Articles

18/02/2014 (Brève 363) Le règne de l’injustice à Djibouti, (Par Mohamed Qayaad)

Les djiboutiens(nes)vivent au sein d’un leurre magistral, d’une République disparue que le régime autocratique s’acharne à ne pas reconnaître telle, et que ses politiques artificielles prétendent perpétuer.

Cette dictature qui broit des centaines de milliers djiboutiens repose sur une effroyable « machine de mort », en large partie secrète :escadrons de la mort, torture systématique, enlèvements et disparitions, manipulation de la violence des opposants, désinformation et « action psychologique ». . . 

La pratique généralisée de la torture, « banalisée » par la milice politique(SDS)depuis 1977, est en quelque sorte au fondement de la folie meurtrière qui se déchaînera plus tard, caractérisée par le mépris absolu de la vie humaine et du corps des adversaires supposés . 

Ce peuple affamé, anéanti au vu et au su de tous pour « la très juste cause » et les intérêts de l’ex-puissance colonisatrice. 

Un peuple livré à lui-même, mais nous posons toujours les mêmes questions fantômes auxquelles, beaucoup le savent, rien ne répondra, sinon le désastre des vies que ce silence ravage et dont on oublie qu’elles représentent chacune un destin.

Ces malfrats ont transformé Djibouti en une immense tombe:vivants, nous sommes morts – des morts vivants -. 

Mais le cynisme porte tout pouvoir à retourner contre ceux qu’il opprime le ressentiment. 

Leurs discours survolent les vrais problèmes ou les faussent, des discours qui sans fin ressassent les mêmes promesses intenables, ces discours-là sont passéistes et remuent sans fin des nostalgies qu’ils sauront toujours utiliser pour mieux mentir davantage. 

La remise en cause des fausses questions posées, le rétablissement de celles évitées, la dénonciation de celles escamotées:dénoncerait sans doute la duplicité du pouvoir autoritaire, ou plutôt des ioguistes, et leur intérêt à ce que la société djiboutienne demeure inféodée au système périmé, fondé sur la culture de bassesse, de l’avilissement. 

Le régime ioguiste utilise alors le système quasi parfait de la double pensée que Georges Orwell avait inventé en 1949, un an avant sa mort, pour . . . son célèbre 1984! :<< il fallait oublier un critère devenu inopportun, mais aller le rechercher quant il redevenait nécessaire, aussi longtemps qu'il le fallait. >>

Cette réalité, qui ne souffre aucune controverse chez les gens de bonne foi, définit la différence fondamentale du climat électoral: dans cette république (Djibouti) soumise à la terreur d’une machine à tuer devenue folle, soutenue ou dirigée par la France, les conditions de n’importe quel scrutin sont compromises à l’avance. 

Le silence n’est pas un mot que l’on peut utiliser pour décrire le régime détestable djiboutien.Ouf! Djibouti ou plus exactement la République De Djibouti est une démocratie.

Djibouti ressemble pour nous à un interminable crépuscule, ou au mieux à une aurore immobile.

La soldatesque du dictateur IOG, aura commis les pires exactions contre les citoyens djiboutiens suspectés d’être opposants. Des armes payées par les contribuables djiboutiens pour assurer leur sécurité, non; les forces de l’ordre ont plutôt tourné ses armes contre de paisibles citoyens. 

C’est une chose monstrueuse, dans cette cacophonie, les premières victimes de ces atrocités sont les femmes et les enfants.

Certaines images à Djibouti, restent indéfectiblement attachés à tels mots, à tels mystères, à telles vertus. Qui dit rpp , par exemple, dit pauvreté ; qui dit assemblée nationale, dit corruption ; qui dit IOG, dit despote et tyran.

Que de drames nous sont cachés.Et lorsque l’événement a lieu l’extradition de Mohamed Daher Robleh (15/02/2014),notre intérêt diminue avec la distance. Que reste-t-il aux citoyens responsables pour que le droit redevienne la référence de régulation entre les personnes et les biens, pour que l’Etat retrouve son indépendance et soit cette instance de défense et de préservation du bien commun ?

Je dois dire que cette méthode de l’humiliation personnelle est une méthode déplorable, même quand elle est utilisée contre des éléments politiques qui méritent d’être durement combattus. Nous sommes blasés, gavés d’informations. Nous acceptons le cynisme, l’égoïsme comme des marques regrettables mais inévitables de notre époque.Je me demande souvent si nous ne devenons pas, comme beaucoup de nos compatriotes, indifférents et découragés !N’est-ce pas le rôle du musulman d’aider autrui ? Et lorsque ce sont des proches, c’est un devoir.

Je le dis et redis aucun commentaire sur la nature du régime tribalocratique .Mais Abdillahi Nuh peut-il dénoncer les crimes crapuleux, les coups bas, les détournements de fonds, la situation catastrophique du régime du part-État, la frustation des hommes dont le dictateur IOG a abusé de leurs femmes ? Qui peut mieux nous informer que MDR?

Cet intellectuel qui était destiné au sacerdoce a fait preuve de courage de bonne volonté dans ce pays où la critique sur le régime est sacrilège de sa majesté.

L’histoire est parfois cruelle, un odieux être! IOG qui a toujours ignoré l’apport dans l’économie et la stabilité politique, du débat contradictoire, du brassage des énergies et des intelligences.

Cette dictature a jeté sur le chemin de l’exil plus d’un millier de Djiboutiens, l’exil, la douleur, l’humiliation, la souffrance; la situation est inhumaine, scandaleuse.

C’est votre droit Abdillahi Nuh de soutenir cette dictature mais l’exercice d’un métier soit-il par conviction ou par passion ne doit en aucun occulter la souffrance quotidienne de la famille de MDR qui n’a que trop souffert.

C’est à cela que j’aimerais que vous répondiez de façon claire et sans essayer de déplacer le débat. 

Aucun mot de compassion du responsable des FM pour les victimes de ce système barbare règnant à Djibouti. Et à qui le mal parut-il jamais plus repoussant, plus détestable? 

Ah ! qu’il s’ouvre donc bien large cet asile à tous nos compatriotes coupables! Faisons-leur sentir que si nous haïssons leurs forfaits, nous avons pitié de leurs âmes et voulons en guérir les plaies. 

J’aimerais que ce mot assez inusité de nos jours enivre votre intelligence, brûle votre cœur, vous donne un élan que rien ne peut arrêter. Où en êtes-vous du pardon? Ah!

Ce mot de compassion qui rend l’humain beau comme un ange : quel trésor !

Ce dont l’existence ne gêne point, c’est vraiment pour rien qu’on souffre de l’attendre! 

Beaucoup de gens pourtant fuient la mort, soit en tant que plus grands des malheurs, soit en tant que point final des choses de la vie.

La question mérite de toute façon d’être posée et elle ne peut pas être tranchée à grand coup d’arguments psychologiques. 

25/08/06 (B363-B) L’ARDHD annonce la fin de l’actualisation quotidienne de son site Internet. Le numéro B 363 est le dernier.

Constituée en 1992 pour soutenir, à leur demande, les prisonniers politiques à Djibouti, depuis cette date, l’ARDHD n’a jamais cessé d’agir pour leur libération et plus généralement pour le Respect des Droits de l’homme dans le pays.

Début 1999, elle a ouvert son site Internet, qui est devenu au fil des années, l’une des sources d’information incontournables sur la situation à Djibouti et dans les pays voisins. Le site, qui a été le premier site d’information sur les Droits de l’Homme à Djibouti, a permis :

  • de redonner la parole aux Djiboutiens qui ne pouvaient pas s’exprimer,
  • de faire connaître au monde, les dérives du système d’Ismaël Omar Guelleh,
  • de freiner ses ambitions souvent criminelles et de limiter considérablement les atteintes aux Droits de l’homme, en les médiatisant.

Aujourd’hui, l’ARDHD est convaincue qu’aucun progrés ne sera possible, sans la concertation ni la volonté des différents partis sincères d’opposition, des syndicats libres et des associations qui oeuvrent en faveur de Djibouti.

En lançant le projet d’une conférence à Paris, l’ARDHD s’était proposée de réunir les différents acteurs sincères de l’opposition à la dictature, pour les aider, de façon neutre, à construire une plate-forme commune, dont l’objectif aurait été de mettre un terme à la tyrannie et de réorganiser la vie politique et sociale dans le pays, pour reconstruire un Etat de droit, respectueux des citoyennes et des citoyens.

A ce jour, faute d’un nombre suffisant d’écho et de réponses favorables de la part des hommes politiques et d’un engagement des responsables d’Association, l’ARDHD retire son projet. Ce n’est pas un échec pour l’ARDHD, mais c’est un échec pour le peuple djiboutien qui continuera à subir la torture, l’asservissement, l’injustice, la terreur et l’effondrement économique, devant l’indifférence de la communauté internationale et parfois même, la complicité des grandes puissances installées militairement dans le pays.

Nous en avons bien conscience, mais ce ne sont pas les seuls moyens ni les ressources limitées de l’équipe bénévole de l’ARDHD qui pourront faire changer la situation, d’autant plus que l’Association n’a aucune ambition, ni politique, ni économique, dans le pays.

