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15/03/2014 (Brève 372) France Info : Procès Rwanda : Pascal Simbikangwa condamné à 25 ans de réclusion

Lien avec l’article sur le site France Info : http://www.franceinfo.fr/justice/proces-rwanda-pascal-simbikangwa-condamne-a-25-ans-de-reclusion-1351353-2014-03-14
_______________________ Note de l’ARDHD.
Pascal Simbikangwa a été condamné pour génocide et complicité de crimes contre l’humanité. Il n’a pas été jugé pour ses pratiques de la torture, car ces faits sont prescrits au bout de 15 ans.
C’est une première en France et nous pouvons espérer qu’elle va ouvrir la voie au jugement des criminels qui ont torturé leurs compatriotes à Djibouti et qui ont commis des massacres dans le Nord, en particulier, mais pas seulement …

De nombreuses associations étaient constituées « partie civile », dont le CPCR, la FIDH, la LICRA, la LDH et SURVIE qui a apporté une contribution significative aux avocats. Plusieurs avocats représentaient les parties civiles, Mes Simon, Daoud, Baudoin et confrères.
______________________________________

Pascal Simbikangwa a été condamné ce vendredi soir à 25 ans de réclusion dans le procès historique du génocide rwandais. Il était jugé par la cour d’assises de Paris. L’ancien capitaine de la garde présidentielle a été reconnu coupable de génocide et de complicité de crime contre l’humanité. 

Coupable.  
Après un procès fleuve et douze heures de délibéré, les jurés de la cour d’assises de Paris ont déclaré Pascal Simbikangwa coupable de génocide et de complicité de crime contre l’humanité. L’ancien capitaine de la garde présidentielle a été condamné à 25 ans de réclusion. Dans son réquisitoire, l’avocat général avait réclamé la perpétuité. 

Pascal Simbikangwa était notamment accusé d’avoir armé et donné des instructions aux miliciens. Ceux là mêmes qui tenaient des barrières à Kigali où étaient filtrés et exterminés les Tutsis. L’avocat général l’avait décrit comme un « génocidaire négationniste ».

La défense avait demandé l’acquittement

Tout au long du procès, Pascal Simbikangwa, âgé de 54 ans et paraplégique depuis 1986, avait expliqué n’avoir vu aucun cadavre durant les 100 jours au cours desquels 800.000 personnes ont été massacrés. Essentiellement des Tutsi tués par les Hutu.

Jeudi, la défense avait réclamé son acquittement en tentant de jeter le discrédit sur les témoins qui se sont succédés à la barre. Les avocats de Pascal Simbikangwa avaient notamment dénoncer des témoignages « fragiles » et un procès « politique ».

« Le fait qu’il conteste avoir vu le moindre cadavre revient à manifestelent minimiser son rôle et sa connaissance des massacres qui se déroulaient sous ses yeux », a exstimé la cour. Elle a aussi jugé « invraissemblable » qu’il soir rester inactif après l’assassinat du président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994.

La défense pourrait faire appel 

« C’est un pas de plus pour la justice universelle et la lutte contre l’impunité des bourreaux » (Patrick Baudoin)  

Avec Sophie Parmentier
« Nous avons assisté à un procès exemplaire », a expliqué Patrick Baudoin, l’avocat de la Fédération internationale des Droits de l’Homme. « C’est enfin une avancée et un pas de plus pour la justice universelle et la lutte contre l’impunité des bourreaux », raconte-t-il. 

Pour l’un des avocats de l’accusé, Me Fabrice Epstein, « c’est une décision qui ne va pas jusqu’au bout. Si on reconnait Pascal Simbikangwa coupable de génocide, alors il faut le condamner à la perpétuité. C’est une décision empreinte d’un malaise ». La défense qui envisage de faire appel.

Un procès historique
Ce verdict intervient à quelques semaines seulement des commémorations du déclenchement du génocide, c’était le 7 avril 1994. Pendant longtemps, les autorités du Rwanda ont accusé la France d’avoir soutenu le régime hutu génocidaire et soutenu ses responsables.

Ce procès qui s’est achevé vendredi est donc historique. C’est le premier, en France, lié au drame rwandais. Pascal Simbikangwa avait été arrêté en 2008 à Mayotte pour trafic de faux papiers. Il était jugé au nom du principe de compétence universelle qui permet de juger un étranger pour des faits commis à l’étranger pour les crimes les plus graves. 

