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18/02/2014 (Brève 363) Le règne de l’injustice à Djibouti, (Par Mohamed Qayaad)

Les djiboutiens(nes)vivent au sein d’un leurre magistral, d’une République disparue que le régime autocratique s’acharne à ne pas reconnaître telle, et que ses politiques artificielles prétendent perpétuer.

Cette dictature qui broit des centaines de milliers djiboutiens repose sur une effroyable « machine de mort », en large partie secrète :escadrons de la mort, torture systématique, enlèvements et disparitions, manipulation de la violence des opposants, désinformation et « action psychologique ». . . 

La pratique généralisée de la torture, « banalisée » par la milice politique(SDS)depuis 1977, est en quelque sorte au fondement de la folie meurtrière qui se déchaînera plus tard, caractérisée par le mépris absolu de la vie humaine et du corps des adversaires supposés . 

Ce peuple affamé, anéanti au vu et au su de tous pour « la très juste cause » et les intérêts de l’ex-puissance colonisatrice. 

Un peuple livré à lui-même, mais nous posons toujours les mêmes questions fantômes auxquelles, beaucoup le savent, rien ne répondra, sinon le désastre des vies que ce silence ravage et dont on oublie qu’elles représentent chacune un destin.

Ces malfrats ont transformé Djibouti en une immense tombe:vivants, nous sommes morts – des morts vivants -. 

Mais le cynisme porte tout pouvoir à retourner contre ceux qu’il opprime le ressentiment. 

Leurs discours survolent les vrais problèmes ou les faussent, des discours qui sans fin ressassent les mêmes promesses intenables, ces discours-là sont passéistes et remuent sans fin des nostalgies qu’ils sauront toujours utiliser pour mieux mentir davantage. 

La remise en cause des fausses questions posées, le rétablissement de celles évitées, la dénonciation de celles escamotées:dénoncerait sans doute la duplicité du pouvoir autoritaire, ou plutôt des ioguistes, et leur intérêt à ce que la société djiboutienne demeure inféodée au système périmé, fondé sur la culture de bassesse, de l’avilissement. 

Le régime ioguiste utilise alors le système quasi parfait de la double pensée que Georges Orwell avait inventé en 1949, un an avant sa mort, pour . . . son célèbre 1984! :<< il fallait oublier un critère devenu inopportun, mais aller le rechercher quant il redevenait nécessaire, aussi longtemps qu'il le fallait. >>

Cette réalité, qui ne souffre aucune controverse chez les gens de bonne foi, définit la différence fondamentale du climat électoral: dans cette république (Djibouti) soumise à la terreur d’une machine à tuer devenue folle, soutenue ou dirigée par la France, les conditions de n’importe quel scrutin sont compromises à l’avance. 

Le silence n’est pas un mot que l’on peut utiliser pour décrire le régime détestable djiboutien.Ouf! Djibouti ou plus exactement la République De Djibouti est une démocratie.

Djibouti ressemble pour nous à un interminable crépuscule, ou au mieux à une aurore immobile.

La soldatesque du dictateur IOG, aura commis les pires exactions contre les citoyens djiboutiens suspectés d’être opposants. Des armes payées par les contribuables djiboutiens pour assurer leur sécurité, non; les forces de l’ordre ont plutôt tourné ses armes contre de paisibles citoyens. 

C’est une chose monstrueuse, dans cette cacophonie, les premières victimes de ces atrocités sont les femmes et les enfants.

Certaines images à Djibouti, restent indéfectiblement attachés à tels mots, à tels mystères, à telles vertus. Qui dit rpp , par exemple, dit pauvreté ; qui dit assemblée nationale, dit corruption ; qui dit IOG, dit despote et tyran.

Que de drames nous sont cachés.Et lorsque l’événement a lieu l’extradition de Mohamed Daher Robleh (15/02/2014),notre intérêt diminue avec la distance. Que reste-t-il aux citoyens responsables pour que le droit redevienne la référence de régulation entre les personnes et les biens, pour que l’Etat retrouve son indépendance et soit cette instance de défense et de préservation du bien commun ?

