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24/06/06 (B356_A) Radio-trottoir : la dernère blague qui va faire le tour de la ville.

Guelleh est dans son bureau. Il vient d’apprendre que Canal + va publier un nouveau reportage sur l’affaire Borrel et que plusieurs nouveaux témoins devraient s’exprimer sur des sujets délicats pour lui.

Il convoque Aref, le prestidigitateur de l’impossible.

Guelleh : alors Aref, tu es au courant de ce nouveau reportage et de son contenu ?

Aref : oui, excellentissime maître, je viens d’en prendre connaissance sur le site de l’ARDHD

Guelleh : que peux-tu faire, dévoué serviteur pour me sortir de cette impasse ?

Aref : rien de plus facile, excellentissime Seigneur. Je vois une solution très simple. Vous invitez tout simplement ce diable ignoble et puant de Bernard Nicolas, à faire une balade, la nuit, au bord du Goubet. Et le tour est joué. Plus de Bernard Nicolas, plus de reportage ….

Guelleh : ne trouves-tu pas que cela sent le réchauffé, la répétition, la redite ?

Aref : c’est vrai Seigneur tout-puissant, mais c’est toujours terriblement efficace …

Guelleh : si on veut, mais cette fois, il faudra bien veiller à jeter le corps de Nicolas dans le Goubet … On dira qu’il s’est probablement suicidé ! Pas de cadavre, pas de crime, juste un suicide ! Juste un détail encore, évitez de laisser traîner votre ADN partout parce qu’on va finir par se faire repérer !

24/06/06 (B356_A) Tous à vos écrans le 28 juin, lendemain de la fête nationale. L’atterissage de Guelleh, après les réjouissances du 27 juin, pourrait être difficile. Comme nous le laissions entendre depuis plusieurs semaines, c’est un nouveau reportage de Bernard Nicolas sur les développements de l’affaire Borrel qui sera diffusé le 28 juin 2006 dans l’émission 90 minutes « Droit de suite », à partir de 23h05.

Le sujet est annoncé par Canal +
: http://www.canalplus.fr/pid61-rid26979.htm

DROIT DE SUITE :
90 MN
LES SUITES DE L’AFFAIRE DU JUGE BORREL


Une enquête de Bernard Nicolas

RESUME

La suite du reportage diffusé le 2 Decembre 2002

Des analyses ADN effectuées sur les vêtements de Bernard Borrel ont révélé trois ADN différents, dont deux ne sont pas de Bernard Borrel. Selon les experts, il pourrait s’agir de traces de sueur laissées par les hommes qui ont transporté le corps.

D’autre part, 90 MINUTES a retrouvé un témoin supplémentaire qui accrédite la thèse selon laquelle deux hommes, incarcérés pour des actes terroristes, ont été extraits de la prison de Gabode à Djibouti avant la mort du juge, et réincarcérés après.

Un deuxième raconte comment un de ces terroristes, après avoir été gracié en 2000, a été pris en charge par le Président de Djibouti et exfiltré. Un troisième avoue avoir été payé par Djibouti pour discréditer Mohamed Aloumekhani, l’homme qui dès Janvier 2000, a remis en cause la version officielle du suicide. Des informations qui renforcent la thèse de l’assassinat et l’implication du pouvoir djiboutien dans le crime.

Djibouti, 19 Octobre 1995. Le corps d’un homme est retrouvé au pied d’une falaise à 80 kms de Djibouti. Ce cadavre est celui de Bernard Borrel, un magistrat français, en mission de coopération. Le corps est découvert en partie carbonisé. L’enquête n’a pas encore commencé que l’Ambassade de France diffuse l’information qui deviendra la version officielle : suicide par immolation.


Quand le corps est rapatrié, les radios ont disparu et il n’y a pas eu d’autopsie.


Depuis l’enquête de 90 MINUTES, de nombreux éléments sont venus renforcer la thèse de l’assassinat du juge Borrel. En 2003, la veuve de Bernard Borrel a rendu publique une nouvelle expertise médico-légale qui contredit la thèse du suicide de son mari, notamment en raison de la constatation d’un traumatisme crânien, d’une fracture de l’avant-bras gauche et de la présence de deux liquides inflammables différents.


La justice française travaille désormais sur la seule thèse de l’assassinat.

23/06/06 (B356_A) Un photographe suédois de presse tué par un inconnu à Mogadiscio dans l’exercice de son métier où il couvrait une manifestation islamique (RSF et AFP)

__________________________________ RSF

SOMALIE

Le photographe suédois Martin Adler abattu par un inconnu à Mogadiscio


Reporters sans frontières est révoltée par l’assassinat de Martin Adler, photoreporter free-lance de nationalité suédoise, abattu par un inconnu le 23 juin 2006 dans une rue de Mogadiscio.


« Un journaliste est une fois de plus tombé à Mogadiscio, victime d’un assassinat perpétré de sang-froid, en plein jour. Nos pensées vont à sa famille et à ses proches, dont nous partageons la douleur. Cette exécution est un acte révoltant, faisant des journalistes des jouets aux mains de clans armés qui se battent pour le pouvoir, par crime interposé. Comme ceux de Kate Peyton, de Duniya Muhiyadin Nur, d’Ilaria Alpi et Miran Hrovatin, cet assassinat doit donner lieu à une justice exhaustive. Tous les responsables doivent être identifiés et punis », a déclaré Reporters sans frontières.

Martin Adler, qui collaborait à divers médias, dont le quotidien suédois Aftonbladet, couvrait une manifestation de soutien de plusieurs milliers de personnes à l’accord de paix conclu la veille par les tribunaux islamiques et le gouvernement fédéral de transition somalien. Alors qu’un groupe de manifestants venaient d’enflammer un drapeau éthiopien, Martin Adler a été abattu par un homme cagoulé, qui lui a tiré une balle du côté gauche de sa poitrine. La balle a traversé le c¦ur et le journaliste est mort sur le coup.

Des journalistes somaliens interrogés par Reporters sans frontières estiment que cet assassinat pourrait représenter un signal envoyé aux milices des tribunaux islamiques, qui ont récemment pris le contrôle de Mogadiscio après avoir chassé les seigneurs de la guerre qui se partageaient la ville auparavant. Les assassins auraient voulu montrer que, contrairement à ce qu’affirment les chefs des tribunaux islamiques, la sécurité n’est pas rétablie dans la capitale. Ce meurtre de sang-froid pourrait également avoir été motivé par des sentiments anti-occidentaux.

Le 9 février 2005, Kate Peyton, envoyée spéciale de la British Broadcasting Corporation (BBC) en Somalie, avait été mortellement blessée par des inconnus circulant en voiture qui avaient tiré une balle de pistolet dans son dos, alors qu’elle entrait dans un hôtel de Mogadiscio pour rencontrer le président du Parlement de transition, Sharif Hassan Sheikh Aden. Selon les informations de Reporters sans frontières, ses assassins, appartenant à un clan puissant de la capitale, voulaient démontrer leur mainmise sur la sécurité de la ville et dénoncer les ingérences étrangères dans les affaires somaliennes.

Le 5 juin 2005, Duniya Muhiyadin Nur, journaliste somalien de la radio privée HornAfrik, a été tuée par un milicien, à un check-point. Ilaria Alpi, journaliste italien à la télévision publique italienne RAI 3, et Miran Hrovatin, cameraman slovène, ont été assassinés le 20 mars 1994 à Mogadiscio.


______________________________ AFP (Info lecteur)

Somalie: un journaliste suédois tué en marge d’une manifestation islamiste

MOGADISCIO (AFP) – Un journaliste suédois a été tué par balle vendredi à Mogadiscio lors d’une manifestation islamiste organisée au lendemain de la signature d’un accord de reconnaissance mutuelle par le gouvernement somalien de transition et les tribunaux islamiques qui contrôlent la capitale.

Le journaliste Martin Adler, 47 ans, a été abattu par un inconnu armé, alors qu’il assistait à une manifestation qui rassemblait environ 4.000 personnes soutenant les tribunaux islamiques dans le sud de la capitale somalienne.

« Il a été tué pendant qu’il assistait à la manifestation », a déclaré un journaliste somalien présent sur les lieux, Mohamed Amin, ajoutant: « il est mort sur le coup ». Selon un autre témoin s’exprimant sous couvert d’anonymat, le journaliste a été touché à la poitrine, près du coeur. « Ce n’est pas un accident », a déclaré ce témoin, selon qui « c’est un meurtre délibéré par quelqu’un qui voulait tuer un journaliste ».