Par Baptiste Schweitzer

08/12/06 (B372) Communiqué officiel de l’ARD daté du mardi 5 décembre 2006 (Alliance Républicaine pour le Développement)

Djibouti,
le 5 décembre 2006


Alliance Républicaine pour le Développement
A.R.D

COMMUNIQUÉ
OFFICIEL

Assises
nationales : Intensification de la Lutte !

Reportées
d’une journée en raison des pluies, les assises nationales de
l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) se
sont déroulées du 1er au 2 décembre 2006 à Balbala.

Venus
des quatre coins du pays, les délégués ont débattu
des points inscrits à l’ordre du jour, après l’avoir
adopté et désigné un bureau.

Un tel
débat interne était attendu depuis longtemps pour analyser toutes
les implications de la violation par la partie gouvernementale de l’accord
de paix du 12 mai 2001 (dont l’ARD est partie prenante en tant que continuité
historique du FRUD-armé) et de l’impossibilité de toute
alternance démocratique.

I)
ANALYSE DE LA SITUATION

L’essentiel
des débats a porté sur le contexte national. Les délégués
ont unanimement souligné que les espoirs démocratiques soulevés
par la paix de 2001 ont été anéantis par l’aggravation
des injustices de toutes sortes.

D’une
part, parce que les opposants djiboutiens sont harcelés, criminalisés
et pour certains contraints à l’exil.

D’autre
part, du fait que les causes profondes du conflit civil s’accentuent,
sapant chaque jour un peu plus les fondements déjà fragiles
d’une paix réelle et durable à laquelle l’écrasante
majorité des Djiboutiens aspire profondément.

Les délégués
ont reconnu que de multiples formes de discrimination frappent majoritairement
une composante de la communauté nationale. Tout comme ils ont insisté
sur le caractère exclusif et systématique d’une discrimination
qui vise cette même composante depuis l’Indépendance :
le déni du droit à être inscrit sur le registre d’état
civil et celui d’obtenir une carte d’identité nationale.
Discrimination qui sert de base et de justification à toutes les manipulations
officielles des statistiques démographiques.

Dans ces
conditions, les délégués ont posé une question
essentielle : pourquoi un citoyen, apatride sur son propre sol, serait-il
militant d’un parti d’opposition sous un régime qui, ne
comptant que sur sa force brute, viole la liberté d’expression
et empêche toute alternance démocratique ?

C’est
la raison pour laquelle certains intervenants, expression légitime
d’un désespoir général, ont même proposé
de dépasser le cadre de la lutte pacifique.

II)
PERSPECTIVES DE LUTTE

Tout en
comprenant cette position, les autres délégués se sont
pour leur part attelés à dégager des perspectives d’une
résistance citoyenne, compatibles avec les valeurs républicaines
auxquelles tout parti légalisé doit se soumettre. Il s’agit
:

a) de
renforcer les capacités humaines du parti en responsabilisant les militantes
et les militants les plus aptes à insuffler une dynamique fédératrice
;

b) de
renforcer les capacités organisationnelles en optimisant la coordination
verticale et horizontale ;

c) d’accroître
les capacités financières en élargissant le nombre de
cotisants ;

d) de
restaurer la visibilité médiatique du parti ;

e) d’intensifier
toutes les formes de mobilisation et d’action pacifiques ;

f) de
consolider les actions unitaires de l’UAD, parce que seules les composantes
de l’opposition sont porteuses d’un projet national ;

g) d’alerter
la communauté internationale, comme le dernier rapport de la FIDH (Fédération
Internationale des Droits de l’Homme) sur les risques d’une reprise
imminente du conflit civil.

III)
RESOLUTIONS

A l’issue
de ce large débat, les délégués ont entériné
les résolutions suivantes :

1) au
niveau national, l’ARD prend acte de l’impossibilité de
tout changement par la voie des urnes et rejette sur le régime toutes
les conséquences de ce blocage comme celles de la violation de l’accord
de paix du 12 mai 2001 ;

2) L’ARD
appelle les autres partis d’opposition à intensifier, à
son instar, toutes les formes de résistance civique ;

3) Au
niveau régional, l’ARD condamne le rôle déstabilisateur
du régime djiboutien dans la corne de l’Afrique ;

4) Au
niveau international, l’ARD apporte son soutien à la lutte antiterroriste,
tout en souhaitant qu’aucun amalgame ne soit fait entre Islam et terrorisme.

