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21/11/06 (B370) Le Soir (Bruxelles) Djibouti, ses locations de bases militaires et son recours à la torture. (Note de l’ARDHD : l’article fait état des tortures appliquées sur ordre du Gouvernement à l’encontre de Djiboutiens ou de « Voisins », mais aussi, il évoque maintenant de possibles tortures perpétrées par les forces US, qui vont dans le sens des publications d’Amnesty International. (Info lecteur)

Le Soir : édition
du 21/11/2006 | page 15
Enquête – Djibouti – De notre envoyé spécial

C’est
un tout petit bout d’Afrique, un bout de lave au carrefour de la Somalie,
de l’Ethiopie et de l’Erythrée, narguant le Yemen. Un lieu hautement
stratégique, face au Bab el Mandeb, clé d’accès à
la mer Rouge. Un micro-Etat crevant de misère et qui pourtant, s’il
n’était saigné à mort par la prévarication de
ses élites, pourrait financer la totalité de son budget par
les seules aides étrangères.

Les revenus
fiscaux nationaux, tous les revenus du port et de sa zone franche ne viennent
qu’en surplus d’un trésor sur lequel Djibouti veille jalousement :
les locations de bases militaires et leurs revenus indirects. Les armées
de France, des Etats-Unis, d’Allemagne et demain probablement de Grande-Bretagne
ont mis pied à terre à Djibouti, qui pour surveiller le Golfe
d’Aden, qui pour infiltrer la côte de Somalie sans devoir demander la
bénédiction de Mogadiscio, ou orienter leurs batteries de missiles
vers les bases d’activistes islamistes basées au Yémen.

Ici,
on torture. Le fait est commun.

Mohamed
Ahmed Mohamed, syndicaliste djiboutien, bien connu de la Fédération
internationale des droits de l’homme (FIDH), nous donne rendez-vous dans un
hôtel du boulevard Clemenceau pour décrire les traitements reçus
à la prison centrale de Gabode. Son témoignage
est confirmé par un autre syndicaliste, Hassan Cher, depuis peu candidat
réfugié politique en Belgique : « Les geôliers disposent
d’une double chaîne montée en croix, avec un crochet au milieu.

Les quatre
extrémités sont munies de fers pour y attacher les mains et
les pieds.

Cela
n’a l’air de rien, mais les geôliers, pour leur plaisir, attachent
le détenu à cette chaîne puis le pendent à
l’arbre qui se trouve à l’intérieur de la prison. Les
articulations souffrent. C’est intenable plus de dix minutes. Sous la
douleur, j’ai vu un prisonnier déféquer dans son pantalon.
»

Cela,
c’est pour la torture commune, la torture policière dénoncée
de longue date par la FIDH et les syndicats de Djibouti.

Mais ce
5 avril, une autre réalité s’est révélée
grâce à Amnesty International (1) : Djibouti serait aussi utilisé
comme lieu de transit et d’interrogatoire des détenus-fantômes
de la guerre au terrorisme. AI n’a révélé qu’une part
des dossiers qu’ils détiennent, dont le témoignage de Muhammad
al-Assad, arrêté à Dar es Salaam, en Tanzanie, le 26 décembre
2003, et « exfiltré peu avant l’aube le jour suivant ».
Il sera détenu en Afghanistan, puis au Yemen.

«
Des sources en Tanzanie disent que (Muhammad) a été transporté
à Djibouti dans un petit avion américain, note le rapport d’Amnesty.
Muhammad al-Assad dit que là, il a été questionné
par des officiels américains, un homme et une femme, qui lui ont dit
qu’ils étaient du FBI. Une photo du président
de Djibouti (Ismail Omar Guelleh) pendait au mur de la salle d’interrogatoire.

Muhammad al-Assad a passé deux semaines dans ce lieu avant d’être
préparé pour un autre transfert. Il pense qu’il s’agissait cette
fois d’un avion plus grand puisqu’il a pu y entrer sans courber la tête
ou se pencher. . . »

Le Soir,
en coopération avec Amnesty International-Londres, a tenté d’en
savoir plus sur l’existence d’un lieu secret de détention et interrogatoire
à Djibouti. Une piste d’autant plus intéressante qu’en mars
2005, le général américain John Abizaid avait déclaré
au Sénat américain : « Djibouti nous a donné un
soutien extraordinaire tant pour les bases et l’entraînement militaire
que pour les opérations anti-terroristes. »

Nous avons
effectivement retrouvé un lieu en périphérie de Djibouti-city,
en bordure de l’aéroport international Ambouli, que la rumeur de la
capitale suspecte d’avoir abrité ce genre de détenus-fantômes.

C’est
une villa blanche de plain-pied, un « T3 » : deux chambres, un
salon, avec cuisine et salle d’eau. Pas de caves. Les voisins immédiats
sont français puisque l’immeuble se trouve dans le lotissement de l’aviation
civile française. La description du lieu, transmise à Muhammad
al-Assad, est conforme à ses souvenirs.

Nous avons
retrouvé le garde. Ce qu’il raconte est étonnant : cette villa
« existerait » depuis deux ans, et serait connue du service de
renseignements djiboutien. Mi-2005, en juin ou juillet, trois « Arabes
de petites tailles » y auraient été détenus, ainsi
qu’un « Africain de l’Ouest », qui semblait « très
fatigué ».

Le
garde fait également mention de la détention en 2006 de «
trois femmes éthiopiennes ».

Or Amnesty
a lui aussi eu vent d’une autre disparition, en Tanzanie toujours mais en
2005 cette fois, le prisonnier ayant peut-être été lui
aussi renvoyé à Djibouti. Quant aux « femmes éthiopiennes
» signalées en 2006, cela cadre avec la répression des
Oromos, considérées comme « terroristes » par Addis-Abeba.

Interrogé
sur la possibilité que la République serve de lieu de transit
pour les détenus-fantômes, le président Ismail Omar Guelleh
dénie, avant de préciser qu’en réalité il ne disposerait
pas de pouvoirs de contrôle : « Qu’on nous le prouve ! Ce qui
se trouve dans Camp Lemonier (la base militaire louée par les Etats-Unis),
nous n’y avons pas accès ».

(1)
Amnesty International, « USA : Below the radar – Secret flights to torture
and disappearance », 5 avril 2006.

19/11/06 (B370) Affaire Bernard Borrel – La colère des falsificateurs imbéciles remplit le monde de la tyrannie. Ismaïl Omar Guelleh n’échappe pas à ce dicton, il ne se maîtrise plus dans ses propos. (Libertyman)

En réfutant
dans un article paru dans la presse française et avec une certaine
virulence le contenu des expertises médicolégales qui ont conclu
de manière incontestable à l’assassinat du Juge Bernard
Borrel, « Sa Majesté le roi bananier » de Djibouti confirme
une nouvelle fois son immature fragilité comme supposé chef
d’État. Une telle attitude de sa part n’a rien de surprenant,
il nous a habitué à tous les excès dans ce domaine comme
dans bien d’autres hélas.

Ismaïl
Omar Guelleh a tort de vouloir avoir toujours raison lorsqu’il est à
l’origine d’une « affaire » qui lui brûle les
fesses. La colère comme le « jusqu’au boutisme » dont il
fait démonstration sont les ennemis d’une bonne compréhension
qu’il pourrait avoir d’une situation qu’il ne maîtrise
plus.

Ce n’est
point un « secret défense » .. lorsqu’on affirme
dans son entourage que « chacun en prend pour son grade … »
lorsque Sa Majesté « pique sa crise » au seul prononcé
du nom de «Borrel». Insultes et parfois crachats lancés
au visage de ses subordonnés porteurs de « mauvaises nouvelles
» sont choses si fréquentes qu’elles en sont devenues d’une
bien triste banalité. Tout comme les tables et les chaises jetées
dans la piscine de son palais d’Haramous lors de colères dévastatrices
et mémorables qui sont de plus en plus fréquentes et n’ont
rien de grand ni de noble.

D’évidence
et dans un autre domaine, ceux qui misaient sur lui lors des présidentielles
de 2005 en parlant d’un possible changement de comportement suivi d’une
« Grande réconciliation nationale », tout en espérant
qu’il accepterait une ouverture à la démocratie après
sa seconde autoproclamation à la tête du pays, en sont pour leur
argent. Ceci revient à dire que si vous posez une artificielle couronne
sur la tête d’un baudet bien repu, si vous lui mettez une selle
sur le dos et le caressez dans le sens du poil ; quoi que vous puissiez faire,
vous n’en ferez pas pour autant un « cheval de course »
ou un spécialiste de saut !!! Il foncera tête baissée
dans les obstacles tout en gratifiant son entourage de ruades….