Je dois dire que cette méthode de l’humiliation personnelle est une méthode déplorable, même quand elle est utilisée contre des éléments politiques qui méritent d’être durement combattus. Nous sommes blasés, gavés d’informations. Nous acceptons le cynisme, l’égoïsme comme des marques regrettables mais inévitables de notre époque.Je me demande souvent si nous ne devenons pas, comme beaucoup de nos compatriotes, indifférents et découragés !N’est-ce pas le rôle du musulman d’aider autrui ? Et lorsque ce sont des proches, c’est un devoir.

Je le dis et redis aucun commentaire sur la nature du régime tribalocratique .Mais Abdillahi Nuh peut-il dénoncer les crimes crapuleux, les coups bas, les détournements de fonds, la situation catastrophique du régime du part-État, la frustation des hommes dont le dictateur IOG a abusé de leurs femmes ? Qui peut mieux nous informer que MDR?

Cet intellectuel qui était destiné au sacerdoce a fait preuve de courage de bonne volonté dans ce pays où la critique sur le régime est sacrilège de sa majesté.

L’histoire est parfois cruelle, un odieux être! IOG qui a toujours ignoré l’apport dans l’économie et la stabilité politique, du débat contradictoire, du brassage des énergies et des intelligences.

Cette dictature a jeté sur le chemin de l’exil plus d’un millier de Djiboutiens, l’exil, la douleur, l’humiliation, la souffrance; la situation est inhumaine, scandaleuse.

C’est votre droit Abdillahi Nuh de soutenir cette dictature mais l’exercice d’un métier soit-il par conviction ou par passion ne doit en aucun occulter la souffrance quotidienne de la famille de MDR qui n’a que trop souffert.

C’est à cela que j’aimerais que vous répondiez de façon claire et sans essayer de déplacer le débat. 

Aucun mot de compassion du responsable des FM pour les victimes de ce système barbare règnant à Djibouti. Et à qui le mal parut-il jamais plus repoussant, plus détestable? 

Ah ! qu’il s’ouvre donc bien large cet asile à tous nos compatriotes coupables! Faisons-leur sentir que si nous haïssons leurs forfaits, nous avons pitié de leurs âmes et voulons en guérir les plaies. 

J’aimerais que ce mot assez inusité de nos jours enivre votre intelligence, brûle votre cœur, vous donne un élan que rien ne peut arrêter. Où en êtes-vous du pardon? Ah!

Ce mot de compassion qui rend l’humain beau comme un ange : quel trésor !

Ce dont l’existence ne gêne point, c’est vraiment pour rien qu’on souffre de l’attendre! 

Beaucoup de gens pourtant fuient la mort, soit en tant que plus grands des malheurs, soit en tant que point final des choses de la vie.

La question mérite de toute façon d’être posée et elle ne peut pas être tranchée à grand coup d’arguments psychologiques. 

25/08/06 (B363-B) L’ARDHD annonce la fin de l’actualisation quotidienne de son site Internet. Le numéro B 363 est le dernier.

Constituée en 1992 pour soutenir, à leur demande, les prisonniers politiques à Djibouti, depuis cette date, l’ARDHD n’a jamais cessé d’agir pour leur libération et plus généralement pour le Respect des Droits de l’homme dans le pays.

Début 1999, elle a ouvert son site Internet, qui est devenu au fil des années, l’une des sources d’information incontournables sur la situation à Djibouti et dans les pays voisins. Le site, qui a été le premier site d’information sur les Droits de l’Homme à Djibouti, a permis :

  • de redonner la parole aux Djiboutiens qui ne pouvaient pas s’exprimer,
  • de faire connaître au monde, les dérives du système d’Ismaël Omar Guelleh,
  • de freiner ses ambitions souvent criminelles et de limiter considérablement les atteintes aux Droits de l’homme, en les médiatisant.

Aujourd’hui, l’ARDHD est convaincue qu’aucun progrés ne sera possible, sans la concertation ni la volonté des différents partis sincères d’opposition, des syndicats libres et des associations qui oeuvrent en faveur de Djibouti.

En lançant le projet d’une conférence à Paris, l’ARDHD s’était proposée de réunir les différents acteurs sincères de l’opposition à la dictature, pour les aider, de façon neutre, à construire une plate-forme commune, dont l’objectif aurait été de mettre un terme à la tyrannie et de réorganiser la vie politique et sociale dans le pays, pour reconstruire un Etat de droit, respectueux des citoyennes et des citoyens.

