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02/02/2014 (Bréve 353) Jean-Jacques Candelier (*), député à l’Assemblée nationale française, a posé en janvier 2014 3 questions au Ministre des A.E., Laurent Fabius (Info correspondante)

_________________________ Question N° 1203
M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Ministre des Affaires étrangères sur la situation politique djiboutienne.

Le 16 janvier 2014, les principaux leaders de l’opposition à la dictature djiboutienne, dont le président de l’Union de Salut National, ont été arrêtés puis libérés. Des marches pacifiques ont eu lieu le 17 janvier pour protester contre la répression et soutenir la coalition, et, de nombreuses autres arrestations ont eu lieu. La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) parlent d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme.

Près d’un an après les élections législatives du 22 février 2013, le contentieux électoral n’est pas réglé. Aucune dictature n’a jamais reconnu volontairement avoir inversé le résultat d’un scrutin parce que cette reconnaissance mettrait les responsables face à la vérité et la justice. Les résultats détaillés par bureau de vote qui, en toute vraisemblance, prouveraient l’inversion globale du résultat des législatives, n’ont jamais été publiés.

Il lui demande si le gouvernement français et l’Union européenne comptent exiger fermement du gouvernement djiboutien la publication des résultats des législatives détaillés par bureau de vote, et prendre en compte les conséquences du refus de les publier.

_________________________ Question N° 1204
M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Ministre des Affaires étrangères sur la construction d’un Etat de droit à Djibouti.

Il lui demande si le gouvernement français et l’Union européenne comptent soutenir les démocrates et la construction de l’Etat de droit à Djibouti, au-delà des rappels sur les droits humains, nécessaires mais insuffisants.

_________________________ Question N° 1205
M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Ministre des Affaires étrangères sur le soutien de la démocratie en Afrique et sa prise en compte dans la conception et la mise en œuvre de la Politique de sécurité et de défense commune.

Les diplomaties françaises et européennes ont une responsabilité dans le blocage de la situation djiboutienne. Après le 22 février, une vision militaire s’est imposée : dès début mars, le passage à Djibouti du Secrétaire général adjoint du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) venait assurer de son soutien le régime djiboutien en soulignant des progrès secondaires dans les processus électoraux, pour mettre l’accent sur « le rôle clé que Djibouti joue dans la lutte contre la piraterie maritime sévissant au large des côtes somaliennes »

Sous la pression d’une politique française, elle-même sous influence de l’armée, la démocratisation de Djibouti est sacrifiée pour permettre la construction d’une politique européenne de défense qui se réalise concrètement en Afrique. Aujourd’hui, Djibouti sert de faire-valoir dans la communication européenne sur la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), particulièrement pour valoriser la mission de renforcement des capacités maritimes en Afrique de l’Est et Océan indien, EUCAP Nestor.

Il est impératif de s’engager pour le soutien de la démocratie en Afrique et sa prise en compte dans la conception et la mise en œuvre de la Politique de sécurité et de défense commune.

Il lui demande si le gouvernement français et l’Union européenne comptent soumettre la politique européenne à Djibouti ni aux objectifs de paix et sécurité à court terme, ni à la construction de la Politique de sécurité et de défense commune.

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(*) Jean-Jacques Candelier,
Député du Nord (16ème Circonscription)
Vice-président de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées

Correspondance à adresser :
Place Victor Brachelet – 59490 SOMAIN
E.mail : jjcandelier@assemblee-nationale.fr
Site Internet : www.jjcandelier.fr
Tél. : 03 27 98 82 21 – Fax : 03 27 98 92 26

10/06/06 (B354_A) La situation en Somalie : des informations contradictoires. Tentative de dialogue le 8/06 (AFP). Le 9/06 une autre dépêche signale que les Chefs des milices soutenus et financés par les Américains pourraient préparer une contre offensive à partir de Jowhar où ils se sont rassemblés avec leur défaite à Mogadiscio (AP ). Les Américains proposent de créer un groupe de contact en début de semaine (AFP). (Dépêches signalées par un lecteur)

9/06/06 (AFP) – Les chefs de guerre somaliens renforcent leurs positions dans leur fief de Jowhar

JOWHAR (AFP) – L’alliance de chefs de guerre somaliens soutenue par les Etats-Unis renforçait vendredi ses positions dans son dernier fief, Jowhar (90 km au nord de Mogadiscio), en vue d’une possible offensive des miliciens islamistes qui ont pris le contrôle d’une grande partie de la capitale.

La tension était palpable dans Jowhar, où plusieurs centaines d’habitants fuyaient cette ville d’environ 20.000 habitants, selon des habitants et des chefs coutumiers. Les chefs de guerre y ont regroupé leurs forces après la défaite de lundi face aux milices des tribunaux islamiques.

Des combattants équipés de véhicules armés de mitrailleuses ont mis en place vendredi des barricades et établi de nouvelles lignes de défense autour de Jowhar.

