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18/02/2014 (Brève 362) Mahamoud Ali Youssouf : le falsificateur de la réalité djiboutienne, (Par Mohamed Qayaad)

On dirait qu’avec ce servile serviteur du dictateur (MAY )plus le mensonge est grand plus il est capable de tromperie, d’annulation du sens critique. 

Mahamoud Ali youssou bonimenteur d'étatSa communication est basée sur le prêche du faux, du mensonge, de la falsification des réalités sociales, de l’état des libertés individuelles et du camouflage de la pratique systématique de la torture, un comportement qui prouve une volonté, réfléchie et planifiée. 

Comme si la démesure, l’utilisation de la farce pure et simple avait un pouvoir de séduction magique et de réduction jusqu’à l’infantilisme de la conscience humaine.
MAY en mal de sensationnalisme et spécialisé dans l’intoxication et la désinformation, dans le vil dessein d’exploiter à des fins bassement lucratives , l’opinion internationale, s’évertue à créditer la thèse selon laquelle, l’USN sème le désordre et le chaos. Quel grossier mensonge! 

Revoyez (MAY) vos notes un peu avant de vous enlisser definitivement dans le tas d’immondices qui vous servent de mots, vous vous rendrez un grand, un très grand service!

Ne vous intéresse que ce qui va dans le même sens que votre danse macabre dans cette aérogare des ânes! Franchement, vous devez être tellement, mais tellement fier de vous! Bravo….

Personne ne peut ignorer les provocations , les humiliations,les traitements inhumains infligés à Mohamed Daher Robleh.le seul crime est de s’être attiré la colère d’un système tortionnaire par excellence.

Il est judicieux de s’interroger sur l’opportunité réelle d’un dialogue avec un régime sans scrupule incapable de protéger et de respecter le droit à la vie qui reste un droit sacré.

Pour l’instant, la seule réponse que j’observe est celle-ci : peu importe ces violations… nous continuons à dialoguer avec la dictature et continuons à être terriblement impuissants face à l’injustice qui frappe nos concitoyens.

18/08/06 (B362) Pauvre Guelleh : il ne peut plus passer ses vacances en France, car il a trop peur d’être invité à prendre le thé chez la Juge d’instruction, qui aimerait tant partager, une conversation à bâtons rompus avec lui …. (Info lecteur)

Selon L’ADI, c’est à Oman, qu’il passera une bonne semaine de vacances …

« DJIBOUTI (ADI) – 16 Août 2006- Le Président de la République, M.Ismaïl Omar Guelleh, s’est envolé, hier, pour le Sultanat d’Oman où il effectuera notamment un séjour privé d’une semaine.  » (…)

Mais que le bon peuple se rassure, il n’y a pas que la France où l’on peut passer des vacances agréables, surtout lorsque l’on possède des maisons un peu partout : Afrique du Sud, Dubaï, etc… Allez le choix ne manque pas. Mais Paris, c’était les grands hôtels, les grands restaurants, un bel appartement, les boutiques de mode …

On devrait même le plaindre au fond !!!

Roger Picon
Ah ! La dure vie solitaire des dictateurs controversés …. dont les seuls vrais amis, sont ceux qui reçoivent leur enveloppe mensuelle ou des droits de tirage au titre des détournements …. des aides internationales.

18/08/06 (B362) Une nouvelle fuite au port … mais ce n’est pas de l’argent liquide ! (ADI – Info lecteur)

On se souvient qu’une fuite de produit très toxique était survenue au Port de Djibouti, il y a quelques années. Il s’agissait de produits très dangereux destinés à la Compagnie éthiopienne d’électricité. L’affaire avait fait grand bruit. Un expert européenn avait même passé plusieurs mois à étudier les conséquences et les solutions possibles. Puis l’affaire avait été étouffée comme par miracle. Seule la faune en avait payé les conséquences…..

Mais on avait promis au Palais de l’Escale, que cela ne pourrait jamais se reproduire ….

Est-ce si vrai que cela, que la catastrophe a été évitée …. ? Espérons !!

DJIBOUTI (ADI) – 16 Août 2006- Après la fuite, mardi dernier, d’un produit toxique contenu dans un container de 20 pieds, les autorités portuaires ont, au cours d’une déclaration faite aujourd’hui à la presse, annoncé qu’il n’y avait plus rien à craindre et que le pire a été évité. 

Le port de Djibouti qui, selon elles, se conforme scrupuleusement aux réglementations internationales en matière de transport des produits dangereux ainsi que leur stockage dans l’enceinte portuaire, a immédiatement réagi en prenant toutes les mesures nécessaires pour prévenir les risques de contamination des personnes et ce malgré l’absence de risques majeurs de ce type de produit pour les êtres humains sauf en cas de contact avec la peau ou en cas d’inhalation. 

« Le container en question a été isolé et tout est enfin rentré dans l’ordre au port et les activités ont repris leur cours normal », a précisé l’un d’entre-deux. 

Selon un autre responsable de cette institution, on n’a enregistré aucun dommage humain et le fait que pratiquement l’ensemble du personnel du port s’y est déjà préparé à une telle éventualité  ne relève surtout pas du pur hasard.   (…)

17/08/06 (B362) AFP / Somalie : pas de reprise des pourpalers … Les Nations unies craignent une crise humanitaire majeure en Somalie.

________________________________________ 1 – AFP


Somalie: pas de reprise mardi des pourparlers gouvernement / islamistes
Agence France-Presse
MOGADISCIO

Les pourparlers de paix entre le gouvernement de transition somalien et les tribunaux islamiques, suspendus depuis fin juin, n’ont finalement pas repris mardi à Khartoum comme l’avait proposé vendredi la Ligue arabe, a-t-on appris auprès du gouvernement.

« La Ligue arabe m’a fait part de ce retard et ne m’a donné aucune date pour la reprise des pourparlers », a déclaré mardi à l’AFP le président du Parlement somalien, Shariff Hassan Cheikh Aden.

« La raison, c’est que les tribunaux islamiques ont demandé ce report », a-t-il dit, joint par téléphone à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio) où siègent les institutions de transition soma ennes.

Vendredi, la Ligue arabe avait proposé aux islamistes de reprendre les négociations avec le gouvernement ce mardi à Khartoum.

De son côté, un haut responsable du Conseil Suprême Islamique de Somalie (SICS) a affirmé mardi sous couvert d’anonymat que les islamistes ne reprendraient pas ces pourparlers tant que les troupes éthiopiennes ne se seront pas retirées de Somalie.

« Vous ne pouvez pas être en état de guerre et continuer les pourparlers en même temps », a-t-il dit.

« La Somalie a été envahie par l’Ethiopie qui occupe certaines parties de la Somalie, nous devons d’abord nous occuper de ce problème », a-t-il martelé.

« Nous irons (aux pourparlers) dès que les troupes éthiopiennes quittent la Som ie », a-t-il assuré.

L’Ethiopie est accusée par les tribunaux islamiques d’avoir envoyé en juillet des troupes en Somalie, pour protéger le gouvernement de transition.

Les gouvernements éthiopien et somalien ont démenti toute présence militaire éthiopienne en Somalie, ravagée par la guerre civile depuis 1991.

Des témoins ont toutefois constaté en juillet la présence de troupes éthiopiennes à Baïdoa et dans sa région.

Suspendues depuis fin juin, les négociations de paix auraient déjà dû reprendre le 2 août au Soudan.

Les deux parties avaient signé le 22 juin un accord de reconnaissance mutuelle et de cessation des hostilités à Khartoum.

Depuis, les tensions entre les islamistes, qui contrôlent Mogadiscio et plusieurs régions somaliennes, et le gouvernement de transition, impuissant à imposer son autorité depuis sa mise en place en 2004, restent vives.

__________________________________ 2 SAPA / AFP

UN warns of humanitarian crisis looming in Somalia

Nairobi, Kenya
16 August 2006 09:23

A severe humanitarian crisis may erupt this year in Somalia, where insecurity could compound crop failures and leave about 3,6-million people in need of urgent aid, a United Nations agency said on Wednesday.

Still battling to recover from the effects of a killer drought that hit East Africa, about 1,8-million Somalis remain dependent on assistance, and that number could double if fears of widespread conflict are realized, it said.

The UN’s Food Security Analysis Unit (FSAU) noted slight improvements in conditions in certain areas of Somalia but said crisis conditions prevail particularly in the south and will persist until at least the end of the year.

« An estimated 1,8-million people are in need of urgent humanitarian assistance and livelihood support at least until the end of December 2006, » the FSAU said in a statement released in the Kenyan capital, Nairobi.

It blamed drought-related crop failures and livestock deaths as the main causes but said supplies of aid and imported food stuffs are compromised by violence and could be reduced to a trickle by large-scale fighting.

Somalia, a nation of 10-million, is currently rocked by a stand-off between Islamists, who control much of the south including the capital, and a weak government that is rocked by infighting and unable to exert its authority.

« If there is an escalation in the political crisis which results in widespread conflict and the disruption of inter-regional trade, the implications for the humanitarian situation will be severe, » the FSAU said.

« In such a scenario, the total number of people facing humanitarian crisis could double, » it said, adding that all of south and central Somalia might be plunged into an « emergency of a significantly increased scale and magnitude ».

— Sapa-AFP

17/08/06 (B362) BELGA /Trois Belges du service de l’immigration retenus au Somaliland. (Info lecteur)

__________________________________ Note de l’ARDHD
Le GED avait lancé une alerte dès le 15 août 2006, que nous avions aussitôt publiée.
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Bron: Belga
15/8/2006 20:49

BRUXELLES 15/08 (BELGA) = Trois agents belges du service de l’immigration ont été arrêtés mardi au Somaliland, un territoire autoproclamé indépendant de la Somalie en 1991, selon la BBC.

L’information, relayée par la chaîne de télévision flamande VTM, a été confirmée par un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères. Les trois hommes, actuellement retenus dans un hôtel de la capitale du Somaliland, Hargeisa, escortaient un demandeur d’asile expulsé de Belgique.

Selon les autorités locales, les responsables belges ne disposaient pas des visas nécessaires pour pénétrer sur le territoire du Somaliland, ni d’un accord préalable pour « livrer un expulsé à cet endroit », écrit la chaîne anglaise sur son site.

Les agents belges et le demandeur d’asile sont arrivés au Somaliland en provenance d’Ethiopie, selon la même source. Un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères a confirmé que « des problèmes étaient survenus avec les documents de transit ». Il a précisé que les trois hommes n’avaient pas été arrêtés, mais étaient « retenus ». (GFR)

17/08/06 (B362) Communiqué du GED pour exiger la libération des trois policiers belges arrêtés et incarcérés à Hargeisa au Somaliland.

(17/08/08) Communiqué du GED, pour exiger la libération immédiate et sans condition des trois policiers belges arrêtés à Hargeisa au Somaliland.

Le Président du Ged, au nom de tous les membres du Gouvernement en Exil, appelle à la libération immédiate et sans condition des trois Policiers belges, officiers de police judiciaire qui ont été arrêtés et incarcérés à Hargeisa, alors qu’ils effectuaient une mission de raccompagnement à la frontière, d’une personne déboutée de sa demande d’asile.


Le GED met en garde le Gouvernement du Somaliland contre toute provocation ou toute tentative de pression (qui pourrait répondre par exemple, à une demande précise, exprimée par le Gouvernement djiboutien) ayant pour objet de négocier la libération de ces fonctionnaires innocents contre des mesures exercées à l’encontre les témoins (dans l’affaire Borrel) réfugiés en Belgique.


