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18/02/2014 (Brève 363) Le règne de l’injustice à Djibouti, (Par Mohamed Qayaad)

Les djiboutiens(nes)vivent au sein d’un leurre magistral, d’une République disparue que le régime autocratique s’acharne à ne pas reconnaître telle, et que ses politiques artificielles prétendent perpétuer.

Cette dictature qui broit des centaines de milliers djiboutiens repose sur une effroyable « machine de mort », en large partie secrète :escadrons de la mort, torture systématique, enlèvements et disparitions, manipulation de la violence des opposants, désinformation et « action psychologique ». . . 

La pratique généralisée de la torture, « banalisée » par la milice politique(SDS)depuis 1977, est en quelque sorte au fondement de la folie meurtrière qui se déchaînera plus tard, caractérisée par le mépris absolu de la vie humaine et du corps des adversaires supposés . 

Ce peuple affamé, anéanti au vu et au su de tous pour « la très juste cause » et les intérêts de l’ex-puissance colonisatrice. 

Un peuple livré à lui-même, mais nous posons toujours les mêmes questions fantômes auxquelles, beaucoup le savent, rien ne répondra, sinon le désastre des vies que ce silence ravage et dont on oublie qu’elles représentent chacune un destin.

Ces malfrats ont transformé Djibouti en une immense tombe:vivants, nous sommes morts – des morts vivants -. 

Mais le cynisme porte tout pouvoir à retourner contre ceux qu’il opprime le ressentiment. 

Leurs discours survolent les vrais problèmes ou les faussent, des discours qui sans fin ressassent les mêmes promesses intenables, ces discours-là sont passéistes et remuent sans fin des nostalgies qu’ils sauront toujours utiliser pour mieux mentir davantage. 

La remise en cause des fausses questions posées, le rétablissement de celles évitées, la dénonciation de celles escamotées:dénoncerait sans doute la duplicité du pouvoir autoritaire, ou plutôt des ioguistes, et leur intérêt à ce que la société djiboutienne demeure inféodée au système périmé, fondé sur la culture de bassesse, de l’avilissement. 

Le régime ioguiste utilise alors le système quasi parfait de la double pensée que Georges Orwell avait inventé en 1949, un an avant sa mort, pour . . . son célèbre 1984! :<< il fallait oublier un critère devenu inopportun, mais aller le rechercher quant il redevenait nécessaire, aussi longtemps qu'il le fallait. >>

Cette réalité, qui ne souffre aucune controverse chez les gens de bonne foi, définit la différence fondamentale du climat électoral: dans cette république (Djibouti) soumise à la terreur d’une machine à tuer devenue folle, soutenue ou dirigée par la France, les conditions de n’importe quel scrutin sont compromises à l’avance. 

Le silence n’est pas un mot que l’on peut utiliser pour décrire le régime détestable djiboutien.Ouf! Djibouti ou plus exactement la République De Djibouti est une démocratie.

Djibouti ressemble pour nous à un interminable crépuscule, ou au mieux à une aurore immobile.

La soldatesque du dictateur IOG, aura commis les pires exactions contre les citoyens djiboutiens suspectés d’être opposants. Des armes payées par les contribuables djiboutiens pour assurer leur sécurité, non; les forces de l’ordre ont plutôt tourné ses armes contre de paisibles citoyens. 

C’est une chose monstrueuse, dans cette cacophonie, les premières victimes de ces atrocités sont les femmes et les enfants.

Certaines images à Djibouti, restent indéfectiblement attachés à tels mots, à tels mystères, à telles vertus. Qui dit rpp , par exemple, dit pauvreté ; qui dit assemblée nationale, dit corruption ; qui dit IOG, dit despote et tyran.

Que de drames nous sont cachés.Et lorsque l’événement a lieu l’extradition de Mohamed Daher Robleh (15/02/2014),notre intérêt diminue avec la distance. Que reste-t-il aux citoyens responsables pour que le droit redevienne la référence de régulation entre les personnes et les biens, pour que l’Etat retrouve son indépendance et soit cette instance de défense et de préservation du bien commun ?

