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04/06/2014 (Brève 396)Compte rendu de la conférence de presse de l’USN du 30/05/14 à Paris (Par Maki Houmed Gaba, représentant de l’USN en France)

La conférence de presse a été organisée à Paris par le représentant de l’USN en France à l’occasion de la présence en France de Me Zakaria Abdillah, avocat au barreau de Djibouti et président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Une trentaine de participants ont fait le déplacement à la conférence dont le thème principal était l’Etat de droit au quotidien et la situation politique à Djibouti.

Etaient intervenants :

  • Me Zakaria Abdillahi Elmi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
  • Maki Houmed-Gaba, représentant de l’USN en France
  • Abdourahman Waberi, écrivain djiboutien et militant des droits de l’homme
  • Dimitri Verdonck, président de l’Association Culture et Progrès (ACP) en Belgique
  • Hassanatou BA, représentante de la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH)
  • Jean-Loup Schaal, président de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD)

Le représentant de l’USN a introduit le débat sur la situation de l’Etat de droit qui prévaut à Djibouti en présentant les intervenants invités à la conférence

Me Zakaria a le premier dressé un tableau précis des exactions récurrentes commises à Djibouti dans l’irrespect des droits de l’homme. Me Zakaria a pu donner de multiples illustrations de ce que Djibouti est caractérisé par une absence totale d’Etat de droit, les juges rendant des décisions en totale violation de la constitution. La tendance s’inversant parfois, un prévenu libéré par le juge pouvant rester en détention à la demande du ministre de l’intérieur, ce qui a été le cas de l’opposant Daher Ahmed Farah. Me Zakaria également a rappelé dans quelles circonstances des détenus croupissaient dans des prisons privées sans avoir été jugés.

Abdourahman Waberi, l’écrivain de renom, a évoqué son engagement citoyen en dehors des cadres des partis politiques pour accompagner au plus près et épouser le rythme de la société djiboutienne. Abdourahman a évoqué le regard critique sur la société djiboutienne qui a été son fil conducteur dans les différents romans qu’il a écrits. Enfin, Abdourahman a relaté l’organisation par les Djiboutiens des Etats-Unis de la manifestation historique devant la Maison blanche le 5 mai de cette année lors de la réception d’Ismaël Omar Guelleh par le président Barak Obama. Il a insisté sur le besoin de maintenir la pression sur ce régime qui ne survit que par le mensonge médiatique. Abdourahman a rendu hommage aux Djiboutiens des Etats-Unis qui ont aussi bien compris combien l’interpellation des pouvoirs publics et des élus locaux était une méthode qui pouvait donner de bons résultats.

Hassatou BA a rappelé au nom de la FIDH dont elle représente le bureau Afrique à cette conférence, les actions de défense des droits humains menées sur Djibouti où la situation est malheureusement bien connue de leur organisation. Madame BA a rappelé que la FIDH avait soutenu les actions de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) à Djibouti où une mission sera programmée sous peu.

Dimitri Verdonck, président de l’Association Culture et Progrés (ACP) a rappelé dans quelles circonstances l’Association ACP qu’il préside à Bruxelles se tient aux côtés des Djiboutiens pour les soutenir dans la lutte pour la démocratie. Les démarches effectuées par cette association en collaboration avec le représentant de l’USN auprès de l’Union européenne Ali Déberkalé a permis de nouer des liens forts avec les députés européens et ont pu obtenir des soutiens qui ont permis d’aboutir notamment à faire adopter en juillet 2013 la résolution pour la défense des droits de l’homme à Djibouti. Dimitri Verdonck a appelé les Djiboutiens a avancer aussi des propositions pour changer leur pays et ne pas se limiter à la dénonciation bien que légitime.

Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD, a remercié les Djiboutiens pour la reconnaissance de son parcours par l’organisateur de la conférence. M. Schaal est en effet le doyen d’un soutien historique à la lutte pour la démocratie à Djibouti depuis 1992. Il a ensuite porté son élocution sur le besoin pour l’USN d’élaborer un véritable programme d’alternance politique pour montrer qu’elle est prête pour une relève démocratique à la dictature. Il a appelé les Djiboutiens à persévérer dans leur actions de lutte et que l’ARDHD serait toujours à leur côté pour soutenir leurs démarches en faveur de la restauration des libertés et des droits de l’homme dans leur pays.

