Articles

24/05/2014 (Brève 388) Le 22 mai, le député canadien Maurill Bélanger a reçu Andoleh,le représentant local de l’USN à propos de la situation à Djibouti.

Le député canadien Maurill Bélanger reçoit un représentant djiboutien de l'opposition pour évoquer la situation au paysLe 22 mai, le député Maurill Bélanger a reçu le représentant de l’USN au Canada pour évoquer la situation à Djibouti. Il a confirmé que les autorités canadiennes suivaient la situation à Djibouti et son évolution et qu’elles avaient été sensibilisées par les manifestations qui avaient été organisées devant le Parlement.

31/03/07 (B389) RSF / Somalie : RSF se félicite de la remise en liberté de trois journalistes qui avaient été condamnés au Somaliland.

Remise
en liberté des trois journalistes du quotidien Haatuf, après
trois mois de détention

Reporters sans frontières se félicite de la libération,
le 29 mars en début d’après-midi, des trois journalistes du
quotidien privé du Somaliland Haatuf. Yusuf Abdi Gabobe, directeur
de publication, Ali Abdi Dini, rédacteur en chef et Mohamed Omar Sheikh
Ibrahim, journaliste, incarcérés depuis le mois de janvier pour
la publication d’un article révélant des cas de corruption dans
l’entourage du Président.

29/03/07 (B388-B) REUTERS / Violente opération anti-insurgés à Mogadiscio (Info lectrice)

MOGADISCIO (Reuters)
– Chars et hélicoptères ont pilonné des positions rebelles
à Mogadiscio, où l’armée somalienne et ses alliés
éthiopiens ont lancé une opération d’envergure pour mettre
fin à une insurrection sanglante.

Onze personnes au moins ont été tuées, mais des habitants
s’attendent à un bilan beaucoup plus lourd en évoquant des scènes
de carnage choquantes même à l’aune des violences locales.

« Des patients arrivent toutes les minutes, c’est trop ! », a déclaré
par téléphone à Reuters un médecin de l’hôpital
Madina.

« Nous avons reçu 50 patients avec des blessures dues à
des armes et trois sont morts ici, dont un garçon de dix ans. »

Plusieurs hélicoptères de combat éthiopiens ont procédé
à des tirs de roquettes pour la première fois dans les combats
qui gagnent en intensité depuis quelques mois à Mogadiscio,
ont rapporté des journalistes de Reuters.

Les forces gouvernementales et éthiopiennes affrontent des islamistes
évincés de Mogadiscio au tournant de l’année et des miliciens
de clan qui contrôlaient naguère la capitale côtière
livrée à l’anarchie depuis le début des années
1990.
Dans le chaos, un obus de mortier s’est écrasé sur une mosquée,
tuant un petit garçon et décapitant un adolescent.

« Mes enfants s’étaient réfugiés dans une mosquée
lorsqu’elle a été touchée par un obus de mortier. Mon
fils est mort et ma fille a perdu les orteils d’un pied », a déclaré
à Reuters, la voix brisée, un policier local du nom de Hashim
Hussein.

Un autre tir de mortier a atteint un réservoir de carburant, provoquant
un énorme incendie dans lequel ont été pris un gardien
et un propriétaire de camions.

Rompant un fragile cessez-le-feu observé depuis le week-end, les soldats
éthiopiens et somaliens ont déclenché des attaques à
l’aube dans la zone de Ramadan, bastion de l’insurrection dans le nord de
Mogadiscio, autour du principal stade de football et dans d’autres parties
de la ville.

TRÊVE DE COURTE DUREE

« Je n’ai jamais rien vu de pareil », a dit un habitant terrifié,
Hussein Haji. « Dès que les Ethiopiens font usage de leurs gros
canons, toutes mes fenêtres et mes portes se mettent à vibrer. »

Explosions et tirs d’armes à feu ont retenti dans les rues de l’aube
à midi, ce qui a renvoyé les habitants chez eux.

« En début de matinée, les forces gouvernementales et éthiopiennes
nous ont attaqués à l’hôtel Ramadan », a dit par téléphone
à Reuters un islamiste engagé dans les combats.

La station de radio privée Shabelle a rapporté que onze personnes,
en majorité des civils, avaient été tuées jeudi
par des balles perdues. Elle a fait état de deux chars détruits.

« Les forces éthiopiennes, qui rencontrent maintenant une forte
résistance, continuent à pilonner des objectifs sélectionnés
chez les insurgés, a-t-elle dit. Deux hélicoptères de
combat se sont mis à bombarder des positions tenues par les rebelles
dans la capitale. »

Des journalistes de Reuters, bloqués par les combats dans leurs immeubles,
ont vu des hélicoptères ouvrir le feu et une épaisse
fumée s’élever tandis que des tirs et des explosions se succédaient
à travers la ville.

Les forces éthiopiennes avaient négocié le week-end dernier
un cessez-le-feu avec le clan Hawiye, majoritaire dans la capitale, après
une semaine durant laquelle une vingtaine de personnes ont été
tuées. Des corps de soldats ont été traînés
dans les rues et un avion, apparemment touché par un missile, s’est
écrasé.

Ces combats étaient les plus violents depuis l’éviction de l’Union
des tribunaux islamiques (UTI) de Mogadiscio, qui a permis de transférer
dans la capitale le gouvernement intérimaire du président Abdullahi
Yusuf.

Il s’agit de la 14e tentative de rétablissement d’un pouvoir central
en Somalie depuis 1991.

L’Union africaine a dépêché 1.200 « casques verts »
dans le pays, mais ce contingent a aussi été pris pour cible
par les insurgés. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
a estimé jeudi à 57.000 le nombre de personnes qui ont fui Mogadiscio
depuis février, dont 12.000 la semaine dernière.

29/03/07 (B388-B) Somalie : offensive éthiopienne contre les insurgés, 22 tués dont 7 soldats

Par
Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO (AFP) – L’armée éthiopienne, alliée
au gouvernement somalien, a lancé jeudi à Mogadiscio une offensive
terrestre et aérienne visant les insurgés auteurs des attaques
dans la capitale somalienne depuis la chute des tribunaux islamiques, et qui
a fait au moins 22 morts, dont sept soldats.

C’est la première fois qu’il est fait état de soldats éthiopiens
tués dans Mogadiscio depuis la défaite infligée par les
forces éthiopiennes et somaliennes aux milices des tribunaux islamiques
il y a trois mois.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des troupes éthiopiennes,
appuyées notamment par des chars, se sont déployées dans
le sud de la ville, où des miliciens tiennent des positions.

A l’aube, les combats ont commencé, avant que les soldats ne reçoivent
le renfort d’hélicoptères de combat qui ont tiré des
missiles. Les affrontements contre les insurgés se poursuivaient en
fin de journée, mais avec moins d’intensité, a constaté
un journaliste de l’AFP.

Les combats ont fait au moins 22 morts, dont sept soldats éthiopiens,
et 130 blessés, selon un bilan compilé à partir de témoignages
d’habitants, de source hospitalière et de scènes vues par l’AFP.

Cinq corps, portant des uniformes de l’armée éthiopienne, gisaient
dans les rues du quartier de Shirkole, dans le sud de Mogadiscio, où
deux autres soldats tués ont été traînés
au bout de cordes par des habitants, dont des femmes, a constaté un
autre journaliste de l’AFP.

« Ce matin, les Ethiopiens ont lancé une opération dans
la partie sud de la ville », a déclaré à l’AFP un
officier de la force africaine de paix en Somalie (Amisom), sous couvert de
l’anonymat.

De violents affrontements se déroulaient aussi dans le nord de Mogadiscio,
dans le quartier Ramadan, selon un journaliste de l’AFP.

Pour la première fois depuis la chute des tribunaux islamiques, l’armée
éthiopienne a eu recours aux hélicoptères d’assaut à
Mogadiscio.

Les forces éthiopiennes et somaliennes ont chassé fin décembre-début
janvier les tribunaux islamiques des régions de Somalie qu’ils contrôlaient
depuis des mois.

Depuis, elles doivent faire face à Mogadiscio à une insurrection
à laquelle participent, selon des experts, miliciens islamistes, chefs
de guerre et chefs traditionnels.

Plus d’une centaine de personnes, essentiellement des civils, ont été
tuées ces trois derniers mois dans la capitale, provoquant un exode
massif.

Environ 57.000 personnes ont fui Mogadiscio depuis début février,
selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(HCR).

L’offensive éthiopienne lancée jeudi est destinée à
« vider » Mogadiscio des miliciens, a expliqué à l’AFP
un diplomate éthiopien en poste à Mogadiscio.

« L’opération militaire durera jusqu’à ce que les objectifs
soient remplis », a-t-il ajouté, exhortant la population « à
ne pas participer aux attaques contre les forces éthiopiennes ».

Mais dans Mogadiscio, des personnes munies de haut-parleur ont appelé
la population à se battre: « Vous devez sortir et vous battre pour
votre pays et votre dignité. N’acceptez pas l’occupation de l’Ethiopie ».

Les combats ont éclaté jeudi alors que la ville connaissait
une relative accalmie depuis samedi.

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a par ailleurs affirmé
devant le Parlement à Addis Abeba que les deux-tiers de ses soldats
déployés en Somalie avaient quitté le pays.

Addis Abeba avait justifié son intervention militaire en Somalie par
les menaces que les islamistes proféraient contre le régime
éthiopien.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique voisin de l’Ethiopie, est
en guerre civile depuis la chute du dictateur Mohamed Said Barre en 1991.

29/03/07 (B388-B) 57 000 personnes ont fui Mogadiscio depuis février

United
Nations (New York)
ACTUALITÉS
29 Mars 2007

Depuis début février, quelque 57.000 personnes ont fui
la violence qui sévit à Mogadiscio, la capitale somalienne,
dont plus de 12.000 la semaine dernière, lorsque le regain de violence
a causé la mort d’au moins 24 personnes, a rapporté hier le
Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

L’exode hors de Mogadiscio se poursuit depuis début février,
lorsque des groupes armés ont commencé à affronter les
forces du Gouvernement fédéral de Transition, qui a investi
la capitale en décembre aux dépens de l’Union des tribunaux
islamiques. Des tirs de mortiers et d’autres armes ont depuis tué de
nombreux civils dans les quartiers résidentiels ainsi que des personnes
déplacées dans divers sites.

Cet exode s’est intensifié la semaine dernière et le gouvernement
a demandé aux civils d’évacuer certaines zones de la ville,
apparemment afin de pouvoir intensifier son offensive contre les insurgés.

« Les partenaires locaux de l’UNHCR à Mogadiscio ont déclaré
avoir vu, au cours du week-end, des centaines de personnes attendant avec
angoisse dans les gares routières ou recherchant des chauffeurs de
camion susceptibles de les conduire hors de la capitale, en proie à
des troubles. D’autres ont entassé leurs maigres possessions sur des
charrettes tirées par des ânes et sont parties en quête
de sécurité », raconte un communiqué publié
à Nairobi.

La plupart des nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants démunis,
qui ne bénéficient pas du soutien de leur clan sur place et
qui n’ont pas accès à l’aide humanitaire, y compris aux soins
médicaux pour traiter les maux dont ils souffrent, tels que la diarrhée.

Ils ont faim et sont harcelés par des voleurs. Les mères de
famille s’inquiètent aussi pour leurs enfants qui ne peuvent plus aller
à l’école. Ceux qui peuvent se le permettre cherchent à
louer une maison, mais la plupart s’abritent simplement sous des arbres.

Depuis le début du mois de mars, environ 2.250 habitants de la capitale
somalienne ont parcouru plus de 700 kilomètres vers le nord-est du
pays afin d’atteindre Galkayo, où l’UNHCR est présent. La majorité
a atteint cette ville de la région autonome du Puntland après
un voyage épuisant en camion qui dure jusqu’à cinq jours.

A Galkayo, Alexander Tyler, chargé de protection de l’UNHCR, explique
que la plupart des personnes qui arrivent de la capitale somalienne sont des
femmes et des enfants qui ont de la famille ou des membres de leurs clans
à Galkayo. Ils s’installent dans les maisons de leurs proches ou dans
l’un des 14 sites où vivent déjà des personnes déplacées.

Certains des habitants de Mogadiscio récemment arrivés ont déclaré
qu’il était difficile pour les hommes d’entreprendre ce voyage, car
il les amène à traverser des zones contrôlées par
différents clans et les expose au risque d’être tués par
vengeance.

Alexander Tyler a expliqué que les personnes qui s’installent dans
les sites de déplacés sont arrivées avec seulement des
articles ménagers de base, et dépendent des autres déplacés
pour survivre. « Les nouveaux arrivants doivent vivre dans les abris
d’autres personnes déplacées et leur demander de la nourriture,
ce qui accroît encore la pression sur la ville de Galkayo qui, avec
des moyens limités, accueille déjà jusqu’à 25.000
personnes déplacées », a-t-il ajouté.

A Mogadiscio, les sites de déplacés accueillent quelque 250.000
personnes. Ils sont souvent localisés près d’installations militaires,
de stations de police ou de bâtiments publics, qui ont été
systématiquement pris pour cible au cours des deux derniers mois de
combats. Après 10 à 15 ans de déplacement, certaines
de ces personnes ont décidé de rentrer dans leur région
d’origine, notamment à Baidoa, à 220 kilomètres au nord-ouest
de Mogadiscio.

Ce nouveau déplacement de population aggrave encore une situation humanitaire
tendue, dans la mesure où ni l’UNHCR ni les autres agences humanitaires
n’ont accès à Mogadiscio et aux régions voisines en raison
de l’insécurité rampante.

Il y a actuellement 400.000 personnes déplacées en Somalie tandis
que des dizaines de milliers d’autres ont fui vers les pays voisins.

30/03/07 (B388-B) AFP : Somalie : tirs sporadiques d’armes lourdes à Mogadiscio (Info lectrice)

MOGADISCIO
(AFP) – Des détonations sporadiques d’armes lourdes étaient
entendues vendredi matin à Mogadiscio, au lendemain du lancement par
l’armée éthiopienne d’une offensieve contre les insurgés
installés dans la capitale somalienne.

Les premiers tirs ont commencé vers 07h00 (04h00 GMT) et les explosions
sporadiques continuaient dans la matinée. Aucun bilan d’éventuelles
victimes de ces tirs n’était disponible dans l’immédiat.

Les forces éthiopiennes, qui s’étaient déployées
massivement jeudi avec des chars dans certains quartiers de la ville, n’étaient
pas visibles vendredi matin.

Jeudi matin, l’armée éthiopienne a lancé à Mogadiscio
une offensive terrestre et aérienne contre les insurgés qui
mènent des attaques dans la capitale somalienne depuis la chute des
tribunaux islamiques il y a trois mois. Au moins 22 personnes, dont sept soldats
éthiopiens, ont été tuées dans ces combats.

30/03/07 (B388-B) LIBERATION : Mogadiscio sous le feu de l’armée éthiopienne.

Alliés
des forces somaliennes, sept soldats ont été tués par
les miliciens islamistes.

Par Christophe AYAD

La bataille de Mogadiscio a commencé.

L’armée éthiopienne et les troupes somaliennes ont engagé
des moyens lourds pour reprendre le contrôle de la capitale, dont des
portions entières sont sous le contrôle d’insurgés, principalement
des miliciens des Tribunaux islamiques déchus en décembre. Les
combats, très durs, ont fait 22 morts pour la seule journée
d’hier, dont sept Ethiopiens.

Les cadavres de deux d’entre eux ont été traînés
au bout de cordes par des habitants du quartier de Shirkole. Non loin de là
gisaient cinq corps en uniforme éthiopien tandis qu’un véhicule
militaire se consumait.

A l’aéroport de Mogadiscio, un avion militaire éthiopien a évacué
une dizaine de soldats blessés.

C’est la première fois que des militaires éthiopiens
sont ainsi tués et traînés en public dans les rues de
Mogadiscio depuis leur victoire éclair de décembre.

Ces scènes rappellent étrangement le fiasco de l’équipée
humanitaire des années 90. Quelque 28 000 Casques bleus, dont plus
de 15 000 Américains, avaient débarqué en Somalie en
décembre 1992 pour tenter de mettre fin à la destruction et
au racket orchestré par les chefs de guerre qui venaient de renverser
le dictateur Siad Barré.

L’accumulation de maladresses et d’incompréhensions avait débouché,
dix mois plus tard, sur la tragique journée du 3 octobre 1993, relatée
dans le film la Chute du Faucon noir de Ridley Scott, durant laquelle 18 soldats
américains avaient trouvé la mort. Deux hélicoptères
de combat américains avaient été abattus.

