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08/06/06 (B353_B) RSF : un mémorial à Bayeux à la mémoire des journalistes qui ont perdu la vie, en accomplissant leur métier. Appel à la mémoire de tous pour compléter la liste des noms qui seront gravés sur le monument. Si vous avez des informations sur des journalistes morts dans la Région de la Corne, prenez contact avec RSF !

Reporters sans frontières






7 June 2006





MÉMORIAL DES REPORTERS À BAYEUX (FRANCE)


Reporters sans frontières fait appel à la mémoire de chacun pour établir la liste des journalistes tués dans le monde depuis 1944

La ville de Bayeux, en Normandie, a choisi d’accueillir, en collaboration avec Reporters sans frontières, un mémorial pour rendre hommage aux journalistes tués dans l’exercice de leur fonction.


Ce lieu, entièrement dédié aux reporters et à la liberté de la presse, sera le premier du genre en Europe. Le site sera constitué d’une promenade paysagère ponctuée de pierres blanches sur lesquelles seront gravées les noms des journalistes tués sur la planète depuis 1944.

Afin de mener à bien ce projet, Reporters sans frontières fait aujourd’hui appel à la mémoire de toutes celles et ceux qui sont attachés à la liberté de la presse et d’expression, partout dans le monde, pour établir la liste des journalistes tués.

Si vous avez connaissance d’un ou de plusieurs noms de journalistes tués ou décédés depuis 1944 alors qu’ils exerçaient leur métier, prenez contact avec Reporters sans frontières en envoyant toutes les informations à votre disposition (nom de la victime, du média qui l’employait, date et lieu du décès) par email à l’adresse memorial@rsf.org. Après vérification, les noms seront ajoutés à la liste puis gravés sur l’une des pierres du Mémorial des reporters.

Ce communiqué est adressé aux rédactions, associations professionnelles, syndicats, organisations non gouvernementales du monde entier. Il est traduit dans une dizaine de langues. Reporters sans frontières vous remercie de le faire circuler massivement auprès de vos collègues, confrères et amis.



Le Mémorial des reporters sera inauguré à Bayeux le 7 octobre 2006.


07/06/06 (B353_B) Les dernières nouvelles du front : que ça saute ! Pour quelles raisons Guelleh n’a-t-il pas honoré de sa présence, la fête de l’Armée nationale le 6 juin (Peur pour sa sécurité, peur de la grogne des militaires ? ou les deux ?)

Lundi (en fin  de matinée et dans l’après-midi) le 5 juin 2006 des alertes à la bombe ont été signalées dans des hôtels du centre ville  (Ménélik et
Bellevue à deux pas de la Présidence).


Roger Picon

Les fouilles immédiatement entreprises n’ont rien donné.

Cependant dans la soirée, aux alentours de 22h15, une grenade a explosé Avenue 13 ; bilan : 5 blessés dont un grave.

Les forces de l’ordre, avec un grand retard, ont boulcé la zone et ont procèdé à des dizaines d’arrestations d’innoncents passants.

Les médias nationaux ont observé un assourdissant silence sur cet évenemment.

Peut-être en raison de l’autocensure pratiquée par les
journalistes de la RTD qui craignent de faire leur métier (qui est d’informé) par peur d’être écartés comme leurs confrères depuis quelques semaines.

Last but not least.

Pour la petite histoire, l’ambulance de secours aurait réclamé 500FD aux blessés et deux blessés insolvables auraient été explusés de l’Hôpital
Peltier car n’ayant pas pu débouser les 700FD (taxe pour Miguil ?)  imposés pour avoir accés aux urgences.

Des généreuses personnes auraient payé pour que ces bléssés indigents soient

soignés. 

Le lendemain matin, mardi 6 juin 2006, l’Armée nationale fêtait son 29ème anniversaire. Le chef de l’Etat, chef suprême des Armées n’a pas assisté à la cérémonie. Que se reproche-t-il ?



07/06/06 (B353_B) Les vols secrets de la CIA et le rôle de certains pays, dont des pays de l’U.E..

____________________________ Note de l’ARDHD
Des correspondants nous signalent de nombreux articles parus durant les dernières heures à la suite la publication du rapport du Secrétaire général de la CEDH, qui est très instructif et qui présent les réponses de chaque Etat pouvant être concerné : télécharger le rapport complet 328 Ko).

Nous ne pouvons pas publier tous les articles et dépêches disponibles. Nous vous en proposons trois parmi tous ceux qui sont diponibles sur Internet : Reuters, AP et Le Nouvel Obs.

___________________________________ Extrait du Nouvel Obs

La « toile d’araignée » de la CIA

NOUVELOBS.COM | 07.06.06 | 13:05

Le rapport du parlementaire du Conseil de l’Europe Dick Marty détaille ce qu’il appelle la « toile d’araignée » de la CIA. Voici les pays européens cités, et les aéroports ayant été utilisés, selon ce rapport, par la CIA notamment en Europe.