Le chef de guerre Hassan Bhisow a ordonné des renforts, après avoir reçu des informations faisant état d’un rasseemblement des miliciens islamistes au sud et à l’ouest de Jowhar, selon des chefs coutumiers.
« Nous avons appris que les miliciens se regroupent à Balad et Walewein, prêts à attaquer notre ville. Bhisow a envoyé suffisamment de combattants dans les villages pour établir des défenses », a expliqué à l’AFP un chef coutumier, sous couvert d’anonymat.

Ces deux villes sont situées respectivement à 60 km au sud et à 70 km à l’ouest de Jowhar.
« Il y a un plan (des milices islamistes) pour attaquer Jowhar mais personne ne sait exactement quand cela va se passer », a affirmé à l’AFP un habitant de Balad, Ali Hussein.

Jeudi, les miliciens islamistes avaient replié leurs forces stationnées près de Jowhar, à la demande des chefs coutumiers.

Ce mouvement avait été interprété comme un signe d’apaisement, mais vendredi, il était vu comme une feinte.

Les combattants de l’alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), soutenue financièrement par Washington pour contrer la montée en puissance des tribunaux islamiques, ont expliqué attendre le retour à Jowhar du chef de guerre Mohamed Dheere.

Il serait parti pour l’Ethiopie voisine afin d’obtenir armes et hommes supplémentaires avant d’attaquer les miliciens islamistes à Balad.

« S’ils ne nous pas attaqués quand Dheere est rentré, nous les attaquerons », a affirmé un combattant de l’ARPCT, sous couvert d’anonymat.

Les miliciens islamistes, fortement soupçonnés d’abriter des élements du réseau Al-Qaïda, et l’ARPCT, créée en février, se battent depuis quatre mois dans Mogadiscio.

Cette bataille a été l’une des les plus meurtrières de la guerre civile de Somalie commencée en 1991: au moins 347 personnes ont été tuées et 2.000 blessées.

Vendredi, jour de prières, la capitale était relativement calme, alors que la plupart des habitants se rendaient à la mosquée.

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé jeudi sa « vive préoccupation » devant l’escalade de la violence en Somalie et appelé au respect de l’embargo sur les armes pour ce pays, en place depuis 1992.
Par ailleurs, au moins sept personnes ont été tuées et huit blessées dans des violences entre miliciens rivaux à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), ville qui abrite les institutions somaliennes de transition.
Ces combats ne se semblent pas liés aux affrontements pour le contrôle de Mogadiscio.

Ils ont opposé des miliciens loyaux au président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed à des hommes armés aux ordres d’un commandant du clan Raharwein qui domine les régions Bay et Bakol où se trouve Baïdoa, selon des témoins.
La plupart des miliciens de M. Yusuf viennent de la région du Puntland (nord), d’où est originaire le président.
Le gouvernement somalien s’est montré incapable jusqu’à présent de rétablir l’ordre dans ce pays pauvre de la Corne de l’Afrique.

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9/06 (AFP) – Washington propose de créer un «Groupe de contact sur la Somalie».

Washington a proposé vendredi de créer un «Groupe de contact sur la Somalie» et invité les pays intéressés à participer à une première réunion de ce groupe la semaine prochaine à New York.

«Nous appelons à la réunion d’un Groupe de contact sur la Somalie pendant la semaine du 12 juin –la semaine prochaine– à New York», a déclaré le porte-parole du département d’État, Sean McCormack.

«L’objectif de ce groupe est de promouvoir l’action concertée et la coordination pour soutenir les institutions fédérales transitoires de Somalie», a ajouté le porte-parole.

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8/06 (AP) – Ouverture d’un dialogue entre le gouvernement provisoire somalien et les chefs islamistes



MOGADISCIO (AP) – La milice des tribunaux islamiques qui s’est emparée de Mogadiscio a entamé jeudi des pourparlers avec le gouvernement intérimaire somalien, dernier signe de la montée en puissance des fondamentalistes dans le pays.


Dans le même temps, le clan le plus important de Mogadiscio, traditionnellement le mieux implanté dans la capitale, celui des Abgal, a rassemblé 2.000 manifestants dans le nord de la ville, les participants réclamant le départ des islamistes.Deux ministres du gouvernement intérimaire soutenu par l’ONU et installé à Baidoa, à 250 km de la capitale où il n’a jamais réussi à prendre pied, rencontraient donc les nouveaux maîtres de Mogadiscio, les dirigeants de l’Union des tribunaux islamiques, selon le porte-parole du gouvernement Abdirahman Nur Mohamed Dinari.


Et ce afin de discuter de l’avenir du pays.


L’Union des tribunaux islamiques a pour sa part adressé une lettre à Washington, dénonçant le soutien américain à l’alliance des seigneurs de la guerre somaliens qui s’étaient alliés contre les miliciens islamistes avant d’être chassés de la capitale.


