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07/06/06 (B353_B) Les vols secrets de la CIA et le rôle de certains pays, dont des pays de l’U.E..

____________________________ Note de l’ARDHD
Des correspondants nous signalent de nombreux articles parus durant les dernières heures à la suite la publication du rapport du Secrétaire général de la CEDH, qui est très instructif et qui présent les réponses de chaque Etat pouvant être concerné : télécharger le rapport complet 328 Ko).

Nous ne pouvons pas publier tous les articles et dépêches disponibles. Nous vous en proposons trois parmi tous ceux qui sont diponibles sur Internet : Reuters, AP et Le Nouvel Obs.

___________________________________ Extrait du Nouvel Obs

La « toile d’araignée » de la CIA

NOUVELOBS.COM | 07.06.06 | 13:05

Le rapport du parlementaire du Conseil de l’Europe Dick Marty détaille ce qu’il appelle la « toile d’araignée » de la CIA. Voici les pays européens cités, et les aéroports ayant été utilisés, selon ce rapport, par la CIA notamment en Europe.

Etats européens pouvant « être tenus pour responsables, à des degrés divers et pas toujours établis de façon définitive, de violations des droits des personnes » suspectés de terrorisme lors de transfèrements illégaux:

– La Suède, la Bosnie-Herzégovine, le Royaume Uni, l’Italie, l’ex-République yougoslave de Macédoine, l’Allemagne, la Turquie.

Etats pouvant « être tenus pour responsables de collusion – active ou passive (dans le sens d’avoir toléré ou d’avoir été négligent dans l’obligation de surveillance) – en matière de détentions secrètes et de transferts interétatiques illégaux d’un nombre non spécifié de personnes dont l’identité n’est pas encore connue »:

-la Pologne et la Roumanie dans le fonctionnement de centres de détention secrète.

-l’Allemagne, la Turquie, l’Espagne et Chypre en tant que « plateformes » pour les vols liés à des transferts illégaux de détenus.

-l’Irlande, le Royaume Uni, le Portugal, la Grèce et l’Italie en tant qu’ « escales » pour les vols liés à des transferts illégaux de détenus.

Les aéroports utilisés

– Catégorie A: « Points d’escale » (points d’atterrissage des aéronefs leur permettant de faire le plein, principalement lors du retour):
Prestwick, Shannon, Rome Ciampino, Athènes, Santa Maria (Açores), Bangor Prague

– Catégorie B: « Points de relais/plateformes » (points à partir desquels les opérations sont lancées – les aéronefs et l’équipage y sont préparés ou se réunissent):
Washington, Francfort, Adana-Incirlik (Turquie), Ramstein, Larnaca (Chypre), Palma de Majorque, Bakou (Azerbaidjan)

– Catégorie C : « Points d’embarquement ponctuel » (d’après nos recherches, points où un détenu a été embarqué pour une restitution ponctuelle, c’est-à-dire en dehors d’une démarche systématique):
Stockholm-Bromma, Banjul (Gambie), Skopje (Macédoine), Aviano (Italie), Tuzla (Bosnie-Herzégovine)

– Catégorie D : « Points de transfert/débarquement de détenus » (endroits très fréquentés, où les avions ont tendance à atterrir pour de courtes périodes, généralement à l’écart de la trajectoire principale, il y existe soit un lieu de détention connu, soit une simple présomption de l’existence d’un lieu de détention):
Le Caire, Amman, Islamabad, Rabat, Kaboul, Guantanamo Bay, Timisoara / Bucarest (Roumanie), Tachkent (Ouzbékistan), Alger, Bagdad, Szymany (Pologne).

___________________________________ Extrait AP

Prisons secrètes : des avions de la CIA ont effectué des escales en Pologne et en Roumanie





AP | 07.06.06 | 10:10






PARIS (AP) — Des avions de la CIA transportant des terroristes présumés ont effectué des escales en Roumanie et en Pologne probablement pour y déposer des détenus, a annoncé mercredi Dick Marty, le sénateur suisse qui dirige l’enquête européenne sur les activités illégales présumées de la Centrale de renseignement américaine en Europe.

Dans son rapport, Dick Marty accuse plusieurs autres pays de collusion avec les « activités douteuses » de la CIA. Il souligne que la Roumanie fait partie d’un « circuit » mis en place par la CIA et servait d’escale pour ses avions. En annexe de son rapport, Dick Marty présente une carte sur laquelle figurent les « points de chute » présumés allant de Kaboul à Guantanamo en passant par Rabat (Ma c), Alger (Algérie), Le Caire (Egypte), Amman (Jordanie), Bagdad (Irak), Bucarest, Timisoara (Roumanie) et Szymany (Pologne).

La Pologne et la Roumanie avaient été montrées du doigt par l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) comme deux des pays ayant pu accueillir des prisons secrètes de la CIA. Varsovie et Bucarest ont toujours formellement démenti.

Le 24 janvier, la commission chargée par le Conseil de l’Europe d’enquêter sur l’existence d’éventuelles prisons secrètes de la CIA en Europe avait remis un rapport d’étape qui confirmait que des agents américains ont bien transporté et détenu de manière illégale des terroristes présumés sur le vieux continent. En revanche, ce rapport n’apportait aucun élément nouveau sur les emplacements de ces prisons supposées en Europe.

A la fin du mois d’avril, la commission d’enquête du Parlement européen sur les présumées prisons secrètes de la CIA en Europe avait rendu public un second rapport d’étape selon lequel plus d’un millier de vols clandestins auraient transité par le vieux continent depuis 2001.

Le rapport, rédigé par le député européen Giovanni Fava, était le résultat de trois mois d’auditions et de plus de 50 heures de témoignages de militants pour les droits de l’homme, de responsables de l’Union européenne et de personnes affirmant avoir été enlevées et torturées par des agents américains. Les données fournies par Eurocontrol, l’agence européenne de la sécurité aérienne, ont également été examinées.

L’enquête avait débuté en janvier dernier, après la révélation en novembre par le « Washington Post » de l’existence de prisons secrètes de la CIA en Europe de l’Est, où auraient été interrogés des personnes soupçonnées de terrorisme. Ces suspects auraient également été transportés dans des vols secrets transitant par des aéroports européens avant de rallier leur destination finale, la prison de Guantanamo à Cuba.


AP


____________________________________ Extrait Reuters

Quatorze pays européens impliqués dans les vols de la CIA

mercredi 07 juin 2006 (Reuters – 13:13)

PARIS – Quatorze pays européens ont participé ou couvert la « toile d’araignée » mondiale dressée par la CIA pour détenir ou transférer des terroristes présumés, selon le rapport du Conseil de l’Europe publié mercredi.

