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30/05/2014 (Brève 392) Conférence de presse de l’USN à Paris, avec en particulier la participation de Maître Zakaria Abdillahi Ali et de l’écrivain Abdourahman Waberi.(ARDHD)

Après un bref rappel de la situation à Djibouti, Maki Houmed Gaba représentant de l’USN en France et organisateur de la conférence de presse a passé la parole :

Me Zakaria Abdillahi Ali à Me Zakaria Abdillahi Ali, en sa double qualité de Président de la LDDH et d’avocat des détenus politiques. Il a brossé un tableau sombre de la situation des libertés, des Droits de l’Homme et du respect des procédures judiciaires. A l’aide de plusiuers exemples précis et concrets, il a montré comment les juges pouvaient prendre et faire appliquer des décisions en parfaite contradiction avec le code civil et les garanties décrites dans la constitution.

Parmi les exemples, citons le cas d’un prévenu défféré en comparution immédiate. La juge a reconnu qu’elle ne disposait d’aucune plainte contre lui pour le motif invoqué. Au lieu de prononcer sa libération immédiate, elle a maintenu la mise en détention .. et le détenu a été reconduit à Gabode. Exemple parmi tant d’autres.

Abdourahman WaberiAbdourahman Waberi a expliqué sa position d’opposant déterminé, même s’il n’est membre d’aucun parti. Il a expliqué comment la diaspora vivant aux USA avait su s’organiser pour manifester à l’occasion de la venue de Guelleh et pour montrer que derrière l’écran de fumée qui est soutenu par la communication de la Présidence, la réalité était bien différente dans le pays. Il a appelé toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens à se mettre au travail pour contribuer à la fin de la dictature.

Dimitri VerdonckDimitri Verdonck, Président de l’Association Culture et Progrès a expliqué les actions de communication qui sont conduites au niveau des différentes instances européennes, pour obtenir la condamnation du régime et que les différents états dont la France, en première ligne, cesse d’accorder un soutien sans critique à l’égard du régime. Il a insisté sur le fait que les opposants ne devaient pas limiter leur communication à la dénonciation des crimes commis par le régime, mais qu’ils devaient agir en dynamique pour proposer des alternatives ou des solutions.

Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD, a été invité à s’exprimer à la tribune. Reprenant les propos de Dimitri Verdonck et d’Abdourahman Waberi, il a insisté sur le fait que l’opposition devait s’organiser pour construire un programme de gestion de l’alternance et pour montrer aux nations présentes à Djibouti, qu’elle avait la capacité à assurer la conduite du pays dans un cadre démocratique et de restaurer les libertés individuelles et la saine gestion des finances publiques. Il a appellé tous les Djiboutiens qui le souhaitent à participer à ce travail. L’ARDHD continuera à soutenir toutes les actions en faveur de la restauration des Droits de l’Homme.

En sa qualité de collaboratrice du bureau Afrique de la FIDH, Assatou BA a rappelé que la FIDH suivait avec une grande attention la situation des DH à Djibouti et qu’une mission d’information allait être programmée très prochainement dans ce pays.

Maki Houmed GabaAprès les questions des participants, Maki Houmed Gaba a conclu en rappellant le rôle de l’USN, la structure de l’opposition qui rassemble, au-delà des partis politiques, tous les opposants djiboutiens et tous les défenseurs des Droits de l’homme des différents pays surtout européens et nord-américains. Il a fait état de la demande de négociation qui a été adressée au régime et à l’union africaine pour établir les conditions d’élections démocratiques et transparentes dans l’avnir. Au final il a appelé à participer à un grand rassemblement à Bruxelles le 27 juin pour dénoncer la dictature et interpeller les instances européennes. Il a été longuement remercié pour l’organisation de cette conférence de presse

L’ARDHD souhaite un bon retour à Djibouti à Me Zakaria et elle rappelle qu’elle suivra avec attention toutes les tentatives d’intimidation à son encontre.

27/04/07 (B392-B) AFP / Somalie : fin des combats à Mogadiscio où les Ethiopiens traquent les insurgés

Par
Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO (AFP) – L’armée éthiopienne patrouillait
vendredi dans les rues à la recherche d’insurgés dans Mogadiscio,
où les combats ont totalement cessé au lendemain du succès
militaire majeur des troupes d’Addis Abeba, engagées aux côtés
du gouvernement somalien.