Dans les
suites de l’affaire Bernard Borrel c’est la colère qui
le guide, non la raison. A court d’arguments, IOG se sait être
de plus en plus contraint à la défensive par une justice qui
n’est pas la sienne et cette situation est pour lui insupportable.

L’homme
qui s’est autoproclamé par deux fois président par la
falsification et qui conduit aux destinées de Djibouti depuis avril
1999 nous a habitués à agir toujours en réactionnaire
irascible lorsqu’il est face à une quelconque opposition à ses
visées et que nul ne peut calmer sur l’instant. Selon son entourage,
le « monarque djiboutien » est souvent dans un état d’excitation
intense depuis qu’il est mis directement en cause comme « donneur d’ordre
» dans l’affaire de l’assassinat du juge français.
Il passerait de très mauvaises nuits ; son sommeil serait perturbé
car hanté par une forme de fantôme qui pourrait avoir pour nom
« Bernard Borrel » : fantôme errant dans les couloirs du
Palais d’Haramous, réclamant que justice soit faite et plus assurément
au plus profond du peu qu’il reste de conscience à Sa Majesté
le tyran djiboutien..

Convoqué
par une « petite juge française » (selon ses propres propos)
qui veut l’auditionner dans l’affaire de l’assassinat du
juge français, ce qui l’irrite au plus haut point et le révolte
c’est que malgré toutes les « cautions » dont il
bénéficie, Ismaïl Omar ne peut pas lui imposer le silence.

Pour cause,
(quelques photographies et écrits sont édifiants…sur ce sujet)

Contrairement
à d’autres…,

– cette
justice là refuse les offres de voyages et de séjours gratuits
à Djibouti faites par le Palais de l’Escale (pour elle et sa
famille) ;

– cette
justice là ne se complait pas dans la douce quiétude de l’annexe
du Sheraton, sur la plage des gouverneurs de l’île de Musha, vautrée
sur le sable blond ;

– cette
justice là ne s’accommode pas des « petits cadeaux »
comme des « enveloppes en USD » remises au Palais d’Haramous
et qui, paraît-il, entretiennent les amitiés pour le moins particulières
;

– cette
justice là a toujours gardé ses distances avec le supposé
Procureur Djama Souleïman, mis en cause pour tentative de subornation
de témoin. Nul tutoiement, nulle embrassade (certains comprendrons)
!!!! ;

– cette
justice là c’est celle du véritable courage de la magistrature
lorsqu’elle affirme son indépendance par rapport au pouvoir politique
« déviant ».

– cette
justice là c’est celle du courage qui combat avec calme et détermination
les ridicules et les vices du « politiquement aveugle» ;

– cette
justice là a le respect de la personne humaine, elle ne saurait accepter
qu’on assassine l’un des siens et obéit aux lois de la république.

Oui mais
voila, du haut de sa … »grandeur », Sa Majesté Ismaïl
Omar Guelleh n’accepte pas une autre justice que celle qu’il impose
suivant son humeur et ses intérêts du moment ; il n’a que
faire des Codes et des Lois.

L’exacerbation
qu’exprime IOG à l’égard de l’Élysée
est poussée à son comble car il ne peut comprendre qu’on
ne puisse pas faire « taire la justice française » tout
comme il le fait à Djibouti avec SA justice qui est à SES ordres,
contrainte de baisser la tête. Inadmissible, intolérable pour
lui qu’en France on soit dans l’impossibilité d’empêcher
la juge Sophie Clément d’aller au bout du dossier, au bout de
la vérité dans l’affaire de l’assassinat du juge
Bernard Borrel.

L’histoire
récente de Djibouti est là pour confirmer nos propos. Les rares
magistrats de courage qui ont eu, par le passé, l’outrecuidance
de tenter de résister au « système Guelleh », et
à ses actes condamnables, sont soit momentanément « rentrés
dans le rang » par la menace exercée sur eux et sur leur famille,
soit se sont retrouvés illico presto incarcérés à
la prison de Gabode alors que parallèlement leurs biens furent saisis
sous de fallacieux prétextes et que leur famille fut ruinée.

