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10/02/2014 (Bréve 357) L’histoire des réfugiés Djiboutiens. (ARDHD)

A la demande d’un lecteur qui souhaitait avoir des informations sur la situation des réfugiés Djiboutiens en Ethiopie, nous avons préparé une synthèse rapide. Le site de l’ARDHD contient de nombreuses informations sur ces cas douloureux et vous trouverez à la fin de cet article plusieurs liens avec les documents disponibles.

Les réfugiés djiboutiens sont les combattants du FRUD, qui ont été contraints de passer en Éthiopie dans les années 92-93.

Beaucoup estiment avoir été trahis par certains de leurs « officiers », qui ont rejoint ensuite le régime avec des avantages. C’est le cas en particulier d’Ougoureh Kifleh Ahmed, qui a reçu en échange le poste de ministre de la défense, poste qu’il a conservé pendant de nombreuses années…. Il engageait les troupes du FRUD dans des missions « piège » et il informait en parallèle l’état-major de l’AND de ces actions …

Nous ne savons pas le nombre exact de réfugiés djiboutiens présents sur le sol éthiopien. Selon les sources, on parle de 4.000 à 10.000 anciens combattants. La majorité ont été pris en charge par les populations afars d’Éthiopie ou même d’Érythrée, qui partagent avec eux leurs maigres ressources. Beaucoup sont morts sur place, souvent, faute de soins médicaux adaptés. (Voir les listes http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=11719 et http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=11720

Ceux qui ont pu parvenir à Addis Abeba ont réussi à l’issue d’une épreuve de force (en décembre 2000) avec le UN HCR à se faire reconnaître comme réfugiés età bénéficier d’un minuscule pécule mensuel (ils n’ont pas le droit de travailler en Éthiopie) et une couverture médicale minimale. Cela représente environ 40 à 50 familles, qui devraient pouvoir espérer bénéficier d’une réinstallation dans un pays tiers.

Très peu ont obtenu la réinstallation : Omar Gabasse au Danemark, deux ou trois autres aux USA et enfin quatre familles en France (fin 2009 – début 2010), suite à une forte pression de notre part auprès du HCR. http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=12582

Il faut savoir que la position du HCR en Éthiopie, contrairement à de nombreux autres pays où il intervient, est « sous la surveillance » (même si le mot est fort) du Gouvernement éthiopien et en particulier de l’ARA (organisme éthiopien pour l’administration des réfugiés). Or l’ARA bloque systématiquement (avec toutes les raisons possibles)
toutes les demandes de réinstallation émanant des réfugiés djiboutiens, alors qu’elle favorise les ressortissants d’autres pays (Somalie, Soudan, Érythrée, etc.).

Nous ne pouvons qu’imaginer une collusion entre le régime de Guelleh et l’ARA.

Pour quelles raisons ces familles ne peuvent-elles pas rentrer à Djibouti ?
Deux raisons principales :
la première est que le régime leur ferait payer leur engagement passé dans les rangs du Frud. Nombreuses personnalités qui avaient été extradées illégalement vers Djibouti (toujours dans le cadre d’accords privilégiés entre les deux régimes) sont passées par la case prison et parfois torture (1999-2000). Citons entre autres, Mohamed
Kadamy, son épouse Aïcha Daballeh (vite libérée en raison de sa grossesse à l’époque) et bien d’autres
Mais surtout en second, les risques de représailles de la part de ceux qui ont trahi leurs troupes en se rapprochant du régime, pour en récolter des avantages sérieux.

Aujourd’hui toutes ces familles, reconnues ou non  par le HCR vivent dans des conditions de pauvreté et de précarité indignes et elles sont oubliées par la diaspora et par la communauté internationale. En dépit de tous nos efforts, les demandes de réinstallation sont bloquées.

Un cadre important de l’Ambassade de France à Addis, agissant à titre strictement personnel et humanitaie, a essayé de faire avancer les choses, mais il a jeté l’éponge devant les obstacles et les mensonges qu’on lui a opposés. Compte-tenu de sa position, il n’aurait pas pu aller plus loin à titre personnel.

C’est dire le niveau de blocage.

