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13/07/06 (B358-B) GED : message du Président Mahamoud Ahmed Idriss à M. Jacques Chirac, Président de la République française, à l’occasion de la fête nationale de la France.

MESSAGE
de félicitations au Président Chirac à l’occasion du 14 juillet
et d’amitié au Peuple français

Le Président du GED et tous les membres du Gouvernement en Exil adressent au Président Jacques Chirac toutes leurs félicitations à l’occasion de la fête nationale française du 14 juillet.

Ils envoient au Peuple français tous leurs voeux de bonne fête, de prospérité et de paix et ils l’assurent de l’amitié sincère et indéfectible de l’ensemble du Peuple djiboutien.

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du GED

13/07/06 (B358-B) La crise en Somalie (AFP) Les islamistes prennent le contrôle du port de Mogadiscio.

13/07/06 (B358-B) La crise en Somalie (AFP)
Les islamistes prennent le contrôle du port de Mogadiscio

Mogadiscio
Les milices des tribunaux islamiques somaliens ont pris mercredi sans violence le contrôle du principal port de Mogadiscio et réclamé à cette occasion que tous les bâtiments gouvernementaux de la capitale leur soient confiés, a constaté un correspondant de l’AFP.

Dans la ville voisine de Johwar (90 km au nord de Mogadiscio), un manifestant a été tué et plusieurs blessés lorsque les miliciens islamistes ont tiré pour disperser environ 400 vendeurs de rues qui réclamaient une réduction de leurs impôts, ont indiqué des témoins.

Dans la capitale, le groupe de miliciens qui contrôlait le principal port depuis une dizaine d’années l’a remis au Conseil suprême islamique de Somalie (SICS).

«Les autres propriétés du gouvernement (dans la capitale) doivent être rendues au SICS», a déclaré lors de la cérémonie le président du conseil exécutif de l’organisation islamiste, cheikh Sharif Cheikh Ahmed.

Interrogé par l’AFP à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), où siègent les institutions de transition somaliennes, le porte-parole du gouvernement, Abdrahman Mohamed Nur Dinari, a affirmé que le gouvernement de transition n’avait aucune objection à la prise du port par les islamistes «s’ils le confient plus tard au gouvernement».

«Mais s’ils veulent diriger eux-mêmes les ports et les autres installations (propriétés du gouvernement), ce sera très compliqué», a-t-il commenté.

À Johwar, une trentaine de manifestants ont été interpellés lors la manifestation des vendeurs de rues, selon des témoins et des sources officielles.

Qualifiant les organisateurs de la manifestation d’«ennemis de l’islam», le chef de l’administration islamique de Johwar, cheikh Osman Mohamed Muhamoud, a déclaré sur une radio locale qu’ils «seront tous arrêtés».

Les milices des tribunaux islamiques ont pris le contrôle en juin de Mogadiscio et d’une partie de la Somalie, pays en guerre civile depuis 1991.

13/07/06 (B358-B) Nous les ânes ! (lecteur)

Nous les ânes, nous n’utilisons pas la violence pour conquérir le pouvoir.

Tandis que vous, qui vous êtes auto-qualifiés d’humains, vous ètes d’un naturel hautain, accapareur, destructeur et insupportable.

Je suis né, ici, dans le quartier d’Ambouli : je suis donc un âne.

Comme j’aimerais être le premier âne à déposer ma candidature pour les prochaines élections présidentielles. Candidature citoyenne

L’auto-qualifié « humain » se nomme Ismaël. Est-il plus intelligent que nous les ânes ?

Bien sur, comme je suis un âne, je ne peux pas répondre à cette question et cela me serait interdit de toutes les façons par les gardes des humains ! Mais ce que je sais c’est que nous les ânes, nous ne torturons pas, nous ne violons pas, nous n’emprisonnons pas. En plus, nous nous interdisons de regarder les femmes des autres, pour les soustraire à leurs premiers maris : suivez mon regard !

Regardez ces « humains » ! Certains se font coudre des galons sur leur tenue et ils en rajoutent tous les jours. Ils se disent Colonels, Généraux. Ceux là, ils apprécient la compagnie des ânes, surtout lorsqu’elles font partie du sexe féminin et qu’elles sont implacablement soumises « hiérachiquement » à leurs pulsions, le soir, dans les casernes.

Pour les ânesses, nos soeurs, il n’est jamais prudent de passer à proximité des apppartements des Généraux humains dans les camps militaires …. Chez les humains, on appelle cela « les passer à la casserole … »

Monsieur le Juge, nous, le troupeau d’âne que l’on appelle le Peuple, nous n’avons jamais commis le moindre crime. Nous travaillons dur quand les humains nous emploient, encore plus dur, quand ils nous payent. Nous essayons de réaliser des économies pour assurer l’avenir de nos enfants, mais nous avons du mal à les soustraire à la cupidité de ces humains qui prétendent être nos guides élus librement. Nous ne lançons pas de grenades sur les avenues. Nous ne volons pas l’argent de nos voisins. Nous n’accumulons pas des richesses inutiles.

