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08/06/2000 – La grève des Minibus a pour conséquence la rupture des relations entre M. GUELLEH et le Général de la Police Yacin YABEH

Nous avions été étonné d’apprendre que la Police n’était pas intervenu contre les manifestations qui s’étaient déclenchées à la suite de l’augmentation du prix des carburants. Ce n’est pas dans les habitudes du pouvoir dictatorial ! nous avons cherché à en savoir plus ..

Publication d’un dialogue qui aurait eu lieu entre MM. GUELLEH et YABEH

IOG aurait interrogé le Général Yacin Yabeh(Général de la Police) :
 » Pourquoi n’a tu pas donné l’ordre de taper sur les gens?

Réponse de Yacin Yabeh :

 » Parce que l’on ne touche pas au peuple ! »

IOG lui aurait dit sèchement :
 » tu vas descendre (démissionner)

Réponse de Yacin Yabeh :
« Non, je ne démissionnerai pas.

Depuis cet échange plutôt vif, les deux hommes ne se parlent plus.

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ARDHD : les forces de police se sont rattrapées depuis, puisque la LDDH signale 210 arrestations …… mais qui a donné les ordres cette fois ?

08/06/2000 – AMIR ADAWEH a été extradé le 7/06 par les autorités Djiboutiennes. Aussitôt arrivé à Djibouti, il est mis ‘au secret’ à la Gendarmerie Nord. Même sa mère n’a pas pu lui rendre visite. La collusion de la Sécurité djiboutienne avec les autorités Éthiopiennes ne fait plus de doute ….

Amir Adaweh, journaliste djiboutien avait été arrêté il y a plus d’un an par les autorités d’Addis Abeba alors qu’il passait ces vacances en Éthiopie. Il a été enfermé avec 6 compagnons dans un trou, victimes de nombreux sévices et d’une blessure par balle commise par l’un de ses geôliers éthiopiens.

Depuis plus d’un an, de nombreuses associations se sont mobilisées à l’appel du PND pour réclamer sa libération, en particulier Reporter Sans Frontières, la LDDH et l’ARDHD. Libéré il y a quelques jours de sa prison d’Harare, Amir Adaweh et ses compagnons ont été conduits à Addis Abeba où les autorités Éthiopiennes ont refusé de le soigner.

Nous venons d’apprendre qu’il venait d’être extradé vers Djibouti. A son arrivée, la Gendarmerie (Section Nord) l’a mis au secret. Ni sa mère, ni son frère, ni le représentant de la LDDH n’ont pu le rencontrer. On sait seulement qu’il a été plâtré sommairement, mais dans quelles conditions médicales ???

On murmure qu’une manifestation importante pourrait être organisée dimanche 11 juin, dans Djibouti-Ville pour exiger sa libération.

Ce nouvel épisode confirme la collaboration étroite entre les autorités djiboutiennes et la sécurité éthiopienne, entre les deux régimes….

08/06/2000 – Délégation djiboutienne attendue à Addis Abeba pour le port de Djibouti. (AFP)

ADDIS ABEBA, 8 juin (AFP). Une délégation djiboutienne conduite par le ministre de l’Equipement et des Transports, Osman Idriss Djama, est attendue la semaine prochaine à Addis Abeba pour des entretiens concernant, notamment, le port de Djibouti, a-t-on appris jeudi de sources officielles.

Cette délégation, qui doit comprendre le nouveau directeur du port, l’Américain John H. Fewer, et son prédécesseur djiboutien, Aden Ahmed Doualeh, s’entretiendra avec le ministre éthiopien des Transports et des Télécommunications, Mahmoud Dirir, ainsi qu’avec les utilisateurs éthiopiens du port (hommes d’affaires), ont indiqué à l’AFP plusieurs sources officielles éthiopiennes.

Le bureau du Port autonome international de Djibouti (PAID) à Addis Abeba a confirmé la visite en soulignant que l’arrivée des délégués était prévue avant la fin de la semaine prochaine.

Le PAID est géré et exploité depuis mai 2000 par l’Autorité des Ports de Dubaï (DPA) qui a obtenu une concession de 20 ans.

Depuis le début de la guerre avec l’Erythrée en mai 1998, Addis Abeba fait transiter la quasi-totalité de ses importations et exportations par le port de Djibouti. Auparavant, le commerce international éthiopien passait par les ports érythréens d’Assab et Massawa, sur la mer Rouge.

Le 11 avril, les deux ministres s’étaient rencontrés à Djibouti, une réunion au terme de laquelle M. Mahmoud avait annoncé que 500 camions éthiopiens supplémentaires seraient affectés à l’enlèvement de l’aide alimentaire destinée aux victimes éthiopiennes de la sécheresse du port de Djibouti.

7/06/2000 – L’ONU lance un appel pour venir en aide aux réfugiés érythréens

GENEVE (AP) — Les Nations unies ont lancé un appel, mercredi à Genève, pour récolter 7,5 millions de dollars (51 millions de francs) en faveur des Erythréens déracinés par la guerre contre l’Ethiopie.

Environ un millier d’Erythréens sont arrivés mardi à el-Lafa, au Soudan, a indiqué dans un communiqué le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), ce qui porte à plus de 69.000 le nombre de réfugiés recensés au Soudan depuis la mi-mai. Les nouveaux réfugiés provenaient de la région occidentale de Tesseney, théâtre d’affrontements qui ont duré douze heures lundi.

Nombre d’entre eux sont venus à pied et ont raconté que les combats forçaient toujours les gens à fuir. L’appel du HCR vise à couvrir les besoins immédiats au Soudan, en Erythrée, au Yémen et à Djibouti.

Selon les autorités érythréennes, 750.000 personnes ont été déplacées dans le pays par le dernier conflit frontalier avec l’Ethiopie. Le HCR a précisé que 1.020 Erithréens étaient arrivées à Djibouti et que 538 avaient traversé la mer Rouge pour se rendre au Yémen. Le HCR envisage d’entreprendre vendredi un nouveau pont aérien humanitaire vers la capitale Asmara, la capitale de l’Erythrée.

En outre, environ 370.000 Erythréens sont touchés par une forte sécheresse qui sévit dans la région depuis avant la reprise des hostilités le mois dernier. Les Nations unies ont lancé un appel mardi pour recueillir 378 millions de dollars (2,5 milliards de francs) destinés à éviter les dégâts de la sécheresse dans cinq pays. AP

07/06/2000 – Plus de mille réfugiés somaliens d’Erythrée ont fui vers Djibouti. (AFP)

DJIBOUTI, 7 juin (AFP). Mille sept réfugiés somaliens, fuyant les combats éthio-érythréens sur le front oriental de Burié, sont arrivés depuis le 30 mai dans le district d’Obock, au nord de la République de Djibouti, a-t-on appris mercredi de source officielle djiboutienne.

Le commissaire de la République, chef du district d’Obock, Mohamed Kayad Rayaleh, a indiqué à l’AFP que les réfugiés qui viennent par petits groupes, ont quitté le camp de réfugiés de Harsila situé à une dizaine de kilomètres du port érythréen d’Assab, sur la mer rouge.

Ils effectuent souvent deux à trois nuits de marche avant de parvenir à la localité de Moulouhlé au nord de Djibouti.

Le camp de Harsila abritait jusque-là quelque 4.000 réfugiés somaliens.

Les opérations d’assistance aux nouveaux réfugiés, dont l’octroi d’aide alimentaire, sont conjointement menées par le bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Office National d’Assistance aux Réfugiés et Sinistrés (ONARS) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM).