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14/04/2014 (Brève 381) Une conférence africaine sur le développement de l’Internet en Afrique en mai à Djibouti. De quoi rêver ??? Dans un pays qui utilise des spécialistes chinois pour écouter les messages, pour brouiller les communications et pour censurer les sites d’opposition ou de défense des Droits de l’Homme….

Selon un article publié par le site ICILOME, que nous reprenons ci-après, Djibouti s’apprêterait à accueillir un sommet africain de l’Internet pour étudier la possibilité de développement de la toîle sur le Continent.

Curieux d’organiser cela dans un pays (même s’il n’est pas le seul) qui pratique la censure et l’espionnage de toutes les communications internet (et les autres d’ailleurs). Les participants vont-ils s’échanger les bonnes pratiques pour museler les opposants et les Droits de l’Homme, pour censurer les sites, pour espionner les échanges numériques afin d’emprisonner les « fortes têtes » qui seraient tentées de résister à la pensée unique de leurs aimables dictateurs et de leurs obligés alimentaires …
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http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp?id=888&idnews=780105

Djibouti abritera un sommet africain de l’Internet le 25 mai (ICILOME)

Djibouti va organiser le sommet africain de l’Internet du 25 mai au 6 juin prochain, rapporte dimanche la presse locale.  Avec pour thème cette année, « Au-delà de la connexion : Interconnexion pour le développement de l’Afrique », ce sommet sera une plateforme où les principales contraintes de développement, auxquelles est confrontée l’Afrique, seront examinées dans un cadre commercial afin de répondre aux besoins des opérateurs en Afrique.

Cette rencontre constitue l’événement multipartite le plus important combinant conférences, formations et réseautage sur le sujet du développement de l’Internet dans la région africaine.

Le programme du sommet comprend des présentations, des discussions et des débats autour des dernières innovations en matière de technologie et services du protocole Internet (IP), sur lesquels reposent des industries émergentes telles que la télévision sur IP (IPTV) et le haut débit mobile.

08/02/07 (B381) AP / Une épidémie de choléra fait plus de 115 morts en Somalie, où les violences se poursuivent. (Info lectrice)

MOGADISCIO
(AP) – Une épidémie de choléra a fait plus de 115 morts
et 724 malades en Somalie, où les violences se
poursuivaient mercredi dans la capitale Mogadiscio.

Des analyses
menées par l’organisation Médecins sans frontières (MSF)
ont confirmé qu’une épidémie de choléra sévissait
dans les villes qui bordent le fleuve Shabelle. Il est sorti de son lit en
début d’année après des inondations, laissant plusieurs
dizaines de milliers d’habitants sans toit.

"Au
moins 115 personnes, dont 53 enfants, sont morts du choléra dans quatre
régions au cours des quatre dernières semaines",

a expliqué le Dr Abdulahi Hussein Malin, qui travaille dans un hôpital
de Jowhar, à 90km au nord de la capitale.

Les nourrissons
sont particulièrement touchés, a ajouté le Dr Hawo Abdi
Mumin, qui travaille avec le Croissant-rouge somalien. "Les gens utilisent
l’eau du fleuve, qui est contaminée à cause des inondations,
parce qu’ils n’ont pas d’accès à de l’eau potable", ajoute-t-elle.

Par ailleurs,
quatre personnes ont été tuées dans les rues de Mogadiscio
par des inconnus armés lors d’incidents distincts, selon la police.
Le motif de l’attaque n’était pas connu.

Le
ministre adjoint de la Défense Salad Ali Jelle a rapporté que
la police avait saisi une cache d’armes contenant notamment 27 mortiers, un
certain nombre de mines antipersonnel et des munitions. Trois suspects, tous
Somaliens, ont été arrêtés.

AP
ir/v471

08/02/07 (B381) BBC : Le Premier ministre rétrograde son adjoint. Somalia’s PM demotes his deputy. (Info lectrice)

Somalia’s
deputy PM and ex-warlord, Hussein Aideed, has been demoted from internal affairs
to the housing ministry in a cabinet reshuffle.

A BBC
correspondent says it is part of the prime minister’s efforts to exert his
authority since the government routed the Islamists from Mogadishu.