Sans le consensus des partis politiques à s’accorder sur l’objectif prioritaire commun qui devrait être de mettre un terme au système Guelleh et en l’absence de plaintes pénales qui devraient être déposées par les victimes ou par leurs familles, nous ne pouvons rien faire de plus.

Peut-être avons nous rêvé exagérément en croyant pouvoir apporter notre contribution bénévole et sans arrière-pensée, à l’amélioration de la situation dans le pays, avec le partenariat de tous les acteurs concernés ?

Dans ces conditions, nos analyses montrent que le site Internet de l’ARDHD n’a plus de raison d’être. Après sept années de publication ininterrompue, qui ont imposé des efforts considérables et malgré notre attachement sincère à la cause du Peuple djiboutien, nous avons décidé de mettre un terme définitif à son évolution et à sa mise à jour. Ce n’est pas sans une grande émotion que cette décision a été prise.

Bien entendu, les archives de l’ARDHD continueront à être accessibles en ligne, car elles constituent, avec plus de 8.000 articles, un témoignage journalier fort des années 1999 – 2006.

Les Djiboutiens retrouveront sur les nombreux sites qui se sont développés au fil des années, certains avec le soutien technologique de l’ARDHD, les informations qu’ils recherchent.

Merci à tous les internautes pour leur soutien. Merci aux centaines d’informateurs pour les contributions qu’ils nous ont envoyées. Merci aux informaticiens qui ont développé les programmes que nous utilisons.

Un grand merci tout particulier non seulement à Roger Picon qui nous a envoyé toutes ses illustrations et ses caricatures, qui ont amusé et qui ont fait passer des messages forts mais aussi à tous les membres de l’équipe qui se sont dévoués pour assurer une permanence sans faille.

Nous avons confiance dans l’avenir et nous sommes certains que des hommes et des femmes engagés, convaincus de la nécessité de changer le système et reconnus par les citoyens, émergeront et agiront pour rétablir un régime démocratique dans la République.

Au revoir à tous et bon courage aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens.

24/08/06 (B363-B) LDDH : appel urgent d’Amnesty pour sauver d’abord le Professeur Mesfin Woldermariam, prisonnier politique en Ethiopie, âgé et malade et ensuite pour tous les autres prisonniers politiques incarcérés par le Gouvernement de Meles Zenawi. Modèle de l’appel à envoyer.


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 23 AOÛT 2006
SUR LA

SITUATION DES DROITS
DE L’HOMME EN ETHIOPIE

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très inquiète de la
situation alarmante qui prévaut en Ethiopie, en générale et de la répression
intolérable à l’égard des Défenseurs des Droits de l’Homme, en particulier.

La Ligue Djiboutienne des Droits de l’Humains (LDDH) demande aux Autorités
de l’Ethiopie :

  1. de mettre fin à la répression contre tous les Objecteurs de conscience,
    les Défenseurs des Droits de l’Homme, contre tous nos frères et voisins
    d’Ethiopie.
  2. de relâcher tous les prisonniers d’opinion, et de mettre fin aux tortures
    physiques et morales notamment sur les prisonniers politiques comme le
    Professeur Mesfin Woldemariam âgé de 76 ans.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

_____________________________________________________________

Informations sur le Professeur Mesfin Woldemariam

Amnesty international

PUBLIC AI Index: AFR 25/024/2006
23 August 2006

UA 224/06 Medical concern/ Prisoner of Conscience

ETHIOPIA Professor Mesfin Woldemariam (m), aged 76, founder and former Chair
of the Ethiopian Human Rights Council

Prisoner of conscience Professor Mesfin Woldemariam, aged 76, is receiving
treatment in Addis Ababa’s Police Hospital after collapsing in his prison
cell on 18 August. He is reportedly suffering with pneumonia, which is
likely to have been caused by the harsh conditions in which he has been
held. Amnesty International is concerned that he may be returned to Kaliti
Prison in Addis Ababa without receiving all the medical treatment that he
needs.

Retired geography professor Mesfin Woldemariam, Ethiopia’s most prominent
human rights defender, has been detained since 1 November 2005, and is among
76 opposition party leaders, journalists and human rights defenders on trial
on charges of « outrage against the Constitution », « obstruction of the
exercise of constitutional powers », « inciting, organizing or leading armed
rebellion » and « attempted genocide, » in connection to the demonstrations
against alleged fraud in the May 2005 elections in Ethiopia (see UA 284/05,
AFR 25/017/2005, 02 November 2005, and follow-ups). He is said to be
« responding well to treatment » for pneumonia in hospital, but his condition
still remains serious and potentially life-threatening.

He has been in poor health for some time and prior to his arrest had been
confined to bed for two months with back and leg problems, for which he has
reportedly received no medical treatment at Kaliti Prison. He carried out
two hunger strikes in December 2005 and January 2006 in protest at his
detention and trial.

