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06/05/2014 (Brève 386) Cette Amérique qui a rendu possible le rêve Djiboutien..(Par Houseein Ibrahim Houmed)

Manif djibouti USALes Etats-Unis ont rendu possible ce qu’aucune nation occidentale n’a osé faire dans l’histoire de Djibouti : En choisissant de faire passer son cortège devant la manifestation américaine, canadienne et djiboutienne, la Maison Blanche a bien voulu marquer l’évènement et rappeler du même coup qu’elle avait déjà choisi son camp au grand dam de Guelleh dont la moitié des effectifs se serait évaporée dans la nature tandis qu’une dizaine d’entre eux se serait rendu à l’opposition pour demande aide et assistance. Le tyran a donc été jeté en pâture. 

Le peuple des Etats-Unis s’est joint au peuple de Djibouti de la manière la plus spontanée et la plus naturelle qui soit. La dictature, ces femmes et ces hommes américains en ont entendu parler mais loin de chez eux, loin de la Maison Blanche et certains d’entre eux osent à peine que la grande Amérique le recevait chez elle: mais plus pour des remontrances que pour entraîner ses milices ou lui vendre des armes.

L’ami des « militaires chinois » n’aura pas bénéficié d’un accueil comme il se doit.   

Manif djibouti

Les médias américains qui ignoraient tout ou presque de ce petit pays de l’Afrique de l’Est, dont la position stratégique en fait l’un des endroits les plus convoités du monde et une chasse gardée des pays occidentaux. Une rétention de l’information est soigneusement pratiquée par les « alliés » de Djibouti qui professent la politique du ventre, privilégient leurs intérêts partisans sur ceux des droits de l’homme et du « nègre » et qui n’ont que faire de la démocratie en Afrique et donc à Djibouti qui ne les arrangent pas, qui n’arrangent pas aussi Guelleh qui s’accroche au pouvoir depuis 40 ans.

L’Amérique de Barack Obama aura démontré qu’elle ne cautionne pas cette grille de lecture pour tout le moins passéiste, dangereuse et stérile…

L’Afrique n’a pas besoin des hommes forts mais des institutions fortes » a déclaré Barack Houssein Obama lors de son discours d’Accra. Voilà que la messe est dite pour donner le feu vert à un peuple d’Afrique en déliquescence à cause de ses gouvernants et de la complicité avérée de certains pays qui veulent exercer une tutelle éternelle, de fait et de droit. 

L’Amérique a bien démontré qu’il fallait être du côté du peuple de Djibouti. Les médias étaient du côté de l’opposition, les politiques étaient du côté de l’opposition, Barack Houssein Obama était lui aussi du côté de l’opposition et même le vent soufflait du côté de l’opposition. 

Les Missiles TOMAHAWK se sont abattus. Ils n’ont pas causé à la Maison Blanche-rassurez-vous, c’est une litote!-mais causé des sérieux dégâts à la délégation et à l’orchestre central du génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. 

Le lundi 5 mai 2014 est et restera comme le jour où le peuple de Djibouti a triomphé et le jour où Monsieur Ismaël Omar Guelleh aura connu la plus humiliante des défaites. Le tyran qui n’est pas à sa première expérience est au bout du rouleau et sa maladie ne faisant qu’aggraver la situation.

En Amérique, la liberté n’a jamais été aussi proche, aussi concrète et aussi effective… Bref, l’Amérique est et reste toujours cette belle Amérique où l’impossible se possibilise, cette Amérique qui après avoir élue Obama cherche aussi à libérer l’Afrique d’une tutelle qu’elle subie depuis les indépendances. 

Que Dieu bénisse l’Amérique !

Houssein IBRAHIM HOUMED

16/03/07 (B386-B) FIJ : Quatre journalistes agressés par des soldats, un autre détenu par des forces pro-gouvernementales.

International
Federation of Journalists (Brussels)

La FIJ
appelle l’Union Africaine à protéger les journalistes somaliens
après l’agression de quatre journalistes.

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ)
a appelé aujourd’hui l’Union Africaine (UA) à protéger
les journalistes en Somalie après la récente agression de quatre
journalistes par des soldats et la mise en détention d’un autre reporter
par les forces pro gouvernementales.

"Nous condamnons ces attaques sur les journalistes et appelons à
la libération immédiate de notre collègue qui est encore
en détention," a dit Gabriel Baglo Directeur du Bureau Afrique
de la FIJ. "Nous appelons le Président John Kuffor de l’Union
Africaine et le Président Alpha Konaré de la Commission de l’UA
à faire pression sur le gouvernement somalien de sorte que leurs troupes
arrêtent de prendre les journalistes pour cible."

Ibraahim Ruush, Ismaciil Cali Cabdi et Max’ed Ibraahim Raage, trois reporters
travaillant pour le groupe de presse privé Shabelle Media Network (SMN),
ont été battus et brièvement détenus par les troupes
éthiopiennes basées dans le sud de Mogadiscio. L’équipe
s’était rendue là pour couvrir une attaque sur la base la nuit
dernière.

Les troupes éthiopiennes ont forcé
les trois journalistes à s’étendre au sol et ont saisi leur
matériel d’enregistrement.
Ils ont été
libérés une heure après.
Dimanche, Abdirahman Aladalla, un autre journaliste de SMN, a été
battu et détenu par les soldats du Gouvernement Fédéral
de Transition (TFG) à Darmoley, à 15 kilomètres au sud
de Mogadiscio. Selon une source à SMN, les soldats ont demandé
à Aladalla s’il était un Islamiste ou un membre d’Al-Qaeda.

Le journaliste a été libéré après
environ trois heures avec des blessures au bras.

Samedi, Hassan Sadeh Dhaqane, un journaliste travaillant pour la radio privée
HornAfrik, a été arrêté à Mogadiscio et
est en détention depuis lors. Selon l’organisation Journalistes somaliens
associés (ASOJ), le journaliste rendait compte d’une attaque des troupes
de l’Union Africaine à l’aéroport de Mogadiscio.

La FIJ appelle les troupes de l’UA et du Gouvernement Fédéral
de Transition (TFG) à protéger les journalistes en Somalie et
à leur permettre de travailler librement. Les troupes éthiopiennes
ont aidé le TFG à évincer l’Union des Tribunaux Islamiques
de Mogadiscio et d’une bonne partie du sud de la Somalie, fin décembre
2006. Les troupes éthiopiennes sont toujours dans le pays soutenant
le TFG.

"Nous sommes inquiets que les forces pro
gouvernementales traitent des journalistes comme leurs ennemis," a dit
Gabriel Baglo. "Nous appelons le TFG à permettre aux journalistes
de travailler en toute indépendance sans crainte pour leur sécurité
et liberté."

La FIJ représente plus de 500 000 journalistes dans plus de 115
pays.
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16/03/07 (B386-B) UN Integrated Regional Information Networks : L’attaque du palais présidentiel, à Mogadiscio, fait plusieurs victimes dans un camp de déplacés

Une attaque au mortier perpétrée
mardi contre le palais présidentiel de Mogadiscio a touché un
camp de déplacés internes dans le quartier de Ali Kamin, faisant
plusieurs victimes parmi les résidents, ont rapporté des habitants
de la capitale somalienne.

Au moins 14 personnes ont été tuées et 32 autres blessées
au cours de cette attaque menée par des hommes armés non identifiés
alors que le Président Abdullahi Yusuf et son gouvernement quittaient
la ville de Baidoa pour s’installer à Mogadiscio. Mercredi, le calme
était revenu dans la capitale.

« Ces chiffres ne correspondent qu’au nombre de victimes que
nous avons vues », a déploré un médecin d’un des
hôpitaux de la ville. « Beaucoup de gens, en particulier ceux
vivant dans les camps [de déplacés internes], n’ont pas les
moyens de se rendre dans les hôpitaux et généralement,
ils enterrent leurs morts et soignent leurs blessés à la maison.
Le bilan pourrait donc être plus lourd ».

