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19/05/2014 (Brève 387) RFI – Djibouti: les autorités font fermer des locaux d’un parti d’opposition

Les locaux du parti d’opposition Alliance républicaine pour le développement (ARD) dans le district d’Arhiba a été fermé par les forces de l’ordre, samedi 17 mai. Ces derniers, très nombreux, ne disposaient d’aucun mandat mais auraient reçu l’ordre d’évacuer tous les militants et de cadenasser les locaux du parti, selon le vice-président du parti. Cette formation est membre de l’Union pour le salut national (USN), coalition de l’opposition, victime d’une répression grandissante ces dernières semaines.

Depuis plusieurs jours, le quartier d’Arhiba à Djibouti était « en état de siège » selon des témoins. Lundi, une réunion de l’ARD, en présence de représentants de l’USN, la coalition d’opposition avait été violemment dispersée, les locaux du parti saccagés et plusieurs dizaines de personnes arrêtées, selon Adnan Mohamed Abdou, le vice-président du parti. Pour lui, la fermeture des locaux d’Arhiba par les forces de l’ordre, marque une nouvelle étape dans la tentative de muselage de l’opposition :

« Partout nous sommes harcelés. Nous n’avons pas le droit de faire des meetings, nous n’avons pas le droit de manifester, nous n’avons même pas le droit de faire une réunion élargie dans nos sièges. Et d’ailleurs, tous les partis qui composent l’USN sont ainsi harcelés. Il n’y a que le parti au pouvoir qui a le droit de se rassembler, de manifester. […] Nous sommes revenus à l’ère du parti unique. »

En milieu de semaine, deux militants d’opposition ont également été blessés par balles, selon la ligue djiboutienne des droits de l’homme, et seraient toujours hospitalisés dans la capitale. Quant aux arrestations de militants, elles sont quasi quotidiennes depuis plusieurs mois, et n’épargent pas les mineurs.

Non seulement le timide dialogue amorçé en février entre pouvoir et opposition n’a pas abouti, mais, pire encore, la répression n’a fait que s’accentuer depuis, déplore un membre de l’opposition.

Depuis plus d’un an, l’opposition revendique la victoire aux législatives du 22 février 2013 et refuse de siéger au Parlement.

23/03/07 (B387-B) AFP / Le gouvernement somalien demande à Al-Jazira de cesser ses activités

DOHA
(AFP) – Le gouvernement somalien de transition a demandé au bureau
d’Al-Jazira à Mogadiscio de cesser ses activités, a annoncé
jeudi la chaîne de télévision satellitaire qatarie.

La chaîne a précisé qu’elle devait cesser ses activités
"dès aujourd’hui", sans donner les raisons de cette décision.

Le 16 janvier, le gouvernement somalien avait autorisé Al-Jazira et
trois radios locales somaliennes à reprendre leurs activités,
24 heures après leur avoir ordonné de cesser de travailler à
Mogadiscio parce que ces médias avaient une couverture "incitant
à la violence" en Somalie.

Dans le passé, des responsables gouvernementaux s’étaient plaints
de la couverture de la crise somalienne par certains médias, la jugeant
pro-islamiste.

Mogadiscio subit quasi quotidiennement des attaques meurtrières depuis
que les tribunaux islamiques ont été chassés fin décembre
2006-début janvier des régions qu’ils contrôlaient (soit
une grande partie du sud et du centre de la Somalie) lors d’une offensive
éclair de l’armée éthiopienne alliée aux forces
somaliennes.

23/03/07 (B387-B) LIBERATION : La Somalie sombre dans la guerre civile. Une opération de «ratissage» des combattants islamistes a été lancée.

Par
Christophe AYAD

Si
l’on a pu parler, à tort ou à raison, de «talibans noirs»
à propos du bref règne des Tribunaux islamiques en Somalie,
il est de plus en plus évident que, depuis leur chute, Mogadiscio est
en voie d’«irakisation» accélérée.

Depuis mercredi, la capitale somalienne est en proie à une véritable
guerre civile. Hier, les combats ont gagné les quartiers nord, jusque-là
épargnés. Trois civils ont été tués par
un obus de mortier qui a explosé dans leur maison. «Nous sommes
terrorisés dans nos maisons et nous voyons des balles fuser partout»,
a raconté à l’AFP Bashir Mohamed, résident du quartier
de Gupta.

Dans le sud de Mogadiscio, les combats de la veille se sont poursuivis hier.
Mercredi, au moins 14 personnes, dont six soldats, ont été tuées
dans des violences entre insurgés et soldats somaliens et éthiopiens.
Cette explosion de violence a, semble-t-il, été provoquée
par le lancement d’une grande opération de «ratissage»
visant les combattants islamistes. Le gouvernement, qui a annoncé son
installation dans la capitale, estime pouvoir venir à bout des islamistes,
dirigés par Aden Hashi Ayro et que les autorités désignent
comme le «chef d’Al-Qaeda à Mogadiscio». Le chef des Tribunaux
islamiques, cheikh Hassan Dahier Aweys, a donné, mercredi, sa première
interview depuis sa disparition fin décembre.

En fait, les insurgés, qui se sont rendus maîtres du quartier
du ministère de la Défense, ont même capturé, traîné
dans les rues et brûlé cinq ou six soldats éthiopiens.
Cette image rappelle celle, il y a quatorze ans, des Casques bleus américains
lynchés par la foule à Mogadiscio. L’armée éthiopienne,
déterminante dans la victoire éclair du gouvernement contre
les Tribunaux islamiques en décembre, se trouve dans une posture de
plus en plus délicate. Ciblés par les attaques des islamistes
et de miliciens claniques hostiles à leur présence, les Ethiopiens
comptent sur l’arrivée de la mission de l’Union africaine en Somalie
(Amisom), dont un détachement ougandais est déjà sur
place. Mais ils n’ont pas pris part aux combats de ces deux derniers jours.
Plus de 170 blessés, dont des femmes et des enfants, ont été
admis depuis mercredi dans le principal hôpital de Mogadiscio.

22/03/07 (B387-B) UIDH – Communiqué de presse sur les travaux du 4ème congrés qui s’est tenu à Ouagadougou et auquel Jean-Paul Noël ABDI n’a pu présenter en personne la situation alarmante des Droits de l’Homme à Djibouti (Privé de passeport par le régime d’IOG …)

LE
4ème CONGRÈS de l’UNION INTERAFRICAINE des DROITS de l’HOMME

a placé les problèmes des conflits en Afrique au centre
de ses grandes préoccupations face aux drames que connaissent les populations
africaines endeuillées par les conflits générés
doublement par la mal gouvernance et le mal développement qui plongent
le continent dans la misère, la précarité, les maladies
endémiques, la faillite des systèmes éducatifs, entraînant
l’évasion de la jeunesse hors des différents pays vers
des destinations périlleuses, l’exode des travailleurs et des
élites fuyant les guerres civiles et les interventions étrangères
destructrices.

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Face à ces
drames qui se déroulent dans toutes les régions d’Afrique,
les foyers les plus ardents étant, actuellement, le Darfour, la Somalie,
l’Ethiopie – Erythrée, le Tchad, le Centrafrique, le Congo,
le Rwanda, le Burundi, la Guinée, le Polisario, la Casamance, les Comores,
l’Angola et le Kabinda, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le
Cameroun, le Niger, le Mali, la responsabilité du Conseil de Sécurité
des Nations Unies, notamment des cinq membres disposant du DROIT de VETO (USA,
France, Grande Bretagne, Russie, Chine) soutenant les régimes néocoloniaux
corrompus au pouvoir, est fortement engagée devant l’histoire
et devant les peuples.

Aussi, le 4ème
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme,
dont la mission et la lutte pour le Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes
et les Droits de l’Homme à la liberté, à la dignité,
à l’éducation, à la culture, à la paix et
à la solidarité pour le développement, la justice contre
la corruption et l’impunité par la bonne gouvernance transparente
et alternante, interpelle la conscience universelle et avec elle, les organisations,
les mouvements, tous les acteurs confondus de la défense des libertés
fondamentales en Afrique et dans le monde.

1)
Au plan africain, l’Union Africaine et la Commission des Droits de
l’Homme et des Peuples doivent réagir et agir d’urgence
avec obligation de résultats au niveau des populations endeuillées
par les pouvoirs corrompus, et ce, par l’application effective de
la Charte de la bonne gouvernance.

2) Au
plan international et mondial, le Conseil de Sécurité des
Nations Unies doit immédiatement contraindre ses Etats membres, notamment,
la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis à cesser de prêter
main forte aux régimes corrompus en Afrique et voire même par
leurs interventions armées directes dans le bombardement génocidaire
pratiqué sur les populations du Tchad, du Soudan, du Centrafrique,
de Somalie, de l’Erythrée, du Congo, du Burundi et du Rwanda,
jouant ainsi, tout à la fois, les pompiers pyromanes et les médecins
après la mort.

Le 4ème
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme,
dans son département chargé de la gestion des conflits, intensifiera
ses efforts pour contribuer à la recherche de solutions en vue de l’avènement
de l’Etat de Droit pour que règne la liberté, la paix
et l’amitié entre les êtres, les nations et les peuples.

