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18/02/2014 (Brève 361) Alerte Rouge – Après les incendies « spontanés »,  les viols, les tortures, les emprisonnements illégaux, les exécutions extra-judiciaires, IOG présente officiellement à la presse internationale ses deux nouvelles armes pour semer la terreur : la déchéance de la nationalité et le bannissement.

Lors d’une conférence officielle, IOG a présenté, en avant-première, à la presse internationale, les deux nouvelles armes qui ont été développées par les laboratoires de recherche de la Présidence. Ce sont des armes innovantes, même si l’une d’entre elles avait déjà été testée en octobre 2007 contre plusieurs membres de la famille de Mohamed Alhoumékani (*).

IOG a d’abord expliqué que dans un contexte national qu’il qualifie « d’insurrectionnel », en sa qualité de Chef de l’Etat responsable, élu par la plus grande majorité de ses proches partisans, il se devait de maintenir la paix, la sécurité et le calme dans le pays, afin que les puissances étrangères sur place, puissent effectuer leurs missions secrètes dans les territoires voisins, en toute sérénité : protection des navires, chasse aux terroristes, …!

Ces deux nouvelles armes sont destinées à semer la terreur contre les populations déjà asservies, mais rebelles aux nouvelles privations de liberté et de démocratie. 

1°) la déchéance de la nationalité et 2°) le bannissement hors des frontières.

IOG a expliqué que l’on en était arrivé désormais au stade de la mise en oeuvre grandeur nature. Une première cible a été identifiée et traitée ensuite au moyen de ces armes. Il s’agit d’un intellectuel proche de l’opposition : Mohamed Daher Robleh.

Avant d’évoquer le parcours judiciaire édifiant de cette personne, désormais apatride, IOG a tenu à rappeler, que les incarcérations dans des lieux secrets, les tortures, les traitements inhumains et dégradants, les expropriations sans jugement, les exécutions extra-judiciaires ne suffisaient plus à ramener le peuple à Sa Raison personnelle(**) et qu’il fallait absolument compléter l’arsenal répressif à disposition du SDS, de la Gendarmerie, de la Police, de la Garde républicaine et de la Justice (entre autres).

IOG a rappelé que ce jeune provocateur avait déjà été arrêté sur décision du Palais de l’Escale, immédiatement relayée par la justice (juste pour lui donner un habillage présentable) le 4 juillet 2013. Les tortures, les traitements inhumains et l’emprisonnement n’ayant pas réussi à convaincre le jeune intellectuel de rentrer dans le rang de la pensée unique, il avait été déchu de sa nationalité en septembre 2013, sur son ordre personnel.(IOG NDLR)

La dangerosité de cet individu n’ayant pas diminué, il avait été décidé de l’inviter à rencontrer le Chef de corps de la Police nationale. La rencontre n’ayant pas abouti sur un accord, l’individu avait ensuite été confié aux bons soins de la Brigade criminelle, et ce, sans résultat notable, en dépit des sévices appliqués méticuleusement et dans le respect des traditions de cette institution.

IOG a donc été contraint, à son plus grand regret, de mettre en action, la nouvelle arme : le bannissement. Mohamed Daher Robleh, qui rappelons-le, se trouvait en situation illégale dans son pays, puisqu’il n’en a plus la nationalité, a été déposé devant la frontière du Somaliland, à charge pour lui de gérer les formalités d’entrée dans ce pays voisin. Ce qui n’aurait pas été facile, puisqu’il était sans papier.

IOG a tenu à préciser que l’utilisation de ces armes allait se multiplier dans les prochaines semaines et que les cibles avaient déjà été sélectionnées.

IOG a conclu cette présentation, en félicitant ses services et en particulier, le Chef du SDS et la Présidente de la Cour suprême pour leur engagement personnel dans la mise au point de ces nouvelles armes de destruction massive de la haine populaire à l’encontre du régime. Il s’est même laissé aller à espérer qu’il aurait désormais le calme et la possibilité de continuer à s’enrichir sans contestation. 

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Les premières réactions de l’ARDHD.