Harassés après neuf jours de combats ininterrompus qui
ont dévasté plusieurs quartiers de la ville, des habitants ont
commencé de leur côté à ramasser les cadavres.


Des camions chargés de soldats circulaient dans le sud et le nord de
la ville, où aucun tir n’était entendu.

Des soldats patrouillaient à pied dans les rues, cherchant dans les
maisons les insurgés, groupe hétéroclite formé
notamment des miliciens islamistes, qui ont abandonné jeudi leurs positions
devant la puissance de feu de l’armée éthiopienne.

« Les soldats éthiopiens sont entrés dans notre
maison et ont arrêté trois personnes dont une femme », a
raconté Ibrahim Sheikh Mao, du quartier de Suuqahoola, dans le nord.

« Ils ont regardé mes mains et mes coudes », manière
de déterminer si une personne a utilisé récemment une
arme, a ajouté Ibrahim Sheikh Mao: « ils m’ont relâché.
Mais ils ont emmené trois autres, dans un camion qui attendait dehors ».

« Ils vont de maison en maison pour arrêter des gens. J’imagine
qu’ils ont arrêté des centaines de personnes, car ils ont commencé
l’opération tôt ce matin », a-t-il commenté.

Dans le sud de la capitale, d’autres habitants ont confirmé
cette traque aux insurgés. « Les forces éthiopiennes ont
commencé à arrêter les gens. Ils ont arrêté
mon oncle, qui n’est pas un combattant. Ils ont arrêté 17 personnes
dans notre coin », selon Hussein Mohamed, de Labadagah (sud).

« Tous les hommes fuient les maisons à cause des arrestations »,
a témoigné côté Shamso Nur, une femme qui habite
Ali Kamin, un des principaux fiefs des insurgés: « J’ai vu les
Ethiopiens emmener trois hommes à côté de chez moi. Je
ne sais pas si c’était des combatants, mais ils avaient l’air de civils ».

D’autres habitants se sont organisés pour ramasser les cadavres dans
les rues.

« Nous avons ramassé sept corps, dont celui d’une femme. Ils étaient
en état de décomposition et nous les avons emmenés dans
une mosquée pour préparer l’inhumation », a expliqué
à l’AFP Haji Mukhtar Hassan, qui réside dans le nord de la ville.
« Après l’arrêt des combats, on s’est organisé nous-mêmes
et ce matin, on a commencé à ramasser les corps. On veut les
enterrer ».

Selon un bilan partiel de l’ONG somalienne Elman Peace and Human Rights Organisation,
près de 400 personnes – en majorité des civils – ont été
tuées dans la ville depuis le déclenchement de l’offensive éthiopienne,
le 17 avril.

Jeudi, après un intense pilonnage d’artillerie, les soldats d’Addis
Abeba ont pris l’essentiel des positions des insurgés, selon des habitants.

Le Premier ministre somalien Ali Mohamed Gedi a affirmé avoir « pratiquement
terminé le combat contre les insurgés d’Al-Qaïda à
Mogadiscio (…) Les forces du gouvernement ont pris le contrôle de
leurs principaux bastions dans le nord de la ville ».

Environ 400.000 personnes ont fui ces combats à Mogadiscio (qui compte
un million d’habitants) depuis début février, a indiqué
jeudi le responsable de l’ONU pour les questions humanitaires, John Holmes.

Fin mars, l’armée éthiopienne avait mené une première
offensive qui a fait un millier de morts, selon les chefs traditionnels du
clan Hawiye, prédominant dans la capitale.

L’armée éthiopienne est intervenue en Somalie fin 2006 pour
déloger les tribunaux islamiques, qui avaient appelé à
la guerre sainte contre le régime d’Addis Abeba et rejetaient l’autorité
du gouvernement de transition, mis en place en 2004 pour stabiliser ce pays
en guerre civile depuis 1991.

27/04/07 (B392-B) EURONEWS L’armée éthiopienne intensifie son offensive contre les insurgés somaliens

Alliés
au gouvernement somalien, les éthiopiens se sont emparés hier
de plusieurs bastions rebelles au nord de Mogadiscio, notamment dans le secteur
de Balad

Un « succès militaire majeur » selon le vice-ministre somalien
de la défense qui espère parvenir à la fin des combats
dans les prochains jours. Des combats particulièrement violents depuis
début avril. Près de 400 personnes, en majorité des civils
y ont perdu la vie et jusqu’à 400 000 personnes ont fui la capitale
selon les ONG et les Nations Unies. Le Programme Alimentaire Mondial a pu
distribuer de l’aide humanitaire à l’ouest de Mogadiscio.

La Ligue Arabe appelle de son côté « toutes les parties à
un cessez-le-feu immédiat ». L’armée éthiopienne
est intervenue en Somalie fin 2006 pour déloger les tribunaux islamiques,
qui avaient appelé à la guerre sainte contre le régime
d’Addis Abeba.

Ces derniers rejetaient l’autorité du gouvernement de transition, mis
en place en 2004 pour stabiliser ce pays en guerre civile depuis 1991.

26/04/07 (B392-B) Les éthiopiens intensifient les combats dans Mogadiscio avec des moyens lourds.(+ 2 dépêches / ARDHD et info lectrice)

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Note de l’ARDHD

Il semble de plus en plus évident que la stratégie
choise par les Ethiopiens et le Président du GFT est de vider Mogadiscio
de tous ses habitants, en les terrorisant, afin d’avoir le champ libre pour
déloger les islamistes.

Si
c’est bien le cas, on mesure à quel point, les objectifs de ce Président
d’opérette sont à l’antipode des problèmes humanitaires.
Que lui importe la mort de centaines de civils ? Le soutien officiel des Ethiopiens
et officieux des USA lui suffisent. Son rêve est de nettoyer la ville
de Mogadiscio à l’arme lourde.

Sa
stratégie : terroriser les habitants et les priver de toute aide humanitaire
pour qu’ils quittent la capitale. Des autorités tatillonnes bloquent
l’approvisionnement en eau potable, en vivre et surtout en médicaments.
Les Ethiopiens tirent des roquettes sur les Hôpitaux …

Pour
le Président et son Premier Ministre Ali Gedi, peu importe ! Ils se
moquent éperdument des conditions dramatiques dans lesquelles les déplacés
se retrouvent. Il veut la ville pour lui et rien d’autre !

Comme elle le fait depuis des mois, l’ARDHD
dénonce ces pratiques et lance un appel à la Communauté
internationale pour les faire cesser, avant une nouvelle catastrophe et une
déstabilisation générale de la Corne de l’Afrique. S’il
n’est pas déjà trop tard !!

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1 – REUTERS

L’offensive contre les insurgés
s’intensifie en Somalie


MOGADISCIO (Reuters) – Des chars éthiopiens appuyant les forces
gouvernementales somaliennes ont pilonné jeudi des positions adverses
à Mogadiscio et le Premier ministre somalien, Ali Mohamed Gedi, a assuré
que "l’essentiel des combats" avait pris fin et que nombre de secteurs
aux mains des insurgés avaient été reconquis.

"La majeure partie des combats à Mogadiscio ont pris fin. Le gouvernement
a repris une grande partie du territoire que tenaient les insurgés",
a dit Gedi lors d’une conférence de presse.

On pouvait cependant entendre encore des tirs d’artillerie et de mitrailleuses
en provenance des quartiers nord de la capitale.

Gedi a appelé les miliciens de divers clans qui avaient rejoint les
rangs des islamistes et des djihadistes étrangers dans leur lutte contre
le gouvernement à rentrer chez eux et à y rester jusqu’à
que les autorités puissent les incorporer dans une nouvelle armée
nationale.

Les combats ont dévasté divers quartiers de la ville, poussant
la moitié de sa population à fuir.
Le
HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés)
a déclaré que l’exode de près de 340.000 personnes transformait
rapidement la capitale en une "ville fantôme".

Les combats, qui faisaient rage depuis neuf jours jeudi, étaient centrés
sur un bastion antigouvernemental situé dans le nord de Mogadiscio.