Les réfugiés nous ont désignés comme coreprésentants pour l’Europe,  Omar Gabasse et moi-même

Documentation
Vous trouverez de très nombreux articles sur la page de regroupement de notre site : http://www.ardhd.org/refugie.asp

Nous conseillons aux lecteur, en particulier,

pour comprendre l’histoire : http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=6075
– pour mesurer le blocage des dossiers sous l’influence de l’ARA    http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=6934

L’affaire H. : cette fille d’un réfugié djiboutien, enlevée à 12 ans, maltriatée puis incarcérée avec les adultes sur de fausses accusations.

Nous avons mené un combat pour la faire libérer 

http://www.ardhd.org/hasnam.asp  et la page http://www.ardhd.org/hasna.asp

Finalement, sous la pression que nous avons maintenue, elle avait été libérée et ensuite sa famille a fait partie des quatre familles qui ont obtenu la réinstallation en France. Cette jeune fille vit en province avec son père et s’intègre parfaitement.


07/07/06 (B357-B) Djibouti –Somaliland. Pour des raisons d’ordre privé (suites de l’affaire Borrel), IOG brave les lois internationales et ordonne à ses militaires de violer la frontière du Somaliland. (Justicia)


Roger Picon

Sans faire abstraction des risques potentiels d’une grande gravité encourus par la famille d’Ali Abdillahi Iftin à Borama au Somaliland, constat est fait – une nouvelle fois – qu’Ismaïl Omar Guelleh n’a reculé et ne reculera devant rien lorsqu’il s’agit pour lui de tenter de contraindre au silence l’un des témoins principaux dans l’affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, en octobre 1995 à Djibouti.

Lorsque quelqu’un met en colère un tyran, c’est en fait le jugement qu’il a de lui-même qui l’exaspère et le met en colère.

D’après ce que nous en savons, dès l’instant où Ismaïl Omar a visionné l’émission de Canal + en comité restreint, il est entré dans une vive exaspération, voire frénésie.

Si le témoignage déterminant de l’ex gardien de prison de l’époque, Ahmed R., réfugié depuis peu en Belgique, a mis à mal l’affirmation mensongère du Palais de l’Escale jurant par tous les saints que « Nul ne peut s’échapper de la prison de Gabode », c’est bien plus la présence d’Ali Abdillahi Iftin – ex commandant de la garde présidentielle – aux côtés d’Ahmed R sous les caméras de Canal + qui aurait poussé IOG à décider – sous l’emprise d’une brusque fureur (dixit un témoin) – d’envoyer des militaires en unité constituée ainsi qu’un avion à Borama pour se saisir de membres de sa famille.

Qu’espérait IOG en prenant en otages le vieux et respectable soldat Abdillahi Iftin ainsi que son épouse ?

Qu’Ali allait baisser la tête et lui « embrasser » les pieds comme hélas beaucoup ont agi en faisant abstraction de leur dignité d’homme et de leur amour propre ?

C’est bien mal le connaître !

En quittant Djibouti pour la Belgique, sacrifiant en cela sa maison et ses biens comme les honneurs et les promotions offertes par son cousin Ismaïl Omar Guelleh afin qu’il se taise, l’ancien commandant de la garde présidentielle a agi en conscience.

La liberté d’Ali Abdillahi Iftin et de son clan fut de choisir entre deux esclavages ; le déshonneur égoïste et la conscience.

Ils/elles ont choisi le difficile chemin de la conscience ce qui en fait des hommes et des femmes libres, en opposition avec la bestialité dont fait démonstration Ismaïl Omar Guelleh à leur égard.

Le triomphe appartient à l’homme/femme courageux (se) qui croit en la Justice et espère en l’émergence de la vérité ; sa postérité devient amie et maîtresse des temps à venir et contre cela la tyrannie abjecte dont fait usage IOG contre des personnes âgées n’y peut rien.

Comment un supposé chef d’État – bien qu’autoproclamé – peut-il avoir si peu de respect pour des personnes âgées ; de plus de sa propre famille ?

Ceci est une leçon à méditer par ceux qui au sein des Issas se laissent bercer par les promesses sans lendemain, par le chant des sirènes et soutiennent Ismaïl Omar Guelleh, car les « amis » d’aujourd’hui feront les « victimes » de demain qu’il sacrifiera sans aucune hésitation.

