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17/02/2014 (Bréve 359) (Reprise intégrale d’une interview publiée il y a quatre années sur le site de l’ARDHD) 16 ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Cette semaine, Mohamed Hassan, ancien réfugié, en cours de réinstallation en France, répond aux questions de l’un des collaborateurs de l’ARDHD

ARDHD : Bonjour Mohamed Hassan. Un grand merci tout d’abord de nous accorder cet interview, depuis la ville de Clamecy, où vous êtes logés avec votre famille, dans le cadre du programme de réinstallation en France. Pourriez-vous tout d’abord vous présenter, nous dire qui vous êtes …

Mohamed Hassan,
ancien réfugié djiboutien à Addis,
à son arrivée en France le 4/02/2010,
dans le cadre
du programme de réinstallation du HCR.

Mohamed Hassan : C’est vous que je remercie. Je m’appelle Mohamed Hassan. Je suis marié et père de famille. Ancien membre du FRUD, j’ai été contraint de chercher refuge en Ethiopie en 1993 .

Profitant de cette occasion, je voudrais renouveler nos remerciements à votre association ARDHD et à ses dirigeants Anne-Marie de Vaivre et Jean-Loup Schaal, à l’association SURVIE et au UN HCR de Paris et son infatigable collaboratrice, M.-N. T., à UGUTA-TOOSA et son Président Ali Coubba, sans oublier notre ami Omar Gabasse, ancien réfugié réinstallé au Danemark, qui n’a jamais oublié ses frères d’armes. Sans leur intervention nous ne serions pas ici aujourd’hui.

Un grand merci à toutes et à tous,…

ARDHD : pouvez-nous nous parler de toutes ces années que vous avez passées en Ethiopie. Comment était la vie là-bas ?

MH : Je résumerai avec un seul mot « catastrophique » …

Au début de notre arrivée, nous avons vécu à Eli Daar (Région 2 Afar). Je suis incapable de vous dire le nombre des fois où j’ai été arrêté par les policiers locales. La raison est qu’ils voulaient s’attribuer les maigres ressources alimentaires que le HCR nous fournissait.

J’ai quitté cette région en 1998, pour venir à Addis Abeba. En dépit de nos demandes réitérées et des conventions, au début le HCR a refusé systématiquement de nous reconnaître la qualité de réfugiés.

Nous vivions à Addis Abeba, en situation irrégulière, sans papier. La Police et les autorités en profitaient pour nous harceler en permanence. En 2001, une vingtaine de familles se sont regroupées et ont participé à un « sitting » dans les bureaux du HCR. Les dirigeants du HCR ont enfin accepté de nous reconnaître le statut de réfugiés avec l’attribution d’un maigre revenu et une prise en charge médicale.

ARDHD : Y a-t-il eu un moment plus difficile que les autres, durant cet exil forcé ?

MH : Pour moi, il n’y a pas de doute. Le pire que j’ai vécu est l’enlèvement de ma fille H.. Je ne dormais plus la nuit. J’étais au bord de la dépression.

Heureusement grâce aux actions que vous (l’ARDHD, SURVIE et …) avez conduites, aux interviews à la BBC et sur RFI, aux pétitions et aux manifestations devant l’Ambassade d’Ethiopie à Paris, ma fille a été libérée de la prison pour adultes où elle était injustement incarcérée, sur des bases totalement fausses : la Police avait menti sur son âge, sa situation de famille et lui avait attribué un vol à l’étalage, alors qu’elle était la victime d’un jeune éthiopien ….


H.M.H. avait été séquestrée en Ethiopie, puis incarcérée à Addis avec les adultes, avant d’être libérée, sous la pression médiatique.

Heureusement, elle n’a pas trop souffert de cet épisode et elle va très bien aujourd’hui.

ARDHD : et vos compatriotes restés à Addis ?

MH : C’est malheureux d’avoir à le dire !.

Mais l’affaire de ma fille a servi de déclencheur. Elle a fait prendre conscience au HCR, et probablement à l’ARRA, que nous étions des hommes, des femmes et des enfants comme les autres. Que nous n’étions pas des citoyens de troisième classe. Et tout cela pourquoi ? Parce que nous avions des soutiens de poids dans le monde, qui pouvaient organiser des campagnes médiatiques.

Aussitôt après la libération d’Hasna, nous avons constaté des changements considérables dans l’attitude du HCR et des personnels. Enfin, on nous accueillait normalement, sans nous traiter comme des parias. Très vite le moral de nos concitoyens est remonté d’un cran.

Même si nos soeurs et nos frères sont usés, comme nous l’avons été par ces longues années d’exil, de difficultés journalières.

