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16/07/06 (B359-A) A lire sur « Billets d’Afrique et d’ailleurs » (N° 149) (lettre d’information éditée et diffusée par Survie) : « Le secret de Guelleh » sous la signature de Jean-Loup Schaal.

 

« Billets d’Afrique et d’ailleurs » est la lettre mensuelle de Survie ; elle est soit envoyée par abonnement, soit vendue aussi au numéro par l’Association (Voir à la fin de l’article).

Les anciennes éditions peuvent être consultées à l’adresse :
http://www.survie-france.org »

Le secret de Guelleh

Un nouveau drame humanitaire se joue dans le nord de Djibouti, « en silence » sous l’œil « absent » coutumier des deux puissances qui sont présentes : les USA et la France.

Le 13 mai 2006, sans raison apparente et sans préavis, les forces armées djiboutiennes ont pris position dans le Nord du Pays, avec pour objectif de terroriser les populations et d’instaurer un blocus alimentaire et sanitaire.

Commandés par le Colonel Abdo Abdi Dembil, patron de la Garde présidentielle, deux mille soldats, gendarmes et policiers ont investi la région en quelques heures. Aussitôt elles ont bloqué la circulation des voitures et des camions, à partir des villes de Tadjourah et d’Obock vers l’arrière pays. Les caravanes des dromadaires qui ravitaillaient ces régions ont été réquisitionnées et les vivres ont été confisquées.

Sans que l’on n’en connaisse le nombre exact, au moins quarante personnes ont été arrêtées et incarcérées à Obock, avant d’être transférées vers la capitale où elles ont été internées dans les locaux de Nagade (Ecole de Police). Selon les informations que je possède, elles ont été entassées dans des conditions particulièrement inhumaines : manque d’hygiène, soupçon de torture, et il est possible que certaines y soient toujours.

Le blocus mis en place n’a toujours pas été levé et les populations locales souffrent d’une pénurie dramatique de ravitaillement et de soins, sous l’œil « absent » des deux grandes nations présentes sur place : les USA et la France, qui entretiennent des bases militaires fortes de plus de trois mille personnes chacune. Pour la France, c’est de loin la base la plus importante qui soit maintenue dans un pays étranger.

La France et les USA assurent un soutien sans faille au dictateur local

Sous l’œil sinon « complice », au minimum indifférent des deux puissances sur place, qui ne peuvent pas ignorer ce qui se passe effectivement, le Président Ismaël Omar Guelleh, « réélu » sans combat en 2005 (puisqu’il était seul candidat) se livre à un asservissement en règle de la population et nargue la justice française dans l’affaire du meurtre du Juge Borrel. Par exemple (je me limiterai à ceux-ci, tant la liste serait longue)

  • Il fait tuer et emprisonner les syndicalistes, il promulgue un nouveau code du travail qui interdit l’adhésion à un syndicat…
  • Il cède dans des conditions illégales, pour des durées longues (20 ans) la gestion des principaux actifs de l’État (Port, Aéroport, encaissement des taxes d’importation) à des sociétés étrangères dont il détient certainement des parts importantes,
  • Il a dénoncé les accords judiciaires avec la France afin que ni ses proches, ni lui-même n’ait à répondre à la Justice française qui souhaiterait les entendre dans le cadre du meurtre du juge Bernard Borrel, survenu en octobre 1995 et dont l’instruction, en dépit des obstacles soigneusement mis en place par les ministères français de la Justice et des Affaires étrangères, continue à progresser.

Toujours soutenu, sans aucune faiblesse mais de façon incompréhensible, par Jacques Chirac, Ismaël Omar Guelleh donne l’impression de pouvoir tout se permettre, y compris :

  • d’inventer un faux cas de contamination humaine au virus de la grippe aviaire pour solliciter des subventions internationales,
  • de susciter des attentats à la bombe ou à la grenade, en pleine ville, pour tenter de détourner l’attention des observateurs (les derniers remontent au lundi 5 juin 2006 – Grenade Avenue 13 – et le 5 juillet 2006 – explosion dans le bureau de la Poste -),
  • de faire arrêter, puis expulser, un représentant du Bureau international du travail (avec rang de diplomate onusien) et interdire l’accès à des représentants de la FIDH et de la CISL,
  • de détourner pratiquement toutes les aides internationales et d’aliéner les seuls biens de valeur de l’État, ruinant le pays et endettant sa population pour des générations..