Je dois dire que cette méthode de l’humiliation personnelle est une méthode déplorable, même quand elle est utilisée contre des éléments politiques qui méritent d’être durement combattus. Nous sommes blasés, gavés d’informations. Nous acceptons le cynisme, l’égoïsme comme des marques regrettables mais inévitables de notre époque.Je me demande souvent si nous ne devenons pas, comme beaucoup de nos compatriotes, indifférents et découragés !N’est-ce pas le rôle du musulman d’aider autrui ? Et lorsque ce sont des proches, c’est un devoir.

Je le dis et redis aucun commentaire sur la nature du régime tribalocratique .Mais Abdillahi Nuh peut-il dénoncer les crimes crapuleux, les coups bas, les détournements de fonds, la situation catastrophique du régime du part-État, la frustation des hommes dont le dictateur IOG a abusé de leurs femmes ? Qui peut mieux nous informer que MDR?

Cet intellectuel qui était destiné au sacerdoce a fait preuve de courage de bonne volonté dans ce pays où la critique sur le régime est sacrilège de sa majesté.

L’histoire est parfois cruelle, un odieux être! IOG qui a toujours ignoré l’apport dans l’économie et la stabilité politique, du débat contradictoire, du brassage des énergies et des intelligences.

Cette dictature a jeté sur le chemin de l’exil plus d’un millier de Djiboutiens, l’exil, la douleur, l’humiliation, la souffrance; la situation est inhumaine, scandaleuse.

C’est votre droit Abdillahi Nuh de soutenir cette dictature mais l’exercice d’un métier soit-il par conviction ou par passion ne doit en aucun occulter la souffrance quotidienne de la famille de MDR qui n’a que trop souffert.

C’est à cela que j’aimerais que vous répondiez de façon claire et sans essayer de déplacer le débat. 

Aucun mot de compassion du responsable des FM pour les victimes de ce système barbare règnant à Djibouti. Et à qui le mal parut-il jamais plus repoussant, plus détestable? 

Ah ! qu’il s’ouvre donc bien large cet asile à tous nos compatriotes coupables! Faisons-leur sentir que si nous haïssons leurs forfaits, nous avons pitié de leurs âmes et voulons en guérir les plaies. 

J’aimerais que ce mot assez inusité de nos jours enivre votre intelligence, brûle votre cœur, vous donne un élan que rien ne peut arrêter. Où en êtes-vous du pardon? Ah!

Ce mot de compassion qui rend l’humain beau comme un ange : quel trésor !

Ce dont l’existence ne gêne point, c’est vraiment pour rien qu’on souffre de l’attendre! 

Beaucoup de gens pourtant fuient la mort, soit en tant que plus grands des malheurs, soit en tant que point final des choses de la vie.

La question mérite de toute façon d’être posée et elle ne peut pas être tranchée à grand coup d’arguments psychologiques. 

25/08/06 (B363-B) L’ARDHD annonce la fin de l’actualisation quotidienne de son site Internet. Le numéro B 363 est le dernier.

Constituée en 1992 pour soutenir, à leur demande, les prisonniers politiques à Djibouti, depuis cette date, l’ARDHD n’a jamais cessé d’agir pour leur libération et plus généralement pour le Respect des Droits de l’homme dans le pays.

Début 1999, elle a ouvert son site Internet, qui est devenu au fil des années, l’une des sources d’information incontournables sur la situation à Djibouti et dans les pays voisins. Le site, qui a été le premier site d’information sur les Droits de l’Homme à Djibouti, a permis :

  • de redonner la parole aux Djiboutiens qui ne pouvaient pas s’exprimer,
  • de faire connaître au monde, les dérives du système d’Ismaël Omar Guelleh,
  • de freiner ses ambitions souvent criminelles et de limiter considérablement les atteintes aux Droits de l’homme, en les médiatisant.