Les plus
clairvoyants d’entre eux ont fui le pays dans l’urgence avant
que les Services Djiboutiens de Sécurité ne les appréhendent
; ces magistrats sont venus grossir les rangs de l’opposition en exil.

Comme
il l’a toujours fait par le passé, Ismaïl Omar ment maladroitement
dès qu’il se sent en danger.

IOG commet
la grande erreur de ne pas interposer, entre lui et l’accusation, des
spécialistes de la communication dont le métier est le mensonge
et qui ont l’art du démenti. Ce faisant, les colères exprimées
dans ses propos auprès de la presse n’ont pas de force et aucune crédibilité,
si ce n’est comme « grand amuseur public ».

C’est
un bien piètre «clown » dont les genoux chancellent et
qui se blesse et se décrédibilise bien plus que les autres ne
pourraient le faire.

Admettons
tout de même qu’il a un certain courage ; le courage d’être
lui-même et de persister, avec tout ce que cela comporte de grotesque
lorsqu’il affirme, je le cite :

«
….Le type s’est tué lui-même, c’est ça la vérité.
Les raisons lui appartiennent…. ».

Nouvelle
démonstration que l’odieux devient la porte de sortie du ridicule
dans cette affaire.

Politiquement
dangereux, l’ambition et le cynisme d’Ismaïl Omar Guelleh
sont démesurés.

Se voyant
interdire toutes les routes et tous les objectifs vertueux et sublimes, cette
ambition quelque peu démesurée devient d’autant plus vile et
perverse qu’elle est plus grande dans son esprit. Ismaïl Omar nous a
habitués à dîner quotidiennement de ses rackets, de ses
chantages et à souper de tous les mensonges qu’il impose à
Djibouti comme ailleurs dans le monde, et ce depuis des lustres. Parvenu par
la mystification politique au plus haut niveau de l’État djiboutien,
force est d’admettre que la tromperie sous toutes ses formes est pour
lui comme une seconde peau ; seconde peau devenue naturelle, véritable
carapace au fil des années et dont il ne veut pas et ne peut pas se
départir.

Dans
quelque affaire que ce soit, sa stratégie malhabile n’a pas varié
d’un iota.

Selon
son concept, il s’agit d’imposer son diktat par la force pour
maîtriser, acheter les consciences de ceux qui lui résistent
ou de les briser par tous les moyens, y compris au delà des frontières
du pays !

Dans les
suites de l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel, constat
est fait que sa fourberie est insipide et condamnable car fortement préjudiciable
aux « bonnes relations » entre Djibouti et la France. Préjudiciable
car découlant du pire chantage politique qu’il soit et versant
de plus en plus dans la manipulation des communautés en présence
aux fins de les inciter, l’une comme l’autre, à des réactions
d’une xénophobie la plus primaire. En effet, ce qui lui fait
office de stratégie supposée diplomatique s’accompagne,
dans les faits démontrés, de tentatives de fomentation de discordes
entre les communautés djiboutiennes et françaises.

Contraint
par la Justice française qui vient le chercher en responsabilités,
IOG n’a plus d’arguments crédibles pour se défendre.
Il a donc recours à la mystification, à la critique tous azimuts,
voire à l’insulte ; pires méthodes qu’affectionnent
les imbéciles pour perdre le peu qu’il leur reste d’amis…
et de cautions aveugles.

De jour
en jour et au-delà des chiffres concernant la mesure de la délinquance
et des faits délictueux connus, spécifiques à la ville
de Djibouti et dont la presse locale ne se fait que trop rarement l’écho,
les familles djiboutiennes comme françaises constatent l’augmentation
d’un fort sentiment d’insécurité au sein de chaque communauté.

Face à
cette situation, qui n’est pas exclusive à Djibouti mais qui ne pourrait
trouver sa justification que dans une évidente absence de politique
gouvernementale en matière d’Éducation – Sécurité,
comment l’État actuel pourrait-il gérer des problèmes
d’incivisme et de délits mineurs alors qu’il démontre son incapacité
chronique voire sa volonté persistante à ne pas gérer
des situations bien plus graves pour l’avenir mais bien au contraire à
les relancer ponctuellement suivant l’humeur et les consignes du moment
données par le Palais de l’Escale ?