Five people
have been killed in the capital by gunmen in the past 24 hours.
Meanwhile, Uganda’s parliament is expected to approve the deployment of 1,500
troops for a Somali peace force.

‘Inefficiency’

The BBC’s
Mohammed Olad Hassan in Mogadishu says two people were killed on Wednesday
morning by unknown assailants at the south of the city near the main telecommunications
centre.

Three
other people were killed in separate attacks on Tuesday night.

Leaflets
warning residents not to co-operate with the government have been in circulation
in Mogadishu, and the attacks could be linked to them, says our correspondent.

As Prime
Minister Ali Mohamed Ghedi announced his reshuffle, he accused some ministers
of misuse of funds and inefficiency.

In Uganda,
the parliament is voting to allow the deployment of 1,500 soldiers to Somalia
as part of the African Union (AU) peace mission.

The AU
has struggled to raise 8,000 troops its wants to send to Somalia to replace
Ethiopian soldiers who have started to withdraw.

In December,
Ethiopia helped oust the Union of Islamic Courts, who ruled much of Somalia
for the previous six months, and install the government in Mogadishu.

So far
Nigeria, Ghana and Burundi are the other countries which have offered troops
for the AU mission.

Cholera
outbreak

Meanwhile,
at least 115 people have died in the past four weeks following an outbreak
of cholera in south and central Somalia, Medecins Sans Frontieres Spain has
confirmed.

Dr Abdulahi
Husein Maalin, who works at a hospital in Jowhar, 90km north of Mogadishu,
said the outbreak was the result of recent floods which had contaminated water
wells.

The floods
displaced tens of thousands of people in the region, leaving large tracts
of farmland submerged.

"We
have started chlorinating the wells in all the districts but, unfortunately,
we are having difficulty in accessing some of the remote villages due to lack
of transport," Dr Maalin said.

"Two-thirds
of those affected are children under the age of 10," he said.

08/02/07 (B381) LDDH : La Liberté de presse en République de Djibouti est toujours menacée !


Le Président

NOTE
D’INFORMATION DU 7 FÉVRIER 2007

Affaire
le « Renouveau Djiboutien » :
que cherche le pouvoir ?

La
Liberté de presse en République de Djibouti est toujours menacée
!

Les derniers développements
dans l’affaire du Journal « le Renouveau », organe de presse
du MRD, laissent craindre un durcissement en la matière, car les
harcèlements visant l’unique journal de l’Opposition se poursuivent.

Ainsi, ce mercredi 7
février, M. Houssein Ahmed Farah, frère du directeur de publication
« Le Renouveau Djiboutien» a été arrêté,
alors qu’en fin de matinée les deux militants du MRD mis en détention
à la Brigade Criminelle, dans le cadre de cette affaire, ont été
libérés après quatre jours de garde à vue.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) se réjouit de la libération de MM.
Farah Abadid et de Hared Abdallah, mais ne comprend pas les raisons du maintien
en détention de M. Daoud Farah, et l’arrestation ce matin de M. Houssein
Ahmed Farah, ainsi que, probablement d’un autre membre du MRD, alors que
le Vice-président et le Secrétaire Général de
ce Parti ont déjà fait l’objet d’une audition tant par la
Police, que par le Ministère Public.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) demande :

08/02/07 (B381) REUTERS / Remaniement ministériel en Somalie (Info lectrice)

BAIDOA,
Somalie (Reuters) – Le Premier ministre somalien Ali Mohamed Gedi a procédé
à un remaniement de son gouvernement pour consolider son autorité
avant une conférence de réconciliation nationale destinée
à stabiliser la Somalie après la victoire des forces gouvernementales,
appuyées par l’Ethiopie, sur les combattants islamistes.

Gedi,
dont le cabinet s’était quasiment effondré en août devant
la progression des islamistes vers son siège provisoire de Baïdoa,
a limogé trois ministres qu’il a remplacés par des personnalités
peu connues afin de respecter l’équilibre entre les différents
clans, conformément à l’accord de partage du pouvoir à
l’origine de sa nomination au poste de Premier ministre en 2004.

Ce remaniement
comprend 10 changements, notamment le passage de Hussein Mohamed Farah Aïdid
du ministère de l’Intérieur à celui des Travaux publics,
tout en conservant ses fonctions de vice-Premier ministre.

"Après
avoir pris en considération la période difficile que doit traverser
le pays et compte tenu de la nécessité de remanier certains
ministères, j’ai décidé de limoger (des ministres) et
de désigner de nouveaux membres du cabinet", indique Gedi dans
un communiqué.

DÉTOURNEMENTS
DE FONDS

Selon
un communiqué du gouvernement, les ministres de la Santé Abdiaziz
Sheikh Yusuf et celui de l’Enseignement supérieur et de la Culture,
Hussein Mohamud Sheikh Hussein, ont été démis de leurs
fonctions parce qu’ils n’avaient "pas rempli leurs obligations et étaient
impliqués dans des détournements de fonds".

Le ministre
des Ressources minières et de l’eau, Mohamud Salad Nuur, a été
limogé pour ne pas avoir prêté serment après s’être
vu attribuer ce portefeuille.

Le président
somalien Abdullahi Yusuf a été obligé en août de
dissoudre un cabinet intérimaire de 42 membres en proie aux dissensions
internes en raison des accusations de certains ministres reprochant au chef
du gouvernement de faire obstacle à une réconciliation avec
les islamistes.

Gedi a
ensuite mis sur pied un gouvernement réduit à 31 membres pour
redynamiser son action.

Avec l’aide
décisive de l’Ethiopie, les forces gouvernementales ont ensuite chassé
de Mogadiscio les islamistes, désormais reclus dans le sud du pays.

Une conférence
de réconciliation nationale est censée apporter à la
Somalie une autorité centrale dont elle est dépourvue depuis
le renversement de Mohamed Siad Barré en 1991.

08/02/07 (B381) RSF / Erythrée – ERYTHREE / L’écrivain et journaliste Fessehaye Yohannes, dit « Joshua », serait mort en détention


Le poète et dramaturge Fessehaye Yohannes, dit "Joshua",
journaliste de l’hebdomadaire interdit Setit, serait mort en détention
le 11 janvier 2007, a appris Reporters sans frontières auprès
de sources érythréennes crédibles, à Asmara et
à l’étranger.

"La mort de Fessehaye Yohannes serait une tragédie odieuse, rendue
encore plus insupportable par la complaisance des gouvernements européens
vis-à-vis de l’Erythrée. Cet Etat ne peut plus être considéré
comme n’importe quel autre, car il est responsable de la disparition et de
l’emprisonnement des meilleurs de ses citoyens.

Nous devons
aujourd’hui avoir des exigences fermes. Que le gouvernement érythréen
nous prouve que Joshua n’est pas mort ou que, au moins, il restitue le corps
à son épouse et ses deux fils. Qu’il nous prouve que les journalistes
Medhanie Haile, Said Abdulkader et Yusuf Mohamed Ali sont toujours en vie,
contrairement aux informations qui sont parvenues. Qu’il nous dise où
sont les journalistes emprisonnés au secret et qu’il rende des comptes
pour les crimes qu’il commet en toute impunité depuis 2001", a
déclaré l’organisation.

Paralysé d’une main et marchant avec difficulté depuis plusieurs
années, Fessehaye Yohannes aurait succombé aux conditions extrêmement
éprouvantes dans lesquelles il était détenu depuis son
arrestation, en septembre 2001. Après plusieurs séjours à
l’hôpital Halibet et à l’hôpital Sembel d’Asmara, il avait
été reconduit au centre de détention d’Eiraeiro, dans
la province désertique de la mer Rouge septentrionale.

Selon
les informations recueillies par Reporters sans frontières, il était
détenu dans la cellule numéro 18 de ce camp pénitentiaire,
dans lequel au moins 62 prisonniers politiques sont détenus à
l’isolement complet et dans des conditions inhumaines, sous la surveillance
d’une centaine de soldats de la 32e division.

