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03/03/07 (B385-A) AFP / Ethiopie : Paris « dans l’incertitude » sur le sort de plusieurs Français. (2 dépêches – Info lectrice)

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N° 1

PARIS (AFP) – La
France est « encore dans l’incertitude » sur le sort d' »un certain
nombre de touristes français » se trouvant dans le nord de l’Ethiopie,
a déclaré samedi le ministère des Affaires étrangères.

« Nous sommes encore dans l’incertitude concernant un certain nombre de
touristes français qui se déplacent dans la zone nord de l’Ethiopie »,
a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère,
sans donner de chiffre précis.

« Nous sommes donc pleinement mobilisés afin d’obtenir des informations
précises sur leur situation », a-t-il ajouté. « Nous
sommes en étroit contact avec les autorités éthiopiennes
et tous ceux qui peuvent nous aider à recueillir des indications sur
nos compatriotes ».

Paris appelle enfin « tous les touristes français présents
dans cette zone à la quitter dans les meilleurs délais ».

Vendredi, le ministère avait précisé être
« toujours sans nouvelles » d’environ 10 ressortissants français.

La règle au ministère des Affaires étrangères
est de ne jamais confirmer le retour d’un ressortissant dont on était
sans nouvelles avant qu’un des agents du ministère ait pu le voir.

Samedi, une source proche du gouvernement éthiopien a indiqué
que l’armée éthiopienne avait entamé des recherches pour
tenter de retrouver au moins cinq européens enlevés en début
de semaine dans une région désertique du nord-est de l’Ethiopie,
frontalière de l’Erythrée.

De son côté, Londres a dépêché une équipe
de représentants après avoir annoncé que cinq de ses
ressortissants, tous attachés à l’ambassade britannique à
Addis Abeba, avaient disparu dans cette même région.

Le ministère britannique des Affaires étrangères se refuse
toutefois à parler officiellement d’enlèvement. Plusieurs Ethiopiens
ont également été enlevés, mais aucune revendication
n’a pour le moment été rendue publique, et aucune information
n’a circulé sur l’identité des ravisseurs.

« C’est l’armée (éthiopienne) qui s’occupe des recherches »,
a déclaré une source proche du gouvernement éthiopien
sous couvert d’anonymat. Cette source a précisé que des unités
équipées d’engins mécanisés avaient été
déployées, mais que la nature du terrain rendait difficile le
recours à des survols par hélicopères.

Vendredi soir, la police fédérale éthiopienne citée
par l’agence nationale d’information ENA avait rapporté que « cinq
Européens et 13 Ethiopiens » avaient « été enlevés
par des hommes non identifiés dans la région de Hamed Ela (…)
le long de la frontière érythréenne ». L’agence de
voyage qui assurait le transport de ces touristes a confirmé l’enlèvement
dans la région Afar, précisant que les cinq Européens
étaient britanniques et avançant le chiffre d' »au moins
huit » Ethiopiens kidnappés.

La Grande-Bretagne a de son côté dépêché
en Ethiopie une équipe, qui est arrivée samedi matin à
Addis Abeba pour aider à retrouver les disparus.
Selon la
BBC, l’équipe est forte d’une dizaine de personnes, dont un expert
en négociations avec les preneurs d’otages. Les cinq Britanniques portés
disparus ont tous des liens avec l’ambassade britannique d’Addis Abeba, a
précisé le Foreign Office.

L’une des touristes britannique a « un nom à consonnance française »,
selon le voyagiste, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat, et une autre
a la double nationalité britannique et italienne, selon le ministère
italien des Affaires étrangères. Selon le voyagiste, des hommes
armés ont attaqué le camp où étaient installés
les touristes, qui ont été « emmenés à pied
vers la frontière avec l’Erythrée ».

Plusieurs groupes de rebelles ont été signalés dans la
région Afar située aux confins de l’Ethiopie, de l’Erythrée
et de Djibouti. Le gouvernement d’Addis Abeba a imposé des escortes
policières aux groupes de touristes souhaitant se rendre dans cette
région désertique et volcanique, appréciée pour
sa beauté. La tension entre l’Ethiopie et l’Erythrée, à
la suite de leur conflit frontalier (1998-2000), rend également cette
zone très sensible.

Par ailleurs, un groupe de sept touristes français dont on était
sans nouvelles dans la même région a également repris
contact avec leur agence, Aventure et Volcans, basée en France. La
responsable de ce tour operateur, Monique de Saint-Cyr, a déclaré
que « tout est rentré dans l’ordre », expliquant que les touristes
« ne donnaient pas de nouvelles car ils se trouvaient en haut de l’Erta
Ale (un volcan) et n’avaient pas branché leur téléphone
satellitaire ».

_____________________________________ N° 2

Ethiopie
: contact établi avec des Français dont on était sans
nouvelles

ADDIS ABEBA (AFP) – Sept
touristes français, dont on était sans nouvelles depuis plusieurs
jours dans le nord-est de l’Ethiopie, sont sains et saufs, a affirmé
samedi leur voyagiste éthiopien, Samson Teshome qui leur a parlé.
Parallèlement, des recherches se poursuivaient samedi pour retrouver
cinq Européens – travaillant pour l’ambassade britannique à
Addis Abeba ou proches de membres du personnel de l’ambassade – et plusieurs
Ethiopiens qui ont été kidnappés dans cette région.

Le groupe de sept touristes français « m’a appelé il y a
vingt minutes depuis Berhaile (nord-est). Ils sont sains et saufs », a
déclaré M. Samson samedi après-midi.
« C’est le premier contact que l’on a avec eux depuis mardi (…). Nous
sommes très heureux », a ajouté le responsable de l’agence
Origins Ethiopia, basé à Addis Abeba.
Les touristes n’ont pas été kidnappés, selon lui. Ils
n’ont simplement pas contacté pendant plusieurs jours Origins Ethiopia
alors qu’ils voyageaient dans la région Afar, une zone désertique
proche de l’Erythrée et où opèrent notamment des groupes
rebelles.
L’agence de voyage française, qui travaille avec Origins Ethiopia,
avait expliqué plus tôt à l’AFP que ce groupe était
en sécurité, mais la responsable de ce tour operateur, Monique
de Saint-Cyr, avait reconnu ne pas avoir eu de contact direct avec le groupe,
ce qui laissait planer un doute sur le sort des touristes.
Peu avant que M. Samson ne reprenne contact avec le groupe de sept touristes,
le ministère français des Affaires étrangères
avait indiqué être « encore dans l’incertitude » sur
le sort d' »un certain nombre de touristes français » se trouvant
dans le nord de l’Ethiopie.

03/03/07 (B385-A) AP / Cinq Britanniques auraient été repérés en Erythrée, les Français seraient « sains et saufs »

ADDIS
ABEBA (AP) – Cinq touristes britanniques enlevés en Ethiopie auraient
été repérés dans un camp militaire en Erythrée,
de l’autre côté de la frontière, a annoncé samedi
un haut responsable éthiopien membre du parti au pouvoir.

Quant aux Français, ils seraient en revanche selon leur tour opérator
« sains et saufs » et n’auraient pas été kidnappés.

Aucune de ces informations n’a pu être
vérifiée de sources indépendantes dans un premier temps.

Dominique Gautier , conseiller de presse de l’ambassade de France en Ethiopie,
n’a rien pu confirmer: « nous savons que nombre de gens disent qu’ils
sont sains et saufs, mais je n’ai pas de contact direct avec eux, donc je
ne peux pas confirmer », a-t-il déclaré.

Samson Teshome, directeur d’Origins Ethiopia, un nouveau tour opérator
spécialisé dans les Afar, a pour sa part affirmé que
le chauffeur des sept Français portés disparus avait téléphoné
pour dire que tout le monde était « sain et sauf » et que le
groupe n’avait pas été enlevé.

« Ils n’ont pas été kidnappés, mais ils ont entendu
qu’il y avait des troubles et ont évité le secteur. C’est pourquoi
nous avons cru qu’ils avaient été enlevés, parce que
nous avions perdu le contact », a-t-il ajouté.

Quant aux Britanniques, le responsable éthiopien cite un berger de
la région des Afar, selon lequel le groupe se trouverait au camp d’Ara-ta.
Les bergers de la région franchissent fréquemment la frontière
entre les deux pays, qui entretiennent toujours des relations déplorables
depuis que l’Erythrée a acquis l’indépendance de l’Ethiopie
en 1993 à l’issue de 30 années de guérilla.

Même son de cloche auprès d’Esmal Ali Sero, responsable de la
région administrative des Afar: selon ce responsable, qui ne cite pas
ses sources, les cinq Britanniques et 13 Ethiopiens auraient été
kidnappés jeudi soir par environ 25 membres des commandos érythréens.
Des responsables du tourisme dans la région des Afar disaient aussi
avoir entendu de la police que des Erythréens en uniforme étaient
les auteurs de l’enlèvement. La maison où ils résidaient
aurait été incendiée, ainsi que plusieurs véhicules.

Mais à l’ambassade britannique à Addis Abeba, la porte-parole
disait n’avoir aucune information sur les ravisseurs et se refusait à
« toute spéculation ».