« Nous avons identifié l’homme comme étant Martin Adler, photographe et citoyen suédois », a déclaré le ministère suédois des Affaires étrangères.

M. Adler, qui s’était rendu en Tchétchénie, en Afghanistan et en Irak et avait reçu le prix Rory Peck Trust en 2004, travaillait notamment pour le tabloïd suédois Aftonbladet, a confirmé le journal.

Le président des tribunaux islamiques de Mogadiscio, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, a « condamné » un meurtre « barbare », affirmant: « nous punirons les responsables ». « J’adresse mes condoléances à la famille du défunt, à son pays et au média pour lequel il travaillait », a-t-il déclaré. « Ceux qui ont fait ça ne sont pas des gens responsables et ne représentent ni la population de Mogadiscio, ni les tribunaux islamiques, ni le peuple somalien », a-t-il ajouté. Aucun suspect n’a été arrêté.

Le corps du journaliste a été transporté à l’hôpital Bamadir de la capitale. Il était arrivé à Mogadiscio il y a environ une semaine, selon des témoins et le personnel de l’hôtel Shamo, où il logeait.

M. Adler est le premier représentant de la presse étrangère tué en Somalie depuis plus d’un an. Le 9 février 2005, Kate Peyton, 39 ans, journaliste britannique de la BBC, avait été tuée quelques heures après son arrivée à Mogadiscio.

De 1993 à 1995, au plus fort de la guerre civile, neuf reporters étrangers avaient été tués en Somalie.

Les tribunaux islamiques contrôlent depuis début juin 2006 une grande partie de Mogadiscio après que leurs milices ont défait les chefs de guerre qui contrôlaient la ville depuis le début de la guerre civile en 1991.

La semaine dernière, lors d’une manifestation à l’appel des islamistes, plusieurs milliers de manifestants avaient scandé à Mogadiscio leur hostilité aux Etats-Unis et à tout projet d’intervention étrangère en Somalie.

Par ailleurs, les habitants de Mogadiscio ont accueilli avec scepticisme l’accord signé jeudi à Khartoum entre le gouvernement de transition et l’Alliance des tribunaux, dans le cadre d’une médiation arabe.

Cet accord stipule « la reconnaissance de la légalité du gouvernement de transition et la présence de l’Alliance des tribunaux islamiques ».

« L’accord a montré que les deux parties avaient besoin d’une sorte de relation, ce qui est ni bon ni mauvais jusqu’au moment où on verra cet accord appliqué », a commenté Ahmed Moalin, un homme d’affaires soutenant les tribunaux.

« C’est une parade politique calculée pour attirer les fonds de la Ligue arabe », a critiqué Abdulkadir Hassan, enseignant.

Cet accord a en revanche été salué par la communauté internationale.

L’Union africaine (UA) l’a considéré comme « une très bonne nouvelle ».

Les Etats-Unis, qui ont soutenu financièrement l’alliance de chefs de guerre mise en déroute par les tribunaux, ont qualifié l’accord de « premier pas positif dans ce qui sera un long processus pour apporter la paix » en Somalie.

23/06/06 (B356_A) Bakchich.com : les dernières nouvelles de l’Afrique.et du monde.

Quai Branly, musée branlant


Mitterrand a imprimé sa patte à la Bibliothèque Nationale, Chirac a marqué de son sceau le musée quai Branly : aucun projet ne s’y inscrit, du chiraquisme pur sucre !


En soi, l’ouverture d’un (…)


Publié le 22 juin 2006 – Lire l’article entier

La Chine lutte contre le sommeil


Très présente en Afrique, la Chine populaire n’y a pas encore envoyé son armée. Et pour cause ! Sans même avoir posé un orteil sur le continent noir, les jeunes recrues souffrent déjà de la maladie du sommeil (…)


Publié le 22 juin 2006 – Lire l’article entier

Les jours Conté de Lansana


Un dictateur débile qui s’accroche au pouvoir, un pays exsangue, une capitale sous tension… La Guinée Conakry est mûre pour un coup d’Etat, et beaucoup de monde est à l’affût !


En 22 ans de (…)


Publié le 20 juin 2006 – Lire l’article entier

Marc Robert, dieudonniste sur le Front


Ceux qui considèrent que le Dieudonné drôle a disparu avec l’arrivée du Dieudonné candidat à la présidentielle / obsédé du complot juif mondial, affirment souvent que c’est « son entourage » qui est la (…)


Publié le 20 juin 2006 – Lire l’article entier

Bob Dénard échappe au mitard


La condamnation avec sursis de Bob Dénard, va peut-être mettre un terme à la carrière de la plus célèbre barbouze française. Vieux, usé, fatigué, le petit Bob va probablement tirer sa révérence, contrairement à ses (…)


Publié le 20 juin 2006 – Lire l’article entier

Horaire et honoraires du consul marocain à Paris


Les services consulaires du royaume du Maroc agacent de plus en plus les flics de Paris.


Rien ne va plus entre les autorités marocaines et la Préfecture de police de Paris, où siègent les commissions chargées de (…)


Publié le 19 juin 2006 – Lire l’article entier

Les Sahraouis de Sa Majesté le roi du Maroc


M6 a fait du conflit du Sahara Occidental une priorité absolue du début de son règne. Mais on peine à comprendre comment il ose compter sur les deux seuls Sahraouis qui ont droit à la parole dans la gestion (…)


Publié le 16 juin 2006 – Lire l’article entier

23/06/06 (B356_A) Radio-trottoir : après la fête de la musique, on doit supporter la fête de la Police ….

En ce jeudi 22 juin 2006, malgré la canicule et le khasim (45° à l’ombre) la
Force Nationale de Police a héroïquement fêté le 29ème anniversaire de sa
création.

La devise de la Police
de Guelleh, commandée
par Yacin Elmi Bouh

Roger Picon

L’imposant défilé organisé à cette occasion fut présidé par le Premier des ministres accompagné par celui de l’Intérieur qui boitait (embonpoint oblige – les séquelles de ces fuites de la police sont encore très visibles).

Cet événement intervient au moment où après multiples opérations de répression, les Forces de Police gardent toujours d’innocents détenus dans leur Guantanamo de Nagad encore sans chaînes à l’américaine forces comme à Gabode. La présence, du Directeur de la SDS et, du Commandant de la Garde Présidentiel (ancien tueur d’élite), caporal de police au moment du déclenchement du conflit en 1991, a été particulièrement remarquée.

 

Le point d’orgue du défilé fut les chants patriotiques entonnés par les
commandos.
Si les hommes ont vociféré en langue Afar, la troupe féminine s’est quant à
elle distinguée par des chants à la gloire du régime en particulier au
menteur des menteurs !

Peut-être que ce corps féminin aussi charmant fût-il n’a pas encore entendu
parler d’un séminaire sur le Code de famille financé à hauteur de plusieurs
millions par la Communauté internationale ?

Reste à savoir également si les prisonniers de Gabode ont pu suivre sur leur
écran géant la prestation festive de leurs geôliers
Quant aux victimes démobilisés et les proches des victimes de la tuerie (par
le tueur patenté et décoré pour grimper au grade de Colonel) lors d’une
manifestation pacifique devant le Palais présidentiel ? ainsi que les victimes
et les proches des tueries d’Arhiba, et pourquoi pas aussi, suite aux
négligences des secours lors du récent naufrage, enfin tous les citoyens
Djiboutiens attendent toujours les « fameuses enquêtes indépendantes sur
tous ces crimes odieux » que le Chef de l’Etat a à maintes reprises promis.

C’est à ce demander si Ismaël Omar Guelleh, ne peut plus tenir ses promesses
ou tout simplement s’il est le commanditaire directe de toutes ces tueries
et qu’une enquête indépendante risque de le conduire à Gabode ?

La Vérité doit éclatée.

Un fan de NTM

23/06/06 (B356_A) Radio-trottoir : Scoop ! L’un de nos correspondants au pays a surpris Guelleh en train d’essayer en vain d’enterrer ses casseroles judiciaires.

