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03/03/2014 (Brève 366) Dans une longue interview qu’il a accordé, par téléphone, à Radio Libre TV (Be) le 28 février, Houssein Ibrahim Houmed dénonce l’arrestation et l’emprisonnement illégal des membres de sa famille (dont sa mère très âgée) et il cite les cas de violation des Droits de l’Homme et d’exécutions extra-judiciaires, qui se multiplient depuis plusieurs années (A écouter via YouTube)

27/10/06 (B366) Elizabeth Borrel en appelle à Jacques Chirac / (L’Humanite 26/10/2006)

Élizabeth
Borrel fait cette fois appel au président de la République française
, pour que la vérité soit faite sur l’assassinat de son
mari.

Car depuis
qu’on a tenté de lui faire croire que le juge Borrel, dont le
corps a été retrouvé calciné en bas d’une
falaise à Djibouti en 1995, avait tenté de se suicider, elle
n’a cessé de se heurter à « une longue série
de mensonges, de rumeurs colportées parfois au plus haut niveau de
l’État, de dissimulations… ».

Dimanche
encore, moins de 48 heures après avoir donné à Mme Borel
des assurances sur la suite de l’enquête, le ministre des Affaires
étrangères, Philippe Douste Blazy, a de nouveau mis en balance
la thèse du suicide et celle du meurtre.

Une
« désagréable surprise » pour Mme Borrel qui rappelle
que, malgré les pressions, la justice française a abandonné
la thèse du suicide depuis 2004, les résultats de l’autopsie
étant sans appels. Aujourd’hui, elle demande à
Jacques Chirac, la fin de ces rumeurs en partie propagées, selon son
avocat, par « la cellule africaine de l’Élysée »
et l’accès aux documents classés confidentiels portant
sur la période 1994-1997.

L’indépendance
des juges a pourtant permis ces derniers temps au dossier d’avancer.

  • Passant
    outre l’avis du parquet, la juge en charge de l’enquête
    a délivré la semaine dernière des mandats d’arrêts
    contre deux Djiboutiens soupçonnés d’être les
    exécutants du meurtre
    et dont elle souhaiterait comparer
    l’ADN à celle trouvée sur le short du juge.
  • Au
    même moment, la cour d’appel de Paris a confirmé l’ouverture
    d’une information judiciaire visant l’ancien porte-parole du
    Quai d’Orsay, Hervé Ladsous, pour d’éventuelles
    pressions sur la justice.
  • Début
    octobre, la cour d’appel de Versailles avait déjà ordonné
    la diffusion de mandats d’arrêt contre le procureur de la République
    et le chef des services secrets de Djibouti pour « subornation de
    témoins »
    .
  • À
    ces victoires judiciaires, s’ajoute désormais le soutien de
    170 person-nalités. Élizabeth Borrel n’est plus seule
    à vouloir la justice malgré la raison d’État.
  • Un
    juge assassiné, Élisabeth Borrel, en collaboration avec le
    journaliste Bernard Nicolas. Éditions Flammarion, octobre 2006.

    Camille
    Bauer
    du 25 octobre 2006

    ©
    Copyright L’Humanite

26/10/06 (B366) ARD / Communiqué concernant le meeting UAD organisé à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Fitr, le 23 octobre.

Compte
rendu du meeting de l’opposition nationale à Djibouti, le lundi
23 octobre 2006
Les Djiboutiennes et les Djiboutiens se sont déplacés nombreux
au meeting de l’opposition le lundi 23 octobre 2006, jour béni
de l’Aïd el Fitr.

Le rassemblement
a réuni plusieurs centaines de militants et de sympathisants mobilisés
dès 9 heures ce matin sur l’étendue de l’avenue
Nasser, abritant à Djibouti ville le siège de l’Union
pour la démocratie et la justice (UDJ).

Le rassemblement
a été aussi le mot d’ordre de l’opposition qui comptait
sur les lieux plusieurs représentants des mouvements démocratiques
coalisés dans l’Union pour l’alternance démocratique
(UAD), à savoir l’Alliance républicaine pour le développement
(ARD), le Mouvement pour le renouveau de la démocratie et le développement
(MRD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

Également
présents en nombre, les militants du Parti démocratique djiboutien
(PDD) malgré l’absence de leur président Mohamed Daoud
Chehem en déplacement à Bruxelles.

Les discours
se sont centrés sur la situation générale qui prévaut
dans le pays sur tous les plans économique, social et des droits de
l’homme. Les participants ont ovationné leurs orateurs pour les
appels fervents à persévérer jusqu’à la
lie contre l’injustice et la tyrannie.

Le président
de l’ARD M. Ahmed Youssouf a discouru le premier appelant à redoubler
d’effort et de résistance, suivi par MM. Adan Mohamed Abdou et
Cassim Ahmed dans une présentation sans concession de la vie quotidienne
aujourd’hui à Djibouti.

Souleiman
Farah Lodon, 2e Vice-président du MRD, a harangué la foule à
son tour avant de céder la parole au secrétaire général
adjoint du parti M. Ahmed Guirreh.

Les dirigeants
de l’UAD ont dénoncé l’arrestation tôt ce
matin à son domicile du président de la Ligue djiboutienne des
droits de l’homme (LDDH), M. M. NOEL ABDI Jean-Paul, gardé au
commissariat toute la matinée sans raison avancée.

La réunion
publique a été aussi l’occasion de sonner l’heure
de la vérité s’agissant des limites incontestables de
l’action politique à Djibouti, où le mouvement démocratique
est proscrit. Car si en démocratie l’essence des formations politiques
est de concourir à des élections libres, une autocratie s’est
emparée de notre pays rendant impossible toute évolution sociale.

