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08/03/2014 (Brève 369) Récit de voyage en enfer : la sinistre prison de Gabode (1er épisode) par Saad Ali Awalleh

gabode

Un témoignage authentique
sur les conditions effroyables
des prisonniers à Gabode.

 

Episode 1

 


Avant-propos

En ma qualité d’ancien fonctionnaire de l’administration pénitentiaire djiboutienne, affecté à la prison de Gabode, je tiens à apporter mon témoignage sur les conditions effroyables de détention des prisonniers au sein de cet établissement.

J’ai choisi de décrire dans le détail la situation que j’ai constatée, dans plusieurs articles qui seront publiés régulièrement sur le site de l’ARDHD. Mon objectif est d’informer la communauté internationale sur les sévices que subissent au quotidien les prisonniers, parce qu’il faut que les organisations humanitaires se mobilisent pour faire cesser les mauvais traitements inhumains et dégradants.

Qui suis-je ?
Je m’appelle Saad Ali Awaleh, né le 16 Octobre 1985 a Ali-Sabieh. J’ai effectué mon cursus scolaire à l’école primaire d’ Ali-Sabieh 2, ensuite au collège d’Ali-Sabieh puis au lycée d’état en série scientifique. Ayant obtenu le Baccalauréat en 2005 série S, je me suis inscrit à l’Université de Djibouti filière Physique-Chimie, études qui m’ont permis d’obtenir une licence en Physique en 2008. Je me destinais à l’enseignement et en attendant un poste, j’ai donné des cours de soutien de math et de physique à domicile.

Finalement j’ai intégré l’administration pénitentiaire en 2010, non pas par choix, mais parce que je me rendais compte que les règles d’attribution des postes de professeur étaient variables et que les critères fluctuaient en fonction de l’origine et des relations familiales des candidats … mes chances étaient minces ..

J’ai suivi plusieurs formations dont une au sein de la Garde républicaine, car l’administration pénitentiaire confie la formation de ses agents à ce corps ou à la Gendarmerie.

Titulaire d’une licence, j’avais le diplôme le plus élevé de tous les participants qui suivaient avec moi cette formation militaire et j’ai été promu au grade de sous-Lieutenant dans l’Administration pénitentiaire.

Les premières surprises n’ont pas tardé !
Dès mes premières heures passées à Gabode, j’ai constaté que les locaux étaient totalement abandonnés en particulier sur le plan de l’hygiène. Les agents sont divisés en deux factions :

– celle du Capitaine Ali Aden Bouraleh dit « Ali Hood », ancien gendarme et tortionnaire, ancien directeur du SRD (Section de Recherche et de Documentation). Il a été nommé à ce poste en 2007, avec le soutien de la première dame,

– celle du Capitaine Mohamed Djama Yonis, ancien fonctionnaire de la Police nationale, passé Capitaine en 2001, avec le soutien de l’ancien ministre de la Justice Mohamed Barkhat Abdillahi.

Ayant le même grade, les deux hommes voulaient, chacun, diriger la prison et ils s’affrontaient vainement chaque jour : parfois, ils en venaient aux mains et il y a eu un jour un vrai combat. Ali Aden a porté plainte contre Mohamed Djama Yonis, etc..

Dans un prochain article, je vous parlerai de l’état des locaux et des conditions des prisonniers.

17/11/06 (B369) A lire sur LOI cette semaine.

LA
LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 18/11/2006
DJIBOUTI – L’ARD appelle à la résistance
civique

L’ Alliance républicaine pour le développement (ARD, opposition),
présidée par Ahmed Youssouf Houmed , cherche à sortir
l’opposition de sa léthargie actuelle. (…) [ 123 mots ]

17/11/06 (B369) BBC : on tue des jeunes manifestants, en Somalie, parce qu’ils protestent contre les restrictions sur la consommation de Khat …(Info lectrice)

http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/hi/africa/6155796.stm

Somali khat protester shot dead

Islamist fighters in Somalia’s capital, Mogadishu, shot at a crowd angered
at shortages of the mild narcotic khat, killing one person, say eyewitnesses.

Khat vendors
were protesting about loss of revenue since a ban on Kenyan flights to Somalia
on Monday, that has led to a shortage of imported khat.

The Islamists
have subsequently burned two big khat consignments which were flown in from
elsewhere this week.

The Islamic
courts have tried to outlaw khat since they rose to power in June.

The Union
of Islamic Courts (UIC) that now rules the capital says khat encourages immorality.

