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05/06/06 (B353-A)A lire sur LOI cette semaine.

Une nouvelle joint-venture avec Dubaï à Djibouti

La Middle East Container Repair Company (MECRC) vient de créer une compagnie en joint-venture avec le port de Djibouti du nom de Djibouti Container Services (DCS).
_______________________________ Note de l’ARDHD

Selon l’article une nouvelle société enregistrée en zone franche à Djibouti serait la propriété de MECRC et Port de Djibouti pour 40 % chacun. Le reste (20 %) étant attribué à deux groupes djiboutiens.

Et Guelleh, où qu’il touche ??? A notre avis chez tous les partenaires. A vérifier !!

05/06/06 (B353-A) Le Premier Ministre s’attaque aux  » bras cassés  » ! Nouvelle bavure ou nouvelle gaffe du PM ?(Lecteur)

___________________________ Note de l’ARDHD

Le premier des Ministres qui cumule cette fonction avec un poste de député en exercice (contrairement à toutes les mesures démocratiques, concernant le partage des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire) le fameux Dileyta, aussi Président en exercice de l’Ordre des Brosses à Reluire, est un homme du silence.

Préférant, dit-on, aller à la cueillette des fraises dans le désert, que de gérer les affaires d’état, il ne fait pas beaucoup parler de lui, sauf quand il fait des gaffes ou des co….. , ce qui arrive presque à chaque fois qu’il annonce quelque chose !!!

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Doit-on saluer l’initiative quoique courageux du premier des Ministres, pardon, de Monsieur le Premier Ministre, Dileïta Mohamed Dileïta pour avoir oser s’attaquer à la problématique des fonctionnaires, qui pour le plus grand nombre d’entre eux, est une aubaine que d’être  » bras cassé « , c’est à dire, payé à ne rien faire?


Logiquement OUI, puisque l’idée en elle-même est plusque louable ! Seulement, est ce que son pouvoir réel lui permet de prendre des grandes décision de cette nature ? Jusque là,il se contentait d’inaugurer des restaurants dans l’Avenue 13, ou encore de remettre une coupe à l’équipe gagnante du tournoi inter classe de foot-ball à Wéa, ou d’organiser le  » khaqi  » et les séances de khat à Randa, au lieu de se soucier des destinées du pays. Ah, le pauvre, pourquoi lui faire assumer les responsabilités qui ne sont pas les siennes ? Soyons honnètes.


Cette semaine, Dileïta a sommé au cours de son intervention dans son  » charabia  » habituel à l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Emploi et de la Solidarité Nationale, en charge de la Fonction Publique, Houmed Mohamed Dini, de rappeler à leurs postes tous les fonctionnaires de Djibouti, qui sont engraissés comme des oies sur le dos des laborieux contribuables, par le biai des finances publiques.


Cette catégorie de population appelée communément les  » bras cassés « , sont généralement des fonctionnaires qui ne mettent plus les pieds aux bureaux car, occupés à faire autre chose ( commerce… ), ou tout simplement à dormir.&nbs


Parmi ces parasites, figurent deux des frères de Dileïta lui-même. Chehem Mohamed Dileïta, niveau CM2, recruté en 1991 au Service d’Elevage et Pêche ( Ministère de l’Agriculture ), par le Ministre de l’époque, Mohamed Moussa Chehem, sur la base de 120 000 FDj, ne s’est jamais présenté à son poste, mais a toujours perçu sa paie toutes les fins de mois.


Est ce normal, même si pour  » Anibal Dileïta « , 120 000 FDj sont insignifiants, puisqu’il brasserait des centaines de Millions de francs djibouti, dans le cadre de ses activités on ne peut plus douteuses. Abdoulkader Mohamed Dileïta, guère plus instruit que ses frères, Premier Ministre compris ( CM2 ), agent relèveur de l’Electricité de Djibouti de son métier, puis fait son entrée à l’Assemblée Nationale en qualité de  » Député mobilisé  » en Décembre 1992 ( à cette époque, même l’Assemblée Nationale recrutait à tour de bras… ) , et fera deux mandats, pour céder finalement sa  » place  » à son frère  » héritier  » ( le PM ) en lors des législatives du 10 Janvier 2003.


Après quoi, notre ami Abdo Dileïtan passionné des chansons djiboutiennes ( Afar ) des années 60 et 70, s’est installé au bord de la mer à Tadjourah, pour se consacrer entièrement à l’organisation des  » khaqi  » lui aussi. De quoi vit notre ex parlementaire agent de l’EDD ?


Eh bien, il est  » bras cassé  » et perçoit indûment 250 000 en sa qualité d’agent de l’Electricité de Djibouti ayant bien servi son pays. Ces individus ont perdu toute naution du levé matinal. Ils ne voient jamais le soleil se lever ! Dans ce contexte économique particulièrement morose pour Djibouti, l’on se demande si enfin le grand décideur, le redoutable IOG, prendra les choses au sérieux et que Dileïta pour sa part, cessera ses gesticulations guignolesques, même si, il est entendu qu’il exécute parfaitement le role pour lequel il est recruté.