Selon des habitants et des militants des droits de l’homme, près de
300 personnes ont été tuées dans les affrontements les
plus soutenus depuis que les forces somalo-éthiopiennes ont évincé
leurs adversaires islamistes de Mogadiscio fin 2006.

PENURIE DE FOURNITURES MEDICALES

Le gouvernement somalien assure qu’il n’y aura pas de trêve avant que
ne soit matée l’insurrection, qui compromet ses efforts pour rétablir
une autorité centrale en Somalie pour la première fois depuis
seize ans.

Les médecins d’un centre pédiatrique et d’une maternité
faisaient leur possible jeudi pour soigner des dizaines de blessés
qui n’avaient pas trouvé de place dans les deux principaux hôpitaux
de la ville.

"Nous avons les médecins mais pas
le matériel médical ni les médicaments. Nous espérons
obtenir bientôt des fournitures médicales de la Croix-Rouge",
a déclaré à Reuters Abdulahi Hashi Kadiye, directeur
adjoint de l’hôpital Banadir.

Les pilonnages incessants ont provoqué un début d’incendie dans
des entrepôts de matériaux de construction et de peinture, projetant
de la fumée au-dessus d’une zone industrielle, d’un marché et
d’un stade de football, a rapporté un témoin.

Les Etats-Unis, qui comptent l’Ethiopie parmi leurs proches alliés
dans la lutte contre le terrorisme international, ont réclamé
un cessez-le-feu en exprimant leur préoccupation face à la crise
humanitaire somalienne.

_____________________________ 2 AP

Somalie : l’armée éthiopienne
prend des bastions des insurgés à Mogadiscio

Par Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO (AFP) – L’armée éthiopienne, alliée
au gouvernement somalien, a remporté jeudi un succès militaire
majeur à Mogadiscio en s’emparant de plusieurs bastions des insurgés
après des combats extrêmement violents, déclenchés
le 17 avril dans la capitale somalienne.

Le Premier ministre somalien Ali Mohamed Gedi a affirmé à la
presse avoir "pratiquement terminé le combat contre les insurgés
du (réseau terroriste) Al-Qaïda à Mogadiscio".

"Les forces du gouvernement ont pris le contrôle de leurs principaux
bastions dans le nord de la ville", a-t-il dit, ajoutant: "nous
espérons pouvoir terminer la guerre demain" (vendredi).

Selon M. Gedi, les combats en cours ont lieu entre des "terroristes liés
à Al-Qaïda et le gouvernement soutenu par les Ethiopiens".

A la mi-journée, les soldats éthiopiens et les insurgés,
groupe hétéroclite parmi lesquels figurent des miliciens islamistes,
échangeaient encore des tirs sporadiques après les très
violents combats de la matinée, a constaté un journaliste de
l’AFP.

Selon des témoins, les soldats éthiopiens ont notamment pris
le contrôle du secteur de Balad, position stratégique pour le
ravitaillement des insurgés.

L’artillerie et les chars éthiopiens ont pulvérisé
les lignes de défense des insurgés dans ce secteur, puis l’infanterie
a donné l’assaut.

"Nous avons vu plus de dix chars et des fantassins (éthiopiens)
se déployer dans le nord de Mogadiscio", a rapporté à
l’AFP Mohamed Jeele, un habitant du quartier de Suuqahoola (nord).

"Je pense que les forces éthiopiennes ont défait les insurgés
dans leurs positions de Tawfiq et de Ramadan et ensuite, ils ont progressé
plus au nord", a-t-il ajouté.

Face à la puissance de feu éthiopienne, les insurgés
ont décroché, ont raconté des habitants expliquant qu’ils
tentaient de se regrouper dans plusieurs quartiers.

Des combats intenses avaient débuté dès jeudi matin dans
la capitale, qui s’est vidée depuis février de près d’un
tiers de sa population, selon l’ONU.

Des colonnes de blindés éthiopiens s’étaient déployées
dans le nord de la ville pilonnant sans interruption les positions ennemies,
dans un vacarme d’explosions de mortiers et de rafales de mitrailleuses, selon
des habitants.

"Ce matin, ce sont les combats les plus
violents. Ils utilisent tout ce qu’ils ont", avait raconté à
l’AFP dans la matinée, Salah Doli, habitant du quartier de Jamhuriha
(nord): "des obus de mortier ont touché des magasins et des immeubles,
les détruisant ou provoquant des incendies".