Guelleh joue habilement sur deux tableaux, mettant Français et Américains en concurrence, lorsque cela l’arrange, en particulier pour renégocier les montants qui lui sont versés pour la location des bases militaires : ils ont été pratiquement quadruplés en quelques années.

À noter que la France accueille comme « stagiaire au Collège Inter-armée de la Défense », le lieutenant-Colonel Zakaria Aden Mohamed, qui a été pendant plusieurs années le responsable des tortures à la Villa Christophe, puis dans les locaux de la Gendarmerie. De plus, c’est l’équipe placée sous ses ordres qui a effectué les premiers constats, après le décès du Juge Bernard Borrel en octobre 1995.

Qu’est-ce qui pourrait justifier ce soutien franco-américain ?

La question qui se pose aux observateurs est de découvrir les raisons de ce soutien « abusif » à l’un des pires régimes dictatoriaux de l’Afrique, dont curieusement, la presse française ne parle que très rarement !

Côté Américain :

Il est clair que l’Administration américaine veut prendre des nouvelles positions en Afrique et qu’elle n’est pas mécontente de concurrencer la France dans l’une des places stratégiques de l’Afrique de l’est.

La raison officielle serait la lutte contre l’un des bastions d’Al Qaida en Somalie. Cela n’est probablement pas faux.

Mais échaudés par leur première intervention dans ce pays, qui s’était soldée par un repli sans gloire en octobre 1993, après deux ans de cafouillage militaro-humanitaire, les Américains préfèrent agir de loin et par régimes interposés. C’est de Djibouti qu’ils dirigent les opérations dont la plus récente et la plus catastrophique a constitué à soutenir financièrement les chefs de milice pour qu’ils traquent les forces islamistes extrémistes. Cela s’est soldé récemment par un nouveau fiasco puisque ce sont les forces islamistes qui ont gagné le combat et qui se sont emparées de la capitale avec des visées plus ou moins avouées sur l’ensemble du pays.

Côté Français :

Il y a d’abord une présence historique qui remonte à 1859. La colonisation a pris fin le 27 juin 1977, mais un traité de garantie de la sécurité extérieure a pris le relais, permettant à la France de maintenir sa base militaire la plus importante à l’étranger (On a compté jusqu’à cinq ou six mille militaires selon les époques : Légion étrangère, Marsouins, Marine et Armée de l’Air).

Mais il y a probablement autre chose !

Quels secrets peuvent bien partager les autorités djiboutiennes et françaises pour que la France ferme les yeux de façon systématique sur les dérives aggravées de ce régime ?

Est-ce, comme l’a suggéré Elisabeth Borrel, la veuve du Juge assassiné, le fait que Djibouti aurait pu servir de plaque tournante à la livraison de produits interdits (à des fins nucléaires) à des pays comme la Corée ou l’Irak ?

Une presse très discrète qui n’évoque que rarement la situation dramatique des populations locales, en particulier celles du nord

Bien qu’elle ne soit pratiquement jamais médiatisée (à part quelques articles, dont le dernier en date a été publié par l’Humanité le 1er juin sous la plume de Jean Chatain), la situation du pays est alarmante : violations des droits de l’Homme, arrestations et incarcérations arbitraires, exécutions extra-judiciaires, confiscation illégale des biens privés, refus d’accès aux services d’urgence à ceux qui ne peuvent pas payer des sommes importantes, accaparement de toutes les ressources économiques, etc.

Ce n’est pas le seul pays d’Afrique où l’on constate malheureusement une évolution aussi catastrophique, mais il ne doit pas rester oublié de l’opinion publique, car cela conforterait le régime tyrannique dans son action criminelle.

Jean-Loup Schaal,
président de l’ARDHD

Association Survie, 210 rue Saint-Martin, F75003 – Paris –
Abonnement : 20€ (Étranger : 25€ ; Faible revenu : 16€) –
Tél. (33 ou 0)1 44 61 03 25 – Fax (33 ou 0)1 44 61 03 20 –
http://www.survie-france.org – contact@survie-france.org

16/07/06 (B359-A) Coupure d’électricité. Ne restez pas sans rien faire. La SDS a tout prévu et vous offre gracieusement l’accès à son système « D » (Humour)

Pour bénéficier des générateurs à main, mis gracieusement à la disposition de tout citoyen djiboutien qui en fait la demande, il suffit de compléter le formulaire ci-dessous. De la réponse que vous apporterez aux questions posées, dépendra l’acceptation ou non de votre dossier. Cochez la mention choisie.

NB : Le sens des réponses a été choisi aléatoirement afin de ne pas influencer l’administré solliciteur de la faveur et de simplifier le dépouillement par les informaticiens de Guelleh.

 
A
B
Est-ce vous un sympathisant de l’opposition ?
OUI
NON
Avez-vous voté pour Guelleh à l’élection présidentielle ?
NON
OUI
Avez-vous voté pour le RPP aux régionales ?
NON
OUI
Avez-vous déjà critiqué le régime actuel ?
OUI
NON
En public ?
OUI
NON
Etes-vous satisfait du Gouvernement et des décisions prises ?
NON
OUI
Désirez-vous plus de liberté ?
OUI
NON
Soutenez-vous l’action de la SDS ?
NON
OUI
Condamnez-vous les massacres d’Arhiba ?
OUI
NON
Etes-vous en faveur du blocus total du Nord ?
NON
OUI
Pensez-vous que le départ de Guelleh soit une solution pour améliorer la gestion du pays ?
OUI
NON
Reconnaissez-vous l’utilité de la torture pour assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays ?
NON
OUI

Faites votre compte.
Les réponses dans la colonne « A » rapportent 5 points.
Celles de la colonne « B » ne rapportent rien.

Si vous avez moins de 40 points, inutile de présenter votre dossier.

A partir de 40 points (sur 60 maximum), votre dossier sera étudié.

A partir de 50 points, vous serez admis d’office à bénéficier du système manuel de production d’électricité installé dans les locaux de la SDS, sous le haut patronnage d’Hassan Saïd.


Humour / Roger Picon

16/07/06 (B359-A) Création de l’ordre des Bourreaux et de sa médaille officielle. (Humour certes, mais noir et affligeant !)

Depuis plusieurs années, grâce à Roger Picon, l’Ordre des Brosses à reluire avait sa médaille et son logo facilement identifiables au revers des vestes et des chemises des flagorneurs de tous poils qui passent leur vie à encenser le couple royal afin de continuer à bénéficier de leurs faveurs : rétrocession partielle de commissions, permis d’exproprier sans indemnité les Djiboutiens non affiliés à la N ébuleuse, autorisation de vol dans la caisse du Trésor public et nous en oublions ….

L’Ordre des Bourreaux était orphelin : pas de médaille, pas de décoration, pas de signe de reconnaissance. Voilà qui est réparé. Roger Picon s’est mis au travail et il a imagé la médaille avec quatre niveaux de reconnaissance, suivant la gravité des actes criminels qu’ils ont commis contre leurs concitoyens. Elle sera systèmatiquemen remise aux heureux récipiendaires.

En même temps, l »Ordre des Bourreaux est constitué sous la haute Présidencede son Premier Grand Maître : Hassan Saïd dit « Madobé » (Deux palmes). A ses côtés, avec chacun le titre de Vice-Président, nous avons le Colonel Madhi et le lieutenant-colonel Zakaria (avec une palme).

…….
Hassan Saïd, dit Madobé,
Premier Grand Maître
et Président de l’Ordre des Bourreaux (2 palmes)
Sous le coup d’une convocation de la Justice française
à laquelle il s’est soustrait jusqu’à présent
.


Colonel Madhi
Premier Vice-Président
de l’Ordre des Bourreaux
(1 palme)
Devrait bientôt se rendre à Paris,
il est cité comme ayant participé à la fameuse réunion du Palais de l’Escale, le lendemain de la mort du Juge Borrel

Lt-Cl Zakaria Hassan Aden
Deuxième Vice-Président
de l’Ordre des Bourreaux
(1 palme)

Invité officiel de l’Armée française
pour suivre une formation complémentaire.