De son côté, le Haut-représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité, Javier Solana, a apporté son soutien à la décision du gouvernement intérimaire de lancer le dialogue à Mogadiscio, avec les tribunaux islamiques mais aussi avec « la société civile, les communautés d’affaires et d’autres acteurs ». AP

10/06/06 (B354_A) Situation en Somalie : les informations contradictoires se succédent dans les agences de presse et les media. (Infos lecteur)

_______________________________ Note de l’ARDHD
Après la prise de Mogadiscio par les milices islamistes, nous n’avions pas accordé un grand crédit aux déclarations selon lesquelles, ces forces n’auraient pas l’intention de tenter de s’emparer du pays tout entier et que leurs dirigeants privilégiaient la négociation avec l’autorité gouvernementale temporaire.

Après une victoire et la démonstration de force, on ne s’arrête pas en chemin, d’autant plus que l’on craint que l’adversaire qui a perdu une bataille, n’en profite pour se réorganiser et pour tenter de son côté de regagner le terrain perdu.

Il semble que l’actualité de ce jour nous donne raison.

_______________________________________________ Le Monde

A Balad, les islamistes somaliens rêvent de parachever leur conquête (Jean-Philippe Rémy)

LE MONDE | 10.06.06 | 15h02 • Mis à jour le 10.06.06 | 16h06

Entre les pans de murs troués d’impacts par les combats qui se sont déroulés ici depuis que la guerre civile a éclaté en Somalie, à la fin des années 1980, l’herbe a eu le temps de pousser. Au final, il ne restait plus grand-chose à ravager à Balad, quand les milices y ont combattu à nouveau, début juin.

Verrou défendant le nord de Mogadiscio, la petite ville a été le théâtre d’une confrontation majeure entre les tribunaux islamiques, qui vont de victoire en victoire à Mogadiscio depuis février, et leurs ennemis de l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), coalition de chefs de guerre, qui s’est partagé jusque-là le contrôle de la capitale et de ses environs.

Balad est finalement tombée après trois heures de combats, le 4 juin, lorsque les forces de Musa Sudi Yalahow ont dû abandonner la ville et se replier vers Johwar, plus au nord, tenue par Mohammed Dheree, autre pilier de l’Alliance des chefs de guerre. Depuis, les tribunaux laissent entendre qu’ils se préparent, d’un instant à l’autre, à poursuivre leur offensive jusqu’à Johwar.

A quelques kilomètres de la sortie de la ville, sur la route rectiligne et déserte qui continue vers le nord, voici la position la plus avancée des tribunaux islamiques. Quelques "technicals" (véhicules tout-terrain équipés d’armes lourdes) à l’arrêt, renforcés par un blindé, relique de l’aide militaire russe au temps où la Somalie de Siad Barré était dotée à la fois d’un Etat et d’une importance géostratégique.

Vendredi 9 juin, une seule chose semble bouger sur le front de Balad, c’est l’air surchauffé de la mi-journée, qui tremble au-dessus de la route crevassée. Les premiers combattants de l’ARPCT se trouvent à 40 kilomètres. Entre les deux positions, il n’y a que des paysans préoccupés surtout par leurs semailles, alors que de grosses pluies viennent de mettre un terme à la sécheresse. Mais si la décision était prise, l’offensive pourrait être lancée en deux temps, trois mouvements. Les camps des environs regorgent de miliciens des tribunaux islamiques, et ce ne sont ni les armes, ni les sources de financement qui font défaut.

Le cheikh Maolin Hashi, commandant du groupe de miliciens désormais maître de Balad, s’abstient de livrer des détails trop précis sur la prise de la ville. Fatalement, puisqu’il a passé la première partie des combats dans le camp adverse, celui du chef de faction Musa Sudi. Sa sympathie, depuis longtemps, allait aux tribunaux islamiques. Mais les relations complexes entre les clans empêchaient son revirement. C’est seulement au moment où se préparait l’offensive vers Balad qu’il a finalement changé de bord, offrant la ville, qu’il était supposé défendre, aux tribunaux.

Depuis, il ne fait plus mystère de ses intentions. "Notre but est que les tribunaux islamiques dominent toute la Somalie", affirme-t-il, devant un poster épinglé dans le quartier général de la milice, en ville, représentant une scène du pèlerinage à La Mecque.

Le cheikh a l’intention de réformer les moeurs des habitants de Balad, en commençant par interdire le khat, les tiges d’arbuste que les Somaliens mâchent pour en tirer des effets proches de ceux des amphétamines.

Le khat, intégré depuis des temps immémoriaux dans la culture somalienne, est l’une des cibles prioritaires des groupes religieux les plus rigoureux. Selon le cheikh Maolin Hashi, "le khat est une drogue, interdite pour un musulman. Nous allons bientôt annoncer qu’il faut arrêter de consommer du khat à Balad". S’il a réellement l’intention de faire appliquer cette mesure, il y a fort à faire. Ses propres miliciens sont les premiers à quémander un peu d’argent pour acheter la "drogue".

La plupart d’entre eux ne risquent pas de porter de longues barbes comme certains des commandants. Adolescents à peine pubères, ils peuvent tout juste s’essayer à la moustache. Ils sont, avant tout, la chair à "technicals" de la guerre en Somalie, durs au mal, capables d’être cahotés des heures à l’arrière d’un pick-up, jambes pendant à l’extérieur, kalachnikov coincé entre les cuisses, sans se plaindre ni jamais perdre une tong ou, plus important, une arme ou une paire de fausses Ray Ban.

