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14/04/2014 (Brève 380) Selon des informations généralement fiables, Guelleh aurait choisi de se faire soigner de préférence à Francfort en Allemagne et il ne serait pas rentré à Djibouti, où il aurait confié l’intérim au Général Zakaria.

Selon des informateurs généralement fiables, nous devrions être en mesure de vous annoncer que Guelleh, après un séjour médical au Val-de-Grâce, aurait été transféré dans un établissement de soins en Allemagne à Francfort et qu’il ne serait pas encore rentré à Djibouti.

Prudence : ces informations demandent toutefois à être recoupées avec d’autres sources, ce que nous n’avons pas encore été en mesure d’obtenir. Par ailleurs, la législation ne nous permet pas de publier ne serait-ce que la moindre information sur les pathologies dont Guelleh pourrait souffrir.

La seule chose que nous puissions dire est que la situation est probablement préoccupante, puisqu’IOG aurait confié l’intérim de la Présidence et la responsabilité de Chef du Gouvernement au Général Zakaria.

Doit-on voir dans cette décision, (si elle est confirmée, répétons-le) les signe que Guelleh pense 1°) que son séjour pourrait durer un certain temps et 2°) qu’il ne fait d’autre part aucune confiance ni à son Premier ministre ni à ses ministres et 3°) qu’il privilégie l’armée pour tenir les rênes du pouvoir, (solidement si possible …?)

02/02/07 (B380) A l’occasion du Sommet citoyen France Afrique, qui se déroulera du 11 au 16 février, une manifestation aura lieu Mardi 13 février à 18h30 de Château Rouge à République. (Appel diffusé par SURVIE)

Contact
pour signature de l’appel (avant le 6/02/07) et pour informations complémentaires
:
Alexis Chareyron
Coordinateur des activités militantes
alexis.chareyron@survie-france.org

Association Survie

210, rue St Martin
75003 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20

Télécharger
l’appel en format PDF (430Ko) : cliquez
ici

_________________________________________

Le
24e sommet des chefs d’État franco-africains aura lieu les 15
et 16 février prochains à Cannes. Le président français,
comme il est de coutume, y rencontrera l’ensemble de ses homologues
africains pour s’assurer du maintien de leur coopération, tandis
que certains chefs d’État contestés ou en perte de vitesse
chercheront à (re)gagner les faveurs de la diplomatie française
et à s’assurer du soutien politique, économique et militaire
de leur ancienne puissance coloniale.

Convaincues que les relations
franco-africaines constituent un sujet qui ne saurait se limiter à
un rendez-vous diplomatique, des organisations françaises et africaines
se sont attachées depuis 1994 à organiser des rencontres alternatives
en marge des sommets franco-africains organisés sur le sol français.
Ces rendez-vous, ouverts à toutes les composantes associatives et syndicales
de la société civile, ont donné l’occasion de formuler
des revendications sur les questions de libertés fondamentales, de
droits humains, de dette, de coopération militaire, de commerce mondial,
de migrations, etc.

Dans la continuité
du contre-sommet de Bamako et des Forum sociaux (Niamey, Nairobi, etc.), des
initiatives auront lieu dans le cadre du Sommet citoyen France-Afrique : un
Forum associatif et un colloque international. À l’image de la
récente grève générale en Guinée, la lutte
des peuples africains n’est pas un vain mot et est bien vivante. À
nous de les soutenir en manifestant le 13 février 2007 à Paris
contre la politique française en Afrique.

CONTRE :
• Ces despotes qui vivent impunément des rapports
néocoloniaux au détriment du développement de leurs
pays et du bien-être des populations ;
• La politique de la France en Afrique menée par Jacques Chirac
et ses prédécesseurs, au mépris des peuples africains;

• La torture, les massacres, les assassinats politiques, les tra?cs
d’armes, et l’impunité de leurs auteurs et de leurs complices.

Nous, organisations
françaises et africaines mobilisées à l’occasion
du Sommet citoyen France-Afrique, exigeons un partenariat euro-africain réellement
constructif pour le développement et l’émancipation de
l’Afrique

POUR :
• Le respect des libertés fondamentales d’expression
et d’organisation syndicale, associative et politique ;
• Le respect des droits de l’homme ;
• L’annulation de la dette illégitime payée par
les peuples africains ;
• L’arrêt du pillage du continent par les pays riches
et leurs multinationales, la Banque mondiale et le FMI ;
• La lutte contre l’impunité et la délinquance
?nancière ;
• L’accès de tous à l’alimentation, la santé,
l’éducation, à l’emploi, à l’habitat,
et à la justice ;
• Une guerre contre le sida et le paludisme, premiers ennemis de l’humanité
;
• Une solidarité nouvelle entre l’Europe et l’Afrique
qui passe par la régularisation des sans-papiers et le respect des
droits des migrants.