Dans le quartier de Tawfiq, les bombardements ont également détruit
des constructions, a expliqué un habitant, Ahmed Suad. Les combats
ont aussi touché les quartiers d’Ex-Control, Huriwa et Suuqahoola.

Au moins six civils ont été tués dans la matinée,
selon un bilan très partiel établi par des habitants.

Face au martyre d’une population prise entre le feu des deux camps,
le gouvernement éthiopien a cependant affirmé prendre "toutes
les précautions" pour protéger les civils depuis le déclenchement,
le 17 avril, de la vaste offensive contre les insurgés, qui harcelaient
les forces gouvernementales depuis le début de l’année.

Selon un bilan établi mercredi soir par une ONG somalienne, ces combats
ont fait au moins 329 morts, en très grande majorité des civils.

Fin mars, l’armée éthiopienne avait mené une
première offensive qui a fait plus d’un millier de morts, selon les
chefs traditionnels du clan Hawiye, le plus important de la capitale.

L’armée éthiopienne est intervenue en Somalie en 2006 pour déloger
les tribunaux islamiques, qui avaient appelé à la Guerre sainte
contre le régime d’Addis Abeba et rejetaient l’autorité du gouvernement
de transition, mis en place en 2004 pour stabiliser un pays en guerre civile
depuis 1991.

26/04/07 (B392-B) LIBERATION / La Somalie, poudrière de la Corne. (Info lectrice)

Les
islamistes ripostent au déluge de feu éthiopien sur Mogadiscio
en frappant dans l’Ogaden.


Par Christophe AYAD

La guerre sans merci menée par l’armée éthiopienne
à la rébellion islamiste somalienne dans les rues de Mogadiscio
menace de s’étendre à toute la corne de l’Afrique. Le massacre
de 74 personnes (65 Ethiopiens et 9 Chinois) sur un site pétrolier
chinois dans l’Ogaden, une région éthiopienne frontalière
peuplée de Somali, est le dernier développement en date de ce
conflit.

A Mogadiscio même, c’est une véritable guerre qui fait rage depuis
huit jours.

La reprise des combats était prévisible après le premier
round fin mars, qui avait déjà causé un millier de morts
civils, selon Elman Peace and Human Rights Organisation, une ONG somalienne.
Ces combats sont les plus violents depuis 1991, lorsque les chefs de guerre
locaux se disputaient le pouvoir à l’arme lourde en plein Mogadiscio
après la chute du dictateur Siyad Barré.

Mais les protagonistes ne sont plus les mêmes : face à l’armée
éthiopienne, «invitée» par le gouvernement fédéral
de transition, impuissant à contrôler sa propre capitale, une
coalition d’islamistes et de miliciens claniques opposés au pouvoir.
Après la chute quasiment sans combats de Mogadiscio, fin décembre
2006, les combattants des tribunaux islamiques, qui avaient contrôlé
la capitale pendant sept mois, n’ont pas mis longtemps à se réorganiser
en petites cellules fortement armées et bien organisées.

Les actes de guérilla visant les armées régulières
somalienne comme éthiopienne se sont multipliés. Mi-mars, la
rébellion est passée à la vitesse supérieure,
s’emparant de larges portions de la capitale.

Camion-suicide.

L’armée éthiopienne a réagi par une guerre totale, bombardant
au canon et au mortier des quartiers civils où sont installés
les insurgés. En une semaine, au moins 323 personnes ont été
tuées dans la ville, dont 257 civils, toujours selon Elman Peace and
Human Rights Organisation.

De son côté, la Mouqawama («résistance», en
arabe) «s’irakise» en accéléré : mardi, un
camion-suicide a explosé à l’intérieur d’un camp militaire
éthiopien, tandis qu’une voiture piégée explosait à
proximité de l’hôtel Ambassadeur, où logent plusieurs
membres du gouvernement d’Ali Gedi. Ce dernier ne cesse de dépeindre
les insurgés sous les traits d’affidés d’Al-Qaeda. En fait,
les quelque 3000 combattants islamistes ­ dirigés par les Shebab
(«jeunes»), l’aile la plus radicale des ex-tribunaux islamiques
­ ont été rejoints par des miliciens appartenant au clan
des Hawiye très hostiles au président Abdallah Yusuf, un Darod
du centre du pays.

Depuis février et l’intensification des combats, plus du tiers du million
d’habitants de Mogadiscio a fui la ville. Un flot continu de déplacés
encombre la route d’Afgoye, à 30 kilomètres de là, où
s’entassent déjà 40 000 déplacés. Les fuyards
en sont réduits à camper sous les arbres, sans aide humanitaire
.

Le Programme alimentaire mondial s’est vu refuser il y a deux semaines l’accès
aux déplacés d’Afgoye par les autorités, qui ont rejeté
toutes responsabilités sur «les extrémistes» . L’ONU,
silencieuse malgré l’ampleur des crimes de guerre commis de part et
d’autre, a fini par demander lundi «la cessation immédiate des
hostilités et à la reprise du dialogue politique».

Mais l’appel du secrétaire général Ban Ki-moon, qui dénonçait
aussi «l’utilisation systématique d’armes lourdes contre des
zones à forte population civile, au mépris du droit humanitaire
international» est resté lettre morte.

Le Conseil de sécurité, qui soutient le gouvernement fédéral
de transition et ses alliés éthiopiens, ne semble pas pressé
de se réunir. Quant à la force de paix de l’Union africaine,
qui compte pour l’instant 1 500 soldats ougandais (sur 8 000 prévus),
ne prend pas part aux combats, laissant l’Ethiopie faire le «sale boulot».
Erythrée. L’administration Bush soutient aveuglément Addis-Abeba
dans ce qui est vu à Washington comme un front local de la «guerre
contre le terrorisme».

L’Ethiopie accuse en effet l’Erythrée, son ennemi juré à
qui l’a opposé un conflit frontalier de 1998 à 2000, de soutenir
et d’armer les insurgés somaliens. Si une telle influence ne faisait
aucun doute, à l’époque où les tribunaux islamiques régnaient
sur Mogadiscio, elle est aujourd’hui beaucoup moins évidente, comme
en témoigne l’épuisement des insurgés : tous les accès
de la capitale étant contrôlés par le gouvernement, ils
ne sont manifestement plus approvisionnés en armes.

Washington a jeté de l’huile sur le feu régional en
accusant Asmara de «financer, d’armer, d’entraîner et de conseiller
les insurgés».

Hier, Addis-Abeba a enfoncé le clou en attribuant la tuerie
de mardi dans l’Ogaden à l’Erythrée.

Pourtant, la tentation séparatiste somalienne est un phénomène
bien réel en Ethiopie. Tout comme la montée de l’islamisme chez
des ethnies musulmanes comme les Oromos, en lutte contre le pouvoir central
monopolisé par les Tigréens chrétiens.

26/04/07 (B392-B) ALERTE ROUGE : le projet de décasement à Arhiba. Toutes les conditions sont réunies pour un nouveau massacre, sous les yeux « fermés » des militaires français.(Info lecteur)

Le
Ministre de l’intérieur a dépêche M. Hassan Omar, officiellement
secrétaire général de son Ministère en charge
de la Décentralisation et officieusement Lieutenant-Colonel de la S.D.S
(Police parallèle) pour démarcher les notables d’Arhiba II,
afin de les persuader d’évacuer les lieux.

Naturellement, ils ont tous refusé..

Ce Hassan Omar a pris l’avion pour Paris où il est arrivé aujourd’hui
!

L’objectif de sa mission ?

Persuader Paris du bien-fondé de ce décasement
et demander aux militaires français de ne pas filmer ce « Décasement
».

Qu’à Dieu ne plaise, il se prépare une horreur et un
nouveau massacre n’est plus à exclure.

L’objectif de notre Groupe est d’essayer de l’empêcher et faire reculer
le gouvernement !

L’ARDHD peut nous aider efficacement à ébruiter cette information
et ce serait pour la bonne cause. Nous la remercions à l’avance de
relayer cette information.

Guelleh a pensé qu’il serait habile de profiter de cette la vacance
du pouvoir en France, en pleine activité électorale, pour se
livrer à son jeu préféré : terroriser, exproprier,
annexer.