Quant à Ali Abdillahi Iftin, c’est dans le feu que lui impose IOG que le fer – dont il fera usage le moment venu – se trempe de jour en jour et devient acier. C’est dans la douleur qui est imposée au clan Iftin, que chacun/chacune trouve la véritable révélation de sa force pour s’opposer à la tyrannie et à l’ignominieux.

Pour des raisons d’ordre privé (suite de l’affaire Borrel), IOG ordonne à ses militaires de violer la frontière du Somaliland.

Le village de Borama est situé au Somaliland et non point à Djibouti.

C’est un village étape pour les nomades et calme par excellence, il se situe à l’extrême Nord-Ouest du pays. La population est à forte majorité Gadaboursis.

C’est une terre de frontières entre trois pays, coincée entre les plaines de Djibouti au nord, le reste du Somaliland au sud et l’Éthiopie à 5 Kms à l’ouest.

Un arbre au milieu d’un espace constitue schématiquement le symbole marquant l’unique indication de frontière possible là où il n’existe quasiment aucune carte, ni poste de douane frontalière.

L’incursion des militaires djiboutiens au Somaliland, sur ordre d’Ismaïl Omar Guelleh, pour tenter de se saisir du père et de la mère d’Ali Abdillahi Iftin a constitué une violation caractérisée des frontières du pays concerné.

L’occupation du village par des militaires djiboutiens habillés en civils est à l’évidence non point un incident mais un délit international de par la volonté d’Ismaïl Omar Guelleh clairement exprimée d’occuper le terrain et de s’y maintenir.

On ne peut que s’étonner de l’absence de réactions, tant au niveau des responsables locaux qu’à celui du chef de l’État somalilandais. Quant aux instances internationales et l’ONU, observons qu’elles sont restées – elles aussi – muettes sur ce délit, et pourtant les textes internationaux sont on ne peut plus explicites.

Le franchissement de la frontière du Somaliland par des troupes en armes constitue une violation caractérisée du droit international selon la Charte de l’ONU, la Convention de Vienne sur les lois et traités (1980)…Et si l’on veut aller plus loin, nous sommes fondés à affirmer que c’est un acte caractérisé de « banditisme international » suivi d’une appropriation d’une zone située en pays étranger décidés par un chef d’État autoproclamé – Ismaïl Omar Guelleh – à l’encontre d’un pays dont le président a été – quant à lui – démocratiquement élu.

En ne réagissant pas, le monde occidental et l’ONU laisseraient violer impunément l’Article 2 de la Charte des Nations Unies qui interdit l’usage de la force ( troupes militaires, en tenues et en armes ) à l’encontre d’un État souverain qui n’a pas commis d’agression contre d’autres États.

D’évidence, le Palais de l’Escale réfute au Somaliland le qualificatif « d’État souverain » et s’octroie arbitrairement d’y effectuer des incursions, quand il le veut et autant qu’il le voudra, non point pour des raisons de défense et de garantie des limites de la république de Djibouti mais EXCLUSIVEMENT pour des intérêts d’ordre privé.

Autre objectif d’IOG : créer – au sein des populations locales – les conditions du rejet de l’autorité d’Hargeïsa sur les régions limitrophes de la république de Djibouti.

Ajoutons à cela qu’Ismaïl Omar poursuit un autre objectif en ressortant de ses caves nauséabondes un vieux plan d’annexion d’une partie du Somaliland par Djibouti. Ce plan existe depuis les années 80 et a impliqué alors la création discrète d’un « Comité d’annexion » composé de 5 membres.

Ismaïl Omar Guelleh fut à l’origine des multiples attentats à l’explosif perpétrés par des militaires djiboutiens sur des navires étrangers à quai et les installations dans le port de Berbera.

Au fil des années, il a utilisé les compétences de hauts fonctionnaires (originaires de différentes régions du Somaliland) se situant en périphérie du pouvoir de Gouled puis du sein, pour servir d’intermédiaires auprès de dignitaires locaux dans la perspective d’une possible annexion à moyen terme des régions concernées.