Sommet
citoyen France-Afrique 2007
Arrêtons le soutien aux dictateurs !
Soutenons les peuples africains !

Manifestation
à Paris,
mardi 13 février 2007 départ 18h30
métro château rouge (18e)
Contre la Françafrique, Solidarité internationale !

02/02/07 (B380) BBC Mortar attacks in Somali capital. Sept personnes tuées et de nombreux blessés graves dans un attaque en plein coeur de Mogadiscio. (En anglais – info lectrice)

Seven
people have been killed and several others seriously injured in overnight
attacks in Somalia’s capital, Mogadishu, residents say.
Unknown gunmen fired mortars at camps housing Ethiopian soldiers on the outskirts
of the volatile city.
A BBC correspondent in Mogadishu says the attacks have stopped but residents
are still worried.
Islamist fighters said they would start an insurgency after they were defeated
by Ethiopia-backed government troops.
The BBC’s Mohammed Olad in Mogadishu says explosions were heard in several
parts of the city and government troops have sealed off the entire area close
to the main port and the Mogadishu airport.
‘Stray mortar’
Four people including a woman and two children were killed in Mogadishu’s
southern Barakat district, reports the AFP news agency.
"The woman and children were killed by a stray mortar which destroyed
their house," relative Amina Asheyr told AFP.
Mogadishu has seen a rise of violence this year since the transitional government
forces and their Ethiopian backers defeated the Union of Islamic Courts who
had controlled the city and large parts of southern Somalia.
Government officials say there are more than 3,000 Islamic fighters in Mogadishu.

Ethiopia is seeking an early withdrawal from the country despite slow progress
in drumming up an African peace keeping force.

02/02/07 (B380) Billets d’afrique N° 155 – A lire sous la plume de Jean-loup Schaal, un article sur la situation en Somalie.

Lien avec le site de Survie
: http://www.survie-france.org

Somalie : trois régimes autoritaires
en un an !

De
plus en plus d’insécurité pour des populations menacées
à la fois par les bombardements "aveugles" des américains,
les inondations, la famine et les maladies. Lire aussi Billets n°152,
Somalie – Éthiopie – Djibouti. Conquête des Tribunaux islamiques

En octobre
2006, les Tribunaux islamiques avaient pratiquement conquis tout le Sud d’une
Somalie emprunte à la dictature des chefs de guerre, laissant seulement
au gouvernement de transition, "le secteur de Baïdoa". Il semble
que le Puntland avait fait quelques concessions pour maintenir son autonomie
et que le Somaliland ait réussi à se maintenir à l’écart.

La victoire
des Tribunaux islamiques contre les "chefs de
guerre" (récemment financés et armés par les Américains,
et
appuyés par le gouvernement de transition, qui les combattait
récemment encore !), avait été obtenue grâce au
soutien massif
de la population qui ne supportait plus les exactions commises
par ces bandes armées autonomes et incontrôlées (viol,
vols,
razzia, destruction de maisons, de villages…)

Sous prétexte
d’un retour aux valeurs traditionnelles, les
dirigeants islamistes extrémistes avaient aussitôt appliquée
la
“charia” d’une façon stricte : par exemple plusieurs cas
d’exécutions publiques et immédiates, de personnes surprises
à
ne pas prier, ont été rapportés par des témoins.
Agissant ainsi,
ils se sont aliénés rapidement une majorité de la population
qui
les avait pourtant accueillis en libérateurs quelques semaines
auparavant.

Majoritairement
chrétienne, l’Éthiopie a toujours soutenu le
gouvernement de transition, parce qu’elle redoute l’arrivée d’un
régime islamiste en Somalie qui pourrait tenter de rallier ses
propres populations musulmanes avec le risque de développer
un conflit intérieur.