Les premières informations de ces derniers jours faisaient état
d’une quinzaine de ressortissants étrangers, parmi lesquels cinq Britanniques
et sept à dix Français, introuvables depuis jeudi, vraisemblablement
victimes d’un enlèvement dans le nord-est de l’Ethiopie, à Dalol,
dans la région désertique de l’Afar, à environ 800km
au nord-est de la capitale Addis Abeba. Proche de la frontière éthiopienne,
cette dépression des Danakil est l’un des endroits les plus chauds
et inhospitaliers de la planète.

AP

03/03/07 (B385-A) BBC – Les forces erythréennes condamnent le kindapping de touristes – Eritrean forces blamed for kidnap (En anglais – info lectrice)

Eritrean
forces are behind the kidnap of five British people in Ethiopia, a local official
has told the BBC.

The president of Ethiopia’s northern Afar region said 20 to 25 troops attacked
the embassy officials and their relatives as they slept.

Ismael Ali Sero also said cars used by the sightseers were set on fire in
the raid on their camp early on Thursday. Eritrea denies any involvement.

Mr Ismael said the group was marched to the town of Waime in Eritrea.


The Britons were taken 12-18 miles (20-30 km) through the disputed border
region, he said.

He said money, mobile and satellite phones were also stolen.

The Briton’s tour operator Tony Hickey told the AFP news agency that three
vehicles in which the Britons and 13 Ethiopians were travelling had been found
destroyed in Hamed Ela near the border.

Mr Hickey, who runs the Ethiopian Quadrants tour company, said locals reported
the cars were hit by anti-tank grenade launchers and that one or two Ethiopians
were also kidnapped.

He told the BBC many foreign tourists had visited the area in the last year
and suggested the Eritrean authorities could have acted to « embarrass »
the Ethiopian government.

The UK Foreign Office said it could not confirm the reports.

French nationals ‘safe’

The group of embassy officials and their relatives went missing in the north
of the country, near the Eritrean border, and there has been no contact with
the group for more than two days.

Seven French nationals who had been thought to be among the kidnapped group
are safe and well, the group’s travel company, Origins Ethiopia, has said.

About 10 British officials, thought to include an expert hostage negotiator,
have been meeting at the British embassy in the capital, Addis Ababa, in an
attempt to find the missing Britons.

Ethiopian police said the tourists were kidnapped, along with 13 Ethiopian
drivers and interpreters, about 800km (500 miles) north-east of Addis Ababa.

The Italian foreign ministry told the AFP news agency that one of those kidnapped
had dual British-Italian nationality.

Hostile environment

A search involving the Ethiopian police and army is under way in the Afar
desert region, close to the Eritrean border and one of the hottest and most
barren areas of the world. Bandits and rebel groups operate there.

The owner of travel company Origins Ethiopia, Samson Teshombe, received a
call from one of the seven French nationals thought to have been kidnapped,
who said they were safe and well.

Whitehall officials earlier told the BBC there was « a national security
dimension » to British group’s disappearance.

UK Foreign Secretary Margaret Beckett said the British government was working
with Ethiopian authorities who were « doing all they can to ensure that
the situation is resolved peacefully ».

The government emergency planning committee Cobra met on Friday to discuss
the issue.

More intrepid visitors to the Afar region like to tour the Danakil Depression,
one of the lowest and hottest places on Earth known for its salt mines and
active volcanoes.

Tourists are advised to travel there with an armed guard.

03/03/07 (B385-A) Et si Guelleh agissait en sous-main pour faire kindnapper des touristes européens à la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Sa réponse à la France pour l’affaire Borrel. Sa réponse aux accusations de soutien aux islamistes de Somalie. (Membre équipe ARDHD)

Cette
affaire de prise d’otages européens à la frontière Ethiopie-Erythrée
est bien étrange. Il y a souvent des motivations
financières (1)
, car ce genre de problème se
règle au final, généralement avec un gros chèque.

Mais il n’y a jamais que l’argent dans ce genre d’affaires : des motivations
politiques (2)
, le besoin de médiatiser des revendications
ou la nécessité de créer une diversion
médiatique (3)
sont souvent à l’origine de tels
actes.

Après avoir
lu l’article publié par le GED
sur le sujet, j’ai trouvé sinon une confirmation de ce que j’imaginais,
au moins la preuve que je n’étais pas seul à échaffauder
cette théorie.