Ahmed "Adi" Mohammed Issak, l’un d’entre eux, a deux idées en tête. D’abord, trouver du khat pour faire passer l’interminable après-midi. Ensuite, si possible, reconquérir la région de Mogadiscio, qui était la "propriété" de son clan, les Matan, voici plusieurs siècles, avant d’être "colonisée" par d’autres clans, comme celui de Musa Sudi. "Toute cette région, de Johwar à Mogadiscio, était notre territoire autrefois, avant qu’on nous le vole. Même le port d’El-Maan est à nous, on doit reprendre tout ça", affirme-t-il, approuvé par le groupe des miliciens.

Jean-Philippe Rémy

______________________________________ AFP

Somalie : les tribunaux islamiques demandent
la reddition des chefs de guerre
Par Ali MUSA ABDI

MOGADISCIO (AFP) – Le président des tribunaux islamiques de Mogadiscio, cheikh Sharif Sheikh Ahmed, dont les milices ont pris le contrôle lundi d’une grande partie de la capitale somalienne, a appelé samedi à la reddition de ses rivaux, les chefs de guerre, qui ont rejeté cette demande.

"Nous leur donnons du temps pour se corriger, nous avons envoyé des chefs coutumiers pour les persuader de se rendre pacifiquement", a déclaré cheikh Sharif Sheikh Ahmed en référence à l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), composée de chefs de guerre appuyés par les Etats-Unis.

"Nous sommes ici pour la paix et nous n’aimons pas la guerre. Si les chefs de guerre ne se rendent pas, tout le monde sait ce qu’il va se passer", a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Mogadiscio, au siège de la coalition des tribunaux islamiques.

Mais les chefs de guerre ont immédiatement rejeté cet appel à la reddition.

L’un d’eux, qui se trouve dans le quartier de Karan, dans le nord de la capitale, protégé par le puissant sous-clan Abgal, a affirmé à l’AFP que "Sheikh Ahmed parlait en son nom propre sans représenter la vaste majorité du peuple somalien".

"Nous l’appelons à s’abstenir de recourir à la violence et nous l’exhortons à se joindre à la population dans le nord de Mogadiscio", a-t-il ajouté, en référence à la résistance que les milices islamistes rencontrent dans cette partie de la capitale.

"Si nous sommes attaqués, nous nous défendrons", a-t-il prévenu, affirmant que cheikh Sharif Sheikh Ahmed n’avait pas envoyé de chefs coutumiers négocier.

Les milices islamistes ont annoncé lundi avoir pris le contrôle de Mogadiscio, qui était aux mains des chefs de guerre rivaux depuis le début de la guerre civile en 1991. La ville est tombée au terme de près de quatre mois de combats qui ont fait au moins 347 morts et 2.000 blessés. Il s’agit de l’une des batailles les plus sanglantes en quinze ans de guerre.

Les milices des tribunaux islamiques rencontrent cependant une résistance dans le nord de la capitale.

Des chefs de guerre de l’ARPCT se sont aussi repliés dans leur fief de Jowhar, ville située à 90 km au nord de Mogadiscio, où ils ont renforcé leurs positions vendredi en prévision de nouveaux combats avec les milices des tribunaux islamiques.

Samedi, la situation était cependant calme à Mogadiscio et Jowhar, selon des témoins.

Lors de sa conférence de presse, cheikh Sharif Sheikh Ahmed a une nouvelle fois rappelé qu’au sujet de la loi coranique, "c’est au peuple somalien de décider" et que son mouvement n’était "contre aucun pays", en référence aux Etats-Unis.

De leur côté, les Etats-Unis ont proposé de créer un "groupe de contact sur la Somalie", destiné à "promouvoir l’action concertée et la coordination pour soutenir les institutions fédérales transitoires de Somalie", reconnaissant ainsi implicitement l’échec de leur alliance avec les chefs de guerre pour freiner la montée des islamistes dans ce pays.

Par ailleurs, à Baïdoa, siège des institutions somaliennes de transition, le gouvernement a déployé samedi des troupes au lendemain de violences entre milices rivales qui ne semblent pas liées aux combats de Mogadiscio, a-t-on appris de source officielle.

Au moins 300 hommes armés selon le gouvernement, au moins 1.500 selon des témoins, sont arrivés dans cette ville située à environ 250 km au nord-ouest de Mogadiscio.

Les violences de vendredi à Baïdoa, qui ont fait sept morts, ont éclaté après la décision du gouvernement d’aider les autorités locales à démanteler les barrages routiers illégaux, où les miliciens rackettent la population. Samedi, aucune violence n’était signalée à Baïdoa.

________________________________________ AFP

Somalie: le gouvernement déploie des forces à Baïdoa, siège des institutions

BAIDOA (AFP) – Le gouvernement somalien de transition a déployé des troupes à Baïdoa, siège des institutions et théâtre vendredi de violences entre milices rivales qui ne semblent pas liées aux combats de Mogadiscio, a-t-on appris samedi de source officielle.