Assaut
éthiopien

À
partir du 24 décembre 2006, l’armée éthiopienne s’est
lancée à l’assaut des forces des Tribunaux islamiques, avec
le
soutien d’abord discret des forces américaines. Après
un
bombardement aérien de l’aéroport de Mogadiscio le 25
décembre, les forces terrestres ont rapidement conquis le pays,
prenant position dans la capitale le 29 décembre. Cette guerre
éclair a fait de nombreuses victimes parmi les populations civiles
somaliennes.

Les dirigeants
islamiques ont été aussitôt qualifiés de
terroristes membres d’Al Qaïda. Reculant au Sud, ils ont été
contraints de s’arrêter à la frontière avec le Kenya qui,
obéissant
aux "recommandations américaines", a empêché
leur passage.
Forces US, avec un gouvernement de transition tout en finesse…

À
partir de ce moment, les Américains sont entrés en action.

Au
moins un bombardier AC-130 a décollé à plusieurs reprises
de la base US de Djibouti pour bombarder le Sud du pays au motif de traquer
des terroristes dont ils ont donné les identités. En dépit
de cris de victoire et bien que les informations soient contradictoires, il
semble qu’ils n’aient pas réussi à atteindre leurs cibles. Mais
ils n’ont pas épargné les populations civiles innocentes : le
bilan est difficile à établir. Selon les informations reçues,
on dénombrerait au moins une centaine de morts et probablement plus…

Ce terrible
bilan n’a pas arrêté les militaires américains qui
poursuivent leurs bombardements passant outre une timide
condamnation internationale (peu médiatisée) : associations,
gouvernement italien (Massimo d’Alema)…

Le président
du gouvernement de transition a fait son entrée
dans Mogadiscio début janvier 2007. Ses premières décisions
ont été de décréter la loi martiale pour trois
mois et d’interdire les
stations de radio privées. Face à la pression internationale
conduite en particulier par RSF, il a été contraint de revenir
très
rapidement sur cette interdiction…

Depuis
le 20 janvier, on annonce le début du retrait des forces
éthiopiennes : retrait véritable ou faux semblant ? Des observateurs
affirment qu’il ne pourrait s’agir que d’un retrait « de façade
», car les
forces éthiopiennes maintiendraient des postes d’observation.

Plusieurs
pays africains (1*) ont donné leur accord pour participer à
une force de maintien de la paix et de nombreux pays occidentaux s’accordent
sur le fait qu’il faut financer la reconstruction. Au-delà des paroles,
il ne semble pas que ces promesses soient suivies d’effets concrets à
ce jour.

Les islamistes
qui avaient appelé la population à la guerre
sainte contre l’Éthiopie et qui ont été défaits
ensuite, ont
annoncé qu’ils allaient déclencher une vague de violence dans
la
capitale et dans le pays. La Villa Somalia, résidence du
Président, a été attaquée au mortier. Plusieurs
attentats à
l’aéroport et en ville ont fait de nombreuses victimes, non
seulement parmi les soldats éthiopiens, mais aussi parmi les
civils somaliens. Va-t-on voir se développer une situation
semblable à celle que subit l’Irak, avec l’émergence d’une
guérilla organisée ?

Perspectives

En résumé,
on peut dire que les deux décisions américaines
majeures n’ont rien réglé et qu’au contraire, elles ont contribué
à
renforcer les haines et l’insécurité. Rappelons que la première
décision avait été, en avril 2006, de financer les chefs
de guerre
et la seconde en janvier 2007, de bombarder les villages du Sud
de la Somalie.

L’intervention
armée éthiopienne a mis un terme aux ambitions
des Tribunaux islamiques, mais elle a été généralement
ressentie comme une invasion à caractère colonialiste par les
populations somaliennes.

Les chefs
de guerre ne manqueront pas de retrouver un
certain pouvoir, dans la mesure où le gouvernement de transition
a besoin de leur appui pour rétablir un minimum d’autorité.
On a
signalé le ralliement de certains d’entre eux, mais un ralliement
est généralement assorti de compensations… lesquelles ?

Bref,
les populations somaliennes subissent et continuent à subir :

– trois
modes de régimes autoritaires et différents en moins d’un
an ! La dictature des chefs de guerre, puis la Charia et enfin la loi martiale
et des attentats aveugles, dans l’indifférence quasi générale.

– les
effets ravageurs des inondations qui se poursuivent et le développement
de la fièvre du Rift.

Le
mutisme de la France est impressionnant ! À part l’expression de sa
préoccupation, le MAE est resté plus que discret.