On ne peut
pas exclure une action dirigée par Ismaël Omar Guelleh, parce
qu’elle répondrait aux motivations que je viens de citer :

(1)
obtenir de l’argent. Car on peut imaginer que Guelleh ou ses hommes d’affaire
ou de mains, sauront conserver la majeure partie d’une hypothétique
rançon,

(2) politique : déstabiliser
l’ennemi commun pour Djibouti et l’Erythrée, à savoir l’Ethiopie,
qui va y perdre de nombreux touristes et une source de revenus.

(2)
lancer un message à la France en lui signifiant que si elle allait
plus avant dans la recherche des culpabilités dans la disparition du
Juge Borrel, les Français ne seraient plus en sécurité
dans la région, …

(3)
créer une diversion parce qu’il est en grande difficulté et
il pourrait se placer en grand médiateur en obtenant directement ou
indirectement la libération des otages, (cela on pourra le vérifier
dans les jours, les semaines suivantes)

Bref, cherchez
à qui le crime profite et vous vous rapprocherez immanquablement du
Palais de l’Escale …

03/03/07 (B385-A) La Justice américaine soutient les activités illégales de la CIA au principe du secret confidentiel défense … ! – AFP Prisons secrètes de la CIA : le rejet de la plainte M. el-Masri confirmé en appel – (Info lectice)

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Note ARDHD
Questions transparence, respect des Droits de l’Homme, indépendance
et Justice et exemplarité, les USA pourraient mieux faire !! Triste
image et triste contredit des discours officiels de l’Administration fédérale.

Cette décision partiale
de justice va donner au monde entier la preuve qu’il y a un fossé entre
le discours officiel US et la réalité. (malheureusement une
fois de plus)

______________________________________ AFP
Par Fanny CARRIER

WASHINGTON (AFP) – Une cour d’appel fédérale américaine
a confirmé vendredi le rejet au nom du secret d’Etat de la plainte
de Khaled el-Masri, un citoyen allemand détenu à tort plusieurs
mois en 2004 et devenu l’une des victimes les plus célèbres
des prisons secrètes de la CIA.

M. el-Masri, 43 ans, avait déposé plainte en décembre
2005 en expliquant avoir été enlevé lors d’un voyage
en Macédoine, conduit en Afghanistan, battu, harcelé, puis libéré
au bout de cinq mois sans explication. Il réclamait des des excuses
des Etats-Unis et 75.000 dollars de réparation.

Mais le gouvernement, estimant que les faits dénoncés relevaient
des activités clandestines de la CIA et ne pouvaient donc être
ni confirmés ni démentis, a demandé à la justice
de rejeter la plainte sans même l’examiner. En première instance,
un juge fédéral avait accédé à cette demande
en mai 2006.

Vendredi, la cour d’appel fédérale de Richmond (Virginie, est)
a confirmé cette décision, faisant valoir que même si
le gouvernement américain a reconnu l’existence d’un programme de prisons
et de transferts secrets de terroristes présumés par la CIA,
cela ne constituait pas le coeur de la plainte.

Un éventuel procès porterait en fait sur le rôle précis
de chacune des personnes visées par la plainte, l’ancien directeur
et une vingtaine d’agents de la CIA ainsi que trois entreprises de transports
aériens, ont expliqué les trois juges d’appel dans leur décision
unanime.

M. el-Masri « serait obligé de prouver non seulement qu’il a été
détenu et interrogé, mais que ceux qu’il accuse ont été
impliqués dans sa détention et dans ses interrogatoires, afin
de les rendre personnellement responsables de ce qui lui est arrivé »,
ont-ils ajouté.

« Une telle démonstration ne pourrait être faite qu’en présentant
des preuves montrant comment la CIA organise, dote en personnel et supervise
ses opérations de renseignement les plus sensibles », ont poursuivi
les juges tout en reconnaissant « la gravité » de leur décision.

Les trois juges ont précisé que le recours au secret d’Etat
avait été accordé après un examen minutieux des
arguments du gouvernement, qui avait déposé une déclaration
confidentielle expliquant en détail la nature des informations en jeu
et des risques encourus pour la sécurité nationale.

« De manière regrettable, la décision d’aujourd’hui autorise
les responsables de la CIA à dédaigner la loi en toute impunité
en rendant pratiquement impossible tout recours devant les tribunaux contre
leurs actions », a dénoncé Anthony Romero, directeur exécutif
de l’ACLU, puissante association de défense des libertés qui
a soutenu la plainte de M. el-Masri.

Dans un communiqué, l’ACLU a annoncé qu’elle envisageait de
porter l’affaire devant la Cour suprême américaine.

L’affaire el-Masri est l’un des cas les plus connu de transfèrement
secret de terroristes présumés par la CIA, tout comme celle
de l’ex-imam égyptien Abou Omar, enlevé en février 2003
à Milan et transféré en Egypte où il dit avoir
été torturé.

Leurs affaires ont soulevé peu de débats aux Etats-Unis, mais
elles ont suscité plusieurs enquêtes en Europe.

En Allemagne, une enquête menée par le parquet de Munich (sud)
a abouti en janvier à 13 mandats d’arrêt contre des agents américains.
Deux semaines plus tard, un juge italien a renvoyé 26 autres agents
de la CIA devant un tribunal de Milan. Mais une éventuelle extradition
des agents, dont les identités ne sont pas connues, reste hors de propos.

03/03/07 (B385-A) L’Humanité / Dialogue de réconciliation.

Une
conférence de réconciliation somalienne s’ouvrira le 16
avril pour deux mois à Mogadiscio, a annoncé le chef de l’État,
Abdullahi Yusuf Ahmed, hier devant le Parlement réuni à Baïdoa
(au nord-ouest de la capitale).

« Il y aura 3 000 personnes venues de Somalie et de l’extérieur
», a-t-il dit, sans préciser si des représentants des
tribunaux islamiques, qui contrôlaient jusqu’à la fin de
l’année dernière une grande partie du sud et du centre
du pays, étaient invités.

Depuis la chute des tribunaux islamistes, le gouvernement somalien tente,
avec l’appui de l’armée éthiopienne, d’établir
son autorité sur le pays et notamment sur la capitale Mogadiscio, secouée
par des attaques régulières depuis janvier.

La communauté internationale fait pression pour que le dialogue réunisse
toutes les parties, islamistes inclus. Par ailleurs un premier groupe d’une
trentaine d’officiers ougandais est arrivée hier à Baïdoa
en vue du déploiement de la force de paix africaine en Somalie.

03/03/07 (B385-A) NouvelObs : Les voitures des touristes retrouvées.

Les
véhicules dans lesquels voyageaient les cinq Européens enlevés
dans ont été retrouvés détruits. L’Ethiopie accuse
l’Erythrée, qui dément.

Les véhicules dans lesquels voyageaient cinq Européens, enlevés
dans le nord-est de l’Ethiopie, ont été retrouvés détruits,
a affirmé à l’AFP samedi 3 mars le voyagiste, organisateur de
leur expédition, Tony Hickey, qui n’a pas fait état de corps
retrouvés.

« Les deux véhicules des Britanniques ont été retrouvés
détruits à Hamed Ela où ils ont été enlevés.
Un autre 4×4 dans lequel voyageaient des officiels du gouvernement de la région
Afar (nord-est) a aussi été retrouvé détruit »,
a déclaré Tony Hickey, qui travaille pour l’agence de voyage
Ethiopian Quadrants.

« Ce sont des Afars et des chauffeurs qui m’ont donné cette information.
Ils disent que les voitures ont été détruites par des
roquettes de RPG-7. Les ravisseurs ne voulaient sans doute pas être
suivis », a-t-il expliqué à Addis-Abeba.

Tony Hickey n’a pas parlé de corps retrouvés dans ou à
proximité des voitures, assurant que tous les passagers des véhicules
avaient été enlevés.

L’Erythrée accusée

Selon la police éthiopienne citée par l’agence éthiopienne
de presse ENA (officielle), l’enlèvement a eu lieu à environ
une cinquantaine de kilomètres de la frontière érythréenne.

La découverte des véhicules n’a pas été
confirmée dans l’immédiat par les autorités éthiopiennes.

Des recherches se poursuivaient samedi pour retrouver les personnes kidnappées.

Selon le ministère britannique des Affaires étrangères,
qui a dépêché samedi en Ethiopie une équipe pour
aider à retrouver le groupe, les cinq Européens portés
disparus travaillent pour l’ambassade du Royaume-Uni à Addis-Abeba
ou sont des proches de membres du personnel de l’ambassade.

Le président de la région éthiopienne Afar (nord-est),
Ismail Ali Sero, a accusé samedi « des soldats érythréens »
d’avoir enlevé les cinq Européens et plusieurs Ethiopiens. L’Erythrée
a démenti catégoriquement ces accusations.

Escortes policières pour les groupes de touristes

Plusieurs groupes de rebelles ont été signalés
dans la région Afar située aux confins de l’Ethiopie, de l’Erythrée
et de Djibouti. Le gouvernement d’Addis-Abeba a imposé des escortes
policières aux groupes de touristes souhaitant se rendre dans cette
région désertique et volcanique, appréciée pour
sa beauté.

La tension entre l’Ethiopie et l’Erythrée, à la suite de leur
conflit frontalier (1998-2000), rend également cette zone très
sensible. (AFP)