De récents affrontements ont opposé dans la capitale Mogadiscio les milices islamistes à l’alliance de chefs de guerre soutenue par les Etats-Unis. Les milices islamistes contrôlent désormais la majeure partie de cette ville après près de quatre mois de combats sanglants.

"Environ 300 militaires ont été déployés (à Baïdoa) pour démanteler les barrages routiers qui sont mis en place par quelques miliciens", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Abdirahman Nur Mohamed Dinari, à Baïdoa, ville située à environ 250 km au nord-ouest de Mogadiscio.

"Quand ils auront fini de démanteler les barrages, ils les remettront immédiatement à la police à Baïdoa", a-t-il ajouté.

Mais selon plusieurs habitants, les troupes seraient au moins au nombre de 1.500 à Baïdoa, où siègent les institutions politiques somaliennes en raison de l’insécurité à Mogadiscio.

Baïdoa était cependant calme samedi, selon ces mêmes sources, au lendemain de violences entre milices rivales qui ont fait sept morts et éclaté après la décision du gouvernement d’aider les autorités locales à démanteler les barrages routiers illégaux, où les miliciens rackettent la population.

"La tâche de cette force à Baïdoa est d’apporter la paix, rien de plus, rien de moins", a déclaré M. Dinari.

De telles violences sont fréquentes en Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique en guerre civile depuis 1991.

Les affrontements de vendredi ont opposé des miliciens loyaux au président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed et des hommes armés aux ordres d’un commandant du clan Raharwein qui domine les régions Bay et Bakol où se trouve Baïdoa, selon des témoins. La plupart des miliciens de M. Yusuf viennent de la région du Puntland (nord), d’où est originaire le président.

La présence des hommes de M. Yusuf a accru les tensions à Baïdoa, les milices locales se plaignant que des combattants venus du nord prennent leur travail.

Samedi, le gouvernement était réuni à Baïdoa pour parler de la sécurité dans cette ville. "Une réunion a lieu entre le président et des membres du gouvernement", a déclaré un ministre sous couvert d’anonymat, précisant que cette réunion était consacrée à la mise en place d’une force de sécurité permanente à Baïdoa.

La Somalie s’est dotée en 2004 d’un gouvernement, qui s’est jusqu’à présent montré incapable de rétablir l’ordre.

Par ailleurs, la situation était calme samedi à Jowhar (90 km au nord de Mogadiscio), dernier fief de l’alliance de chefs de guerre soutenue par les Etats-Unis et qui avait renforcé vendredi ses positions en vue d’une possible offensive des miliciens islamistes, selon des témoins.

Vendredi, Washington a proposé vendredi de créer un "Groupe de contact sur la Somalie", reconnaissant implicitement l’échec de son alliance avec les chefs de guerre pour freiner la montée des islamistes.

"Nous appelons à la réunion d’un Groupe de contact sur la Somalie pendant la semaine du 12 juin –la semaine prochaine– à New York", a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack.

Les Etats-Unis avaient soutenu financièrement ces derniers mois les chefs de guerre qui se disputent depuis des années ce pays en proie à l’anarchie, dans l’objectif de faire échec aux islamistes qu’ils accusent d’abriter des terroristes.

______________________________________________ REUTERS

Une milice islamiste fait route vers Jowhar, en Somalie

MOGADISCIO (Reuters) – Quelques jours après avoir pris le contrôle de Mogadiscio, une milice islamiste somalienne faisait route vendredi en direction du dernier bastion des chefs de guerre laïcs, Jowhar.

Les chefs de guerre, qui se sont regroupés au sein d’une coalition, sont réputés bénéficier du soutien de Washington et leur déroute marque un revers pour la politique étrangère des Etats-Unis.

Ces derniers ont appelé à la tenue la semaine prochaine à New York d’une conférence internationale visant à définir la stratégie à suivre en Somalie et qui réunirait des responsables onusiens, européens et africains.

Selon des habitants de Jowhar, les miliciens, qui ont pris lundi le contrôle de la capitale somalienne d’où ils ont chassé les chefs de guerre, se sont rapprochés pendant la nuit de jeudi à vendredi de cette localité située à 90km plus au nord.

"Nos forces ont avancé en direction de celles des chefs de guerre", a déclaré Siyad Mohamed, l’un des chefs de la milice islamiste.

ACCROCHAGE A BAÏDOA

Quant aux maîtres de Jowhar, renforcés par des alliés vaincus par les islamistes, ils ont avancé vers le sud jeudi, jusqu’au village de Qalimoy.

"La coalition (de chefs de guerre) a pris les armes qui lui restaient ainsi que des miliciens de la ville pour renforcer leur défense à Qalimoy après avoir appris que les tribunaux islamiques progressaient en direction de Jowhar", a rapporté Abdi Warsame, un agriculteur.

