. La seule aide qu’ils ont requise est celle de nos plongeurs », a-t-il dit.

07/04/06 (B344-B) GED : communiqué de condoléances aux victimes et aux familles des victimes de la tragédie maritime.

Communiqué de condoléances
aux familles, qui ont perdu un proche
dans le naufrage du boutre surchargé.

Au nom de tous les membres du Ged, le Président Mahamoud Idriss Ahmed adresse ses plus condoléances les plus attristées aux victimes qui ont été blessées dans cette catastrophe et aux familles des disparus, qui ont perdu un proche.

Le GED suit cette affaire avec la plus grande attention et exigera qu’une enquête internationale soit chargée de l’étude des causes de la catastrophe, afin d’établir les responsabilités et de poursuivre toutes les personnes physiques et morales qui seraient impliquées.

Mahamoud Idriss Ahmed
Président du GED