Que chacun sache, que viendra le jour ou, les Djiboutiennes et les Djiboutiens, demanderont des comptes à tous ceux qui, aujourd’hui pillent les déniers publics

04/06/06 (B353-A) AP : Affaire Ben Barka: perquisition chez Driss Basri – Un avant-goût de ce qui attendrait par exemple : Guelleh, Hassan Saïd, Madhi, Djama Souleiman le procureur, Me Martinet, Moumin Bahdon, Mohamde Moussa Chehem, Me Mohamed Aref et les personnes soupçonnées d’avoir eu connaissance d’informations importantes et/ou d’être intervenues dans le meurtre du Juge Borrel et dans des affaires de subornation de témoins ? (Lecteur)

PARIS (AP) – Le juge d’instruction Patrick Ramaël en charge de l’enquête sur la disparition de l’opposant marocain Mehdi ben Barka en octobre 1965 à Paris a mené jeudi une perquisition au domicile parisien de l’ancien ministre de l’Intérieur de Hassan II, Driss Basri, a-t-on appris de sources judiciaires.Le magistrat, qui a entendu le 22 mai dernier Driss Basri, cherche à en savoir plus sur PF3, un ancien centre de détention situé à Rabat, où pourrait être enterré le corps de Ben Barka qui n’a jamais été retrouvé, selon les mêmes sources.


Lors de son audition, Driss Basri avait affirmé tout ignorer de cet endroit.Un carnet d’adresses a été saisi jeudi par le juge chez l’ancien homme fort de Hassan II qui est installé dans le XVIe arrondissement de Paris depuis janvier 2004.Mardi, Patrick Ramaël avait tenté d’entendre Driss Benzekri, qui a présidé l’instance équité et réconciliation chargée de faire la lumière sur les années noires du règne de Hassan II. Actuellement en séjour à Paris, M. Benzekri a refusé de répondre au juge qui s’est présenté à l’improviste, a-t-on ajouté de mêmes sources.La justice française enquête toujours sur l’enlèvement le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp, en plein centre de Paris, de l’opposant à Hassan II dont le corps n’a jamais été retrouvé.


Une disparition qui a donné lieu à de multiples rebondissements et à quelques condamnations, insuffisantes selon les proches de Mehdi ben Barka qui ont toujours mis en cause Hassan II. Le roi, décédé en 1999, affirmait pour sa part qu’il s’agissait d’une affaire « franco-française ». AP

04/06/06 (B353-A) Djibouti: un théâtre burlesque sous Ismaël Omar Guelleh. L’information est un pouvoir pour le développement de l’humain ; nul ne peut en contester le bien fondé. Liberté de l’information veut dire liberté intellectuelle. (Bouh Warsama)

Djibouti, un théâtre burlesque sous Ismaïl Omar Guelleh


Roger Picon

La politique menée depuis 7 années par IOG n’est autre qu’une comédie burlesque où des politiciens opportunistes et de circonstances – hommes et femmes – prompts au mensonge en arrivent à rire entre eux de leurs pantalonnades et de leurs incompétences récurrentes.

D’un scandale à l’autre, les citoyens n’en finissent pas de se découvrir bernés par ceux qu’ils n’ont pas élu mais qui se sont ou furent autoproclamés aux postes qu’ils/elles occupent. Au contraire de la croissance de son économie, le mensonge en politique à Djibouti ne connaîtrait ainsi pas de récession.

Djiboutiens et Djiboutiennes ont le sentiment profond de n’être que les pions insignifiants d’un grand « jeu pervers » dans lequel ils et elles sont les otages du pouvoir d’IOG ; homme sans scrupule, avide de pouvoir et d’argent. C’est du moins là un avis communément partagé, où point une amère désillusion devant le politique, que les récentes nouvelles turpitudes ont révélée – entre autres – par l’évident génocide relancé contre les populations du Nord et du Nord Est du pays.

Vérité et politique ne font pas bon ménage.

Notre époque a plus que jamais à craindre du mensonge politique, pour la raison que les médias de masse et la propagande gouvernementale et privée – soutenant le régime de la pensée unique – ont atteint une capacité de manipulation des faits sans précédent.

Les suites de l’affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti sont l’un des exemples de ce que nous affirmons.

Les mensonges que tente de nous imposer Ismaïl Omar Guelleh se pratiquent au vu de tous, et souvent à l’égard de faits connus de tous. Telle tragédie, tel événement encore récent peut subitement disparaître des registres officiels ou subir une réécriture. C’est ainsi que la possibilité de mensonge complet et définitif est le danger qui naît de sa méthode de manipulation des faits. Ce danger s’accroît avec le recours généralisé à l’image dans sa propagande ; de même, il lui suffit pour ce faire de choisir ses cibles, de mettre de très gros moyens financiers sur la table, d’acheter telle ou telle conscience et le plus gros des mensonges devient supposée vérité ; l’échec le plus cuisant se transforme en une réussite éclatante quitte à falsifier les chiffres, tel assassinat d’un « fouineur » ne serait qu’un suicide…etc….

On dit souvent que le principal ressort du mensonge est la tromperie de soi. La propagande n’a prise sur les consciences que si de vastes pans de la population s’y laissent adhérer, ou si on la désinforme pour majeure partie et qu’on l’asservit dans le même temps par la terreur comme c’est le cas à Djibouti. La manipulation grossière et délibérée des menteurs de l’appareil politique d’IOG a donc pour corollaires l’auto-aveuglement des foules et … « l’emploi du bâton » contre les récalcitrants.


Roger Picon
Si un tel dictateur a expédié tant de dissidents et d’opposants politiques au fond des tombes, ses partisans grassement financés et ligués contre le « péril opposition politique » ont étouffé la voix des familles éplorées. Que si un tel président a menti sur le prétexte faussement factuel de supposés actes de brigandage dans le Nord du pays, le journaliste qui met en doute les déclarations présidentielles sera forcément accusé d’être un mauvais patriote, un traître… ; donc à incarcérer !!!

Le fait que les mensonges – dont s’entoure IOG – ont fait des ravages sérieux est aussi qu’il engendre un cynisme aigu qui est le refus absolu de croire en la vérité d’aucune chose si bien établie, quelle que puisse être cette vérité. La substitution cohérente de mensonges à la vérité de fait endommage jusqu’à la capacité pour Ismaïl Omar même de croire en la distinction entre le vrai et le faux.