Nous avons cru à l’Indépendance ! Au début, nous n’avions pas compris qu’elle nous serait immédiatement confisquée par les humains. Mais attention, lorsque le foin commence à manquer dans l’étable et que les petits ânes ont faim, les grands ânes sont capables de combattre …

Monsieur le Juge, nous demandons peu de choses : la liberté, la justice, l’égalité de traitement et surtout l’abolition de l’apartheid entre les ânes et les humains.

Est-ce si difficile ?

Lecteur
Ottawa

13/07/06 (B358-B) Texte définitif de la pétition lancée par NouvelObs.com pour protester contre la suppression de l’émission « 90 minutes » de Canal+. Lien pour signer.

Pour "90 Minutes"

NOUVELOBS.COM | 13.07.06 | 17:14 – Lien : http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060713.OBS5039.html

Voici le texte de la pétition lancée par nouvelobs.com contre la suppression de l’émission "90 Minutes" sur Canal +.

– Vous pouvez signer en cliquant ici : http://permanent.nouvelobs.com/php/petition11/

"Parce que "90 Minutes" incarnait plus que d’autres la notion de contre-pouvoir.

Parce que "90 Minutes" était, depuis sa création, en 2000, l’une des rares émissions d’investigation entièrement réalisées en interne.

Parce que "90 Minutes" était faite par des journalistes capables de passer deux ou trois mois sur un seul sujet.

Par des journalistes qui n’ont jamais craint les sujets les plus difficiles ou les plus délicats. Entre beaucoup d’autres: le faux suicide du juge Borrel, le meurtre de Robert Boulin, le travail des esclaves dans la zone du gazoduc de Total en Birmanie, Clearstream, Nicolas Sarkozy etc. etc.

Parce qu’après les départs de John Paul Lepers et de Karl Zéro, ça commence à faire beaucoup de gens pas vraiment rampants, un peu trop grinçants, qui dégagent de Canal Plus quelques mois avant la présidentielle.

Parce qu’il est de plus en plus difficile de faire un journalisme indépendant et décalé, bref citoyen, quand les médias sont de plus en plus tenus par les exigences de l’audience, les canons de la publicité, voire les contraintes "synergiques" des grands groupes.

Parce que ça ressemble un peu trop à un de ces coups tordus faits en douce l’été, pendant les vacances, et qui sont généralement l’apanage des gouvernements sur la hausse du prix du gaz ou celle de l’électricité.

Pour toutes ces raisons, les signataires s’insurgent contre la suppression de l’émission "90 Minutes" de la grille de rentrée, et demandent à la direction de Canal Plus de revenir sur sa décision."

12/07/06 (B358-B) Mobilisation contre la fin brutale et sans préavis de l’émission « 90-minutes » sur Canal+. Le Nouvel Obs met en ligne sur son site la pétition préparé par la Société des Journalistes de Canal+, que nous invitons tous les lecteurs à signer.

Pour signer la pétition du Nouvel Obs : http://permanent.nouvelobs.com/php/petition11/

Texte :
http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060712.OBS4908.html

2 – Communiqué de presse de la Société des Journalistes de Canal+, publié sur le site du Nouvel Obs

Un communiqué de la SDJ de Canal Plus

NOUVELOBS.COM | 12.07.06 | 12:50

Voici un communiqué de la Société des journalistes (SDJ) de Canal + après la suppression de l’émission « 90 Minutes ».

« Boulogne, le 7 juillet 2006

La société des journalistes de Canal + a appris l’annonce brutale de l’intention de la direction des programmes de supprimer le magazine 90 Minutes, le 5 juillet vers 19h30.

Pas plus tard que la semaine dernière, la direction de Canal + avait pourtant annoncé officiellement au comité d’entreprise la reconduction de cette émission pour la rentrée. Plusieurs sujets sont prêts à diffuser, d’autres sont en cours de tournage.

Nous regrettons vivement cette décision, dans la forme et dans le fond.

Sur le fond, 90 Minutes est une émission dont la qualité des enquêtes est reconnue. L’indice de satisfaction des téléspectateurs est élevé, et l’audience tout à fait honorable. C’est un espace de liberté particulièrement apprécié de nos abonnés.

Sur la forme, nous nous étonnons de la brutalité de l’annonce, un 5 juillet, veille de vacances pour beaucoup de journalistes de l’équipe de 90 Minutes, en ayant pourtant au préalable donné l’assurance aux journalistes de l’équipe que leur émission était reconduite.

Nous déplorons cette annonce aussi précipitée qu’incompréhensible et demandons à la direction de la reconsidérer le plus rapidement possible.

La société des journalistes de Canal +. »

12/07/06 (B358-B) Somaliland : un article en anglais, signé par IM. Abdi Halim M. Musa, que nous publions à sa demande. « Le Somaliland lance un appel pour sa reconnaissance, aux organisations régionales et internationales »

Somaliland Appeals Justice to the Regional and International Organizations


IM. Abdi Halim M. Musa

Somaliland (Ex-British Somaliland Protectorate) is situated on the eastern horn of Africa and lies between the 08°00′ – 11°30′ parallel north of the equator and between 42°30′ – 49°00′ meridian east of the Greenwich.

It shares borders with Republic of Djibouti to the west, Federal Republic of Ethiopia to the south and Somalia to the east. Somaliland has a coastal line to the north of the country which extends 460 miles along the Red Sea. Somaliland lies on an area of 137,600km² (68,000 sq. miles).

The bulk of Somaliland’s exports are of livestock. In 1996, 3 million heads of livestock were exported to the Middle East alone but Saudi Arabia which was the main market has banned imports of livestock from Somaliland and this has badly affected the economy as a whole. Other exports include hides, skins, myrrh and frankincense.

Somaliland has confirmed deposits of petroleum, natural gas, world’s largest gypsum, lime, mica, quartz, lignite coal, lead, gold, sulphur, high-value minerals and hydrocarbon.

The Population of Somaliland is 3.5 million. There is a low inflation, growing economy and a balanced budget.

Somaliland achieved independence from Great Britain on 26th June 1960 and became first independent Somali UN recognized state as a full member of the United Nations but very hastily entered an ill-starred union with Somalia (Ex-Italian colony), in response to the dreams of Somali patriots who wished to unite the lands in which Somalis lived, Which Somaliland suffered 30 years of anarchy, long humiliation, dereliction, injustice, repression, atrocities and destruction through indiscriminate heavy bombardment on civilians, cities (Hargeisa and Burao) towns, and rural areas by warplanes, tanks and artillery.

It was motivated by both tribal hatred and desire for land expansion and devised to ethnic cleanse an entire people, either by massacring or expelling in order to resettle refugees from Ethiopian-ruled Western Somali Province and others in their motherland.

The valiant armed struggle of SNM (1981-1991), supported by its courageous people, rescued Somaliland and its people from the well plotted statelessness in January 1991. This liberation facilitated the victorious national reconciliation, the immediate withdrawal from the disastrous union with Somalia, and the reclamation of Somaliland sovereignty in the Pan-Somaliland Conference held in Burao, capital of Togdheer region, in May 1991. Subsequently, law and order were restored, clan militias were disarmed, and democratic institutions were established.

Somaliland has fulfilled the fundamental condition for diplomatic recognition: An existing independent nation with its own colonial-drawn borders- a legal basis for diplomatic recognition. Somaliland fulfils the criteria of statehood according to Article 1 of the 1933 Montevideo Convention on the Rights and Duties of State: Somaliland has a permanent population; a defined territory (the former British Somaliland) with clear international boundaries of which it has an effective control; a democratic government, and a capacity to enter into relations with other states.

Somaliland fulfils the criteria for recognizing new states, according to the guidelines set out by the European Union (EU) in 1992, even though they only apply to European nations. Article 4 of African Union charter asserts that the organization respects and recognizes independence of African countries based on colonial borders. The diplomatic recognition of all the 53 current African states is based on these colonial borders.

Somaliland is not a breakaway or a separatist country. The UN, the African Union, and the Arab League know undisputedly that Somaliland achieved independence before Somalia on June 26, 1960 within its colonial borders, and was one of the 17 African countries that obtained independence in 1960 from Europe. However, it had un-ratified merger with Somalia for 30 years (July 1960- January 1991) but withdrew from that union due to the above mentioned atrocities and destruction. The day after independence and before the merger, 35 countries recognized Somaliland diplomatically including Egypt, Israel and the five Permanent Members of the Security Council.

Why not now?

What is the difference between then and now?

Somaliland is not the first country that withdrew from a union. Estonia, Lithuania, and Latvia withdrew from the Soviet Union collapse in 1989, Bosnia and Macedonia withdrew from the Federation of disintegrated Yugoslavia in 1990s and East Timor from Indonesia 20 Feb 2002. All these new countries were automatically recognized by the United Nations. Somaliland is not exception as it fulfilled the same criteria. We are by no means the first African State to have entered into a voluntary union with another state and subsequently withdrawn from that union intact. Egypt and Syria, Senegal and Gambia, and Senegal and Mali, Rwanda and Burundi have all done likewise. Nor is Somaliland the first African colonial entity to have asserted its separation and independence from another; Eritrea and the Sahrawi Republic are today both full members of the African Union.

The Somalilanders, almost unanimously, ask what more they can do when the AU and the international community continues to recognize some anarchic, violent places in the west and central Africa as sovereign units. It is time to give them an answer.

Besides the withdrawal decision of May 1991, the landmark referendum held in Somaliland on May 31, 2001, overwhelmingly approved Somaliland constitution and reaffirmed, in the presence of international election monitors, the will of the Somaliland people to have independent, sovereign state of their own. Neither the UN nor the regional organizations (African Union and Arab League) have the right to nullify the decision of Somaliland people in that referendum.

Since more than 97% of the total voters of Somaliland have voted ‘yes’ in that referendum and since Somaliland was historically an independent and separate country from Somalia Proper with the overwhelming majority of the Somalilanders rejecting the 1961 constitution which was supposed to be the bedrock for the so-called reunion of Somalia and Somaliland and since Somalilanders have witnessed what amounts to genocide in the hands of their fellow southerners, it is time that the international community stopped its hypocrisy and began respecting the basic human rights of the people of Somaliland and therefore recognized Somaliland as an independent country which it deserves. Anything less than that, will plunge the whole region into further civil strife and more bloodshed, as any attempt towards re-unification with Somalia proper will sow the seeds of hatred and will ignite a long protracted civil war

Is it fair to hold back a nation who made their choice yes for Somaliland?

If we don’t respect basic human rights for freedom of choice as in the case of the Somaliland referendum outcome, then the alternative will be long civil war without end. It’s very hard to ignore that Somaliland saved itself from the anarchy of Somalia, and without help from the international community made peace, government, and a better system of conflict resolution based on their own culture.
In December 2002, we held our First Local Government elections. Five months later in April 2003 we followed it by our very first Presidential elections where three political parties, peacefully contested the seat of the President of Somaliland and the simple majority won by our President H.E Dahir Rayale kahin.

Somaliland’s system of government is multiparty electoral democracy featuring a bicameral parliament. The president, MP’s of the house of representatives and local councils have all been chosen through peaceful, fair and transparent elections witnessed and confirmed by international observers.

Somaliland is a nation that believes in democracy, peace and human rights. Because of these they want to separate from their own brothers who do not recognize these moral values. People who love peace and democracy should have given Somaliland a chance to show the world that they are a nation in their own right. The world has neglected and has turned a blind eye on the people of Somaliland. It’s about time the world gives these people who want to be recognized for many reasons a recognition so that they can shut off their past and move on with life.

The lack of recognition has been depriving the people of Somaliland during the last 16 years of the opportunity to exercise their universally recognized human rights in terms of trade, traveling, learning and socio-economic development. The United Nations however are mistaken to believe that Somaliland will eventually be a part of « Somalia ». The freedom being currently enjoyed in Somaliland cost its people the loss of tens of thousands of their sons and daughters and the total destruction of their towns and villages

Why on earth would anyone in the international community deny Somaliland this, and plunge it into the bloody chaos of Somalia proper?

Somaliland people have paid a huge price to reinstate their independence and sovereignty. Rivers of blood have flowed and heaps of dead bodies have been witnessed in the streets of Somaliland. Therefore, it is about time that the international community recognized Somaliland and made operational the expression of the people to control their destiny and not to be arrested for the warlords who lost their sense of humanity and direction. Moreover, Africans, in general, have being criticized that they do not manage their affairs; however, Somaliland has refuted that biased notion by creating an oasis of peace, prosperity, and good governance. Somaliland’s deed is shining in Horn of Africa and the peace-loving people of world should open their eyes and support.

Those who oppose the recognition of an independent Somaliland state should be very careful of the alternative that they are advocating which is the denial of the right to exist as a nation. Suppression is not the solution in here, the peaceful separation of the two states (Somaliland and Somalia) is, and its time the world should face the reality and recognize Somaliland as an independent state.

The neglect of Somaliland by the international community exposes its shocking double standard that on one hand advocates for peace, stability, and democratic institutions, and, on the other hand, ignores peaceful, stable, democratic Somaliland by denying it of diplomatic recognition. This denial has no legal basis in the court of international law. The delay is just a mere hope by the UN and regional organizations that Somaliland may return to the union with Somalia one day. This political gambling at the expense of Somaliland people for 16 years is irresponsible. It is also perpetuation of lawlessness, despair, famine, violent, terrorism spread and factional fighting in Somalia.

There is no doubt that Somalia would be peaceful and stable country today led by its own government if Somaliland were recognized long time ago. Now, neither Somaliland is recognized nor Somalia has peace, both peoples are punished equally in the hands of UN and AU. The policy of keeping both countries at bay is not working any more. The sooner Somaliland is recognized the better chance to restore peace, law, and order in Somalia.

In conclusion, After more than 30yrs of abuse, torture, mass killing and humiliation, it is unfair to the Somaliland people that the international community goes against the will of the Somaliland people after they have done everything a state could do, and therefore recognition is the answer.

12/07/06 (B358-B) Un document sonore d’archive, précis, complet et bouleversant. Le récit d’Elisabeth Borrel « La justice entravée » est disponible en audio sur le site. (récit sonore disponible en écoute directe et en téléchargement)

Ce document a été réalisé et diffusé sur CD-Rom, par l’Association Survie, à l’époque où François-Xavier Verschave était encore parmi nous. Ce document sonore permet de mieux comprendre les obstacles qui ont été dressés les uns après les autres pour éviter que la vérité ne soit connue.

Avec le courage qu’on lui connaît, associée à une objectivité de tous les instants, Elisabeth Borrel raconte dans le détail, tous les faits, toutes les trahisons et tous les obstacles que la République a dressés devant elle, afin que la vérité sur la mort de son mari, ne soit jamais connue.

Elle n’est toujours pas arrivée au terme de son calvaire et elle doit se battre en permance pour faire triompher la vérité. En effet, les tenants du pouvoir ne lâchent pas prise et ils continuent à mener un combat d’arrière-garde, qu’ils savent perdu d’avance, mais ils gagnent du temps.

S’agit-il de protéger Guelleh et son équipe ? Pour quelles obscures et odieuses raisons ?

Comment des hommes politiques peuvent-ils trahir, à ce point, leur conscience et leur mission au service de la vérité et de la justice, en refusant à une veuve et à ses enfants, la vérité sur l’assassinat « politique » d’un mari et d’un père ?