In Kaliti prison, Professor Mesfin Woldemariam has been held in a
zinc-walled cell with other prisoners. In the current rainy season in
Ethiopia, the cell is cold and damp. Hygiene, sanitary and toilet facilities
are very poor. There are rats, cockroaches and fleas in the cell. Prisoners
are allowed weekend visits in a large group, and can receive food, books and
other items from their families, but are not allowed private family visits,
writing materials or correspondence. They are provided with medical
treatment as needed, either in prison or in hospital, but there have
sometimes been delays and other deficiencies. Diplomats and delegates or
visitors from abroad are sometimes allowed access, but often refused.

Amnesty International believes that the harsh prison conditions and
Professor Mesfin Woldemariam’s previous poor health have contributed in
large measure to his current bout of pneumonia. Some other prisoners who
have also needed hospital treatment after being detained in these
conditions, including opposition party leader Dr Berhanu Negga (see UA
195/06, AFR 25/020/2006, 14 July 2006, and follow-ups), have previously been
returned to Kaliti prison before medical tests were completed and against
the advice of doctors, leading to a deterioration in their health. It is
feared that if Professor Mesfin Woldemariam is returned to Kaliti prison in
similar circumstances, his current and pre-existing medical complaints,
combined with his age and the conditions in which he is held, could have
grave consequences for his health.

BACKGROUND INFORMATION

Professor Mesfin Woldemariam founded the Ethiopian Human Rights Council
(EHRCO), a non-governmental organization, in 1991. He was its chair until
2005 when he resigned and joined the election campaign as an advisor of the
Rainbow Party which is part of the Coalition for Unity and Democracy (CUD),
the main opposition party. The government has been consistently hostile to
the EHRCO, which is the only human rights group (eventually officially
registered) investigating, documenting and reporting on human rights
violations through its central and regional offices.

Several thousand suspected government opponents from the Coalition for Unity
and Democracy (CUD) and other opposition parties were detained following
demonstrations in June and November 2005 in Addis Ababa and other towns.

They were protesting against alleged fraud in the parliamentary elections of
15 May 2005. During the demonstrations, the security forces shot dead at
least 86 people and allegedly many more, wounded over 200 others, and seven
police were killed by mobs. A parliamentary inquiry is currently
investigating the killings at the demonstration. CUD leaders who were
elected to parliament and the Addis Ababa City Council refused to take up
their positions.

In December 2005, they were charged with instigating the
violence. All defendants except three civil society activists refused to
defend themselves, on the grounds that they did not expect to receive a fair
trial. In early August the trial was adjourned until 4 October due to the
annual court recess. Until then, defendants will have no opportunity to
bring complaints about their treatment before the court.

RECOMMENDED ACTION:

Please send appeals to arrive as quickly as possible, in English or your own language:

  • expressing concern that Professor Mesfin Woldemariam has fallen seriously
    ill in prison and is now in hospital, reportedly with pneumonia;
  • expressing concern that this is likely to have been caused by the harsh
    conditions in which he has been held at Kaliti prison;
  • calling for guarantees that he will receive all necessary medical
    treatment and tests in hospital for pneumonia and his other medical
    complaints, for as long as doctors at the hospital deem it necessary and
    until he has fully recovered;
  • calling also for his release on medical grounds, and that he not be
    returned to the same harsh prison conditions which led to his recent
    life-threatening illness;
  • renewing calls for the authorities to release Professor Mesfin Woldemariam
    unconditionally, as Amnesty International believes him to be a prisoner of
    conscience, detained solely for exercising his right to freedom of opinion;
  • calling on the authorities to respect regional and international standards
    for the treatment of prisoners, such as the UN Standard Minimum Rules for
    the Treatment of Prisoners.

APPEALS TO:

Prime Minister
His Excellency Meles Zenawi,
Office of the Prime Minister,
PO Box 1031,
Addis Ababa,
Ethiopia

Fax: + 251 11 1552020 / 1552030 (please keep trying)

Salutation: Your Excellency

Minister of Justice

Mr Assefa Kesito,
Ministry of Justice,
PO Box 1370, Addis Ababa,
Ethiopia

Fax: + 251 11 5517775 / 5520874

Email: ministry-justice@telecom.net

Salutation: Dear Minister

COPIES TO:

President Girma Wolde-Giorgis,

Office of the President,
PO Box 1031/ PO Box 23698,

Addis Ababa, Ethiopia

Fax: + 251 11 5518656

Minister of Foreign Affairs

Mr Seyoum Mesfin,
Ministry of Foreign Affairs,
PO Box 393, Addis Ababa,

Ethiopia

Fax: + 251 11 5514300

Email: mfa.addis@telecom.net.et

and to diplomatic representatives of Ethiopia accredited to your country.