IV)
ÉLECTION DU COMITE CENTRAL

Aux fins
de concrétiser ces perspectives politiques et organisationnelles, un
Comité Central a été élu, qui a procédé
au renforcement du Comité Exécutif

V)
RENFORCEMENT DU COMITE EXECUTIF

Au terme
de ce réaménagement, le Comité Exécutif se présente
comme suit :

1 – AHMED
YOUSSOUF HOUMED / Président

2 – ADAN MOHAMED ABDOU / 1er Vice-président

3 – FARADDA WITTI / 2e Vice-président

4 – ALI MAHAMADE HOUMED / 3e Vice-président

5 – KASSIM ALI DINI / Secrétaire général

6 – KAMIL MOHAMED AHMED / Contrôleur général

7 – SOULEIKI OMAR SOULEIKI / Secrétaire à l’Organisation

8 – AHMED ALI MOHAMED / Trésorier

9 – KAMIL HASSAN ALI / Secrétaire aux Relations Extérieures

10 – MOHAMED ALI ABDOU / Secrétaire à la Communication, porte-parole

11 – MOHAMED ISMAEL ADEN / Secrétaire à l’Education et
à la Culture

12 – FATO OMAR MOHAMED / Secrétaire à la Condition Féminine

Enfin,
en raison de son exil forcé, M. MAHDI IBRAHIM A. GOD a été
désigné Mandataire plénipotentiaire de l’ARD auprès
des Etats et des Organisations internationales, et M. MAKI HOUMEDGABA,
représentant de l’ARD en Europe.

La liste
complète du Comité Exécutif sera transmise à toutes
les instances du Parti.

Le
Président de l’ARD
AHMED YOUSSOUF HOUMED

08/12/06 (B372) Deux décisions ont été prises aux Nations Unies : l’envoi d’une force internationale en Somalie et la fin de l’embargo. Cette décision ne semble pas plaire aux Tribunaux islamiques, alors qu’elle satisfait les revendications du GNT (et de l’Ethiopie).

________________________________
Note de l’ARDHD
A la suite d’une difficulté informatique
résolue maintenant, nous n’avions pas été en mesure d’ajouter
des informations pendant une journée.

Les Nations Unies ont décidé finalement d’envoyer une force
multinationale de paix en Somalie et de lever l’exception d’embargo sur les
armes. Ces deux points ont le soutien du GNT, comme l’avait confirmé
le Ministre des A.E. du GNT lors de la conférence qu’il avait donné
à Paris.

En revanche,
il semble que les tribunaux islamiques n’accueillent pas l’information avec
autant de satisfaction. Bien au contraire.

On nous
a signalé, qu’en signe de protestation, ils auraient pu avoir lancé
mercredi dernier une attaque contre la capitale du Puntland et que leur offensive
se serait soldée par un échec, un repli rapide et la perte de
matériel de Guerre (L’embargo ne semblait pas être un obstacle
à l’armement des forces des tribunaux islamiques)

Les Tribunaux
islamiques réagissent vigoureusement à ces décisions
(ci-dessous AFP).

La question
qui se pose est de savoir maintenant ce que va faire l’Ethiopie, qui voit
d’un mauvais oeil, un développement islamique intégriste à
sa porte.

Le risque de conflit armé dans la Région
a encore gravi un échelon

Plusieurs
mouvements djiboutiens d’opposition nous ont fait part de leur satisfaction
quand à ces deux décisions prises par l’ONU, sachant aussi que
Guelleh s’est présenté à plusieurs reprises, comme un
soutien des Tribunaux islamiques, se rangeant du côté des Erythréens
qui ont fait le même choix.

____________________________________________ AFP

Force
de paix en Somalie: "une nouvelle crise" en vue, selon les islamistes

MOGADISCIO
(AFP) – jeudi 07 décembre 2006 – 16h30 – Le mouvement islamiste en
Somalie a prévenu jeudi que le déploiement d’une force de paix,
approuvé la veille par le Conseil de sécurité de l’ONU,
allait provoquer une "nouvelle crise" dans ce pays où des
missions internationales s’étaient terminées dans le sang il
y a une décennie.