Des hommes armés ont attaqué au mortier le palais présidentiel
et ont échangé des tirs d’artillerie lourde avec les forces
gouvernementales appuyées par les troupes éthiopiennes. Les
gardes du palais, appelé la Villa Somalia, ont immédiatement
riposté aux tirs des assaillants.

Selon Abdullahi Muhammad, un habitant de la capitale, les quartiers d’Ali
Kamin et de Sheikh Sufi (proches de la Villa Somalia) ont été
les plus touchés au cours de ces échanges de tirs.

« Les obus de mortiers tombés sur le camp de déplacés
internes du quartier d’Ali Kamin ont fait plusieurs morts et blessés
», a affirmé M. Muhammad.

Dans un incident similaire, des hommes armés ont tendu une embuscade
à un convoi de militaires éthiopiens dans le quartier de Sey
Biano, au sud de Mogadiscio. Les forces éthiopiennes ont riposté
et « au moins trois personnes ont été tuées »,
selon une source locale.

Le député maire de Mogadiscio, Ibrahim Shaaweye, a également
été blessé lorsque son véhicule a sauté
sur un engin explosif télécommandé.

La responsabilité de ces attaques a été attribuée
aux quelques miliciens de l’Union des tribunaux islamiques restés à
Mogadiscio après que leur mouvement eut été chassé
de la capitale, au mois de décembre 2006. Cependant, selon certaines
rumeurs, plusieurs seigneurs de guerre pourraient également être
impliqués dans les attaques.

L’attaque de mardi a eu lieu deux jours après que les autorités
somaliennes eurent annoncé qu’elles rétabliraient la sécurité
à Mogadiscio en 30 jours et installeraient le siège du gouvernement
dans la capitale. Le président est sorti indemne de cette attaque.

Beaucoup d’habitants ont quitté la ville pour échapper
aux échanges de tirs de mortier et d’artillerie auxquels se livrent
les forces gouvernementales et les insurgés.

« Des gens ont quitté [mercredi] le quartier de Sheikh
Sufi pour une destination plus sûre », a fait remarquer M. Muhammad.

16/03/07 (B386-B) ALL AFRICA : Dix-huit personnes ont été tuées depuis mardi dernier à Mogadsicio.

By
Ramzir

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné mardi
dernier les violences en Somalie et a exhorté toutes les parties somaliennes
à mettre en oeuvre un «processus politique le plus large possible».

Les membres du Conseil de sécurité ont «exprimé
leur inquiétude face à la violence à Mogadiscio et l’ont
déplorée», selon une déclaration lue par l’ambassadeur
sud-africain Dumisani Kumalo, qui préside en mars le Conseil. Ils ont
également condamné les attaques contre les forces de stabilisation
de l’Union africaine en Somalie et les chefs des institutions de transition.

Les membres du Conseil de sécurité ont aussi exhorté
toutes les parties somaliennes à continuer à travailler à
«un processus politique représentatif et le plus large possible»
et ont appelé à un «rapide déploiement» des
futures troupes de l’Union africaine (UA). Ils ont par ailleurs exprimé
une «grande inquiétude face à l’aggravation de la situation
humanitaire» et appelé les donateurs à fournir une aide
financière et logistique aux forces de la paix de l’UA ainsi qu’aux
institutions de transition.

Au moins 18 personnes ont été tuées mardi dernier à
Mogadiscio dans trois attaques, dont l’une au mortier contre la résidence
du président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed, quelques heures après
son installation dans la capitale abandonnée par les Tribunaux islamiques
fin 2006. La semaine dernière, la Force africaine de paix en Somalie
(Amisom) a commencé à se déployer dans Mogadiscio. Elle
compte actuellement environ 1 200 soldats dans la capitale et doit remplacer
progressivement les militaires éthiopiens qui soutiennent le gouvernement
somalien. Elle a été la cible de plusieurs attaques.

Par ailleurs, le Premier ministre somalien, Ali Mohamed Gedi, a affirmé
hier être en contact avec les islamistes modérés en vue
de la conférence de réconciliation somalienne à la mi-avril,
et a notamment imputé à «des éléments terroristes
extérieurs» les violences qui secouent Mogadiscio. «Les
insurgés modérés qui ont attaqué Mogadiscio envoient
des signaux et des messages au gouvernement et nous en échangeons aussi
avec eux [ ] Ils veulent rejoindre le processus de paix et de réconciliation»,
a déclaré à la presse M. Gedi à Nairobi.