Le GED espère que la raison prévaudra et que le Gouvernement somalilandais reviendra très rapidement sur cette décision, qui ne peut que le placer en marge de la communauté internationale et donner raison à ceux qui s’opposent à la reconnaissance de l’autonomie qu’il sollicite.


Mahamoud Idriss Ahmed
Président du GED

17/08/06 (B362) Innondations en Ethiopie. Le bilan s’alourdit au fil des heures. De 450 dans une précédente dépêche, le bilan est monté à plus de 870.

__________________________________ 1 – Reuters 16/08

mercredi 16 aout 2006, 22h36

Les inondations ont fait environ 870 morts en Ethiopie

ADDIS-ABEBA (Reuters) – L’Ethiopie a réclamé une aide internationale à la suite d’inondations catastrophiques dont le bilan s’élève à 870 morts environ.

« La situation dépasse les moyens de notre région et nous appelons la communauté internationale à nous venir en aide », a déclaré Shesaraw Shegute, administrateur de la région Sud, après avoir survolé les zones sinistrées en hélicoptère.

Le gouvernement a dit s’attendre à de nouvelles inondations dans l’ensemble des régions touchées.

« Les principaux barrages hydroélectriques contiennent plus d’eau que prévu et pourraient déborder, ce qui entraînerait de graves destructions dans les zones environnantes », dit un communiqué conjoint des ministères des Mines, de l’Information et de l’Eau.

D’autres rivières sont entrées en crue dans le nord, le sud, l’est et l’ouest du pays, où elles menacent de submerger des projets de développement, ajoute le communiqué.

Des secouristes ont recueilli 170 corps de plus mercredi, trois jours après l’entrée en crue du fleuve Omo, ce qui porte à 364 le bilan des morts pour cette région du Sud, a déclaré à Reuters l’inspecteur de police Daniel Gezahenge.

« Dans ces circonstances, on s’attend à découvrir d’autres cadavres car les eaux recouvrent de grandes étendues », a-t-il ajouté.

Cette évolution porte à environ 870 morts le bilan total des inondations qu’a subies l’Ethiopie ce mois-ci.

Des milliers de personnes sont isolées, à court de vivres et souvant sans abri dans le Sud, ont fait savoir les Nations unies et le gouvernement d’Addis-Abeba.

« Il n’y a pas d’accès à cette région. Les routes sont impraticables et d’épais nuages empêchent les hélicoptères de se déplacer », a déclaré à Reuters Vincent Lelei, responsable de mission du bureau de l’Onu pour les affaires humanitaires (Ocha) en Ethiopie.

Dans l’Est, le fleuve Dechatu est sorti de son lit la semaine dernière. On dénombre 254 morts et 250 disparus. Le bilan pourrait être bien plus grave compte tenu de l’éloignement de la zone sinistrée.

Les autorités craignent également que le fleuve Awash, qui coule à 300 km à l’est de la capitale, n’entre aussi en crue. Au total, 7.000 personnes sont établies sur ses rives.

__________________________________ 2 – AFP

Inondations en Ethiopie: plus de 450 morts et des milliers de déplacés

Par Abraham FISSEHA

ADDIS ABEBA (AFP) – L’Ethiopie est frappée depuis plus d’une semaine par de graves inondations qui ont fait des centaines de morts et des milliers de déplacés dans plusieurs régions, alors que les secours se heurtent à d’importantes difficultés pour atteindre des villages prisonniers des eaux.
Au total, le bilan des inond

tions qui ont frappé depuis le 6 août l’est, le nord et le sud-ouest de l’Ethiopie est d’au moins 456 morts et des milliers de déplacés.

Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a exprimé sa tristesse pour les pertes en vie humaine et les dégâts causés par ces inondations, assurant que l’Onu continuera à aider les autorités éthiopiennes à porter secours aux survivants, dans un communiqué publié mardi soir.