Le
22 mars 2007.
Professeur Kapet de BANA,
Membre du Comité de Coordination de l’Union Interafricaine

des Droits de l’Homme, chargé de la gestion des conflits.

_____________________________

Siège social
: 01 BP 1346 Ouagadougou 01
tel 🙁 226) 31.61.45. fax : (226) 31.61.44.
BURKINA FASO (West Africa)
Contact du Responsable chargé de la gestion des conflits :
Professeur Kapet de BANA : africa@smol.org
Mémoire d’Afrique : http://africa.smol.org

22/03/07 (B387-B) AFP / Mogadiscio : combats intenses, extension des affrontements au nord

MOGADISCIO
(AFP) – Des combats intenses entre insurgés et forces somaliennes et
éthiopiennes ont éclaté jeudi dans Mogadiscio et se sont
étendus au nord de la capitale somalienne, jusqu’ici relativement préservé
par les violences, ont rapporté un journaliste de l’AFP et des témoins

Selon ces
sources, des combats se déroulaient à la mi-journée à
la fois au sud de la capitale, régulièrement la cible d’attaques,
mais également au nord de Mogadiscio.

"Des violents
tirs d’artillerie lourde sont utilisés par les forces de gouvernement
et les insurgés (…) Nous sommes terrorisés dans nos maisons
et nous voyons des balles fuser partout", a raconté à l’AFP
Bashir Mohamed, résident du quartier de Gupta (nord de Mogadiscio).

Un journaliste de
l’AFP a vu des chars de l’armée éthiopienne se diriger vers
le quartier de Wadajir (sud), également théâtre d’affrontements.

Au moins 14 personnes,
dont six soldats, ont été tuées mercredi dans d’intenses
combats dans le sud de la capitale somalienne Mogadiscio entre des assaillants
non identifiés et les forces somaliennes et éthiopiennes.

22/03/07 (B387-B) AP : Quatre morts dans de nouveaux combats opposant soldats somaliens et éthiopiens aux insurgés islamistes. (Info lectrice)

MOGADISCIO
(AP) – Des centaines d’habitants ont fui leurs maisons jeudi à Mogadiscio
au deuxième jour de violents combats opposant les soldats somaliens
et éthiopiens aux insurgés islamistes. Au moins quatre personnes
ont été tuées et six autres blessées dans ces
affrontements.

Le vice-ministre de la Défense Salad Ali Jelle a déclaré
que le gouvernement somalien avait obtenu des renseignements indiquant qu’un
haut dirigeant des Tribunaux islamiques, Aden Hashi Ayro, dirigeait l’insurrection
dans la capitale et avait été récemment nommé
chef de la cellule d’Al-Qaïda en Somalie.
Il a ajouté
que le gouvernement disposait d’informations selon lesquelles Ayro se trouvait
à Mogadiscio.

Par ailleurs, des responsables américains ont déclaré
qu’ils avaient pu rendre visite à un ressortissant américain,
Ameer Mohamed Meshal, détenu par les Ethiopiens depuis trois semaines
après avoir été arrêté au Kenya et expulsé,
l’homme étant soupçonné d’être un partisan du mouvement
islamiste radical en Somalie.

A Mogadiscio, des coups de feu étaient toujours entendus par intermittence
jeudi soir mais les combats semblaient moins violents que les batailles de
la veille, qui avaient fait au moins 21 morts et plus de 120 blessés.

Dans la journée, des habitants ont pris place à bord de camionnettes
ou de taxis, les plus pauvres transportant leurs biens sur la tête ou
dans des sacs en plastique, dans l’objectif de gagner des secteurs plus sûrs
de la capitale somalienne ou de quitter Mogadiscio.

Hadija Mad Osman, mère de sept enfants, a expliqué qu’elle
avait été contrainte de laisser son époux -blessé
dans l’explosion d’un obus de mortier- et deux de ses enfants souffrant de
diarrhée, car ils étaient trop faibles pour voyager.

Les insurgés ont lancé des grenades, des obus de mortier
et fait usage de mitrailleuses dans les combats contre les forces gouvernementales
qui ont répliqué par des tirs d’artillerie lors d’ affrontements
en cours de matinée dans le nord et le sud de Mogadiscio, selon des
témoins.

De mêmes sources, on a dénombré quatre corps dans différents
secteurs de la ville tandis que le Dr Ali Bile de l’hôpital Keysaney
a précisé que six blessés avaient été admis
dans l’établissement.

Des centaines de soldats somaliens ont été déployés
pour renforcer les militaires qui ont affronté les insurgés
mercredi, selon Fathi Mohamed Aden, qui a été témoin
des affrontements dans le nord de la capitale. Dans un quartier du sud de
Mogadiscio, des hommes armés ont attaqué des soldats somaliens
et éthiopiens basés dans l’ancien bâtiment du ministère
de la Défense, a de son côté déclaré Jamila
Isaq Roble, mère de six enfants.