Sur qui cette fois-ci le ministre de l’intérieur se défaussera
-il ?

LUI ou ELLE ?

26/04/07 (B392-B) Petite nouvelle des lecteurs. Des étudiants djiboutiens au Soudan envoient un message de joie et d’espérance en prévision de la fête pour le 30ème anniversaire de la République (27 juin)

Nous publierons
leur message une semaine avant cette date anniversaire.

26/04/07 (B392-B) ALERTE ROUGE. En dépit de tous les avertissements lancés aux autorités françaises qui se sont officiellement abstenues d’agir (et on verra pourquoi dans l’article), M Christian Georges, citoyen français aurait été extradé par le Yémen vers Djibouti – Direction Gabode, afin de l’empêcher de dévoiler des informations exclusives qu’il détiendrait sur l’assassinat du Juge Borrel. (Info lectrice mais nous attendons une confirmation pour lever les réserves de l’article)

Le
Gouvernement français a-t-il abandonné volontairement un citoyen
français, pour qu’il soit remis entre les pattes de Guelleh, afin d’éviter
qu’il ne puisse dévoiler des informations exclusives qu’il aurait recueillies
à Djibouti, auprès de hautes personnalités, sur l’assassinat
du Juge Borrel.

Le 5 février dans un article paru sur notre site, nous avions évoqué
le cas de Christian Georges, ce citoyen qui effectuait une mission à
Djibouti. Après avoir obtenu, selon ses proches, des informations exclusives
et vérifiables, concernant l’assassinat du Juge Borrel, il avait été
harcelé par les services secrets de Guelleh (emprisonnement, garde
à vue, maintien en résidence surveillée, ..). Lien
avec l’article
.

Ne bénéficiant
d’aucun soutien ni d’assistance, semble-t-il, de la part de nos diplomates
en poste à Djibouti (Angelier craignant l’eau, n’est pas un homme à
se mouiller …?) ni des autorités consulaires, dont c’est pourtant
le devoir, il a du son salut dans la fuite à bord d’un boutre qui l’avait
déposé au Yémen.

Le Yémen l’a accueilli, mais a tenu à savoir pour quelles raisons
il était entré dans le pays, sans visa et sans son passeport
qui lui avait été retiré par Djibouti.

Les services diplomatiques français avaient la possibilité de
refaire un passeport et d’établir un sauf-conduit, choses qu’ils n’auraient
pas accepté de faire, toujours selon les informations à notre
disposition et en dépit des différentes actions qui ont été
conduites en France, par plusieurs acteurs de la situation …

En maintenant les mêmes réserves que ci-dessus et dans l’attente
que l’information soit confirmée officiellement, Christian Georges,
que la France a refusé de soutenir, aurait finalement été
extradé par le Yémen vers Djibouti, en réponse à
un mandat international « bidon »(*), lancé par Djibouti.

Si c’est confirmé, le malheureux a du être bien accueilli à
son arrivée à l’aéroport de Djibouti et être bien
encadré durant le trajet vers Gabode où il va croupir, s’il
n’est pas mis à mort au motif qu’il en saurait trop sur la culpabilité
directe ou indirecte de Guelleh dans l’assassinat du Juge Borrel.


Illustration Roger Picon
Honte à la
France ! Lâcher un citoyen pour soutenir Guelleh !

Voilà un geste, s’il est confirmé, qui restera dans l’histoire
et qui n’honorera pas les dirigeants en place, dont le Président
Chirac et son P.M. Villepin qui ont obligatoirement été
informés.

(à suivre)

Merci
à l’avance à toutes les lectrices et lecteurs qui auraient des
informations sur ce sujet, de nous les transmettre.

(*)
En soi, le mandat d’arrêt international n’est pas « bidon ».
Il impose même aux états d’y répondre … dans le cadre
de leur législation nationale. Ce qui est « bidon », ce sont
les motivations. Un tel mandat doit répondre à des obligations
concernant les faits reprochés. Guelleh et son équipe savent
bien s’asseoir sur ces impératifs et ils lancent à leur gré
des mandats internationaux, pour résoudre des problèmes qui
n’ont rien à voir avec le droit, mais seulement avec leurs intérêts
personnels.