Pour le milicien islamiste Siyad Mohamed, "si leurs mouvements se poursuivent, nous n’aurons pas d’autre choix que de les attaquer parce qu’ils s’apprêtent à nous attaquer".

Cinq personnes au moins ont été tuées dans un affrontement survenu à un poste de contrôle de Baïdoa, entre des miliciens locaux et la garde du président d’Abdoullahi Youssouf, a déclaré un porte-parole du gouvernement intérimaire.

Youssouf n’était pas présent au moment de l’accrochage dans cette ville abritant le gouvernement intérimaire de Somalie, qui ne semble pas lié à la chute de la capitale aux mains des milices islamiques.

La victoire des islamistes, à l’issue de trois mois de combats qui ont fait 350 morts, a chassé de Mogadiscio les chefs de guerre pour la première fois depuis qu’ils ont renversé en 1991 le dirigeant militaire Mohamed Siad Barre.

09/06/06 (B353_B) FLASH INFOS (Lecteur) : lendemain d’attentat à la grenade. (Corrélations inquiétantes)



L’attentat à la grenade survenu lundi dernier à l’avenue 13 côté quartier 4
a été curieusement occulté par les médias publics Djiboutiens aux ordres de
Guelleh.



Ni la Nation ni la RTD ne s’en sont fait l’écho au jour d’aujourd’hui.



Pourtant cette lâche agression à la grenade défensive a fait 5 blessés et
entrainé plusieurs arrestations de civils innocents.



Quarante huit heures après cet énième coup des services spéciaux du régime,
des domiciles privés de la capitale ont été fouillés de fond en comble d’Ambouli à Balbala.



Il s’agirait des résidences  des dirigeants de l’opposition (UDJ et MRD).



Le fils d’un responsable de l’UAD (actuellement en congé en Ethiopie) a été arrêté lors des fouilles.



De plus, l’on apprend qu’un membre actif de l’ARD (Ali Omar Ali dit Ali Baba) serait détenu dans les locaux de la Police « criminelle »  depuis mercredi après-midi le 7 juin
2006.  



En effet, deux policiers en civils (arme aux poings) l’auraient interpellé
alors qu’il se rendait à la Mosquée pour la prière.



Après son expédition musclée au Nord, le régime semble rechercher des
«brigands» dans la capitale, histoire de soutirer des sous aux Américains
déprimés par la victoire des milices Islamistes à Mogadiscio.



Réconciliation RPP – FRUD bis sur les lieux du crime ?

Par ailleurs, la RTD a annoncé ce jeudi soir que les Partis RPP et FRUD-bis se
sont réconciliés lors des assises (qui n’ont duré qu’un jour) tenus jeudi 1er juin dans la localité du Lac Assal non loin du lieu de l’assassinat du Juge Borrel.



A cet occasion, les deux formations alliées (mais dont l’une n’hésite pas à
frauder les bulletins de vote au détriment de l’autre) auraient décidé de gérer conjointement la
mise en application de la décentralisation mascarade et ce conformément à
l’accord d’ABAA (rédaction inconnue au sein même de la majorité des membres
du FRUD-bis) signé le 26 décembre 1994.



Le FRUD-bis de Jean-Marie, d’Ougoureh Kiflé n’en finit pas d’avaler des
kilomètres de couleuvres.



Tout ce scénario pour justifier une répression politique programmée contre l’opposition démocratique après les deux derniers échecs avec des taux d’abstention record (officieusement 88% et 85%) lors des élections présidentielles et régionales.



Toutefois, les Djiboutiens apprécient et savent bien que l’UAD reste légale et pacifique.



Les vrais brigands et autres adeptes de la terreur politique ainsi que des crimes organisés sont à rechercher du côté du pouvoir clanique de Guelleh.



Tous les attentats politiques non élucidés depuis 1977, tous les attentats à la grenade, qui ont souvent fait bon nombre de victimes et dont les auteurs restent impunis, sont à mettre sur le compte de sa police politique.




Humour – Roger Picon
Un jour prochain il rendra de comptes devant la Justice de son pays.

Tout a une fin, la sienne viendra fatalement.

Dans le contexte actuel et face à la recrudescence des arrestations illégales, l’on se demande si la nouvelle Brigade « criminelle » de la FNP ne serait pas devenue une Annexe de la Police Politique SDS ?

Une victime collatérale de l’attentat

de 1998 à l’Avenue Nasser.

09/06/06 (B353-B) La Conférence internationale du Travail se tient à Genève. Parmi les dossiers, celui de Djibouti devrait être examiné avec un soin attentif, d’autant plus que les représentants du BIT, de la CISL et de la FIDH qui ont été expulsés ou interdits de pénétrer sur le territoire, devraient s’exprimer librement.

ARDHD : La fête pour Guelleh, en tout cas pour son image de marque qui devrait prendre un coup sérieux …. !


Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 8 JUIN 2006



LE POUVOIR DJIBOUTIEN
FACE A L’OIT A GENEVE

 

La Conférence internationale du Travail organisée par l’Organisation
Internationale du Travail (OIT)  se tient en ce moment à Genève.