Le but
d’Ismaïl Omar Guelleh est de lancer fictivement des démonstrations
ponctuelles d’actes de rejet sous diverses formes tels que faire brûler
le drapeau tricolore comme il le fit à diverses reprises et encore
récemment lors d’une manifestation « programmée
» sous les fenêtres de l’Ambassade de France par des militaires
et des policiers djiboutiens. Militaires et policiers qui furent et seront
contraints demain d’agir sur ordre du Palais de l’Escale ; habillés
en civil pour la circonstance, vociférant et lançant des slogans
contre la présence française dans le pays afin d’essayer
de faire croire à l’opinion publique internationale que l’on
assiste à un mouvement populaire et spontané de rejet de la
présence française à Djibouti.

De même
et avec ce même esprit, Ismaïl Omar a l’aplomb de prétendre
dans ses propos recueillis par la presse française, je le cite «
…qu’un certain nombre de magistrats se prêtent à ce jeu
d’accusation et n’hésitent pas à insulter ma personne, mais
aussi le peuple djiboutien et toute l’Afrique, en disant que tous les chefs
africains sont des voleurs, des assassins… ». De telles déclarations
relèvent, là encore, d’une tentative de manipulation de
l’opinion publique et du pire mensonge. Chacun sait qu’aucun magistrat
français ne prendrait une telle liberté et ne s’autoriserait
à avoir de tels écarts de langage en déclarant…
« …que tous les chefs africains sont des voleurs, des assassins…
».

Tout se
confirme, IOG est la première victime de la totale banalité
de ses affirmations mensongères et imbéciles qui deviennent
de plus en plus dangereuses. Aux abois, il ne sait plus à quel saint
se vouer et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il
tente par tous les moyens de récupérer des soutiens parmi la
population afin qu’elle couvre ses actes criminels. Il a fait le choix
délibéré de se lancer dans un difficile et dangereux
exercice consistant à susciter des discordes, des conflits voire fomenter
des haines entre les communautés concernées et qui n’ont
aucune raison d’être.

Une telle
méthode hasardeuse relève d’un « psychisme particulier
» chez un être qui ose se prétendre chef d’un État.
Il faut donc s’attendre, de sa part et dans les semaines à venir,
à une recrudescence des manipulations de la réalité aux
fins de tenter de se protéger de la justice tout en menaçant
de « virer les Français de Djibouti sous huitaine ».

Chantage
– « Virer les Français !», ceci n’a rien de «
secret ».

Paroles
dont ismaïl Omar Guelleh ne mesure pas toutes les conséquences
catastrophiques s’il mettait son projet à exécution ;
conséquences catastrophiques pour l’avenir des populations de
Djibouti et pour le maintien du pays dans ses frontières actuelles.

Observons
qu’il a fait de telles déclarations devant la presse locale à
Djibouti et les a réitérés à maintes reprises
devant des témoins au Palais de l’Escale et face à un
Ambassadeur de France bien embarrassé.

Un représentant
de la ..diplomatie française au « garde à vous »,
les mains … le long de la couture du pantalon et la « Trousse
de secours …financier » en bandoulière afin de tenter de
calmer, momentanément, le courroux du versatile et cupide dictateur
djiboutien.

Pour conclure,
la « Raison d’État »que l’on oppose à l’émergence
de la vérité dans l’affaire de l’assassinat du juge
Bernard Borrel, trop souvent trompeuse en toute autre chose elle est du moins
sincère en ceci qu’elle ne nous cache plus ses tromperies politiciennes
qui en deviennent criardes.


19/11/06 (B370) Somalie (Sh Network) Selon une dépêche en Anglais les Tribunaux islamiques auraient l’intention de reconquérir des territoires en Ethiopie et au Kenya avec des troupes formées en partie en Erythrée. La Somalie pourrait devenir un nouveau site d’affrontement entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Les Tribunaux islamiques continuent aussi leur offensive contre le Khat.

Somalia’s
Islamists to achieve back Somali provinces under Ethiopia and Kenya control

par Aweys Osman Yusuf

Mogadishu
18, Nov.06 ( Sh.M.Network) For the first time the Union of Islamic Courts
has revealed it is tracking down provinces that, it said, belonged to Somalia
but were annexed to neighboring countries, Ethiopia and Kenya.