A ce jour, faute d’un nombre suffisant d’écho et de réponses favorables de la part des hommes politiques et d’un engagement des responsables d’Association, l’ARDHD retire son projet. Ce n’est pas un échec pour l’ARDHD, mais c’est un échec pour le peuple djiboutien qui continuera à subir la torture, l’asservissement, l’injustice, la terreur et l’effondrement économique, devant l’indifférence de la communauté internationale et parfois même, la complicité des grandes puissances installées militairement dans le pays.

Nous en avons bien conscience, mais ce ne sont pas les seuls moyens ni les ressources limitées de l’équipe bénévole de l’ARDHD qui pourront faire changer la situation, d’autant plus que l’Association n’a aucune ambition, ni politique, ni économique, dans le pays.

Sans le consensus des partis politiques à s’accorder sur l’objectif prioritaire commun qui devrait être de mettre un terme au système Guelleh et en l’absence de plaintes pénales qui devraient être déposées par les victimes ou par leurs familles, nous ne pouvons rien faire de plus.

Peut-être avons nous rêvé exagérément en croyant pouvoir apporter notre contribution bénévole et sans arrière-pensée, à l’amélioration de la situation dans le pays, avec le partenariat de tous les acteurs concernés ?

Dans ces conditions, nos analyses montrent que le site Internet de l’ARDHD n’a plus de raison d’être. Après sept années de publication ininterrompue, qui ont imposé des efforts considérables et malgré notre attachement sincère à la cause du Peuple djiboutien, nous avons décidé de mettre un terme définitif à son évolution et à sa mise à jour. Ce n’est pas sans une grande émotion que cette décision a été prise.

Bien entendu, les archives de l’ARDHD continueront à être accessibles en ligne, car elles constituent, avec plus de 8.000 articles, un témoignage journalier fort des années 1999 – 2006.

Les Djiboutiens retrouveront sur les nombreux sites qui se sont développés au fil des années, certains avec le soutien technologique de l’ARDHD, les informations qu’ils recherchent.

Merci à tous les internautes pour leur soutien. Merci aux centaines d’informateurs pour les contributions qu’ils nous ont envoyées. Merci aux informaticiens qui ont développé les programmes que nous utilisons.

Un grand merci tout particulier non seulement à Roger Picon qui nous a envoyé toutes ses illustrations et ses caricatures, qui ont amusé et qui ont fait passer des messages forts mais aussi à tous les membres de l’équipe qui se sont dévoués pour assurer une permanence sans faille.

Nous avons confiance dans l’avenir et nous sommes certains que des hommes et des femmes engagés, convaincus de la nécessité de changer le système et reconnus par les citoyens, émergeront et agiront pour rétablir un régime démocratique dans la République.

Au revoir à tous et bon courage aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens.

24/08/06 (B 363-B) Somalie – Point de vue – Selon l’ancien Président somalien Abdikassim (issu du processus contesté d’Arta, mais gloire éphémère de Guelleh), les Ethiopiens sont accusés de manipuler le Gouvernement de transition d’Abdul i Yusuf et de rêver à un partage du pays …. (En anglais Sh.M.Network – info lecteur)

Ex-Somali president Abdikasim: Ethiopia dreams of splitting up Somalia
By Aweys Osman Yusuf

Mogadishu 22, August. 06 ( Sh.M.Network) Former Somalian president Abdikasim Salad Hassan held a press conference at his headquarter today condemning Ethiopia for managing and controlling the Somali interim government led by president Abdul i Yusuf.

He praised the Islamists’ seizure over the capital Mogadishu.

“ The Union of Islamic Courts have been formed in the general interest of the Somali people and it exists because of them”, said Abdikasim, adding that the Islamists would save the Somali people.

Abdikasim blamed Ethiopia for violating IGAD decisions that called not to give safe heaven to the defeated Mogadshu warlords.

“The Somali government which was supposed to honestly serve the Somali population has chosen to be puppet of Ethiopia that desperately requires to disintegrate Somalia”, Abdikasim, former Somali president said.

This is the first time Abdikasim Salad Hassan has spoken about the issues of Somalia since the Union of Islamic Courts overpowered former tribal warlords.
He urged the Islamists to welcome the international community that is interested in the unity of Somalis, including the United States, Europeans and Arabs.

24/08/06 (B363-B) En écho à nos publications, le Président de la Fédération djiboutienne de Foot-Ball confirme enfin, dans l’ADI, les raisons de l’annulation de la participation de l’équipe djiboutienne à la phase éliminatoire de la CAN 2008. C’est bien ce que nous avions imaginé et écrit depuis plusieurs jours ! L’argent a disparu, mais on ne dit pas dans quelle poche !!! Nous, on a une petite idée !(ADI)

_____________________________ Extrait de l’ADI

Le dirigeant de la Fédération Djiboutienne de Football (FDF) déclare que les raisons qui ont poussé Djibouti à déclarer forfait sont d’ordre financier

DJIBOUTI (ADI) – 23 Août 2006- Après l’annonce officielle, le 17 août dernier, du retrait de la sélection djiboutienne par le porte-parole de la CAF, M.Suleiman Habuba, le Président de la Fédération Djiboutienne de Football (FDF) a affirmé aujourd’hui, au cours d’une déclaration faite à la presse, que la principale raison de ce forfait est avant tout d’ordre financier.

Pour M.Houssein Fadoul Dabar, l’équipe de Djibouti qui, rappelons-le, devait disputer son premier match à domicile contre les Eléphants, n’a pas pu participer à cette compétition sportive parce que la FDF, a-t-il précisé, n’a tout simplement pas été en mesure de prendre en charge les frais de déplacement des joueurs.

« N’ayant pas bénéficié d’une quelconque subvention pour supporter une telle charge (45 000 000 à 50 000 000 Fdj), nous avons été obligé de déclarer forfait aux éliminatoires de la CAN 2008» a-t-il indiqué.

La République de Djibouti qui, selon la Confédération Africaine de Football (CAF), figurait dans le Groupe 1 avec la Côte d’Ivoire, le Gabon et Madagascar, a pris part à ses premières éliminatoires en 2002 mais elle n’a, malheureusement, pas fait long feu.

Après un nul 1-1 conquis à domicile face à la République Démocratique du Congo, la formation djiboutienne a en effet subi une véritable déroute lors du match retour (1-9).

En décembre 2001, elle a également subi une défaite plus lourde, malmenée par l’Ouganda sur le score de 1-10.

C’est en 1998 que Djibouti a remporté le plus beau succès de son histoire. A l’époque, elle s’était imposée 4-1 aux dépens du Yémen. L’équipe ne concourra pas lors de la compétition préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA 2006.

Il mérite de rappeler par ailleurs que la République de Djibouti a été le seul et unique pays qui, sur les 52 membres de la zone africaine, manqua à l’appel lors du tirage au sort des pré-qualifications de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, effectué à Paris.

Trop souvent absente du concert international, elle n’a participé ni à la Challenge Cup 2003 de la Cecafa ni à la Coupe d’Afrique des Nations 2004.

Affiliée à la FIFA depuis 1994 et membre de la CAF depuis 1986, la République de Djibouti se positionne, selon le dernier classement de la FIFA, en 51e place derrière la Somalie, se contentant de la dernière place avec Sao Tomé e Principe.

24/08/06 (B363-B) Ethiopie : le programme du HCR cherche d’urgence des fonds pour porter secours aux dizaines de milliers de personnes en détresse après les innondations catastrophiques.

Le programme du HCR en situation désespérée en Ethiopie

Addis-Abeba, 23/08 – Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a un besoin désespéré de fonds pour boucler son programme 2006 en Ethiopie, a déclaré mardi, le représentant adjoint du Bureau régional de liaison du HCR pour l`Afrique, Fernando Protti-Alvarado, qui a affirmé que ce programme, qui s`occupe de près de 100.000 réfugiés, est confronté à une sérieuse crise financière.

M. Protti-Alvarado a fait cette remarque à l`occasion de la réception d`un don de 397.233 dollars américains du gouvernement australien et du Programme des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA) pour les activités humanitaires de l`agence en Ethiopie.

L`Australie a contribué à hauteur de 382.653 dollars américains dans les secteurs de la santé, des besoins intérieurs, l`eau et la protection internationale dans l`ouest de l`Ethiopie qui abrite plus de 70.000 réfugiés soudanais.