Aujourd’hui, l’ARDHD est convaincue qu’aucun progrés ne sera possible, sans la concertation ni la volonté des différents partis sincères d’opposition, des syndicats libres et des associations qui oeuvrent en faveur de Djibouti.

En lançant le projet d’une conférence à Paris, l’ARDHD s’était proposée de réunir les différents acteurs sincères de l’opposition à la dictature, pour les aider, de façon neutre, à construire une plate-forme commune, dont l’objectif aurait été de mettre un terme à la tyrannie et de réorganiser la vie politique et sociale dans le pays, pour reconstruire un Etat de droit, respectueux des citoyennes et des citoyens.

A ce jour, faute d’un nombre suffisant d’écho et de réponses favorables de la part des hommes politiques et d’un engagement des responsables d’Association, l’ARDHD retire son projet. Ce n’est pas un échec pour l’ARDHD, mais c’est un échec pour le peuple djiboutien qui continuera à subir la torture, l’asservissement, l’injustice, la terreur et l’effondrement économique, devant l’indifférence de la communauté internationale et parfois même, la complicité des grandes puissances installées militairement dans le pays.

Nous en avons bien conscience, mais ce ne sont pas les seuls moyens ni les ressources limitées de l’équipe bénévole de l’ARDHD qui pourront faire changer la situation, d’autant plus que l’Association n’a aucune ambition, ni politique, ni économique, dans le pays.

Sans le consensus des partis politiques à s’accorder sur l’objectif prioritaire commun qui devrait être de mettre un terme au système Guelleh et en l’absence de plaintes pénales qui devraient être déposées par les victimes ou par leurs familles, nous ne pouvons rien faire de plus.

Peut-être avons nous rêvé exagérément en croyant pouvoir apporter notre contribution bénévole et sans arrière-pensée, à l’amélioration de la situation dans le pays, avec le partenariat de tous les acteurs concernés ?

Dans ces conditions, nos analyses montrent que le site Internet de l’ARDHD n’a plus de raison d’être. Après sept années de publication ininterrompue, qui ont imposé des efforts considérables et malgré notre attachement sincère à la cause du Peuple djiboutien, nous avons décidé de mettre un terme définitif à son évolution et à sa mise à jour. Ce n’est pas sans une grande émotion que cette décision a été prise.

Bien entendu, les archives de l’ARDHD continueront à être accessibles en ligne, car elles constituent, avec plus de 8.000 articles, un témoignage journalier fort des années 1999 – 2006.

Les Djiboutiens retrouveront sur les nombreux sites qui se sont développés au fil des années, certains avec le soutien technologique de l’ARDHD, les informations qu’ils recherchent.

Merci à tous les internautes pour leur soutien. Merci aux centaines d’informateurs pour les contributions qu’ils nous ont envoyées. Merci aux informaticiens qui ont développé les programmes que nous utilisons.

Un grand merci tout particulier non seulement à Roger Picon qui nous a envoyé toutes ses illustrations et ses caricatures, qui ont amusé et qui ont fait passer des messages forts mais aussi à tous les membres de l’équipe qui se sont dévoués pour assurer une permanence sans faille.

Nous avons confiance dans l’avenir et nous sommes certains que des hommes et des femmes engagés, convaincus de la nécessité de changer le système et reconnus par les citoyens, émergeront et agiront pour rétablir un régime démocratique dans la République.

Au revoir à tous et bon courage aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens.

24/08/06 (B363-B) Point de vue – Somalie – Déployer une force internationale d’interposition, mais dans quel but ? (Editorial de Shabait.com -Asmara – publié par allAfrica.com) (En anglais – Info lecteur)

Somalia: Deploying Peacekeeping Mission in Somalia – for What Purpose?