De son
côté, le très fragile gouvernement somalien de transition
a appelé au "déploiement le plus rapidement possible"
de cette force.

Mercredi,
le Conseil de sécurité a autorisé la création
d’une force de paix en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, et introduit
une exception à l’embargo sur les armes, pour permettre d’armer cette
force.

L’embargo,
imposé à la Somalie depuis 1992 par l’ONU, est de fait violé
par au moins une dizaine de pays qui soutiennent soit les institutions somaliennes,
soit les islamistes, selon un rapport récent des Nations unies.

Sans
surprise jeudi, les islamistes ont de nouveau rejeté fermement l’idée
d’une force de paix étrangère.

"Nous
n’accepterons jamais le déploiement de troupes étrangères",
a déclaré à l’AFP à Mogadiscio le porte-parole
du mouvement islamiste, cheikh Abdurahim Muddey.

"La
décision d’amener des troupes étrangères en Somalie va
provoquer une nouvelle crise. Je vous dis que cette approbation de l’ONU va
énormément augmenter le nombre de victimes et le nombre de tombes
dans ce pays", a-t-il prévenu.

Les
radicaux islamistes ont dans le passé promis de mener une "guerre
sainte" contre les troupes étrangères sur le sol somalien.

"Tout
ce que l’ONU approuve est une agression contre nous et nous sommes prêts
à défendre notre religion et notre terre contre l’invasion de
l’ennemi", a complété le numéro 2 de la sécurité
au sein du mouvement islamiste, Cheikh Mukhtar Robow. "Nous disons aux
soldats de la paix que devant eux les attendent des grenades et de l’artillerie",
a-t-il mis en garde.

A
l’inverse, la résolution de l’ONU a été accueillie avec
satisfaction par le gouvernement somalien, qui réclame depuis des mois
une telle force.

"Cette
résolution est un outil qui doit être correctement utilisé
pour prévenir une expansion encore plus grande des actions terroristes
dans la Corne de l’Afrique et le continent africain", a déclaré
le Premier ministre Ali Mohamed Gedi à Nairobi.

L’Ethiopie,
qui soutient ouvertement le gouvernement somalien, a elle demandé à
ce que la résolution soit "mise en oeuvre sans délai".

La Somalie,
pays de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis le renversement
de Mohamed Siad Barre en 1991 et ne dispose pas depuis de gouvernement central
effectif. Le conflit a fait directement ou indirectement entre 300.000 et
500.000 morts.

Les institutions
de transition, mises en place en 2004, se montrent incapables de contrer la
montée en puissance, depuis 2006, des islamistes, qui contrôlent
une grande partie du centre et du sud du pays.

Dans
ce contexte, les risques de conflit régional sont grandissants, l’Ethiopie
se disant prête à intervenir militairement chez son voisin.

Dans
la résolution de l’ONU, il est d’ailleurs stipulé que les voisins
immédiats de la Somalie ne participeront pas à la force de paix.

La résolution
intervient près de quatre mois après que l’organisation régionale
d’Afrique de l’Est de l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le
développement) eut décidé d’envoyer en Somalie une force
de paix d’environ 8.000 hommes.

Cette
force, appuyée par l’Union africaine (UA), aurait dû commencer
à être déployée fin septembre, mais elle est jusqu’à
présent restée lettre morte, notamment faute de financement.

La communauté
internationale reste traumatisée par ses précédentes
missions en Somalie, organisées de 1992 à 1995 pour venir en
aide aux victimes de la famine et rétablir la paix, et qui s’étaient
terminées dans la débâcle. Près de 140 Casques
bleus et 18 soldats américains avaient été tués.

08/12/06 (B372) Somalie: La levée de l’embargo sur les armes, un décision dangereuse pour les tribunaux islamiques (Selon une dépêche de l’IRIN – Réseau d’information Nations Unies- relayée par All Africa)


UN Integrated Regional Information Networks

7
Décembre 2006
Publié sur le web le 7 Décembre 2006

Nairobi

La
décision du Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU)
de lever l’embargo sur les armes contre la Somalie a vivement été
critiquée par l’Union des tribunaux islamiques qui craint un accroissement
de l’instabilité dans le pays. Toutefois, cette mesure devrait permettre
le déploiement d’une force de paix africaine chargée d’assurer
la sécurité des institutions fédérales de transition.

«
Cette décision est inopportune », a déclaré Ibrahim
Hassan Adow, le secrétaire de l’Union des tribunaux islamiques pour
les Affaires étrangères. « Elle ne fera qu’accroître
l’instabilité dans le pays. »

Les
tribunaux islamiques, qui contrôlent une bonne partie du sud et du centre
de la Somalie, ont prévenu les Etats africains que toute participation
à cette force de paix sera considérée comme une déclaration
de guerre ou un acte d’agression contre la Somalie.

Le
Conseil de sécurité a autorisé mercredi la création
par les pays africains d’une force de paix en Somalie. Cette force sera constituée
de contingents militaires fournis par l’Autorité intergouvernementale
de développement (Igad) qui regroupe le Kenya, l’Ouganda, le Soudan,
Djibouti, l’Ethiopie, l’Erythrée et le gouvernement de transition de
Somalie.

La résolution
prévoit notamment l’envoi de 8 000 hommes de l’Igasom, la mission de
maintien de la paix de l’Igad en Somalie. Elle disposera d’un mandat de six
mois et sera chargée de protéger le fragile gouvernement somalien.
Toutefois, aucune troupe des pays limitrophes de la Somalie ne prendra part
à cette opération.

L’Igasom
devra protéger les membres des institutions fédérales
de transition et du gouvernement, former les forces de sécurité
gouvernementales, rétablir les forces de défense nationales
et veiller à la sécurité dans Baïdoa, ville où
est installé le gouvernement de transition du pays. En outre, l’Igasom
suivra l’évolution des pourparlers entre le gouvernement somalien et
les tribunaux islamiques et assurera la libre circulation et la sécurité
de toutes les personnes impliquées dans les négociations.

Pour
Ibrahim Hassan Adow, ceux qui ont fait adopter cette résolution ne
souhaitent pas la paix et la stabilité en Somalie.

Selon
l’analyste international Matt Bryden, la résolution finale du Conseil
de sécurité est meilleure que le « projet de résolution
présenté par les Etats-Unis. Toutefois, au stade où en
est le processus de paix, l’adoption de la résolution sur la Somalie
pourrait plutôt faire pencher la balance vers la guerre que vers la
paix. »

Quant
au gouvernement somalien, il a favorablement accueilli la résolution
et a appelé au déploiement rapide des forces de maintien de
la paix.

«
Nous nous félicitons de l’adoption de cette résolution. C’est
important pour la Somalie. Elle contribuera à instaurer la paix et
la stabilité dans le pays », a souligné le ministre de
l’Information Ali Jama Jangali. « Nous espérons que la résolution
sera appliquée à la lettre. »

«
L’adoption de la résolution intervient au mauvais moment et elle ne
favorise pas la poursuite du dialogue entre les deux parties », a déclaré
M. Muhammad Nur Ga’al, directeur adjoint de la Civil Society in Action, une
coalition de groupes de la société civile.

Selon
lui, les groupes de la société civile se concertent actuellement
et feront connaître leur position plus tard. Toutefois, a-t-il précisé,
« l’envoi de forces étrangères ne fera qu’aggraver la
situation et l’ONU aurait dû exercer une pression sur les deux parties
pour les obliger à poursuivre les pourparlers de paix de Khartoum.
»

Des représentants
des tribunaux islamiques et du gouvernement de transition s’étaient
rencontrés à Khartoum, la capitale soudanaise, mais n’étaient
pas parvenus à conclure un accord de paix définitif.

L’Ouganda,
qui est membre de l’Igad, a entre temps fait savoir qu’il enverra des troupes
en Somalie et qu’il est prêt à se conformer au texte de la résolution.

«
Il y a longtemps que nous [Forces de défense populaires de l’Ouganda]
avions pris la décision d’envoyer des troupes en Somalie, mais nous
attendions que le feu vert de l’ONU, a confié à IRIN le Major
Félix Kulaigye, porte-parole des Forces de défense populaires
de l’Ouganda (UDFP).