L`ONUSIDA a déboursé 14.580 dollars pour financer le recrutement d`un conseiller technique pour le programme VIH/SIDA dans les camps de réfugiés.Le Japon a récemment donné un million de dollars pour le programme du HCR en Ethiopie, qui accueille aussi des réfugiés érythréens et somaliens.

24/08/06 (B363-B) Innondations tragiques en Ethiopie. Pour quelles raisons la France se tait et n’envoie pas des secours à partir de sa base de Djibouti, comme les Américains l’ont fait ? (ARDHD)

Les secours aux populations éthiopiennes en détresse, après les tragiques innondations, semblent avoir été longs à arriver.

  • D’abord la difficulté des lieux à rejoindre, qui était recouvert sur des milliers de Km2 par les eaux des rivières qui avaient débordées,
  • Le manque de moyens de l’Ethiopie : matériel, coordination, préparation pour assumer les conséquences d’un tel désastre ?
  • Retard de l’aide internationale : difficulté de coordination, … ?
  • Crise somalienne et implication des forces éthiopiennes qui ont pénétré les zones frontalières pour porter assistance au gouvernement de transition ?

Récemment, nous avons appris que les Américains avaient envoyé des troupes en renfort, à partir de Djibouti.

Il est étonnant que la France se taise et n’ait pas annoncé l’envoi de troupes pour porter assistance aux populations : la France connaît bien le terrain et dispose à Djibouti de moyens militaires et médicaux pour intervenir ….

Pour quelles raisons, n’est-elle pas intervenue ? au moins officiellement ?

  • Parce que Guelleh qui n’entretient plus de relations véritablement cordiales avec Meles Zenawi, aurait demandé aux Français, à ses ordres, de ne pas intervenir ? C’est une possibilité …
  • Parce que l’Ethiopie serait un domaine « réservé » américain, qui soutienne son action contre les extrémistes musulmans et les terroristes ? Autre possibilité ….

L’UA a débloqué une aide d’urgence de 100.000 US$, pour les sinistrés. Certes ce n’est qu’une goutte d’eau : s’il y a 118.000 sinistrés, cela fait moins de 85 cents (0,85 US $) par personne. Pas de quoi aller trés loin quand on a tout perdu, même si le niveau de vie en Ethiopie figure parmi les plus bas de la planète …

24/08/06 (B363-B) LDDH : appel urgent d’Amnesty pour sauver d’abord le Professeur Mesfin Woldermariam, prisonnier politique en Ethiopie, âgé et malade et ensuite pour tous les autres prisonniers politiques incarcérés par le Gouvernement de Meles Zenawi. Modèle de l’appel à envoyer.


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 23 AOÛT 2006
SUR LA

SITUATION DES DROITS
DE L’HOMME EN ETHIOPIE

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très inquiète de la
situation alarmante qui prévaut en Ethiopie, en générale et de la répression
intolérable à l’égard des Défenseurs des Droits de l’Homme, en particulier.

La Ligue Djiboutienne des Droits de l’Humains (LDDH) demande aux Autorités
de l’Ethiopie :

  1. de mettre fin à la répression contre tous les Objecteurs de conscience,
    les Défenseurs des Droits de l’Homme, contre tous nos frères et voisins
    d’Ethiopie.
  2. de relâcher tous les prisonniers d’opinion, et de mettre fin aux tortures
    physiques et morales notamment sur les prisonniers politiques comme le
    Professeur Mesfin Woldemariam âgé de 76 ans.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Informations sur le Professeur Mesfin Woldemariam

Amnesty international

PUBLIC AI Index: AFR 25/024/2006
23 August 2006

UA 224/06 Medical concern/ Prisoner of Conscience

ETHIOPIA Professor Mesfin Woldemariam (m), aged 76, founder and former Chair
of the Ethiopian Human Rights Council

Prisoner of conscience Professor Mesfin Woldemariam, aged 76, is receiving
treatment in Addis Ababa’s Police Hospital after collapsing in his prison
cell on 18 August. He is reportedly suffering with pneumonia, which is
likely to have been caused by the harsh conditions in which he has been
held. Amnesty International is concerned that he may be returned to Kaliti
Prison in Addis Ababa without receiving all the medical treatment that he
needs.