Les combats font suite aux batailles de mercredi au cours desquelles les insurgés
ont traîné les corps de six soldats -quatre somaliens et deux
éthiopiens- dans les rues de Mogadiscio avant d’y mettre le feu. Ces
affrontements étaient parmi les plus violents à Mogadiscio depuis
que la milice radicale du Conseil des tribunaux islamiques a été
délogée de la ville en décembre après six mois
de contrôle. Le groupe a néanmoins juré de mener une guerre
semblable à celle qui meurtrit l’Irak et des attaques au mortier visent
la capitale pratiquement chaque jour.

Le leader du Conseil des tribunaux islamiques, Cheikh Hassan Dahir
Aweys, a déclaré au service somalien de la BBC que les insurgés
et les habitants étaient en droit de lutter contre les forces gouvernementales
somaliennes et leurs alliés éthiopiens, mais a démenti
toute implication.

AP

22/03/07 (B387-B) BBC : Battles resume in Somali capital (En Anglais – Info lectrice)

Fighting
has resumed in Somalia, a day after 16 people died during clashes between
Ethiopian-backed government forces and insurgents.

A BBC correspondent in Mogadishu says four people have died in the fighting
in the north and south of the city.

This week’s fighting is the heaviest since 1,200 African Union peacekeepers
arrived in Somalia earlier this month.

Islamist leader Sheikh Dahir Aweys has called on Somalis to resist
the occupation of AU troops and Ethiopians.

Hundreds of residents are fleeing the violence.

The BBC’s Mohammed Olad Hassan in Mogadishu says the heaviest fighting was
reported in the south of the city, where insurgents tried to cut supply lines
to Ethiopian troops.

If all foreign troops leave Somalia we shall settle our differences

In northern Mogadishu, government forces were attacked near a cattle market.

Internal Affairs Minister Mohammed Mohamoud Gulled said government troops
were clearing insurgents ahead of April’s reconciliation conference.

Mr Gulled told reporters in Mogadishu that the operation would last for seven
days.

The interim government blames remnants of the Union of Islamic Courts (UIC)
for the escalating violence and plans to pacify the city within 30 days.

But speaking hours after the bodies of government soldiers were dragged through
the streets and set on fire in Mogadishu, UIC leader Sheikh Aweys said Somalis
were defending themselves.

"If all foreign troops leave Somalia we shall settle our differences.
But at the moment the people in Mogadishu are defending themselves and nobody
should question them," Sheikh Aweys told the BBC Somali Service from
an undisclosed location.

Ethiopia has reports that the bodies were of Ethiopian soldiers.

Ethiopian troops who have been in the city since December supporting Somali
forces loyal to the transitional government have been gradually handing over
responsibilities to the AU force.

22/03/07 (B387-B) Communiqué du Parti Djiboutien pour le Développement (PDD) pour dénoncer les dérives anti-démocratiques du régime et apporter son soutien à Jean-Paul Noël ABDI.

PARTI DJIBOUTIEN

POUR LE DEVELOPPEMENT
P.D.D.

Siège
Central: Gabode IV
Boite Postale: 892
Tél: +253 / 822860
République de Djibouti

Le 21
Mars 2007

COMMUNIQUE
DE PRESSE

A quelques mois des élections législatives de Décembre
2007, le pouvoir met au grand jour son comportement face à la démocratie
tant attendue par le peuple djiboutien. Il confirme qu’il n’est
pas près du tout à accepter la moindre ouverture démocratique.

Les preuves :

  • d’abord
    la confiscation, en Février 2007, des matériels du seul
    journal indépendant, considéré cornrn.c voix de l’opposition.
  • et
    puis la condamnation, le 18 Mars 2007 à six mois fermes, du Président
    de la Ligue Djihoutienne des Droits Humains, Jean-Paul ABDI NOÉL
    pour une affaire pour laquelle le Gouvernement devait ouvrir une enquête
    pour rechercher les auteurs de ce massacre au lieu de s’en prendre
    au Défenseur des Droits de l’Homme, qui n’a fait qu’annoncer
    sa découverte.

Par ces
actes, le pouvoir donne raison aux partis d’opposition qui dénonçaient
déjà son refus de l’ouverture démocratique réelle
contrairement à ses discours prononcés par ici, par là
et destinés aux pays démocratiques.

Le P.D.D., restant attaché aux libertés individuelles et d’expression,
demande la libération immédiate et sans conditions du Président
Jean-Paul ABDI NOEL.