PLEASE SEND APPEALS IMMEDIATELY. Check with the International Secretariat,
or your section office, if sending appeals after 4 October 2006.

24/08/06 (B363-B) Le Nouveau Réveil (Côte d’Ivoire) : la vérité sur la disparition du Journalise Guy André Kieffer en Côte d’ivoire, commence à éclater. (Autres informations RFI, Le Patriote)

Révélations de Bernard Kieffer, le frère du Journaliste franco-canadien, disparu en avril 2004 en Côte d’Ivoire, probablement assassiné.

Que savent les autorités françaises ?

 

jeudi 24 août 2006 ____________________________ Le nouveau Réveil (CI)

Les révélations de Bernard Kieffer, frère de Guy André Kieffer sont à la fois effrayantes, troublantes et accablantes.

Effrayantes pour le commun des mortels qui ne manque pas d’avoir la chair de poule devant la froideur de la monstruosité.

Troublantes pour tous ceux qui jusque-là se contentaient de dire que Kieffer avait disparu et que personne ne savait où il est.

Enfin accablantes pour des gens au sommet de l’Etat qui avaient été cités en son temps comme commanditaires, exécutants et complices de l’enlèvement de Kieffer. . Mieux, les révélations de Bernard Keiffer sont une accusation directe au régime ivoirien qui de sang-froid aurait liquidé ce journaliste gênant.

Qui était en effet le capitaine Tony Oulaï au moment des faits ?

L’intéressé l’a dit lui-même, il était jusqu’à un passé récent avant de prendre ses distances, presque l’homme à tout faire du régime. Celui qui exécutait les plus sales besognes. Instructeur des miliciens, il était également mécanicien et pilote des hélicoptères de guerre MI-24 pour le compte du régime FPI. Il était l’homme des missions sécrètes et des opérations.

Le régime était donc à ses petits soins.

Si les allégations de Bernard Kieffer se confirment, on peut dire alors que c’est le régime FPI qui a planifié l’enlèvement et l’exécution de Kieffer. Car à ce moment, le capitaine Tony Oulaï ne pouvait rien entreprendre sans les instructions et les directives du sommet du régime.

Dans tous les cas, les déclarations de Bernard Kieffer constituent une sérieuse piste pour éclairer cette sale affaire qui n’a que trop duré.

Qui, en effet, a commandité l’enlèvement ? Qui a enlevé le journaliste ? Qui l’a décapité ? Qui l’a enterré ? Qui l’a déterré quelques jours après, puis l’a enterré de nouveau? Sur ordre de qui ? Et Pourquoi ?

Sans doute la vérité totale n’est plus loin.

Ouattara Chérif

___________________________ Interview RFI reprise par le Patriote

Bernard Kieffer (Frère de Guy André Kieffer) :
“Mon frère a été interrogé par Tony et un Colonel”

Le Patriote No. 2070 du Jeudi 24 Aout 2006

Disparition de Guy-André Kieffer

Il y a de nouveaux éléments sur la disparition du journaliste franco-canadien. Son frère Bernard Kieffer s’est confié mercredi soir à «RFI».

RFI : Avez-vous de nouveaux éléments dans l’enquête ?
Bernard Kieffer : Mon frère aurait été enlevé en milieu de la journée, 13h15 je crois, sur le parking du super marché PRIMA à Abidjan. Conduit ensuite à la villa de Tony Oulaï qui se trouve dans le quartier Attoban- Riviéra.

Il a été interrogé sur place.

Dans les heures qui ont suivi, il a été interrogé par un colonel dont j’ignore le nom pour l’instant mais qui l’aurait questionné pendant deux jours.

Ceci nous amène au 18 Avril soir au moment où mon frère est ramené dans l’une des propretés de Oulai qui se trouve à la périphérie d’Abidjan. Et là, il aurait été exécuté et inhumé sur place. Donc, on est au 18 Avril soir. Dans les jours qui ont suivi, c’est-à-dire du 20 au 21 Avril, son corps aurait été transporté ailleurs.

RFI : Et en ce qui concerne les commanditaires, l’enquête se précise.
BK : Cela est certainement beaucoup plus difficile et ça sera peut-être l’étape ultérieure. Pour l’instant,on n’en est pas là.

Le travail du juge se focalise sur la dimension opérationnelle. Et moi je n’ai pas d’éléments sur l’identité du commanditaire.