«
Un bataillon, formé aux opérations de maintien de la paix, est
prêt depuis l’année dernière », a-t-il ajouté.
« Nous pouvons désormais mettre en route nos procédures
internes, notamment solliciter l’approbation du parlement pour l’envoi de
nos troupes à l’étranger. Le ministre de la Défense devrait
très prochainement présenter une demande d’autorisation devant
le parlement. »

Mais
pour nombre d’observateurs, le déploiement de cette force, s’il devait
avoir lieu, n’est pas pour demain.

«
Si les troupes des pays limitrophes de la Somalie sont exclues de l’opération,
de quels pays viendront les autres contingents, puisque jusqu’à présent,
seul l’Ouganda a promis d’envoyer des troupes », s’est demandé
l’un des observateurs.

De
même, il faudra régler le problème du financement de l’opération.
« A mon avis, le déploiement des forces de l’ Igasom n’est pas
pour demain », a-t-il ajouté.

Le gouvernement
de transition de Somalie a été installé fin 2004 à
Nairobi pour tenter de ramener la paix et la sécurité dans ce
pays de la Corne de l’Afrique qui n’était plus dirigé depuis
près de 16 ans.

En juin
2006, les miliciens des tribunaux islamiques ont combattu les Seigneurs de
guerre qui contrôlaient le pays depuis 1991, après le renversement
du régime du défunt Président Muhammad Siyad Barre.

08/12/06 (B372) Un avion de la compagnie Hewabora, transportant de l’Uranium a-t-il été intercepté à Djibouti par les forces américaines. (Information d’Africatime, qui reste à confirmer néanmoins…)

________________________________
Note de l’ARDHD
Nous n’avons pas trouvé d’autres informations concernant cette interception.
Soit l’information est erronée, soit les américains ont tout
fait pour éviter une large diffusion … On devrait quand même en savoir plus dans les prochains jours.
_____________________________________________________

AFRICATIME.COM
/ R.D.C.

Un
appareil de la Compagnie HEWABORA intercepté à Djibouti avec
de l’Uranium ? (La Collecte 06/12/2006)

Un haut
cadre politique proche de Joseph KABILA qui a requis l’anonymat pour
des raisons évidentes de sécurité nous a informé
de l’interception, par la
base américaine de Djibouti depuis quelques jours, d’un avion DC8 de
la
compagnie Hewabora immatriculé S9 PSD.

Cet appareil
aurait décollé de l’aéroport international de Ndjili
à Kinshasa
le 9 Novembre à 23 h 28′ (indication de la tour de contrôle de
Kinshasa)
pour Lubumbashi où il aurait embarqué une importante quantité
d’uranium, et
aurait ensuite quitté la capitale du cuivre à destination de
l’Iran pour
livrer la dangereuse marchandise à ses clients habituels.

Les services
américains qui auraient suivi très discrètement tout
le
déroulement de l’opération auraient intervenu lorsque l’avion
survolait l’
espace aérien de Djibouti pour l’intercepter et l’obliger à
faire une escale
forcée dans la base américaine de Djibouti. Le Commandant MAKILANDA
qui
pilotait cet avion, ainsi que les personnes qui convoyaient la marchandise
seraient toujours retenus à Djibouti pour enquête.

Nous poursuivons
nos enquêtes pour confirmer cette information et tenir les
compatriotes congolais pleinement informés de ce trafic dangereux qui
se
pratique dans notre pays au plus haut sommet de l’Etat, depuis que des
mafieux installés à la tête des institutions de notre
pays pillent sans
vergogne nos richesses.

Paris,
le 5 Décembre 2006

Le
Cabinet du Président national de l’APARECO

08/12/06 (B372) Un lecteur réagit à un article publié dans La Nation et surtout il s’étonne de découvrir un nouveau Consul à La Mecque.

________________________
Questions d’un lecteur

Qui est ce consul ? Son nom ?

C est un article ou un texte improvisé ?

Pourqoi la Rédaction du journal "La Nation cache-t-elle la photo
et le nom de ce consul ?

Peut être que Djibouti n’a même pas nommé un Consul en
Arabie Saoudite.

Un lecteur .

____________________________
Extrait La Nation

Mecque
: Le comportement de certains de nos compatriotes sur les lieux saints laisse
à désirer.

Les premiers
pèlerins s’envoleront pour la Mecque le 11 décembre prochain,
pour accomplir leur Haj. Alors que le nombre de pèlerins s’accroît
d’année en année, les " Haji " djiboutiens rencontrent
toujours des difficultés en terre sainte, des difficultés dont
ils sont en partie responsables, selon le consul de Djibouti en Arabie saoudite
qui nous a rendu visite cette semaine dans les locaux du journal.