Dick Marty, qui dirige l’enquête européenne sur les vols secrets de la centrale de renseignement américaine, soupçonne notamment la Pologne et la Roumanie d’avoir abrité des centres de détention illégaux.

« Il est désormais clair (…) que les autorités de plusieurs pays européens ont activement participé, avec la CIA, à des activités illégales, que d’autres les ont ignorées en c naissance de cause, ou n’ont pas voulu savoir », déclare-t-il en préambule de son rapport.

Le document affirme que sept Etats membres, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et la Turquie, peuvent être « tenus pour responsables, à des degrés divers, de violations des droits des personnes ».

Sept autres pays, notamment la Pologne et la Roumanie, pour le fonctionnement de centres de détention secrets, ou l’Irlande, le Portugal et la Grèce, en tant qu’escales pour des vols illégaux, seraient responsables de « collusion active ou passive ».

Dick Marty a rendu son rapport public mercredi à Paris lors d’une réunion de la Commission des questions juridiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Il insiste sur les cas de la Roumanie et de la Pologne, pays mis en cause par l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW).

« Des éléments de faits viennent corroborer l’hypothèse selon laquelle certains points d’atterrissage en Roumanie et en Pologne, à proximité de centres de détention secrets, servent à débarquer des détenus », écrit-il.

« UNE PARTIE DE LA VERITE »

Le parlementaire suisse souligne que l’existence de ces centres secrets ne fait guère de doutes.

« Si des preuves au sens classique du terme ne sont pas encore disponibles à ce jour, de nombreux éléments cohérents et convergents indiquent que de tels centres secrets de détention ont bel et bien existé en Europe », écrit-il.

En annexe de son rapport, Dick Marty présente une carte dressant le circuit présumé mis en place par la CIA, de Kaboul à Guantanamo, à Cuba, en passant par Rabat, Alger, Le Caire ou Bucarest et un réseau mondial de lieux de détention géré par divers services du gouvernement américain.

Il explique avoir utilisé des données fournies par les autorités nationales et internationales de contrôle du trafic aérien, ainsi que des informations provenant de sources internes aux services de renseign ent, notamment américains.

« Nous ne connaissons encore qu’une partie seulement de la vérité et d’autres pays pourraient encore être concernés lors de prochaines recherches ou révélations », ajoute le rapport de 67 pages publié après sept mois d’enquête.

Le 17 mai, une commission du Parlement européen avait indiqué que les Américains reconnaissaient que la CIA n’avait pu enlever ou faire transiter en Europe des suspects sans l’accord au moins tacite des Etats.

Selon elle, les « restitutions extrajudiciaires » auraient concerné 30 à 50 personnes depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et le début de la guerre contre le terrorisme. Dans un rapport d’étape, cette commission avait indiqué en avril que plus d’un millier de vols clandestins avaient transité par le vieux continent depuis 2001.

Les enquêtes menées conjointement par le Conseil de l’Europe et par l’Union européenne font suite aux révélations de la presse américaine et de plusieurs organisations non gouvernementales, en novembre 2005.

06/06/06 (B353_A) La pire des démocraties à Djibouti sera de loin préférable à la meilleure des dictatures de la pensée unique. (Africanman)


Nous n’avons de cesse de dénoncer depuis des années le fait qu’à l’intérieur des frontières de la République de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh fait contrôler d’une « main de fer » la presse écrite et audiovisuelle. Nul n’échappe à cette surveillance – au mot à mot – exercée par un organisme composé de « conseillers » qui en fait appartiennent à la Police Politique (SDS) du régime.


 


Parler de Djibouti c’est aussi aller regarder dans le « jardin du grand frère » afin d’y voir ce qu’il s’y passe. Contrairement à une idée répandue, la liberté d’expression proclamée lors de la Révolution de 1789 n’a été appliquée en France que quatre ans et demi en deux siècles.


 


Vous avez bien lu : « seulement 4 ans et demi en 200 ans » !


 


Le contrôle exercé par l’État sur l’information a atteint son paroxysme dans les années 1944-54, période durant laquelle toute la presse a été nationalisée.


 


Ce qu’il faut savoir c’est que le « système actuel », quoique formellement respectueux des libertés (dont celle de sa Justice, comme dans l’affaire Borrel…), est contrôlé à tous les stades par les services du Premier ministre. « l’État » détient plus de la moitié du capital de l’AFP, offre des réductions conditionnelles des charges sociales et de la TVA, accorde des subventions directes aux « grands » quotidiens et censure les chaînes de radio et de télévision par le CSA ;


 


Le Conseil supérieur de l’audiovisuel est composé d’un Collège de neuf membres (les Conseillers) qui sont nommés par décret du président de la République. Trois sont désignés par le président de la République, trois par le président du Sénat et trois par le président de l’Assemblée nationale.


 


Pour en revenir à Djibouti, l’autocensure est omniprésente et les journalistes ne peuvent aborder certains sujets sans s’attirer les foudres des autorités qui leur envoie la Police Politique (SDS).


 


L’audiovisuel est au service exclusif du pouvoir en place avec une différence notable par rapport au « grand frère » c’est qu’il n’existe pas de CSA à Djibouti mais les SDS –  Services Djiboutiens de Sécurité – et la prison de Gabode pour les journalistes « récalcitrants » qui vont y croupir, souvent comme seule forme de « procès ».


 


Pressions et entraves au libre exercice du journalisme sont sans cesse observées et si cela ne suffit pas – comme nous l’avons dit – il reste l’incarcération sous un fallacieux prétexte (dont celui par trop facile « d’atteinte à la sûreté de l’État »…) pour ceux et celles qui prendraient la liberté de transgresser les consignes imposées du haut du Palais de l’Escale.


 


Rien d’étonnant à ce que chacun/chacune ménage ses critiques à l’encontre d’un gouvernement en pleine déliquescence et qui ne survit que grâce aux actions menées par les pays bailleurs de fonds et dont il s’attribue la paternité. Chaque chroniqueur se voit contraint de contribuer – parfois contre son gré – aux « mensonges de l’État », se forçant ainsi à respecter les limites de cette sacro sainte ligne rouge tracée par le pouvoir afin de ne pas subir l’implacable répression réservée aux « journalistes déviants ».


 


Djibouti sous IOG n’est qu’une démocratie de façade.