C’est une heureuse occasion d’examiner la situation du syndicalisme
indépendant dans notre pays.

Après les répressions antisyndicales massives de 1995, les années 2005 et
2006 ont été particulièrement noires pour les Travailleurs affiliés à la
Centrale syndicale indépendante de l’Union Djiboutienne du Travail (UDT).

Aux licenciements arbitraires des Travailleurs portuaires en octobre 2005
est venue s’ajouter la mise hors jeu de ce syndicat indépendant et
l’incarcération de ses dirigeants et leur mise sous contrôle judiciaire
depuis avril 2006.

Conséquence de ces mesures iniques, les syndicats indépendants ont décrèté
un deuil syndical le 1er mai dernier, s’abstenant pour la première fois de
commémorer la fête du Travail en signe de protestation.

Depuis ces malheureux évènements le pouvoir n’a pas renoncé à démanteler le
syndicalisme libre.

D’ailleurs la Délégation gouvernementale actuellement présente à Genève ne
semble pas porteuse d’ouverture et de dialogue.

Car, comme chaque année elle est accompagnée par des syndicats-maison, alors
que les dirigeants des syndicats libres ont vu leurs passeports confisqués
par la police (FNP).

Il ne fait aucun doute que la FIDH, la CISL et le BIT (dont les chargés de mission ont été expulsés manu militari) également présents à cette Conférence hausseront le ton face aux violations répétés et flagrantes des Conventions internationales sur les droits des Travailleurs  toutes ratifiées par la République de Djibouti.

En attendant les résultats des travaux de Genève.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) confiante sur l’issue des travaux de Genève :

  1. appelle la communauté internationale à favoriser le dialogue en particulier avec les centrales syndicales indépendantes Djiboutiennes ;
  2. dénonce l’acharnement judiciaire à l’encontre de l’UDT ;
  3. demande la réintégration de tous les syndicalistes licenciés en 1995 ;
  4. la réintégration immédiate de tous les Travailleurs portuaires abusivement licenciés en octobre 2005, suite à un mouvement de grève ;
  5. exige la normalisation de la situation salariale de l’ensemble des Travailleurs en République de Djibouti ;
  6. l’abandon du nouveau Code du Travail  rétrograde et antisocial élaboré sans concertation avec les Représentants des Travailleurs.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

08/06/06 (B353_B) Le Nouvel Obs : Vols secrets de la CIA : le rapport contesté par plusieurs pays.



NOUVELOBS.COM | 08.06.06 | 11:49



Des pays mis en cause par l’enquête du Conseil de l’Europe contestent leur implication dans l’affaire des vols secrets de la CIA.

A près la publication du rapport du Conseil de l’Europe sur les vols secrets de la CIA, démentis et critiques pleuvent. Selon le sénateur suisse Dick Marty, auteur du rapport rendu publique mercredi 7 juin, les pays incriminés -Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Suède, Bosnie, Macédoine, Turquie, Espagne, Chypre, Irlande, Grèce, Portugal, Roumanie et Pologne- se sont rendus complices de « transferts illégaux » de personnes soupçonnées de terrorisme par la CIA. (Pour accéder à la liste des pays européens cités et des aéroports utilisés,cliquer ici).

La Suisse a réfuté les reproches de Dick Marty qui l’accuse dans son étude de « formalisme » et de « servilité » envers les Etats-Unis. « Nous avons toujours été transparents et clairs sur les principes », a déclaré Lars Knuchel, porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères.



« C’est de la calomnie »

Et si la Suède et la Bosnie ont déjà reconnu un certain degré d’implication, les autorités roumaines et polonaises ont réfuté les accusations du texte. « C’est de la calomnie qui n’est basée sur aucun fait », a estimé le Premier ministre polonais Kazimierz Marcinkiewicz.

« Il n’y a pas de preuve qu’il y ait eu de tels centres de détention en Roumanie », a déclaré de son côté, Romeo Raicu, président d’une commission parlementaire roumaine sur les services secrets. En Grande-Bretagne, le Premier ministre Tony Blair a affirmé que le rapport ne contenait « absolument rien de nouveau ».

Les Etats-Unis ont également rejeté les conclusions de M. Marty évoquant un « réchauffé » ne contenant « aucun fait nouveau convaincant ». « Nous sommes déçus par la tonalité et le contenu (du rapport) », a précisé Sean McCormack, porte-parole du département d’Etat.

Pour son enquête, Dick Marty s’est appuyé sur des carnets de vol transmis par Eurocontrol (Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne), des témoignages de personnes affirmant avoir été enlevées par la CIA et des enquêtes judiciaires et parlementaires menées dans plusieurs pays.

Selon lui, des pays européens ont laissé les services secrets américains enlever des personnes résidant sur leur sol, et d’autres les ont autorisés à utiliser leur espace aérien ou ont simplement fermé les yeux sur leurs activités douteuses sur leur territoire. « Les gouvernements européens ont simplement décidé qu’ils ne voulaient pas voir », a déclaré Dick Marty à la presse.