“La
Nation” : Quelles évolutions avez-vous constatées depuis
que vous êtes en poste ?

Voilà
déjà quelques années que, en tant que consul de Djibouti
au Royaume d’ Arabie Saoudite, je suis témoin des nombreuses difficultés
que connaissent, les pèlerins

Je suis
en poste depuis maintenant cinq ans. Et au cours de ces années, j’ai
noté un certain nombre de problèmes concernant mes compatriotes
pour accomplir un devoir religieux qui est un des principaux piliers de l’Islam.

Je me
rappelle en particulier le cas d’un groupe de dames qui se sont retrouvées
à la merci des voleurs qui se sont emparés de leurs maigres
biens ou du peu d’argent qu’elles avaient sur elles.

L’Arabie
Saoudite a récemment mais en place une législation obligeant
les gouvernements des pays d’origine des pèlerins à les encadrer
et à les prendre en charge.

J’ai connu
la période d’avant cette loi et parmi les grandes difficultés
que rencontraient nos pèlerins figuraient l’absence de logements ;
j’ai vu des pèlerins dormir dans la rue ou à sept dans des endroits
prévus pour cinq personnes ; j’ai vu des personnes dormir dans les
toilettes.

La
communauté djiboutienne qui vit là-bas participe-t-elle à
l’accueil des pèlerins ?

Il
y a là-bas une communauté djiboutienne forte de 14 000 membres.
A cette époque, les pèlerins djiboutiens étaient au nombre
de 100 à 50. Et nous n’avions aucun mal à organiser l’accueil
avec l’aide de quelques bénévoles.

Maintenant
qu’il y a plus de 1000 pèlerins, la situation nous dépasse un
peu. Avec la mise en œuvre de la loi, les difficultés se sont
atténuées.

Avec
le personnel du consulat qui est au nombre de cinq,
nous avons mis
l’accent, d’abord, sur l’accueil des pèlerins à l’aéroport
où vont débarquer en l’espace de peu de temps 500 000 à
1 million de personnes.

Quelles
autres difficultés rencontrez vous ?

Beaucoup
de nos compatriotes rencontrent déjà des difficultés
à ce niveau, que ce soit des problèmes de billets, de papiers
ou d’argent ou ils risquent d’être refoulés.

Je dois
donc attendre jusqu’à ce que le dernier cas soit réglé.

Ensuite,
nous devons les suivre pas à pas, servir de guide, essayer de maintenir
la cohésion du groupe parce qu’on peut facilement s’égarer dans
la foule. Il faut également s’occuper des questions sanitaires.

J’aimerais
également souligner que le comportement de nos compatriotes sur le
lieu du pèlerinage laisse à désirer.

Il arrive
souvent qu’ils ne respectent pas les consignes et les instructions notamment
en ce qui concerne l’hébergement, mais on observe aussi des dérives
en actes et en paroles. Ce qui est dommageable pour l’image de notre pays.

Propos
recueillis par Dirieh et Rashid

04/12/06 (B372) Selon l’ADI qui cite une source AFP, Somalie: les islamistes prennent une nouvelle ville dans le sud de la Somalie.

________________________________
Note de l’ARDHD
En dépit de nos recherches sur Internet, nous n’avons trouvé
aucune trace de cette dépêche AFP, ce qui ne veut pas dire qu’elle
n’a pas été publiée par l’agence de presse, mais elle
n’aurait pas été largement diffusée …

En
tout cas, Djibouti se réjouit toujours beaucoup plus de la victoire
des Tribunaux islamiques qu’il ne soutient le malheureux GNT … Une prise
de position de Guelleh, qui viendrait conforter la position Erythréenne
?

____________________________________________________________

DJIBOUTI
(ADI) – 02 Déc 2006- Les islamistes somaliens ont pris samedi
sans combat le contrôle d’une nouvelle ville du sud du pays, jusque
là tenue par un chef de guerre local allié au gouvernement de
transition, a-t-on appris auprès des islamistes et du gouvernement.