Dans le sud-ouest de l’Ethiopie, près des rives du lac Turkana, les sauveteurs poursuivaient mercredi leurs efforts avec l’espoir d’atteindre au moins 11 villages prisonniers des eaux, trois jours après des inondations qui ont fait au moins 194 morts.

« Etant donné que 4 autres villages sont inatteignables depuis deux jours, nous craignons que le bilan des victimes n’augmente », a déclaré à l’AFP l’inspecteur de police Daniel Gezahegn, interrogé par téléphone depuis Addis Abeba.

« En survolant, on ne pouvait voir qu’une vaste région couverte par les eaux », a déclaré mercredi à la radio d’Etat Said Muhei, un journaliste ayant pu monter à bord d’un hélicoptère militaire. L’incertitude liée à la profondeur de ces eaux empêche les hélicoptères d’atterrir la plupart du temps, a-t-il dit.

« Dans les lieux où l’hélicoptère a pu atterrir, les gens ont tout perdu; leurs maisons ont été submergées et ils ont peur d’attraper des maladies liées à l’eau s’ils ne sont pas évacués vers les hauteurs. Et c’est ce que les sauveteurs essaient d’organiser grâce à des bateaux », a-t-il ajouté.

Kadaki Gezhegn, un responsable régional, a déclaré sur la radio d’Etat que les services d’urgence locaux « faisaient tout leur possible ».

« Nous avons dépêché des bateaux dans ces zones avec de la nourriture, des médicaments et des tentes », a-t-il précisé.

Ces inondations ont été provoquées par le débordement du fleuve Omo – qui se jette dans le lac Turkana – dans au moins 11 villages situés sur les rives du lac, à environ 700 km au sud-ouest de la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Cette crue a été causée par des pluies diluviennes qui s’abattent depuis une semaine sur les hauts plateaux éthiopiens.

En outre, au moins une personne a été tuée et près de 13.000 déplacées depuis début août dans le district de Gondar sud, dans la région Amhara (nord) lors d’inondations qui ont envahi 13 villages, a rapporté mercredi l’agence de presse éthiopienne ENA.

Environ 4.500 personnes ont pu être secourues par des équipes équipées de bateaux, a précisé l’ENA, citant un responsable local du district, situé à environ 560 km au nord d’Addis Abeba.

Près de 2.500 têtes de bétail ont également été emportées par les flots dans ce district, selon la même source.

Des inondations survenues le 9 août avaient tué cinq personnes dans ce même district de Gondar et dans la région Amhara.

Dans l’est de l’Ethiopie, au moins 256 personnes ont été tuées et environ 10.000 déplacées par des inondations survenues le 6 août dans la ville de Dire Dawa et ses environs.

Le sud-ouest et l’est de l’Ethiopie sont des régions de plaines arides, régulièrement frappées par la sécheresse.

Les pluies torrentielles, qui lessivent des sols asséchés n’absorbant pas convenablement ces précipitations, ont provoqué ces dernières années des inondations dramatiques pendant la saison des pluies, qui dure de juin à septembre dans ce pays.

17/08/06 (B362) Reuters / Somalie : Les islamistes somaliens prennent le port d’Hobyo (En français et en anglais) Les négociations de pays sont retardées. (Info lecteur)

______________________________ 1 – La prise d’Hobyo par les islamistes

MOGADISCIO (Reuters) – Les milices islamistes au pouvoir à Mogadiscio ont pris à l’aube le contrôle d’Hobyo, port stratégique du centre de la Somalie, poursuivant une offensive qui les a rendus maîtres de la majeure partie du Sud et qui menace la maigre autorité du gouvernement intérimaire.

Des miliciens lourdement armées à bord de "technicals", des véhicules tous-terrains équipés de mitrailleuses, ont pris possession de la ville sans tirer le moindre coup de feu, rapportent les habitants. La reddition d’Hobyo avait été négociée la veille au soir avec les forces fidèles à un chef de guerre, désormais en fuite.