L’équipe de l’ARDHD a pris très au sérieux cette affaire et elle dénonce dans un premier temps l’utilisation de ces armes par le régime sanguinaire et tyrannique du couple infernal qui a élu domicile à Haramous. Rappelons au passage, que ces « petits épargnants » habitent un château qui a été financé par le Trésor public et qu’en plus, ils perçoivent un loyer pour y habiter … Ce qui leur a permis d’acquérir des biens conséquents à Dubaï, à Paris et en Afrique du Sud (entre autre …), dont la propriété pourrait être remise en cause au titre des « Biens mal acquis »

L’équipe de l’ARDHD lance une alerte rouge pour que Mohamed Daher Robleh soit d’abord autorisé immédiatement à rentrer dans son pays et à retrouver sa famille, qui est particulièrement et légitimement inquiète et pour qu’il soit réintégré dans la nationalité sans contrepartie.

Elle poursuivra la dénonciation de tous les crimes qui sont commis par les obligés du régime sur ordre d’IOG et dont la multiplication est caractéristique d’une crise de confiance dans l’avenir au plus haut de l’Etat. Elle va commencer une nouvelle campagne d’information de l’opinion internationale.
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(*) Rappelons qu’en octobre 2007, les forces de répression, avaient raflé plusieurs membres de la famille de Mohamed Alhoumékani (dont sa mère très âgée) qui avaient été jetés dans le premier vol à destination de Sanaa, sans valise ni papiers d’identité. Ils avaient pu retrouver leur pays, après six mois de bannissement. Il s’agissait alors de faire pression sur l’un des témoins-clefs de l’instruction pour l’assassinat du juge Borrel, qui pourrait impliquer IOG dans une possible commandite …

(**) Rappelons aussi qu’en principauté de Pacotilles, IOG et sa Paulette, privilégie (le mot est faible), la pensée unique et l’accaparement centralisé à Haramous des richesses, des ressources et des privilèges réservés aux seuls courtisans bien-pensants …

17/02/2014 (Bréve 360) Halte aux crimes à Djibouti et à leur multiplication ! Alors que l’on évoque une possible « reprise » du dialogue entre le régime tyrannique et l’opposition politique, nous sommes informés d’une multiplication sans précédent des crimes commis par ce régime et d’un mutisme absolu de la communauté internationale, des grandes puissances installées à Djibouti et des organisations internationales présentes sur place, dont le UN-HCR. (ARDHD)

Chaque jour nous parviennent des informations concernant des crimes odieux commis par le régime.

– un nouvel assassinat d’un enfant innocent,
– des victimes torturées
– un officier défenestré (encore un … !)
– des opposants maintenus en prison sans jugement,
– et un réfugié Mohamed Daher Robleh, régulièrement
inscrit auprès du UN-HCR, qui a été reconduit à la frontière somalienne, en violation flagrante des Droits des réfugiés et de la charte de cette organisation, qui pourtant n’a émis, à notre connaissance, aucune protestation officielle.

Hormis le silence des représentations diplomatiques installées sur place, l’attitude du UN-HCR, tant à Djibouti qu’en Ethiopie, est particulièrement discutable. Ses manoeuvres pour ne pas traiter les demandes de réinstallation des réfugiés djiboutiens, son mutisme face à la violation des droits des réfugiés inscrits à Djibouti laissent désormais planer les plus grands doutes sur son indépendance vis à vis du régime sanguinaire d’IOG et sur sa capacité à assumer sa neutralité et l’application du droit international.

Le cas de Mohamed Daher Robleh est exemplaire et nous demandons au UN-HCR de faire toute la lumière sur cette affaire, de rendre publique ses conclusions dans les plus brefs délais et s’il y
a lieu, comme tous les éléments en notre possession le laissent penser, d’organiser son rapatriement à Djibouti.

03/08/06 (B361) Chaque jour amène l’annonce d’une nouvelle pénurie et d’une hausse extravagante, qui lui est associée. Que va-t-il rester aux Djiboutiens ?