La conférence touchant à sa fin, le représentant de l’USN a ouvert la série de questions réponses entre l’assistance et les intervenants.

Makaïla Nguebla, blogueur journaliste tchadien et défenseur des droits de l’homme, a présenté un parallèle entre les dictatures au Tchad et à Djibouti, et a appelé à aider les femmes djiboutiennes dans les difficultés qu’elles connaissent au quotidien, autant sur le plan du droit de la famille que sur celui des représailles qu’elles vivent pour leur participation active à la révolte.

En réponse à une question du journaliste Régis Marzin concernant la médiation de l’Union africaine, Me Zakaria a répondu que la proposition de médiation a été effectuée sur la recommandation de la commission européenne, laquelle a pour sa part toujours soutenu la demande de l’USN que les résultats des élections du 22 février 2013 soient publiés bureau par bureau par le gouvernement djiboutien.

Avant de conclure, le représentant de l’USN a répondu dans une synthèse aux observations les plus récurrentes pendant la conférence. Le rôle de l’USN a notamment été rappelé. Elle consiste en une structure de l’opposition qui rassemble, au-delà des partis politiques, les opposants djiboutiens et les citoyens attachés à la défense des Droits de l’homme. Si l’USN a été créé et une participation aux élections législatives de février 2013 a été décidée, ce fut avec le soutien et la complicité des citoyens, en toute conscience des fraudes à venir mais déterminés à battre le pavé jusqu’à la reconnaissance de leurs votes.

La demande de négociations politique adressée par l’USN au gouvernement djiboutien avec la médiation de la commission de l’Union africaine vise à établir, a rappelé le représentant de l’USN, les conditions minimales d’élections transparentes en 2016 et au-delà.

S’agissant de la genèse et du projet de l’USN, le représentant en France a rappelé que l’élaboration de la Charte et de la Plateforme était destinée précisément à renforcer la structure de cette coalition, et qu’il existait bel et bien un projet politique en cours d’approfondissement avant sa publication.

Le représentant de l’USN a conclu la conférence en appelant à un grand rassemblement à Bruxelles le 27 juin, jour anniversaire de l’indépendance nationale, pour marquer une nouvelle étape dans la dénonciation de la dictature et pour présenter l’avancement des projets de la coalition USN.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’USN en France
Fait à Paris, le 30 mai 2014

25/05/07 (B396) AFP / SOMALIE : Les islamistes opposés à la réunion de réconciliation

Le
mouvement islamiste somalien a appelé au boycottage de la conférence
de réconciliation somalienne qui doit se tenir à Mogadiscio
à compter du 14 juin.

ASMARA
– "Nous voudrions appeler le peuple somalien à boycotter la prétendue
conférence de réconciliation, qui sera un échec",
ont lancé le numéro 2 des tribunaux islamiques somaliens, Cheikh
Sharif Cheikh Ahmed et l’ancien président du Parlement somalien,
Sharif Hassan Sheikh Aden, dans un communiqué conjoint publié,
hier soir, à Asmara.

Les tribunaux islamiques ont perdu, fin décembre 2006-début
janvier, les régions somaliennes qu’ils contrôlaient. Ils
ont été défaits par l’armée éthiopienne,
alliée au gouvernement somalien et toujours déployée
en Somalie. Sous la pression de la communauté internationale, le gouvernement
somalien a convoqué une conférence de réconciliation
en vue de pacifier le pays, en guerre civile depuis 1991.

Cette réunion, plusieurs fois reportée, doit en principe débuter
le 14 juin. MM. Ahmed et Aden ont jugé "futile" la conférence,
qui ne peut être efficace, selon eux, que si "toutes les parties
prenantes" y participent. Or, les autorités somaliennes ont exclu
que les tribunaux islamiques soient représentés en tant que
tel lors de la réunion, et ont décidé que les participants
seraient des représentants des clans somaliens.

Cette conférence "va seulement compliquer davantage la situation
déjà complexe", ont estimé MM. Ahmed et Aden qui
se sont dit favorables à "une véritable réconciliation
somalienne pour créer, grâce au dialogue, l’entente de
tous les Somaliens".