In an
interview with Shabelle Radio in Mogadishu, the Islamic Courts judiciary leader
Sheik Hassan Dahir Aweys said the Somali population was one family but was
disenfranchised and disintegrated by former colonizers who, he said, were
still busy splitting up the Somali population that shares one language and
religion.

Sheikh
Aweys
“It is unbelievable that a country population that is like one family
to be divided into 10 parts. As Islamic Courts, we will not accept divisions
and we will gain back the Somali provinces forcefully annexed to Ethiopia
and Kenya”, Aweys said.

Asked
how he would react to the UN repot that accused several Middle Eastern and
African countries of helping Somalia militarily and hundreds of Islamists
that fought along side Hezbollah in the 34 days war with Israel, Aweys said
it was a mistake to find fault with a group or someone for something baseless,
denying Somalia Islamist fighters went to Lebanon to support Hezbollah in
the Lebanon and Israeli war.

There
have been rumors that Islamic Courts sent number of their troops to Eritrea
for training; Aweys, the Islamic Courts founder, stopped short to answer the
question regarding Eritrea and Islamist issue.

UN says
Ethiopia and Eritrea, long time rival enemies that fought their war over borders
from 1998 to 2000, ware involved in helping the opposing parties in Somalia
militarily, showing concerns that Somalia could become a proxy war for the
two countries.

Curfew
has been imposed on the capital following the burning and ban on narcotic
leaf, Khad and demonstrations that followed in which a teenage boy was shot
dead by Islamists.

The
courts did not specify when the curfew would last.

Aweys
said Khad was more dangerous to the society.
“Fighting for the eradication of Khat is more dangerous than the warlords
we evicted from the capital, but we will get rid of it because it destroyed
our economy and massively harmed the discipline of our society”
,
he said.

Islamists
have not only banned Khad but they have banned smoking as well in different
locations of Somalia under their control, imposing fine of S. Sh 7,000,000
($800) on vehicles trying to smuggle Khad into Islamist areas and 500,000
Somali shillings ($40) on the Khad consumer.

19/11/06 (B370) The reporter (Addis Abeba) Le secrétaire général des Nations unies met en garde les pays voisins contre une intervention en possible en Somalie et il dénonce la livraison d’armes et le financement en particulier des forces islamiques par de nombreux états dont Djibouti. (Info lecteur – En anglais)

The Reporter
(Addis Ababa)

November
18, 2006
Posted to the web November 19, 2006

UN Secretary
General Kofi Annan warned Somalia’s neighbours to stay out on Wednesday, as
UN experts painted an alarming picture of foreign and extremist intervention
in a nation on the brink of all-out war that could engulf the Horn of Africa.

« We
have a very serious situation in Somalia, » Annan told reporters at a
UN climate change conference in the Kenyan capital, urging the country’s weak
government and powerful Islamist movement to return to peace talks.

As a new
report emerged detailing « rampant arms flows » to both Somali sides
in violation of a 1992 UN arms embargo, he also called for other nations to
keep clear and prevent the situation from deteriorating into full-scale war.
« It is already a difficult and volatile situation, » Annan said.
« We do not need to see it further complicated by neighbouring countries
rushing in with troops or guns to support one side. It will only compound
the problem. »

The report,
to be presented this week to the UN Security Council, says that seven nations
and the militant Lebanese movement Hizbullah have sent military aid to the
Islamists, while three countries are backing the government. It says the « unprecedented
and highly exacerbated » situation contains « all of the ingredients
for the increasing possibility of a violent, widespread, and protracted military
conflict » in most of Somalia.

« Moreover,
there is the distinct possibility that (it) may spill over into a direct state-to-state
conflict between Ethiopia and Eritrea, as well as acts of terrorism in other
vulnerable states of the region, » it says.

Arch-foes
Ethiopia and Eritrea, still at odds over their 1998-2000 border war, have
thousands of combat troops in Somalia, according to the report. Both countries
deny this, although Ethiopia admits to sending military advisers. Backing
the Islamists are Djibouti, Egypt, Eritrea, Iran, Libya, Saudi Arabia, Syria
and Hizbullah, while Ethiopia, Uganda and Yemen are supporting the government,
according to the report, a copy of which was obtained by AFP.

Nearly
all of the named nations deny violating the arms embargo but the report provides
detailed information about weapons shipments, including shoulder-fired surface-to-air
missiles and other sophisticated equipment, and the provision of other military
aid.