Selon notre informateur, le résultat final ne serait pas à la hauteur des attentes de Sa Majesté …


Roger Picon

23/06/06 (B356_A) Selon Reuters, un accord serait intervenu à Karthoum entre les milices affiliées au Tribunaux islamiques et le Gouvernement de transition pour mettre un terme aux affrontements en Somalie. Le communiqué parle d’un grave revers pour les USA, qui auraient (enfin ?) compris que le financement des Chefs de Milice ne pouvait que susciter un nouveau chaos. Ce que nous n’avons cessé de répéter depuis le début …. de la crise ! (Info lecteur)

Somalie: accord de reconnaissance mutuelle à Khartoum

Bien lire au 1er paragraphe 15 juillet, et non 25 juillet KHARTOUM (Reuters) – Le gouvernement intérimaire somalien et les milices islamistes qui contrôlent Mogadiscio ont signé à Khartoum un document de reconnaissance mutuelle et sont convenus de se réunir de nouveau le 15 juillet dans la capitale soudanaise.


Les délégations des deux groupes s’étaient rencontrées dans l’après-midi sous la houlette des médiateurs de la Ligue arabe et du Soudan après avoir tenu des réunions séparées dans la matinée. Le ministre somalien des Affaires étrangères, Abdullahi Sheekh Ismail, et Mohamed Ali Ibrahim, qui conduisait la délégation de l’Union des tribunaux islamiques (UTI), se sont donné l’accolade après avoir signé le document qui relâche la pression en Somalie.

Par ce texte, le gouvernement fédéral de transition reconnaît « la réalité » de l’UTI, cette dernière reconnaît en retour « la légalité » du gouvernement intérimaire qui siège à Baidoa faute d’avoir pu s’installer à Mogadiscio.

Les deux parties s’engagent parallèlement à suspendre toutes campagnes militaires et toute propagande. Le Soudan avait invité les deux parties pour tenter une médiation et éviter une guerre civile dans ce pays de la corne de l’Afrique qui n’a pas connu de gouvernement stable depuis 15 ans. Les négociations vont porter désormais sur un cessez-le-feu et un partage du pouvoir, selon un diplomate africain proche des discussions.

La tension était montée entre le gouvernement intérimaire et l’Union des tribunaux islamiques (UTI) depuis que les islamistes ont chassé les chefs de guerre qui faisaient la loi depuis 15 ans à Mogadiscio et se sont emparés de la majeure partie du sud.

Le gouvernement intérimaire s’est par ailleurs attiré les foudres des islamistes en se prononçant pour le déploiement d’une force étrangère de maintien de la paix et en affirmant que des intégristes musulmans du monde entier avaient aidé l’UTI à prendre le contrôle de la capitale somalienne.

L’UTI accusait elle l’Ethiopie d’incursions militaires sur le territoire somalien. Les pourparlers entre les deux délégations sont menés par le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et par le ministre des Affaires étrangères soudanais, Lam Akol.

REVERS POUR LES ETATS-UNIS

Amr Moussa a déclaré à Reuters qu’avant même le début de la rencontre, les deux parties avaient fait des concessions sur les armes, l’avenir des chefs de guerre, la coopération et la reconstruction. Il pouvait aussi être question d’une force de maintien de la paix, a précisé Moussa.

« C’est le début d’un long processus », a-t-il affirmé, précisant qu’il ne savait pas quelle forme prendrait la suite des discussions. La victoire des islamistes en Somalie est un revers pour les Etats-Unis qui soutenaient les chefs de guerre au nom de la lutte contre le terrorisme.

La secrétaire d’Etat américaine déléguée aux affaires africaines Jendayi Frazer a rappelé mercredi soir à Nairobi que Washington souhaitait que la Somalie ne soit pas un havre de paix pour les terroristes étrangers. « Il est évident qu’il y a des terroristes étrangers en Somalie (…) Nous devons travailler avec toutes les parties.

Elles doivent s’entendre et entretenir un dialogue afin d’adopter un programme qui prévoit de n’accorder aucun havre de paix aux terroristes », a-t-elle déclaré. Moussa a de son côté assuré que les Etats-Unis avaient maintenant compris que financer les chefs de guerre était une mauvaise idée. « Je crois que tout le monde, y compris les Etats-Unis, sont très conscients du fait que tout argent donné aux chefs de guerre ramène la Somalie à la case départ. »