Si nous avons principalement en tête le mensonge gouvernemental d’IOG, n’oublions pas que celui-ci n’a rien inventé. Il a emprunté ses techniques à la publicité commerciale qui diffuse parfois de jolis mensonges dans l’espoir d’imposer un produit à tous.

Le mensonge est une donnée incontournable de la vie politique à Djibouti.

De même qu’il est illusoire de penser que les politiciens au pouvoir gouvernent et vont gouverner d’après les seuls faits, de même est-il indispensable de restreindre la tendance de tout pouvoir à manipuler les faits à son avantage. À cette fin, observons que les régimes libéraux réfrènent les excès du pouvoir par une constitution et des freins et contrepoids qui divisent la puissance publique. Mais la limitation constitutionnelle du pouvoir n’est pas un rempart suffisant contre le mensonge politique.

Puisque la vérité loge hors du politique, il importe alors de préserver dans la société «l’existence d’hommes et d’institutions» sur lesquels le domaine politique n’a pas de pouvoir pour trancher des questions de vérité. Déjà, au sein même d’un État responsable, le juge établit des faits allégués relativement à des particuliers.

Dans les universités, les sciences historiques et les humanités sont les gardiennes et les interprètes de vérités de fait.

Au juge et à l’Académie s’ajoute la presse. Si on attache une telle importance au travail des journalistes c’est que nous estimons que si la presse devenait jamais réellement un quatrième pouvoir, elle devrait alors être protégée contre le pouvoir du gouvernement et la pression sociale encore plus soigneusement que ne l’est le pouvoir judiciaire.

Il est un fait qu’IOG et sa « clique dirigeante » ont besoin des médias pour propager leurs mensonges édifiants. Or les Djiboutiens/Djiboutiennes doivent pouvoir compter sur une presse vraiment indépendante pour rétablir la vérité des faits occultés par les images gouvernementales. La concentration actuelle de la presse dans les mains d’IOG – qui interdit toute forme de presse qui ne lui serait pas inféodée – est un problème dont on n’a pas encore saisi toutes les graves conséquences et notamment le peu de chance de voir s’installer une amorce de démocratie aussi longtemps que le tyran sera au pouvoir.

L’information est un pouvoir pour le développement de l’humain ; nul ne peut en contester le bien fondé.

Pour cette raison le droit à l’information est un droit important car si le/la citoyen (ne) n’est pas correctement informé (e), leur vote ne veut absolument rien dire. D’évidence et comme pour beaucoup d’autres droits, des nombreuses conditions préalables relatives à un développement économique, social, culturel et politique harmonieux doivent être remplies avant de pouvoir réaliser le droit à l’information. Alors que les pays développés semblent avoir d’importantes opportunités pour le droit à l’information, les pays moins développés ou en développement sont encore loin d’un tel droit ; a fortiori lorsque la tyrannie de la pensée unique règne sur un pays comme c’est le cas à Djibouti.

Démocratie, liberté intellectuelle et droit à l’information

Il y a une étroite relation entre liberté intellectuelle et droit à l’information. En d’autres termes le concept du droit à l’information est basé sur celui de la liberté de l’information.

Liberté de l’information veut dire liberté intellectuelle. Les deux, la liberté intellectuelle et le droit à l’information appartiennent aux droits de l’homme qui protègent la condition humaine et son bon développement.

Cependant, les droits de l’homme qui préservent nos vies doivent être protégés par la démocratie du pays dans lequel nous vivons ; quand bien même ce pays pourrait être une « terre d’adoption », ou une terre « d’exil momentané ».

S’il n’y a pas de démocratie pour tous les membres de la société, ils/elles ne peuvent pas participer aux processus d’une décision et c’est la raison pour laquelle ils/elles auront besoin de droit à l’information dont le problème ne peut pas être pleinement résolu s’il n’y a pas une véritable liberté dans le pays concerné.

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression…

«Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.»

(Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, 1948)

Prompte à enjoliver les pires excès du pouvoir, quoi que puisse en dire la propagande d’Ismaïl Omar Guelleh elle est plongée dans une controverse.

La situation touche à trois questions :

  1. jusqu’où sont prêtes à aller les autorités djiboutiennes pour restreindre la liberté de la presse écrite comme radio ou télédiffusée, donc la liberté intellectuelle et le droit à l’information ?
  2. jusqu’où sont prêts à aller ceux/celles qui se prétendent être « journalistes d’information » à Djibouti dans la caution qu’ils/elles apportent au régime de la pensée unique qui galvaude impunément toutes les libertés depuis plus de 7 années ?
  3. jusqu’où iront les dirigeants des pays bailleurs de fonds pour conserver les faveurs du tyran Ismaïl Omar Guelleh ?

Développement humain et droit à l’information

Certes, nous ne pouvons pas dire que la démocratie soit précisément appliquée dans beaucoup de pays dits « en développement », en dépit du fait qu’il y ait un peu plus de démocratie depuis 1980.

S’appuyant sur l’espérance de vie, taux d’aptitude à lire et à écrire…l’indice de développement humain…etc …, « l’index de démocratie » établi par la Banque mondiale nous montre cette stagnation, voire récession dans bon nombre de pays les moins développés.

Tableau : (Source: Organisation des Nations Unies)

Pays moins développés
Pays en développement
Pays industrialisés
Espérance de vie (années)
54.4
61.8
74.1
Taux d’aptitude à lire et à écrire
48.1
69.7
98.5

Taux de scolarisation cumulé de 1er, 2ème et 3ème cycles

36
56
83

Accès aux services de la santé [au soin]

49 %
80 %
100 %
PNB par habitant (US$)
210
1053
17221
Indices du développement humain
0.336
0.576
0.911

La pauvreté humaine constitue un déni des droits humains fondamentaux.