Retired geography professor Mesfin Woldemariam, Ethiopia’s most prominent
human rights defender, has been detained since 1 November 2005, and is among
76 opposition party leaders, journalists and human rights defenders on trial
on charges of « outrage against the Constitution », « obstruction of the
exercise of constitutional powers », « inciting, organizing or leading armed
rebellion » and « attempted genocide, » in connection to the demonstrations
against alleged fraud in the May 2005 elections in Ethiopia (see UA 284/05,
AFR 25/017/2005, 02 November 2005, and follow-ups). He is said to be
« responding well to treatment » for pneumonia in hospital, but his condition
still remains serious and potentially life-threatening.

He has been in poor health for some time and prior to his arrest had been
confined to bed for two months with back and leg problems, for which he has
reportedly received no medical treatment at Kaliti Prison. He carried out
two hunger strikes in December 2005 and January 2006 in protest at his
detention and trial.

In Kaliti prison, Professor Mesfin Woldemariam has been held in a
zinc-walled cell with other prisoners. In the current rainy season in
Ethiopia, the cell is cold and damp. Hygiene, sanitary and toilet facilities
are very poor. There are rats, cockroaches and fleas in the cell. Prisoners
are allowed weekend visits in a large group, and can receive food, books and
other items from their families, but are not allowed private family visits,
writing materials or correspondence. They are provided with medical
treatment as needed, either in prison or in hospital, but there have
sometimes been delays and other deficiencies. Diplomats and delegates or
visitors from abroad are sometimes allowed access, but often refused.

Amnesty International believes that the harsh prison conditions and
Professor Mesfin Woldemariam’s previous poor health have contributed in
large measure to his current bout of pneumonia. Some other prisoners who
have also needed hospital treatment after being detained in these
conditions, including opposition party leader Dr Berhanu Negga (see UA
195/06, AFR 25/020/2006, 14 July 2006, and follow-ups), have previously been
returned to Kaliti prison before medical tests were completed and against
the advice of doctors, leading to a deterioration in their health. It is
feared that if Professor Mesfin Woldemariam is returned to Kaliti prison in
similar circumstances, his current and pre-existing medical complaints,
combined with his age and the conditions in which he is held, could have
grave consequences for his health.

BACKGROUND INFORMATION

Professor Mesfin Woldemariam founded the Ethiopian Human Rights Council
(EHRCO), a non-governmental organization, in 1991. He was its chair until
2005 when he resigned and joined the election campaign as an advisor of the
Rainbow Party which is part of the Coalition for Unity and Democracy (CUD),
the main opposition party. The government has been consistently hostile to
the EHRCO, which is the only human rights group (eventually officially
registered) investigating, documenting and reporting on human rights
violations through its central and regional offices.

Several thousand suspected government opponents from the Coalition for Unity
and Democracy (CUD) and other opposition parties were detained following
demonstrations in June and November 2005 in Addis Ababa and other towns.

They were protesting against alleged fraud in the parliamentary elections of
15 May 2005. During the demonstrations, the security forces shot dead at
least 86 people and allegedly many more, wounded over 200 others, and seven
police were killed by mobs. A parliamentary inquiry is currently
investigating the killings at the demonstration. CUD leaders who were
elected to parliament and the Addis Ababa City Council refused to take up
their positions.

In December 2005, they were charged with instigating the
violence. All defendants except three civil society activists refused to
defend themselves, on the grounds that they did not expect to receive a fair
trial. In early August the trial was adjourned until 4 October due to the
annual court recess. Until then, defendants will have no opportunity to
bring complaints about their treatment before the court.

RECOMMENDED ACTION:

Please send appeals to arrive as quickly as possible, in English or your own language:

  • expressing concern that Professor Mesfin Woldemariam has fallen seriously
    ill in prison and is now in hospital, reportedly with pneumonia;
  • expressing concern that this is likely to have been caused by the harsh
    conditions in which he has been held at Kaliti prison;
  • calling for guarantees that he will receive all necessary medical
    treatment and tests in hospital for pneumonia and his other medical
    complaints, for as long as doctors at the hospital deem it necessary and
    until he has fully recovered;
  • calling also for his release on medical grounds, and that he not be
    returned to the same harsh prison conditions which led to his recent
    life-threatening illness;
  • renewing calls for the authorities to release Professor Mesfin Woldemariam
    unconditionally, as Amnesty International believes him to be a prisoner of
    conscience, detained solely for exercising his right to freedom of opinion;
  • calling on the authorities to respect regional and international standards
    for the treatment of prisoners, such as the UN Standard Minimum Rules for
    the Treatment of Prisoners.

APPEALS TO:

Prime Minister
His Excellency Meles Zenawi,
Office of the Prime Minister,
PO Box 1031,
Addis Ababa,
Ethiopia

Fax: + 251 11 1552020 / 1552030 (please keep trying)

Salutation: Your Excellency

Minister of Justice

Mr Assefa Kesito,
Ministry of Justice,
PO Box 1370, Addis Ababa,
Ethiopia

Fax: + 251 11 5517775 / 5520874

Email: ministry-justice@telecom.net

Salutation: Dear Minister

COPIES TO:

President Girma Wolde-Giorgis,

Office of the President,
PO Box 1031/ PO Box 23698,

Addis Ababa, Ethiopia

Fax: + 251 11 5518656

Minister of Foreign Affairs

Mr Seyoum Mesfin,
Ministry of Foreign Affairs,
PO Box 393, Addis Ababa,

Ethiopia

Fax: + 251 11 5514300

Email: mfa.addis@telecom.net.et

and to diplomatic representatives of Ethiopia accredited to your country.

PLEASE SEND APPEALS IMMEDIATELY. Check with the International Secretariat,
or your section office, if sending appeals after 4 October 2006.

24/08/06 (B363-B) Le Nouveau Réveil (Côte d’Ivoire) : la vérité sur la disparition du Journalise Guy André Kieffer en Côte d’ivoire, commence à éclater. (Autres informations RFI, Le Patriote)

Révélations de Bernard Kieffer, le frère du Journaliste franco-canadien, disparu en avril 2004 en Côte d’Ivoire, probablement assassiné.

Que savent les autorités françaises ?

 

jeudi 24 août 2006 ____________________________ Le nouveau Réveil (CI)

Les révélations de Bernard Kieffer, frère de Guy André Kieffer sont à la fois effrayantes, troublantes et accablantes.

Effrayantes pour le commun des mortels qui ne manque pas d’avoir la chair de poule devant la froideur de la monstruosité.

Troublantes pour tous ceux qui jusque-là se contentaient de dire que Kieffer avait disparu et que personne ne savait où il est.

Enfin accablantes pour des gens au sommet de l’Etat qui avaient été cités en son temps comme commanditaires, exécutants et complices de l’enlèvement de Kieffer. . Mieux, les révélations de Bernard Keiffer sont une accusation directe au régime ivoirien qui de sang-froid aurait liquidé ce journaliste gênant.

Qui était en effet le capitaine Tony Oulaï au moment des faits ?

L’intéressé l’a dit lui-même, il était jusqu’à un passé récent avant de prendre ses distances, presque l’homme à tout faire du régime. Celui qui exécutait les plus sales besognes. Instructeur des miliciens, il était également mécanicien et pilote des hélicoptères de guerre MI-24 pour le compte du régime FPI. Il était l’homme des missions sécrètes et des opérations.

Le régime était donc à ses petits soins.

Si les allégations de Bernard Kieffer se confirment, on peut dire alors que c’est le régime FPI qui a planifié l’enlèvement et l’exécution de Kieffer. Car à ce moment, le capitaine Tony Oulaï ne pouvait rien entreprendre sans les instructions et les directives du sommet du régime.

Dans tous les cas, les déclarations de Bernard Kieffer constituent une sérieuse piste pour éclairer cette sale affaire qui n’a que trop duré.

Qui, en effet, a commandité l’enlèvement ? Qui a enlevé le journaliste ? Qui l’a décapité ? Qui l’a enterré ? Qui l’a déterré quelques jours après, puis l’a enterré de nouveau? Sur ordre de qui ? Et Pourquoi ?

Sans doute la vérité totale n’est plus loin.