"La prétendue conférence de réconciliation déclarée
par les Ethiopiens et leurs alliés Somaliens, qui doit se tenir à
Mogadiscio alors que les forces éthiopiennes soumettent le peuple à
toutes sortes d’atrocités, ne peut pas avoir lieu", ont-ils
ajouté, avant d’appeler une nouvelle fois à "résister"
à l’"occupation" éthiopienne.

25/05/07 (B396) IRIN SOMALIE: Les pressions économiques augmentent avec l’afflux des déplacés et action internationale contre la piraterie

NAIROBI,
24 mai 2007 (IRIN) – Le conflit somalien a gravement perturbé les activités
économiques, accru la concurrence, submergé des services sociaux,
déjà débordés, et réduit la disponibilité
alimentaire pour les communautés d’accueil et les populations
déplacées, selon un réseau d’alerte précoce.

D’après
les estimations de certains travailleurs humanitaires, quelque 400 000 personnes
auraient fui Mogadiscio, la capitale, depuis février pour chercher
refuge dans d’autres régions du pays. En conséquence,
dans beaucoup de nombreuses communautés d’accueil, le nombre
de personnes a plus que doublé.

« Le conflit
et le déplacement [des populations] ont gravement perturbé les
activités économiques, ce qui affecte notamment les foyers urbains
défavorisés qui dépendent du petit commerce et du travail
occasionnel, leurs principales sources de revenu », a expliqué
le Réseau du système d’alerte précoce contre la famine
(FEWS Net) dans un rapport conjoint avec l’Unité d’analyse
de la sécurité alimentaire de l’Organisation des Nations
unies pour l’alimentation et l’agriculture.

« Hors de
Mogadiscio, les services sociaux sont déjà surchargés,
les marchés ne suffisent pas à nourrir les communautés
d’accueil, les possibilités de logement et les offres d’emploi
sont trop peu nombreuses. Et l’afflux de PDIP [personnes déplacées
à l’intérieur de leur pays] a encore augmenté la
concurrence », a-t-il poursuivi.

Selon FEWS Net,
38 pour cent des déplacés de Mogadiscio se sont installés
dans la région de Shabelle, 38 pour cent à Mudug et à
Galgadud et le reste à Hiran, Bay, Gedo, Juba, Bakool et dans les régions
du nord. 3 500 autres déplacés se trouvent dans la ville de
Doble, près de la frontière kenyane fermée.

Flambée
des prix à la consommation

A Mogadiscio,
entre 30 et 40 pour cent de la population, en particulier les foyers défavorisés
et les anciens PDIP, se serait déplacée à l’intérieur
de la ville.

« La concurrence
accrue réduit surtout l’accès aux denrées alimentaires
dans le sud, où les populations rurales se remettent encore d’un
conflit et des sécheresses et inondations successives qui ont bouleversé
la région », a indiqué le rapport. Les prix à la
consommation ont grimpé en flèche tandis que les flux commerciaux
étaient restreints, et que l’offre augmentait substantiellement
sur les marchés, au sein des communautés d’accueil établies
aux alentours de Mogadiscio.

Dans les régions
de Shabelle et de Bay, les prix des produits importés ont augmenté
de 20 à 70 pour cent entre mars et avril, et les prix du maïs
produit dans le pays ont gonflé de 50 à 120 pour cent depuis
le mois de janvier.

« La perte
de revenus et la flambée des prix ont provoqué une réduction
considérable de l’accès des ménages, des PDIP et
des communautés d’accueil pauvres aux denrées alimentaires
», a révélé FEWS Net dans son rapport. «
Ces ménages sont à la limite de leur capacité ».

La Somalie, qui est sans gouvernement effectif depuis une quinzaine d’années,
a été le théâtre de violents affrontements entre
les insurgés et les soldats du gouvernement, soutenus par l’Ethiopie,
depuis le mois de février. Ces affrontements ont entravé la
distribution de l’aide humanitaire aux populations dans le besoin.

Action internationale
contre la piraterie

Dimanche,
le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a lancé un
appel pour une action internationale de haut niveau contre la piraterie maritime
dans les eaux somaliennes, et prévenu que l’acheminement de l’aide
alimentaire dans le pays était gravement menacé.