Pour promouvoir le progrès social et élever le niveau de vie dans un contexte plus large de liberté, les conventions internationales de droits de l’homme (on devrait dire droits de l’humain)… il est nécessaire de reconnaître les droits économiques et sociaux dans le but de lutter contre la pauvreté, trop souvent la misère et leurs conséquences.

Parmi ces droits sont à désigner la norme adéquate de niveau de vie, de nourriture, de l’habitation, d’instruction, de santé, de travail, de sécurité sociale et le partage des profits du progrès social.

Ces droits sont la condition sine qua non pour bénéficier du droit à l’information, tant sur le plan national qu’au niveau de l’individu.

Un être humain qui manque de nourriture essentielle, d’un logement convenable, de l’accès au soin afin de préserver sa santé, de possibilité de trouver un travail, d’une instruction, d’une formation professionnelle et d’une sécurité, ne sent pas le besoin d’utiliser le droit à l’information. Ce dernier est relégué en arrière plan de ses priorités.

Deux notions de développement humain sont à discerner. L’une se situe au niveau de l’individu, l’autre au niveau national.

Seules les personnes scolarisées, poursuivant des études peuvent utiliser le droit à l’information. Les analphabètes ne peuvent pas utiliser ce droit même s’ils en ont besoin autant que les autres.

Il existe une corrélation bien définie et établie entre le nombre des utilisateurs d’Internet, le PNB et le taux (degré) d’instruction.

Le taux d’immatriculation scolaire par région, selon le niveau d’instruction, est un bon paramètre qui démontre le niveau national d’accès au droit à l’information.

Selon les études effectuées, 64% de la population des pays moins avancés et 44% de la population des pays en développement sont dépourvus d’une scolarisation quelconque.

Cela veut dire que plus ou moins la moitié des populations de ces pays (78 % à Djibouti selon les statistiques non publiées…) ne peuvent pas utiliser le droit à information donc n’accèdent pas aux informations écrites.

Une autre situation négative est le rapport entre les dépenses pour l’éducation publique et le pourcentage du PNB à Djibouti. l’État djiboutien actuel contribue à moins de 2 % de son PNB (3.1% pour les pays les moins avancés …) pour ce qui concerne l’Éducation nationale et la Formation professionnelle mais il a l’outrecuidance de laisser croire que tout ce qui est fait à Djibouti dans ce domaine – comme dans bien d’autres comme la santé publique – le serait à partir des finances publiques locales alors que force est de constater que nous sommes dans l’un des mensonges les plus odieux du régime. Car ce sont la France, l’UE, les USA et plus globalement les pays bailleurs de fonds qui se substituent financièrement aux graves carences du régime dirigé par Guelleh.

Et cela signifie également qu’une priorité devrait être donnée à Djibouti à la création d’une future société qui soit capable de lire et d’écrire.

L’analphabétisme comme la misère et la « dépendance alimentaire » arrangent bien les affaires financières d’Ismaïl Omar Guelleh !!! et des caciques du pouvoir actuel !

Ils en vivent bien, même très bien !.

04/06/06 (B353-A) GED : à lire sur le site du GED, un article sous la signature du Mouvement de libération nationale, sur la situation économique et les affaires privées de Guelleh, que nous publions en intégralité.

21/05/06 Analyse Socio-Économique

En outre, ces genres de pratiques s’étant tellement banalisées et l’impunité ayant atteint d’énormes proportions, il en résulte actuellement des situations impossibles a imaginer, il ya quelques années auparavant.

En effet, à Djibouti, toutes mesures prises dans le cadre de l’administration des finances et de l’économie par l’assemblée nationale, ne rentrent jamais en vigueur et ne sont jamais appliquées par les administrations concernées, si elles ne répondent pas aux attentes et ne bénèficient pas en premier lieu aux groupements d’intérêts cités auparavant.

Sur un tout autre plan, I.O.G. toujours dans le cadre de son officiel môde de gestion et en intensifiant et multipliant ses prospections et recherches de débouchés pour satisfaire sa soif d’argent à depuis son accèssion au pouvoir, favorisé l’accroissement à Djibouti, des investissements arabes par rapport à tous les autres investissements étrangers.

Celà correspond à la réorientation de l’ensemble de sa politique vers le monde arabe que constatent depuis quelques années tous les observateurs de la réalité Djiboutienne et c’est en grande partie la raison pour laquelle on assiste depuis sa prise du pouvoir à une importante augmentation des investissements provenant de la pénisule arabique dans un grand nombre d’ affaires commerciales Djiboutiennes.

A titre d’indication, il faut savoir que ces sociètés commerciales appartiennent en grande partie, soit à des commercants Djiboutiens qui passent pour le financiers ou les chefs de file du mouvement islamiste du pays, soit à des hommes d’affaires et à des sociètés qui ont des rapports étroits et privilegiés avec le régime et qui réellement appartiennent à la famille rêgnante par le biais du système des prêtes-noms.

Cependant pour nous, aucun doute ne se pose sur le fait que ces fonds étrangers dont l’origine est douteuse pour leur majorité et surtout très peu légaux, ne dérange aucunement I.O.G., mais semblent plutôt avoir sa préference, certainement parce que toutes les opérations financières s’y rapportant, ne passent jamais par les voies officielles et réglèmentaires de l’état. Généralement dans ces genres d’affaires, I.O.G n’a qu’une priorité qui est celle de percevoir au plus vite la contre-partie financière de son appui et de son soutien.

En effet s’il s’agit d’une affaire financière totalement illégale et réprehensible sur la plan international, comme le blanchissement d’argent, le trafic illicite d’armes et de drogues ou toutes autres malversations financières qu’il a l’habitude de mener, il ne se gène pas pour s’arroger et prendre un pourcentage consistant et plus élèvé que celui qui normalement devait lui revenir. Par contre s’il s’agit d’une affaire qu’il ne peut pas cacher à l’opinion publique et qui comporte un accord écrit préalable, il se contente généralement de prendre que sa part, sans bien sûr, rien verser dans les comptes du trésor national.

A titre d’exemple, on peut dire que l’affaire du contrat du port de Djibouti et de la socièté dite de Djebel Ali est assez représentative de cet état des choses. En réalité, nos lecteurs doivent savoir que toute cette affaire n’est globalement, rien d’autre qu’un énorme montage financier illégal et totalement fictif et qui à notre sens, ne vise que quatre objectifs, dont aucun ne prend en compte l’intérêt suprême de la nation et du peuple Djiboutien. Ces quatres objectifs sont les suivants:

  1. Faire le maximum de bénéfices à titre personnel ou familia sur le dos de l’état sans avoir à rendre des comptes et surtout sans laisser des traces.
  2. S’associer à des intérêts arabes de manière officielle pour des raisons ayant trait a l’orientation de sa politique vers les pays musulmans. Par là, il cherche à montrer aux Djiboutiens que cette direction est bien celle à suivre pour l’avenir et le développement du pays.
  3. Eviter, coûte que coûte, les investissements privés ou publics venant de l’Ethiopie car si celà arrivait, ce pays qui est le principal usager du port de Djibouti, aurait son mot à dire sur la gestion et sur toutes les activités portuaires. Et pour un certain nombre de raisons ayant trait à son enrichissement personnel et contraire a l’intérêt des deux pays, celà ne faisait vraiment pas l’intérêt d’ I.O.G. .
  4. Fournir une explication faussement rationnelle, sur le plan commercial et politique de son choix, non seulement à l’Ethiopie mais aussi aux Djiboutiens (il aurait, par cette décision, sauvegardé l’indépendance du pays fâce a l’impérialisme des Ethiopiens) en avançant un prètexte fallacieux portant sur les meilleures conditions et l’importance des investissements de la socièté de Djebel Ali face à la proposition Ethiopienne. C’est la propagande Anti-Ethiopienne du Gouvernement Djiboutien.

Ceci étant, certaines informations non publiques, nous ont permis d’établir que la socièté dite : Djebel Ali n’est rien d’autre qu’une socièté « off shore » dont les actionnaires sont en majorité des Arabes de la péninsule qui outre l’énorme commission qu’elle a payée à Mr. Abdourahman Boreh, ne bénéficit que de 20% des bénéfices annuels issus des activités du port de Djibouti.

Les 80% restants reviennent de fait et en grande partie a I.O.G. et à Boreh personnellement.

Pour sauver les apparences et pour ne pas, quand même focaliser sur eux, l’attention de la population, ils versent annuellement une infime partie de leurs bénèfices au trésor national.

De toute façon ni la population, ni l’administration d’état n’étant mis au ourant des termes du contrat que le pays a passé avec cette socièté, ils ne peuvent pas savoir ce qui normalement doit leur revenir de droit et de quelle façon.

Toutefois, en nous reférant aux bénèfices génèrés par le port en 1999 (qui eux sont connus), qui étaient de l’ordre de 9 millards de francs Djibouti, on peut se faire une idée plus précise sur ce que ce contrat rapporte à I.O.G..

En effet, si Djebel Ali encaisse sur les bénèfices annuels une somme de 1,8 millard de francs, qui correspond à ses 20% des parts, et que 3 millards sont affectés au remboursement annuel des crédits du port, il reste une somme de 4,2 millard de francs qui tombe directement dans les comptes personnels d’I.O.G. Et même s’il reverse au trésor national 1 ou 2 millards, celà lui fait , quand même, un bénèfice énorme chaque année.

De plus, il est a remarqué que les activités du port s’étant très largement accrues ces trois dernières années (2000 A 2002), les chiffres se rapportant à ces bénèfices doivent logiquement être, eux aussi, revus à la hausse.

Pour être complet sur cette question de la gestion personnelle des activités portuaires par I.O.G., il faut aussi tenir compte des bénèfices qu’il retire des activités des opérateurs privés du port (Agences maritimes, Agences de transit, Agence de manutention, …etc) dont certains appartiennent à lui même ou à sa famille et que les autres lui paient régulièrement la dîme (son pourcentage).

Et toujours dans ce même cadre, il convient de ne pas oublier que le nouveau service de sécurité privé qui cette année a pris en charge la surveillance de l’ensemble des infrastructures du port de Djibouti, est directement sous la responsablité de sa femme et du S.D.S. .

Et il est plus qu’évident que cette situation est très pratique pour garantir le secrêt sur les bénèfices et surtout sur le bon déroulement des divers trafics illicites de cet affairiste vers ou venant de l’Europe, des pays Arabes ou de la Somalie du Sud au profit du G. T.. Ces opérations financières frauduleuses et repréhensibles par la loi sont, pour I.O.G., celles qui génèrent les plus importants bénèfices car elles sont basées sur l’achat, le transport, le transbordement, le transit et la vente de produits et matériaux prohibés ou très sévèrement reglementés sur le plan international, par des conventions et des traités ratifiés par l’ensemble des pays du monde.