___________________________ Note de l’ARDHD

Après les annonces de pénurie de toutes sortes et partier d’électricité et d’eau, c’est la viande qui vient à se raréfier, avec des augmentations considérables et des prix qui empêchent les Djiboutiens moyens et pauvres d’en acheter …

Officiellement La Nation stigmatise des causes extérieures : Guelleh et son régime ne peuvent pas porter la moindre responsabilité, c’est évident. Alors on accuse les Ethiopiens. Ils ont les épaules assez larges pour supporter tout le poids des erreurs du régime de Guelleh et les malversations honteuses commises par la bande du Chef Chamelier.

Et puis comme Guelleh est en froid avec les Ethiopiens, cela tombe à pic. Que manquera-t-il demain ? Du Khat ? Non jamais, car le régime chancellerait en deux jours. On joue avec l’approvisionnement de la viande, mais le Khat doit passer, coûte que coûte …

On note aussi que le commerce de l’Ectasy, attribué à Djama, les grandes oreilles, le trafic d’armes et surtout les actes de torture ne connaissent aucune pénurie.

On reparle beaucoup d’un certain Wagdi, nommé depuis longtemps dans l’ordre des bourreaux, sur la base des déclarations écrites de victimes, dont nous disposons, parce qu’il continuerait son sinistre travail sur les malheureux qu’on lui confie toujours.

Si des lecteurs peuvent nous envoyer des informations au sujet de ce tortionnaire, nous serions enchantés de les ajouter à son dossier que nous constituons actuellement. Une photo serait un élément important que nous pourrions diffuser, afin qu’il soit reconnu, y compris lorsqu’il vient en France, narguer ses victimes dans des lieux publics, comme ce fut le cas en fin d’année dernière.

_____________________________ Extrait de La Nation

Pénurie de viande

Les explications du président du syndicat des bouchers

Depuis deux semaines, une pénurie de viande se fait sentir sur le marché djiboutien. Pour en savoir plus sur les causes et les conséquences de cette pénurie, nous avons interviewé le Président du Syndicat des Bouchers, M. Mohamed Mohamoud Guelleh.

“La Nation” : Depuis quelques jours, la viande est devenue plutôt rare sur le marché ?

C’est vrai et les causes en sont nombreuses. A commencer par des pluies diluviennes qui ont engendré la crue des rivières, là-bas, en Ethiopie, d’où des difficultés pour faire traverser les bétails vers la République de Djibouti.

Il faut ajouter qu’en temps depluie, les éleveurs laissent paître leurs animaux quelques semaines pour qu’ils puissent prendre du poids et ainsi rapporter plus d’argent.

Quelles sont les conséquences de cette pénurie ?

Le prix du kilo de viande a presque doublé et cela amènera pour la population des difficultés à acheter de la viande. Cela constitue également un manque à gagner et depuis cette pénurie presque deux tiers des employés de ce secteur sont sans emploi.

En fait, combien vaut le kilo aujourd’hui ?

Le kilo de viande a atteint 800 FD alors qu’auparavant il coûtait 500 FD.

Avant cette pénurie, nous achetions le veau à 20 000 FD et le mouton à 3 500 FD.

Aujourd’hui, le veau coûte 60 000 fdj et le mouton 6 000, la différence est énorme d’où l’augmentation de nos prix de vente.

La viande de veau fait particulièrement défaut car le veau est souvent demandé par les restaurants qui en font des steaks et autres "Shewarma. "

Quelles sont les mesures prises par le syndicat pour résoudre ce problème ?

Si cela continuait, nous serions obligés de nous adresser aux autorités nationales afin de trouver ensemble des solutions appropriées et rapides. Nous espérons une amélioration dans les jours à venir.

Propos Recueillis par Djibril Abdi Ali

03/08/06 (B361) Djibouti – Chronique du Grand Théâtre d’Ismaïl Omar Guelleh. (Bouh Warsama)

Discours politique
et pièce théâtrale emploient la même méthode.

S’il veut être efficace, l’orateur politique doit appuyer les effets de son discours, des phrases qu’il prononce devant son auditoire, par des mimiques et des gestes, ainsi que par une prononciation soigneusement étudiée. A cet effet, tout le corps de l’orateur est mis à contribution pour rendre sensible le message du discours et il est – dès lors – très proche de l’acteur de théâtre qui doit rendre le texte qu’il joue, afin que son personnage soit convaincant.