 


La presse et les médias officiels – entendez par là l’ADI, la RTD et le journal La Nation – publient exclusivement des articles et des émissions favorables au pouvoir de son Excellentissime le Tyran Ismaïl Omar Guelleh qu’il faut sans cesse encenser et auquel il faut trouver des qualificatifs de plus en plus ronflants à sa gloire.


 


A ce jeu là beaucoup y ont perdu non seulement leur dignité mais aussi leur âme.


Que sert au journaliste de gagner les faveurs d’un tyran, s’il y perd son âme ?


 


Certes, vous me direz qu’ils/elles en tirent de larges profits financiers mais s’exposent néanmoins aux sautes d’humeur dévastatrices émanant du squatter du Palais de l’Escale.


 


Au quotidien, l’ambiance actuelle au Palais de l’Escale ce ne serait pas un « long fleuve tranquille », loin s’en faudrait !


 


De ce que l’on en sait, les « crises » de son Excellentissime seraient fréquentes et il n’hésiterait pas à jouer de la gifle voire du coup de poing suivant les circonstances. Lorsque quelqu’un met Ismaïl Omar en colère, c’est – avant tout – le jugement qu’il a de lui-même qui le met en colère.


 


On dit qu’en cas de « crise », ses « subalternes » se trouveraient soudainement quelque affaire … très urgente … à traiter en dehors du Palais afin d’éviter la distribution de gifles et de coups de poing ….


 


Quant à la presse internationale, soit elle n’aborde pas dans ses parutions le sujet Djibouti dans les domaines de l’économie, du social ou du politique mais se contente de l’aspect « touristique » et beauté des paysages, alors les journaux concernés peuvent être vendus dans le pays ; soit cette presse étrangère fait de l’information libre sur ces sujets d’importance – qui concernent par priorité toutes les familles djiboutiennes – et dans ce cas ces journaux étrangers et indépendants sont interdits de parution à Djibouti. 


 


Signe des temps ? Influences étrangères ? Prise de conscience de quelques journalistes à Djibouti ?


 


Le fait est que l’on ne peut contester que la « chape de plomb » se fissure de plus en plus alors que les informations fusent de toutes parts. La raison en est que le régime de la pensée unique en est réduit aujourd’hui à licencier sur le champ, voire à faire incarcérer illico presto ses propres journalistes ; ceux et celles qui l’ont soutenu depuis avril 1999, ceux et celles qui lui ciraient les chaussures avec tant de complaisance et de condescendance !!!


 


Si nous condamnons de manière la plus formelle ces incarcérations, force est de constater que nous y voyons là une nouvelle démonstration de ce que sont les visées d’Ismaïl Omar Guelleh et de sa nomenklatura. L’objectif est d’alimenter la peur qui s’insinue dans le coeur de certains Djiboutiens/Djiboutiennes ; ils la flattent et la renforcent. Or, quand la « primauté de la pensée unique », qui est une valeur fondamentalement opposée à la démocratie, nourrit le débat et se renforce au détriment de sentiments positifs, nous pouvons dans ce cas craindre le pire.


 


Son discours fallacieux traduit – sur le fond – un sentiment de culpabilité, qu’il essaie de retourner en tentant de culpabiliser les personnes défendant les valeurs de respect de l’humain.


 


En multipliant les provocations vis-à-vis des Afars, IOG choisit d’ouvrir la boite de Pandore. Il trahit les idéaux les plus forts de la démocratie, son statut de « chef d’État » et les accords signés avec le FRID pour l’instauration d’une paix effective dans le pays. Il ne joue pas sur les aspirations des populations djiboutiennes, mais sur les peurs, les angoisses, les factions et les frictions, voire les haines qu’il entretient par personnes interposées pour tenter de sauver son trône vacillant..


 


Les « choses commenceraient à bouger dans le bon sens » !!!


 


Pour ne prendre qu’un exemple parmi les plus récents, toutes les informations qui nous parviennent de Djibouti font état d’un rejet de plus en plus marqué au sein même des Ministères et des Services de l’État pour ce qui concerne les arrestations arbitraires, les mauvais traitements infligés et les meurtres perpétrés sur ordre contre les populations du Nord et de l’Est du pays. A ceci s’ajoutent des faits nouveaux (occultés par l’ADI) suivants lesquels le sud du pays semblerait à son tour s’opposer et commencerait à faire front à un pouvoir central en pleine crise interne et qui en est réduit aux pires expédients (fomentation de haines Afars/Issas/Somalis) pour tenter de survivre.


 


D’après ce que l’on en sait, des Officiers, Sous Officiers et Soldats, Gendarmes et Policiers n’hésiteraient plus à exprimer ouvertement un désaveu marqué à l’égard de la politique de « Génocide » lancée par le pouvoir contre les populations du Nord et du Nord Est du pays. Politique de guerre par exacerbation de tensions relancées récemment à Djibouti par l’entremise du Sinistre Ministre de l’Intérieur.


 


Nombreux seraient les Militaires, Gendarmes et Policiers qui n’accepteraient pas que l’on frappe et que l’on incarcère des vieillards, des femmes et de jeunes bergers tout juste sortis de l’enfance pour une raison inavouée d’appartenance ethnique ou tribale.


 


Si ces informations se vérifiaient, les plus de 2000 militaires, gendarmes et policiers impliqués dans les supposées « opérations de maintien de l’ordre » dans le Nord n’y suffiraient plus pour – paraît-il – faire la « chasse aux… brigands » !!!.


 


Ajoutons à cela que depuis le début de la semaine passée, des centaines de personnes se réuniraient en divers points du pays pour organiser un front commun contre Ismaïl Omar Guelleh et sa nomenklatura.


 


Une fois n’est pas coutume.


 


Quelque chose d’important se prépare à Djibouti ! Réveillez-vous !!! Faute de quoi vous risqueriez de rater l’essentiel.

06/06/06 (B353-A) Grenade à Djibouti, avenue 13 !!!

________________________________ Note de l’ARDHD

Nous publions l’information qui nous a été adressée par un correspondant sérieux et reconnu par notre Association pour la fiabilité de ses informations.

Nous attendons des informations complémentaires, mais déjà des questions se posent. En effet, chaque fois que Guelleh est en difficulté, il y a un attentat à Djibouti. Est-ce le xième attentat qui confirme la règle ?

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Roger Picon

Grenade à l’Avenue 13.

Aux alentours de 22h15, une grenade aurait été lancée à proximité de la pharmacie nouvelle à l’Avenue 13.

Le bilan est de 4 personnes blessées (plus amples informations demain).