Par ailleurs
et comme nous l’avons signalé (in Billets n°152, op.cit.),
l’Érythrée qui soutenait les Tribunaux islamiques, commence
à bouger contre l’Éthiopie. Nos correspondants à Djibouti
nous ont signalé que des bruits de botte étaient perçus
dans le Nord de Djibouti. Ces différents épisodes auront-ils
aussi pour conséquence une reprise de la guerre entre l’Érythrée
et l’Éthiopie ?

C’est
à craindre !

Jean-loup
Schaal

 


1* Selon une dépêche de l’agence Reuters « L’Ouganda,
le Malawi et le Nigeria ont promis des soldats. Le Mozambique et d’autres
pays envisageraient aussi de participer à cette force. L’Afrique du
Sud et le
Rwanda ont pour leur part exclu tout déploiement. »

02/02/07 (B380) Contourner la censure que Guelleh impose sur le Web aux les internautes djiboutiens. (Djibwatch)

Depuis des mois
et même des années, Guelleh a fait interdire l’accès à
de nombreux sites Web, pour tenter d’empêcher les djiboutiennes et les
djiboutiens d’avoir accès à une information différente
de celle qu’il impose dans La Nation ou sur l’ADI (site sur lequel, on récupère
non seulement de la désinformation, mais aussi des virus et en plus
de scripts malveillants …) (1*)

Des solutions
ont déjà été trouvées : par exemple l’abonnement
à notre site qui permet de recevoir gratuitement, tous les vendredis
soirs, l’intégralité du journal de la semaine et non des liens
qui ne fonctionneraient pas pour cause de censure. (2*)

Depuis des mois,
l’équipe de Djibwatch travaille pour proposer des systèmes pour
permettre aux Djiboutiens d’avoir accès en temps réel aux sites
censurés.

Elle propose un
forum sur lequel sont décrits des solutions gratuites qui fonctionnent.

Lien http://www.djibwatch.org/forum/

1*)
Parmi les sites concernés par la censure : djibwatch.org, uguta.org,
gouv-exil.org (GED, lddh-djibouti.org (L.DDH) et bien sur, le nôtre
ardhd.org depuis plus de cinq ans. Mais il y en a certainement d’autres.

2*)
Depuis septembre 1999, l’ARDHD propose à ses internautes de recevoir
les informations de la semaine dans leur boîte e-mail. 380 numéros
ont déjà été envoyés avec régularité,
tous les vendredis.

Comment vous abonner ? cliquez

01/02/07 (B380) LDDH : Université de Djiboutit : décollage râté ??? Université de Djibouti : décollage raté ?


Le Président

NOTE
D’INFORMATION DU 31 JANVIER 2007

Université
de Djibouti : décollage raté ?

Créée,
il y a seulement quelques mois, la toute nouvelle Université de Djibouti
n’arrive toujours pas a décollé sérieusement.

Après les grèves
du début de rentrée, suite à l’instauration des frais
d’inscription prohibitifs, la situation s’est nettement détériorée
en ce début de l’année 2007.

Ainsi, il y a quelques
semaines, un mouvement de grève a été déclenché
pour protester contre le calendrier des examens.

Pour toute réponse,
le Recteur a envoyé derrière les barreaux quelques 57 étudiants.
Ceux là ont été libérés après
quatre jours à Nagad et un passage au Commissariat de Police, mais
devant l’absence de dialogue, la grogne estudiantine s’est poursuivie.

Le Premier Ministre
et le Ministre de l’Education se sont rendus (télévision à
l’appui) dans les salles de classe presque vides et se sont aussitôt
déclarés satisfaits du bon déroulement des examens
;

Au lendemain de ces
visites ministérielles, la direction de l’Université se sentant
encouragée dans sa démarche répressive a immédiatement
exclu 26 étudiants.

Depuis c’est
toute la Faculté des Sciences qui s’est mise en grève.

Le
mouvement est à sa deuxième semaine, sans que la direction
de l’université, ni le gouvernement ne s’en inquiète.

Pire,
les députés du Mouvement présidentiel réunis
récemment au Palais du Peuple dans le cadre des questions au ministre
ont curieusement oublié d’interpeller le ministre de l’Education
au sujet de la paralysie d’une partie de l’université.

Les médias gouvernementaux
ont choisi de faire l’impasse totale sur cette protestation pacifique des
étudiants.

Pourtant, le chef de
l’Etat avait dans son discours du 9 janvier 07 laissé entendre que
le gouvernement dialoguerait avec la société civile.

Pourquoi alors refuser
aux étudiants le droit d’être écoutés et de défendre
leurs intérêts ?

Pourquoi sacrifie-t-on
l’avenir de la future élite nationale ?

Dans le cadre de la
prévision de tout conflit, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) : 1. lance un Appel pressant pour l’ouverture d’un dialogue constructif
entre la direction de l’université et les étudiants ; 2. demande
au Médiateur de la République de s’impliquer, sans tarder,
dans la résolution de cette crise universitaire ; 3. exige la réintégration
de tous les étudiants injustement (et dans la hâte) exclus
de l’Université ; 4. encourage toutes les initiatives des étudiants
en vue de s’organiser en syndicat indépendant.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

Liste des 26
Etudiants exclus par le rectorat. Prière nous signaler toutes erreurs
de notre part dans la rédaction des 25 noms en notre possession.

– Ayan Mohamed Kamil
; – Ahmed Mohamed Moumin ;
– Liban Abdillahi Abar ; – Mohamed Youssouf ;
– Ibrahim Gas Mablo ; – Abdallah Saïd Mohamed ;
– Abdoulkader Djama Sikieh ; – Farah Ali Iltireh ;
– Hawa Ali Omar ; – Ismaël Aden Boulaleh ;
– Gouled Ismaël Mohamed ; – Amina Hasssan Okieh ;
– Madina Omar Eleyeh ; – Nadra Abdoulwahab Idriss ;
– Zahra Robleh Farah ; – Mohamed Nour Idriss ;
– Daoud Ahmed Omar ; – Sahal Abdi Youssouf ;
– Samatar Awad Mahamoud ; – Samatar Yacin Abdillahi ;
– Abdirahman Ali Sougueh ; – Ibrahim Iltireh ;
– Abdirahman Ibrahim ; – Warsama Omar Ali ;
– Ahmed Saleban.

01/02/07 (B380) REUTERS : L’Union africaine en quête de troupes pour la Somalie (Info lectrice)

ADDIS-ABEBA
(Reuters) – Les dirigeants africains réunis à Addis-Abeba s’emploient
à boucler la force de maintien de la paix régionale appelée
à remplacer le corps expéditionnaire éthiopien, qui a
chassé de Mogadiscio les milices islamiques en y installant le gouvernement
transitoire internationalement reconnu.

L’Ethiopie,
qui considère sa mission accomplie, aura achevé son retrait
d’ici la mi-février et, pour conjurer le spectre d’un vide sécuritaire
propice à un retour à l’anarchie dans l’ancienne colonie italienne,
l’UA projette d’y déployer quelque 8.000 hommes, mais il lui en manque
encore aujourd’hui la moitié.

Au siège
de l’UA, dans la capitale éthiopienne, on souligne que le financement
est la clé de cette opération, pour laquelle l’Union européenne
a annoncé dans la journée avoir débloqué une enveloppe
de 15 millions d’euros, alors que le Premier ministre éthiopien Meles
Zenawi reprochait aux Occidentaux de tarder à concrétiser leurs
promesses d’aide.

L’Ouganda,
le Nigeria, le Malawi ont promis des contingents. Le Ghana, nouveau président
de l’UA en lieu et place d’un Soudan désavoué pour son attitude
au Darfour, s’est joint à eux. Le Bénin, le Mozambique, la Tanzanie
et la Zambie pourraient suivre. Et l’Algérie a promis une douzaine
de gros porteurs pour mettre en place le pont aérien nécessaire.

La future
force semble donc devoir s’étoffer, mais nombre de pays répugnent
à envoyer des troupes en Somalie, l’un des pays les plus dangereux
du monde, qui peine à émerger de 15 ans de chaos, d’anarchie
et de règne sanglant des chefs de guerre et de clans armés –
auxquels les milices islamistes avaient mis fin il y a six mois.

MISE
EN GARDE ISLAMISTE ET PROCESSUS DE RECONCILIATION

Sur un
site islamiste somalien est d’ailleurs apparu mardi un message censé
émaner d’un "Mouvement de résistance populaire" avertissant
les soldats qui participeront à la force de l’UA en ces termes: "La
Somalie n’est pas un lieu où on peut venir gagner un salaire. C’est
un lieu ou vous risquez de mourir. Le salaire que vous venez y chercher passera
dans le rapatriement de votre cercueil."