The 80-page
report covers the period from May to October, during which time the Islamists
seized Mogadishu from US-backed warlords and took control of much of southern
and central Somalia, imposing a harsh brand of Sharia law. The Islamists and
government are now girding for battle in two areas, one around the government
seat of Baidoa and the other near the border with the semi-autonomous enclave
of Puntland, north of Mogadishu.

The report
records names, dates and locations of such transactions, including a donation
to the Islamists of one million dollars by Libya and the creation of a reciprocal
relationship between the Islamists and Hizbullah.

Eritrea,
it says, provided the Islamists with « at least 28 separate consignments
of arms, ammunition and military equipment, » including a July 23 delivery
of the surface-to-air missiles and infrared-guided anti-tank weapons. Shipments
to the Islamists from other countries, notably Iran, Egypt and Syria are also
detailed, as is the July 27 departure of 200 Muslim gunmen from Somalia to
Syria « to undergo military training in guerrilla warfare. »

It also
said the Islamists sent about 720 battle-hardened fighters to Lebanon in mid-July
to wage war against Israel alongside Hizbullah.

Only about
80 returned to Somalia, the report says. In exchange, according to the report,
Hizbullah arranged for additional support to be given to the Islamists by
Iran and Syria, both of which are accused by the United States and others
of supporting terrorism.

Elements
in the Somali Islamist movement are believed to have ties with al-Qaeda and
earlier this month the United States warned US citizens in neighbouring Kenya
and Ethiopia of suicide attacks by Somali extremists. Somalia has been without
a functioning central authority since the 1991 ousting of strongman Mohamed
Siad Barre and the two-year-old transitional government has been unable to
assert control.

18/11/06 (B370) Présentation de la situation à Djibouti le 15 novembre 2006. L’opposition renonce à manifester pour ne pas donner prise aux provocations gouvernementales.

L’opposition
a renoncé à manifester à l’occasion du sommet du Comesa
le 15 novembre 2006 à Djibouti et l’ARD a décidé
de convoquer les assises nationales de son mouvement.

A l’occasion
du 11e sommet du Comesa, Djibouti-Ville a vécu trois semaines sous
une occupation policière intense par la Force nationale de police (FNP).

Des rumeurs
d’attentats terroristes ont couru prétextées par le chaos
islamiste dans la Somalie voisine. Des agents lourdement armés étaient
postés dans toutes les artères de la capitale et donnaient la
charge au moindre regroupement d’individus.

Les agents
du SDS, les services de sécurité djiboutiens, s’étaient
positionnés devant chaque hôtel interdisant au moindre citoyen
tout contact avec la presse étrangère.

Un état
de siège qui ne dit pas son nom avait de la sorte été
mis en vigueur au moins une semaine avant le début du Comesa.

Pour préserver
les citoyens djiboutiens d’une folie policière potentiellement
meurtrière, l’ARD qui était à l’origine de
la proposition de manifester a préféré y renoncer, quand
bien même l’idée de manifester visait à attirer
l’attention des pays hôtes sur la situation de l’état
de droit et de la gouvernance à Djibouti.

Une telle
intimidation infligée aux Djiboutiens n’est pas nouvelle mais
elle intervient une fois de plus et une fois de trop : l’opposition
ne peut pas indéfiniment d’une part se prévaloir d’un
statut de parti légalisé et d’autre part ne pas être
en mesure de conduire en toute sécurité des actions publiques
parfaitement légales et pacifiques.

L’ARD
a décidé de convoquer pour le 30 novembre et 1er décembre
2006 des assises pour une refondation de ses actions civiques afin de tirer
devant ses militantes, militants et concitoyens toutes les conclusions qui
s’imposent.

Découvrez
ci-dessous le Communiqué de l’Alliance républicaine pour
le développement (ARD).

18/11/06 (B370) Sh. Network. Somalie : les tribunaux islamiques mettent le feu aux sac de Khat. Un mort !(En anglais – Info lecteur)

Somalia:
One dead in a demonstration against burning Khad as Fresh ones arrive in

Par Aweys Osman Yusuf

Mogadishu
16, Nov.06 ( Sh.M.Network) A plane carrying the controversial “Khad”,
narcotic plants commonly used in Somalia, has landed at Mogadishu’s
international airport on Thursday.