Le Parquet, et des officiers de police, ainsi que d’autres autorités sont sur place et la circulation est bloquée au niveau du Boulevard De Gaulle et d’Engueilla..

Est-ce passants contre passants ? Opération miltaire d’intimidation ?
Ou bien. ?

Est-ce vrai qu’une alerte à la bombe aurait eu lieu ce matin à l’Hôtel Ménélik?

De toutes les façons les Journalistes de la RTD sont grippés (pas par l’aviaire)

Dans tous les cas à la veille de la fête des Forces armées du 6 juin, les suites de cette affaire semblent dangereuses.

_______________________________________ Note de l’ARDHD
Nous adressons toute notre sollicitude et nos voeux de rétablissement aux victimes innocentes de cet attentat, qui pourrait avoir été commandité dans les sphères du régime dictatorial à bout de souffle …


06/06/06 (B353-A) Les milices islamiques s’emparent de Mogadiscio et promettent d’étendre leur influence à tout le pays. Gros revers pour la Maison Blanche qui avait soutenu finanicèrement (militairement ?) les chefs de milice qui ont été défaits dans la bataille. Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis perdent une bataille en Somalie !! (Deux dépêches Reuters, signalées par un lecteur)

___________________ Reuters

mardi 6 juin 2006, 16h53

Les milices qui ont pris Mogadiscio promettent un Etat islamique

MOGADISCIO (Reuters) – Le calme règne à Mogadiscio, au lendemain de la chute de la capitale somalienne aux mains de milices relevant des tribunaux islamiques, au terme de quatre mois de combats sanglants contre une coalition des chefs de guerre qui y faisaient la loi depuis 15 ans.

Les milices islamiques, qui jurent de mettre la main sur l’ensemble du pays, ont dit être prêtes à pousser leur avantage plus au nord en enlevant aussi au camp adverse la ville de Jowhar, 100 km au nord de Mogadiscio.

« Nous poursuivrons la lutte islamique en Somalie jusqu’à ce que nous obtenions un Etat islamique », a promis le président des tribunaux islamiques de la capitale, le cheikh Chérif Ahmed, lors d’un meeting qui a réuni des centaines de personnes.

« C’est une longue lutte mais nous la poursuivrons jusqu’à ce que tout le pays tombe sous le coup de la charia », a confié à Reuters un milicien, Fouad Ahmed, en ajoutant: « Nous sommes prêts à répandre notre sang pour le succès de la lutte. »

Mais les partisans des chefs de guerre, que les experts disent financés et conseillés par les Etats-Unis au nom de la lutte contre l’islamisme armé, n’ont pas baissé les bras: des milliers d’entre eux ont participé mardi à un meeting dans un stade du nord de la capitale.

« Nous devons continuer à combattre les terroristes à Mogadiscio. Nous resterons à Mogadiscio. Les tribunaux islamiques ne nous ne délogeront pas », a déclaré à Reuters en marge de ce meeting un de ces chefs de guerre, Bachir Raghe.

C’est la première fois depuis le renversement du dictateur Mohamed Siad Barré, en 1991, que les chefs de guerre, qui se sont coalisés récemment au nom d’un supposé combat contre le terrorisme, sont chassés de la capitale. Plusieurs d’entre eux seraient même en fuite.

LES TALIBAN DE LA CORNE?

Le Premier ministre intérimaire somalien Mohamed Ali Gedi s’est félicité de leur défaite, parce qu' »il nuisaient à la réconciliation, la stabilisation et à la pacification de la Somalie, et les a invités à déposer les armes.

Mais ils regrouperaient au contraire leurs forces, notamment au niveau du faubourg dit du Kilomètre 4, dans l’espoir de reprendre la capitale. « Nous nous préparons à reprendre notre territoire », a déclaré un combattant de la coalition, Ali Nour.

Selon lui, celle-ci dispose de près d’une centaine de « technicals » – ces véhicules pick-up surmontés de mitrailleuses avec lesquels les chefs de guerre faisaient la loi depuis la chute de Siad Barré.

Un habitant du Kilomètre 4, Fahran Gouré, a rapporté toutefois que le calme y régnait et que les barrages des forces de la coalition avaient disparu à la suite de l’interventions des « anciens ».

« Les forces de la coalition se sont rapprochées du Kilomètre 4 mais je ne crois pas qu’elles vont affronter la milice des tribunaux islamiques, car les anciens sont intervenus », a-t-il dit.

« On ressent un gros changement. Il flotte un air de paix. On n’entend aucun coup de feu. C’est calme et les commerces fonctionnent. Les gens vont et viennent librement désormais », a-t-il précisé.

Les miliciens islamistes ont annoncé qu’ils n’étaient plus qu’à 20 km au sud de Jowhar et qu’ils attendaient des ordres pour capturer capture la ville. Mais, selon un combattant de la coalition, des « anciens » sont là encore intervenus en menaçant d’organiser une farouche résistance armée.

La chute de Mogadiscio a suscité l’inquiétude à Washington où l’on craint l’installation dans la Corne de l’Afrique d’un régime islamiste qui servirait de havre à Al Qaïda, à l’instar de celui qu’avaient installé les taliban en Afghanistan.

______________________________ Reuters

Après la prise de Mogadiscio les milices progressent vers Jowhar

NAIROBI (Reuters) – Au lendemain de la prise de Mogadiscio à la coalition des chefs de guerre au terme d’une sanglante bataille de quatre mois, les milices islamiques de Somalie ont annoncé progresser vers la ville de Jowhar, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale.

« Nos forces sont dans le village de Qalimoy, 20 km au sud de Jowhar. Nous attendons juste des ordres de nos dirigeants pour la capturer », a déclaré Siyad Mohamed, un chef de milice par téléphone de Balad, ville sur la route Mogadiscio-Jowhar tombée dimanche aux mains des forces relevant des tribunaux islamiques.

« Les tribunaux veulent capturer Jowhar. Les combats peuvent y éclater à tout moment », a confirmé Ali Nour, un combattant de la coalition des chefs de guerre, que les experts de la région disent soutenus et conseillés par les Etats-Unis au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste.

Nour a toutefois précisé que les chefs de clans de la ville ont lancé une mise en garde aux miliciens islamiques contre toute tentative d’assaut, menaçant de lever eux aussi des miliciens pour leur faire échec s’ils persistaient dans leurs intentions.