M. Gedi a précisé avoir été contacté
par la branche modérée des Tribunaux islamiques qui souhaite
participer à la conférence de réconciliation somalienne
prévue à Mogadiscio à partir du 16 avril.

Le Premier ministre somalien participait dans la capitale kenyane à
une réunion de représentants de la communauté internationale
et de donateurs pour recueillir les fonds nécessaires à l’organisation
de cette conférence. La Somalie a besoin d’environ 42,2 millions de
dollars (32 millions d’euros) pour organiser cette réunion. Pour la
communauté internationale, un dialogue avec toutes les parties somaliennes,
y compris les islamistes modérés, est la seule solution pour
instaurer une paix durable dans ce pays en guerre civile depuis 1991.

«Après des consultations menées au sein des responsables
des institutions de transition somaliennes, je suis ravi de vous annoncer
que nous avons aujourd’hui atteint un consensus sur la manière dont
le gouvernement doit se charger d’organiser le congrès de réconciliation
nationale», a affirmé M. Gedi.

Interrogé sur les attaques quasi quotidiennes qui secouent la capitale
somalienne, M. Gedi a indiqué qu’environ 4 000 membres des Forces de
sécurité somaliennes avaient été déployés
à Mogadiscio pour sécuriser la ville. M. Gedi a attribué
ces violences «à des insurgés et des éléments
terroristes extérieurs [ ] qui poursuivent leur tentative de déstabilisation
de la Somalie», mais qui, selon lui, n’«y parviendront pas».

16/03/07 (B386-B) BBC / Selon un jugement fédéral (Virginie), le Soudan serait responsable de l’attentat qui avait été perpétré contre l’USS COLE en approche du Port d’Aden en 2000. (En anglais – info lectrice)

Sudan
‘liable for USS Cole bomb’

A US judge has ruled that Sudan is partly responsible for the suicide bombing
of the USS Cole warship that killed 17 US marines in 2000.

The victims’ families are suing the Sudanese government, accusing it of aiding
terrorism.

They say al-Qaeda, which was blamed for the attack, could not have carried
it out without Sudan’s support.

Sudan had tried to have the case dismissed, saying too much time had passed
since the 2000 bombing.

"The judge… found the evidence involving Sudan’s responsibility for
the bombing of the Cole to be sufficient and in point actually overwhelming,"
Andrew Hall, the leading lawyer for the victims’ families, told the AFP news
agency.

The families are seeking more than $100m in compensation through a Virginia
court.

Funds frozen

Although Sudan is
deemed liable to pay damages, the judge has yet to say how much they should
come to.

Mr Hall says it will be up to the lawyers to collect damages from Sudan’s
assets that have been frozen in the US.

Seventeen US sailors died and 39 more were injured in the attack
off Yemen.

The families say the Sudanese government gave al-Qaeda and its leader, Osama
Bin Laden, financial and technical support.

This, they say, allowed the group to establish training bases, run businesses
and even use Sudanese diplomatic passports to carry explosives.

The Sudanese government insists there is no link between it and al-Qaeda
– a view backed by one recent US government report.

15/03/07 (B386-B) ALL AFRICA / Djibouti: Survie-ARDHD dénoncent l’arrestation de Jean-Paul Noel, de la Ligue djiboutienne des Droits humains.

Aminata.com (Conakry)

Jean-Loup
SCHAAL
Paris

Dans une
dépêche envoyée par Jean-Loup SCHAAL à aminata.com,
Survie et ARDHD condamnent l’arrestation du Président de la Ligue Djiboutienne
des droits de l’Homme, Jean-Paul Noel ABDI.