C’est
pourquoi l’opposition nationale prendra la liberté d’exprimer
les prochains jours, devant le peuple et devant la communauté internationale,
toutes les conséquences qu’elle entend tirer de cette réalité.

Le meeting
s’est clôturé vers 11 heures sur un discours programme
d’Ismaël Guedi Harer, président de l’UDJ et président
de la coalition de l’opposition, prenant date pour la semaine du sommet
du COMESA prévu mi-novembre à Djibouti.

La
rédaction de l’ARD

Djibouti,
le 23 octobre 2006

26/10/06 (B366) Dans l’affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, le 19 octobre 1995 à Djibouti, l’État actuel a sa «raison» que la morale publique et la Justice française ignorent. (Justicia.)

La raison
d’État est une raison mystérieuse, inventée sous Richelieu,
par et pour la politique aux fins d’autoriser et de légaliser ce qui
se fait sans raison ni justification. Au fil des siècles, cette "Raison
d’État" s’est toujours octroyée de beaux privilèges,
sans réserve d’aucune sorte. De par la force de son pouvoir et de son
seul jugement, ce qui lui paraît utile lui devient forcément
permis, et tout ce qui est nécessaire est honnête, en fait de
politique.

Inavouables
et illégaux en démocratie bien des actes et des cautions apportées
à Ismaïl Omar Guelleh ont ainsi pu se produire dans cette indigne
affaire d’assassinat de la Justice française, grâce à
l’alibi par trop facile du «Secret Défense», du «Secret
d’État» et des hypothétiques "intérêts
des deux États concernés".

Dans une
telle situation, comment peut-on expliquer qu’un pays comme la France, patrie
des Droits de l’Homme, ose tergiverser voire bafouer impunément les
décisions judiciaires dans l’affaire de l’assassinat de
sa propre Justice, et sur ordre des plus hautes instances de l’État
?

Un
peu d’histoire aide à mieux comprendre mais ne saurait tout justifier.

C’est
aux XVIe et XVIIe siècles que l’État «moderne» s’affirme
par une concentration des pouvoirs et la mise en place d’un «appareil»
lisible. Des penseurs tels que Jean Bodin, Machiavel, Richelieu ou Bossuet
défendaient alors l’absolue nécessité d’un État
fort ; celle d’un État capable de résister au cycle infernal
de la décadence qui fut fatale et entraîna la chute de l’Empire
romain, quelques treize siècles plus tôt.

Pour Machiavel,
la seule finalité de l’État est donc de durer envers et contre
tout et dans ce but, «tous les moyens sont bons pour y parvenir ».

Au siècle
suivant, Richelieu va élaborer le fondement de la «raison d’État»,
qui place la survie, la bonne pérennité et les intérêts
de l’État lui-même au-delà de la morale publique.

«Incarné»
par le roi («l’État, c’est Moi»), l’État sera ainsi
doté d’une «raison» permettant de justifier des actes illégaux
couverts par l’alibi du « Secret d’État ».

Les décisions
se prennent dans l’intimité du Cabinet («le secret du Roi»).
Le pouvoir dit se vouloir toujours plus « parfait », et surtout
d’être en mesure d’exercer le contrôle du pays et de ses habitants
le plus absolu.

La
France, un cas d’école

Si la
prise de la prison de la Bastille (où la royauté tenait ses
ennemis «au secret») est le symbole de la Révolution française
et de l’émergence de la liberté, elle ne marquera pas
l’avènement de la transparence entre le citoyen et l’administration
qui va suivre.

L’État
républicain conservera le goût du secret qui se développera
encore sous Bonaparte qui avait compris que «Le Prince» ne saurait
gouverner qu’à l’abri du secret. Le Ministre Fouché inventera,
quant à lui et afin de « mieux servir » l’Empire,
la police moderne avec ses fiches et ses espions.

La défaite
de 1870/1871, la France la doit à une guerre totalement improvisée
contre le Reich, faute de renseignements ; ce qui amena la chute de l’empire
et la proclamation de la république. Suite à la débâcle,
le «2e Bureau militaire» sera créé et chargé
de l’information au sein de l’état-major, puis ce sera la naissance
d’un service de contre-espionnage.

Dans les
années qui vont suivre, on verra apparaître la première
« bavure d’État » officielle avec l’affaire Dreyfus, éclaboussant
l’«opinion publique» et impliquant des militaires de haut rang
agissant « sur ordres ».

L’alibi
du «Secret Défense»

Guerre
après guerre, en France comme ailleurs, les États ont diversifié
et gonflé leurs secrets, qui se sont étendus bientôt à
l’industrie, à l’économie et à la science. Lorsqu’un
individu partage ses secrets avec un autre, on parle de relation intime, de
confiance.

La France
de Vichy partagera majeure partie de ses secrets avec l’Allemagne nazie (exception
faite de l’endroit où fut entreposé l’uranium de Pierre et Marie
Curie…) et c’est là que les termes de «collaboration»
et « d’asservissement politique »prendront alors tout leur
sens.

Dès
1958, le général Charles de Gaulle saura tirer les conséquences
de cette vigoureuse fraternité de cinq ans. Se défiant de l’allié
américain, il développera dans la plus grande discrétion
la dissuasion nucléaire française, imposera une politique d’indépendance
vis-à-vis de celle des USA et de ses visées et fit du secret
un instrument politique majeur.

Un
mal nécessaire?

Le problème
du secret d’État pose celui du fonctionnement même des institutions
démocratiques et de la transparence. Il existe une contradiction apparente
entre les idéaux démocratiques d’une part inscrits dans la Constitution
et la nécessité pour l’État de mener à bien sa
politique, d’autre part. Il convient d’observer que dans les domaines de la
Défense ou des Affaires étrangères, la réussite
d’une négociation dépend parfois du secret.

Si toutes
les vérités ne seraient donc pas bonnes à dire, le citoyen
serait-il incapable de comprendre certaines choses? On note du moins que ce
que l’on tente d’imposer comme étant le secret d’État
est de moins en moins bien accepté dans des sociétés
dites modernes qui aspirent à toujours plus de transparence ; a fortiori
depuis la fin de la Guerre froide.

Plus
de transparence?

C’est
ainsi que de puissants mouvements associatifs se sont créés
et revendiquent aujourd’hui un droit. Le droit d’être informés,
celui de savoir dans les domaines aussi divers que le nucléaire, le
génie génétique, la pollution, la provenance des produits
de consommation et leur fabrication, les comptes de l’État, la santé
des dirigeants. Mais aussi sur les « suicides » inexpliqués
de hauts fonctionnaires, de ministre, voire de premier ministre, comme sur
les assassinats ou encore sur les «affaires» judiciaires impliquant
des « politiques » ou des élus de la nation.

Les investigations
des médias sur les uns, les unes et les autres, dont les excès
sont jugés dangereux voire criminels par les journalistes d’information
et « indépendants », sont autant « d’affaires
» qui défraient la chronique. D’autres s’agrippent carrément
à la barre du supposé « réalisme » par trop
facile selon lequel, «La sagesse populaire (…) n’ignore pas que les
valeurs sont contradictoires entre elles; que le respect scrupuleux des règles
imposées au simple citoyen ne s’accorde pas toujours avec le service
de l’intérêt général… » et qu’il
convient donc d’accepter cet état de fait et de détourner
la tête, pour ne pas voir…certaines vérités.

Extrême
complexité des relations entre Justice et politique

Par ailleurs,
si l’on n’était pas convaincu de l’extrême
complexité des relations qui existent entre Justice et politique, l’exemple
du déroulement pour le moins scabreux des suites de l’affaire
de l’assassinat du Juge Bernard Borrel suffirait à lever les
derniers doutes que nous puissions avoir dans ce domaine.

Nous observons
une étrange coexistence d’une politique qui se dit être
celle de l’accroissement des libertés judiciaires et du «
Respect de la Justice » (donc de son indépendance par rapport
au pouvoir en place) alors que parallèlement cette même politique
tente, bien maladroitement, d’exercer un contrôle, de poser d’artificieuses
barrières et d’imposer sa seule volonté ; donc le silence
à cette même Justice.

Ceci revient
à dire que, selon certaines considérations, la Justice républicaine
devrait être pleinement aux ordres du pouvoir en place et ne constituerait
de facto qu’une ressource, un creuset pour le politique ; un nécessaire
« outil » pour construire sa grandeur et dorer à l’or
fin ses ambitions comme à justifier a posteriori tous ses actes, souvent
bien éloignées de la « Raison d’État ». Raison
d’État étant, là encore, un alibi que l’on n’a
de cesse de nous opposer pour tenter de masquer, parfois et de manière
si maladroite, des intérêts d’ordre majoritairement privé.

Pour ce
qui ce qui la concerne, la Banque mondiale considère que l’existence
d’une « bonne Justice » dans un pays constitue un critère
déterminant le niveau démocratique du pays concerné.
Un État qui se veut démocratique et moderne est constitutionnel,
en ce sens que son fonctionnement est soumis à des règles explicites
; à une Constitution nationale et à des lois. Dans une telle
logique, les gouvernants ne devraient donc n’être que les «commis
du peuple» de qui ils ont reçu, directement ou indirectement,
pouvoir d’agir en son nom. Tel qu’il se proclame, l’État, dans
la mesure où il a été façonné par la tradition
contractualisée, devrait donc être soumis entièrement
au contrôle des citoyens ou de leurs représentations.

En fait,
cet État a un pouvoir de dernière instance, qu’on appelle communément
« la souveraineté » et qui s’exerce sur tous les citoyens
; y compris sur la Justice, a fortiori si elle ne veut pas être soumise
et aveugle.

Tout ceci
signifie que dans certains domaines, en cas d’urgence et de situation que
le pouvoir politique jugera comme étant d’exception, comme c’est
le cas dans l’affaire Borrel, aucune autorité ne peut être
opposée à la sienne et qu’ainsi l’État n’a de comptes
à rendre à personne, si ce n’est éventuellement à
ses propres instances étatiques de contrôle.

Or les
instances étatiques de contrôle tout comme la Justice française
ont les « mains liées » dès l’instant où
leur est opposé la « Raison d’État » et ses secrets.

Cette
raison d’État est ainsi devenue depuis Richelieu une forme de pouvoir
énorme et incontrôlable des instances gouvernementales.

Comme
le précise le dictionnaire du « petit Larousse », «
la raison d’État est un prétexte allégué pour
justifier une action illégale, une considération de l’intérêt
public justifiant une action injuste ».

Bousculant
les « mauvaises habitudes instaurées », un «appel
pour l’émergence de la vérité sur l’assassinat du Juge
Bernard Borrel» a été signé par plus de 170 personnalités
françaises et étrangères.

Dans cet
« appel pour l’émergence de la vérité »,
les personnalités signataires ont clairement demandé que les
obstacles rencontrés par l’instruction judiciaire en cours soient levés,
notamment en ce qui concerne la remise au juge d’instruction, Madame Sophie
Clément, des documents émanant des services de l’État
français pouvant avoir un lien avec cet assassinat et dont certains
sont toujours classés «Secret Défense».

Dans les
suites de l’affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, comme
dans bien d’autres, on peut parler d’une amorce de changement
à l’initiative d’une Justice, sans interférence
politique et consciente de sa charge. En effet, force est de constater que
ce qui relevait d’un traitement confidentiel et particulier de et par
la « sphère politique au pouvoir » (selon la formule consacrée
du « Circulez, y a rien à voir !… ») se déplacerait
de plus en plus fréquemment vers l’arène judiciaire.

Dans cette
affaire, la « petite juge» (qualificatif dont l’a affublé
IOG) est décidemment sans complaisance d’aucune sorte ce qui,
bien évidemment, a le don d’irriter au plus haut point le sacro-saint
pouvoir de l’Élysée préoccupé qu’il est, nous
dit-il, à maintenir les « bonnes relations » avec Ismaïl
Omar Guelleh.

Maintenir
les « bonnes relations » afin de préserver la présence
militaire et civile française à Djibouti ?

Certes
Djibouti a une grande importance géopolitique mais à l’Élysée
serait-on préoccupé, aussi, par la crainte que n’émerge,
à quelques 8 mois des élections présidentielles en France,
un dossier nauséabond car ayant transité en un temps dans les
« caves du Palais de l’Escale ». Dossier vraisemblablement de
première importance et que l’on recherchait désespérément,
y compris au domicile du défunt, dans les heures qui ont suivi la mort
du Juge Bernard Borrel.

Au
fait que pourrait-bien contenir de si important ce dossier au point que l’on
sera allé jusqu’à « suicider », un juge intègre
?

Chut
!!! C’est un « Secret d’État » et n’y revenez pas !!!!

24/10/06 (B366) L’affaire Borrel et ses récents développements, inquiète au plus haut point les autorités djiboutiennes, qui font n’importe quoi … Dans la suite de notre article « Panique à Haramous », nous publions un témoignage du Président de la LDDH.

LDDH
/ NOTE D’INFORMATION DU 23 SEPTEMBRE 2006

Combien
d’Adjudants de la Police routière – FNP – sont sous les ordres directes
du Palais de la police politique ?

Le 23
octobre 2006, jour de fête de la fin du mois béni du Ramadan,
jour où les Partis de l’Opposition et ceux du Gouvernement ont l’habitude
de souhaiter à leurs partisans une bonne fête, la Police routière
est venue chez moi pour m’embarquer dans leur 4X4 en guise peut-être
de prévention, certainement pas pour me souhaiter bonne fête.

En effet,
à peine sorti de chez moi au environ de 9 heures, pour attendre des
amis qui devaient venir me chercher, je fus immédiatement arrêté
me privant par la même occasion d’observer et de constater avec mes
amis le bon déroulement des festivités tant au Palais Présidentiel
avec essentiellement la Mouvance présidentielle, qu’au siège
de l’UAD avec tous les Partis de l’Opposition.

Sans mandat
d’arrêt, avec pour seul motif que le Colonel (sans nom) désirait
me voir rapidement, je fus embarquer et transférer à toute allure
dans un véhicule de la FNP conduite par un Adjudant en tenue verte
de la Police routière. Il est temps d’afficher le nom ou le matricule
des responsables de la Police, ce qui éviterait les abus de police
et encouragerait les plaintes.

C’est
la deuxième fois en l’espace de moins d’un mois que la Police routière
s’amuse à m’arrêter abusivement, sans aucun motif sans aucune
enquête, uniquement pour des raisons de contrôle routier.

C’est
à se demander si le fait d’être sans véhicule, debout
en face de son domicile constitue une infraction routière ? Quand un
régime est en déperdition irréversible, alors il faut
s’attendre à tout !

Je fus
gardé à la Brigade Criminelle jusqu’à 10 heures 30 en
attendant l’Officier de la Police Judiciaire.

Ce dernier
m’a présenté toutes ses excuses en m’ouvrant avec courtoisie
la porte blindée de la Brigade et j’ai pu trouver facilement un taxi
pour me raccompagner à mon domicile.

Toutefois,
il est bon de se poser un certain nombre de questions suite à ces basses
tracasseries.

D’après
des renseignements anonymes il semblerait qu’un certain W. écarté
de la FNP, mais rapidement réintégré dans son Corps d’origine
de la Police Politique aurait déstabilisé son Colonel en disant
que j’allais prendre la parole au meeting de l’Opposition et que j’allais
faire un discours fulgurant contre le régime, mais surtout que j’allais
donner des informations foudroyantes sur l’affaire de la mort tragique de
Bernard Borrel.

La réalité
est toute autre, d’autant plus qu’en tant que Défenseur des Droits
de l’Homme, je n’ai jamais pris la parole lors d’un meeting politique.

Mais ce
qui est certain, c’est que en tant que citoyen Djiboutien je n’aurais jamais
hésité et pas une seconde, de dire la vérité si
j’avais la moindre information sur cette triste affaire. La vérité
est plus que nécessaire

Tout ce
que je peux dire c’est que Borrel, que Dieu garde son âme en Paix, avait
fait un travail fantastique et hautement appréciable pour le Code Pénal
et le Code de Procédure Pénale de la République de Djibouti.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

24/10/06 (B366) Le FIGARO : 170 personnalités soutiennent la veuve du juge Borrel / lefigaro.fr (avec AFP).

http://www.lefigaro.fr/france/20061023.WWW000000472
_appel_en_faveur_de_la_veuve_du_juge_borrel.html

Actualisé le 23
octobre 2006 : 19h52

Laurent Fabius, Pierre Mauroy et Lucie Aubrac ont, entre autre, signé
l’appel qui demande «la vérité sur l’assassinat»
de Bernard Borrel, survenu en 1995 à Djibouti.

Un «appel pour la vérité sur l’assassinat de Bernard Borrel»
a été signé par 170 personnalités. La veuve du
juge français assassiné il y a onze ans à Djibouti a
présenté cette liste lors d’une conférence de presse,
lundi. Elisabeth Borrel a également indiqué avoir écrit
le jour même à Jacques Chirac, pour lui demander de la recevoir
et de la soutenir.

«Les
personnalités signataires demandent que les obstacles rencontrés
par l’instruction en cours soient levés, notamment en ce qui concerne
la remise au juge d’instruction des documents émanant des services
de l’Etat pouvant avoir un lien avec cet assassinat», dont certains
sont toujours classés «secret défense».

L’appel
a notamment été signé par les anciens premiers ministres
socialistes Laurent Fabius, Pierre Mauroy et Michel Rocard. Lucie Aubrac,
figure de la Résistance et Rita Borsellino, parlementaire à
l’Assemblée régionale de Sicile et sœur du procureur Paolo
Borsellino, assassiné par Cosa Nostra en 1992, figurent, entre autre,
parmi les signataires. 90 parlementaires, dont 50 du PS, 20 de l’UDF
et deux de l’UMP ont également signé cette liste.

Thèse
du suicide abandonnée

Lors de sa conférence
de presse, Elisabeth Borrel a également fait part de sa «très
désagréable surprise» d’entendre les propos de Philippe
Douste-Blazy.

Alors que ce dernier l’avait
reçue et assurée de son soutien vendredi, il a ensuite évoqué
la thèse du suicide, officiellement abandonnée par la justice
française. Dimanche, en effet, le chef de la diplomatie a déclaré
: «Il y a deux solutions: s’il y a un suicide, auquel cas, voilà…
Ou il y a un assassinat et il faut aller au bout du bout de la justice».

Le corps
à demi-calciné du juge Bernard Borrel avait été
retrouvé le 19 octobre 1995 au pied d’une falaise à 80 km de
Djibouti.

©
Le Figaro

 

23/10/06 (B366) Madame Elisabeth Borrel n’est plus seule. Au cours d’une conférence de presse aujourd’hui dans le Cabinet de son conseil parisien, Me Morice, avec le soutien du Syndicat de la Magistrature et des associations SURVIE et ARDHD, elle a rendu publique la liste de plus de 170 personnalités qui ont signé l’appel pour la Vérité dans l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Les
signatures avaient été transmises dès ce matin à
Monsieur Jacques Chirac, Président de la République, au Président
de l’Assemblée nationale et à Monsieur Clément, Ministre
de la Justice.

Télécharger
le communiqué et la liste en PDF

(80 Ko)

___________________________________________

COMMUNIQUE

11 ans
après l’assassinat à Djibouti de son mari, le juge Bernard
Borrel,
Elisabeth Borrel n’est plus seule dans son combat pour la vérité
et la justice.

170
personnalités ont signé l’appel
pour la vérité sur l’assassinat du juge Bernard Borrel

Il
y a un an, en octobre 2005, le Syndicat de la Magistrature lançait
un appel à soutien, autour de 50 personnalités qui s’engageaient
pour demander la vérité sur cette affaire, et pour qu’aucune
entrave ne soit opposée à la justice et à la recherche
de la vérité sur l’assassinat du juge Borrel, retrouvé
mort et à demi calcine à 80 kms de Djibouti.

Appel
relayé ensuite par SURVIE et l’ARDHD.

Un
an après, des milliers de citoyens ont signé l’appel pour
la vérité sur l’assassinat du juge Borrel, sur les sites
web du Syndicat de la Magistrature, de Survie, de l’Association pour
le Respect des Droits de l’homme à Djibouti, d’assassinats-de-coopérants.com,
du comité de soutien de Lisieux, et de bien d’autres.

Au
23 octobre 2006 ce sont aussi plus de 170 personnalités qui ont signé
l’appel :
170 signataires, issus du monde politique, du monde judiciaire et juridique,
du monde économique, du monde des arts et lettres et de la recherche,
du monde associatif .

Avec,
en tête, un symbole, Lucie Aubrac, qui a souhaité être
présente dans ce combat en tant que Vice-Présidente de la Fondation
de la Résistance et de la Déportation

Se
sont ainsi exprimés trois anciens premiers ministres, cinq candidats
à la présidentielle, 30 anciens ministres, 90 parlementaires
et responsables politiques, représentant un large spectre politique
en France.
Egalement des magistrats, des avocats, de hauts fonctionnaires, des chefs
d’entreprise, des écrivains et universitaires.

Ce
combat n’est pas seulement hexagonal : des personnalités de Djibouti,
en exil, se sont jointes à cet appel, des députés du
parlement européen, des magistrats européens.

Ce
n’est pas toujours simple, lorsqu’on exerce des responsabilités
importantes, de s’engager ainsi lorsqu’ on connait la forte pression
exercée, venue des plus hautes autorités de façon continue
depuis 1995, pour étouffer le dossier, et intimider les défenseurs
de la vérité.

Pourtant,
170 personnalités se sont engagées : toute une représentation
de la société, au-delà des partis, pour le seul parti
de la justice, de la vérité, et de la démocratie, s’est
mobilisée autour d’Elisabeth Borrel.

23/10/06
Les noms des signataires et soutiens sont sur la liste qui suit.


www.syndicat-magistrature.org

Anne
Crenier-Vaudano

06 73 12 62 01
anne.crenier@wanadoo.fr
Olivier
Thimonier

01 44 61 03 25
olivier.thimonier@survie-france.org
Anne-Marie
de Vaivre

01 46 34 70 70
06 09 11 32 40
amdevaivre@ardhd.org

___________________________________
Liste

Personnalités
signataires
de « l’appel pour la vérité
sur l’assassinat du juge Bernard Borrel »

Le
Texte de l’appel :

Bernard Borrel, magistrat français, a été assassiné
le 19 octobre 1995 à Djibouti.

Tout
a été tenté pour maquiller ce crime en suicide ; depuis
11 ans, pressions et manipulations se sont multipliées pour faire obstacle
à la vérité ; seuls le courage et la détermination
d’ Elisabeth Borrel ainsi que les soutiens reçus ont évité
que le dossier ne soit définitivement enterré.

Les
personnalités signataires demandent que les obstacles rencontrés
par
l’instruction
en cours soient levés notamment en ce qui concerne la remise au juge
d’instruction des documents émanant des services de l’Etat pouvant
avoir un lien avec cet assassinat.

Se
sont déclarés signataires de l’appel :

Résistance
– Lucie Aubrac, Vice-Présidente de la Fondation de
la Résistance et de la Déportation

Monde
Politique

Anciens
premiers ministres

– Laurent Fabius, député (PS) de Seine Maritime
– Pierre Mauroy, sénateur (PS) du Nord, président
de Lille Communauté urbaine et président de la Fondation Jean-Jaurès
– Michel Rocard, député (PSE) au Parlement
Européen

Parlementaires,
anciens ministres et responsables politiques

– Jean-Pierre Abelin, député (UDF) de la Vienne
– Pierre Albertini, député, (UDF), maire de
Rouen
– Michèle André, sénatrice (PS)
– Eliane Assassi, sénatrice(PCF)
– Bertrand Auban, sénateur, vice président
du groupe PS au sénat,
– François Autain, ancien ministre, sénateur
(PCF)
– Henri Balmain (commission justice des verts) (V)
– Pervenche Bérès, députée (PS)
au parlement européen
– Louis Besson, ancien ministre, maire de Chambéry
(PS)
– Jean-Marie Bockel, ancien ministre, sénateur (PS),
maire de Mulhouse
– Yannick Bodin, sénateur (PS)
– Guy Bono, député (PS) au Parlement européen
– Nicole Borvo, sénatrice (PCF)
– Alima Boumédienne-Thiery, sénatrice (V)
– Bernadette Bourzai, députée (PSE) au parlement
européen
– Jean-Pierre Brard député (PCF)
– Robert Bret, sénateur (PCF)
– Nicole Bricq, sénatrice (PS)
– Marie -Georges Buffet, ancienne ministre, députée
(PCF)
– Monique Cerisier Benguiga, sénatrice (PS) des français
établis hors de France
– Yves Cochet, ancien ministre, député (V)
– Daniel Cohn Bendit député au parlement européen
(V)
– Claire-Lise Campion, sénatrice (PS) Essonne
– Marie Arlette Carlotti, députée (PS) au parlement
européen
– Jean-Marie Cavada, député (UDF) au Parlement
Européen
– François Colcombet, ancien député,
maire, président de la C6R, (PS)
– Anne-Marie Comparini, députée, (UDF)
– François d’Aubert, ancien ministre, maire de Laval

– Charles de Courson, député (UDF) de la Marne
– Jean-Louis Cottigny, député (PSE) au Parlement
Européen
– Michel Delebarre, ancien ministre, député
(PS), maire de Dunkerque, président du Comité des Régions
– Harlem Désir, Député (PSE) au Parlement
européen
– Jean Dessessard, sénateur (PS)
– Christine de Veyrac, député (UDF) au parlement
européen
– Muguette Dini, sénatrice (UDF) du Rhône
– Anne d’Ornano, (UDF) présidente du conseil général
du Calvados, maire honoraire de Lisieux
– Michel Dreyfus-Schmidt, sénateur (PS)
– Frédéric Dutoit, sénateur (PCF)
– Henri Emmanuelli, ancien ministre, député
(PS)
– Anne Ferreira, députée (PSE) au parlement
européen
– Jean Glavany, ancien ministre, député (PS)
des Hautes Pyrénées
– Nathalie Griesbeck, députée (UDF) au parlement
européen
– Catherine Guy-Quint, députée (PSE) au parlement
européen
– Benoît Hamon, député (PSE) au Parlement
européen
– Adeline Hazan,
députée (PS) au parlement européen,
– Françoise Hostalier, ancienne ministre, ancienne
députée, conseillere régionale Nord Pas de Calais (UMP)
– Charles Josselin, ancien ministre, député
(PS) des côtes d’Armor
– Bernadette Laclais vice présidente de la région
Rhone Alpes, 1ère adjointe au maire de Chambéry (PS)
– Corinne Lepage, ancienne ministre, présidente de
CAP 21
– Louis Le Pensec, ancien ministre, sénateur (PS)
du Finistère
– Claude Leteurtre, sénateur (UDF)
– François Loncle, ancien ministre, député
(PS)
– Hélène Luc sénatrice (PCF)
– Henri Malberg, commission justice (PCF)
– Noel Mamère, député de Gironde
– Jean Luc Mélenchon, ancien ministre, sénateur
(PS) de l’Essonne,
– Louis Mermaz, ancien ministre, ancien président
de l’assemblée nationale, sénateur (PS)
– Hélène Mignon, députée PS,
Vice présidente de l’assemblée nationale
– Arnaud Montebourg, député (PS)
– Catherine Morin-Desailly, sénatrice (UDF) de la
Charente Maritime
– Jean-Marc Nesme, député (UMP) de Saone et
Loire
– Philippe Nogrix, sénateur (UDF) d’Ile et Vilaine
– Béatrice Patrie, députée au Parlement
européen (PSE) Présidente de la délégation Mashrek
– Jean Claude Peyronnet, sénateur (PS)
– Jack Ralite, ancien ministre, sénateur (PCF)
– Ivan Renar, sénateur (PCF)
– Marie-Line Reynaud, députée (PS) au parlement
européen
– Ségolène Royal, ancienne ministre, députée
(PS), présidente du conseil régional de Poitou Charentes
– Yvette Roudy ancienne ministre, ancienne sénatrice,
ancienne maire de Lisieux
– Martine Roure, députée (PS) au Parlement
Européen
– Rudy Salles, député (UDF)
– André Santini, ancien ministre, député
(UDF), maire d’Issy les Moulineaux
– Marielle de Sarnez, députée (UDF) au Parlement
Européen
– François Sauvadet, député (UDF)
– Françoise Seligmann, résistante, ancienne
sénatrice (PS), journaliste et présidente d’honneur de
la Ligue des Droits de l’Homme
– Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, député
(PS)
Jean-Pierre Sueur, ancien ministre, sénateur (PS)
– Alain
Tourret,
ancien député (PRG), Vice président
du conseil régional Basse Normandie
– Catherine Tasca, ancienne ministre, sénatrice (
PS)
– Catherine Trautmann ancienne ministre, députée
(PSE) au Parlement européen,
– Manuel Valls, député (PS) maire d’Evry
– Catherine Vieu-Charier
commission justice PCF
– Gérard Vignoble, député (UDF) du Nord,
président du groupe d’amitié France Djbouti à l’assemblée
nationale
– Jean François Voguet, sénateur (PCF)
– Dominique Voynet, ancienne ministre, sénatrice (V)
– Henri Weber, député (PSE) au Parlement européen

– Richard Yung, sénateur (PS) des français
établis hors de France

Monde
associatif / ONG / Défense des droits de l’homme

– Odile Biyidi-Awala présidente de SURVIE
– Aida Chouk, présidente du SM (Syndicat de la Magistrature)
– Pierre Conil, président du Syndicat des avocats
de France
– Jean Pierre Dubois, président de la LDH
– Jean-Pierre Jodet, secrétaire général
de Police Judiciaire pour la Justice (PJPJ)
– Evelyne Sire Marin vice présidente de Copernic
– Attac France
– président de ACAT (association des chrétiens contre la torture):
– « Dès maintenant en Europe »
– Jean Loup Schaal & AM de Vaivre, président et
VP ARDHD, Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti

Droit
et Justice

Magistrats

– Jean-Yves Bertrand-Cadi, Premier Président Honoraire
de la cour d’appel de Rouen, ancien Premier Président de la Cour d’Appel
de Djibouti
– Jean-Pierre Boucher, ancien président du SM
– Hubert Dujardin, magistrat
– Didier Gallot, magistrat
– Eric Halphen, magistrat en disponibilité, romancier
– Jean de Maillard, magistrat
– Sabine Mariette, ancienne présidente du syndicat
de la magistrature et ancienne membre du Conseil supérieur de la magistrature

Anciens
magistrats

– Bernard Bacou premier président honoraire (de la
cour d’appel d’Aix en Provence)
– Antoine Brunet, président de chambre honoraire à
la Cour des comptes
– Jean Pierre Cochard président de chambre honoraire
à la cour de cassation
– Raymond Exertier, ancien directeur ENM ex Premier président
de la cour d’appel de Toulouse
– Louis Joinet, premier avocat général honoraire
à la cour de cassation

Magistrats
européens
– Gian-Carlo Caselli,
magistrat (Italie)
– Balthazar Garzon, magistrat (Espagne)
– Mario Vaudano, magistrat italien détaché
à l’OLAF (Office européen de Lutte Anti-Fraude)

Avocats
– Michel Benichou ancien bâtonnier de Grenoble,
– Me Paul Bouaziz
– Me Roger-Vincent Calatayud, ancien bâtonnier,
membre de la commission nationale consultative des droits de l’homme
– Me Christian Charrière-Bournazel
– Me Antoine Comte
– Me Bernard Edelman, avocat et philosophe
– Me Bruno Galy, membre du Conseil National des Barreaux
– Me Dominique Noguères
– Me Yves-Marie Ravet,
– Me Tubiana, président d’honneur de la
LDH
– Me Francine Wagner Edelman,
– Me Thierry Wickers, président de la conférence
des bâtonniers
– Me Alain Weber (LDH)

Conseil
d’Etat, Haute fonction publique

– Jean Michel Belorgey, ancien député (PS),
président de la section du rapport et des études du Conseil
d’Etat
– Bettina Laville, ancienne conseillère de François
Mitterrand et de Lionel Jospin, conseillère d’Etat,
– Anicet Le Pors, ancien ministre, conseiller d’état
honoraire

Monde
économique / entreprises

– Marie-Chantal Blandin, directeur d’un groupement
d’intérêt public
– Alain Bonnet, directeur général de sociétés,

– Jacques Bouvet, président de sociétés,
– Dominique Druon, directrice générale de sociétés
– JM / Régis Kaskosz, dirigeants de sociétés
– Jean-Louis Mullenbach, Commissaire aux comptes,
– Dominique Pin, dirigeant de société
– Edouard Salustro, Commissaire aux Comptes, président
de groupements professionnels internationaux
– Philip Squire, CEO, Londres
– Michiel van Walsem, CEO, Amsterdam
– Jean-Pierre Weiller, expert économique et financier

Arts,
médias, universités, recherche

– Jacques Amalric, journaliste (ancien directeur de la rédaction
de Libération)
– Michelle Aubert, conservatrice d’une institution
culturelle,
– Laurent Beccaria, éditeur (les arènes)
– André Bercoff, écrivain, polémiste,
président du Press Club
– Serge Bromberg, producteur, auteur, Directeur artistique
du Festival d’Annecy, administrateur de l’Association Française
de lutte contre la myopathie
– Luc Brisson, philosophe, directeur de recherches au CNRS
– Claude
Chabrol,
cinéaste
– Elisabeth Cibot, sculpteur
– Claude Gauteur, historien du cinéma
– Jacques Georgel professeur de droit constitutionnel, ancien
recteur d’Académie
– Giselle Harus Reividi psychanalyste et directrice de recherches
à l’Université de Paris 7
– Guy Konopnicki, journaliste
– Jean Kehayan, écrivain, journaliste
– Thierry Jonquet, romancier
– Denis de La Patellière, cinéaste
– Nicolas Lambert, comédien, auteur
– Marie-Agnés Leutenegger, maître de conférences
des universités, (Paris)
– Jean-Marie Peretti, professeur des Universités (université
de Corse)
– Gilles Perrault, romancier
– Jean Pierre Rives, rugbyman et sculpteur.
– Maurice Thévenet, professeur des universités
(Paris)
Pierre V Tournier directeur de recherches au CNRS

Religieux
Xavier Allegre de la Soujeole dominicain

Personnalités
de Djibouti

En exil
Ahmed Idriss Mahamoud, président du GED
Ali Coubba – Président d’Uguta-Toosa
Ahmed Kassim, membre du comité directeur de l’ADD
Sadik Mohamed Daoud, représentant du FRUD en Bretagne.
Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD pour l’Europe
Mohamed Abdallah Houmado, représentant du FRUD en
Belgique

Parlementaire
d’Italie

– Rita Borsellino, parlementaire de l’assemblée régionale
sicilienne

===========

En
précision : Texte du message de Laurent Fabius

—–
Original Message —–
From: Laurent Fabius
To: Anne-Marie de VAIVRE
Sent: Wednesday, October 18, 2006 11:57 AM
Subject: Re: appel cc vérité sur la disparition du juge Borrel

Chère
Madame,
Je suis tout-à-fait d’accord pour signer l’appel que vous m’avez soumis.

Pourriez-vous faire part à Elisabeth Borrel de ma solidarité
et de mon soutien pour le combat qui est le sien –

Je souhaite que la vérité soit connue sur les circonstances
exactes de la disparition de son mari.

A ce stade, mon intime conviction est que cette vérité n’est
absolument pas celle que certains voudraient accréditer.

Sur cette très triste affaire comme pour d’autres, aucune raison d’Etat
ne doit être plus forte que la vérité.

Je vous prie de croire, Chère Madame, à l’assurance de mes sincères
hommages.

Laurent FABIUS

=============

Ont souhaité manifester sous une
autre forme soutien et encouragement en faveur de l’action d’Elisabeth
Borrel

sans
signer la pétition


François Bayrou,
ancien ministre, député des
Pyrénées Orientales, président de l’UDF

Par
mail perso

—–
Original Message —–
From: François Bayrou
To: Anne-Marie de VAIVRE
Sent: Monday, October 16, 2006 9:28 AM
Subject: Re: appel cc vérité sur la disparition du juge Borrel

Chère
Madame de Vaivre, par principe, je ne signe jamais de pétition. Mais
je suis prêt à vous aider et à aider Elisabeth Borrel
sous toute autre forme, par exemple en posant une question d’actualité…
Cordialement. François Bayrou

NB
: François Bayrou a bien souligné que l’expression de
son soutien était publique.
————————————–


Hervé de Charrette
, ancien ministre, député
(UMP)

par
téléphone et par mail, confirmation que ce soutien est bien
public. —–

Original
Message —–
From: Hervé
de Charette
To: am.devaivre@titane.eu
Sent: Monday, October 23, 2006 12:07

PM Subject: RE: URGENT affaire BORREL 23/10

Chère
Madame,

Vos
messages concernant l’appel pour la vérité sur la disparition
du juge BORREL me sont bien parvenus.

Lorsque
j’ai été élu au Parlement, j’ai pris la décision
de ne pas signer de pétitions, manifeste ou autres réclamations,
car beaucoup sont sans objet ou intérêt.

Je
ne changerai donc pas de ligne, mais je tiens à vous témoigner
mon soutien et à vous adresser tous mes encouragements pour l’action
que vous menez, en vue que toute la vérité soit faite sur cette
tragique affaire.

Veuillez
agréer, Chère Madame, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Hervé
de CHARETTE
========
liste au 23/10/06

22/10/06 (B366) Dans un communiqué publié après l’entretien qu’il a eu avec Mme Borrel, vendredi 20 octobre à Toulouse, le Ministre français des A.E. déclare que le Gouvernement français ne mettra (plus ?) pas d’obstacle à l’instruction judiciaire pour le meurtre du magistrat Bernard Borrel. Une grande avancée ?

Communiqué
du ministère des Affaires étrangères suite à l’entretien
entre M. Philippe Douste-Blazy et Mme Borrel (Toulouse, 20 octobre 2006)

Le ministre
des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, a reçu
Mme Borrel à Toulouse pour un entretien.

Il a précisé
à Mme Borrel ainsi qu’à ses avocats qu’il souhaitait
que toute la lumière soit faite sur cette affaire et qu’il n’entendait
pas s’immiscer dans les procédures judiciaires en cours.

S’agissant
plus particulièrement du recours devant la Cour Internationale de Justice,
le ministre a rappelé que la question soulevée portait sur l’interprétation
donnée par chacune des parties à la mise en œuvre de la
Convention d’entraide judiciaire entre la France et Djibouti. Il a souligné
la nécessité, là encore, de laisser la Cour mener la
procédure jusqu’à son terme et d’éviter tout
commentaire à ce propos.