Cet appel est survenu
après qu’un agent de sécurité somalien ait été
tué par des pirates sur un bateau du PAM qui venait de livrer des denrées
alimentaires dans le port de Merka.

« Nous exhortons
les principaux pays à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour lutter
contre ce fléau qu’est la piraterie, qui à l’heure
actuelle met en péril notre capacité à nourrir un million
de Somaliens », a déclaré Josette Sheeran, directrice
exécutive du PAM, depuis le siège de l’agence, à
Rome.

Malgré la
persistance de graves problèmes opérationnels et sécuritaires,
le PAM continue d’approvisionner en denrées alimentaires des
milliers de Somaliens vulnérables, et a entamé vendredi dernier
un nouveau cycle de distributions ciblant les 122 500 personnes qui ont fui
Mogadiscio pour échapper aux affrontements.

25/05/07 (B396) The center for public integrety. A lire un article de fond qui dresse, en Anglais, un bilan sans concession du régime de Guelleh, de la corruption et des blocages dramatiques dans le fonctionnement des institutions publiques. Cet article serait utile aux lecteurs qui souhaitent faire partager la vision du régime à des relations anglophones …

Lien avec
l’articel : http://www.publicintegrity.org/militaryaid/report.aspx?aid=858

Djibouti’s
repressive regime, not its people, has prospered since 9/11

By
Alain Lallemand
International Consortium of Investigative Journalists

DJIBOUTI
— Allow us to introduce you to Djibouti, the United States’ new East
African ally in its campaign against terrorists:

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A Society Consumed With Qat

Its territory is slightly
smaller than the state of New Hampshire. It is arid and torridly hot, 9,000
square miles of volcanic rock sticking out like a sore thumb on the Horn of
Africa. It exports practically nothing that is locally produced and has almost
no arable land. Once a French colony, its post-colonial trajectory has been
wobbly and worse, including a civil war between ethnic groups that ended only
five years ago. To think of Djibouti as a nation in the Western sense would
be deeply misleading: Its institutions are at best weak and at worst nonfunctioning;
its budget is a confusing, unreliable mess. And its strongman president, Ismail
Omar Guelleh, seems to care little about economic development despite the
deep poverty that afflicts his people.

_______________________________________________
DJIBOUTI

The World Factbook —
Central Intelligence Agency

U.S. Military
Aid Rank Amount
Three Years Before 9/11 (1999-2001) 100 $1.7 M
Three Years After 9/11 (2002-’04) 28 $53.3 M

Spending
on Influence (FARA)
1999-2004 $154,950

________________________________________________

What Djibouti has
going for it is a strategic location that Western military powers, especially
U.S. terrorist hunters, crave: It’s at the mouth of the Red Sea, directly
across a narrow strait from Yemen, the ancestral home of Osama bin Laden’s
father and a country with a history of Islamic extremism. To its south lies
the disintegrated state of Somalia, seething with warlords and Islamists,
which the U.S. says is home to al Qaeda training camps.

So there’s little surprise that the United States made a deal with Djibouti
to lease a former French Foreign Legion outpost for what the Central Intelligence
Agency’s Factbook describes as "the only U.S. military base in sub-Saharan
Africa" and moved in special operations teams as well as troops to carry
out humanitarian missions.

Indeed, it was reportedly
from Djibouti that in 2002 a U.S. Predator drone took off across the Bab al
Mandab strait for an attack in Yemen that blew up a jeep and killed six men,
including one the U.S. identified as an al Qaeda operative. And from where
a U.S. AC-130 gunship reportedly took off for a January 2007 mission to attack
what the U.S. has identified as al Qaeda outposts in southern Somalia near
its border with Kenya. The raids received press attention around the world,
but the base is also useful in ways the United States prefers remain unseen.

Amnesty
International reported last year that CIA jets known to have participated
in "extraordinary renditions" — the kidnapping of terror suspects
who are then transported for questioning, outside of any legal process, to
friendly countries that may permit torture — had landed in Djibouti.

The report tells of a former "ghost detainee," Muhammad Abdullah
Saleh al-Assad, who believes the aircraft that took him from Tanzania to Afghanistan
(or possibly Pakistan, al-Assad wasn’t sure) stopped over at Djibouti, where
he was interrogated.