Cette opération rhétorique constitue l’actio, terme qui souligne bien la parenté entre l’art rhétorique et l’art théâtral.

L’orateur politique doit donc apprendre son discours par coeur à l’aide de moyens mnémotechniques, tout comme l’acteur doit savoir son rôle par coeur avant de se produire sur scène. C’est l’opération rhétorique appelée memoria.

L’actio et la memoria font de la personne toute entière de l’orateur politique un véritable spectacle sans pour cela lui ôter sa crédibilité.

La rhétorique vise avant tout à mobiliser, à défendre des intérêts.

Pour ce faire, elle s’efforce de persuader un auditoire. Elle pousse à agir dans un sens plutôt qu’un autre, à prendre une décision plutôt qu’une autre. Elle suppose donc, de la part de l’orateur politique, une connaissance profonde de la psychologie des auditeurs.

La psychologie d’Ismaïl Omar Guelleh ? Carotte, clientélisme ou le bâton, voire bien pire que cela !

Quel que soit le dossier abordé, si Ismaïl Omar avait réussi à persuader qui que ce soit par ses qualités d’orateurs et par ses arguments ceci ferait belle lurette que cela se saurait et que l’image qu’il offre – sur le plan national et international – serait bien différente.

Discours après discours, réactions épidermiques après actes tordus, de tables et de chaises balancées dans sa piscine sous l’emprise de la colère aux insultes et aux gifles à l’adresse de ses subordonnés porteurs de « mauvaises nouvelles », ses structures de raisonnement ne furent et ne sont en aucun cas, et d’une quelconque manière, susceptibles de donner à son langage – comme à ses actes de paraît-il chef d’État – une amorce de force de persuasion et de s’attirer des sympathies.

Il suffit de s’en convaincre d’aborder le sujet avec un quelconque quidam étranger (pas forcément francophone) pour s’apercevoir qu’IOG ne bénéficie d’aucune « crédibilité » tant sur le plan national qu’international.

Entre autres points jetant l’opprobre et le déshonneur sur sa personne en le classant dans la catégorie de « tyran absolu dans un État bananier », les suites de l’Affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel – « suicidé maladroitement » par immolation dans la nuit du 18 au 19 octobre 1995 à Djibouti – lui ont porté un grave préjudice ; une honte indélébile dont il a mesuré depuis toutes les conséquences.

Aux dires de certains de ses « accompagnateurs » lors de ses voyages à Paris, il exprimerait une certaine inquiétude à l’idée de découvrir subitement au pied de la passerelle de son avion « présidentiel », ou dans la salle des pas perdus de l’aéroport français concerné, une escouade de policiers accompagnés d’une « petite juge » française (non asservie à un parti politique français et auquel elle aurait vendu son honneur, son âme et…le reste …comme d’autres l’ont fait) venus « l’accueillir…. » et lui souhaiter la bienvenue.

C’est la raison pour laquelle chaque déplacement d’Ismaïl Omar dans le pays des « Droits de l’homme » serait précédé d’un contact téléphonique avec l’Élysée afin que lui soit fournie la « clearance diplomatique» et toutes protections que son Excellentissime Sérénité juge nécessaire durant son séjour en France. Observons que tous ses déplacements sont classifiés « SECRET DEFENSE » ce qui ne facilite en rien le travail de la Justice française dans sa recherche de la vérité dans l’affaire Borrel.

Imaginez que malgré tout cela, la « petite juge » française réussisse à l’entendre en ses locaux du Palais de Justice de Paris et que – suite à son audition – elle décide de le faire mettre en détention, ne serait-ce que par ce qu’elle a l’autorité nécessaire pour le faire car il est aussi de nationalité française et qu’à ce titre il est justiciable des lois françaises.

…..Considérant que le crime de meurtre commis en bande organisée est passible de la réclusion criminelle à perpétuité en application de l’article 221-4 modifié du code pénal …. Et hop …citoyen Ismaïl Omar Guelleh, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés… je vous place directement en prison ; vous ne passez pas par la case Élysée et ne touchez pas 10 millions d’€ !!!!

Si la justice divine n’a pas fait son œuvre avant sa mise en détention, nous serions alors très nombreux – Djiboutiens, Français et autres – à nous déplacer de par le monde quitte à sauter dans le premier avion en partance pour Paris afin d’apporter au citoyen Ismaïl Omar Guelleh des oranges…ou des bananes.

Après qu’il fut très vraisemblablement le donneur d’ordres dans l’assassinat du magistrat français, la seconde plus grave erreur d’Ismaïl Omar, dont il mesure pleinement et depuis des mois les prolongements, fut de se risquer à envoyer ensuite à Bruxelles quelques « cloportes de service » et bien piètres « négociateurs, acheteurs de conscience » dont un supposé Procureur (alias Djama Souleïman le con..tumaceur zoreilles) – d’une médiocrité reconnue et imprudent – pour tenter de suborner le premier témoin essentiel dans cette affaire. La rhétorique de ces cloportes n’était pas au point car n’ayant pas persuadé le témoin à retourner sa veste comme bien d’autres hélas l’ont fait par la suite pour quelques … gratifications et artificielles considérations du squatter du Palais de l’Escale.

De par l’impossibilité qu’il avait de « persuader » le témoin Alhoumékani de revenir sur sa déposition auprès de la Justice française, Ismaïl Omar Guelleh a ensuite fait le choix d´afficher une répression aussi excessive qu´inutile à son égard. Pas surprenant de sa part, car ceci s’inscrit dans une pratique spécifique à son régime politique qui est un terrorisme d’État…

Pression exercée par tous les moyens afin de tenter d’intimider et de dissuader – en l’occurrence – les autres témoins de ne pas suivre le chemin du Palais de Justice de Paris dans l’affaire Borrel. Avec la menace non voilée sur les familles concernées – vivant à Djibouti – de les réduire au silence, de les exclure de leur emploi et de la société djiboutienne, de les réduire à « l’état de poussière… » entre six planches de bois.

Arrestations répétitives et arbitraires d’un membre de la famille du témoin Alhoumékani, tentative avortée d’enlèvement des enfants Iftin à Bruxelles, assassinat d’un Major de Gendarmerie par la « bande des quatre » en plein jour et devant témoins dans une rue de la capitale djiboutienne, récente tentative d’enlèvement des parents d’Ali Iftin en territoire somalilandais ; autant d’actes criminels et pour le moins une hypocrisie du système Guelleh. Tartuferie du personnage, fourberie appliquée par celui-là même qui exalte dans ses discours – il est vrai tout juste du bout des lèvres tant la langue lui brûle – les vertus de la démocratie et celles du respect de l’humain.

Djibouti, les attentats sont des actes imputables au régime d’IOG.

Ces attentats sont – selon un schéma bien rodé – des actes imputables au régime d’IOG qui a recours à de faux attentats pour trouver un prétexte aux fins d’ordonner des rafles, arrestations, incarcérations et tortures dont le but est de mettre hors d’état de nuire tous les gêneurs et encore plus de justifier une radicalisation du discours général du tyran et de certains de ses ministres à l’encontre notamment des Afars et de l’opposition politique ; de tous ceux/celles qui ne lui sont pas asservis.

Selon les analyses largement étayées de preuves et développées point par point dans les « Fiches » établies sur place par les officiers de renseignement de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure française) et probablement par les officiers des renseignements militaires américains, le recours aux attentats serait l’un des éléments constants impliquant directement Ismaïl Omar Guelleh depuis les années 80 et jusqu’à nos jours.

On peut parler de constance dans cette pratique car à chaque fois que le régime est dans une impasse ou dans un différent avec l’Élysée, il se réfugie dans un attentat (souvent mal orchestré car TOUT se sait à Djibouti) suivi d’un discours mettant en cause des « menaces extérieures » et des «ennemis extérieurs ». A ceci s’ajoutent les risques de périls supposés imminents …susceptibles de déstabiliser le régime politique en place à Djibouti.

Explosion de grenade détruisant quelques installations vieillottes (dont les « occidentaux » vont immédiatement prendre à leur charge financièrement le coût de la réfection) mais créant aussi une nouvelle psychose de l’insécurité au sein des communautés occidentales présentes sur le sol national.

Le faux Attentat ? Inquiéter juste ce qu’il faut les communautés et les États-majors étrangers présents à Djibouti afin que les aides internationales affluent… !!!

A l’inverse de ce qui se fait ailleurs, à Djibouti «l’habituel» faux attentat ordonné par IOG ne va pas de pair avec une large couverture médiatique et certes pas avec des commissions rogatoires diligentées par ce qui fait office de justice … dans le pays.

La justice locale est absente ou dort du sommeil le plus profond et qu’une déflagration de grenade ne saurait réveiller, quasi silence médiatique, exception faite lorsqu’il s’agit pour le Palais de l’Escale de justifier ponctuellement les réactions gouvernementales – à ces attentats organisés par le pouvoir en place – par des actes de répressions policières et militaires « conduites et manipulées » dans le pays Afar (actes génocidaires frappant principalement les vieillards, les femmes et les enfants) ou dans certains quartiers de la capitale.

A l’usage, nous nous apercevons que la méthode de l’attentat à la grenade – dont le Palais de l’Escale s’est faite une spécialité – consiste principalement en ces moments là à orchestrer et à distiller une dose d’inquiétude certes, mais mesurée, dans les représentations diplomatiques et dans les États Majors militaires étrangers présents dans le pays. Sans vouloir porter critique, force est de constater que l’explosion d’une grenade dans la capitale djiboutienne c’est un peu Hiroshima qui se prépare au sein des communautés occidentales alors que les États majors militaires ressortent immédiatement leurs plans d’évacuation des ressortissants civils concernés, ne serait-ce que pour les tester « au cas où ? ». Avec le temps, Ismaïl Omar Guelleh a parfaitement appris son rôle de « pompier de service » et d’homme au bâton. Il lui faut aller vite et frapper fort afin de rassurer !!!

Dans l’heure qui suit l’explosion de grenade et suivant un programme rituel, les forces de la Police politique investissent les quartiers sensibles, défoncent les portes de certaines habitations bien ciblées au préalable, procèdent à des matraquages et à des arrestations arbitraires, suivies d’incarcérations sans commission rogatoire car considérant que Djibouti est en permanence en situation « d’État d’Exception » et que l’on peut – de ce fait – s’asseoir sur les droits élémentaires de tout citoyen…. A ceci s’ajoutent systématiquement les viols de femmes incarcérées et les tortures qui entrent dans une « certaine logique » du système politique en place et pour lesquels nulle diplomatie occidentale …présente sur place .. ne trouvera sujet à contestation, ne serait-ce qu’au nom du respect de l’humain et de ses droits.

Le Palais de l’Escale ne manque pas d’informer aussitôt les représentations étrangères desdites arrestations – officiellement « dans les formes légales » – sans préciser toutefois qui a été incarcéré, ni le lieu de détention et certes pas les conditions ce qui a le don – en quelque sorte – de rassurer les familles des communautés étrangères. La thèse officielle est toujours confirmée par des arrestations illico presto et manu militari des supposés « véritables coupables » et mis au secret… avec tous les journaux et les médias locaux à sa botte qui reprennent mot pour mot le communiqué de l’Agence Djiboutienne d’Information.

Ismaïl Omar Guelleh a parfaitement compris la préoccupation principale des grandes puissances occidentales présentes dans la région.

Obsession allant à l’essentiel de leurs seuls intérêts et selon laquelle « l’Ordre doit absolument régner à Djibouti », quels que pourraient être les moyens utilisés et l’engagement financier à « fonds perdus » (pas perdus pour tout le monde, y compris en occident) pour soutenir le régime tyrannique en place.

Dut-on « sacrifier » au passage quelques républicains, suicider par immolation un juge étranger intègre et « fouineur », éliminer des témoins gênants et d’évidence les « récalcitrants » et les Afars ; ne pas voir toutes les exactions et tortures perpétrées.

Djibouti est en danger !

C’est simpliste, mais les recettes d’Ismaïl Omar Guelleh trompent ceux qui ont envie – en apparence – et surtout grand intérêt d’être trompés. Si les Djiboutiens/Djiboutiennes restent pantois et n’accordent aucun intérêt à « ces faux attentats », il en va différemment au sein des communautés étrangères et notamment françaises présentes à Djibouti.

Le spectre de l’attentat du Café de Paris – avec un jeune enfant de militaire français décédé – pèse encore au sein des Français présents à Djibouti, de cela Ismaïl Omar en est conscient. Il a tellement eu d’ennuis avec cette affaire que sa Police politique (SDS) a pour impérative consigne de perpétrer ses attentats ponctuels sans faire de victime, surtout étrangère….

Empêtré dans une affaire Borrel qui lui ferait passer de très mauvaises nuits, il ne veut pas voir un autre juge français (du style de madame la Juge Sophie Clément) débarquer sur place pour enquêter avec opiniâtreté sur un attentat ayant fait une ou des victimes parmi la communauté française… Alors et de temps à autre, il maintient la pression en faisant sauter – ça et là mais en toute sécurité – une grenade pour perpétuer un système qui perdure depuis les années 80 et dont il tire profit financier et personnel…

Ce n’est jamais le temps qui manque au scélérat – autoproclamé président d’un État bananier – pour tirer profit de TOUT.

Pour nuire et machiner de nouveaux faux attentats il a une longue expérience de plus de 25 années, c’est l’un des rares domaines dans lequel brille son Excellentissime Sérénité le Tyran.

Au fait … »Dormez en paix bonnes gens car rien d’important ne se passe à Djibouti alors que le Grand Théâtre d’Ismaïl Omar continue de donner ses représentations »!!!

03/08/06 (B361) DW -WORLD : Somalie: de nouvelles démissions dans le gouvernement intérimaire. Selon Francis Fall, envoyé de l’ONU, les 34 démissions sur 42 membres du Gouvernement de transition, ne facilitent pas les contacts en cours.

Les pays de l’Afrique de l’est, réunis mardi à Nairobi, ont demandé aux protagonistes de la crise somalienne de reprendre rapidement les négociations. En attendant, les démissions se poursuivent au sein du gouvernement de transition. Quatre ministres ont annoncé ce mercredi leur départ, ce qui porte le nombre de défections à 34 sur 42 initialement. Ceci ne facilite pas les choses, selon représentant spécial de l’Onu pour Somalie. François Lonseny Fall a été joint à Nairobi par Mahamadou Koné

03/08/06 (B361) Selon La Nation, IOG a félicité James Michel, nouveau Président des Seychelles, pour son élection, mais aussi pour la transparence du scrutin ! (ARDHD)

_________________________ Extrait La Nation

Dans son message, le Président de la République  s’est réjoui de la “transparence dans laquelle se sont déroulées les opérations de vote  « , “preuve à ses yeux  de la maturité du peuple de l’archipel des Seychelles, et du bon fonctionnement des institutions seychelloises.”

_______________________ Note de l’ARDHD

Nième numéro d’hypocrisie du Chamelier ou changement radical de cap. Aucun Djiboutien ne révera à des élections libres au royaume de Paulette et du Prince « qu’on sort » (ou qu’on va sortir !).

Nous penchons pour la première hypothèse, car Guelleh est incapable de changer d’orientation. Les hyènes féroces ne deviennent jamais des moutons sages …

Grâce à cet article de La Nation, l’équipe de l’ARDHD n’a pas plus peur d’affirmer haut et fort, sans renier ses engagements constants :

Guelleh est un farouche partisan de la démocratie, de la Justice, de la transparence des scrutins, de la liberté de s’exprimer, du respect des droits de l’homme, de l’essor économique national, de la liberté des syndicats et des partis d’opposition, de la bonne gestion des fonds publics, de l’indépendance de la justice et de la poursuite pénale sans faiblesse dans les affaires de corruption, de viols, de tortures et d’assassinats …

… mais uniquement chez les autres et encore à condition qu’ils n’aient aucune frontière commune avec son royaume, car pour Djibouti en particulier, mais aussi pour la Corne de l’Afrique, il a une vision totalement inversée et constante.