Most khat,
chewed by many Somali men – especially the gunmen who have fought for control
of the country for the last 15 years – was flown in from neighbouring Kenya.

Kenya
banned all flights to Somalia, citing security fears.

There
were six flights a week from Nairobi to Mogadishu and services to three other
towns and many more khat flights each day.

Curfew

The khat
protesters were burning tyres and throwing stones before shots were fired.

I saw
an injured man lying on the ground, he was bleeding profusely
Mogadishu resident Ali Suleiman

"We
were demonstrating… [when] they opened fire on us," protester Nur Aden
Wajishe told AFP news agency.

Other
eyewitnesses described seeing a person die of bullet wounds and several others
injured in the shooting.

"A
13-year-old boy was killed," resident Ali Suleiman told Reuters news
agency.

"I
saw an injured man lying on the ground, he was bleeding profusely," he
said.

The BBC’s
Hassan Barise in Mogadishu says a dusk-to-dawn curfew has been imposed on
the city.

The consignment
of khat burned on Tuesday at an airport 50km south of Mogadishu was estimated
to be worth $40,000 and to have originated from Ethiopia, local media reports.

Wednesday’s
shipment was incinerated because it landed at Mogadishu’s main airport where
khat imports are not allowed, officials say.

Mosque
attendance

The Islamists
have taken control of most of southern Somalia since seizing the capital in
June.

Many Mogadishu
residents have welcomed their rule as they have brought law and order to the
city after years of anarchy.

Khat has
not been officially banned in the capital as it has by Islamist hardliners
in Kismayo, south of Mogadishu.

But according
to the Union of Islamic Courts’ website, Kenya’s flight ban has seen mosque
attendance rise at prayer times.

In some
parts of the country, Islamists have been closing public cinemas and, according
to some residents, enforcing strict dress codes.

There
are fears of a regional conflict starting in Somalia, as Ethiopia backs the
weak interim government based in the city of Baidoa and its rival Eritrea
is accused of arming the Islamists.

Story
from BBC NEWS

17/11/06 (B369) L’Express : Conseil de sécurité  » Trop d’armes en Somalie ». Par Isabelle Tallec.

vendredi
17 novembre 2006, mis à jour à 11:19

Le
Groupe d’experts indépendants, nommé par l’ONU pour surveiller
l’application de l’embargo sur les armes imposé à la Somalie,
appelle à renforcer le blocus par une surveillance accrue de ses côtes
et de ses frontières afin d’éviter une guerre civile totale
dans ce pays

Le Groupe
d’experts indépendants, nommé par l’ONU pour surveiller l’application
de l’embargo sur les armes imposé à la Somalie, appelle à
renforcer le blocus par une surveillance accrue de ses côtes et de ses
frontières afin d’éviter une guerre civile totale dans ce pays,
selon un rapport qui doit être discuté vendredi par le Conseil
de sécurité.

D’après
ce document, les Tribunaux islamiques, qui contrôlent une grande partie
du territoire somalien, bénéficient du soutien militaire de
l’Erythrée, de l’Iran, de la Syrie, du Hezbollah libanais,
de l’Egypte, de la Libye, de l’Arabie saoudite et de Djibouti.
Les experts constatent que l’embargo onusien sur les armes est violé
presque quotidiennement.

Risques
d’extension de la guerre civile

Ils
recommandent "de réduire grandement, voire d’interrompre totalement,
l’entrée d’armes en territoire somalien par la mise en place d’une
surveillance totale des frontières et d’un effort de prévention"
grâce à des forces militaires navales, aériennes et terrestres.
Le groupe suggère une campagne de prévention par mer et par
air menée par les pays de la région appuyés par les forces
internationales présentes dans la zone, avec le soutien de l’Organisation
internationale de la navigation et l’Organisation internationale de l’aviation
civile. Sur terre, une mission d’observation de l’ONU devrait être déployée
et aidée par les autorités douanières des Etats de la
région, recommande encore ce texte.

Le rapport
met en garde contre les risques d’une extension de la guerre civile entre
le gouvernement de transition somalien et les miliciens des tribunaux islamiques
à tout le territoire somalien. Le groupe recommande également
un gel des avoirs financiers de toutes les entreprises somaliennes liées
à l’une des factions aux prises en Somalie et dont les avoirs peuvent
servir à l’achat d’armes interdites par l’embargo.