Djiboutians
in all walks of life say they have no idea what goes on inside the 88 acres
known as Camp Lemonier. The camp houses the U.S. Combined Joint Task Force-Horn
of Africa (CJTF-HOA), about 1,500 civilians and military troops whose primary
mission is "detecting, disrupting and ultimately defeating transnational
terrorist groups operating in the region — denying safe havens, external
support and material assistance for terrorist activity." The secrecy
may help fuel rumors among Djibouti’s population — predominantly Muslim
and mostly ethnic Somalis already angered by the war in Iraq — that
U.S. intelligence agents use Djibouti to make deals to support secular warlords
who fight Muslim militants in Somalia and to serve as a secret detention and
interrogation center.

A Somali
guard at a modest-looking building outside of France’s current military installation
near Camp Lemonier described for a reporter from the International Consortium
of Investigative Journalists (ICIJ) how prisoners came and went from the building,
including three Arab prisoners, accompanied by Americans, in 2005. Another
source told of seeing two Somali warlords and five of their fighters spend
a week of rest and relaxation at a middle-class downtown hotel during the
height of the Somali civil war in 2006. At the end of the week, a car from
the U.S. Embassy dropped off one of the warlords with an envelope full of
U.S. dollars to pay for the rooms and to give to the fighters to pay their
airfare back to the fighting in Somalia.

The ICIJ reporter,
one of the first Western journalists to explore Camp Lemonier and to interview
President Guelleh, was unable to confirm these stories and rumors he heard
but found both Islamism and anti-Americanism to be rampant in Djibouti. CJTF-HOA
humanitarian assistance projects in Djibouti and surrounding East African
countries, from building schools to drilling wells, have done little to cool
the anger.

"Djiboutians
feel that this is propaganda," Giorgio Bertin, the Roman Catholic bishop
of Djibouti, said of the humanitarian efforts. "Traditionally, our Catholic
presence is linked to France and to the pope, two elements opposed to the
war in Iraq. This has protected us. So, when U.S. troops asked if they could
help me by refreshing or rebuilding this or that, I had to decline: This would
have affected us in term of our image.

"Islamists
give to the population a very negative depiction of what’s happening,"
the bishop told an ICIJ interviewer. "If U.S. troops vaccinate people,
the Islamists interpret that as being a birth control campaign, a threat to
fertility."

Base
rental comes at a cost

The United States paid little attention to Djibouti before the September
11, 2001, terrorist attacks, although it leased Camp Lemonier for a modest
amount of money earlier that year. After the attacks, things changed fast.
By the following February, U.S. Gen. Tommy R. Franks was telling the House
Armed Services Committee that "we have seen credible reporting of al
Qaeda and its regional affiliate, AIAI, targeting Western interests in Djibouti
for its support of coalition operations," noting, "Djiboutian President
Guelleh expressed his solidarity with the U.S. following the 11 September
attacks."

In September 2002,
when the Americans renegotiated the deal to include use of the nearby harbor
and the Djibouti-Ambouli International Airport, Djibouti used its post-9/11
leverage to make sure it was sufficiently compensated. Although Djibouti’s
total U.S. aid is modest compared with the amounts some larger countries receive,
few other countries have seen a more dramatic increase in U.S. military aid
since 9/11: Djibouti’s take of U.S. taxpayer money in the three years after
9/11 stood at more than $53 million, a more than 30-fold increase from the
$1.6 million in the three years prior.

Last year, the Lemonier lease was again renegotiated, this time to
expand the base to nearly 500 acres. The lease had been costing the U.S. about
$30 million a year; the new terms were not disclosed. The State Department
has not responded to an ICIJ Freedom of Information Act request seeking details
of the lease payments.

Located
on the outskirts of the capital, next to the Djibouti-Ethiopian railway, Camp
Lemonier is close to Djibouti-Ambouli International Airport and the French
military’s current base in Djibouti. It looks like a typical U.S. military
camp that happens to have been dropped in the middle of the desert. The U.S.
barracks serve as home for a group that is comprised roughly half of soldiers
and half — at the back of the camp — of employees of military
contracting giant KBR (a subsidiary of Halliburton soon to be spun off). Today,
the compound boasts a large restaurant, a large athletic facility, a swimming
pool, a hairdresser, a shopping center and even a local handicraft market.
The camp, where more than 400 local Djiboutians work, is one of the largest
employers in the impoverished country.