Même si le problème de chaque jour est de subsister avec une maigre allocation, alors que l’inflation galopante diminue le pouvoir d’achat.

Même s’il faut se protéger des harcèlements incessants et scandaleux de la Police locale, qui, je l’affirme, coopère avec le SDS djiboutien.

Même si nous devons toujours sortir en groupe pour éviter une attaque sournoise de la Police ou de voyous.

Même s’ils connaissent la peur à chaque minute.

Nos compatriotes ont retrouvé l’espoir. Et cela minimise les difficultés quotidiennes que je viens d’évoquer.

ARDHD : Quel espoir ?


Arrivée à Roissy, le 4/02/10 des familles
de Med Hassan
et Ali Merito.
Premiers pas sur le sol français

après 16 années d’exil en Ethiopie.
MH : L’exemple de nos trois familles (Karera, Ali Merito et la mienne – NDLR) a redonné l’espoir. La réinstallation dans un autre pays est possible ! Nombre de nos compatriotes aimeraient que ce soit la France qui les accueille, car ils sont francophones et souvent francophiles … Mais si ce n’est pas possible, ils accepteront d’aller dans un autre pays.

Tout sera mieux que la vie à Addis, pour eux !

En plus, nous savons que d’autres dossiers ont été instruits par le HCR. Cela prend beaucoup de temps, car il y a des allers et retours entre Addis et le Kenya, entre le Kenya et Genève. Mais au bout du chemin, il y a le programme de réinstallation. Ils ne vivent plus qu’avec cet espoir !

ARDHD : Avez-vous un message pour la diaspora djiboutienne ?

MH : Oui bien sur ! N’oublions jamais nos soeurs et nos frères qui subissent une existence difficile en Ethiopie et mobilisons-nous pour leur porter secours !

Il faut que la diaspora comprenne que nous avons des milliers de compatriotes qui se sont victimes d’une situation catastrophique. Un exemple ! Bien que récemment enregistrées comme réfugiées par le HCR et l’ARRA, dix familles ne bénéficient même pas des maigres allocations et sont dans l’attente de bénéficier d’une protection médicale.

Et les autres n’ont rien, rien du tout. Pas de papier, pas d’allocations, pas de couverture médicale. Combien sont morts faute d’avoir pu recevoir les soins qui étaient justifiés par leur état de santé ?

Je lance un appel à tous nos frères djiboutiens où qu’ils soient dans le monde, pour qu’ils prennent la mesure de ces milliers de tragédie qui se déroulent chaque jour en Ethiopie et pour qu’ils unissent leur force, afin de faire pression sur les autorités internationales, pour que les réfugiés djiboutiens d’Addis accèdent, sans discrimination, au statut de réfugiés et qu’ils puissent prétendre à l’application de la Charte du HCR et bénéficier d’un droit à la réinstallation dans un pays libre.

ARDHD : Merci Mohamed Hassan. Nous vous renouvelons tous mes voeux pour que cette période difficile de réinstallation se déroule dans les meilleures conditions possibile, pour votre famille, vos amis et pour vous.

MH : Je voudrais ajouter que j’adresse tous nos remerciements aux autorités françaises qui nous ont accueillis avec beaucoup d’humanité et qui nous donnent aujourd’hui les moyens de « refaire » notre vie en France. Nous sommes bien installés et les services nous apportent des moyens pour nous intégrer : cours de Français, assistance pour les démarches administratives, etc …

Et un dernier grand merci à l’ARDHD.

21/07/06 (B359-A) 2 dépêches AFP : La crise en Somalie. Tensions à la frontière éthiopio-somalienne. Les Islamistes exigent le retrait des troupes éthiopiennes. (Info lecteur)

______________________________ Note de notre lecteur

Gambeta, Elebabour, Gondar et Tigre sont des zones chrétiennes tandis que les autres régions sont à majorité Musulmannes (plus de 70 %). De Dawenle, la frontière entre l’Ethiopie et Djibouti tout le long du parcours du chemin de fer jusqu’à Addis-Ababa, cette zone est habitée par les Somali et les Oromo.

Les deux ethnies recevraient des financements de la part d’IOG et auraient été placées en etat de "veille" et "d’alerte". En réalité, on peut craindre qu’elles n’attendent que le feu vert d’IOG et de son ami Abdoulkader Salad Hassan l’ex-president Somalien qui avait été nommé ("au foceps par IOG") lors de la comédie qui s’était jouée à ARTA pour entrer en action. Sont-elles en position d’assurer un soutien aux Islamistes ? (A suivre)

______________________________ AFP 1
Somalie: les islamistes exigent le retrait des troupes éthiopiennes

MOGADISCIO (AFP) – Les islamistes somaliens qui contrôlent une partie du pays ont exigé vendredi le retrait immédiat des troupes éthiopiennes de Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio) où siège le fragile gouvernement de transition, se disant prêts à combattre "l’agression" d’Addis Abeba.

"Nous demandons à l’Ethiopie de retirer sans délai ses troupes et d’arrêter de s’ingérer dans les affaires somaliennes", a déclaré à Mogadiscio cheikh Charif Cheikh Ahmed, président du conseil exécutif du Conseil suprême islamique de Somalie (SICS), qui rassemble les dirigeants des tribunaux islamiques qui ont pris en juin le contrôle de la capitale et de plusieurs provinces du sud.

"Nous demandons instamment à l’Ethiopie d’être juste un bon voisin", a ajouté le dirigeant islamiste.

Dans une allocution diffusée ensuite sur une radio de Mogadiscio, cheikh Charif Cheikh Ahmed a affirmé que "le peuple somalien est prêt à se défendre contre les actes d’agression de l’Ethiopie".

"Ce que les Ethiopiens ont fait est un acte de violence qui sape la souveraineté de la Somalie", a-t-il poursuivi, ajoutant: "nous combattrons et mourrons pour défendre la Somalie d’une attaque éthiopienne".

Des habitants de Baïdoa ont rapporté jeudi l’arrivée de militaires éthiopiens dans la ville, mais le gouvernement de transition somalien a démenti la présence de ces soldats. "C’est de la propagande islamiste", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Abdirahman Mohamed Nur Dinari.

Des habitants de Baïdoa ont cependant signalé vendredi l’arrivée dans la ville de nouveaux véhicules militaires éthiopiens.

"Neuf camions sont arrivés dans Baïdoa tôt vendredi, chargés de matériel pour les soldats éthiopiens", a déclaré Hassan Moalim Ahmed, habitant de la ville joint depuis Mogadiscio, ajoutant: "Il n’y avait pas de soldats (dans les véhicules), mais ils transportaient de la nourriture et du matériel militaire".

Un responsable des services de sécurité du gouvernement de transition a admis, sous couvert d’anonymat, la présence de "quelques officiers éthiopiens pour aider le gouvernement à entraîner ses forces de sécurité".

Leur nombre est limité, selon cette source qui a affirmé qu’il "n’y avait pas de troupes éthiopiennes pour occuper la Somalie".

Fidèle alliée du président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed, l’Ethiopie – qui a déjà ouvertement fait part de son inquiétude sur la progression des islamistes en Somalie – a également démenti avoir dépêché des troupes dans le pays après les déclarations du gouvernement de transition mercredi accusant les islamistes de préparer une offensive contre Baïdoa.

Les dirigeants des tribunaux islamiques ont nié avoir l’intention d’attaquer Baïdoa et accusé à leur tour le gouvernement de transition de chercher à obtenir une intervention militaire éthiopienne.

Les islamistes, qui veulent instaurer la loi coranique (charia) en Somalie, et le gouvernement de transition ont signé le 22 juin à Khartoum un accord de cessation des hostilités et de reconnaissance mutuelle.

Depuis les tensions restent vives entre les islamistes et le gouvernement, qui depuis sa création en 2004 n’a pu établir son autorité sur le pays en guerre civile depuis 1991.

_______________________________ AFP 2

NAIROBI (AFP) – L’Ethiopie, puissant voisin de la Somalie qui exerce un pouvoir tutélaire sur une bonne partie du pays, s’alarme d’une possible expansion des islamistes somaliens et leur a très clairement fixé une "ligne rouge" à ne pas franchir, sous peine de représailles militaires.

Face aux milices des tribunaux islamiques qui contrôlent Mogadiscio et une partie de la Somalie depuis juin après avoir défait des chefs de guerre soutenus par les Etats-Unis, Addis Abeba a immédiatement pris fait et cause pour le gouvernement de transition somalien, impuissant à établir son autorité depuis sa création en 2004.


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Ce gouvernement, installé à Baïdoa, à 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, ne contrôle guère que cette ville et la route la reliant à la frontière éthiopienne.

Des habitants de la ville ont fait état jeudi de l’arrivée de troupes éthiopiennes à Baïdoa. Les gouvernements éthiopien et somalien ont démenti.


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Le soutien d’Addis Abeba au gouvernement de transition s’explique notamment par la crainte de voir les islamistes s’implanter en Ethiopie, pays à majorité chrétienne qui abrite une importante minorité somalie.

En effet, le chef du Conseil suprême islamique de Somalie (SICS), cheikh Hassan Dahir Aweys, décrit comme terroriste par les Etats-Unis, est originaire d’une région proche de la frontière éthiopienne et de nombreux membres de son clan sont en Ethiopie. Aux yeux du gouvernement éthiopien, il est en outre "coupable" d’avoir participé à la fin des années 70 à la guerre de l’Ogaden, région éthiopienne peuplée de Somalis.

La Somalie et l’Ethiopie s’étaient affrontées après des revendications territoriales de l’ancien dictateur déchu Mohamed Siad Barre qui voulait créer une "grande Somalie" englobant Djibouti, ainsi qu’une partie de l’Ethiopie et du Kenya.

La chute de Siad Barre en 1991 a précipité la Somalie dans la guerre civile. Ce conflit toujours en cours a permis à Addis Abeba de tisser de solides alliances en Somalie, lui assurant aujourd’hui un rôle prépondérant que l’arrivée des islamistes remet en cause.

Ainsi, le Puntland (nord-est) qui a proclamé son autonomie en 1998 est très proche du gouvernement éthiopien et le président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed – qui voue une haine personnelle au chef des islamistes – est originaire de cette région.

Le République autoproclamée du Somaliland (nord-ouest) entretient elle aussi des relations très étroites avec l’Ethiopie et dans le sud de nombreux chefs de guerre locaux sont des alliés d’Addis Abeba.

Autour de tous ces territoires, Addis Abeba a tracé une "ligne rouge" à l’intention des islamistes.

"Nous observons chaque mouvement des milices islamistes et nous sommes prêts à défendre notre indépendance s’ils essaient de franchir une ligne rouge qu’ils ne devraient pas" franchir, a commenté jeudi sous couvert d’anonymat un haut responsable du ministère éthiopien des Affaires étrangères.

Cet avertissement est le dernier en date de mises en garde très directes de l’Ethiopie.

Le 27 juin, le Premier ministre Meles Zenawi, avait déjà prévenu que "s’ils (les tribunaux islamiques) déploient leurs forces de telle manière qu’ils constituent un danger immédiat et présent pour notre sécurité, alors nous nous réservons le droit d’agir".

Selon des sources diplomatiques dans la région, le Premier ministre a été plus explicite envers les diplomates en affirmant que son armée – l’une des plus aguerries et les mieux équipées d’Afrique – n’hésiterait pas à mener une opération pour détruire les forces des tribunaux et à se replier rapidement pour ne pas s’enliser dans le bourbier somalien.

Vendredi, cheikh Charif Cheikh Ahmed, décrit comme un modéré et remplacé fin juin à la tête des islamistes par cheikh Aweys, a affirmé que les Somaliens "combattront et mourront" en cas d’attaque éthiopienne, tout en demandant à Addis Abeba de se comporter "en bon voisin".

21/07/06 (B359-A) Alerte : un lecteur s’inquiéte de la possible demande d’asile en Belgique d’un ancien tortionnaire djiboutien. Demande d’information à transmettre aux Autorités belges.

________________________ Note de l’ARDHD
Nous publions ce message émanant d’un lecteur établi à Ottawa, qui aurait reçu l’information. Nous émettons les réserves d’usage, pour le moment, faute d’avoir reçu des confirmations de la part des lecteurs établis à Bruxelles.

Merci à ceux qui auraient des informations, de nous les communiquer.

Par ailleurs, nous rappelons qu’il ne nous appartient pas de nous substituer à la Justice et de déclarer coupable, un individu, surtout, tant que des plaintes n’ont pas été déposées par des victimes ou des parents de victimes.

Notre rôle ne peut être limité qu’à diffuser une information de vigilance et à informer les autorités concernées sur les doutes qui pèsent sur la personne, afin qu’elles étudient son dossier de demande d’asile en recherchant le maximum d’information sur ses actes passés et sur des crimes éventuels qu’il aurait pu avoir commis.

______________________________________ Lecteur

Je réside actuellement à Ottawa.

Je viens d"entendre qu’Ali Cheik Barkat, ancien Directeur de l"Habitat et de l’Urbanisme, richissime et proche d’Ismail Omar Guelleh et de son régime dictatorial aurait pu avoir demandé récemment à bénéficier de l’asile politique en Belgique.

Si c’était le cas, je considére qu’il serait injuste que des individus d’aussi sinistre réputation que lui, se fassent passer non pas seulement pour des innoncents, mais pire encore pour des victimes.

Il est soupçonné par de nombreux compatriotes d’avoir activement participé à des actes de torture sur des compatriotes. Les hommes proches de Guelleh ne cessent de faire des aller et retour Djibouti – Belgique pour le compte du régime et bien souvent, il s’agit de traquer les opposants.

Notre communauté doit maintenir le niveau de vigilance le plus élevé vis à vis d’eux et ne pas se laisser berner par les belles paroles.

Quand ces individus en viennent à demander l’asile politique, exhibant des dossiers "bidons" montés de toutes pièces, nous avoir le devoir sacré d’informer les autorités des pays qui nous ont accueilli.

Actuellement ce Monsieur, perçoit une retraite qui lui est versée par la CNR Caisse Nationale des Retraites, ce que la police Belge devrait pouvoir vérifier.

Selon mes sources, Ali Cheik serait présent à Bruxelles depuis plusieurs mois.

Souvenons-nous que la communauté djiboutienne du Canada avait démasué le Capitaine Haroun, ancien tortionaire déguisé et qu’elle avait obtenu la résiliation de ses papiers de séjour et sa reconduite à la frontière.

Merci à vous, ARDHD, d’alerter la communauté djiboutienne en Belgique, en publiant cet article et de transmettre l’information à la police Belge.

21/07/06 (B359-A) BBC Des soldats ethiopiens sont-ils entrés en territoire somalien, comme l’affirment certaines sources reprises par la BBC ? Selon la même source, les Ethiopiens démentiraient. L’AP en Français est plus catégorique. En tout cas, les tensions sont vives à la frontière. (1 – BBC en Anglais _ 2 -AP en Français / Info lecteur)

_______________________________ BBC
Somalie: des soldats éthiopiens à Baïdoa selon des habitants, démentis officiels
Par Ali MUSA ABDI

MOGADISCIO (AFP) – Des soldats éthiopiens sont arrivés jeudi à Baïdoa, ville où siège le gouvernement de transition somalien, qui avait accusé la veille les islamistes somaliens de préparer une offensive contre les fragiles institutions de transition, ont assuré des habitants de Baïdoa.

Fidèle alliée du président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed, l’Ethiopie – qui a déjà ouvertement fait part de son inquiétude de la progression des islamistes en Somalie – a aussitôt démenti avoir dépêché des troupes dans le pays. Le gouvernement de transition a lui aussi nié toute présence éthiopienne à Baïdoa.

« Nous avons vu des soldats éthiopiens dans un convoi de plus de 100 camions », a assuré Shukri Abdirahman, habitant de Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), joint depuis la capitale somalienne. Certains des véhicules ont traversé la ville sans s’y arrêter, a-t-il ajouté.

« Plus de 20 véhicules appartenant à l’armée éthiopienne sont arrivés » dans Baïdoa, a déclaré un autre habitant de la ville sous couvert d’anonymat .

« C’est la première fois que des troupes éthiopiennes sont vues ouvertement à Baïdoa », a commenté un troisième habitant.

Selon ces mêmes sources, qui n’ont pu être confirmées immédiatement de sources indépendantes, des soldats et des véhicules, transportant notamment des munitions et tractant des pièces d’artillerie, se sont installés dans une caserne désaffectée.

Interrogé sur ces témoignages, le porte-parole du gouvernement somalien, Abdirahman Nur Mohamed Dinari, a répondu: « C’est absolument faux ».

« A chaque fois que les islamistes veulent attaquer, ils commencent par propager des rumeurs et fabriquer des mensonges », a-t-il indiqué.

De son côté, un haut responsable du ministère éthiopien des Affaires étrangères, joint à Addis Abeba, a déclaré sous couvert d’anonymat: « A cet instant, nous n’avons pas un seul soldat sur le sol somalien ».

« Nous observons chaque mouvement des milices islamistes et nous sommes prêts à défendre notre indépendance s’ils essaient de franchir une ligne rouge qu’ils ne devraient pas » franchir, a-t-il ajouté.

Mercredi soir, l’Ethiopie – qui partage une longue frontière avec la Somalie – avait déjà prévenu qu’elle « défendrait » le gouvernement de transition si les islamistes attaquaient Baïdoa. Plus tôt dans la journée, le Premier ministre somalien de transition, Ali Mohamed Gedi, avait accusé les milices des tribunaux islamiques de préparer une attaque contre Baïdoa.

Des miliciens islamistes, équipés d’environ 30 véhicules armés, étaient arrivés mardi à Buurhakana, localité située à environ 40 km au sud-est de Baïdoa et sous contrôle du gouvernement. Jeudi matin, ils ont assuré s’en être retirés, après avoir évacué selon eux 135 déserteurs des forces gouvernementales.

« Nous n’avions aucune intention d’attaquer Baïdoa », a déclaré à Mogadiscio cheikh Yusuf Mohamed Siad, en charge de la sécurité au sein du Conseil suprême islamique de Somalie (SICS), qui rassemble les dirigeants des tribunaux islamiques.

Les affirmations du Premier ministre visent à « obtenir une intervention éthiopienne » en Somalie, selon lui.

Face à ces tensions, le représentant spécial de l’Onu pour la Somalie, François Fall, a appelé les deux camps à éviter toute « provocation » de nature à créer une « escalade de la situation ».

Les islamistes, qui veulent instaurer la loi coranique (charia) en Somalie et ont pris le contrôle en juin de Mogadiscio et d’une partie du pays, et le gouvernement de transition ont signé le 22 juin à Khartoum un accord de cessation des hostilités et de reconnaissance mutuelle.

Depuis les tensions restent vives entre les islamistes et le gouvernement, qui depuis sa création en 2004 n’a pu établir son autorité sur le pays en guerre civile depuis 1991.

_________________________________________ AP

Les forces ethiopiennes viennent soutenir le gouvernement somalien



Des soldats éthiopiens sont entrés jeudi en Somalie et ont installé un camp dans la ville où est installé le gouvernement reconnu par la communauté internationale, afin de le protéger d’une éventuelle attaque des milices islamistes qui contrôlent la plus grande partie du sud du pays.Un porte-parole du gouvernement éthiopien avait prévenu que son pays protégerait le gouvernement somalien de transition d’une attaque des miliciens.

Selon de nombreux témoins, des soldats éthiopiens en uniforme sont entrés en Somalie dans l’après-midi et se sont installés à Baidoa, la seule ville tenue par le gouvernement, à 240km au nord-ouest de Mogadiscio et à environ 150km de la frontière avec l’Ethiopie.

Un des responsables de la milice islamique a demandé le retrait des troupes éthiopiennes. « Nous déclarerons la guerre sainte si le gouvernement éthiopien refuse de retirer ses troupes de Somalie. Ils doivent se retirer au plus vite », a déclaré Cheik Charif Cheik Ahmed, joint par l’Associated Press. « Nous attendrons quelques temps pour voir s’ils respectent notre demande. »

Les Ethiopiens souriaient et faisaient des signes amicaux aux habitants en entrant dans la ville. Certains se sont déployés à l’aéroport, à l’extérieur de la ville, tandis que d’autre ont rejoint un camp militaire près de la résidence provisoire du président.

Une partie des militaires qui sont entrés en Somalie à Dolow ont installé des bases arrières à la frontière, selon Chukri Abdi-Rahman, un habitant de la ville.Les ministères éthiopiens de la Défense, des Affaires étrangères et de la Communication ont démenti à plusieurs reprises l’entrée des troupes en Somalie. Ismail Hurreh, un des vice-Premier ministres somaliens a lui aussi démenti l’arrivée des soldats à Baidoa, se refusant à tout commentaire.


Le porte-parole du gouvernement Abderahman Dinari a simplement précisé que les autorités avait décidé d’un couvre-feu valable du coucher au lever du soleil. AP


21/07/06 (B359-A) Le coin du poète d’Ottawa. (Lecteur)

Si l’Imam est un voleur, tout le monde volera
Si le Président est bandit, tout le monde le deviendra
Si la fille du Président se donne à tout le monde, chaque fille se donnera
Si le Président est un assassin, tout le monde tuera
Si le Président est méchant, tout le monde le sera
Si le Président est un malfaiteur, tout le monde le sera
Si le Président est tortionaire, tout le monde torturera
Si le Président est un délinquant, tout le monde le fera
Si les Leaders sont injustes, tout le monde le sera
Si la Loi est bafouée, personne ne la respectera
Si la Justice pleure, tout le monde pleurera

A tous les chers combattants de la liberte et de la justice
Ottawa

21/07/06 (B359-A) Les pirates somaliens libèrent 20 otages qu’ils avaient capturé en mars dernier. Mais les conditions de la négociation n’ont pas été rendues publiques.(BBC Anglais / info lecteur)

Somali pirates free captives

Pirates in Somalia who kidnapped about 20 seamen in March have released them, according to official reports.

The kidnapped Filipinos were on their way home, officials for the Philippines said Monday.

Roy Cimatu, the government’s special envoy to the Middle East, said that the men had been freed on Saturday.

He said that it was not clear whether any ransom had been paid.

The men were seized after their oil tanker, the United Arab Emirates-registered MT LIN1, unloaded its cargo at a port in southern Somalia on March 29, the Philippine foreign affairs department said.

Cimatu said the owners of the ship, who were not identified, negotiated for the release of the men. No other details were provided.

21/07/06 (B359-A) SOMALIE : BBC – Le Président du Gouvernement tansitoire place ses troupes en alerte pour faire face aux manoeuvres d’avancée des troupes islamistes extrêmistes. (Info lecteur)

_________________________ Note de l’ARDHD
Dans une précédente note, nous avions toujours émis des doutes sur les annonces des forces islamiques quand elles affirmaient n’avoir que des ambitions territoriales limitées …

Les exemples historiques où des vainqueurs se seraient arrêtés en chemin, ne sont pas légions. Pour quelles raisons, les tribunaux islamiques échapperaient-ils à la règle ?
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Alert at Somali Islamist advance

The Islamists control much of southern Somalia

Heavily armed militia loyal to Somalia’s Islamic courts have arrived in Burhakaba, a town 60km from the base of the interim government in Baidoa.

Somalia’s interim prime minister says it is clear the Islamists, who control the capital, plan to advance on Baidoa.

"The national security forces are on high alert," Ali Mohamed Ghedi said.

The leader of the Islamist gunmen in Burhakaba told the BBC that there were no such plans and that the aim was to bring Islamic Sharia law to the region.

"This development could lead to more Somali bloodshed. It is a provocation and violation of areas under control of the government," Mr Ghedi said

His comments came as 150 government troops are reported to have defected to the Union of Islamic Courts (UIC).

Ethiopia, which supports the weak transitional government, has said it will intervene with force if UIC forces attack Baidoa.

Observers believe it is only a matter of time before the two sides clash.

Derail talks

The BBC’s Mohammed Olad Hassan says that as the courts militia advanced on Burhakana, they dismantled road blocks run by militia who were extorting money from passing motorists.

Eyewitnesses reported seeing the Islamists entering the town with 10 armed pick-up trucks, known as battle wagons, he says.

Observers fear the latest move may derail efforts to organise talks between the government and UIC which were due to start last weekend.

Earlier this week, Islamist leader Sheikh Sherif Sheikh Ahmed denied reports that the UIC was planning to attack Baidoa, 200km from Mogadishu.

He was quoted as saying that they wanted to work with "whoever wants to return peace to Somalia".

Some fear that Somalia could descend into renewed conflict between the UIC and the government, possibly involving regional and international players.

They were watching a sexual film, which is forbidden in Islam

Ethiopia, which is seen as close to the government, repeated its accusations that Eritrea is arming the UIC.

The UIC has accused Ethiopia of already sending troops to Baidoa but both governments have repeatedly denied such claims.

The International Contact Group was set up by the US after the Islamists seized Mogadishu last month.

‘Porn film crackdown’

Meanwhile in Mogadishu, at least 14 people including a woman have been arrested for watching what Islamists say was a "pornographic" film.

"They were watching a sexual film, which is forbidden in Islam" said Sheikh Dahir Shiekhow, chairman of the court in the area.

The film, being shown at a local cinema, had scenes of nudity.

"At least 20 armed militia with a Toyota pick-up car mounted with a machine-gun arrived where we watched film; they ordered us not to move and then arrested us," said Mohamed Ade, who was released on Wednesday afternoon.

Mr Shiekhow said most the detainees had been released after being warned not to watch such films again.

The Islamists, which have brought some form of law and order to areas under their control after 15 years of anarchy, believe that Sharia law is the only solution to Somalia’s problems.

21/07/06 (B359-A) (Origine 18/07) A chacun ses « maux » (Lecteur)

En lisant l’hebdomadaire  »Jeune Afrique l’intelligent  », je suis tombé
sur un article qui a ravivé en moi de profonds sentiments d’amertume.

C’est la nouvelle histoire d’amour entre le président LANSANA CONTE et le
sieur MAMADOU SYLLA, homme d’affaires guinéen. Ce dernier encore inconnu il
y a quelques années, est passé, bien sûr après avoir fait la connaissance de
son président, à une vitesse supersonique, du statut de commerçant à tout
faire de la périphérie de CONAKRY, en un homme d’affaire multinational, à la
tête d’un holding tentaculaire allant de l’agriculture au commerce, de la
vente d’automobiles, de l’hôtellerie à l’industrie, en passant par le
transport aérien avec l’acquisition de deux avions pour lancer AIR GUINEE
EXPRESS sur les cendres de la défunte compagnie nationale. Bref, SYLLA se
déplace aujourd’hui à bord d’un hélicoptère VIP( Coût :1 million de dollar)
et des bolides de grande marque, alors que le peuple guinéen souffre dans
sa chair. La guinée quoique regorgeant de ressources naturelles, est
considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde.