Là encore, des sommes importantes furent et sont encore prélevées sur les aides internationales (affectées à Djibouti pour un autre usage) lui ont permis de tisser une « toile » dans le pays, toile dont il tire les ficelles.

En créant par ses réseaux localement implantés – dans les régions limitrophes en territoire somalilandais – des opérations de déstabilisation par des attentats, des meurtres d’opposants mais aussi l’achat de consciences locales par l’entremise de certains de ses ministres et hauts fonctionnaires, IOG créé les conditions de révolte au sein des populations somalilandaises et de rejet vis-à-vis du pouvoir d’Hargeïsa.

Reste à savoir ce que pourrait être la réaction des Issaks ? et celle des autorités d’Hargeïsa ?.

N’oublions pas que les Issaks du Somaliland disposent de gros soutiens financiers de la diaspora Issak dans le Golfe, au Yémen du Nord, en Arabie saoudite, aux USA et en Europe ce qui leur procure une indépendance et une solidarité à toutes épreuves que beaucoup lui envient.

07/07/06 (B357-B) Selon une dépêche (ENA) en Anglais, l’Ethiopie aurait informé les états africains, lors du somme de Banjul, du fait que l’Erithrée soutiendrait des actes terroristes.

_______________________________ Note de l’ARDHD
Dans un récent article sur la situation en Somalie, nous avions anticipé que le déploiement massif des forces éthiopiennes à la frontière somalienne, pourrait avoir été le résultat d’une campagne d’intoxication …

Et nous avions ajouté qu’en forçant les éthiopiens à se protéger à l’Est, ils dégarnissaient le front de la frontiére avec l’Eryhthrée, donnant à ce dernier, non seulement un peu d’oxygène, mais la liberté de lancer de nouvelles actions militaires et ou en marge …

Ayant aussi appris que Guelleh avait organisé le transfert d’armement de l’Erithrée vers la Somalie (« à la barbe des US et de la France » !), la thèse selon laquelle Guelleh manipulerait les forces en Somalie devient de plus en plus crédible. En froid relatif avec l’Ethiopie, IOG a resseré les liens avec l’Erythrée depuis quelques années. Il n’est pas exlu qu’il cherche directement ou indirectement à favoriser son nouvel allié, pour lui donner confiance …

Comme avec Guelleh, la confiance est impossible, il nous reste à attendre le moment où il trahira l’Erythrée à son tour, dès qu’il y verra un intérêt pour lui.
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Addis Ababa, July 04, 2006 – The Ethiopian government disclosed to the 7th Summit of the African Union held in Banjul, Gambia, that the Eritrean government has been undertaking subversive activities against neighboring countries.


Ethiopia had notified the Summit its stance that the Eritrean government is participating in terrorist acts.

It was pointed out that the position of Ethiopia had been confirmed in a report by the UN Security Council.

Foreign Affairs State Minister Dr. Tekeda Alemu told ETV that the Eritrean government is interfering in Somalia’s Affairs by contributing its share in the escalation of the instability in that country.

Indicating that the London meeting intended to be held recently to practica y apply the decision of the Ethio-Eritrean Boundary Commission due to the refusal of Eritrea to take part, Dr. Tekeda said this shows that Eritrea is forces of evil.

(ENA)

07/07/06 (B357-B) Somalie : le Premier Ministre cloue le bec d’Osama Bin Laden (Traduction du titre de la dépêche, par nos soins, sous toutes réserves) (Allafrica.com / Info lecteur)

Somalia: Somali PM Slams Osama Bin Laden

Lien : http://allafrica.com/stories/200607030679.html


Mogadishu


The Prime minister of Somalia, Ali Mohamed Gedi has angrily reacted to the recent statement from the leader of Al qa’eda Osama Bin Laden on Somalia, saying that the Somali People were practicing Islam before the Birth of Osama Bin Laden and his ancestors so Osama should leave the Somali affairs to the Somalis.


At a press conference, he held in Baidoa where the transitional federal government of Somalia is based, Ali Mohamed was reacting to an audio message on the internet purported to the Leader of Al qa’eda Osama Bin Laden.


In his message Osama Bin Laden called on the Somali People to support the Islamic courts Union and reject the Government of Somalia which Ali Mohamed Gedi is its Prime minister.


The Prime minister of Somalia said that after long suspicions about his involvement in Somalia, Bin Laden made clear in his recent message about Somalia that he has representatives in Somalia and he called on the representatives of Osama Bin Laden to depart the Somali Territory or else they will be kicked out, warns Gedi.


Prime Minister Ali Mohamed Gedi said « Bin Laden claims that he is international leader of Islam which is untrue ».


Gedi told that Bin Laden is a radical who spreads a theory of violence.

07/07/06 (B357-B) Djibouti – Vivant en exil ou en survivance à Djibouti, chacun et chacune a le pouvoir de dire non à la tyrannie d’Ismaïl Omar Guelleh et à celle de ses spadassins.(Justicia)


Roger Picon
Ne voyez pas dans les écrits qui vont suivre une quelconque intention d’imposer aux lecteurs/lectrices de ce site un cours de philosophie car je n’en ai ni la compétence, ni cette prétention. Mon but est tout simplement d’amener à une réflexion commune sur le pouvoir tyrannique, sur le pourquoi de ses complicités mais aussi sur notre désir de justice et notre insoumission face à la pensée unique d’un pouvoir qui lamine tout à la fois l’État, ses populations et toutes leurs libertés.

Affirmer qu’Ismaïl Omar Guelleh est un tyran relève d’une triste vérité que nul ne peut contester tant sont nombreuses les victimes innocentes de son régime qui sévissait déjà à Djibouti bien avant qu’il n’accède officiellement à la plus haute magistrature de l’État par la falsification des élections présidentielles d’avril 1999 et qu’il a rééditée en 2005.

A la manière d’un animal reniflant l’air pour localiser sa proie et frapper, IOG fut durant des années le bras spatio-temporel d’un crédule et bien pâle président Hassan Gouled Aptidon. Président de façade qui outre le fait qu’il ne respectera pas ses engagements pris avant l’indépendance vis-à-vis de TOUS les Issas sera officieusement dépossédé de ses attributions de Chef de l’État. Le neveu ambitieux s’en « débarrassera politiquement » le moment venu pour le confiner certes dans un Palais mais en résidence surveillée afin de mieux le contrôler par la menace permanente qu’il exercera sur lui et indirectement sur le clan des Gouled.

Qu’Hassan Gouled murmure ne serait-ce qu’un bref moment, alors Ismaïl Omar menace aussitôt de suspendre le versement des ses « indemnités » mensuelles d’ancien Chef de l’État et – pire encore – de faire licencier de son poste dans l’administration ; voire de supprimer l’un ou l’autre des membres de sa famille.

Au fil des années, le vieux lion de l’indépendance a perdu ses griffes en perdant toute volonté d’intervenir dans la vie politique djiboutienne, Ce qui était vrai dans les années 80 ne l’est plus aujourd’hui dans une supposée république où il ne reste de lui dans l’esprit et la mémoire des jeunes générations de Djiboutiens/Djiboutiennes qu’un nom qui a perdu sa dignité ; son « aura » de l’après indépendance s’en est allée avec le temps et ses silences face à toutes les misères des populations du pays ; elle est réduite presque à néant. Le système politique qu’il a laissé s’imposer a dépassé ces dernières années – et de loin – un féodalisme primaire qui maintient plus que jamais Djibouti et ses populations dans une bulle étouffante et malsaine.

Une lueur envoûtante et une intelligence malsaine se sont emparées du pays et véritablement exprimées en 1999 devenu celui de tous les artifices d’une propagande outrancière ; subterfuges destinés exclusivement à servir les desseins et les intérêts d’un Ismaïl Omar Guelleh qui distribue – au passage – quelques subsides pour acheter, çà et là, quelques consciences fragilisées et cupides à l’extrême ; y compris à l’étranger.

L’histoire se répète éternellement ! 2.400 ans plus tard.

Si l’on se réfère au mythe grec d’Antigone (texte de Sophocle vieux de 2.400 ans) on constate que l’histoire se répète éternellement avec un désir de justice et une insoumission à l’autorité lorsqu’elle dépasse la tyrannie. Hémon, le fils du tyran Créon de l’époque – que l’on pourrait transposer actuellement à la diaspora qui entoure IOG – bien qu’il trouve son père injuste et tyrannique, n’ose pas prendre des mesures fortes pour s’y opposer et défendre ainsi ses propres convictions. Hémon et la diaspora qui entoure Ismaïl Omar sont-ils pour autant cruels ?

« La clémence qui compose avec la tyrannie est barbare». C’est par ces quelques mots de son réquisitoire – lors du procès de Louis XVI – que Robespierre exprima on ne peut plus clairement son intransigeance et sa conviction de voir condamner et conduire le souverain déchu à la guillotine. Le régime de Terreur qu’il instituera par la suite sera caractérisé par de nombreux excès qui le conduiront – à son tour – à sa propre perte sur l’échafaud. Adepte des solutions radicales, Robespierre témoigna – comme la tyrannie monarchique d’avant 1789 et qui l’avait précédé – de très peu de tolérance envers ceux qui étaient plutôt tièdes envers son propre régime.

Prenons garde qu’à Djibouti on ne remplace demain la tyrannie d’un Ismaïl Omar Guelleh par de petits « roitelets » chefs de clans pour le moins aussi tyranniques que leur prédécesseur car ce serait alors la fin du pays.

Face à la tyrannie, les causes de la clémence sont diverses.

On peut dégager deux cas différents ; le fait d’être clément face à un tyran et le fait de laisser agir cette même tyrannie en lui donnant toutes les excuses de ses agissements.

Lorsqu’un tyran est mis en état d’arrestation, on s’attend généralement à ce que les victimes de son régime et les familles des défunts veuillent se venger de tout ce qu’elles ont subi. La raison en est généralement qu’il convient pour l’opinion publique – sur l’instant – d’en « faire un exemple » en donnant à l’évènement une large publicité, donc un impact recherché tant sur le plan national qu’international.

Dans ce cas, faire preuve de clémence à l’égard du tyran déchu est forcément mal interprété ; pourtant, certains font le choix de faire preuve de clémence en justifiant ce positionnement par le fait qu’ils ne veulent pas s’abaisser à rendre la pareille. Ils/elles estiment que s’ils/elles agissaient sans procès préalable et en privant le tyran déchu du droit d’être entendu, défendu ou de se défendre devant la Justice, ils/elles ne vaudraient pas mieux que le tyran.

Bien que sous la tyrannie, l’être humain a des difficultés à désobéir à l’autorité établie ; fut-elle celle des désordres et de la tyrannie !

Constat est fait au regard de ce qu’il se passe dans le monde, la clémence transige souvent avec les convictions intimes de la plupart des gens car il est difficile de se mettre en danger – soi-même et sa propre famille – et bien plus facile pour l’être humain d’obéir que de défendre les valeurs de la démocratie et de se battre pour elle.

C’est l’instinct de survie – que l’on retrouve à Djibouti depuis bien des années – qui pousse certains hommes et certaines femmes à préférer une vie tranquille – malgré l’oppression tyrannique qui les étouffe – à une vie mouvementée en se révoltant. Il est par principe …plus facile de se mettre du côté du plus fort, a fortiori s’il vous verse des dividendes…

La perversité de la tyrannie d’Ismaïl Omar Guelleh est – par ses caciques interposés –de ne toucher qu’une partie de la population. En l’occurrence les Afars pour qui on peut clairement parler de tentative d’épuration ethnique tout en ne conservant que ceux qui baissent la tête devant le régime en lui « embrassant » les pieds – le reste aussi parfois – et d’appliquer un génocide programmé pour les autres.

L’idée d’un « État Issa » recomposé géographiquement comme sur le plan des populations (avec quelques tribus « étrangères » et minoritaires en périphérie qui n’auraient que le droit de se taire et de n’être que « serviteurs » du régime) est relancée épisodiquement par Ismaïl Omar Guelleh dès l’instant où il se trouve en difficultés.

Dès lors on comprend que dans ce genre de situations, la peur et l’égoïsme inhérent à la nature humaine – dans le cas des Afars inféodés à la tyrannie – peuvent pousser à ne rien faire, à fermer les yeux pour nier l’existence de la situation. De plus, l’homme est – par égoïsme naturel – plus difficilement affecté par ce qui ne le touche pas de près ce qui confirme bien que la pseudo évolution dans un monde en plein chamboulement s’accompagne de l’abandon – pour certains êtres faibles, pleure-misères et cupides – de toutes les saines traditions ancestrales de solidarité humaine comme religieuse à l’intérieur d’une même tribu.

Le sentiment de vengeance est un sentiment humain, mais est-ce faire preuve de complicité que de ne pas se venger ?

Refuser la peine de mort par exemple est une preuve d’humanité tant envers le tyran qu’envers la personne à qui incombe la lourde responsabilité de prononcer la sentence et de la faire exécuter. Il est donc très difficile de juger ce genre de situation lorsqu’on n’y est pas directement confronté mais faire preuve de clémence dans cette situation n’est certainement pas barbare mais relève d’un esprit d’humanité sans pour cela faire démonstration de faiblesse.

En revanche, l’indulgence au moment des faits tyranniques est beaucoup plus sujette à discussion.

Certes, il est difficile de prendre des positions fortes. Il est clair qu’il est important de savoir conserver ses limites et de refuser sa complicité à la tyrannie mais peut-on considérer pour autant que les personnes qui laissent faire sont barbares ?

Par exemple, on ne peut pas considérer une population complice de son dictateur parce qu’elle se soumet. En effet, la plupart des personnes qui sont clémentes envers la tyrannie ne le sont pas par cruauté gratuite mais par peur.

Qui pourrait me contredire lorsque j’affirme qu’à Djibouti – sous la tyrannie imposé par IOG – il est difficile de s’opposer à ce régime sans y laisser la vie et celle de membres de sa famille ?

Néanmoins, ne pas exprimer son opinion, c’est consentir, c’est trahir ses idéaux, les valeurs du respect de l’être humain pour être en sécurité et c’est permettre que d’autres personnes soient la proie d’actes barbares. Enfin, la peur de s’attirer des ennuis peut pousser certains à se laisser convaincre petit à petit par les arguments fallacieux de la tyrannie et devenir des alliés de choix pour le régime. Il est alors facile d’en faire des bourreaux qui feront preuve de barbarie ne serait-ce que pour plaire au nouveau maître et s’attirer ses bonne grâces.

Observons l’histoire récente et tirons-en une leçon avec ce qu’il s’est passé lors du conflit entre les Tutsis et les Hutus au Rwanda : la Belgique a en effet décidé d’arrêter toute intervention au moment où le Rwanda avait le plus besoin d’aide, ce qui a permis au génocide de prendre toute son ampleur. Le manque de réaction d’autres pays du monde occidental a donc provoqué la mort et la souffrance de nombreuses personnes.

Ainsi, l’indulgence a posteriori ne peut être considérée comme barbare. Pour ce qui est de ceux qui laissent faire la tyrannie, certains contribuent malheureusement indirectement et involontairement à la souffrance collective, d’autres par leur clémence voire leur complicité permettent à la barbarie de s’exprimer dans toute son horreur et de triompher.

Réagir est donc important. Certaines valeurs telles que les libertés fondamentales méritent d’être défendues.

Au cours de l’histoire, des hommes et des femmes n’ont pas hésité à prendre des risques, à affirmer des valeurs qu’ils considéraient comme justes. C’est le cas par exemple de Beaumarchais qui a subi les lettres de cachet pour faire passer ses idées ou plus récemment de Shirin Ebadi (prix Nobel de la Paix 2003) qui se bat depuis des années pour la liberté d’expression en Iran, un pays où ces droits ne vont pas de soi.

Il est évident que peu de gens ont le courage de se révolter ouvertement face à l’autorité de la tyrannie mais là n’est pas toujours la question. Les journaux clandestins diffusés pendant la guerre 1939/1945 ont à leur manière contribué à perpétuer la liberté de pensée alors que les écrits qui paraissent depuis bien des années sur le site de l’Association pour le Respect des Droits Humains à Djibouti (ARDHD) contribuent modestement, mais contribuent tout de même à l’instauration – dans un avenir proche – d’un État de Droit dans le pays.

Mais il est important aussi de conserver une grande vigilance critique et les yeux grands ouverts. N’oublions pas que Hitler est arrivé au pouvoir de manière tout à fait démocratique alors qu’il avait exposé toutes ses idées dans son livre, Mein Kampf. Une plus grande attention du citoyen/citoyenne dans la vie quotidienne du (de la) Djiboutien/Djiboutienne est donc nécessaire pour éviter de telles prises de pouvoir.

Grèves, manifestations, articles de presse écrits avec les mots du cœur et ceux de la conscience, lettres ouvertes sont autant d’armes utiles et nécessaires qui permettent de responsabiliser les autorités du monde occidental sur ce qu’il se passe en vérité à Djibouti.

La clémence envers la tyrannie mène souvent à la barbarie et laisser faire un tyran équivaut à entrer dans son jeu. Pour nos familles, pour nos enfants, n’oublions jamais que « le pouvoir de dire non est un pilier de la démocratie ».

Nous n’avons qu’une seule et éternelle liberté, la liberté de nous battre pour conquérir la liberté face à toute pensée unique ….

05/07/06 (B357_B) Guelleh en difficulté : comme par hasard, on entend des explosions en ville : le signe est clair, limpide ! (Lecteur)

Info lecteur de dernière minute :

« Une explosion a secoué hier matin, vers 10 h 30, la recette principale de la Poste de Djibouti. Fort heureusement, il n’y a pas eu des blessés mais l’explosion a mobilisé le RG, la police et les militaires. A l’heure actuelle, nous n’avons aucune précision à vous communiquer, ni sur la nature de l’objet qui a explosé, ni sur les auteurs et leur revendication »

(A suivre) .

05/07/06 (B357-B) J’adresse un salut à toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens, en particulier celles et ceux du Triangle Afar .Baday Barri.Qaltay Laqo. (Lecteur)

Non, non, rien n’ a changé à Djibouti depuis l’élection Présidentielle de Guelleh en 1999 .

 

Cela est confirmé par l’ insécurité, la criminalité organisée par Guelleh et ses équipes des voyous, la torture systèmatique des opposants au régime ainsi  ques des syndicalistes sans parled de toutes les intimidations et harcèlements qui sont le quotidien des actions commises par les agents de Guelleh .

 

06/06/06 (B357_B) Les actualités récentes vu par nos humouristes.

1 – Faute d’électricité le pays s’enfonce inexorablement dans le noir (réel et figuré).


Roger Picon

Dans les quartiers, les bougies ont fait leur réapparition …

M. Ismaïl Le Chamelier s’associe au rationnement. Son épouse Mme Paulette Le Chamelier, organise maintenant des grands dîners aux chandelles, dans leur grande maison.

2 – L’équipée grotesque contre les parents d’Ali Iftin à Borama (Somaliland) : c’est l’opération BB "Banane – Borama"
Proposition d’élever un monument à la gloire de ces mercernaires incompris !


Roger Picon

3 – Le bébé Guelleh, présentait-il déjà des signes médicaux avant-coureur, qu’il aurait fallu soigner à l’époque ? Maintenant, c’est trop tard ! (Sur une chanson de Michel Fugain) (Par Africaman)

Qui c’est qui ???
Africanman.

Qui c’est qui est très gentils (les gentils)
Qui c’est qui est très méchants (les méchants)
Qui c’est qui a falsifié toutes les élections à Djibouti (les gentils)
Qui se fait matraquer,emprisonner et torturer depuis 7 ans (les méchants)

Qui c’est qui – sur les fonds publics – ponctionne sans répit (les gentils)
Et qui c’est qui dénonce tout cela et la corruption en manifestant (les méchants)
Qui c’est qui trafique dans la drogue et qui vend des fusils en Somalie (les gentils)
Qui c’est qui se retrouvent face aux balles et devant (les méchants)

Qui c’est qui a « suicidé » la Justice et qui le renie (les gentils)
Et qui c’est qui accuse de meurtre prémédité depuis 10 ans (les méchants)
Qui c’est qui voit des fantômes, la nuit dans leur maison et Palais à Djibouti (les gentils)
Qui c’est qui veut la Vérité, pour la Justice, pour une mère et ses enfants (les méchants).



Roger Picon