Justement, pour la première fois, l’armée éthiopienne
a eu recours à des hélicoptères de combat, hier à
Mogadiscio. Des Mi24 ont lâché des salves de roquettes en pleine
ville. Des chars sont aussi entrés en action. Un tir de mortier a atteint
un réservoir de carburant, provoquant un énorme incendie dans
lequel ont été pris un gardien et un propriétaire de
camions. Selon la station de radio privée Shabelle, onze civils ont
été tuées par des balles perdues et deux chars ont été
détruits. L’hôpital Al-Medina, le principal de la ville est débordé.

Le gouvernement somalien et ses alliés éthiopiens avaient négocié
le week-end dernier un cessez-le-feu avec le clan Habr Guedir, majoritaire
dans la capitale.

Les islamistes en avaient été exclus. «L’opération
militaire durera jusqu’à ce que les objectifs soient remplis […].
Elle cessera immédiatement quand il n’y aura plus de miliciens et de
fauteurs de troubles», expliquait hier un haut responsable éthiopien.
Il y a toutes les chances qu’après un tel assaut, la population, déjà
hostile à la présence éthiopienne, vienne grossir les
rangs des insurgés.

©
Libération

29/03/07 (B388-B) Des positions de l’insurrection bombardées par les forces somaliennes et éthiopiennes à Mogadiscio (Info lectrice)

MOGADISCIO
(AP) – Les troupes somaliennes et leurs alliés éthiopiens ont
pilonné jeudi des positions de l’insurrection à Mogadiscio,
provoquant la fuite d’habitants, lors de violentes combats qui ont fait au
moins dix morts.

L’opération militaire a été lancée pour rétablir
l’ordre dans la capitale somalienne sur fond de retrait des soldats éthiopiens.

La ville a été quasiment chaque jour le théâtre
d’attaques commises par des insurgés radicaux islamistes, selon Mohamed
Mohamoud Hussein, porte-parole du président somalien. L’opération
qui vise à déloger les « terroristes » de Mogadiscio,
« prendra trois jours tout au plus », a-t-il dit.

Qoje Omar Gesey, un habitant de Mogadiscio, a expliqué qu’il avait
repéré deux hélicoptères jeudi matin. « L’un
faisait de la surveillance et l’autre lâchait plusieurs bombes »,
a-t-il confié, ajoutant que les bombes étaient tombées
près d’un ancien marché dans le nord de la capitale.

Tôt dans la journée, au moins six personnes ont été
tuées dans des violences opposant les forces éthiopiennes, et
des insurgés, selon des habitants.

Khalid Mohamed Arabey, qui vit près du stade de Mogadiscio dans le
sud de la ville, a expliqué que les soldats éthiopiens s’étaient
heurtés à une vive résistance de la part d’une dizaine
d’hommes armés, munis de grenades RPG, de mortiers et de mitrailleuses.
Les Ethiopiens ont riposté à coups de tirs d’artillerie et d’obus.

Parallèlement, à Addis Abeba, le Premier ministre éthiopien
Meles Zenawi a déclaré que la mission de son pays en Somalie
avait été couronnée de succès. Il a affirmé
que les extrémistes n’étaient plus « un danger présent »
pour l’Ethiopie.

« Après avoir cassé la colonne vertébrale des forces
extrémistes, nos forces de défense ont commencé à
se retirer », a déclaré M. Meles devant le Parlement de
son pays. D’après lui, « plus des deux tiers » des soldats
éthiopiens ont regagné le pays. Il n’a cependant donné
aucun chiffre, ajoutant que son gouvernement allait continuer à former
les forces de sécurité somaliennes.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés,
quelque 57.000 personnes ont fui les violences dans la capitale somalienne
depuis début février, dont plus de 10.000 ces sept derniers
jours.

A Paris, la France a appelé « à la cessation des violences,
quelles qu’elles soient ». « Comme nous avons déjà eu
l’occasion de le souligner, nous estimons que la dégradation de la
situation sécuritaire démontre l’urgence, pour le gouvernement
de transition somalien, de tenir la conférence nationale de réconciliation »,
a souligné le porte-parole adjoint du ministère français
des Affaires étrangères. « Ce processus politique de dialogue
et d’ouverture, qui doit être aussi inclusif que possible, doit permettre
le règlement de la crise que connaît la Somalie depuis 15 ans ».

AP