02/08/06 (B361) BBC Somalie : le premier ministre de plus en plus isolé

Quatre ministres du gouvernement de transition somalien ont démissionné, portant à 22 le nombre des membres du gouvernement qui ont renoncé à leurs fauteuils depuis la semaine dernière.

Les diplomates des pays membres de l’IGAD, l’Autorité intergouvernementale de développement, une organisation sous-régionale, sont réunis à Nairobi pour tenter de trouver une solution au conflit somalien.

La rencontre de Nairobi devrait discuter de l’allègement de l’embargo sur les armes, ainsi que de l’éventuel déploiement d’une force de maintien de la paix.

Mais l’Union des tribunaux islamiques qui contrôle la capitale Mogadiscio est opposée au déploiement d’une force internationale dans le pays.

Samedi dernier, le premier ministre Ali Mohamed Ghedi a échappé à un vote de censure. Le parlement lui reproche de n’être pas parvenu à trouver un accord avec les tribunaux islamiques.

La tension est montée d’un cran depuis quelques jours entre le gouvernement de transition somalien qui ne contrôle que la ville de Baidoa et l’Union des Tribunaux Islamiques.
La milice loyale à l’union des trubunaux islamiques

Les diplomates estiment qu’aucune solution ne pourrait être trouvée en dehors de l’Autorité intergouvernementale de développement, l’IGAD.

Deux pays membres de l’IGAD, l’Ethiopie et l’Erythrée, sont accusés de s’immiscer dans les affaires internes somaliennes. L’Ethiopie a reconnu avoir envoyé des troupes en Somalie pour soutenir le gouvernement de transition basé à Baidoa et certaines informations indiquent que l’Erythrée de son coté a envoyé des cargaisons d’armes aux islamistes de Mogadiscio.

Les tribunaux islamiques conditionnent toute négociation avec le gouvernement de transition à un retrait des troupes éthiopiennes.

Un premier vol commercial depuis 11 ans a décollé lundi de l’aéroport international de Mogadiscio, deux semaines après sa réouverture au trafic par les islamistes qui ont pris le contrôle de la capitale somalienne et d’une grande partie du pays.

La Somalie n’a pas de gouvernement central depuis la chute du dictateur Mohamed Siad Barre en 1991.

02/08/06 (B361) EDICOM.CH – Somalie : le gouvernement enregistre douze nouvelles démissions

Douze nouveaux ministres ont quitté mardi le gouvernement intérimaire somalien. Ces démissions aggravent la crise politique dans un pays qui avait déjà enregistré le départ de 18 responsables la semaine dernière.

"Nous avons pris cette décision parce que ce gouvernement n’a pas rempli la mission qui lui était assignée. Il n’a pas réussi à réconcilier les Somaliens", a déclaré Saïd Hassan Shire, un ministre adjoint démissionnaire.

Shire, le ministre de l’Eau et des Ressources minérales Mohamud Salad Nur et deux autres ministres adjoints ont annoncé leur départ à Baïdoa, siège provincial du gouvernement intérimaire du président Abdullahi Yusuf. Huit autres ministres et ministres adjoints ont donné leur démission mardi.

Ils l’ont annoncé après que le Premier ministre Ali Mohamed Gedi eut à nouveau réclamé le report des négociations avec les factions islamistes qui contrôlent Mogadiscio et une grande partie du Sud somalien depuis juin.

"Si les discussions sont à nouveau reportées, cela influera sur les efforts de paix", a déclaré à Reuters Hassan Abshir Farah, ministre de la Pêche et des ressources marines.

Le gouvernement, qui comptait à l’origine 42 membres, avait pourtant connu un répit pendant le week-end avec le rejet par le parlement d’une motion de censure contre Gedi.

Mais les islamistes, maîtres de la capitale, ont ouvert un nouveau tribunal islamique appliquant la charia à environ 600 km plus au nord, ont fait savoir mardi des responsables locaux, signe de l’extension de leur influence dans le pays.

Le gouvernement intérimaire de Somalie représente la 14e tentative depuis 1991 d’instaurer un pouvoir central dans ce pays en proie à l’anarchie. Il s’est montré impuissant face à la montée de l’influence des islamistes.