Djibouti’s
pre-9/11 aid was mostly State Department money for removal of land mines and
counterterrorism training. In the three years after 9/11, Economic Support
Fund, a catchall funding source Washington uses to funnel aid to key allies,
shot up from zero to $25 million. Foreign Military Financing increased from
$100,000 total in the three years before the attacks to more than $21 million
in the three years after. Djibouti was also the recipient of more than $5
million of the Pentagon’s new post-9/11 Coalition Support Funds.

Well-heeled
lobbyists played a role in securing those additional funds for the Djiboutian
government. To advocate for its interests in Washington, the government of
Djibouti hired three high-profile lobbying and public relations firms: the
Gallagher Group; Foley Hoag LLP, a major Boston-based law firm; and BKSH &
Associates, which is headed by Charles R. Black, whose close ties to the Republican
Party span from the Reagan administration to the current Bush administration.
According to his official biography, Black served as an adviser to some of
the GOP’s most influential members, including former Sens. Robert J. Dole,
Jesse Helms and Phil Gramm, and he bills himself as "one of America’s
leading Republican political strategists."

According
to records filed with the Department of Justice, the Gallagher Group’s lobbyists
set up several meetings in 2003 between the Djiboutian ambassador and key
U.S. officials. The lobbying records describe the focus of the meetings as
discussing the countries’ bilateral relationship, Djiboutian cooperation in
the war on terrorism, foreign aid to Djibouti and military base rights.

The
U.S. military is not alone in paying for access to Djiboutian facilities.
The French pay about $38 million a year to rent a military camp and training
grounds; the Germans pay roughly $10 million. The Spanish also have a base,
but no figures are publicly available for the rent they pay.

All of
this income associated with base rentals and military assistance should place
Djibouti among the wealthiest nations of East Africa, far above the average
income levels of most sub-Saharan African countries.

Apart
from military aid and rent for base access, the U.S. Agency for International
Development chipped in $4.95 million for fiscal 2006 with programs focused
on education, health, food security, democracy and good governance.

Where
does the money go?

That focus on good governance is certainly needed in Djibouti. Despite
all the aid money flowing in — augmented by earnings from Djibouti’s
port — the economy is seen as a disaster by institutions ranging from
the Djiboutian Human Rights League to the International
Monetary Fund, which refuses to support new lending programs to the country.

To
understand how a government works, it generally helps to follow the money.
But reviewing Djibouti’s annual budgets doesn’t help much.
They don’t
even mention some important revenue streams like port income. Being the favored
harbor of landlocked Ethiopia, the port’s activities are flourishing, with
a 300 percent increase in import and export shipments over the last 10 years.

But
how much income does the government get?

No one seems to know except, perhaps, President Guelleh. In an interview with
ICIJ, the president said that after splitting the revenue with the company
that operates the port, his government gets 7 billion Djiboutian francs, a
little more than $40 million. This amount is credible in terms of the volume
of port traffic, but it exceeds the entire "non-fiscal income" shown
in the official budget.

Not even
the Djiboutian Parliament has received an accounting. A confidential report
prepared in December 2004 by the Djiboutian Court of Auditors about the harbor’s
operations, obtained by ICIJ, reveals "a
certain amount of abnormalities and irregularities." For example, the
audit report states that yearly accountings of revenue and expenses are not
required; the company that operates the port has an "expensive"
management structure, and due to a lack of capital investment, the harbor
is suffering "progressive impoverishment."

That is
hardly the only irregularity. One prominent member of the political opposition
claims that thousands of state employees receive a salary without performing
any work or even bothering to come into the office. In local slang, these
employees are called "broken arms."

Public
mismanagement is so rampant, in fact, that the administration is broke and
health standards are declining. While health care was free under the French
colonial authority, today admission to the emergency room has to be prepaid
by the patient and drugs are not available even while the Red Crescent Society
of Djibouti somehow manages to send 19 tons of medicine to neighboring Somalia.