Shabait.com (Asmara)
EDITORIAL
August 23, 2006
Posted to the web August 23, 2006

Asmara

After 15 years of civil war and political turmoil, mainly due to external interferences, positive political developments aiming at reconciliation are gaining momentum in Somalia , set in motion by the Somalis themselves.

It is true that these developments may not be welcome to some quarters who have their own agendas regarding the matter, but to other quarters who wish to see peace restored in Somalia , these are indeed positive and promising developments.

At present the Somali people, having learned their lesson from past experience, are cautiously moving towards unity and reconciliation on their own, as a result of which the world is witnessing positive developments. Yet, instead of encouraging this internal initiative, various attempts are being made to pave the way for external military intervention so as to obstruct the aforementioned developments. One of such attempts is the ridiculous proposition about the need of a peacekeeping mission in Somalia being advocated in the name of IGAD and the AU, the latter being an organization that had uttered not a word during the Somali people’s 16-year long plight.

Numerous incidents and concrete evidences verify the futility of the military interventions in different parts of the world, supposedly to keep peace, by the UN or other regional organizations. This being the reality, however, it is baffling to see the mission of peacekeeping forces developing from resolving conflicts between two nations to assuming the role of mediation in the internal conflicts and differences occurring in a number of countries. Regardless of the reasons given, such interferences are in fact against the charter and principles of the UN and African Union as well as national sovereignty.

What then is the real objective of the military intervention being sought to be launched in Somalia in the name of IGAD? Which countries are members of IGAD? Whose soldiers are going to Somalia in a peacekeeping mission representing IGAD? And for what purpose? The answers to these questions are unmistakably self-evident.

As is well known Ethiopia has always been averse to the idea of a united Somali nation. Hence, more than any other party, Ethiopia is bound feel uneasy about the new developments in Somalia moving in the direction of reconciliation. Thus, it should not be very surprising to see Ethiopia applying every political tool in its disposal to undermine positive developments in Somalia .

One such tool Ethiopia chose to employ is the IGAD organization. It is an undeniable fact that Ethiopia had been violating Somalia ‘s sovereignty for its own agenda by claiming to have been given a mandate by IGAD to assist in the Somali reconciliation process. And now, the new proposal to deploy a peacekeeping mission in Somalia in the name of IGAD will only amount to raising the number of Ethiopian soldiers in that country. The only task this so-called peacekeeping mission will accomplish is to implement the TPLF’s own agenda and nothing more. It cannot thus be too difficult to imagine the consequen ces of deploying a peacekeeping mission with the TPLF regime’s devious agenda.

Hence, all IGAD member nations should take measures before their identities are used as a cover up to secure Ethiopian interests. The only solution for the Somali people’s problem still remains supporting their aspirations to resolve their problems on their own and directing the new developments to this end. Deploying a so-called peacekeeping mission is most certainly not a solution.

24/08/06 (B363-B) Somalie, vers l’internationalisation du conflit, avec la présence de camps d’entraînements qui pourrait accueillir des instructeurs erythréens, afghans et pakistanais, selon Reuters ?

Des instructeurs étrangers en Somalie
Reuters
Édition du jeudi 24 août 2006

Mogadiscio — L’Union des tribunaux islamiques (UTI), dont les miliciens se sont emparés en juin de Mogadiscio et d’une partie du sud de la Somalie, a ouvert hier un camp d’entraînement où exercent des instructeurs érythréens, afghans et pakistanais, selon des témoins.

Leur présence confirmerait les craintes des observateurs au sujet d’une internationalisation de la crise qui déchire d’ores et déjà la corne de l’Afrique et menace la maigre autorité du gouvernement intérimaire somalien. Les États-Unis craignent que la Somalie ne devienne un havre pour les djihadistes du monde entier.