Ouattara Chérif

___________________________ Interview RFI reprise par le Patriote

Bernard Kieffer (Frère de Guy André Kieffer) :
“Mon frère a été interrogé par Tony et un Colonel”

Le Patriote No. 2070 du Jeudi 24 Aout 2006

Disparition de Guy-André Kieffer

Il y a de nouveaux éléments sur la disparition du journaliste franco-canadien. Son frère Bernard Kieffer s’est confié mercredi soir à «RFI».

RFI : Avez-vous de nouveaux éléments dans l’enquête ?
Bernard Kieffer : Mon frère aurait été enlevé en milieu de la journée, 13h15 je crois, sur le parking du super marché PRIMA à Abidjan. Conduit ensuite à la villa de Tony Oulaï qui se trouve dans le quartier Attoban- Riviéra.

Il a été interrogé sur place.

Dans les heures qui ont suivi, il a été interrogé par un colonel dont j’ignore le nom pour l’instant mais qui l’aurait questionné pendant deux jours.

Ceci nous amène au 18 Avril soir au moment où mon frère est ramené dans l’une des propretés de Oulai qui se trouve à la périphérie d’Abidjan. Et là, il aurait été exécuté et inhumé sur place. Donc, on est au 18 Avril soir. Dans les jours qui ont suivi, c’est-à-dire du 20 au 21 Avril, son corps aurait été transporté ailleurs.

RFI : Et en ce qui concerne les commanditaires, l’enquête se précise.
BK : Cela est certainement beaucoup plus difficile et ça sera peut-être l’étape ultérieure. Pour l’instant,on n’en est pas là.

Le travail du juge se focalise sur la dimension opérationnelle. Et moi je n’ai pas d’éléments sur l’identité du commanditaire.

(Propos recueillis sur RFI
par D. Maïmouma)

_____________________________ Le Patriote

Côte d’Ivoire: Affaire Kieffer – révélations sur la disparition du journaliste

Le Patriote (Abidjan)

23 Août 2006
Publié sur le web le 23 Août 2006

Kigbafory Inza

Ce n’est pas une surprise. C’est une confirmation. L’épais nuage sur la disparition, le 16 avril 2004, du journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s’éclaircit de plus en plus.

Depuis quelques jours, Bernard Kieffer, le frère du journaliste, le juge d’instruction en charge de l’affaire, Patrick Ramaël, et un policier français séjournent à Abidjan.

Ils ont été aperçus plusieurs fois à la Police judicaire, au Parquet d’Abidjan-Plateau et dans divers quartiers d’Abidjan. Selon une source judiciaire ivoirienne, les trois Français sont à Abidjan pour reconstituer les faits. Et ils ont de la matière.

Selon notre interlocuteur, la police française connaît parfaitement, à ce jour, le parcours et les circonstances de la mort du journaliste Guy-André Kieffer. Mais aussi les noms des personnes impliquées. C’est-à-dire les exécutants (au nombre de 17) et les commanditaires.

Ce magistrat ivoirien qui est très au faîte du dossier explique que, contrairement aux premières certitudes, Guy-André Kieffer est mort dès le troisième jour de son enlèvement. Après son enlèvement, l’après-midi du 16 avril, notre confrère a subi plusieurs interrogatoires dans divers lieux d’Abidjan: un bureau de l’immeuble Sciam à Abidjan-Plateau (interrogé en présence du locataire d’alors, le ministre Bohoun Bouabré), le domicile du Capitaine Tony Oulaï à Abidjan-Cocody, le sous-sol de la Présidence de la République (où il a été interrogé par un colonel) et enfin la ferme de poulets du capitaine Tony Oulaï à Yopougon.

Selon une source policière française, tout indique que ce dernier a été le principal exécutant dans cette affaire. Il a été présent à toutes les étapes, insiste-t-il, à savoir à l’enlèvement et à l’achèvement du journaliste. Une source policière ivoirienne confirme en effet que Kieffer est mort, sans dire comment, dans la ferme de poulets de Tony Oulaï.

Il y a été très vite enterré avant d’être déterré quelques jours plus tard, lorsque l’affaire a commencé à faire grand bruit. Tous ces faits ont été reconstitués par les trois Français. Ces derniers qui repartent ce soir pour Paris ne sont pas pour autant totalement satisfaits. Ils ne savent toujours pas où se trouve le corps du journaliste.