Ces affaires sont aussi très importantes pour le dictateur Djiboutien parce que les contacts et les relations commerciales et humaines qu’elles entrainent lui apportent des franches et solides fidèlités ainsi que des complicités durables et indéfectibles dans ce qu’on pourrait nommer comme les divers réseaux de la mafia tant sur le plan régional que sur le plan mondial. Cet état des choses, qui pour un pays comme Djibouti est très difficile à concevoir, est pourtant la vérité la plus stricte et la plus irréfutable (Tous les services secrêts étrangers basés à Djibouti sont au courant de ces magouilles). Il faut savoir que celà tient à la personnalité d’ I.O.G. pour qui faire une affaire illicite est devenu presque une seconde nature de sa personne.

A titre d’exemple et outre les multiples trafics d’armes vers la Somalie ou les opérations de légalisation (blanchissement) de sommes considérables d’argent noir en provenance de l’Europe ou des pays Arabes, on peut citer le très ferme soutien (qui réellement cache une association) d’ I.O.G. au réseau de la mafia italienne de la région de la corne de l’Afrique.

Representé à Djibouti par Mr. Gianni, patron de la Socièté SAVIR et Consul de l’italie dans ce pays. Ce réseau trafique avec ses répresentants en Ethiopie par le biais des camions de transport de la socièté de transport Djibouti 2000. Lorsqu’ils quittent Addis-Abeba et qu’ils reviennent à vide sur Djibouti, ces camions assurent le transport frauduleux de certains produits légalement prohibés qu’ils sortent ainsi d’Ethiopie. Nous allons nous arrêter là, sur les exemples qui fin de compte ne deviennent plus que des anecdotes, tellement il y en a à Djibouti, et tellement ces trafics sont devenus banals.

Pour en terminer avec ces opérations financières frauduleuses, importantes pour I.O.G. et qui pour leurs majorités, ont le port de Djibouti pour cadre d’action et de transit, il faut savoir qu’ elles lui permettent d’assurer une entière et efficace politique de promotion et de dévèlopement des activités commerciales de certains intérêts arabes qui réellement ne sont que la partie visible de la volonté de pénêtration, d’expanssion et d’action des mouvements religieux musulmans partisans d’un islam radical dans la région.

En conclusion sur ce phénomène d’accaparation et de détournement personnel du principal instrument de l’économie nationale, on ne peut que constater qu’I.O.G étant pleinement satisfait des résultats de ce montage va aussi accorder à la socièté Djebel Ali, la gestion totale de l’Aéroport de Djibouti. Là aussi et sous couvert de cette société, sera encore mis en place une gestion personnelle au détriment de la nation Djiboutienne.

En effet, pendant que ces montages financiers sont éxècutés et que les bénèfices qui en découlent sont recoltés et engrangés, il convient de ne pas perdre de vue que le peuple de Djibouti se trouve, lui, dans un état de nécèssite absolue et que les fonctionnaires souffrent de 8 à 9 mois de retard dans leurs émoluments mensuels.

Quant au pays et à son image de marque, il faut savoir que quelques soient les combinaisons financières frauduleuses et illégales d’I.O.G., il n’en résulte pas moins, que la place de Djibouti et surtout le port et bientot l’aéroport, sont devenus, de fait , des plaques tournantes des trafics illicites de tout ce qui est perçu comme illégal sur les plans national, régional ou international.

Mouvement de libération nationale.

04/06/06 (B353-A) La crise en Somalie continue (deux articles signalés par un lecteur) En soutenant financièrement des Chefs de milice, les Américains ont-ils une responsabilité très lourde dans la reprise des combats qui font des centaines de victimes civils et qui rend impossible la vie dans la Capitale ?

_______________________________ Reuters Nairobi

NAIROBI (Reuters) – La crise humanitaire en Somalie, pays de la Corne de l’Afrique qui traverse une grave sécheresse, va se poursuivre jusqu’en décembre et risque d’être exacerbée par les combats dans la capitale Mogadiscio, qui ont déjà fait plusieurs centaines de morts, a déclaré vendredi un organisme d’expertise des questions alimentaires.

La sécheresse qui sévit en Afrique de l’Est a tué des centaines de personnes et des dizaines de milliers de têtes de bétail. Au moins 1,7 million de Somaliens, sur un total de 10 millions d’habitants, sont touchés par la sécheresse.

La Food Security Analysis Unit for Somalia (FSAU), organisme coparrainé par l’Union européenne et l’Agence américaine pour le développement international, estime que la saison des pluies n’est pas encore terminée mais « prévoit que la situation d’urgence humanitaire dans le sud de la Soma e va se poursuivre de juillet à décembre 2006 ».

La situation extrême du sud de la Somalie est aggravée par les perturbations dans l’approvisionnement des marchés et la mauvaise récolte céréalière annoncée.

De nouveaux combats ont été signalés entre milices rivales, dans la nuit de jeudi à vendredi, faisant 16 morts. Ces affrontements se sont déroulés dans un village à une quinzaine de kilomètres au nord de Mogadiscio, ont rapporté des témoins.

Environ 350 personnes ont péri lors de trois vagues de violences depuis le début de l’année, opposant des combattants islamistes à une coalition « anti-terrorisme » de seigneurs de la guerre que beaucoup disent être soutenus par les Etats-Unis.

________________________________________ AFP

Somalie: 11 morts au nord de Mogadiscio, manifestation anti-américaine
Par Ali MUSA ABDI

MOGADISCIO (AFP) – Onze personnes ont été tuées vendredi au nord de Mogadiscio dans des affrontements entre miliciens de chefs de guerre soutenus par Washington et des combattants supposés des tribunaux islamiques, tandis que 5.000 musulmans ont manifesté contre les Etats-Unis dans la capitale somalienne.