Un responsable
de la sécurité somalienne a minimisé cette mise en garde:
"Je ne crois pas que ce groupe existe. Ils rêvent tout éveillés.
Les islamistes ont été totalement écrasés. Ils
ne peuvent plus resurgir." La secrétaire d’Etat américaine
adjointe aux Affaires africaines, Jendayiu Frazer, a jugé pour sa part
que le message ne visait qu’à intimider l’UA et la communauté
internationale pour qu’elles délaissent la Somalie.

Le président
somalien Abdoullahi Youssouf a annoncé mardi au sommet de l’UA qu’il
allait prochainement organiser une conférence de réconciliation
auxquels chefs de clans, notables religieux et leaders politiques seraient
conviés pour discuter de l’avenir du pays.

Encouragé
par les Etats-Unis, l’Union européenne, l’Ethiopie et le secrétaire
général de l’Onu Ban Ki-moon à bannir tout sentiment
de revanche et de triomphalisme et à prendre une telle initiative sans
en exclure les islamistes modérés, Youssouf a assuré:
"Quiconque souhaite la paix est citoyen de chez nous et nous sommes prêts
à coopérer avec lui."

Louis
Michel, commissaire européen au Développement et à l’Aide
humanitaire, qui avait conditionné l’aide européenne à
une ouverture vers les islamistes et autres adversaires des institutions fédérales
transitoires, s’est dit "impressionné" par la détermination
de Youssouf à oeuvrer à la réconciliation en Somalie.

Jean-Marie
Guéhenno, chef des opérations de maintien de la paix de l’Onu,
qui assiste lui aussi au sommet africain a confié pour sa part à
Reuters que "la vigueur du processus politique" en Somalie serait
la clé de sa stabilisation. "Toute force, pour être tenable,
doit être acceptée par une large gamme de Somaliens, donc elle
doit être solidement soutenue par un bon processus politique global."

30/01/07 (B380) ADDIS ABEBA (AFP) – La Somalie confirme la tenue d’une conférence de réconciliation

Le
président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed, a confirmé mardi
la prochaine convocation d’un "congrès national de réconciliation"
en Somalie pour sortir le pays de seize ans de guerre civile, lors d’un discours
au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba.

"Le
gouvernement de transition va bientôt convoquer un congrès national
de réconciliation en Somalie qui réunira tous les chefs traditionnels
de clans, les notables, les personnalités respectées, les responsables
religieux, les anciens dirigeants politiques ainsi que les intellectuels et
les Somaliens de la diaspora", a déclaré M. Yusuf dans
un discours dont l’AFP a obtenu une copie.

"Le
gouvernement de transition s’engage à faire tout ce qui est nécessaire
pour qu’un gouvernement crédible et rassemblant toutes les parties
soit mis en place en Somalie", a-t-il ajouté.

Le congrès,
qualifié d’"évènement particulier" par le président
somalien, "sera le rassemblement réunissant le plus grand nombre
de parties (…) ayant jamais eu lieu en Somalie et les Somaliens auront une
vraie chance (…) de participer à la reconstruction de leur nation",
a ajouté M. Yusuf, précisant que la communauté internationale
sera invitée "en tant que témoin".

Plus tôt
dans la journée, le commissaire européen au Développement,
Louis Michel, avait annoncé que M. Yusuf avait accepté de convoquer
une "conférence nationale de réconciliation", réclamée
par la communauté internationale pour mettre fin à la guerre
civile.

Après
la chute fin décembre-début janvier des tribunaux islamistes,
qui contrôlaient une grande partie du sud et du centre du pays, le gouvernement
somalien tente, avec l’appui de l’armée éthiopienne, d’établir
son autorité.

Depuis,
la communauté internationale fait pression sur les autorités
somaliennes de transition pour qu’elles engagent un dialogue avec toutes les
parties, y compris les islamistes modérés, afin d’instaurer
une paix durable dans ce pays pauvre de la Corne de l’Afrique.

Les autorités
somaliennes, en place depuis 2004, avaient jusqu’à présent fermé
la porte du dialogue, notamment en destituant le 17 janvier le président
du Parlement, Sharif Hassan Sheikh Aden, un partisan du compromis qui aurait
pu servir de lien avec les islamistes.

Le Parlement
de transition doit élire en principe mercredi son nouveau président
à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), siège des
institutions de transition somaliennes.