Etats européens pouvant « être tenus pour responsables, à des degrés divers et pas toujours établis de façon définitive, de violations des droits des personnes » suspectés de terrorisme lors de transfèrements illégaux:

– La Suède, la Bosnie-Herzégovine, le Royaume Uni, l’Italie, l’ex-République yougoslave de Macédoine, l’Allemagne, la Turquie.

Etats pouvant « être tenus pour responsables de collusion – active ou passive (dans le sens d’avoir toléré ou d’avoir été négligent dans l’obligation de surveillance) – en matière de détentions secrètes et de transferts interétatiques illégaux d’un nombre non spécifié de personnes dont l’identité n’est pas encore connue »:

-la Pologne et la Roumanie dans le fonctionnement de centres de détention secrète.

-l’Allemagne, la Turquie, l’Espagne et Chypre en tant que « plateformes » pour les vols liés à des transferts illégaux de détenus.

-l’Irlande, le Royaume Uni, le Portugal, la Grèce et l’Italie en tant qu’ « escales » pour les vols liés à des transferts illégaux de détenus.

Les aéroports utilisés

– Catégorie A: « Points d’escale » (points d’atterrissage des aéronefs leur permettant de faire le plein, principalement lors du retour):
Prestwick, Shannon, Rome Ciampino, Athènes, Santa Maria (Açores), Bangor Prague

– Catégorie B: « Points de relais/plateformes » (points à partir desquels les opérations sont lancées – les aéronefs et l’équipage y sont préparés ou se réunissent):
Washington, Francfort, Adana-Incirlik (Turquie), Ramstein, Larnaca (Chypre), Palma de Majorque, Bakou (Azerbaidjan)

– Catégorie C : « Points d’embarquement ponctuel » (d’après nos recherches, points où un détenu a été embarqué pour une restitution ponctuelle, c’est-à-dire en dehors d’une démarche systématique):
Stockholm-Bromma, Banjul (Gambie), Skopje (Macédoine), Aviano (Italie), Tuzla (Bosnie-Herzégovine)

– Catégorie D : « Points de transfert/débarquement de détenus » (endroits très fréquentés, où les avions ont tendance à atterrir pour de courtes périodes, généralement à l’écart de la trajectoire principale, il y existe soit un lieu de détention connu, soit une simple présomption de l’existence d’un lieu de détention):
Le Caire, Amman, Islamabad, Rabat, Kaboul, Guantanamo Bay, Timisoara / Bucarest (Roumanie), Tachkent (Ouzbékistan), Alger, Bagdad, Szymany (Pologne).

___________________________________ Extrait AP

Prisons secrètes : des avions de la CIA ont effectué des escales en Pologne et en Roumanie





AP | 07.06.06 | 10:10






PARIS (AP) — Des avions de la CIA transportant des terroristes présumés ont effectué des escales en Roumanie et en Pologne probablement pour y déposer des détenus, a annoncé mercredi Dick Marty, le sénateur suisse qui dirige l’enquête européenne sur les activités illégales présumées de la Centrale de renseignement américaine en Europe.

Dans son rapport, Dick Marty accuse plusieurs autres pays de collusion avec les « activités douteuses » de la CIA. Il souligne que la Roumanie fait partie d’un « circuit » mis en place par la CIA et servait d’escale pour ses avions. En annexe de son rapport, Dick Marty présente une carte sur laquelle figurent les « points de chute » présumés allant de Kaboul à Guantanamo en passant par Rabat (Ma c), Alger (Algérie), Le Caire (Egypte), Amman (Jordanie), Bagdad (Irak), Bucarest, Timisoara (Roumanie) et Szymany (Pologne).

La Pologne et la Roumanie avaient été montrées du doigt par l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) comme deux des pays ayant pu accueillir des prisons secrètes de la CIA. Varsovie et Bucarest ont toujours formellement démenti.

Le 24 janvier, la commission chargée par le Conseil de l’Europe d’enquêter sur l’existence d’éventuelles prisons secrètes de la CIA en Europe avait remis un rapport d’étape qui confirmait que des agents américains ont bien transporté et détenu de manière illégale des terroristes présumés sur le vieux continent. En revanche, ce rapport n’apportait aucun élément nouveau sur les emplacements de ces prisons supposées en Europe.

A la fin du mois d’avril, la commission d’enquête du Parlement européen sur les présumées prisons secrètes de la CIA en Europe avait rendu public un second rapport d’étape selon lequel plus d’un millier de vols clandestins auraient transité par le vieux continent depuis 2001.

Le rapport, rédigé par le député européen Giovanni Fava, était le résultat de trois mois d’auditions et de plus de 50 heures de témoignages de militants pour les droits de l’homme, de responsables de l’Union européenne et de personnes affirmant avoir été enlevées et torturées par des agents américains. Les données fournies par Eurocontrol, l’agence européenne de la sécurité aérienne, ont également été examinées.