C’est
en octobre 2005 que le Conseil de sécurité, « s’indignant
de l’augmentation considérable des flux d’armes et de munitions qui
arrivent en Somalie ou transitent par celle-ci », a décidé
de réactiver l’organe chargé de surveiller l’embargo sur les
armes imposé au pays en 1992, et qui avait été créé
en 2004. Dans sa résolution 1587, le Conseil de sécurité
lui a notamment donné pour mission d’enquêter sur l’application
d’un embargo général et complet sur toutes les livraisons d’armes
et d’équipements militaires à la Somalie et sur ses violations;
évaluer les mesures prises par les autorités somaliennes ainsi
que les Etats Membres; et formuler des recommandations précises touchant
les violations constatées et les mesures à prendre pour donner
effet à l’embargo.

17/11/06 (B369) Question de François Loncle, député de l’Eure, appartenant au Groupe Socialiste de l’Assemblée nationale au Premier Ministre.

_________________________________
Note de l’ARDHD

Comme nous l’avions annoncé, nous publions le
texte intégral de l’intervention de François Loncle au sujet
de l’affaire Borrel, tel qu’il peut être consulté sur le site
de l’Assemblée nationale française.

C’est
Brigitte Girardin, Ministre déléguée à la Coopération
qui lui répondra. A noter que François Loncle a été
applaudi par une majorité des parlementaires français et qu’il
a reçu des félicitations personnelles à l’issue de la
séance, de la part de nombreux députés, y compris de
la majorité présidentielle.
___________________________________________________

Assemblée
nationale
Deuxième séance du mercredi 15 novembre 2006
Séance de 15 heures – Présidence de M. Jean-Louis Debré

Questions
au gouvernement

Affaire
du juge Borrel

M.
le président.

La parole est à M. François Loncle, pour le groupe socialiste.


François Loncle
Ancien Ministre,
Député (PS)
Membre de la commission des Affaires Etrangères
M. François
Loncle.

Ma question s’adressait à M. le Premier ministre, mais
je la pose volontiers à celui ou celle qui me répondra.
(Exclamations sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement
populaire.)

Vous
devriez écouter : ma question vous concerne tous puisque l’ensemble
des familles politiques ont souscrit au comité de soutien dont je vais
parler.

Le
19 octobre 1995, voilà déjà plus de onze ans, un magistrat
français de grande qualité, le juge Bernard Borrel, a été
assassiné à quatre-vingts kilomètres de Djibouti, où
son corps, à demi calciné, a été retrouvé.

Pendant
de longues années, tout a été tenté pour maquiller
cet assassinat en suicide, tout a été fait, de manière
souvent ignoble et cynique, pour enterrer le dossier, intimider, menacer les
défenseurs de la vérité.

Pressions,
manipulations se sont multipliées, cela au nom – on s’en
doute, hélas ! – de la raison d’État et des intérêts
qui lient notre pays à Djibouti. En effet, de hautes personnalités
djiboutiennes sont fortement soupçonnées d’avoir commis
ou commandité cet assassinat.

Fort
heureusement, le courage et la résistance exceptionnels de Mme Élisabeth
Borrel, la veuve du magistrat, a empêché que cette affaire ne
soit étouffée. Avec elle, des milliers de citoyens et des centaines
de personnalités de toutes tendances, dont de nombreux parlementaires,
de toutes professions, demandent que la vérité soit connue et
que justice soit faite. Il est plus que temps.

Or
les blocages judiciaires et politiques demeurent. Du côté de
Djibouti, on refuse de coopérer. Allez-vous, pour l’honneur de
notre pays, tout mettre en oeuvre, lever rapidement les obstacles pour que
la mémoire du juge Borrel soit réhabilitée une fois pour
toutes, que sa famille ait droit à la vérité et que la
procédure judiciaire aille à son terme ?

(Applaudissements
sur tous les bancs.)

M.
le président.

La parole est à Mme la ministre déléguée à
la coopération, au développement et à la francophonie.
Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée à la
coopération, au développement et à la francophonie.

Monsieur
le député, bien évidemment, sur le fond de l’affaire,
comme sur les procédures judiciaires en cours, il ne m’appartient
pas de faire des commentaires.

Toutefois,
je dois vous dire que le Gouvernement est tout à fait déterminé
à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes
du décès du juge Borrel en octobre 1995. Nous espérons
que la procédure en cours et que l’instruction, qui dure depuis
près de dix ans, puissent enfin aboutir.

Les
autorités de Djibouti nous ont fait savoir qu’elles étaient
prêtes à rouvrir ce dossier, qu’elles avaient classé,
si nous étions en mesure d’apporter des éléments
nouveaux. Nous avons des difficultés
avec Djibouti pour mettre en oeuvre la convention d’entraide judiciaire
entre Djibouti et la France.

Nous
souhaitons que l’instruction puisse se faire sereinement, à l’abri
des pressions médiatiques, dans le respect des droits de chacun, de
la présomption d’innocence et du secret de l’instruction.
Compte tenu des difficultés que nous rencontrons dans la mise en oeuvre
de cette convention d’entraide judiciaire, Djibouti a décidé
de saisir la Cour internationale de justice de ce différend. Nous avons
accepté que la Cour internationale de justice de La Haye se prononce.

Une
première réunion s’est tenue le 16 octobre dernier. Nous
coopérerons avec la Cour pour qu’aucune ombre ne demeure sur
cette affaire éminemment douloureuse.

Le
Gouvernement souhaite vraiment connaître toute la vérité,
je tiens à vous en assurer, monsieur le député.


(Applaudissements sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement
populaire.)

16/11/06 (B 369) Le Temps (Suisse) NATIONS UNIES. Un rapport explosif sur la table du Conseil de sécurité. (Info lecteur)

Vous
avez aimé l’Irak, l’Afghanistan ? Vous adorerez la Somalie.

Ce
pays martyr et déchiqueté de la Corne de l’Afrique est livré
depuis quinze ans, avec plus ou moins d’intensité, aux clans armés.
Le foyer purulent, qui s’est développé depuis quelque temps
en conflit régional, devient maintenant un nouveau lieu d’affrontement
entre un agglomérat pro-occidental et des forces islamiques qui se
radicalisent.

Un rapport
soumis vendredi au Conseil de sécurité des Nations unies (mais
dont le contenu a été révélé par l’agence
Reuters) affirme que l’intervention d’Etats et de groupes extérieurs
pousse inexorablement à la guerre. Pour la première fois, le
groupe d’experts chargé de vérifier le respect – en fait le
viol permanent – de l’embargo sur les armes voté en 1992 met en cause
l’Iran, la Syrie et le Hezbollah. Il affirme que 720 Somaliens ont participé
avec le mouvement chiite libanais à la guerre de cet été
contre Israël, en échange d’armes et de soutiens pour l’Union
des tribunaux islamiques (UTI), qui contrôle Mogadiscio, la capitale,
et la plupart des ports, dont Kismaayo depuis la fin septembre.

Les experts
des Nations unies sont basés à Nairobi. Leur chef est un Belge,
Bruno Schiemsky, son adjoint est Américain, Melvin Holt; un Kényan
s’occupe des questions maritimes, un Colombien des finances. Leur rapport
est d’une extraordinaire précision. Comment font-ils? Ils reçoivent,
entre autres, leurs informations des services de renseignement des quinze
Etats membres du Conseil de sécurité, dont certains sont plus
puissants et mieux organisés que d’autres.

Les
Etats-Unis, impuissants et humiliés (Black Hawk Down), ont retiré
en 1995 de Somalie les dernières troupes qui étaient venues
avec l’ONU pour tenter de pacifier le pays déchiré depuis la
chute du dictateur Siyad Barre.

Après
2001, redoutant que la région n’accueille une nouvelle base d’Al-Qaida,
ils ont fait de Djibouti leur plaque tournante dans la région. Leur
effort, en Somalie, s’est soldé en juin dernier par une défaite.
Les chefs de clan auxquels la CIA versaient de gros paquets de dollars ont
été chassés de Mogadiscio par la milice islamique.

L’Union
des tribunaux, qui se présentait comme le pacificateur de la capitale,
est soupçonnée par les Américains d’héberger des
lieutenants d’Oussama ben Laden organisateurs d’attentats.
L’UTI
est aujourd’hui dirigée par Hassan Dahir Awyes, dont le nom figure
sur les listes de terroristes dressées par l’ONU et par les Américains.

Après
juin, les forces de l’Union ont conquis une bonne partie de la côte.
Le gouvernement fédéral intérimaire, que les Nations
unies ont tenté de mettre en place, est toujours replié à
Baidoa, une ville de l’intérieur, malgré l’appui (armes, hommes)
que lui fournissent l’Ethiopie, l’Ouganda, le Yémen, tous plus ou moins
alliés des Etats-Unis. Les islamistes, eux, reçoivent l’essentiel
de leur armement de l’Erythrée, l’adversaire d’Addis-Abeba dans la
Corne.

La nouveauté
du rapport, c’est la mise en cause de l’Iran, de la Syrie, et du Hezbollah.
Damas est accusé comme d’autres (Egypte, Arabie saoudite, Libye, Algérie)
d’avoir violé l’embargo, mais aussi d’avoir accueilli, le 27 juillet,
200 combattants de l’UTI pour les entraîner. Téhéran,
selon les experts et leurs informateurs, a livré trois cargaisons d’armes
et de médicaments, dont l’une, le 25 juillet, a été reçue
sur un aéroport près de Mogadiscio, par le chef de la sécurité
de l’Union.

Plus
grave et plus étonnant: le rapport affirme qu’à la mi-octobre
deux Iraniens discutaient à Dusa Mareb, fief d’Hassan Awyes, l’exploitation
d’un gisement d’uranium en échange d’armes. Interrogés par les
experts, tous les Etats mis en cause ont démenti ou refusé de
répondre.

La dernière
précision sur l’uranium rappelle un peu l’histoire fabriquée
du yellow cake que les Irakiens, avant 2002, auraient cherché à
se procurer au Niger. Le rapport venu de Nairobi arrive sur la table du Conseil
de sécurité juste au moment où les Quinze, et d’abord
les membres permanents, discutent de possibles sanctions contre Téhéran
pour son insoumission nucléaire.

16/11/06 (B369) La situation sur le terrain pourrait devenir explosive avec une reprise des hostilités et un soutien possible de l’Ethiopie. (lecteur)

Je viens
de lire un nouvel aticle que vous devez avoir lu sur le nouvel obs du 15.11.2006
que je joins à ma contribution.

Vous savez
que le terrain commence à être favorable pour une nouvelle "résistance
armée", avec le soutien que l’Ethiopie pourrait choisir d’apporter
au FRUD.

Nous connaissons
une situation économique et sociale de plus en plus difficile et ce
n’est pas le sommet du COMESA qui règlera les problèmes intérieurs.

Il me
semble nécessaire qu’une véritable coopération s’établisse
dans ce dossier entre le Frud, l’ARDHD, qui nous a inconditionnellement aidés
et la famille Borrel que nous allons considéré au même
titre que les victimes civiles de la guerre de 1991 à 1993.

Un
lecteur

_______________________________________________
Nouvel Obs

AFFAIRE
BORREL

L’Etat
français reste mobilisé

NOUVELOBS.COM
| 15.11.06 | 17:38

La
ministre déléguée à la coopération Brigitte
Girardin a réaffirmé sa détermination de faire "toute
la lumière" sur la mort du juge Borrel.

La ministre
déléguée à la Coopération Brigitte Girardin
a déclaré devant l’Assemblée nationale que le gouvernement
est tout à fait déterminé à ce que toute la lumière
soit faite sur les circonstances exactes du décès du juge Borrel
en octobre 1995". Elle a ajouté que "nous souhaitons que,
dans cette affaire, toute l’instruction puisse se faire sereinement, à
l’abri de la pression médiatique, dans le respect des droits de chacun,
dans le respect de la présomption d’innocence, et également
dans le respect du secret de l’instruction".

Brigitte
Girardin a fait état de "difficultés" avec Djibouti
pour la mise en oeuvre de la convention d’entraide judiciaire entre les deux
pays sur cette affaire. Elle a néanmoins fait part de la volonté
de Paris de coopérer de manière "très étroite"
avec la Cour internationale de justice (CIJ) de la Haye, auprès de
laquelle Djibouti a déposé un recours en janvier.

Personne
"n’a tué" le juge

L’enquête
menée par Djibouti a conclu à un suicide et le président
djiboutien Ismail Omar Guelleh a réaffirmé mardi 14 novembre
que "personne n’a tué" le magistrat français.

La thèse
de l’assassinat a été privilégiée par l’enquête
judiciaire française en cours. Des hautes personnalités djiboutiennes
pourraient être mises en cause.

Deux repris
de justice djiboutien l’un en fuite, Awalleh Guelleh et l’autre curieusement
gracié, Hamouda Hassan Adouani, considérés comme de possibles
exécutants d’un assassinat ont été placés en octobre
sous mandat d’arrêt par la justice française.

Elisabeth
Borrel, l’épouse du juge, a affirmé que son mari enquêtait
sur des trafics d’armes et des attentats dans lesquels le président
Guelleh aurait été impliqué.

16/11/06 (B369) Libération : « Rien n’est sûr en Somalie, c’est pour ça que je suis parti ». Les islamistes qui tiennent Mogadiscio inquiètent les réfugiés somaliens. Par Léa-Lisa WESTERHOFF (Info lectrice)

Lien http://www.liberation.fr/actualite/monde/217439.FR.php

QUOTIDIEN
: jeudi 16 novembre 2006

Addis-Abeba correspondance

Sous le toit de tôle au fond d’une arrière-cour, aux
tables du Jama Restaurant, les discussions vont bon train. Dans cette cantine
populaire de «Little Mogadiscio», bercée par le son de
la radio somalienne, on ne se retrouve pas pour parler politique mais plutôt
des problèmes du quotidien : l’obtention d’un visa, l’augmentation
du prix du sucre…

Coincé
entre les ambassades du Rwanda, du Congo-Brazzavile et de la Somalie, ce quartier
d’Addis-Abeba abrite la majorité des 20 000 réfugiés
somaliens de la capitale éthiopienne. Dans ses ruelles serrées,
les vendeurs de khat se disputent le trottoir avec les dizaines de cafés
où les Somaliens se retrouvent pour papoter.

«Légitimité». Il suffit de mentionner la situation
politique dans le pays natal ou la menace d’une guerre entre l’Ethiopie et
les islamistes somaliens pour que le débat s’échauffe. «Bien
sûr que je soutiens le gouvernement de transition en Somalie»,
s’exclame Assan Ahmed en arabe somali, en donnant un coup de poing sur la
table. «Ils ont été élus, ils ont une légitimité,
les islamistes eux n’en ont pas», continue ce maçon de 65 ans.
«Les tribunaux islamiques sont soutenus par Al-Qaeda.

L’Ethiopie
a raison d’avoir des troupes en Somalie, elle devrait même carrément
attaquer et en finir avec eux» , intervient un jeune à la table
voisine, qui ne veut pas donner son nom. De fait, les supporters des tribunaux
islamiques sont plus difficiles à trouver: pas étonnant, sachant
que l’Ethiopie est le principal allié du gouvernement de transition
somalien, basé à Baidoa.

«C’est
sûr que Mogadiscio [la capitale somalienne contrôlée par
les islamistes] est plus calme maintenant, mais il y a encore beaucoup d’incertitudes
sur ce que vont faire les islamistes, cela nous inquiète», affirme
Mustafa Abulkarim, fraîchement arrivé de Mogadiscio par avion
depuis le Somaliland il y a deux semaines. «C’est pour ça que
je suis parti : rien n’est sûr en Somalie et on ne peut rien faire là-bas»,
explique l’étudiant, qui, comme la plupart de ses compatriotes, tente
d’obtenir un visa pour les Etats-Unis.

Derrière
les bureaux de change clandestins et les boutiques de téléphone,
se dressent quelques belles maisons, preuves du succès de certains.
Cheikh Mohamed, qui a fui Mogadiscio en 1996, a créé un centre
d’alphabétisation. «Les tribunaux islamiques ne sont peut-être
pas l’idéal, mais ce sont les premiers à avoir restauré
un semblant de paix dans le pays», explique l’homme à la légère
barbe blanche.

Mohamed
Jema Ali, 25 ans, partage cet avis. «Les tribunaux islamiques font un
bon boulot. Trop de dirigeants ont essayé, il y a eu des tas de combats
et de morts, ils n’ont pas réussi», explique-t-il dans un anglais
impeccable tout en jetant un regard nerveux autour de lui. «Leur problème
c’est qu’ils parlent trop et se font trop d’ennemis à l’étranger.
Leur politique intérieure est efficace, mais je ne soutiens pas leur
politique extérieure» , nuance le jeune homme qui a fui son village
du centre de la Somalie il y a deux ans.

Fatigués.

Dans les
ruelles de «Little Mogadiscio», la musique qui s’échappe
des boutiques se mêle à l’appel du muezzin. Les femmes portent
des voiles de couleur ou le hijab noir, le visage gracieusement maquillé,
les hommes papotent. «Nous sommes fatigués», intervient
Aziz, un jeune coiffé d’une casquette. «Notre génération
n’a jamais connu un gouvernement qui fonctionne. Dans tous les autres pays,
il y a des lois, des ambassades, nous n’avons jamais vu ça.»
«Nous ne voulons plus de guerre, ce que nous voulons ce sont des infrastructures.
S’il y avait la paix dans mon pays, j’y retournerais immédiatement»,
conclut Mohamed dans un soupir.