21 sacks
filled in with bundles of Khad on board three minibuses were burnt at an Islamic
Courts checkpoint on the outskirts of the capital Mogadishu on Wednesday after
the Khad was imported at no.50 airfield from Hargeysa, the capital city of
the secessionist government of Somaliland.

Khad traders,
Medina aw-Ali and Abdirahman, said the Khad set on inferno was worth $40,000
Alleging they had the Islamic Courts permission to import Khad at the capital
but were intercepted by Islamist fighters who persisted on burning it.

The fresh
imported Khad still lies in Mogadishu airport where it is uncertain if it
would get into the town or if it would be burnt.
The news comes as hundreds of protesters against Islamic Courts over Khad
are matching throughout southern part the city chanting anti-Islamist slogans.

Protesters,
most of them Khad chewers, have been shouting “it was unfair for the
Courts to abolish Khad or burn business products worth hundred thousands of
dollars”.

One is
reported killed in the protest after it turned out violent and gunmen fired
at the crowd.

The Union
of Islamic Courts leaders were not available for comments as some of them
have even switched off their cell phones so that reporters might not bother
them.

There
are ongoing negotiations between the Islamic Courts and Khad traders over
the issue.

Conflicting
reports say the khad that is now in airport will be set of fire like the one
burnt yesterday.

Somalia’s
Islamists are in control of central and southernmost of the country including
the capital Mogadishu.

18/11/06 (B370) ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT : ARD. Communiqué.

Djibouti,
le 15 novembre 2006

COMMUNIQUE

L’ARD
CONVOQUE
LES ASSISES DE LA REFONDATION

Chaque
orientation politique doit être soumise à l’appréciation
d’une majorité souveraine : tel est le fondement de la Démocratie.
C’est pourquoi le comité exécutif de l’ARD a convoqué
des assises nationales qui se dérouleront les 30 novembre et 1er décembre
2006 à Balbala. Mais, ce qui relève ailleurs du fonctionnement
routinier d’une organisation politique, prend ici une dimension particulière,
et ceci pour au moins deux raisons :

1)
L’IMPOSSIBILITE D’UNE ALTERNANCE PACIFIQUE

Hormis le parti-Etat, mue de l’ancien parti unique, aucune formation
politique digne de ce nom n’a le droit de librement exister. Dirigeants
et militants de l’opposition sont systématiquement harcelés
et victimes de discriminations multiformes pour cause d’opinion. Tout
comme les syndicalistes indépendants et les défenseurs des droits
de l’homme.

Les fraudes
institutionnalisées constatées lors des législatives
du 10 janvier 2003 ont conduit l’UAD à prôner le boycott
tant que les conditions de transparence ne seront pas garanties. Or, un parti
politique n’a nullement vocation à boycotter un scrutin électoral.

Participer
en étant certain d’être volé ou boycotter en se
condamnant à l’inaction : tel est l’équation truquée
qu’il nous faut dépasser. Surtout que toute manifestation pacifique
est réprimée à balles réelles.

2)
L’AGGRAVATION DES CAUSES DU CONFLIT CIVIL

L’ARD ne peut oublier qu’elle doit son existence au multipartisme
arraché de haute lutte et consigné dans l’Accord de paix
du 12 mai 2001.

Non seulement
ce multipartisme reste de façade, mais les autres dispositions essentielles
de cet Accord de paix ont été systématiquement violées
par la partie gouvernementale : Décentralisation, indemnisation des
biens civils pillés ou détruits, fin de l’impunité
assurée aux criminels de guerre, reconstruction des zones affectées
par le conflit ou encore réinsertion des démobilisés.
Le respect des sacrifices multiformes consentis par notre peuple nous impose
ce devoir de vérité.

Autant
que nos militants et nos concitoyens, puissances occidentales militairement
présentes ici et investisseurs étrangers attirés sous
couvert du COMESA savent pertinemment qu’un régime portant à
ce point atteinte à la paix civile ne peut assurer un quelconque développement
économique. Et encore moins offrir une quelconque garantie de stabilité
politique.

C’est
donc à la redéfinition d’une résistance citoyenne
que nos militants sont conviés et c’est d’elle que l’ARD
rendra compte au sein de l’UAD, afin de renforcer la cohésion
nationale et l’unité l’action de l’opposition.

Le
président de l’ARD
AHMED YOUSSOUF HOUMED