Le Premier ministre somalien par intérim, Mohamed Ali Gedi, dont le gouvernement est basé à Baidoa, plus de 200 km au nord-ouest de Mogadiscio, faute d’avoir pu jusque-là s’imposer dans une capitale aux mains des chefs de guerre, s’est félicité de la prise de celle-ci par les milices islamiques.

INQUIETUDE A WASHINGTON

« C’est un excellent pas en avant. Il fallait s’attaquer à eux et détruire ensuite leurs forces afin de rétablir la stabilité dans la capitale (…) car ils n’étaient pas prêts pour un gouvernement, ni pour la paix. Ils nuisaient à la réconciliation, la stabilisation et à la pacification de la Somalie », a-t-il déclaré à RFI.

Quatre chefs de guerre représentés au gouvernement intérimaire ont été limogés dimanche soir en raison de leur implication dans les combats à Mogadiscio, qui ont fait 350 morts et des centaines de blessés depuis le mois de février.

C’est la première fois depuis le renversement du dictateur Mohamed Siad Barré, en 1991, que les chefs de guerre regroupés dans une coalition qui s’est autoqualifiée antiterroriste sont délogés de la capitale et plusieurs d’entre eux seraient en fuite.

Mohamed Ali Gedi les a invités à déposer les armes, mais ils tentent actuellement de regrouper leurs forces pour tenter de reprendre la capitale, notamment la zone dite du kilomètre 4.

« Nous nous préparons à reprendre notre territoire », a déclaré Ali Nour, précisant que les forces de la coalition disposaient de près d’une centaine de « technicals », ces véhicules pick-up surmontés de mitrailleuses avec lesquels les chefs de guerre font la loi depuis la chute de Siad Barré.

La chute de Mogadiscio a suscité l’inquiétude à Washington où l’on craint l’installation en Somalie d’une régime islamiste qui servirait de havre à Al Qaïda à l’instar de celui qu’avaient installé les taliban en Afghanistan.

Certains analystes voient dans l’affrontement entre la coalition et les milices islamiques une guerre par procuration entre les Etats-Unis et le terrorisme islamiste, mais de nombreux somaliens ont pris parti pour les milices parce que Washington est soupçonné d’aider des chef de guerre qui saignent le pays à blanc depuis 15 ans.

05/06/06 (B353-A) Le Premier Ministre s’attaque aux  » bras cassés  » ! Nouvelle bavure ou nouvelle gaffe du PM ?(Lecteur)

___________________________ Note de l’ARDHD

Le premier des Ministres qui cumule cette fonction avec un poste de député en exercice (contrairement à toutes les mesures démocratiques, concernant le partage des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire) le fameux Dileyta, aussi Président en exercice de l’Ordre des Brosses à Reluire, est un homme du silence.

Préférant, dit-on, aller à la cueillette des fraises dans le désert, que de gérer les affaires d’état, il ne fait pas beaucoup parler de lui, sauf quand il fait des gaffes ou des co….. , ce qui arrive presque à chaque fois qu’il annonce quelque chose !!!

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Doit-on saluer l’initiative quoique courageux du premier des Ministres, pardon, de Monsieur le Premier Ministre, Dileïta Mohamed Dileïta pour avoir oser s’attaquer à la problématique des fonctionnaires, qui pour le plus grand nombre d’entre eux, est une aubaine que d’être  » bras cassé « , c’est à dire, payé à ne rien faire?


Logiquement OUI, puisque l’idée en elle-même est plusque louable ! Seulement, est ce que son pouvoir réel lui permet de prendre des grandes décision de cette nature ? Jusque là,il se contentait d’inaugurer des restaurants dans l’Avenue 13, ou encore de remettre une coupe à l’équipe gagnante du tournoi inter classe de foot-ball à Wéa, ou d’organiser le  » khaqi  » et les séances de khat à Randa, au lieu de se soucier des destinées du pays. Ah, le pauvre, pourquoi lui faire assumer les responsabilités qui ne sont pas les siennes ? Soyons honnètes.


Cette semaine, Dileïta a sommé au cours de son intervention dans son  » charabia  » habituel à l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Emploi et de la Solidarité Nationale, en charge de la Fonction Publique, Houmed Mohamed Dini, de rappeler à leurs postes tous les fonctionnaires de Djibouti, qui sont engraissés comme des oies sur le dos des laborieux contribuables, par le biai des finances publiques.


Cette catégorie de population appelée communément les  » bras cassés « , sont généralement des fonctionnaires qui ne mettent plus les pieds aux bureaux car, occupés à faire autre chose ( commerce… ), ou tout simplement à dormir.&nbs


Parmi ces parasites, figurent deux des frères de Dileïta lui-même. Chehem Mohamed Dileïta, niveau CM2, recruté en 1991 au Service d’Elevage et Pêche ( Ministère de l’Agriculture ), par le Ministre de l’époque, Mohamed Moussa Chehem, sur la base de 120 000 FDj, ne s’est jamais présenté à son poste, mais a toujours perçu sa paie toutes les fins de mois.


Est ce normal, même si pour  » Anibal Dileïta « , 120 000 FDj sont insignifiants, puisqu’il brasserait des centaines de Millions de francs djibouti, dans le cadre de ses activités on ne peut plus douteuses. Abdoulkader Mohamed Dileïta, guère plus instruit que ses frères, Premier Ministre compris ( CM2 ), agent relèveur de l’Electricité de Djibouti de son métier, puis fait son entrée à l’Assemblée Nationale en qualité de  » Député mobilisé  » en Décembre 1992 ( à cette époque, même l’Assemblée Nationale recrutait à tour de bras… ) , et fera deux mandats, pour céder finalement sa  » place  » à son frère  » héritier  » ( le PM ) en lors des législatives du 10 Janvier 2003.


Après quoi, notre ami Abdo Dileïtan passionné des chansons djiboutiennes ( Afar ) des années 60 et 70, s’est installé au bord de la mer à Tadjourah, pour se consacrer entièrement à l’organisation des  » khaqi  » lui aussi. De quoi vit notre ex parlementaire agent de l’EDD ?


Eh bien, il est  » bras cassé  » et perçoit indûment 250 000 en sa qualité d’agent de l’Electricité de Djibouti ayant bien servi son pays. Ces individus ont perdu toute naution du levé matinal. Ils ne voient jamais le soleil se lever ! Dans ce contexte économique particulièrement morose pour Djibouti, l’on se demande si enfin le grand décideur, le redoutable IOG, prendra les choses au sérieux et que Dileïta pour sa part, cessera ses gesticulations guignolesques, même si, il est entendu qu’il exécute parfaitement le role pour lequel il est recruté.


Que chacun sache, que viendra le jour ou, les Djiboutiennes et les Djiboutiens, demanderont des comptes à tous ceux qui, aujourd’hui pillent les déniers publics

05/06/06 (B353-A) Libération Afrique parution de la nouvelle lettre.

Lien : http://www.liberationafrique.org

Djibouti

Répression dans le Nord du pays – par ARDHD – 21 mai 2006

L’ARDHD alerte l’opinion internationale sur les graves événements qui se déroulent actuellement dans le Nord de Djibouti où les Forces armées djiboutiennes (FAD) ont pris position. Elles ont mis en place un blocus complet et elles mènent des opérations militaires contre les populations civiles sans défense. [Lire en ligne…]



Terreur et famine dans le Nord du pays – par LDDH – 19 mai 2006

Le blocus alimentaire et sanitaire, en vigueur depuis le 13 mai 2006 dans le nord, ne cesse de s’aggraver dangereusement surtout dans la région d’Obock, apparemment placé sous administration militaire. [Lire en ligne…]

05/06/06 (B353-A) PARTIE 1/ 2 – Exclusif : le projet complet de contrat de concession des installations aéroportuaires entre l’Aéroport de Djibouti et Dubaï Ports international FZE. Ce contrat a été signé en dehors de toutes les formes prévues par la loi, concernant les appels d’offre et la communication. Il s’agit d’une version de travail (avec les annotations des signataires). (En anglais, document communiqué par un aimable lecteur)

_______________________________ Note de l’ARDHD
Nous remercions ce lecteur anonyme qui nous a transmis ce document particulièrement intéressant. Tous les internautes pourront en prendre connaissance et nous adresser leurs commentaires.

Le texte est disponible ci-dessous.
Une version PDF est téléchargeable : téléchargement ( 107 Ko)

Selon nos informations, la procédure de concession aurait du passer par une offre publique, ouverte à la concurrence et faire l’objet d’une publication officielle. Rien de cela ne semble avoir été respecté …. D’ailleurs le contrat précise au § 15, que les clauses et obligations ne doivent pas être divulguées, ce qui est en contradiction avec les règles du droit public …

De plus ce contrat qui concerne un patrimoine public djiboutien est soumis à la loi anglaise !!!

La question est de savoir quelles sont les participations que Guelleh, sa femme et ses proches ont directement ou indirectement dans Dubaï Ports International FZE ou quel contrat particulier régit le reversement des bénéfices.

N’oublions pas que ce contrat a été signé pour une durée de 20 ans !! Les Djiboutiennes et les Djiboutiens sont engagés sans leur consentement pour une durée de 20 ans et les conditions de rupture anticipée sont très coûteuses. On s’aproche certainement d’un contrat illégal, qualifié de « Léonin ».

Nous lançons un appel aux internautes qui pourraient nous adresser les contrats ou les projets concernant la gestion du Port, Doraleh et la concession de l’encaissement des taxes douanières …

______________________________________________________


AEROPORT INTERNATIONAL DE DJIBOUTI
and
DUBAI PORTS INTERNATIONAL FZE

_______________________________________

DRAFT CONCESSION AGREEMENT
_______________________________________

 

THIS CONCESSION AGREEMENT is made on XXXXXXX BETWEEN:

(1) AEROPORT INTERNATIONAL DE DJIBOUTI of BP 204, Republic of Djibouti (the “Owner”); and

(2) DUBAI PORTS INTERNATIONAL FZE, a subsidiary of Dubai Ports Authority, of PO Box 17000, Dubai, United Arab Emirates (“DPI”).

1. DEFINITIONS
In this Agreement the following words have the following meaning:

“Airport” means the Airport at Djibouti including all associated lands, buildings, hangars and other related facilities

“Annual Plan” means the annual plan for any Operating Year as prepared by DPI and determined or agreed in accordance with Clause 4(6).

“Auditors” means the auditors appointed by the Owner which shall be a firm of international auditors agreed in writing by the parties from time to time.

“Commencement Date” means XXXXXXXXX.

“Core Management Team” means the core management team as described in Clause 7.

“DPI’s Capital Account” means the account referred to in Clause 9(3).

“DPI’s Profit Share” has the meaning given in Clause 9(1).

“Financial Controller” means the person to be appointed as the financial controller for the Airport in accordance with Clause 7.

“General Manager” means the person to be appointed as the general manager of the Airport in accordance with Clause 7.

“Management Fee” means the management fee payable by the Owner to DPI in consideration for the performance of the Services in accordance with Clause 8.

“Operating Accounts” means the accounts referred to in Clause 6(1).

“Operating Period” means the period beginning on the Commencement Date and ending upon expiry or earlier termination of this Agreement.

“Operating Year” means each 12 month period during the Operating Period commencing on 1st January in each year, save that the first Operating Year shall begin on the Commencement Date and end on 31st December 2002.

“Owner’s Capital Account” has the meaning given in Clause 9(4).

“Owner’s Profit Share” has the meaning given in Schedule 2.

“Requisite Standard” means the exercise of that degree of skill, diligence, prudence and foresight which would reasonably and ordinarily be expected from an experienced operator of airports seeking in good faith to comply with its contractual obligations.

“Services” means those services described in Schedule 1.

“Working Days” means days on which banks are generally open for business in Dubai and Djibouti.

2. APPOINTMENT OF DPI

The Owner hereby appoints DPI to perform, and DPI agrees to perform, the Services during the Operating Period upon and subject to the terms and conditions of this Agreement.

3. OBLIGATIONS OF THE OWNER

(1) The Owner shall, where it is reasonably able, assist any DPI representative visiting Djibouti to gain such access to any premises and personnel, as is necessary for the performance of the Services.

(2) The Owner shall provide DPI with timely and unrestricted access to information in the possession of the Owner and to which access is reasonably required in order to provide the Services.

(3) The Owner shall arrange for the issue of any appropriate (including long-term) visa (and such other permits and/or licences that are required) from the relevant authorities in Djibouti permitting any visiting staff of DPI travelling in furtherance of the obligations of DPI under this Agreement, and each member of the Core Management Team to carry out his task in Djibouti.

(4) The Owner shall obtain and shall maintain through the term of this Agreement any and all licences, permits and authorities to enable DPI to perform its obligations as set out in this Agreement. In the event of a failure by the Owner to comply with this Clause 3(4), this Agreement shall be capable of termination by DPI pursuant to Clause 17(2).