C’était
le 9 Mars. Il a été remis en liberté provisoire le dimanche
11 mars, avec obligation de se présenter devant la Justice dans une
semaine, indique la déclaration. Voici in-extenso, le Communiqué
conjoint des deux institutions :

Communiqué
conjoint de SURVIE et de l’ARDHD pour dénoncer l’arrestation de Jean-Paul
Noël ABDI, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits humains.

"SURVIE
et l’ARDHD dénoncent l’arrestation à son domicile, le vendredi
9 mars, de Jean-Paul Noël ABDI, Président de la Ligue
Djiboutienne des Droits humains (association affiliée à la FIDH)
et Vice-président de l’UIDH pour l’Afrique de l’est.

Aussitôt
après son arrestation, il a été placé en garde
à vue dans la sinistre prison de Gabode, ce qui semble peu compatible
avec son état de santé, qui nécessite des soins et des
médications régulières.

A l’heure
actuelle, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué les
motifs de son arrestation, précisant seulement que l’enquête
poursuivait son cours. Tout porte à croire que cette arrestation, qui
fait suite à des harcèlements policiers réguliers depuis
plusieurs années, aurait son origine « officieuse » dans
ses prises de position en faveur du respect des Droits de l’Homme à
Djibouti, ses appels à l’ouverture d’enquêtes judiciaires pour
identifier et punir les coupables de massacres et de viols.

Récemment,
il avait signalé la découverte d’un charnier dans le Day (Nord
de Djibouti). Parallèlement, il avait rappelé l’impunité
dont bénéficiaient les auteurs des massacres d’Arhiba en décembre
1991 et en novembre 2005 et il avait encouragé les familles des victimes
à déposer des plaintes.

Il a été
remis en liberté provisoire ce dimanche 11 mars vers 13h30, avec obligation
de se présenter devant la Justice dans une semaine. La Police a confisqué
son passeport, ce qui l’empêche de se rendre au Congrès de l’UIDH
qui se tiendra à Ouagadougou le 15 mars. SURVIE et l’ARDHD s’insurgent
contre ces méthodes d’intimidation des Défenseurs des Droits
de l’Homme et demandent aux plus hautes autorités Djiboutiennes :

– de faire
restituer, sans condition, le Passeport de M. Jean-Paul Noël
Abdi et de lui garantir la liberté de circulation afin qu’il puisse
participer au congrès de l’Union interafricaine des Droits de l’Homme
(UIDH), le 15 mars, où il devrait représenter son Pays, en sa
qualité de Vice-président pour l’Afrique de l’Est,

– de faire
cesser toutes les mesures de harcèlement dont il est régulièrement
victime".

 

15/03/07 (B386-B) BBC : à écouter – Interview de Jean-Loup Schaal par la BBC (Journal du 15 mars – Edition de 13 heures) – A écouter.


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le fichier : .WMA (2Mo)

Jean-Loup
Schaal, Président de l’ARDHD a été invité par
la BBC à s’expliquer sur les raisons de l’envoi d’une lettre signée
conjointement avec l’Association SURVIE au Ministre français des affaires
étrangères.

Il a rappellé
la dégradation continue de la situation des Droits de l’Homme à
Djibouti et les harcèlements constants dont est victime le Président
de la LDDH, privé de son passeport et interdit de présenter
son rapport sur la situation des Droits de l’Homme lors de la conférence
internationale de l’UIDH à Ouagadougou.

15/03/07 (B386-B) Les interviews (presque) imaginaires. Cette semaine, IOG a reçu le correspondant local de l’ARDHD et il a accepté de répondre à ses questions en toute franchise. (Humour – ARDHD)

ARDHD
:

Monsieur le Président, la mise en examen de Jean-Paul Noël Abdi,
Président de la LDDH et Vice-Président de l’UIDH, secoue
la communauté internationale actuellement. Pensez-vous qu’elle
puisse avoir des répercutions négatives sur votre image personnelle,
surtout compte-tenu de la personnalité de l’intéressé
?

IOG :
Alors, là, vous me faites bien rire. Jean-Paul Abdi, qui c’est
? Un tout petit monsieur, qui n’a aucune audience. Qui le connaît
même à Djibouti ? Faites un sondage, vous serez surpris par sa
faible notoriété…

La LDDH, c’est rien qu’une coquille vide où il est seul à
s’occuper.