16/07/06 (B359-A) Rappel à tous les lecteurs. Changement de boîtes e-mail pour lutter contre l’inflation des SPAMS inutiles et parfois malintentionnés.

Nous rappelons que les boîtes schaal@ardhd.org et ardhd@ardhd.org sont annulées depuis ce matin. Elles sont substituées par :

schaal@ardhd.org devient jlschaal@ardhd.org

ardhd@ardhd.org devient equipe@ardhd.org

Il est bien entendu, que nous pourrions être amenés à recommencer cette opération dans l’avenir, si les agents de Guelleh continuaient à nous harceler. Il faut qu’ils sachent qu’ils consacrent un temps fou pour ces opérations d’inscription de nos adresses sur toutes les listes de diffusion possibles … mais que le résultat n’est pas à la hauteur de leurs efforts, puisque nous pouvons changer d’adresse très rapidement.

Des identifications sont en cours .. en collaboration avec les services concernés.

16/07/06 (B359-A) Un projet de déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen djiboutien, concocté sur mesure pour la dictature, qui s’inscrit dans le droit fil du nouveau code du travail et la restriction des libertés publiques, syndicales et politiques. (Lecteur)

La Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen est l’un des textes fondateurs de la démocratie et de la liberté en France. Citée dans le préambule de la Constitution du 4 octobre 1858, elle a valeur constitutionnelle dans la Ve République.

Elle fut proposée à l’Assemblée nationale française par le Marquis de La Fayette et a pour fondement, énoncés dès son préambule et avant tout autre article, les quatre droits suivants.

  • la liberté,
  • la propriété,
  • la sûreté,
  • la résistance à l’oppression.

A l’instar… du « grand frère », Ismaïl Omar Guelleh aurait pu faire rédiger la propre vision qu’il pourrait avoir de la Déclaration des Droits de l’Homme à Djibouti et du citoyen tout en prenant en considération les « spécificités » du système politique de la pensée unique.


Roger Picon
Afin de pallier cet oubli impardonable, nous avons préparé une version « sur-mesure » de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen djiboutien, qui viendra compléter de façon harmonieuse, le nouveau code du travail et les textes qui régissent à la fois la liberté syndicale volée et aussi l’organisation d’élections truquées.

Déclaration des droits de l’homme
et du citoyen djiboutien de 1999

(Projet qui sera présenté au citoyen ci-dénommé Le Chamelier)

Le Représentant du Peuple Djiboutien, constitué en un système autarcique, considérant que l’ignorance des populations comme leur maintien dans la misère, l’oubli des Droits de l’Homme sont les seules causes du bonheur du pouvoir en place et facilitent les « ponctionnements » effectués sur les finances publiques par des membres du gouvernement et des hautes instances de l’État.

Ledit Représentant du Peuple Djiboutien a résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacré de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et contribuent au bonheur de tous se retrouvant dans l’extrême bonheur du Représentant du Peuple Djiboutien et de son épouse.

En conséquence, l’Assemblée Nationale – désignée par le Représentant du Peuple Djiboutien – érigée en Chambre d’enregistrement, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême – son Excellentissime Sérénité Ismaïl Omar Guelleh le Magnifique -, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen.

Art. 1er. Face à la misère, les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Seuls les membres des familles d’Ismaïl Omar Guelleh et de Kadra Mahamoud Haïd sont et demeurent plus égaux que les autres. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune de ces deux familles.

Art. 2. Le but de l’association politique du Rassemblement Pour le Progrès (RPP) est la conservation des droits naturels et imprescriptibles du Représentant du Peuple Djiboutien et de son épouse. Ces droits sont la liberté, les propriétés (à Dubaï et ailleurs), la sûreté de leur personne et famille, et la résistance à l’oppression ignominieuse, infâme, méprisable, déshonorante et honteuse de l’opposition politique qui sème le doute dans les esprits et la révolte dans les coeurs.

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté de la pensée unique réside essentiellement dans la Nation qui s’exprime lors « d’élections aménagées » exclusivement pour son bien et pour faciliter son apprentissage à la démocratie. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas au Rassemblement Pour le Progrès (RPP) qui constitue le soutien indéfectible au Représentant du Peuple Djiboutien : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent au Représentant du Peuple Djiboutien la jouissance – pleine et entière – de tous les droits. Ces bornes ne sont pas obligatoirement déterminées par la Loi.