(Propos recueillis sur RFI
par D. Maïmouma)

_____________________________ Le Patriote

Côte d’Ivoire: Affaire Kieffer – révélations sur la disparition du journaliste

Le Patriote (Abidjan)

23 Août 2006
Publié sur le web le 23 Août 2006

Kigbafory Inza

Ce n’est pas une surprise. C’est une confirmation. L’épais nuage sur la disparition, le 16 avril 2004, du journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s’éclaircit de plus en plus.

Depuis quelques jours, Bernard Kieffer, le frère du journaliste, le juge d’instruction en charge de l’affaire, Patrick Ramaël, et un policier français séjournent à Abidjan.

Ils ont été aperçus plusieurs fois à la Police judicaire, au Parquet d’Abidjan-Plateau et dans divers quartiers d’Abidjan. Selon une source judiciaire ivoirienne, les trois Français sont à Abidjan pour reconstituer les faits. Et ils ont de la matière.

Selon notre interlocuteur, la police française connaît parfaitement, à ce jour, le parcours et les circonstances de la mort du journaliste Guy-André Kieffer. Mais aussi les noms des personnes impliquées. C’est-à-dire les exécutants (au nombre de 17) et les commanditaires.

Ce magistrat ivoirien qui est très au faîte du dossier explique que, contrairement aux premières certitudes, Guy-André Kieffer est mort dès le troisième jour de son enlèvement. Après son enlèvement, l’après-midi du 16 avril, notre confrère a subi plusieurs interrogatoires dans divers lieux d’Abidjan: un bureau de l’immeuble Sciam à Abidjan-Plateau (interrogé en présence du locataire d’alors, le ministre Bohoun Bouabré), le domicile du Capitaine Tony Oulaï à Abidjan-Cocody, le sous-sol de la Présidence de la République (où il a été interrogé par un colonel) et enfin la ferme de poulets du capitaine Tony Oulaï à Yopougon.

Selon une source policière française, tout indique que ce dernier a été le principal exécutant dans cette affaire. Il a été présent à toutes les étapes, insiste-t-il, à savoir à l’enlèvement et à l’achèvement du journaliste. Une source policière ivoirienne confirme en effet que Kieffer est mort, sans dire comment, dans la ferme de poulets de Tony Oulaï.

Il y a été très vite enterré avant d’être déterré quelques jours plus tard, lorsque l’affaire a commencé à faire grand bruit. Tous ces faits ont été reconstitués par les trois Français. Ces derniers qui repartent ce soir pour Paris ne sont pas pour autant totalement satisfaits. Ils ne savent toujours pas où se trouve le corps du journaliste.

24/08/06 (B363-B) Les innondations tragiques en Ethiopie : un millier de victimes et plus de 118.000 personnes touchées par la pluie (AllAfrica.com en anglais). Arrivée du premier convoi d’aide par la route au sud ouest. (AFP en français) (Infos lecteur)

_______________________________ AFP

Inondations en Ethiopie: arrivée au sud-ouest du 1er convoi d’aide par route

ADDIS ABEBA (AFP) – Le premier convoi routier d’aide humanitaire a pu atteindre mardi le sud-ouest de l’Ethiopie, jusqu’ici inaccessible par voie de terre après les inondations qui ont fait 364 morts et des milliers de sinistrés dans la région, a-t-on appris de source officielle.

« Nous avons finalement pu atteindre Omerate avec des camions, ce qui va alléger le cauchemar logistique auquel nous avons fait face jusqu’à aujourd’hui », a déclaré mardi Sisay Taddeses, porte-parole de l’Agence gouvernementale pour la prévention des catastrophes, interrogé à Addis Abeba.

Après environ 300 km de trajet sur des routes inondées et où les ponts ont été détruits, un convoi de 11 camions est entré mardi dans la ville d’Omerate (environ 980 km au sud-ouest d’Addis Abeba), transportant de la nourriture, de l’eau, des médicaments, des tentes et des sacs de sable destinés aux survivants des inondations.

Selon M. Sisay, les premiers chargements d’aide seront acheminés par hélicoptère et par hors-bord à environ 8.000 villageois qui sont encore coupés du monde dans la région des Peuples et Nationalités du sud.

« Nous avons trois hélicoptères assurant 10 vols par jour pour livrer du matériel et de la nourriture aux personnes que l’on peut atteindre », a déclaré de son côté le porte-parole du ministère de la Défense, Dawit Assefa.

« Nos forces spéciales et nos hélicoptères continueront à fournir de l’aide jusqu’à ce que nous atteignions tous les endroits accessibles et que tout le monde ait été recensé et relogé dans des lieux plus sûrs », a-t-il assuré.

Ces inondations dans le sud-ouest ont été provoquées par le débordement le 14 août du fleuve Omo – qui se jette dans le lac Turkana – dans au moins 14 villages situés sur les rives du lac, à environ 700 km au sud-ouest d’Addis Abeba.

Cette crue a été causée par des pluies diluviennes qui se sont récemment abattues sur les hauts plateaux éthiopiens.

Le dernier bilan des inondations qui ont frappé depuis le 6 août l’est, le nord et le sud-ouest de l’Ethiopie est d’au moins 626 morts, 250 disparus, environ 118.000 personnes affectées et d’importants dégâts matériels.

___________________________________ AllAfrica.com

Ethiopia: WFP Says Flooding Far From Over – 118,000 Affected

PRESS RELEASE
August 22, 2006
Posted to the web August 22, 2006

Addis Ababa

With heavy rains continuing to pound much of Ethiopia, the United Nations World Food Programme (WFP) said today that 118,000 people – with hundreds killed or missing – have been hit by devastating floods in the past month and warned that the numbers of displaced, homeless and severely affected could rise further.

Although floods are relatively common during the June to September rainy season in Ethiopia, this year the country has experienced some of the heaviest and most intense on record, with water levels rising to critical levels at three dams in the west, south and north, where local residents have been advised to leave.

WFP, together with other humanitarian partners, has provided 37.5 metric tons of grain, 1.1 ton of vegetable oil, 4 metric tons of pulses and 50 cartons of biscuits and supplementary food for distribution to those affected. The food assistance, together with non-food items, has already been dispatched to four locations where survivors are temporarily sheltered.

« Throughout the country, the government and humanitarian groups, including WFP, are racing against the clock to deliver supplies and assistance to the people who are suffering, » said Abnezer Ngowi, WFP Acting Country Director in Ethiopia. « This is a race which must be won because so many lives are at stake. »

« We have distributed food and assigned staff to nearly all the affected areas throughout the country and are supporting the government and our partners in coordination and relief efforts. The scale of this crisis is huge – the magnitude and impact remains to be seen, » said Ngowi.

The Omo River has already burst its banks and flooded large swathes of land in the south west, some 800 kilometres south of the capital, Addis Ababa.

Thousands of people are marooned and encircled by flood waters in isolated areas along the Omo River valley, following flooding which has killed more than 300 people and washed away almost 3,000 livestock. Earlier flash floods in Dire Dawa killed 254 people, and with many still missing, the national death toll may rise.

Since search and rescue efforts began in south Omo on 15 August, 1,300 people have been rescued, but lashing rain and devastated infrastructure have hampered relief efforts. National army personnel have been deployed to assist and boats and helicopters are on the scene, airlifting survivors and dropping food and clean water to those people they can reach.

Of mounting concern is also the situation in Amhara region, northern Ethiopia, where 20,000 people have apparently been affected by flood waters from Lake Tana. Some 10,000 of these are camped in temporary shelters.

The government has assembled a rapid assessment team, including a field monitor from the WFP office in Dessie, to establish the extent of the floods. The government has also allocated food, plastic sheeting and tents for immediate dispatch to the displaced..

In Dire Dawa, eastern Ethiopia, where 254 people died and many more are still missing, a joint UN, inter-agency and government flash appeal for US$5.82 million has been issued, covering a range of food and non-food items as well as provision for rehabilitating the infrastructure.

« Funds are urgently needed to allow aid organisations like WFP to undertake additional and much needed food, nutrition, health, sanitation, water, logistics and road interventions, » said Abnezer Ngowi. « We must concentrate on the massive humanitarian task ahead. »

American soldiers from a US military base in neighbouring Djibouti arrived in Dire Dawa at the weekend to assist the emergency services in the post-flood operations. The government has also appealed to the international community to provide urgent search and rescue assistance in the form of helicopters and motor boats.

With more rains predicted over the coming weeks, WFP has warned that the crisis is still far from over. The Ethiopian government and military have stepped up the evacuation of scores of people from flood-prone, low-lying areas to higher ground.

The government is also standing by to release some of the excess water already in the Koka Dam on the Awash River in the east, and in the Tise Aby Dam on the Blue Nile River, in northern Ethiopia. Flood waters are also spilling over from the Gilgel Gibe Dam on the Omo River.

24/08/06 (B363-B) Les tribunaux islamiques rouvrent le port de Mogadiscio qui était fermé depuis dix ans. (BBC en anglais – info lecteur)

Mogadishu port formally reopens

No ships have docked at Mogadishu so far
The Somali port of Mogadishu, once one of the busiest in East Africa, has been declared open after a 10-year closure.
The Union of Islamic Courts, whose militia seized control of the capital in June, marked the opening with a ceremony at the quayside.

Workers have spent weeks clearing away debris blocking access, reports say.

But no ships have arrived yet, and this is not the first time the port has been declared open, the BBC’s Hassan Barise reports from Mogadishu.

The port and international airport have been closed since United Nations and US troops ended their operations in the city as it descended into chaos in the mid-1990s following the collapse of central government.

Since then, rival warlords have announced the reinauguration of the port on several occasions, but disagreements over revenues have kept the harbour closed, our correspondent said.

Regular commercial flights, to the United Arab Emirates, resumed three weeks ago for the first time since the closure of the airport.

The Islamic courts are opposed by the transitional government of Somalia, which is based in the town of Baidoa.

East African diplomats have been trying to bring the Islamists and the government together for talks.

24/08/06 (B363-B) Point de vue – Somalie – Déployer une force internationale d’interposition, mais dans quel but ? (Editorial de Shabait.com -Asmara – publié par allAfrica.com) (En anglais – Info lecteur)

Somalia: Deploying Peacekeeping Mission in Somalia – for What Purpose?

Shabait.com (Asmara)
EDITORIAL
August 23, 2006
Posted to the web August 23, 2006

Asmara

After 15 years of civil war and political turmoil, mainly due to external interferences, positive political developments aiming at reconciliation are gaining momentum in Somalia , set in motion by the Somalis themselves.

It is true that these developments may not be welcome to some quarters who have their own agendas regarding the matter, but to other quarters who wish to see peace restored in Somalia , these are indeed positive and promising developments.

At present the Somali people, having learned their lesson from past experience, are cautiously moving towards unity and reconciliation on their own, as a result of which the world is witnessing positive developments. Yet, instead of encouraging this internal initiative, various attempts are being made to pave the way for external military intervention so as to obstruct the aforementioned developments. One of such attempts is the ridiculous proposition about the need of a peacekeeping mission in Somalia being advocated in the name of IGAD and the AU, the latter being an organization that had uttered not a word during the Somali people’s 16-year long plight.

Numerous incidents and concrete evidences verify the futility of the military interventions in different parts of the world, supposedly to keep peace, by the UN or other regional organizations. This being the reality, however, it is baffling to see the mission of peacekeeping forces developing from resolving conflicts between two nations to assuming the role of mediation in the internal conflicts and differences occurring in a number of countries. Regardless of the reasons given, such interferences are in fact against the charter and principles of the UN and African Union as well as national sovereignty.

What then is the real objective of the military intervention being sought to be launched in Somalia in the name of IGAD? Which countries are members of IGAD? Whose soldiers are going to Somalia in a peacekeeping mission representing IGAD? And for what purpose? The answers to these questions are unmistakably self-evident.

As is well known Ethiopia has always been averse to the idea of a united Somali nation. Hence, more than any other party, Ethiopia is bound feel uneasy about the new developments in Somalia moving in the direction of reconciliation. Thus, it should not be very surprising to see Ethiopia applying every political tool in its disposal to undermine positive developments in Somalia .

One such tool Ethiopia chose to employ is the IGAD organization. It is an undeniable fact that Ethiopia had been violating Somalia ‘s sovereignty for its own agenda by claiming to have been given a mandate by IGAD to assist in the Somali reconciliation process. And now, the new proposal to deploy a peacekeeping mission in Somalia in the name of IGAD will only amount to raising the number of Ethiopian soldiers in that country. The only task this so-called peacekeeping mission will accomplish is to implement the TPLF’s own agenda and nothing more. It cannot thus be too difficult to imagine the consequen ces of deploying a peacekeeping mission with the TPLF regime’s devious agenda.

Hence, all IGAD member nations should take measures before their identities are used as a cover up to secure Ethiopian interests. The only solution for the Somali people’s problem still remains supporting their aspirations to resolve their problems on their own and directing the new developments to this end. Deploying a so-called peacekeeping mission is most certainly not a solution.

24/08/06 (B363-B) Somalie, vers l’internationalisation du conflit, avec la présence de camps d’entraînements qui pourrait accueillir des instructeurs erythréens, afghans et pakistanais, selon Reuters ?

Des instructeurs étrangers en Somalie
Reuters
Édition du jeudi 24 août 2006

Mogadiscio — L’Union des tribunaux islamiques (UTI), dont les miliciens se sont emparés en juin de Mogadiscio et d’une partie du sud de la Somalie, a ouvert hier un camp d’entraînement où exercent des instructeurs érythréens, afghans et pakistanais, selon des témoins.

Leur présence confirmerait les craintes des observateurs au sujet d’une internationalisation de la crise qui déchire d’ores et déjà la corne de l’Afrique et menace la maigre autorité du gouvernement intérimaire somalien. Les États-Unis craignent que la Somalie ne devienne un havre pour les djihadistes du monde entier.