"Dinsoor
(270 km à l’ouest de Mogadiscio) est sous le contrôle des tribunaux
islamiques, nous n’accepterons jamais que quiconque" y revienne, a déclaré
à la presse dans la capitale somalienne le porte-parole du Conseil
suprême islamique de Somalie (SICS), cheikh Abdurahim Ali Muddey.

"Nous
prendrons des mesures militaires si des forces essaient de violer la région"
de Dinsoor, située à 110 km au sud de Baïdoa, siège
des institutions de transition somaliennes, a-t-il ajouté. Le gouvernement
a dénoncé la prise de Dinsoor par les islamistes après
que les miliciens du chef de guerre local eurent déserté la
ville.

"Les
islamistes continuent d’avancer et de s’emparer de plus de territoires, mais
cette prise va empirer les choses", a déclaré un parlementaire
favorable au gouvernement, Madobe Nunow, ajoutant: "c’est de la provocation".

Dans la
ville, des responsables islamistes ont indiqué qu’ils se préparaient
à instaurer la loi coranique (charia), comme dans les territoires passés
sous leur contrôle depuis juin.

"Mogadiscio
a envoyé des délégués ici. Ils disent aux gens
que les tribunaux islamiques se préparent à prendre le contrôle
de la région entière et à y instaurer la charia",
a déclaré à l’AFP un commandant de miliciens islamistes,
Osmail Adan Kerrow, joint depuis la capitale.

Depuis
l’échec de pourparlers de paix entre gouvernement et islamistes, les
relations sont de plus en plus tendues entre les deux camps, faisant craindre
un conflit généralisé dans la Corne de l’Afrique.

Source
: AFP

03/12/06 (B372) BBC : Ethiopians meet Somali Islamists in Djibouti. La rencontre de la dernière chance avant le déclenchement d’un confilt armé ? (Info lectrice)

Ethiopia’s
Deputy Foreign Minister, Tekeda Alemu, has held direct talks in Djibouti with
senior representatives of Somalia’s Union of Islamic Courts.

Ethiopia says it explained its policy of backing Somalia’s transitional government
against the Islamists.

Representatives
of neighbouring nations also took part, as well as Kenya’s ambassador to Somalia.

The two
sides have clashed in the past month, with the Islamists pledging to force
Ethiopian troops out of Somalia.

However,
Ethiopia says it has held several meetings with the Union of Islamic Courts
(UIC) to try to resolve their differences.

Last
chance?

The BBC’s
Africa editor, Martin Plaut, says the news of contacts between the two sides
is a surprising revelation.

Previously,
there have been fears that the sporadic clashes would escalate to all-out
war with the Islamists on one side, and Somalia’s transitional government
on the other side alongside the Ethiopians.

But our
correspondent says there has been no indication from Addis Ababa of what message
they communicated to the Islamists in Djibouti.

Last month
Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi said the Islamists represented a "clear
threat" to his country which he said was prepared for conflict following
repeated Islamist calls for a holy war.

The UIC,
which is backed by Ethiopia’s rival, Eritrea, and now controls much of southern
Somalia, has denied claims by Ethiopia and the weak Somali transitional government
that it has links to al-Qaeda.

The talks
come as Somalia’s interim government, formed two years ago, edges closer to
securing regional and international approval for the deployment of foreign
peacekeeping troops in Somalia.

When he
came to power, interim President Abdullahi Yousef asked for foreign troops
to bolster his position.

A regional
grouping of African states has now backed that proposal in principle, with
the African Union also offering support. The idea is now being considered
by the UN Security Council.

The UIC
strongly opposes any foreign presence on Somali soil, as do several members
of Igad, including Sudan.

Our correspondent
says the talks in Djibouti could be the last opportunity to head off all-out
conflict in the Horn of Africa.

TIMELINE

30 Nov 2006: Ethiopia’s parliament authorises all legal and necessary steps
against any invasion by the UIC
27 Nov 2006: UIC accuse Ethiopian forces of shelling Bandiradley
Oct 2006: Ethiopian’s PM says Ethiopia is "technically at war" with
the UIC
Sept 2006: Somalia’s president survives an assassination attempt
July 2006: Ethiopian troops cross into Somalia
June 2006: UIC takes control of Mogadishu
1996: Ethiopian forces defeat Islamist fighters in Somali town of Luuq
1964 and 1977: Wars fought over Ethiopia’s Ogaden region

Story
from BBC NEWS: