Articles

29/03/07 (B388-B) Des positions de l’insurrection bombardées par les forces somaliennes et éthiopiennes à Mogadiscio (Info lectrice)

MOGADISCIO
(AP) – Les troupes somaliennes et leurs alliés éthiopiens ont
pilonné jeudi des positions de l’insurrection à Mogadiscio,
provoquant la fuite d’habitants, lors de violentes combats qui ont fait au
moins dix morts.

L’opération militaire a été lancée pour rétablir
l’ordre dans la capitale somalienne sur fond de retrait des soldats éthiopiens.

La ville a été quasiment chaque jour le théâtre
d’attaques commises par des insurgés radicaux islamistes, selon Mohamed
Mohamoud Hussein, porte-parole du président somalien. L’opération
qui vise à déloger les « terroristes » de Mogadiscio,
« prendra trois jours tout au plus », a-t-il dit.

Qoje Omar Gesey, un habitant de Mogadiscio, a expliqué qu’il avait
repéré deux hélicoptères jeudi matin. « L’un
faisait de la surveillance et l’autre lâchait plusieurs bombes »,
a-t-il confié, ajoutant que les bombes étaient tombées
près d’un ancien marché dans le nord de la capitale.

Tôt dans la journée, au moins six personnes ont été
tuées dans des violences opposant les forces éthiopiennes, et
des insurgés, selon des habitants.

Khalid Mohamed Arabey, qui vit près du stade de Mogadiscio dans le
sud de la ville, a expliqué que les soldats éthiopiens s’étaient
heurtés à une vive résistance de la part d’une dizaine
d’hommes armés, munis de grenades RPG, de mortiers et de mitrailleuses.
Les Ethiopiens ont riposté à coups de tirs d’artillerie et d’obus.

Parallèlement, à Addis Abeba, le Premier ministre éthiopien
Meles Zenawi a déclaré que la mission de son pays en Somalie
avait été couronnée de succès. Il a affirmé
que les extrémistes n’étaient plus « un danger présent »
pour l’Ethiopie.

« Après avoir cassé la colonne vertébrale des forces
extrémistes, nos forces de défense ont commencé à
se retirer », a déclaré M. Meles devant le Parlement de
son pays. D’après lui, « plus des deux tiers » des soldats
éthiopiens ont regagné le pays. Il n’a cependant donné
aucun chiffre, ajoutant que son gouvernement allait continuer à former
les forces de sécurité somaliennes.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés,
quelque 57.000 personnes ont fui les violences dans la capitale somalienne
depuis début février, dont plus de 10.000 ces sept derniers
jours.

A Paris, la France a appelé « à la cessation des violences,
quelles qu’elles soient ». « Comme nous avons déjà eu
l’occasion de le souligner, nous estimons que la dégradation de la
situation sécuritaire démontre l’urgence, pour le gouvernement
de transition somalien, de tenir la conférence nationale de réconciliation »,
a souligné le porte-parole adjoint du ministère français
des Affaires étrangères. « Ce processus politique de dialogue
et d’ouverture, qui doit être aussi inclusif que possible, doit permettre
le règlement de la crise que connaît la Somalie depuis 15 ans ».

AP

29/03/07 (B388-B) EuroNews Yémen : l’horreur de l’immigration clandestine. (Info lectrice)

Un cadavre, rejeté
par la mer sur une plage yéménite : c’est celui d’un homme mort
pendant la traversée entre la Somalie et le Yémen

Comme lui, cent personnes au moins qui voulaient fuir la Somalie ont été
jetées à la mer et sont mortes noyées ou portées
disparues. Nour a survécu, il témoigne : « Ce sont des gens
très violents. Beaucoup d’entre nous ont été battus.

Mais par chance nous avons pu arriver près de la plage, et tout le
monde a survécu sur mon bateau ». Les conditions dans lesquelles
hommes, femmes et enfants effectuent cette traversée de deux jours
sont atroces. Bateaux surchargés, viols, personnes jetées dans
une mer infestée de requins, les passeurs ne reculent devant rien pour
étouffer toute révolte.

Et comme l’explique un docteur yéménite, les clandestins arrivent
souvent malades, avec des blessures et des fractures. Cette jeune femme raconte
:

« Quand nous sommes arrivés près du littoral nous avons
été forcés de sauter à l’eau, nous avons été
extrêmement choqués de découvrir des cadavres sur la plage ».
Fuyant la guerre ou la pauvreté, ces Somaliens et ces Ethiopiens se
retrouvent pour les plus chanceux dans des camps de réfugiés
sur la côte du Yémen.

Mais pour beaucoup, la traversée tourne au tragique… L’année
dernière 330 immigrants sont morts noyés, 300 autres sont portés
disparus.

29/03/07 (B388-B) Nouveaux affrontements à Mogadiscio après quelques jours de calme retatif. Au moins dix civils tués (4 dépêches de plus en plus alarmantes sur la reprise des violences et le bilan des pertes en vies humaines – Info lectrice)

_______________________________
1 – REUTERS

MOGADISCIO (Reuters) – De nouveaux combats ont éclaté
jeudi à Mogadiscio, en dépit du cessez-le-feu conclu par les
insurgés et les forces éthiopiennes qui soutiennent le gouvernement
somalien, rapporte un correspondant de Reuters.

« On peut voir la fumée des explosions. Il y a des hélicoptères
qui passent. Nous ne les avions pas encore vus », a déclaré
le cameraman Farah Roble, ajoutant que les combats l’empêchaient de
quitter son bureau.

_____________________________
2 – AFP

Somalie
: au moins cinq morts dans des combats à Mogadiscio

MOGADISCIO (AFP) – Au moins cinq personnes ont été tuées
jeudi à l’aube dans de violents combats dans le sud de Mogadiscio entre
des insurgés et l’armée éthiopienne, ont rapporté
des témoins et un journaliste de l’AFP.

Un journaliste de l’AFP a vu les corps de deux civils dans le quartier sud
d’Ali Kamin et des témoins ont fait état de la découverte
de trois autres cadavres.

« J’ai vu deux personnes se faire tuer par des balles perdues et trois
autres blessées. Les chars éthiopiens sont en train de prendre
position dans mon quartier, devant chez moi », a déclaré
un résident, Mohamed Ali Hassan, tandis qu’un autre témoin indiquait
avoir vu un voisin tué.

Les combats, notamment à la mitrailleuse et au lance-roquettes, ont
commencé vers 06h15 (03h15 GMT). Ils ont éclaté après
le déploiement dans la nuit de mercredi à jeudi de troupes gouvernementales
somaliennes et éthiopiennes dans le quartier Ali Kamin.

Ce sont les premiers affrontements d’ampleur signalés dans Mogadiscio
depuis samedi, après la signature la veille, selon le puissant clan
Hawiye opposé au gouvernement, d’un accord de cessez-le-feu avec l’armée
éthiopienne.

L’Ethiopie, qui soutient le gouvernement somalien, a chassé il y a
trois mois les tribunaux islamiques en Somalie, qui contrôlaient une
grande partie du centre et du sud de ce pays en guerre civile depuis 1991.

___________________________________ 3 –
AFP

Au moins 10 morts dans des combats
à Mogadiscio

MOGADISCIO (AFP) – Au moins dix personnes ont été tuées
jeudi à l’aube au cours d’intenses combats dans le sud de Mogadiscio
entre des insurgés et l’armée éthiopienne, selon un journaliste
de l’AFP et des témoins.

Le journaliste de l’AFP a vu les corps de deux civils dans le quartier d’Ali
Kamin. Des témoins ont fait état de trois autres cadavres.

« J’ai vu deux personnes se faire tuer par des balles perdues et trois
autres blessées. Les chars éthiopiens sont en train de prendre
position dans mon quartier, devant chez moi », a déclaré
un résident, Mohamed Ali Hassan, tandis qu’un autre témoin indiquait
avoir vu un voisin tué.

Dans un autre quartier du sud de la capitale, Gupta, cinq personnes ont été
tuées lorsqu’un obus est tombé sur un garage, ont indiqué
des habitants.

« Nous ne savons pas d’où venait le tir, peut-être que c’était
un obus mortier ou d’artillerie. Cinq personnes ont été tuées,
trois dans le garage et deux à l’extérieur », a raconté
Ahmed Hassan Madobe, un habitant du quartier, ajoutant que six autres personnes
avaient été blessées et que les tirs empêchaient
les voisins de ramasser les cadavres.

Selon une autre habitante, neuf personnes ont été blessées,
dont trois étaient dans un état critique.

Des chars éthiopiens patrouillaient dans le sud de la capitale jeudi
matin après ces tirs. Les combats, notamment à la mitrailleuse
et au lance-roquettes, ont commencé vers 06h15 (03h15 GMT). Ils ont
éclaté après le déploiement dans la nuit de mercredi
à jeudi de troupes gouvernementales somaliennes et éthiopiennes
dans le quartier d’Ali Kamin.

Ce sont les premiers affrontements d’ampleur signalés dans Mogadiscio
depuis samedi, après la signature la veille, selon le puissant clan
Hawiye opposé au gouvernement, d’un accord de cessez-le-feu avec l’armée
éthiopienne.

L’Ethiopie, qui soutient le gouvernement somalien, a chassé il y a
trois mois les tribunaux islamiques, qui contrôlaient une grande partie
du centre et du sud de la Somalie en guerre civile depuis 1991.

____________________________________
4 – AFP

Somalie : de nouveaux combats font 10 morts
à Mogadiscio après une fragile accalmie

Par Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO (AFP) – Au moins dix personnes ont été tuées
jeudi matin lors d’intenses combats dans le sud de Mogadiscio entre insurgés
et armée éthiopienne, faisant voler en éclats une fragile
accalmie de quelques jours sur fond de tractations entre gouvernement somalien
et chefs traditionnels.

Les déflagrations d’armes lourdes ont commencé dès l’aube,
notamment à la mitrailleuse et au lance-roquettes. Les explosions d’obus
de mortiers et les détonations de mitrailleuses lourdes étaient
audibles dans la capitale, ont rapporté des correspondants de l’AFP.

Des chars éthiopiens patrouillaient dans le sud de Mogadiscio. Quatre
hélicoptères éthiopiens, dont trois hélicoptères
d’assaut MI-24, sont arrivés jeudi à l’aéroport, ont
affirmé à l’AFP des soldats de la force de paix africaine (Amisom),
présente dans la ville depuis début mars.

Les combats ont éclaté peu après 06h00 (03h00 GMT) après
le déploiement dans la nuit de troupes somaliennes et éthiopiennes
dans le quartier d’Ali Kamin et ils se poursuivaient vers 10h00 (07h00 GMT).

A Ali Kamin, un journaliste de l’AFP a vu les corps de deux civils tués.
Des témoins ont fait état de trois autres cadavres.

« J’ai vu deux personnes se faire tuer par des balles perdues et trois
autres blessées. Les chars éthiopiens sont en train de prendre
position dans mon quartier, devant chez moi », a déclaré
un résident, Mohamed Ali Hassan. Un autre témoin a vu un voisin
tué.

Dans un autre quartier du sud, Gupta, cinq personnes ont été
tuées lorsqu’un obus est tombé sur un garage, selon des habitants.

« Peut-être que c’était un obus de mortier ou d’artillerie.
Cinq personnes ont été tuées, trois dans le garage et
deux à l’extérieur », a raconté un résident,
Ahmed Hassan Madobe. Six personnes ont été blessées,
selon lui. Les tirs empêchent les voisins de ramasser les cadavres.
Selon une autre habitante, le nombre de blessés s’élève
à neuf.

Cette reprise des combats est intervenue après une fragile accalmie
de quelques jours liée à la signature vendredi, selon le puissant
clan Hawiye opposé au gouvernement, d’un cessez-le-feu avec l’armée
éthiopienne.

L’Ethiopie, qui soutient le gouvernement somalien, a chassé il y a
trois mois les tribunaux islamiques, qui contrôlaient une grande partie
du centre et du sud de la Somalie en guerre civile depuis 1991.

Depuis début janvier, des attaques et affrontements quasi quotidiens
secouent Mogadiscio. Ils ont fait plus d’une centaine de morts, essentiellement
des civils.

Mercredi, le gouvernement avait fait savoir que des négociations duraient
depuis plusieurs jours avec les différents chefs traditionnels et chefs
de guerre de Mogadiscio en vue de tenter de pacifier la capitale.

« Nous négocions avec tout le monde », avait affirmé
Abderizak Adam Hassan, chef de cabinet du président somalien Abdullahi
Yusuf Ahmed, ajoutant que « certains des chefs du clan Hawiye se sont
entretenus avec le gouvernement et les Ethiopiens » et que le gouvernement
visait « les derniers combattants des tribunaux islamiques qui bombardent
la ville ».

Selon des experts, les insurgés qui s’attaquent au gouvernement et
aux Ethiopiens forment une coalition hétéroclite de miliciens
islamistes, de chefs de guerre et de chefs traditionnels.

« Ils n’ont rien en commun, si ce n’est le désir partagé
de chasser les Ethiopiens et d’empêcher le gouvernement d’exercer son
autorité », selon Ken Menkhaus, professeur américain de
sciences politiques spécialiste de la Somalie.

29/03/07 (B388-B) REUTERS / Offensive contre les insurgés à Mogadiscio (Info lectrice)

MOGADISCIO
(Reuters) – L’armée somalienne et ses alliés éthiopiens
ont lancé une opération d’envergure contre les insurgés,
jeudi à Mogadiscio, où des hélicoptères pilonnaient
des positions rebelles tandis que des chars sillonnaient la ville.

Une radio privée a fait état de onze personnes tuées.

Des hélicoptères de combat éthiopiens ont procédé
à des tirs de roquettes pour la première fois dans les combats
qui gagnent en intensité depuis quelques mois à Mogadiscio.

« Je n’ai jamais rien vu de pareil », a dit un habitant terrifié,
Hussein Haji. « Dès que les Ethiopiens font usage de leurs gros
canons, toutes mes fenêtres et mes portes se mettent à vibrer. »

Rompant un fragile cessez-le-feu observé depuis le week-end, les soldats
ont déclenché des attaques dans le quartier de Ramadan, bastion
de l’insurrection dans le nord de la ville, et autour du principal stade de
football de la ville.

Les islamistes, chassés de la capitale il y a trois mois par les gouvernementaux
avec l’appui du corps expéditionnaire éthiopien, sont tenus
pour responsables de l’insurrection qui ensanglante Mogadiscio. Selon des
habitants, des clans locaux se sont ralliés à leur cause.

« En début de matinée, les forces gouvernementales et éthiopiennes
nous ont attaqués à l’hôtel Ramadan », a déclaré
à Reuters par téléphone un milicien islamiste engagé
dans les combats.

La station de radio privée Shabelle a rapporté que onze personnes,
en majorité des civils, avaient été tuées jeudi
par des balles perdues. Elle a fait état de deux chars détruits.

DES MILLIERS D’HABITANTS ONT FUI MOGADISCIO

« Les forces éthiopiennes, qui rencontrent maintenant
une forte résistance, continuent à pilonner des objectifs sélectionnés
chez les insurgés, a-t-elle dit.

Deux hélicoptères de combat se sont mis à bombarder des
positions tenues par les rebelles dans la capitale. »

Les hôpitaux ont signalé de très nombreux blessés.


« Des patients arrivent toutes les minutes, c’est trop! Je ne peux pas
vous donner de chiffre pour le moment, nous sommes trop occupés »,
a dit un médecin de l’hôpital Madina.

« On voit la fumée des explosions. Il y a des hélicoptères
qui passent. Nous n’avions pas encore vu ça jusqu’ici », a rapporté
Farah Roble, cameraman de Reuters, ajoutant que les combats l’empêchaient
de quitter son bureau.

Selon un habitant qui s’est identifié sous le prénom de Mohamed,
un hélicoptère a ouvert le feu sur le secteur d’Iveco, tenu
par des partisans des islamistes dans le centre-sud de Mogadiscio.

Les forces éthiopiennes avaient négocié le week-end dernier
un cessez-le-feu avec le clan Hawiye, majoritaire dans la capitale, après
une semaine durant laquelle une vingtaine de personnes ont été
tuées. Des corps de soldats ont été traînés
dans les rues et un avion, apparemment touché par un missile, s’est
écrasé.

Ces combats étaient les plus violents depuis l’éviction de l’Union
des tribunaux islamiques (UTI) de Mogadiscio, qui a permis de transférer
dans la capitale le gouvernement intérimaire du président Abdullahi
Yusuf.

Il s’agit de la 14e tentative de rétablissement
d’un pouvoir central en Somalie depuis 1991.

L’Union africaine a dépêché 1.200 « casques
verts » dans le pays, mais ce contingent a aussi été pris
pour cible par les insurgés. Le Haut Commissariat des Nations unies
pour les réfugiés a estimé jeudi à 57.000 le nombre
de personnes qui ont fui Mogadiscio depuis février, dont 12.000 la
semaine dernière.

29/03/07 (B388-B) REUTERS / Somalie Les forces gouvernementales somaliennes reprennent l’offensive (Info lectrice)

MOGADISCIO
(Reuters) – De nouveaux combats ont éclaté jeudi à Mogadiscio,
où les forces gouvernementales et leurs alliés éthiopiens
semblent avoir lancé une offensive majeure contre les insurgés,
rapportent des témoins.

Rompant le fragile cessez-le-feu conclu ce week-end, les soldats, appuyés
par des blindés, ont pris position au petit matin dans le quartier
de Ramadan, bastion de l’insurrection dans le nord de la capitale, et autour
du principal stade de football de la ville.

Explosions et échanges de tirs ont retenti dans les rues, semant la
panique, et un hélicoptère a ouvert le feu pour la première
fois depuis le début du soulèvement, rapportent des habitants.

« Un hélicoptère vient juste de tirer sur le garage
Iveco », a affirmé l’un d’eux, joint par téléphone,
évoquant une zone tenue par des partisans des milices islamistes évincées
fin décembre.

« Tôt ce matin, les forces gouvernementales et éthiopiennes
nous ont attaqués à l’hôtel Ramadan », a par ailleurs
déclaré à Reuters un milicien islamiste également
contacté par téléphone.

Aucun bilan précis n’a été communiqué, mais de
nombreux blessés ont été signalés.

« Des patients arrivent toutes les minutes, c’est trop! Je ne
peux pas vous donner de chiffre pour le moment, nous sommes trop occupés »,
a affirmé un médecin de l’hôpital Madina.

« On peut voir la fumée des explosions. Il y a des hélicoptères
qui passent. Nous ne les avions pas encore vus », a par ailleurs rapporté
le caméraman Farah Roble, ajoutant que les combats l’empêchaient
de quitter son bureau.

Les miliciens de l’Union des tribunaux islamiques (UTI) chassés de
la capitale il y a trois mois par les forces gouvernementales avec l’appui
décisif du corps expéditionnaire éthiopien ont rallié
des clans locaux à leur cause, selon la population.

Les forces éthiopiennes ont négocié le week-end dernier
un cessez-le-feu avec le clan Hawiye, majoritaire dans la capitale, au terme
d’une semaine d’affrontements qui ont fait au moins 20 morts. Il s’agissait
des combats les plus violents depuis l’éviction de l’UTI.

L’Union africaine a dépêché 1.200 « casques
verts » en Somalie, mais ce contingent a lui-même été
la cible des insurgés.

28/03/07 (B388-A) L’Humanité : La politique du bâton à Djibouti (Info lectrice)

Répression
. Le président de la Ligue des droits humains emprisonné.

Président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), Jean
Paul Noël Abdi est aujourd’hui en prison. Il a été
condamné, le 18 mars dernier, à six mois ferme pour «
diffamation » et « diffusion de fausses nouvelles » après
avoir dénoncé le viol d’une jeune fille handicapée
(sourde et muette) par des soldats de la garde présidentielle le 28
février 2007, au Day, à une cinquantaine de kilomètres
de Tadjourah.

Simultanément,
cela permet de le faire taire sur le charnier découvert, au début
du même mois, dans cette région, non loin de la résidence
du président Ismaël Omar Guelleh. Des civils afars massacrés
par l’armée djiboutienne.

Plusieurs associations ont aussitôt réagi, appelant à
la libération immédiate du militant de la LDDH : la Fédération
internationale des Ligues des droits de l’homme, l’Union internationale
des droits de l’homme, l’Observatoire pour le respect des droits
humains à Djibouti (basé à Montreuil)…

De son côté, Mohamed Kadamy, dirigeant du parti d’opposition
FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie)
dénonce cette volonté de « faire taire cette voix courageuse
et d’étouffer toute velléité de résistance
des démocrates djiboutiens ».

Relevant que, à l’audience du tribunal de Djibouti, l’essentiel
des questions posées à J.-P. Noël Abdi portait sur le charnier
du Day et ses accusations contre l’armée du président
Guelleh, il rappelle que le président de la Ligue avait déjà
été en 1994 président de la commission parlementaire
qui avait produit un rapport sur les exécutions extrajudiciaires au
nord du pays, avant de souligner : « Cette condamnation scandaleuse
n’est pas une surprise » et « la responsabilité d’Ismaël
Omar Guelleh, qui s’est enfermé dans une logique de répression
sanglante ».

Le dirigeant du FRUD demande une nouvelle fois une enquête internationale
sur les crimes de guerre commis par le régime.

Jean
Chatain

29/03/07 (B388-B) Somalie : le Gouvernement doit arrêter de harceler les médias. Communiqué de la Fédération internationale des Journalistes

La
Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé
hier le Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) de Somalie
à arrêter de harceler les médias après qu’il a
récemment forcé Al Jazeera TV à fermer son bureau à
Mogadiscio, menacé de fermeture deux radio privées et détenu
deux travailleurs des médias pendant trois jours.

« Nous appelons le gouvernement de transition à mettre immédiatement
un terme à ce harcèlement des médias, » a dit Gabriel
Baglo, le Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Cette action pour
contrôler les médias est une inacceptable violation de la liberté
de la presse et nous invitons le gouvernement à laisser les médias
travailler en Somalie en totale indépendance et en sécurité.
»

Le 22 mars, le Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) a ordonné
à Al Jazeera et à deux stations de radio privées locales
Shabelle Radio et Horn Afrik Radio, d’arrêter d’émettre depuis
la capitale du pays.

Selon des sources, un porte-parole du gouvernement a accusé ces organes
audiovisuels de « donner de fausses informations sur la réalité
en Somalie ». Al Jazeera TV a fermé son bureau à Mogadiscio
tandis que les deux radios locales continuent leurs émissions.

Le Ministre de l’Information du TFG, Madowe Nunow, cité dans un reportage
du 24 mars de Radio Shabelle a dit qu’il n’était pas au courant que
le gouvernement avait ordonné la fermeture de ces médias.

Selon le Syndicat Nationale des Journalistes Somaliens (NUSOJ), dans la même
semaine, Bashir Sheik Abdirahman Mohammed un journaliste travaillant pour
Radio Shabelle et son chauffeur Osman Qoryoley ont été détenus
pendant trois jours. Ils ont été arrêtés le 21
mars alors qu’ils se rendaient à l’aéroport de Mogadiscio pour
participer à une conférence de presse du Premier Ministre. Aucune
raison n’a été donnée sur cette arrestation.

Entre le 10 et le 12 mars, cinq reporters ont été arbitrairement
arrêtés et certains d’entre eux ont été battus
par les forces progouvernementales. Le 15 janvier, le TFG avait déjà
fermé trois stations de radio et le bureau de Al Jazeera TV à
Mogadiscio deux jours après la déclaration d’un état
d’urgence, pour de prétendus reportages biaisés.

Peu de jours avant, le 11 janvier, le TFG a fermé Radio Warsan à
Baidoa son siège temporaire.

L’année dernière en juin, l’antenne locale de Baidoa
de Radio Shabelle basée à Mogadiscio a également été
fermée. Une journaliste a été violemment battue et interdite
d’exercer à Baidoa.

29/02/07 (B388-B) Des nouvelles de Jean-Paul Noël Abdi.

Les dernières
nouvelles sont meilleures. Il a été admis et il est soigné
à l’hôpital Peltier. Il semblerait que la pression policière
se soit un peu allégée.

L’appel qu’il a
interjeté devrait être jugé le 11 avril et un avocat français,
très connu, dirigeant d’une grande association pour la Défense
des Droits de l’Homme pourrait avoir un visa pour venir le défendre.

Bien que la plus
exrtrême prudence doive être de rigueur, il n’est pas interdit
de penser que le bon sens pourrait l’emporter et que la Justice djiboutienne
se rende à l’évidence. Jean-Paul n’a rien de fait de répréhensible