Art. 5. La Loi n’a le droit de défendre et d’interdire que les actions qui pourraient porter préjudice et être de ce fait nuisibles aux membres des familles d’Ismaïl Omar Guelleh et de Kadra Mahamoud Haïd, ainsi qu’à leurs « amis ». Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi peut être néanmoins empêché par le Représentant du Peuple Djiboutien ou par son épouse, et chacun peut être contraint à faire ce que ladite Loi n’ordonne pas.

Art. 6. Afin d’éviter tout désordre ou trouble à l’Ordre Public dans le pays, la Loi est l’expression de la volonté du Représentant du Peuple Djiboutien ou de son épouse. Tous les Députés (es) – désignés par principe admis – ont droit de concourir personnellement, à sa formation. La Loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège le pouvoir, soit qu’elle punisse les méprisables opposants. Seuls les Citoyens désignés étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon la volonté du Représentant du Peuple Djiboutien, et sans autre distinction que son choix quant à leurs vertus, à leurs talents et compétences.

Art. 7. Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par le Représentant du Peuple Djiboutien et/ou par son épouse, et selon les formes qu’il/elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires dictés par l’opposition politique, doivent être punis ; alors que tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi Guelleh doit obéir à l’instant : il se rend coupable d’incarcération immédiate et de « rééducation » physique par la résistance à la pensée unique qu’il oppose.

Art. 8. La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires pour le bien être des dirigeants, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie par le Représentant du Peuple Djiboutien ou par son épouse et promulguée antérieurement ou postérieurement au délit, et légalement appliquée dans toute sa rigueur.

Art. 9. Tout homme réfractaire à la pensée unique étant présumé coupable jusqu’à ce qu’il ait été déclaré innocent, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui serait nécessaire pour s’assurer de sa personne, lui faire ensuite avouer ses fautes et implorer le pardon doit être encouragée par la loi.

Art. 10. Chacun et chacune peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, même si leur manifestation ne trouble que par la pensée l’ordre public établi par la Loi.

Art. 11. La libre communication de la pensée unique et des opinions dans ce domaine est l’un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen ne peut donc parler, ni écrire, ni imprimer librement, sauf après avis et contrôle effectués par les Services Djiboutiens de Sécurité afin d’éviter tout « déviationnisme » et à répondre devant la justice compétente de l’éventuel abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Art. 12. La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de quelques uns/unes, et pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. Elle se nomme SDS, FNP, …

Art. 13. Pour l’entretien de la force publique, de la Police Politique et pour les dépenses d’administration, une contribution internationale est indispensable : elle doit être très importante et renouvelable mais aussi également répartie entre tous les pays bailleurs de fonds, en raison de leurs facultés et leurs initiatives pertinentes à soutenir financièrement et diplomatiquement le régime de la pensée unique.

Art. 14. Nul pays ou organisme étranger, bailleur de fonds ou Instances internationales, n’a le droit de constater, par lui-même ou par ses représentants à Djibouti, l’usage qui est fait des dons internationaux et des autres prêts. Chacun est libre de consentir ces aides mais ne peut ni en suivre l’emploi qui en fait, ni en déterminer la quotité, ni l’assiette, ni le recouvrement et ni la durée qui sont laissés à la seule appréciation du Représentant du Peuple Djiboutien.

Art. 15. Seul le Représentant du Peuple Djiboutien.- ou un représentant missionné par lui – a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration et de la justication de l’intégralité du versement des commissions qui lui sont dues, en vertu de ses pouvoirs régaliens et incontestables.

Art. 16. Toute Société dans laquelle la garantie des Droits du Représentant du Peuple Djiboutien et de son épouse n’est pas assurée, ni le cumul des Pouvoirs déterminé, n’a point le besoin d’une Constitution qui n’aurait alors qu’une existence fictive et trompeuse pour l’opinion internationale.

Art. 17. De par le droit divin, les propriétés du Représentant du Peuple Djiboutien et de son épouse étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut les en priver, même lorsque la nécessité publique pourrait être légalement constatée, l’exigerait indûment évidemment. Exception faite sous la condition d’une entente juste et préalable avec versement pour le moins d’une indemnité d’expropriation – pour chaque bien immobilier considéré – équivalente à 20 fois sa valeur marchande estimée en USD et au jour de la privation de jouissance.