(5) The Owner shall indemnify, hold harmless and defend DPI in respect of any claims, liabilities, fines, judgements or otherwise incurred by DPI as a result of the Owner’s failure to comply with Clause 3(4).

4. SERVICES

(1) DPI shall during the Operating Period have the exclusive right and authority to manage and to direct and supervise the operation of the Airport. DPI shall undertake all such acts and things as are within the scope of the Services except that, whenever it is provided that legislative approval of the Owner or international organization is required, no authority is given to DPI to do the relevant act or thing unless such approval is obtained.

(2) The Owner shall not interfere with any acts or things within DPI’s authority done by DPI to manage and direct and supervise the management of the Airport. The Owner shall have access to all parts of the Airport so long as such access does not unreasonably interfere with Airport operations.

(3) The authority conferred on DPI to manage, direct and supervise the operation of the Airport pursuant to the terms of this Agreement shall not entitle it, without the prior approval of the Owner, to:-

(a) make any loan;

(b) borrow or raise any money other than normal credit obtained from suppliers in the ordinary course of business;

(c) enter into any agreement or arrangement which imposes a liability in excess of that specified in the relevant Annual Plan in any Operating Year; or

(d) conduct in the Airport any other activity or business other than as contemplated in the relevant Annual Plan.

(4) DPI shall prepare and submit to the Owner a strategic development plan for the operation and development of the Airport. The parties shall use all reasonable endeavours to agree the strategic development plan as soon as possible. The plan shall be submitted not sooner than 6 months after commencement of the contract.

(5) Prior to the commencement of each Operating Year (other than the first Operating Year), DPI shall submit to the Owner its annual plan for that Operating Year which shall include:-

 

(a) annual budget, being a detailed revenue and expenditure budget for that Operating Year and which shall include the budgeted sales, budgeted gross operating profit and budgeted adjusted gross operating profit for that Operating Year;
(b) special annual budgets, being detailed budgets of expenditure to be incurred in that Operating Year on, respectively (i) capital expenditure; and (ii) repairs and maintenance;
(c) annual cash flow, being a projection of monthly cash flow for that Operating Year; and
(d) proposed staffing levels, for which DPI shall be solely responsible for deciding staffing, without interference from the Owners.

(6) The Owner shall notify DPI within 30 days of receiving the annual plan if it approves or disapproves the capital expenditure budget. If no notice is given within the 30 day period the Owner shall be deemed to have accepted the capital expenditure budget in the form submitted. If the Owner notifies DPI within the 30 day period of its non-approval of any part of the submitted capital expenditure budget it shall provide reasonable details of the reason for its non-approval and the parties shall discuss in good faith amendments to, and endeavour to agree, the capital expenditure budget. The annual plan as so determined or agreed shall become the “Annual Plan”.

(7) DPI shall manage and operate the Airport in each Operating Year (except the first Operating Year) in accordance with the Annual Plan for that Operating Year (subject to any changes to the same that may be approved from time to time by the Owner and DPI). If, by the commencement of an Operating Year, the parties have not agreed the capital expenditure budget for that Operating Year, DPI shall operate in accordance with the agreed capital expenditure budget for the previous Operating Year until such time as the capital expenditure budget is agreed.

(8) DPI shall manage and operate the Airport in the first Operating Year in accordance with the Owner’s annual plan for the calendar year 2002 as adjusted by agreement between the Owner and DPI.

(9) The Owners confirm and warrant that, with effect from 1st October 2001, that they have not and will not enter into any other agreements or contracts for use of the Airport infrastructure or for the provision of airport / aerospace related services without the express written agreement of DPI. In the event of any breach of this warranty, DPI has the right to immediately terminate such contracts or agreements, and the Owner will fully indemnify DPI in respect of such actions.

(10) The Owners confirm and warrant that no additional staff have been hired (or transferred from part-time to full-time status) by the Airport after 1st October 2001; the Owners further warrant that no additional staff will be hired (or transferred from part-time to full-time status) before the Commencement Date, without the written agreement of DPI. The Owners confirm and warrant that no increases in salaries, benefits or allowances and no promotions have been made by the Airport after 1st October 2001; the Owners further warrant that no increases in salaries, benefits or allowances and no promotions will be made before the Commencement Date, without the written agreement of DPI. Finally, the Owners warrant that no loans (or extensions of existing loans) have been made to staff after 1st October 2001; the Owners further warrant that no new loans (or extensions of existing loans) will be made to staff before the Commencement Date, without the written agreement of DPI. In the event of any breach of the warranties contained in this section, DPI has the right to immediately terminate or reverse such actions, and the Owner will fully indemnify DPI in respect of such actions.

(11) DPI has the right to divest, at a fair or agreed market value, any assets or operations under the control of the Airport which are not core airport or air navigation activities, and which do not add value to the services provided by the Airport. The Government of Djibouti is to be given right of first refusal on the acquisition of these assets at the agreed price.

(12) DPI has the right to sub-contract passenger and cargo handling services management to a third party, and DPI will be responsible for the payment of any related management fees. Any full-time staff seconded to work in Djibouti shall be treated the same manner as DPI appointed staff, and their full costs will be borne by the Airport. Any other consulting or sub-contracting fees or salaries shall be borne by the Airport, with the agreement of the Owners.

(13) The Owners confirm and warrant that any civil service employees of the Airport not required by the Airport will be immediately transferred to other Government departments, without future cost to the Airport or DPI. Any civil servants remaining with the Airport will have their contracts transferred to become employees of the Airport, with similar employment terms and benefits as other Airport employees.

(14) The Owners confirm and warrant on behalf of the Government of Djibouti that government-imposed taxes, duties and other levies on the Airport will not be increased over year 2000 levels for the first 5 years of the contract, and that no back-taxes or levies have been or will be made by the Government against the Airport. In future years, taxes, duties and other levies will not be increased at a rate higher than that applied to other similar government entities.

5. ACCOUNTING AND REPORTING

(1) DPI shall provide to the Owner during the Operating Period accounting services (according to International Accounting Standards) which shall include the maintenance of accounting books and records at the Airport reflecting all current and other transactions (whether operating or otherwise) relating to the Airport and establishment of written accounting policies and control procedures relating to the business of the Airport.