ASSASSINAT

Pour écouter :

Au cas où vous rencontreriez des difficultés pour écouter ce récit, vous pouvez télécharger le fichier au format RealPlayer en cliquant ici (5,3 Mo)

12/07/06 (B358-B) Djibouti espère encore ( D.Daïlabé )

Les informations en provenance de djibouti ne sont pas, c’est le moins que l’on puisse dire, ni reluisantes ni réjouissantes.

D’abord, voilà qu’en dépit de la présence des armées de la France et des Etats-Unis, les armes traversent notre pays comme une « boutta »{groupe} d’oiseaux migrateurs l’aurait fait ; sous prétexte de la grippe aviaire, ces pauvres volatiles sont soumis à une extrême surveillance ; car pour le pouvoir djiboutien, un tel passage est une nouvelle source des revenus garantie par la Communauté Internationale par le biais des organismes comme l’OMS, la FAO, le PAM et j’en passe. Mais pour les armes c’est une autre paire de manches ???????

La première question qui passe par la tête est : d’où viennent et où vont ces armes ?

Ensuite, la France et les USA possédant à Djibouti des moyens colossaux de surveillances grâce à des écoutes avec le système « échelon » couplé avec le dispositif embarqué sur le « USS Mount Whitney » bâtiment de l’US Navy avec système d’interception NTDS(naval tactical data system) pour les Américains et le centre d’écoute hyper sophistiqué installé à Arta, pour les Français, mais aussi et surtout des observations par satellites avec d’énormes capacités de définitions,.

Comment se fait-il qu’ils n’ont pu stopper les cargaisons d’armes lourdes (des 14,5,des 12,7,des katiouchas et leurs munitions) qui ont transité par notre pays à destination de la Somalie pour les combattants des Tribunaux Islamiques ?

Le site web du journal « Les Nouvelles d’Addis » a révélé le29/06/06 que l’Erythrée était impliquée dans l’expédition de ces armes.

Quand on sait l’état de belligérance qui existe entre l’Erythrée et l’Ethiopie qui de son côté s’est beaucoup investie en Somalie en aidant les fractions anti-islamiques, on est tenté de dire que c’est de « bonne guerre » qu’elles se comportent ainsi. C’est la suite logique d’une stratégie politico-guerrière retenue par les deux parties.

En revanche, et c’est cela qui nous intéresse ici, le rôle imbigü dans cette histoire du gouvernement D’Ismaël Omar Guelleh nous interpelle et mérite que nous nous y attardions un peu.

Mais auparavant, permettez-moi de juste signaler que l’Ethiopie de Meles Zenawi a fortement contribué à l’élection à la présidence de la République d’Ismaël Omar Guelleh en 1999.

  • Mise à disposition d’argent liquide(+ d’1 million de Birr) pour les frais de campagne
  • + de 10 véhicules 4×4
  • Plusieurs quintaux de « khat »

Au jour d’aujourd’hui, à cause de l’immobilisation du port érythréen d’Assab, l’Ethiopie utilise celui de Djibouti pour ses importations et ses exportations. Les recettes du port ont quadruplé. Cela n’a aucun effet sur l’immense majorité des djiboutiens

Ismaël Omar a une singulière façon de remercier Meles Zenawi. La gratitude n’est pas son point fort. Il excelle plutôt dans la répression, les magouilles et la corruption. Mais de là à permettre à l’Erythrée de fourguer des armes aux Tribunaux Islamiques Somaliens, via le territoire national, cela relève au mieux d’une myopie politique et au pire de l’idiosyncrasie.

Depuis 1977,date de l’indépendance de Djibouti et dès son installation aux commandes du nouvel Etat, Hassan Gouled avait amorcé le fait de faire de Djibouti une plaque tournante dans le trafic en tous genres : Armes, drogues, faux dollars, etc., etc.……..

Ismaël Omar Guelleh a été la cheville ouvrière du pouvoir de Gouled mais son accession à la présidence de la République a aggravé terriblement la situation de notre pays. Il est de tous les mauvais coups qui se produisent dans la Région :

  • Ingérence dans les affaires intérieures de l’Ethiopie (soutien financier et envoie des containers d’armes à certains groupuscules ) ce qui génère une situation de guerre larvée que le gouvernement fédéral éthiopien a du mal à juguler ;
  • Tentative de déstabilisation du Somaliland par l’envoie là aussi des mercenaires, de trafic des cigarettes par l’intermédiaire de son homme de paille Adourahman Borreh, de fermeture de la frontière et par l’arrêt brutal des échanges commerciaux entre les deux pays
  • Conflit avec l’Erythrée et diatribe verbale digne d’un voyou à l’égard du chef de l’Etat de ce pays. Soit-dit en passant que si aujourd’hui, Issayas Afeworki et Ismaël Omar sont « bras dessus-bras dessous », c’est due à une alliance limitée dans le temps qui se faite au détriment du Frud d’une part et de l’Ethiopie d’autre part.

D’aucuns diront que c’est, entre autres, pour consolider cette alliance qu’Ismaël Omar a permis le transfert via Dibouti des armes en provenance de l’Erythrée et à destination de la Somalie.

En fait, c’est un petit génie du mal qui pour se maintenir au pouvoir n’hésite pas à nouer des relations avec tous ceux qui sont au ban de la communauté internationale ; de la maffia italienne en passant par les mercenaires ukrainiens et polonais, jusqu’aux réseaux islamistes. A ce propos, n’organise-t-il pas chaque année un gigantesque rassemblement religieux pour lequel les invités affluent du quatre coins du monde. Rassemblement qui est perçu comme une porte ouverte à l’expression de toute forme d’extrémisme. En outre, il est incapable d’assurer la sécurité des « pèlerins ».

Le drame qui a frappé plusieurs familles djiboutiennes ainsi que des étrangers avec le boutre qui a coulé le 07 avril 2006 à quelques brassées du port de djibouti et qui a fait plus de (100)morts est dans toutes les mémoires. Je profite de l’occasion pour renouveler mes condoléances aux familles des victimes.

Mais le paradoxe, si paradoxe il y a, dans cette histoire est le silence dont fait preuve l’armada des puissances étrangères présentes sur notre sol à l ‘égard du régime d’Ismaël Omar Guelleh tenté par toutes sortes de dérives y compris celle de l’activisme islamique.

On ne peut s’empêcher de dire que cette attitude n’est même pas couverte par le sacro-saint principe de la « Raison d’Etat »

La lutte contre « le terrorisme »s’arrêterait-elle au seuil du palais de Haramous ou du « beit-al wali » ?

La victoire des « Tribunaux Islamiques »à Mogadiscio a été ressentie comme un coup de fouet au visage par les occidentaux qui, n’ayant pas évalué la situation à sa juste valeur, ont réagi tardivement et à l’emporte-pièce en aidant en armes et argents des chefs de guerre qu’ils ont combattue hier( ???)

En tous les cas, si l’on n’y prend garde, tôt ou tard, le risque est grand de voir la déferlante islamique partie de Mogadiscio ou d’ailleurs atteindre les rivages de Djibouti.

Et ce n’est certainement pas Ismaël Omar qui va l’arrêter. Au contraire !!!!!

En dépit de ses fanfaronnades devant les Chefs d’Etats africains réunis au 7éme Sommet de l’UA à Banjul-Gambie- (25 juin_02juillet 06) consistant à se faire passer pour le spécialiste des Chantiers de la Paix, le petit génie du mal de « hafat-issa » de Diré-Dawa,(Ethiopie) maintient le pays dans une impasse politique totale. Cela est caractérisé par :

  • la panne du processus démocratique
  • des fraudes massives des élections(législatives de janvier 2003, présidentielles d’avril 2005,communales et régionales mars 2006)
  • le refus d’appliquer l’accord du 12 mai 2001
  • une logique de guerre(offensive militaire de grande envergure dans le Nord du pays, dernière en date mai 2006)
  • une affamation de la population civile(blocus alimentaire et sanitaire)
  • la répression de toute velléité de contestation et de résistance
  • les emprisonnements arbitraires et les tortures généralisées
  • la corruption et le vol du denier public
  • les détournements de l’aide internationale

Ne dit-on pas que l’on devrait d’abord nettoyer devant chez soi avant d’aller jouer le « Mandela » ou le « Nyerere » chez le voisin.

Bref, Ismaël Omar mène le pays à la catastrophe. Il ose parler d’embellie économique, de croissance, alors que les djiboutiens crient famine. Une femme enceinte qui se présente en urgence à l’entrée de l’hôpital Peltier doit non seulement débourser de l’argent pour y être admise mais doit aussi avoir sur le nécessaire médical (compresses, alcool iodé, ciseaux….)

J’ai lu quelque part que la dette extérieure de Djibouti s’élève à 427 millions $ cependant que le couple « présidentiel » serait créditeur sur un compte bancaire ouvert à Durban (Afrique du Sud) de 497 millions $ . Et ce n’est certainement que la partie visible de l’iceberg patrimonial du couple ..

Pauvres djiboutiens !!! . Spoliés, opprimés, tyrannisés. Pas le droit de s’exprimer, pas le droit de s’organiser et surtout pas le droit de revendiquer la démocratie.

S’il y a un domaine où Ismaël Omar a scrupuleusement respecté l’héritage politique légué par son oncle Hassan Gouled, c’est celui d’empêcher l’existence de tout parti politique autre que le RPP.En 1992,ce dernier accepte du bout des lèvres la mise en place d’une Constitution et le multipartisme limité à quatre partis.

Il l’a accepté contraint par la force des choses, autrement dit par l’environnement politique national et international. Souvenons-nous, dans les années 90,une brise de démocratie avait soufflé sur le continent africain allant du fameux discours de la Baule de feu Mitterrand conditionnant l’aide de la France aux respects de droits de l’homme et de la démocratie jusqu’à la tenue d’une « conférence nationale » entre opposition et gouvernement dans différents pays africains.

Faut-il préciser qu’aucune « conférence nationale » n’a vu le jour à Djibouti. Sur le plan national, c’est la force des combativités des maquisards du Frud qui est à l’origine du recul de Hassan Gouled et qui lui à fait dire, je cite « la démocratie, le multipartisme, c’est à la mode aujourd’hui, alors on va le faire » En 2002, 10 ans après, le régime djiboutien a inauguré en grande pompe le « multipartisme intégral » mais c’était et c’est encore du « pipeau » car dès 1977 Hassan Gouled avait balisé le terrain en jetant les bases du parti unique. A l’époque plusieurs partis existaient à Djibouti : la LPAI, l’UNI, le MPL et autres FLCS.

Afin de pouvoir instaurer le parti unique et faire place nette pour la LPAI qui deviendra plus tard le RPP, il était nécessaire d’éliminer tous les autres partis.

Pour ce faire, il fallait impérativement trouver un prétexte et un bouc-émissaire.

Le prétexte fut l’attentat perpétré contre le café-bar le « Palmier en Zinc » le 15 décembre 1975 et le bouc-émissaire le MPL : celui-ci fut dissout le 16 décembre 76 et avec lui toute autre forme organisationnelle que celle prônée par le LPAI.Depuis beaucoup d ‘encres et des salives ont coulé à propos de démocratie, de multipartisme à Djibouti mais cela relève plutôt du domaine de ravalement de façade. On va y revenir ; permettez-moi juste quelques mots sur le MPL.

Voilà un parti disparu il y a longtemps mais qui continue à hanter les nuits de beaucoup des gens. Sans avoir la prétention et encore moins l’envie de faire l’historiographie du MPL, les historiens s’en chargeront, un petit retour en arrière s’impose, je crois.

Ce mouvement a fait son apparition sur la scène politique djiboutienne en décembre 1975. Il a déclenché un véritable bouleversement dans l’organisation sociale djiboutienne. Il a été le premier parti doté d’un programme politique, économique et social ; il a introduit des nouvelles idées comme le centralisme démocratique, l’encadrement et l’organisation de la jeunesse, garçons et filles, par section semi-militaire, par des cours d’alphabétisations, par la création théâtrale.

Il a réalisé une avancée dans les changements des mentalités mais s’est aussi heurté à l’hostilité des tenants du pan-somalisme, des militants de la LPAI et bien entendu de l’administration coloniale. Laquelle administration jouant sur la croyance de la population a fait passer le MPL pour un mouvement communiste et ses militants pour des incestueux ! Pourtant dans aucun de ses écrits ce mouvement ne se réclamait de l’International Communiste, tout juste revendiquait-il la réalisation de la RNDP(Révolution Nationale Démocratique et Populaire) ce qui n’avait rien, mais absolument rien à avoir avec un programme politique communiste.

Mais plus que ça, ce que l’on ne pardonne pas au MPL, c’est d’avoir su insuffler à ses cadres et militants l’esprit collectif qui tranchait radicalement avec la pratique courante au sein des autres partis qui étaient submergés des querelles de clocher des personnalités qui les composaient. Etat d’esprit qui n’était pas basé sur une ambition personnelle, tribale ou clanique ; état d’esprit qui voulait que l’on n’entrave pas la démocratie, que l’on empêche l’accaparement de l’indépendance et de l’Etat par un individu ou un clan ; c’est d’ailleurs pour cela qu’il a été durement réprimé par le régime en place.

Mais cet esprit est encore vivace, si vivace que certain le perçois comme un obstacle majeur pour leurs ambitions personnelles. Sinon, pourquoi encore en 2006, certains consacrent tout leur temps pour épancher leur haine de ce mouvement en lui mettant sur le dos pèle- mêle tous les maux de la société Afar : affaiblissement, trahison, collaboration et que sais-je encore ? A titre d’information, certain historien situe l’affaiblissement de la société Afar au XVe siècle avec la défaite de « Goura-le Hamad »plus connu sous le nom d’Ahmed Gragne ; dans toute forme de résistance armée ou civile, il y a toujours des traîtres, des collabos, des fatigués voire des suicidés. Il y a pire encore.

L’histoire nous a appris que dans les différents fronts ou mouvements de libérations de par le monde, du FLN vietnamien en passant par le FLN algérien jusqu’aux MPLA(Angola) et autres FRELIMO(Mozambique), des purges et des liquidations physiques des dirigeants et des cadres se sont produites. Heureusement, cela n’est pas arrivé au sein du MPL et surtout pas au FRUD.C’est peut-être due à une certaine maturité politique ? Dans le monde ces genres d’événements ont encore lieu de nos jours et vont probablement avoir lieu. Ce n’est donc pas une exclusivité afar et encore moins une fatalité qui leur pend sur la tête comme une épée de Damoclès. L’essentiel, à mon humble avis, est que la ligne politique choisie soit maintenue et que la lutte continue. Soit-dit en passant, qu’il est bien commode de critiquer le MPL et de poser des questions d’une banalité sidérante, tout en s’occupant de sa petite ou grande carrière. Et surtout en oubliant de se poser des questions comme :

« Qu’ai-je fais moi pour cette lutte ? Quelle est ma contribution à cette résistance à la dictature ? »

Bref, l’état d’esprit que le MPL a diffusé et les idées qu’il a véhiculées ont durablement marqué les djiboutiens toutes générations confondues.
Le MPL a su unifier, rassembler ; cela a donné l’UDC, l’UNECAS, Le FDLD et finalement le FRUD.Pour illustrer cela, permettez-moi de citer un certain Gabriel Lamarche qui a écrit dans Politique Internationale N° 61_1993 « L’influence des militants proches de l’ex mouvement populaire de libération crée dans la lutte pour l’indépendance en 1975,était notable dans les trois groupes qui vont concourir à la formation du F.R.U.D. »

C’est ce que certains responsables politiques djiboutiens de l’opposition et non des moindres ont appelé le « continuum historique »

Le courage ne se décrétant pas, il se trouve aujourd’hui du côté, d’une part, des jeunes gars qui ont l’arme à l’épaule et qui crapahutent dans les montagnes du Mabla et d’autre part, de l’opposition civile qui résiste et défie le régime à l’intérieur ainsi que la majorité de la diaspora djiboutienne, mais sûrement pas du côté des cyber-résistants qui pour tromper leur ennuie « paltalkent »toute la nuit durant.

Il ne serait pas faux et encore moins prétentieux de dire que la relève du flambeau de la résistance est assurée et ce n’est certainement pas le « wagaq-deero »(cri du singe Gibbon) que certain pousse qui va y changer quelque chose.

Pour revenir, à la question de la démocratie, du multipartisme, de la décentralisation dont le régime d’Ismaël Omar s’est veut le champion, il suffit tout simplement de ne pas se voiler les yeux et la conscience(Al-Damir) pour comprendre qu’il s’agit ni plus ni moins de tromper la communauté nationale et internationale en leur montrant une énorme coquille vide. Il n’y a qu’à gratter pour s’en apercevoir. Depuis les élections présidentielles, l’opposition dans son ensemble (armée et civile) prône les boycottes.

Ainsi lors des élections communales et régionales, étant resté face à lui-même et à ses affidés, Ismaël Omar Guelleh n’a pu réprimer une pulsion caractéristique de tous dictature ; le fait de vouloir garder tout pour lui-même. Scandale au sommet de l’Etat.

Comment accorder tout crédit à un chef d’Etat qui se permet de s ‘approprier les résultats du vote de ses propres alliés ?

En tout état des causes, Ismaël Omar vit dans la peur au ventre et gouverne en imposant la terreur à sa population. L’année 2006 n’a pas été de tout repos pour lui. Et 2007 risque d’être l’année de tous les dangers.

Il est cerné de tout côté : d’abord par le frud et la reprise des combats qui l’a obligé à déclencher une offensive mobilisant plus de 2000 soldats qui, surtout, terrorisent et affament la population civile. Quand on sait qu’un soldat mobilisé coûte environ 1500 à 2000FD par jour, il est certain que cela affecte considérablement le budget de la dictature ; les sommes ainsi dépensées auraient pu soulager un tant soit peu les souffrances de la population. La misère des djiboutiens n’empêche nullement IOG de dormir rassasier dans son palais de Haramous.

Ensuite, la consolidation de l’unité de l’opposition civile et armée lui fait pousser des urticaires. Qu’adviendra t-il de lui quand il apprendra la concrétisation de cette unité au cours de la conférence qu’envisage de tenir très prochainement en Europe l’ensemble de l’opposition ? L’avenir nous le dira.

Sur le plan extérieur, voilà que l’affaire du juge Borrel rebondit avec la découverte d’un nouvel élément. Les investigateurs de cette terrible affaire ont dévoilé l’existence de l’ADN de deux personnes distinctes en dehors de celui très probable du fils de la victime. Les relations déjà exécrables entre Djibouti et la France risquent de s’envenimer dans les jours à venir.

D’un autre côté, les parents des trois victimes assassinés en plein jour et à l’arme blanche en 1999 à « Oroborou » près d’Obock ont décidé de réactiver la plainte qu’ils ont déposé auprès des tribunaux compétents en France.

L’étau se resserre autour d’Ismaël Omar et des nuages sombres s’amoncellent au-dessus de sa tête.

Il est temps et même urgent que les puissances étrangères présentes à Djibouti adoptent une attitude responsable et ferme vis-à-vis du chef de l’Etat djiboutien qui mène inexorablement le pays vers l’implosion Il a exacerbé à outrance les différences ethniques et tribales. Lesquelles différences n’ont jamais, avant l’avènement de ce régime, empêcher les djiboutiens de vivre ensemble en toute harmonie.

La France et les Etats-Unis sont à même de comprendre que Ismaël Omar ne représente pas du tout l’avenir de Djibouti.

La population djiboutienne place aujourd’hui tout son espoir dans l’opposition qui fait montre d’une maturité politique digne de confiance.

Elle doit doubler sa vigilance et multiplier ses actions qui tendent à la souder afin d’être plus crédible et prête à assumer l’alternance.

Permettez-moi de finir, pour ne pas dire conclure, en citant Maître Antoine Comte, avocat français bien connu des djiboutiens et frappé d’une mesure d’interdiction de séjour dans notre pays qui concluait, à propos de Djibouti et dès 1979,son article paru dans le « Monde Diplomatique » (décembre 1979), en ces termes :

« La République a 2 ans, mais à Djibouti l’histoire tourne en rond et l’indépendance dans le respect démocratique des ethnies, reste plus que jamais à l’ordre du jour »

Nous en sommes encore là mais tout espoir n’est pas perdu.

D.Daïlabé
de France