24/08/06 (B 363-B) Somalie – Point de vue – Selon l’ancien Président somalien Abdikassim (issu du processus contesté d’Arta, mais gloire éphémère de Guelleh), les Ethiopiens sont accusés de manipuler le Gouvernement de transition d’Abdul i Yusuf et de rêver à un partage du pays …. (En anglais Sh.M.Network – info lecteur)

Ex-Somali president Abdikasim: Ethiopia dreams of splitting up Somalia
By Aweys Osman Yusuf

Mogadishu 22, August. 06 ( Sh.M.Network) Former Somalian president Abdikasim Salad Hassan held a press conference at his headquarter today condemning Ethiopia for managing and controlling the Somali interim government led by president Abdul i Yusuf.

He praised the Islamists’ seizure over the capital Mogadishu.

“ The Union of Islamic Courts have been formed in the general interest of the Somali people and it exists because of them”, said Abdikasim, adding that the Islamists would save the Somali people.

Abdikasim blamed Ethiopia for violating IGAD decisions that called not to give safe heaven to the defeated Mogadshu warlords.

“The Somali government which was supposed to honestly serve the Somali population has chosen to be puppet of Ethiopia that desperately requires to disintegrate Somalia”, Abdikasim, former Somali president said.

This is the first time Abdikasim Salad Hassan has spoken about the issues of Somalia since the Union of Islamic Courts overpowered former tribal warlords.
He urged the Islamists to welcome the international community that is interested in the unity of Somalis, including the United States, Europeans and Arabs.

24/08/06 (B363-B) En écho à nos publications, le Président de la Fédération djiboutienne de Foot-Ball confirme enfin, dans l’ADI, les raisons de l’annulation de la participation de l’équipe djiboutienne à la phase éliminatoire de la CAN 2008. C’est bien ce que nous avions imaginé et écrit depuis plusieurs jours ! L’argent a disparu, mais on ne dit pas dans quelle poche !!! Nous, on a une petite idée !(ADI)

_____________________________ Extrait de l’ADI

Le dirigeant de la Fédération Djiboutienne de Football (FDF) déclare que les raisons qui ont poussé Djibouti à déclarer forfait sont d’ordre financier

DJIBOUTI (ADI) – 23 Août 2006- Après l’annonce officielle, le 17 août dernier, du retrait de la sélection djiboutienne par le porte-parole de la CAF, M.Suleiman Habuba, le Président de la Fédération Djiboutienne de Football (FDF) a affirmé aujourd’hui, au cours d’une déclaration faite à la presse, que la principale raison de ce forfait est avant tout d’ordre financier.

Pour M.Houssein Fadoul Dabar, l’équipe de Djibouti qui, rappelons-le, devait disputer son premier match à domicile contre les Eléphants, n’a pas pu participer à cette compétition sportive parce que la FDF, a-t-il précisé, n’a tout simplement pas été en mesure de prendre en charge les frais de déplacement des joueurs.

« N’ayant pas bénéficié d’une quelconque subvention pour supporter une telle charge (45 000 000 à 50 000 000 Fdj), nous avons été obligé de déclarer forfait aux éliminatoires de la CAN 2008» a-t-il indiqué.

La République de Djibouti qui, selon la Confédération Africaine de Football (CAF), figurait dans le Groupe 1 avec la Côte d’Ivoire, le Gabon et Madagascar, a pris part à ses premières éliminatoires en 2002 mais elle n’a, malheureusement, pas fait long feu.

Après un nul 1-1 conquis à domicile face à la République Démocratique du Congo, la formation djiboutienne a en effet subi une véritable déroute lors du match retour (1-9).

En décembre 2001, elle a également subi une défaite plus lourde, malmenée par l’Ouganda sur le score de 1-10.

C’est en 1998 que Djibouti a remporté le plus beau succès de son histoire. A l’époque, elle s’était imposée 4-1 aux dépens du Yémen. L’équipe ne concourra pas lors de la compétition préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA 2006.

Il mérite de rappeler par ailleurs que la République de Djibouti a été le seul et unique pays qui, sur les 52 membres de la zone africaine, manqua à l’appel lors du tirage au sort des pré-qualifications de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, effectué à Paris.