"Les technicals de l’armée islamiste ont d’abord encerclé la ville, puis ils ont envoyé un émissaire pour négocier avant que leur entrée ne soit acceptée", a expliqué à Reuters Hussein Jimale, un responsable local.

Le cheikh Hassan Dahir Aweys a été le premier à pénétrer dans Hobyo, ouvrant la voie à une quarantaine de technicals, selon des habitants.

Les discussions entamées à Khartoum en vue d’un partage du pouvoir avec le gouvernement intérimaire installé à Baidoa sont au point mort et les milieux diplomatiques estiment que les islamistes veulent profiter de l’impasse pour accroître leur emprise sur le pays après avoir pris en juin le contrôle de la capitale et d’une bonne partie du Sud.

CRISE HUMANITAIRE

"Ils sont très habiles; ils consolident graduellement leur territoire sous le regard impuissant du gouvernement", a commenté un représentant occidental attentif à l’évolution en Somalie.

Le week-end dernier, les milices islamistes s’étaient emparées des villes côtières de Harardheere et Eldher en promettant d’en éradiquer les pirates qui écument les côtes somaliennes. Elles contrôlent désormais une zone qui s’étend pratiquement de la côte jusqu’à la frontière éthiopienne.

Addis-Abeba est venue au secours de l’administration intérimaire du président Abdoullahi Yousouf en dépêchant des troupes autour de Baidoa, selon des témoins.

L’Ethiopie, qui considère Aweys comme un terroriste, a en outre menacé d’"écraser" les milices islamistes si elles décident d’attaquer Baidoa ou de franchir la frontière.

"Si il y a une escalade de la crise politique qui se traduit par un conflit à grande échelle et l’interruption des échanges régionaux (…), le nombre de personnes exposées à la crise humanitaire pourrait doubler", a estimé mercredi Cindy Holleman, coordinatrice technique de l’Unité d’analyse de la sécurité alimentaire des Nations unies.

L’organisme évalue à 1,8 million le nombre de Somaliens ayant un besoin d’une aide d’urgence.

____________________________ 2 – En anglais

Somali Islamists seize key port

Islamists in control of much of southern Somalia have seized a key port without any fighting, in a new blow to the country’s weak interim government.

Residents said fighters from the Islamic Courts Group (ICG) drove into Hobyo at dawn to take control of the town.

A surrender was negotiated the previous evening with forces there loyal to the local commander, who had reportedly already left the area.

An ICG official in Mogadishu told Reuters news agency: "We have extended our reach to Hobyo. We did not capture it, but we reached the people of Hobyo to bring them our message of peace."

Over the weekend, ICG fighters also took the port of Haradere, further south, from where bands of pirates had staged scores of attacks on commercial ships off the Somali coast.

Meanwhile on Tuesday there were reports that up to 150 soldiers in Somalia’s army had defected to the Islamist militia from their base in Baidoa, the provisional government’s seat north-west of Mogadishu.

Talks delayed

The defections come as tensions have risen between the internationally backed but largely powerless government and the ICG, which is rapidly expanding its territory.

On Tuesday, proposed talks between both sides in Sudan, to be mediated by the Arab League, were delayed again after the Islamists renewed demands for the withdrawal of Ethiopian troops allegedly in Somalia to protect the government.

Both the Somali government and Ethiopia have denied that Ethiopian soldiers are in Somalia, despite numerous witness accounts of uniformed troops from Ethiopia deploying in and around Baidoa.

The recent crisis in Somalia began in May when bitter fighting started between the ICG and the country’s secular, US-backed commanders in Mogadishu, leaving hundreds dead.

The Islamist militias later succeeded in driving the commanders out of the city and much of southern Somalia.

Somalia has been without a functioning central authority since leader Mohamed Siad Barre was ousted in 1991, plunging the country into more than a decade of bloody civil war as local factions fought for power.