Fait à Djibouti le 8 mai 1999

M Ismaël Omar Guelleh.
Signature illisible.

Contresigné par Mme Paulette Le Chamelier
Signature illisible

 

15/07/06 (B359-A) Le Colonel de Gendarmerie, Madhi, tortionnaire reconnu et soupçonné d’une implication personnelle dans l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel, bientôt en France ?

Un tortionnaire et un individu soupçonné de participation directe ou indirecte au meurtre du Juge Borrel !

S’il était accueilli en France, ce serait un scandale et nous espérons que la Justice française prendra toutes les mesures pour l’interroger … si elle juge que cela peut servir à la recherche de la vérité …

Le Colonel Madhi, ancien Patron de la Gendarmerie, dénoncé par ses concitoyens pour torture aggravée et soupçonné directement ou indirectement d’une participation au meurtre d’un Juge français Bernard Borrel, va-t-il venir en France ?

A Djibouti, où circulent parfois les plus folles rumeurs, on parle beaucoup du voyage que le Colonel Madhi devrait effectuer en France très prochainement.

Espérons que les Juges d’instruction de Paris et de Versailles en profiteront pour faire ajouter une petite invitation dans son carnet de voyage .. car il a certainement des « scoops » à leur donner. . !

Quant aux victimes de torture ou à leur proche, nous ne saurions trop leur recommander de déposer plainte, pour qu’il soit aussitôt invité à s’expliquer sur les « curieux massages » qui étaient appliqués Villa Christophe et ensuite dans les locaux de la Gendarmerie. Notre Association, comme cela a toujours été dit, est à leur disposition pour les conseiller dans leurs démarches judiciaires.

15/07/06 (B359-A) L’Orient / Le Jour : Somalie / Le gouvernement transitoire refuse de rencontrer les milices.

Le gouvernement transitoire de Somalie a décidé hier de boycotter la rencontre prévue au Soudan aujourd’hui avec les milices islamiques pour protester contre de supposées violations du cessez-le-feu à Mogadiscio. Cette annonce constitue un sérieux revers dans le processus de retour au calme en Somalie.

Depuis des semaines, les efforts diplomatiques se sont multipliés pour éviter une confrontation armée entre le gouvernement de transition basé dans la ville provinciale de Baidoa, soutenu par les puissances occidentales, et l’Union des tribunaux islamiques (UTI) qui contrôle la capitale depuis le 5 juin, ainsi que le sud du pays.

Un accord de reconnaissance mutuelle entre les deux parties, conclu à Khartoum le 22 juin, avait éloigné le spectre d’un conflit militaire. D’après le gouvernement, les assauts des milices islamiques à l’encontre des chefs de guerre encore en place à Mogadiscio et soutenus par les États-Unis rompent de facto cet accord.

D’après plusieurs sources, des troupes éthiopiennes sont entrées dans le territoire somalien pour appuyer le gouvernement de transition, alimentant les craintes d’une régionalisation du conflit.

15/07/06 (B359-A) ATTENTION MESSAGE IMPORTANT : modification des adresses e-mail de l’ARDHD et désactivation des anciennes adresses le 16 juillet 2006

Nous informons tous nos lecteurs et tous nos correspondants, que les adresses e-mail de l’ARDHD ont été modifiées, pour lutter contre la multiplication des SPAMS.

Les comptes : ardhd@ardhd.org et schaal@ardhd.org ont été désactivés et ne seront plus lus à compter du 16 juillet 2006.

Merci d’adresser vos messages et vos contributions à :
equipe@ardhd.org (en remplacement d’ardhd@ardhd.org)

ou directement à Jean-Loup Schaal
jlschaal@ardhd.org (en remplacement de schaal@ardhd.org)

Si vous utilisez par erreur, l’un de ces anciennes adresses, vous recevrez un message automatique d’information, avec la nouvelle adresse à utiliser. Il vous suffira de renvoyer votre message à cette nouvelle adresse.

Nous vous remercions de votre compréhension et nous vous prions de nous excuser pour les inconvénients.