Mais à qui donc profite le revenu de ces ressources ?

En tout cas, pas à la population
guinéenne pour qui les denrées de première nécessité, comme le riz (à cause
d’une flambée des prix, allant jusqu’à 40000FCFA, le sac), sont devenues des
denrées de luxe.

A MR SYLLA peut être ?

J’ai aussitôt pensé à cette phrase du Premier ministre israélien ARIEL
SHARON à propos du défunt. « Si les Etats-Unis ont un problème qui
s’appelle BEN LADEN, le nôtre s’appelle YASER ARAFAT » . Pour dire
malheureusement à « chacun ses maux ».

A Djibouti, nous en avons aussi des ses soi-disant  »hommes d’affaires »
qui ont comme fonds d’investissement les caisses de l’Etat, le denier
public.

Il s’agit de vous bien sûr Mr ..

Les avantages que vous tirez de votre idylle avec le président sont aussi
titanesques que ceux de mr SALLY. Mais malheureusement, je prends l’histoire
à témoin, toute idylle à une fin. Et quelle fin ! Lorsqu’il s’agit surtout
d’une relation basée sur l’argent et le pouvoir.

Vous n’êtes pas obligé, mes chers compatriotes, de vous plonger dans les livres d’histoire
pour comprendre comment se terminent ses histoires d’amour entre les sbires
et leur pacha.

Encore que je vous sais simple d’esprit pour comprendre un livre d’histoire.

Il vous suffit simplement de revenir sur la fin réservée au défunt général,
mort dans l’humiliation la plus totale, dans un hôpital minable et misérable
où il existe comme médicament  » le paracétamol », malgré les sous qu’il avait
ramassés et amassés à la pelle et au bulldozer.

Comme vous le savez, mes chers compatriotes, leur histoire d’amour à eux (le président et
le général) avait atteint un niveau tel que personne ne pouvait imaginer un
divorce et une fin aussi terrible. Sur les bancs de l’école, à l’occasion de
leurs initiations aux branlés pour découvrir leur semence, leur premier pas
dans l’administration pour terminer ensemble sur les plus hautes marches du
pouvoir.

L’un a réussi à se maintenir, l’autre a trébuché. La raison est simple. Le
premier naïf croyait à la pérennité de leur histoire d’amour, même fondée
sur le pouvoir et l argent. Le second plus réaliste et plus pragmatique a
compris très tôt qu’il existe un seuil, une limite dans toutes relations.

Et vous malheureux, vous continuez dans la naïveté la plus extrême à
profiter de votre idylle avec le président pour jubiler sur les souffrances
de mon peuple. Et quel peuple. Un peuple OH combien innocent.

Avec votre’ ‘âme sour  » vous vous êtes appropries de mon pays en
monopolisant sans aucune moralité tout ce qui génère des revenus, allant des
taxes de ces femmes qui vendent des beignets pour survivre et nourrir des
familles entières, en passant par une mainmise totale sur toutes les
sociétés (public, privé ou autonome) et jusqu’à vendre l’âme, le poumon du
pays.

Un pays dépourvu de toutes ressources naturelles, hormis la
géothermie qui n a jamais vu le jour justement du fait de la  »société
familiale d’électricité » ou plus exactement pour la cause du patron de
cette dernière, encore un autre séide, qui se pavane a bord de grosses
cylindrées dans le 16ème arrondissements de paris alors que des enfants à
bas age n’arrivent pas a dormir du fait des bourbouilles.

Vous vous êtes permis de vendre notre  »cour  » comme si vous l’aviez reçu
en héritage. Personne ne sait aujourd’hui à combien vous l’avez bradé ni
même les recettes de cette braderie. Tout ce que l’on sait et que je sais,
viendra un jour, un jour..

Un jour ou à l’instar des tribunaux de crimes au RWANDA, nous dresserons des
tribunaux de crimes pour juger tous ceux qui se sont rendus coupable du
crime de « génocide économique »

A mon peuple je dirais, « haut les coeurs » et « laissons le temps au temps »
car dans toute l’histoire de l’humanité les criminels et les genocidaires
n’ont jamais gagné.

Les plus chanceux d’entre eux, deviennent des apatrides vivant dans
l’indignation et l’humiliation avant de mourir dans l’anonymat, laissant
comme héritage, un nom qui fait honte.

Quant aux autres, ils trépassent
d’une « mort de chien » ou pourrissent dans des cellules.