Trop souvent absente du concert international, elle n’a participé ni à la Challenge Cup 2003 de la Cecafa ni à la Coupe d’Afrique des Nations 2004.

Affiliée à la FIFA depuis 1994 et membre de la CAF depuis 1986, la République de Djibouti se positionne, selon le dernier classement de la FIFA, en 51e place derrière la Somalie, se contentant de la dernière place avec Sao Tomé e Principe.

24/08/06 (B363-B) Ethiopie : le programme du HCR cherche d’urgence des fonds pour porter secours aux dizaines de milliers de personnes en détresse après les innondations catastrophiques.

Le programme du HCR en situation désespérée en Ethiopie

Addis-Abeba, 23/08 – Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a un besoin désespéré de fonds pour boucler son programme 2006 en Ethiopie, a déclaré mardi, le représentant adjoint du Bureau régional de liaison du HCR pour l`Afrique, Fernando Protti-Alvarado, qui a affirmé que ce programme, qui s`occupe de près de 100.000 réfugiés, est confronté à une sérieuse crise financière.

M. Protti-Alvarado a fait cette remarque à l`occasion de la réception d`un don de 397.233 dollars américains du gouvernement australien et du Programme des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA) pour les activités humanitaires de l`agence en Ethiopie.

L`Australie a contribué à hauteur de 382.653 dollars américains dans les secteurs de la santé, des besoins intérieurs, l`eau et la protection internationale dans l`ouest de l`Ethiopie qui abrite plus de 70.000 réfugiés soudanais.

L`ONUSIDA a déboursé 14.580 dollars pour financer le recrutement d`un conseiller technique pour le programme VIH/SIDA dans les camps de réfugiés.Le Japon a récemment donné un million de dollars pour le programme du HCR en Ethiopie, qui accueille aussi des réfugiés érythréens et somaliens.

24/08/06 (B363-B) Innondations tragiques en Ethiopie. Pour quelles raisons la France se tait et n’envoie pas des secours à partir de sa base de Djibouti, comme les Américains l’ont fait ? (ARDHD)

Les secours aux populations éthiopiennes en détresse, après les tragiques innondations, semblent avoir été longs à arriver.

  • D’abord la difficulté des lieux à rejoindre, qui était recouvert sur des milliers de Km2 par les eaux des rivières qui avaient débordées,
  • Le manque de moyens de l’Ethiopie : matériel, coordination, préparation pour assumer les conséquences d’un tel désastre ?
  • Retard de l’aide internationale : difficulté de coordination, … ?
  • Crise somalienne et implication des forces éthiopiennes qui ont pénétré les zones frontalières pour porter assistance au gouvernement de transition ?

Récemment, nous avons appris que les Américains avaient envoyé des troupes en renfort, à partir de Djibouti.

Il est étonnant que la France se taise et n’ait pas annoncé l’envoi de troupes pour porter assistance aux populations : la France connaît bien le terrain et dispose à Djibouti de moyens militaires et médicaux pour intervenir ….

Pour quelles raisons, n’est-elle pas intervenue ? au moins officiellement ?

  • Parce que Guelleh qui n’entretient plus de relations véritablement cordiales avec Meles Zenawi, aurait demandé aux Français, à ses ordres, de ne pas intervenir ? C’est une possibilité …
  • Parce que l’Ethiopie serait un domaine « réservé » américain, qui soutienne son action contre les extrémistes musulmans et les terroristes ? Autre possibilité ….

L’UA a débloqué une aide d’urgence de 100.000 US$, pour les sinistrés. Certes ce n’est qu’une goutte d’eau : s’il y a 118.000 sinistrés, cela fait moins de 85 cents (0,85 US $) par personne. Pas de quoi aller trés loin quand on a tout perdu, même si le niveau de vie en Ethiopie figure parmi les plus bas de la planète …