Depuis février, les combats entre la coalition de chefs de guerre de l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT) et les hommes aux ordres des tribunaux islamiques ont fait au moins 327 morts et 1.500 blessés, essentiellement des civils.

Cette longue bataille, destinée à prendre le contrôle de Mogadiscio, est l’une des plus meurtrières depuis le début de la guerre civile en 1991 dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

De nouveaux combats ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi et vendredi matin dans la ville de Balad, située à environ 30 km de la capitale somalienne. Cette région avait déjà été le théâtre de violences jeudi entre les deux groupes.

« L’alliance a tué neuf combattants rivaux (…) et a perdu deux de ses hommes durant la bataille qui a fait rage pendant la nuit (de jeudi à vendredi) et vendredi matin », a déclaré un habitant de Balad, qui a requis l’anonymat.

A la mi-journée, les combats, déclenchés par l’ARPCT, avaient sensiblement diminué d’intensité, selon un autre résident.

Depuis la semaine dernière, les affrontements entre les deux camps ont fait au moins 89 morts, alors que les miliciens des tribunaux islamiques gagnent toujours plus de terrain.

Les hostilités de vendredi ont opposé les hommes alliés à Musa Sudi Yalahow, un membre de l’ARPCT, aux combattants de Moalim Ashi, qui soutient les tribunaux islamiques.

Depuis plusieurs jours, des combattants loyaux aux tribunaux islamiques se sont déplacés vers Balad pour couper une route, essentielle à l’approvisionnement de l’ARPCT et qui conduit à Jowhar (90 km au nord de Mogadiscio).

Dans la capitale, aucun combat n’a été signalé vendredi, mais environ 5.000 personnes ont manifesté contre les Etats-Unis, à l’appel des tribunaux islamiques qui ont comparé le président américain George Bush à un « nazi ».

« Les Etats-Unis soutiennent à tort les chefs de guerre en les finançant dans cette guerre », a lancé le président d’une alliance de 11 tribunaux islamiques, Sheikh Sharif Sheikh Hamad.

En mai, la Maison Blanche avait confirmé que les Etats-Unis soutenaient ce qu’elle a appelé des « partenaires » locaux pour empêcher que le réseau terroriste Al-Qaïda n’établisse une « tête de pont » en Somalie. Selon les services de renseignements occidentaux, les tribunaux islamiques de Mogadiscio abriteraient des extrémistes musulmans.

« Les nazis ont essayé de diriger le monde, ils ont échoué. Les pharaons égyptiens ont fait la même chose, ils ont échoué. C’est le même chemin que prend George Bush, et on peut voir sa fin infâme », a prédit un autre haut responsable religieux Sheikh Mohamoud Sheik Ibrahim, lors de la manifestation de vendredi.

« Nous envoyons un message au peuple américain pour leur dire qu’il ne devrait pas être induit en erreur par leur dirigeant épouvantable, qui est arrogant contre l’islam », a-t-il poursuivi devant des manifestants qui brandissaient dans le calme des livres du Coran.

De leur côté, des chefs coutumiers tentaient de négocier un cessez-le-feu, sans trop d’espoir.

« Nous contactons les deux parties impliquées dans le conflit et elles disent qu’elles veulent la paix, mais les commandants se préparent pour la guerre car ils ont positionné plus de combattants », a déclaré à l’AFP un chef coutumier, Ali Hassan, qui participe à la médiation.

« Avec cette orientation dangereuse (…), la situation va devenir hors de contrôle », a-t-il estimé.

04/06/06 (B353-A) Libération : La RDC et Djibouti peu coopératifs (Article signalé par un lecteur)

Depuis plus d’un mois, l’envoyée spéciale de RFI en République démocratique du Congo (RDC), Ghislaine Dupont, attend une accréditation lui permettant de travailler. Les autorités de Kinshasa la lui refusent sans raison valable.

A moins de deux mois des premières élections libres depuis quarante ans dans l’ex-Zaïre, le pouvoir de Joseph Kabila ne souhaite visiblement pas que cette journaliste, qui connaît bien la RDC, fasse son travail en toute indépendance. Et les ennuis de RFI en Afrique francophone ne s’arrêtent pas là : suspendue depuis janvier 2005, après avoir évoqué les derniers rebondissements dans l’affaire de la mort mystérieuse du juge Borrel, la radio n’a toujours pas été autorisée à émettre à Djibouti.

par Thomas HOFNUNG

04/06/06 (B353-A) Radio-trottoir : toujours à la recherche de subventions internationales pour financer son propre train de vie et pour acheter autour de lui, consciences et faux-dévouements conjoncturels mais toujours intéressés, Guelleh tente l’impossible, mais il risque de se brûler les doigts et à force d’avoir deux chaises pour s’asseoir, il pourrait tomber entre les deux … (Lectrice)

_____________________________ Note de l’ARDHD

Guelleh, est-il, comme l’écrit cette lectrice privée de RFI, un faux-francophile convaincu mais abandonné ou un faux-arabophile non-convaincu mais incompris ?

Personne n’a la réponse, même plus lui, probablement.

Bref on s’y perd. On sent bien que Guelleh est confronté (de sa faute et de celle de son épouse, la « si-délicate » et « si-charmante Paulette ») à une situation de plus en plus impossible à controller.

Par exemple, cette année, l’anniversaire du 27 juin ne devrait même plus être marqué par une fausse espérance de façade, comme ce fut le cas dans les années précédentes, avec les grands rassemblements de citoyens « contraints » dans le stade Gouled. C’est fini, tout cela !