(2) DPI shall submit to the Owner in respect of the Operating Period:-

(a) within 15 Working Days after the end of the period beginning on the Commencement Date and ending three calendar months thereafter, and of each subsequent three month period during the Operating Period, a balance sheet as at the end of that period and an operating profit and loss statement covering sales and operating expenses for that period and for the Operating Year so far as elapsed to the end of that period; and

(b) within 120 days after the end of each Operating Year, a detailed financial statement for that Operating Year audited and certified by the Auditors and which shall consist of a balance sheet as at the end of that Operating Year, a profit and loss statement for that Operating Year, and a certificate prepared in accordance with Clause 8(3) as to the Management Fee payable to DPI in respect of that Operating Year.

(3) The Owner shall at all reasonable times have full and unrestricted access to and right to make copies of all accounting and other books and records of the Airport.

6. OPERATING ACCOUNTS

(1) The Owner has the following current accounts:
DPI may also open deposit account(s) in the name of the Owner. These accounts which are used only for matters relating to the Airport, are referred to as the “Operating Accounts”.

(2) The parties shall designate each member of the Core Management Team as signatories to the Operating Accounts.

(3) Any amounts owed by the Government of Djibouti to the Owner for services rendered in respect of the Airport shall be paid into the Operating Accounts.

(4) DPI shall (save as otherwise provided in this Agreement) at all times throughout the Operating Period ensure that all monies received directly or indirectly from the operation of or otherwise relating to the Airport are promptly paid into the Operating Accounts.

(5) If at any time during the Operating Period the funds in the Operating Accounts are insufficient to make when due and payable any of the payments referred to in Clause 6(7) below, the Owner shall pay into the Operating Accounts such additional funds as may be needed for such purpose within 30 days after being notified in writing by DPI of the relevant insufficiency with full details thereof.

(6) The Operating Accounts, and all monies from time to time therein or credited thereto, shall at all times remain the property of the Owner. No funds credited to the Operating Accounts shall be withdrawn by the Owner except in accordance with Clause 9(4) below.

(7) DPI will also have the right to withdraw funds from the Operating Accounts but only for the following purposes:-

(a) constituting and maintaining petty cash banks for the operation of the Airport;

(b) paying such operating expenses as are reasonably required to operate the Airport so long as, save with the prior approval of the Owner, no payment so made shall have the effect of making the total of all payments in respect of any particular head of operating expenses in the relevant Annual Plan exceed 110 per cent of the figure for that head in such Annual Plan; and

(c) paying the Management Fee in accordance with Clauses 8(2) and (3) and DPI’s Profit Share in accordance with Clause 9(3) below.

(8) Provided that DPI has notified the Owner of the need for additional funding pursuant to Clause 6(3) and provided that DPI properly withdraws funds from the Operating Accounts in accordance with the provisions of Clause 6(6), should such cheque drawn on the Operating Accounts not be honoured, the Owner shall indemnify, hold harmless and defend DPI in respect of any claims, liabilities, fines, judgments or otherwise incurred by DPI as a consequence of such cheque being dishonoured.

7. CORE MANAGEMENT TEAM

(1) The Core Management Team (which shall consist of a general manager (the “General Manager”) and a financial controller (the “Financial Controller”) and such other personnel as DPI may, from time to time, determine and shall be responsible for the overall direction of the management of the Airport in accordance with this Agreement and with the terms of each Annual Plan. The sole duties of the General Manager shall be to manage the Airport and other government / DPI contracts as agreed by the parties. The sole duties of the Financial Controller shall be management of financial matters relating to the Airport and other government / DPI contracts as agreed by the parties. The Owner shall execute a general power of attorney in favour of the General Manager conferring on the General Manager authority to exercise his powers for the performance of his duties under this Agreement.

(2) The Owner may at any time refer to DPI any concern or issue relating to any member of the Core Management Team and DPI shall determine what action, if any, shall be taken in relation to such member. Notwithstanding the foregoing, in the event that any member of the Core Management Team brings any claim against DPI as a consequence of the Owner terminating or suspending his or her employment without due cause, the Owner shall indemnify and hold harmless DPI from and against such claim.

(3) DPI will be solely responsible for the selection and recruitment of the Core Management Team. Prior to the employment by the Owner of each member of the Core Management Team, DPI shall submit details of its chosen candidate to the Owner for approval. DPI may assign members of the Port Autonome International de Djibouti (PAID) Core Management Team to fill these roles at the Airport, in which case PAID will pay all salaries and benefits, and invoice the Airport in respect of time spent on Airport matters.

(4) The Core Management Team shall be employed either by the Owner or DPI and seconded to the Owner (as determined by DPI) under terms and conditions agreed between DPI and the Owner. DPI shall be entitled to a recruitment fee and expenses for this purpose.

(5) The Owner shall provide to such members of the Core Management Team as DPI deem appropriate in-country benefits, (as determined by DPI) with effect from their respective dates of arrival in, to their respective dates of departure from, Djibouti.

05/06/06 (B353-A) RAPPEL URGENT POUR CEUX QUI N’ONT PAS ENCORE REPONDU A NOTRE DEMANDE DE RENOUVELLEMENT DES ABONNEMENTS …. Liste des abonnés : mise à jour. Merci de confirmer votre abonnement gratuit et anonyme, pour que nous puissions mettre à jour la liste de diffusion. (ARDHD)

Ches lectrices, lecteurs et abonnés,

L’abonnement à nos publications est absolument gratuit et anonyme et il le restera, pour garantir notre indépendance. Il comprend l’envoi :

  • tous les vendredis des informations de la semaine,
  • le mardi, d’un envoi partiel, si le nombre d’informations nouvelles est suffisant. Cet envoi est destiné aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens qui vivent au Pays et qui ne peuvent pas consulter le site, en raison de la censure,
  • des avis d’alerte rouge.

Depuis septembre 1999, nous avons constitué une liste d’abonnés qui évolue au fil du temps : nouvelles demandes, résiliations, clôture de la boîte e-mail, etc…

Comme cela a toujours été dit, nous n’avons jamais constitué de fichier nominatif afin de ne pas mettre en péril ni la sécurité des abonnés, ni celle de leurs familles.

Dans l’affaire qui nous avait opposé au Général Zakaria, les plaintes concernaient des articles que des lecteurs nous avaient adressés : à aucun moment, nous n’avons jamais dévoilé les noms ni même les adresses e-mail des lecteurs.

Une actualisation de notre liste est nécessaire aujourd’hui. Elle requiert une action de votre part et nous vous en remercions à l’avance :

Nous sommes dans l’obligation de mettre à jour la liste et nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent souscrire ou renouveler leur abonnement de nous envoyer un e-mail en utilisant l’un des liens suivants (il n’est pas nécessaire d’écrire un message). Le fait de cliquer et d’envoyer l’e-mail est suffisant :

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