Du commissariat au bagne

Fessehaye Yohannes s’était livré à la police dans la
semaine du 18 au 23 septembre 2001, après qu’une dizaine de ses confrères
et de nombreux opposants avaient été arbitrairement arrêtés
et la presse privée "suspendue" par les autorités.
En avril 2002, après avoir entamé une grève de la faim
pour exiger de pouvoir comparaître en justice, dix journalistes avaient
été transférés dans des lieux de détention
inconnus.

Les mains enchaînées en permanence, tous les détenus d’Eiraeiro
sont nourris quotidiennement de morceaux de pain, de lentilles, d’épinards
ou de pommes de terre. Leur barbe et leurs cheveux sont rasés une fois
par mois. Ils ne disposent que de deux draps et dorment à même
le sol. Tout contact avec d’autres prisonniers ou avec leurs gardes est absolument
exclu. Sur la base d’informations provenant de sources crédibles, Reporters
sans frontières avait déjà affirmé, en novembre
2006, que Said Abdulkader, rédacteur en chef et cofondateur de l’hebdomadaire
Admas, Medhanie Haile, rédacteur en chef adjoint et cofondateur de
l’hebdomadaire Keste Debena, et Yusuf Mohamed Ali, rédacteur en chef
de l’hebdomadaire Tsigenay, feraient partie des neuf prisonniers à
avoir trouvé la mort dans ce centre de détention en 2005 et
2006.

Le
bagne d’Eiraeiro est commandé par le lieutenant-colonel Isaac Araia,
dit "Wedi Hakim", ancien commandant de la 2e brigade de la 29e division.
Il a pris la succession du major général Gerezghiher Andemariam
"Wuchu".

Avant d’être transféré à Eiraeiro, Fessehaye Yohannes
avait été détenu au commissariat de police numéro
1, à Asmara, puis transféré en avril 2002 au pénitentier
souterrain de Dongolo, après avoir commencé une grève
de la faim pour exiger d’être jugé. "Dongolo est une prison
qui comporte des cellules de 1,5 mètre de largeur sur 2,5 mètres
de haut", a raconté à Reporters sans frontières
un ancien prisonnier, détenu en même temps que Fessehaye Yohannes.
"Il y a une ampoule allumée
24 heures sur 24. Les pieds des prisonniers sont enchaînés au
mur. Leurs poignets sont menottés.

Il
n’y a pas de mots pour décrire les dégâts que ces conditions
causent à l’état de santé des prisonniers, étant
donné les insectes qui bourdonnent autour de l’ampoule accrochée
au plafond."

Selon
la même source, Fessehaye Yohannes, déjà affaibli par
sa grève de la faim, avait été durement interrogé
par le colonel Gaim Tesfemichael et le colonel Simon Ghebregindil. Ses ongles
avaient été arrachés.

Né le 19 septembre 1958, Fessehaye Yohannes était marié
et père de deux garçons, âgés aujourd’hui de cinq
et six ans. Vétéran de la guerre d’indépendance contre
l’Ethiopie, cet intellectuel surnommé "Joshua" était
une figure de la vie politique et médiatique en Erythrée. Tandis
qu’il animait une troupe de danse et de théâtre, menant également
une carrière de poète et dramaturge, il avait contribué
à fonder Setit, l’hebdomadaire le plus lu du pays avant le black-out
de septembre 2001.

Faveurs européennes et Légion d’honneur

Après avoir été la cible de vives critiques de la communauté
internationale, l’Erythrée semble redevenue fréquentable, étant
donné son implication dans plusieurs crises régionales, notamment
en Somalie. La France, particulièrement, joue un rôle important
dans la normalisation des relations du pays avec l’Union européenne.

Le 23
septembre 2006, Brigitte Girardin, ministre française déléguée
à la Coopération, au développement et à la francophonie,
a d’ailleurs effectué une visite officielle en Erythrée, "la
première visite d’un ministre depuis l’indépendance", selon
le quai d’Orsay. Aucune mention publique des
prisonniers n’a été faite.

En
décembre 2006, l’ancienne ambassadrice d’Erythrée en France,
Hanna Simon, a été décorée de l’ordre des chevaliers
de la Légion d’honneur au cours d’une cérémonie organisée
par l’ambassade de France à Asmara.

Le ministère
français des Affaires étrangères a expliqué à
Reporters sans frontières qu’il s’agissait, notamment, de récompenser
"son engagement pour la cause des femmes". Le 1er février
2007, le commissaire européen au Développement, Louis Michel,
a effectué une visite officielle en Erythrée, sans évoquer
publiquement la question des prisonniers.

L’Italie, ancienne puissance coloniale de la Corne de l’Afrique, a également
des relations privilégiées avec le gouvernement érythréen.
Le 4 décembre 2006, le président du Conseil italien, Romano
Prodi, a reçu le président Issaias Afeworki, en visite privée
en Italie.

L’ancien
président du Conseil, Silvio Berlusconi, a pour sa part plusieurs fois
invité le président érythréen à passer
quelques jours de vacances dans sa villa de Sardaigne.

07/02/07 (B381) RSF / Djibouti – Arrestation du frère et du cousin du directeur de publication de l’hebdomadaire d’opposition Le Renouveau

Houssein
Ahmed Farah, recherché depuis cinq jours par la police djiboutienne,
a été arrêté le 7 février 2007 et conduit
dans les locaux de la brigade des affaires criminelles et spéciales,
a appris Reporters sans frontières par l’intermédiaire de son
frère Daher Ahmed Farah, directeur de publication de l’hebdomadaire
d’opposition Le Renouveau et président du Mouvement pour le renouveau
démocratique (MRD).

Par ailleurs, Daoud Farah Iyeh, un cousin du journaliste, a été
arrêté le 6 février pour des motifs inconnus, selon la
même source. Le matériel d’impression ayant été
saisi par la police, le journal est dans l’impossibilité de paraître
normalement.

"Il s’agit d’une opération qui vise à réduire au
silence le seul petit journal qui résiste encore", a déclaré
Daher Ahmed Farah à Reporters sans frontières. "Avec la
réduction au silence du Renouveau Djiboutien, le musellement de la
liberté de presse et d’expression est total, après trente ans
de pouvoir sans partage, de répression de l’opposition, de misère
et de tensions sociales. Le tout sous les yeux de grandes démocraties
occidentales, telles que la France et les Etats-Unis, militairement présentes
à Djibouti."

Une information judiciaire pour "diffamation" a été
ouverte contre le journal pour un article paru le 1er février, évoquant
un commerçant qui aurait versé une indemnité au gouverneur
de la banque nationale de Djibouti, par ailleurs beau-frère du président
Ismaël Omar Guelleh, en échange de sa libération.

07/02/07 (B381) RSF Somaliland – SOMALIE – La direction du quotidien du Somaliland Haatuf transferée dans une prison de province


Reporters sans frontières réitère sa demande
de libération de trois journalistes du quotidien privé Haatuf,
incarcérés depuis plusieurs semaines à Hargeisa, capitale
de l’Etat autoproclamé du Somaliland (Nord).

« L’inflexibilité du gouvernement du Somaliland est dangereuse.
Elle montre que les autorités sont prêtes à tous les abus,
lorsque des journalistes mettent en cause l’entourage du chef de l’Etat. Cette
utilisation agressive de la loi et de la police risque de décrédibiliser
tous les efforts entrepris depuis 1991 pour faire du Somaliland une enclave
démocratique au sein de la Somalie », a déclaré l’organisation.

Alors qu’ils devaient comparaître le 4 février 2007 devant le
tribunal régional d’Hargeisa, le directeur du journal, Yusuf Gabobe,
et son rédacteur en chef, Ali Abdi Dini ont été transferés
dans une prison de Mandera, une localité située à 60
km de la capitale, sur la route de la ville côtière de Berbera.
Ils étaient incarcérés au quartier général
de la police, à Hargeisa, depuis leur arrestation, le 2 janvier.

Par ailleurs, un correspondant du journal à Borame, Mohamed Omar, qui
avait été arrêté à son domicile le 14 janvier,
puis détenu au commissariat de Kodbur à Hargeisa, a également
été conduit à Mandera. D’après la rédaction
de Haatuf, l’état de santé de Yusuf Gabobe serait mauvais et
la localité de Mandera ne dispose pas des équipements médicaux
nécessaires à sa prise en charge.