72 minutes à Timisoara



Dick Marty estime que les aéroports de Timisoara en Roumanie et Szymany en Pologne ont servi de « points de transfert et de débarquement de détenus » avec huit autres aéroports hors d’Europe. Les deux pays faisaient, selon lui, partie d’un « circuit » mis en place par la CIA.

Dick Marty raconte par exemple qu’un avion est arrivé à Timisoara en provenance de Kaboul la nuit du 25 janvier 2004, avec à son bord Khaled El-Masri, un Allemand qui affirme avoir été enlevé à Skopje en Macédoine et transféré dans la capitale afghane. Selon le chef de l’enquête du Conseil de l’Europe, l’avion et l’équipage qui accompagnaient El-Masri sont restés 72 minutes à Timisoara avant de décoller pour l’Espagne.

« L’hypothèse la plus probable de l’objectif de ce vol était de transporter un ou plusieurs détenus de Kaboul vers la Roumanie », souligne le rapport. Une enquête parallèle lancée par le Parlement européen montre qu’un millier de vols clandestins de la CIA ont fait escale en Europe depuis les attentats du 11 septembre 2001. (avec AP)

08/06/06 (B353_B) RSF : un mémorial à Bayeux à la mémoire des journalistes qui ont perdu la vie, en accomplissant leur métier. Appel à la mémoire de tous pour compléter la liste des noms qui seront gravés sur le monument. Si vous avez des informations sur des journalistes morts dans la Région de la Corne, prenez contact avec RSF !

Reporters sans frontières






7 June 2006





MÉMORIAL DES REPORTERS À BAYEUX (FRANCE)


Reporters sans frontières fait appel à la mémoire de chacun pour établir la liste des journalistes tués dans le monde depuis 1944

La ville de Bayeux, en Normandie, a choisi d’accueillir, en collaboration avec Reporters sans frontières, un mémorial pour rendre hommage aux journalistes tués dans l’exercice de leur fonction.


Ce lieu, entièrement dédié aux reporters et à la liberté de la presse, sera le premier du genre en Europe. Le site sera constitué d’une promenade paysagère ponctuée de pierres blanches sur lesquelles seront gravées les noms des journalistes tués sur la planète depuis 1944.

Afin de mener à bien ce projet, Reporters sans frontières fait aujourd’hui appel à la mémoire de toutes celles et ceux qui sont attachés à la liberté de la presse et d’expression, partout dans le monde, pour établir la liste des journalistes tués.

Si vous avez connaissance d’un ou de plusieurs noms de journalistes tués ou décédés depuis 1944 alors qu’ils exerçaient leur métier, prenez contact avec Reporters sans frontières en envoyant toutes les informations à votre disposition (nom de la victime, du média qui l’employait, date et lieu du décès) par email à l’adresse memorial@rsf.org. Après vérification, les noms seront ajoutés à la liste puis gravés sur l’une des pierres du Mémorial des reporters.

Ce communiqué est adressé aux rédactions, associations professionnelles, syndicats, organisations non gouvernementales du monde entier. Il est traduit dans une dizaine de langues. Reporters sans frontières vous remercie de le faire circuler massivement auprès de vos collègues, confrères et amis.



Le Mémorial des reporters sera inauguré à Bayeux le 7 octobre 2006.


08/06/06 (B353_B) En dépit d’un titre rassurant sur l’ouverture du dialogue entre les vainqueurs de la bataille de Mogadiscio et le Gouvernement provisoire, une dépêche de l’A.P. laisse entendre que la situation est loin d’être clarifiée en Somalie (Info lecteur)

Ouverture d’un dialogue entre le gouvernement provisoire somalien et les chefs islamistes

MOGADISCIO (AP) – La milice des tribunaux islamiques qui s’est emparée de Mogadiscio a entamé jeudi des pourparlers avec le gouvernement intérimaire somalien, dernier signe de la montée en puissance des fondamentalistes dans le pays.

Dans le même temps, le clan le plus important de Mogadiscio, traditionnellement le mieux implanté dans la capitale, celui des Abgal, a rassemblé 2.000 manifestants dans le nord de la ville, les participants réclamant le départ des islamistes.

Deux ministres du gouvernement intérimaire soutenu par l’ONU et installé à Baidoa, à 250 km de la capitale où il n’a jamais réussi à prendre pied, rencontraient donc les nouveaux maîtres de Mogadiscio, les dirigeants de l’Union des tribunaux islamiques, selon le porte-parole du gouvernement Abdirahman Nur Mohamed Dinari. Et ce afin de discuter de l’avenir du pays.

L’Union des tribunaux islamiques a pour sa part adressé une lettre à Washington, dénonçant le soutien américain à l’alliance des seigneurs de la guerre somaliens qui s’étaient alliés contre les miliciens islamistes avant d’être chassés de la capitale.

De son côté, le Haut-représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité, Javier Solana, a apporté son soutien à la décision du gouvernement intérimaire de lancer le dialogue à Mogadiscio, avec les tribunaux islamiques mais aussi avec « la société civile, les communautés d’affaires et d’autres acteurs ».