L’enquête avait débuté en janvier dernier, après la révélation en novembre par le « Washington Post » de l’existence de prisons secrètes de la CIA en Europe de l’Est, où auraient été interrogés des personnes soupçonnées de terrorisme. Ces suspects auraient également été transportés dans des vols secrets transitant par des aéroports européens avant de rallier leur destination finale, la prison de Guantanamo à Cuba.


AP


____________________________________ Extrait Reuters

Quatorze pays européens impliqués dans les vols de la CIA

mercredi 07 juin 2006 (Reuters – 13:13)

PARIS – Quatorze pays européens ont participé ou couvert la « toile d’araignée » mondiale dressée par la CIA pour détenir ou transférer des terroristes présumés, selon le rapport du Conseil de l’Europe publié mercredi.

Dick Marty, qui dirige l’enquête européenne sur les vols secrets de la centrale de renseignement américaine, soupçonne notamment la Pologne et la Roumanie d’avoir abrité des centres de détention illégaux.

« Il est désormais clair (…) que les autorités de plusieurs pays européens ont activement participé, avec la CIA, à des activités illégales, que d’autres les ont ignorées en c naissance de cause, ou n’ont pas voulu savoir », déclare-t-il en préambule de son rapport.

Le document affirme que sept Etats membres, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et la Turquie, peuvent être « tenus pour responsables, à des degrés divers, de violations des droits des personnes ».

Sept autres pays, notamment la Pologne et la Roumanie, pour le fonctionnement de centres de détention secrets, ou l’Irlande, le Portugal et la Grèce, en tant qu’escales pour des vols illégaux, seraient responsables de « collusion active ou passive ».

Dick Marty a rendu son rapport public mercredi à Paris lors d’une réunion de la Commission des questions juridiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Il insiste sur les cas de la Roumanie et de la Pologne, pays mis en cause par l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW).

« Des éléments de faits viennent corroborer l’hypothèse selon laquelle certains points d’atterrissage en Roumanie et en Pologne, à proximité de centres de détention secrets, servent à débarquer des détenus », écrit-il.

« UNE PARTIE DE LA VERITE »

Le parlementaire suisse souligne que l’existence de ces centres secrets ne fait guère de doutes.

« Si des preuves au sens classique du terme ne sont pas encore disponibles à ce jour, de nombreux éléments cohérents et convergents indiquent que de tels centres secrets de détention ont bel et bien existé en Europe », écrit-il.

En annexe de son rapport, Dick Marty présente une carte dressant le circuit présumé mis en place par la CIA, de Kaboul à Guantanamo, à Cuba, en passant par Rabat, Alger, Le Caire ou Bucarest et un réseau mondial de lieux de détention géré par divers services du gouvernement américain.

Il explique avoir utilisé des données fournies par les autorités nationales et internationales de contrôle du trafic aérien, ainsi que des informations provenant de sources internes aux services de renseign ent, notamment américains.

« Nous ne connaissons encore qu’une partie seulement de la vérité et d’autres pays pourraient encore être concernés lors de prochaines recherches ou révélations », ajoute le rapport de 67 pages publié après sept mois d’enquête.

Le 17 mai, une commission du Parlement européen avait indiqué que les Américains reconnaissaient que la CIA n’avait pu enlever ou faire transiter en Europe des suspects sans l’accord au moins tacite des Etats.

Selon elle, les « restitutions extrajudiciaires » auraient concerné 30 à 50 personnes depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et le début de la guerre contre le terrorisme. Dans un rapport d’étape, cette commission avait indiqué en avril que plus d’un millier de vols clandestins avaient transité par le vieux continent depuis 2001.

Les enquêtes menées conjointement par le Conseil de l’Europe et par l’Union européenne font suite aux révélations de la presse américaine et de plusieurs organisations non gouvernementales, en novembre 2005.

07/06/06 (B353_B) Courrier des lecteurs : pour libérer sa conscience, un lecteur témoigne d’un meurtre commis au port et il nous assure « de son combat au niveau de la communication, pour rétablir la démocratie en deux ans ». (Lecteur)

_____________________________________ Note de l’ARDHD

Nous publions ce témoignage tel que nous l’avons reçu et sous la responsabilité de son auteur, dont nous protégerons comme toujours l’anonymat.

Notre équipe n’a en effet, pas les moyens d’investiguer sur ces informations ni de les vérifier.

Nous prions nos lecteurs de les lire avec les réserves d’usage, concernant l’exactitude des faits et la présence des hommes mis en cause.

____________________________________________________________

Je vous adresse mon témoignage de façon anonyme pour ne pas risquer les foudres de la SDS. Je vous remercie de le comprendre.

Je suis le père de cinq enfants.

Soumis à un problème de conscience, je ne peux pas garder ce secret qui me pèse et qui concerne le régime actuel.

Un certain Monsieur Ismaïl Roble Imbrahim,  millitaire ex exercice, a disparu pendant la guerre du FRUD. Il était le beau-frère de Monsieur Abdallah domaine, qui travaille au Ministère des Finances.

Ce monsieur était un honnête homme, mais il a eu la malchance de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment, confronté à des gens puissants, c’est-à-dire Monsieur Ismaël Omar Guelleh, son frère, des italiens et MM Ismaël T… , Djama G… et A…, un commerçant saoudien qui servait de contact.

Ces hommes organisaient des trafics illicites entre Djibouti et l’Arabie saoudite. Ils dissimulaient la marchandise (probablement de la Cocaïne pure) dans des machines à laver. On traitait la marchandise entre 3 et 6 h du matin chaque mercredi, dans un dépôt situé au port.

Ismaël Robleh Imbrahim, qui avait été informé de ces mouvements anormaux a voulu savoir ce qui se passait réellement et qu’elles étaient les marchandises traitées sous la supervision de Monsieur Idriss Omar Guelleh.

Dans la nuit, derrière le dépôt du port, il a constaté que toute l’équipe était là, pour vérifier les derniers détails. Il fut surpris et aussitôt éliminé physiquement !

C’était un élément gênant, d’autant plus que l’équipe a très vite su que sa famille était proche du pouvoir : sa soeur travaillait avec Madame la Présidente.

L’affaire se révélant donc fort délicate, Monsieur Zakaria C… M… est arrivé sur les lieux, deux heures plus tard.

Le problème qui se posait à tous ces individus était de trouver un moyen pour faire disparaître le corps sans laisser de traces.

D’autant plus que son absence serait remarquée très rapidement par les militaires qui étaient placés en alerte en raison des combats contre les résistants du FRUD.

Finalement tout s’est bien passé ! S’il on veut !  Sans contact de lui, pendant 30 jours, l’Armée a constaté officiellement la disparition de Monsieur Ismaël Roble Imbrahim.

Je suis soulagé d’avoir raconté cet épisode monstrueux à nos frères djiboutiens.

Que l’âme de notre regretté Ismaël Roble repose en paix et que Dieu lui accorde sa clémence.

Comme vous l’avez compris, je suis djiboutien.

Ce dossier n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui sont voués à l’oubli, sauf si les témoins s’expriment.

Si j’étais au Gouvernement, je commencerai par demander pardon au peuple djiboutien ! Même Dieu, le tout puissant, pardonne à ceux qui le sollicitent et qui reconnaissent leurs fautes, leurs erreurs ou leurs crimes.

Beaucoup de familles souffrent en silence, surtout les informateurs qui ont peur d’être dénoncés ou reconnus.

Aujourd’hui, je suis au bout du tunnel ! Ma seule lumière ou mon espoir est l’ARDHD.

A l’avance, je remercie cette équipe de publier mon témoignage, même s’il ne représente qu’une goutte d’eau dans cet océan, de crimes, de trafics honteux et de corruption.

Je me suis donné deux ans pour que la Démocratie soit réinstallée.

A la fin de cette échéance, ça aura passé ou ça aura cassé.

Je suis prêt pour continuer le combat sur le plan de l’information et vous recevrez au fur et à mesure de nouvelles informations.

Même si je sais que les sbires du régime vont tenter d’actionner tous les filtres pour éviter que mes informations ne sortent via le NET. Nous savons que tous les e-mails vont être bientôt lus et vérifiés avant envoi. Guelleh a décidé la création d’une cellule informatique spécialement consacrée à cette mission : lire tous nos mails et pratiquer à la fois censure en les empêchant de partir et la sanction en donnant les informations à la SDS et aux Polices politiques.

07/06/06 (B353_B) Djibouti à l’honneur dans le rapport de La Confédération internationale des Syndicats libres (CISL) qui vient d’être rendu public ce matin ! Mais pas vraiment en bien !!!

Selon le rapport, Djibouti a également été touché par des drames similaires. Au moins un membre du syndicat des conducteurs a perdu la vie et plusieurs autres ont été sérieusement blessés au cours d’une action menée par la police lors d’une manifestation organisée en septembre.

Les conducteurs ne sont pas les seuls à connaître les affres de la répression antisyndicale.

Les dockers se souviendront longtemps de la grève qu’ils ont organisée et qui a débouché sur 170 arrestations et 70 licenciements. Autre secteur touché : la poste.

Un nouvel article dans le code du travail prévoit la suppression du contrat de travail pour celui qui forme ou rejoint un syndicat de la poste.

07/06/06 (B353_B) Encore un échec retentissant pour GUELLEH !!! La mascarade d’ARTA, dont il a tant vanté les mérites, ne semble pas être reconnue en Somalie, au moins si l’on en croit les propos de Cheikh Sharif, dans l’interview publiée sur le site de RFI.

Lien avec l’article : http://www.rfi.fr/actufr/articles/078/article_44226.asp

Cheikh Sharif : «Le premier but des tribunaux islamiques, c’est la stabilité sécuritaire»

Le chef de l’Union des tribunaux islamiques, Cheikh Sharif : «Nous ne voulons pas imposer quoi que ce soit à la population somalienne, mais nous estimons que la charia islamique peut être appliquée, parce qu’on y trouve toute la justice, toute l’égalité et tout l’amour.»

Dans un entretien à RFI, le chef de l’Union des tribunaux islamiques, dont les miliciens ont pris le contrôle de Mogadiscio, esquisse les grandes lignes de son programme. Parmi les priorités : le retour à la stabilité, l’autodétermination et la négociation avec le gouvernement de transition.

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RFI : Quel est votre programme ?

Cheikh Sharif : La Somalie a souffert et continue à souffrir d’énormément de problèmes parmi lesquels les guerres civiles qui ont eu lieu pendant seize ans, le problème de l’instabilité. Les tribunaux islamiques visent essentiellement la stabilité sur le plan sécuritaire. Le premier but des tribunaux islamiques, c’est que la Somalie retrouve la sérénité, la stabilité sécuritaire.

RFI : Comment voyez-vous l’avenir de la Somalie ?

Cheikh Sharif : Je le vois rayonnant. Le peuple somalien n’a jamais pu décider de quoi que ce soit. Il n’a pas été libre depuis la colonisation. Et maintenant, l’occasion s’offre à lui de décider de ce qui lui convient.

RFI : Voulez-vous contrôler tout le pays ?

Cheikh Sharif : Pas du tout. Pourquoi devrions-nous occuper tout le pays ? Nous, tout ce que nous voulons, c’est que le peuple somalien soit libre, qu’il puisse exprimer sa volonté et ait le pouvoir de décider, comme il l’entend.

RFI : Voulez-vous appliquer la loi islamique ?

Cheikh Sharif : Nous sommes musulmans, et je ne crois pas que la charia nous soit interdite mais la décision revient au peuple somalien. C’est lui qui décide de ce qu’il veut. Nous ne voulons pas imposer quoi que ce soit à la population somalienne, mais nous estimons que la charia islamique peut être appliquée, parce qu’on y trouve toute la justice, toute l’égalité et tout l’amour.

RFI : Et comment le peuple choisira-t-il ?

Cheikh Sharif : Evidemment, le choix est connu. Les tribunaux islamiques ont été plébiscités par les forces populaires dans la capitale somalienne quand la situation est devenue difficile, avec le désordre, les assassinats et les enlèvements, quand tout cela a beaucoup augmenté. Maintenant, nous voulons laisser au peuple somalien la possibilité de choisir ce qu’il veut. Il y a des syndicats, il y a des chefs coutumiers, il y a des intellectuels, des oulémas. Les différentes composantes de la société pourront choisir ce qu’elles veulent. Ce sont elles qui savent ce qui leur convient.

RFI : Reconnaissez-vous le gouvernement de transition ?

Cheikh Sharif : Ca n’est pas une question de reconnaissance : c’est maintenant une question de négociation. On sait comment le gouvernement a été choisi, comment on a préparé ce gouvernement. Tout cela est connu. Mais il faut que nous soyons réaliste. La société somalienne est fatiguée des désaccords et du désordre, de la pagaille entre les Somaliens et nous essayons autant que possible de rapprocher les Somaliens les uns des autres. C’est en négociant avec le gouvernement que nous allons savoir si l’un n’accepte pas l’autre et si les deux parties vont s’accepter mutuellement.

RFI : Donc vous êtes prêt à ouvrir des négociations avec le gouvernement.

Cheikh Sharif : Nous sommes prêts à négocier avec n’importe quelle partie. Nous sommes ouverts.

RFI : Quand vous dites « Nous savons comment ce gouvernement a été choisi », que voulez-vous dire ?

Cheikh Sharif : Je veux dire qu’il y a des forces extérieures au pays, des ennemis du peuple somalien qui ont été derrière la formation de ce gouvernement. Mais quoi qu’il en soit, ce gouvernement est un gouvernement somalien et nous devons autant que possible négocier, nous entendre et nous rapprocher.

par Laurent Correau,
Mouna El Banna

07/06/06 (B353_B) Festival Ciné 23/24/25 juin. L’Afrique dans tous les sens ! (Info Survie)

Lien : http://www.survie-paris.org/article.php3?id_article=37

« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront à glorifier le chasseur » (proverbe africain).

Les Africains ayant leurs propres cinéastes, c’est à eux que Survie Paris-Ile de France a laissé le soin de témoigner de la vie sur terre, en terre d’Afrique : d’Angola en Mauritanie, du Mali à l’ Afrique du Sud, du Sénégal au Rwanda, en passant par le Congo et le Cameroun on aura un aperçu de la diversité des réalités sociales et des imaginaires d’un continent méconnu.

Les projections seront suivis de débat, animé par les adhérents de l’association Survie, et d’autres surprises vous y attendent.

Et c’est pas loin de Paris…

Le lieu : Espace Jean Vilar
1, rue Paul Signac
94110 Arcueil 01 41 24 25 52
01 43 35 40 41
Accès : RER B Arcueil-Cachan
ou Bus 187 à la Porte d’orléans (descendre à la gare de RER)

Programme complet : 23 – 24 – 25 juin 2006

Vendredi 23 juin

18h30 Accueil du public autour d’un buffet africain et présentation du programme, L’Afrique, dans tous les sens en présence d’Odile Biyidi, présidente de Survie,(sous réserves) et en compagnie de l’IFAFE (Initiatives des femmes africaines de France et d’Europe )

20h Un Héros (O heroi),fiction (97mn) Zézé Gamboa , Angola (2005) Le dernier des Babingas, documentaire (18mn) David Pierre Fila République démocratique du Congo (1990)

De guerre coloniale en guerre civile, l’Angola, potentiellement l’un des pays les plus riches d’Afrique grâce à ses réserves en pétrole et en diamants, est devenu en 30 ans, un pays dévasté, où l’espérance de vie est l’une des plus faibles de la planète.

Le titre du film de Zézé Gamboa résonne ironiquement : son Héros est un « ancien combattant », recruté de force à 15 ans, démobilisé après 20 ans de combat parce qu’il a perdu une jambe en marchant sur une mine antipersonnel et qui erre dans Luanda à la recherche d’un travail. Une autre guerre est menée aux pygmées Babingas, aux confins de la République centrafricaine et du Congo : l’exploitation forestière intensive les prive de leur patrimoine économique et culturel et les condamne à une disparition prochaine .

Samedi 24 juin

14h La petite vendeuse de soleil, fiction (45mn) Djibril Diop Mambety Sénégal (1998) Le Franc, fictio ( 36 mn) Djibril Diop Mambety Sénégal (1994)

A Dakar, la vente des journaux à la criée est réservée aux jeunes garçons jusqu’au jour où Sili, jeune fille handicapée, d’une douzaine d’années, vivant dans la rue, décide d’ affronter les garçons et de vendre des journaux comme tout le monde :

La petite vendeuse de soleil, est une fiction faisant partie d’une trilogie que Djibril Diop Mambety (mort en 1998) voulait consacrer « aux petites gens » de son pays. Mario est musicien, mais sa logeuse lui a confisqué son congoma, parce qu’il n’a pas payé son loyer. Il trouve un billet de loterie et rêve à tous les instruments qu’il va pouvoir s’acheter et à la gloire qu’il en retirera.

16h15 Samba Traoré, fiction, (85mn) Idrissa Ouedraogo, Burkina Faso (1992) Le Clandestin, fiction (15mn) Zeka Laplaine, République démocratique du Congo (1997)

Après avoir participé au hold-up d’une station service, Samba se réfugie dans son village natal, où sa soudaine fortune déclenche de vives réactions… ce« western dans la brousse » (Libé) est l’un des films africains les plus originaux : conjonction rare d’un réalisateur aussi à l’aise dans le documentaire que dans la fiction. Le rôle titre est tenu par Bakary Sangaré qu’on retrouvera dans le prochain film de Ouedraogo : Un malheur n’arrive jamais seul. C’est apparemment un film de genre, comme en produisait Mack Sennett avant l’arrivée du parlant, que propose Zeka Laplaine : un gros policier poursuit un clandestin, la poursuite est burlesque, mais la situation est tragique : le policier est un noir « intégré », l’immigré est un « sans papier »

18h30 Rwanda, un cri d’un silence inouï, documentaire (52mn), Anne Lainé, France (2003)

Le film est constitué e témoignages de rescapés du génocide de 1994. La projection sera suivie d’une table ronde, en présence de la réalisatrice , de Marcel Kabanda, historien rwandais, et de l’IFAFE.

20 h BUFFET AFRICAIN

21h Le plafond de verre, documentaire (104mn) Yamina Benguigui, France (2005)

Dans la lignée de sa trilogie , Mémoires d’immigrés, la réalisatrice poursuit son constat de l’héritage colonialiste : la discrimination dont sont victimes, en France, les enfants d’immigrés. La projection sera suivie d’un débat avec un journaliste algérien.

Dimanche 25 juin

14h Chef ! documentaire (61mn) Jean Marie Teno, Cameroun (1999) Article 15bis ,fiction (15mn) de Balufu Bakupa-Kanyinda, France (2000)

Les titres des films de Jean-Marie Téno : Le malentendu colonial, (2005) – Afrique, je te plumerai (2002 ) – Chef !(1999) contiennent en raccourci, tous les problèmes spécifiques de la (dé)colonisation, notamment celui du pillage des richesses par les néocoloniaux et leurs amis chefs d’état, ou d’entreprises….

Dans Chef ! tourné en décembre 1997 dans son village natal, J. M. Teno propose une réflexion sur les inégalités sociales, résultant de l’oppression coloniale. Ce sont des inégalités sociales que traite aussi avec humour le court métrage du congolais Bakupa-Kanyinda : sa fable de l’Article 15bis, montre que la loi n’est pas la même pour tout le monde en Afrique, comme ailleurs, même après l’Indépendance .

16h15 En attendant le bonheur (Heremakono) fiction (95mn), Abderrahmane Sissako, Mauritanie (2002) La femme mariée à trois hommes, dessin ani (6mn) Celia Sawadogo et Danièle Roy Burkina- Faso (1993) suivi d’une animation musicale (programmation en cours)

A Nouadhibou,village situé sur la côte Mauritanienne, Abdallah, un jeune malien, attend un hypothétique passage pour l’Europe. Abderrahmane Sissako filme cette attente au cours de laquelle le jeune homme tente de déchiffrer le monde qui l’entoure autrement que par la langue qui lui est étrangère… film magnifique qui donne à voir la richesse naturelle et culturelle de l’Afrique, à mille lieues des clichés tiersmondistes .

18h30 La caméra de bois, fiction (90mn) Ntshavheni Wa Luruli, Afrique du Sud (2003)

Deux gamins de Kayelisha, le plus grand township du Cap, découvrent sur un cadavre un pistolet et une caméra vidéo qu’ils s’approprient immédiatement. L’un choisit l’arme, l’autre la caméra qu’il cache dans une caméra de bois . Il peut alors filmer librement le monde qui l’entoure : un township d’après l’apartheid.

20h BUFFET AFRICAIN

21h Bye Bye Africa, documentaire /fiction (86mn) Mahamat Saleh Haroun, Tchad (1999)

De retour à N’Djamena, le cinéaste effectue des repérages pour son prochain film : les situations rencontrées mettent en évidence les difficultés auxquelles le cinéma est confronté au Tchad et suscitent une réflexion sur le statut particulier de l’image filmée en Afrique.

07/06/06 (B353_B) La propagande d’Ismaïl Omar Guelleh se résume à une tentative avortée de fabriquer artificiellement le consentement des populations djiboutiennes. (Bouh Warsama)


Roger Picon

Malgré les centaines de millions de FD qu’investit chaque mois Ismaïl Omar Guelleh dans sa « stratégie de communication » (entendez par là « sa propagande »), constat est fait que toutes ses tentatives pour changer la perception que l’on peut avoir de son régime politique – tout comme de son attitude dans l’affaire Borrel – est un cuisant échec ; osons dire un fiasco.

Cette propagande là est à l’image de l’Artillerie, plus elle est lourde et s’enlise dans les « marécages politicards », moins elle porte.

On y retrouve les mêmes discours, les sempiternelles méthodes staliniennes d’antan dont il use et abuse pour propager à grande échelle des informations qui s’avèrent quasiment toutes inexactes et toujours partiales.

De redéfinitions en révisionnismes consistant à falsifier l’histoire du pays et le rôle qu’a véritablement joué Ismaïl Omar Guelleh avant l’indépendance, d’imprécisions intentionnelles en mensonges (lorsque la propagande rapporte des faits en les déformant comme dans l’affaire Borrel), en « oublis récurrents » de publier chiffres et statistiques quant à la situation économique, sociale et politique à Djibouti ; l’intention est pour le pouvoir de la tyrannie d’agir en toute impunité et de se décerner des « certificats fallacieux de bonne conduite de l’État » et de – paraît-il respect de l’humain, sans nous permettre de lui opposer une réponse par voie de presse dans le pays.

Ses « Conseillers en Communication » font systématiquement appel à l’image de l’autorité qui consiste à citer son « Excellentissime », des personnages de l’État ou des « experts …étrangers » (financés pour ce faire) pour soutenir une idée, un argument ou une ligne de conduite d’IOG que l’on sait être fausse et pernicieuse.

Cette démarche se concentre sur la manipulation des émotions des populations, au détriment de ce que vivent les Djiboutiens/Djiboutiennes, de leurs facultés de jugement et de raisonnement.

L’idée est aussi de tenter de laisser croire que le président autoproclamé parlerait au nom des Djiboutiens/Djiboutiennes ce qui est une tromperie flagrante car l’on sait que le tyran djiboutien – alias « l’homme au bâton » – ne serait soutenu que par moins de 5 % de la population du pays.

Pour masquer la catastrophe économique, sociale et politique, la propagande d’IOG tente d’occulter les problèmes cruciaux en jetant l’anathème sur les Afars.

En transformant artificiellement les vieillards, les femmes et les jeunes bergers Afars en « brigands, pillards et meurtriers » (qu’il a fait incarcérer et qu’il fait torturer pour qu’ils dénoncent les membres du FRUD…) la propagande d’IOG tente de faire diversion et d’égarer l’opinion publique internationale.

Lorsque cette technique de « transfert » est bien menée (ce qui est loin d’être le cas) elle permet de jeter le discrédit sur un tiers, une population déterminée afin de les rendre inacceptables par les autres. C’est un long travail de conditionnement des esprits auquel s’est attelée la propagande d’IOG ; pour l’instant elle n’a trompé personne mais le danger est qu’elle persiste.

C’est ainsi que la propagande d’Ismaïl Omar Guelleh utilise le ministre de l’intérieur pour jeter l’anathème sur les populations Afars accusées à tort d’être responsables d’un problème d’insécurité qui sévit quasi exclusivement dans certains quartiers de la capitale alors que le réel problème est bien plus profond et connu de tous depuis les années 80 ; bien au-delà des frontières du pays. Ce faisant, ce propagandisme là tente d’éviter de parler des véritables responsables de la crise État/FRUD et de ne pas approfondir sur la « place publique » le problème lui-même ; donc de ne pas le solutionner.

Ajoutons à cela qu’il entretient au sein de l’ethnie des Issas « la peur de l’Afar du Nord, du Nord Est et surtout d’Éthiopie ». Dans de telles conditions, une telle population des Issas conditionnée par la peur est – en toute logique – en position passive vis-à-vis du pouvoir politique en place et admet donc plus aisément l’idée qu’Ismaïl Omar Guelleh et ses « agents financés » veulent lui inculquer.

Dans cette démarche, le pouvoir d’IOG n’hésite pas à faire usage de ce que l’on appelle en psychologie « l’effet moutonnier » qui consiste à persuader les Djiboutiens/Djiboutiennes mais surtout les instances internationales d’adopter son idée en insinuant que le pouvoir en place ferait avant tout « respecter l’Ordre public » et lutterait contre l’insécurité. Cette attitude ne peut donc être considérée que comme responsable car déjà engagée ailleurs dans le monde.

Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs qui rassurent, de ceux qui combattent l’insécurité, plutôt dans le camp des supposés « brigands », cette technique permet de préparer l’opinion publique internationale à suivre cette propagande et à cautionner ce qu’il se fera demain sur ordre du pouvoir d’IOG.

Souvenons-nous des massacres par bombardements au napalm perpétrés sur les populations Afars (vieillards, femmes et enfants) de Yoboki et d’ailleurs. Il y a de cela un peu plus de 10 années, des centaines d’humains sans défense furent sacrifiés au nom du « diplomatiquement correct » qui ne voulut pas voir et de la « non ingérence dans les affaires internes d’un pays…soit disant souverain ». Si nous n’y prenions pas garde, dans ce qu’elle a de plus abject l’histoire risquerait bien de se répéter.

Habitués que nous sommes à subir des « généralités éblouissantes » et des mots vertueux qu’on nous ressort dans les discours d’Ismaïl Omar Guelleh et de sa nomenklatura, on ne peut que constater que ces banalités répétitives ne provoquent aucune émotion intense d’adhésion à Djibouti comme ailleurs.

De même, les simplifications exagérées se résumant à des clichés pour fournir des « non réponses » aux problèmes sociaux, économiques et politiques, nous prenons la liberté d’émettre quelques propositions auprès du Service de Propagande de son Excellentissime le tyran afin de l’inciter à changer sa stratégie qui a montré ses limites.

Quelques « glissements sémantiques » que pourrait utiliser la propagande d’Ismaïl Omar Guelleh afin de tenter de redorer son blason… largement terni.

– Ne pas écrire « les caisses de l’État sont vides » mais « Projet important à vocation sociale. Un nouvel emprunt international a été lancé ».

– Ne pas écrire « rackets exercés indirectement par Ismaïl Omar Guelleh » mais « prélèvements obligatoires au profit des œuvres du Palais de l’Escale ».

– Ne pas écrire « tel ministre a détourné des fonds publics » mais « monsieur le ministre a procédé à un transfert de fonds vers le secteur privé ».

– Ne pas écrire « les conditions des contrats d’exploitation des Établissements publics sont scandaleuses » mais « contrats de rééquilibrage des fonds publics et privés ».

– Ne pas écrire « opération militaire dans le Nord du pays » mais « intervention humanitaire préventive à vocation éducative et sociale dans le Nord du pays ».

– Ne pas écrire « bombardement des populations Afars » mais « frappe aérienne contre des pillards et assassins violant les frontières Nord et Nord Est du pays ».

– Ne pas écrire « nombreuses victimes parmi les populations civiles sans défense » mais « quelques dommages collatéraux ».

– Ne pas écrire « des vieillards, des femmes et des jeunes bergers Afars ont été incarcérés et torturés » mais « des étrangers ont été confiés aux spécialistes de la rééducation psychologique ».

– Ne pas écrire « répression policière lors d’une manifestation » mais « opération de pédagogie préventive ».