L’UIDH, c’est du bluff. Tenez, Me Aref, mon avocat dévoué,
a aussi occupé ce poste, avant lui. Alors c’est tout dire !

ARDHD
:

Pourtant on vous accuse d’être liberticide
!

IOG :
Moi liberticide, mais vous m’insultez !

A Djibouti, on peut parler de tout. Nous avons des média
indépendants qui ne se privent pas de m’adresser parfois des
critiques : la RTD, La Nation et l’ADI, par exemple. Il y avait aussi
Le Renouveau, mais il a cessé de paraître pour je ne sais quelles
raisons matérielles. C’est comme cela, les journaux à
Djibouti, ça vient et ça repart…

ARDHD
:

Mais les media dont vous me parlez sont
inféodés au régime que vous présidez !

IOG :
Pas du tout. Je n’interviens jamais. Ils savent ce qu’ils doivent
dire et écrire. Ils ne dépassent pas les limites, un point c’est
tout. Mais ils se gèrent en toute indépendance.

ARDHD
:

Ah, ces fameuses limites, parlons-en ? Quelles
sont-elles ?

IOG :
On peut parler de tout, absolument tout, à Djibouti, je vous l’ai
dit.

Sauf, des actions
glorieuses variées et imaginatives de notre armée, surtout dans
le Nord, mais aussi à Arhiba ou lors des manifestations de vétérans
ou d’étudiants.

On ne doit pas parler non plus des morts, afin de respecter leurs mémoires,
surtout s’ils sont enterrés de façon collective, comme
cela semble avoir été la coutume au Day, à Tadjourah
ou à Obbock, où si leur disparition n’était pas
prévisible, comme certains anciens Ministres, députés
ou membres de l’opposition.

Pour le
reste, comme la torture, le viol des femmes, les pressions sur témoin, les extorsions de fond, les exécutions extra-judiciaires et j’en passe, car on m’accuse de tout et de n’importe quoi
: pas besoin d’interdire d’en parler, puisqu’il n’y en a pas en République
de Djibouti et qu’il n’y en a jamais eu depuis l’indépendance. En parler serait se mettre en marge de la Loi : le délit de diffusion de fausses nouvelles, ça exite aussi chez nous, dans mon état de droit.

Avant, sous le régime français, c’était autre chose, je vous l’accorde. Mais cette époque est révolue. Les Américains, champions de la démocratie, sont là et bien là. Ils narguent les français et ils me décernent un brevet de démocrate convaincu.
…

ARDHD
:

Monsieur le Président, merci pour ces
précisions. Un dernier mot sur l’affaire Borrel ?

IOG :
Mais volontiers ! Ce n’est pas une affaire. Il y a quelques acharnés
qui veulent me faire porter le chapeau, c’est tout. Mais ils sont peu
nombreux.

La preuve ?

C’est que le gouvernement français me soutient sans réserve.
On m’a protégé officiellement à Cannes contre les ardeurs de la petite Clémence, cette illuminée de la justice. Récemment MMe Alliot-Marie, la Ministre française de la Défense,
m’a fait inviter à visiter le Charles-de-Gaulle pour la deuxième
fois. Si j’étais vraiment un suspect dans cette affaire, croyez-vous que
l’Armée française me traiterait avec les honneurs qui
me sont dus ? Cette réponse vous suffit-elle ?

Enfin,
je voudrai adresser publiquement mes remerciements au Colonel Mohamed Djama,
un garçon plein de talent à qui j’ai assuré une
promotion rapide en échange de son engagement sans faille pour la réussite
de nos objectifs de libération du Nord.

Avant
de vous raccompagner, encore un petit mot sur les otages. Bien que je sois
tenu au secret, vous pensez bien que je n’ai pas été étranger
au déroulement de l’affaire et que j’attends beaucoup de
la reconnaissance des britanniques et des français. Qu’auraient-ils
fait sans mon aide ?
___________________________________________
Sur ces paroles ambigues, le Président nous
a raccompagné à la porte de son bureau.