Le régime est maintenant aux abois, dans une phase critique :

– manque cruel d’argent. Guelleh pourra-t-il continuer à mener grand train de vie dans l’avenir et surtout pourra-t-il continuer à acheter des consciences et des soutiens de façade, s’il n’a plus le secours de l’aide internationale. Il est contraint d’inventer toutes les ruses pour essayer de faire financer son régime en déclin avancé. Tout est bon : mensonge (fausse grippe aviaire, ….), chantage (antenne de RFI), séduction (Pétrodollar, Dubaï, hommes d’affaires somaliens, …)

la pression populaire qui s’accentue avec la montée de la grogne, conséquence inévitable de l’appauvrissement, de la famine. L’électricité, en dépit des annonces fracassantes concernant la restructuration de la centrale de Boulaos et plusieurs financements internationaux, continue à manquer cruellement : les coupures se succèdent et se multiplient,

– l’agitation dans le Nord. Sa dernière action militaire d’éclat a réveillé la résistance et le front dans le nord. C’est probablement ce qu’il était venu y chercher, pour obtenir une aide internationale, pour justifier une augmentation des impôts et pour faire oublier ses erreurs irréparables, tant sur le plan national que local,

Bref, tout va mal pour lui et des menaces lourdes pèsent sur sa tête.

L’affaire Borrel et d’autres affaires pénales. On sait par des indiscrétions que les Juges français suivent l’affaire Borrel avec constance et efficacité et qu’il y a eu des auditions la semaine dernière, de grande importance, dit-on… Des plaintes pénales se préparent contre plusieurs dignitaires du régime, dont l’Ambassadeur de Bruxelles, qui serait immédiatement concerné …

– De vieilles affaires de trafisc prohibés. On parle aussi d’un possible « réveil » des affaires de trafic d’armes vers la Somalie, de trafic et de transformation de drogues au Port, de transfert de matières dangereuses (nucléaires ?) qui auraient transitées via Djibouti.

La situation se tend sur tous les fronts …

Alors que fait Guelleh ? N’importe quoi ! A-t-il perdu les pédales ?

Ce n’est pas impossible.
Tous les observateurs se posent la question, en constatant les derniers développements :


Roger Picon
  • Il arrête des syndicalistes qu’il poursuit abusivement devant une justice à ses ordres.
  • Il expulse des diplomates et des représentants de Grandes organisations mondiales (FIDH, BIT, etc..).
  • Il lance une offensive guerrière contre des populations appauvries et sans défense,
  • Il prend en otage des femmes, des enfants et des vieillards, qu’il incarcère à Nagade ou à Gabode, pour tenter de museler les fronts de la résistance,
  • Il fait arrêter ses propres journalistes, dont une femme. Il prive d’antenne les autres,
  • Il ment sur un faux cas de grippe aviaire et il se fait prendre la main dans le sac ….

Mais attention, il va devenir extrêmement méchant et donc dangereux. Contesté de toutes parts, il est capable de tout et surtout du pire. On pourrait même craindre une sorte de politique de la terre brûlée, qui précéderait sa fuite à l’étranger ….

___________________________________ Radio-Trottoir en direct

Guelleh, le francophone abandonné ?

Après son échec sur le front de la grippe aviaire et ses promesses de financement international, Guelleh s’est tourné vers l’Organisation
Internationale de la Francophonie (OIF), dont il a invité le Secrétaire
Général à Djibouti.

Arrivé sur place vendredi 2 juin 2006 dans la soirée, M. Abdou Diouf ancien
président du Sénégal et actuel patron de l’OIF a été reçu en grande pompe.

Mais au cours d’une réunion de travail tenue samedi matin dans les locaux du Ministère des Affaires étrangères, le régime Djiboutien n’a pas caché sa
déception à l’égard de l’OIF coupable d’avoir oublié le « petit ilôt » francophone de la Corne de l’Afrique.

D’emblée, le ministre des Affaires présidentielles M. Osman Moussa (argentier personnel de Guelleh) s’est plaint presque en larmes de la non-assistance (financière) de l’OIF à la République de Djibouti. « Et ce depuis vingt neuf ans » a-t-il précisé !!!!!

Répondant avec tact et mesure à ces lamentations Djiboutiennes, le Secrétaire Général de l’OIF a tout d’abord rendu hommage à l’action politique de Guelleh : que ce soit dans le cadre de la construction nationale, la bonne gouvernance, ou sur le plan des Droits de l’Homme…

Ainsi, a-t-il opportunément félicité Djibouti pour son élection au Conseil des Drotis de l’Homme de l’ONU.

Rappellant toutefois, que l’OIF dispose de peu de moyens financiers ; cependant, son Organisation serait diposée à financer d’éventuels projets (sérieux) présentés par le gouvernement Djiboutien.

Ce dont le régime de Guelleh est incapable, car à la recherche d’argent frais pour alimenter ses comptes en banque privés.

Ayant plus d’un tour dans son sac, Guelleh s’est permis le même jour de
recevoir un magnat Saoudien de la finance.

Histoire de montrer au peuple Djiboutien qu’il gardait deux fers au feu.

En clair cela signifie que si l’OIF ne paie pas, les frères arabes sont disposés à déverser des pétrodollars chez nous. Au fait, Guelleh est-il francophile ou arabophile ?

Quoi qu’il en soit, il reste un problème de taille : le chamelier d’Haramous est surtout connu dans le monde francophone pour avoir coupé depuis plus de dix-huit mois l’antenne FM de RFI et expulsé les techniciens de la « radio mondiale » autrefois présents à Djibouti.

A présent, il chercherait à monnayer auprès de l’OIF la reprise des programmes FM de RFI contre une confortable enveloppe financière.

L’avenir nous dira si la Teranga (hospitalité au Sénégal) Djiboutienne, sera payante ou non.

Une auditrice de RFI
privée de sa Radio préférée.