The International Committee of the Red Cross does not provide direct medical
support to Djibouti, using the country mainly as a staging area for its assistance
to other nearby countries: "ICRC operates in war zones, and Djibouti
is not a war zone," says one ICRC official. The only free medical care
in the country is at the French military’s facility, Hôpital Bouffard,
which offers its 63 beds free of charge to Djiboutians working for the government.

So
where does all the money go?

A French government finance source based in Djibouti says he knows the destination
of a lot of it: "The presidency traps the revenues of the State, including
[revenues] from the harbor."

Human
rights record abysmal

The Guelleh regime is so repressive that the U.S. State
Department’s Human Rights Practices report each year openly criticizes the
new U.S. ally in the Horn of Africa; its most recent report, released in March
2007, states plainly, "The government’s human rights record remained
poor, and it continued to commit serious abuses."
As
Guelleh’s citizens wallow in poverty, his regime harasses labor unions and
the police fire on crowds.

In
2005, the government sent bulldozers to destroy and burn the shanties in Arhiba,
an illegal slum near Djibouti City inhabited mainly by dock workers who try
to sleep as close as they can to the harbor. When families of the dockworkers
responded by throwing stones, security forces opened fire, killing four civilians
and wounding 10. Two and perhaps as many as five people were reported to have
disappeared.

That came
just a month after security forces opened fire on students violently protesting
price increases, killing an 18-year-old man.

Local
labor unions are harassed by the government.
ICIJ met with
three labor union representatives who were imprisoned briefly in March 2006
on charges of "providing intelligence to a foreign power, leaking information,
and outrage to the president" for going to a training session in Israel
organized by the Israeli labor association Histadrut.

There
are allegations of torture and physical mistreatment of prisoners at the Gabode
prison. Hassan Cher Hared, one of the three imprisoned labor union representatives,
told ICIJ of "a room of less than one meter square, made out of concrete,
where you are kept almost naked, just in underpants, with a bottle of water.
This room is hermetically sealed. You have just a two-inch-large hole through
which to breathe. The guards sometimes put pepper in the hole."

The
imprisoned labor activists also told ICIJ about the style of punishment they
witnessed in Djiboutian prisons. "They have a specific chain, a double
one, like a cross with a hook in its middle," explained Mohamed Ahmed
Mohamed. "Your hands and feet are cuffed to the extremities of the chain,
and with the hook, they hang you on a tree inside the prison. Then they beat
you. The suffering is so intense that I saw an inmate defecate in
his trousers while being hanged. You cannot stand this for more than 10 minutes."

The nation’s
courts are of little use. In case you want to file a claim against the government,
you’re out of luck: The administrative court, or "Conseil de Contentieux,"
has not held a session for years. Last year the Djibouti bar association complained
in a letter to the minister of justice that judgments issued by all levels
of the courts in Djibouti take months or even years to be transcribed. The
letter further complained that the text of some judgments are published after
the deadline for filing an appeal has expired — and sometimes are the
opposite of the decision as read in court.

One
famous case illustrating how badly the justice system is broken arises from
a French investigation into the alleged assassination in 1995 of French magistrate
Bernard Borrel, former Counselor of the Djiboutian Minister of Justice.

French investigators now accuse associates
of Guelleh, who at that time was chief of staff of former Djiboutian president
Hassan Gouled Aptidon, of killing Borrel.
(Guelleh contends
Borrel committed suicide.) On a 2005 trip to Paris, Guelleh refused to answer
questions from the French prosecutor in charge of the case. Five month later,
Djibouti unilaterally suspended all judicial cooperation with France.

Talking
to ICIJ about the State Department human rights criticisms, Guelleh shrugged:
"These are the administration’s ‘juniors’ that collect rumors and give
themselves a good conscience. This is not [a big deal]."

24/05/07 (B396) AFP / Amnesty : les droits de l’Homme bradés au nom de la lutte contre le terrorisme (Info lectrice)

Par
Pierre LESOURD

LONDRES (AFP) – Les droits de l’homme sont bradés au nom de
la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, dénonce
Amnesty International dans son rapport 2007 qui met aussi en exergue la "blessure
ouverte" du Darfour et la dérive autoritaire en Russie.

"Comme du temps de la guerre froide, les décisions prises s’inscrivent
dans un climat de peur suscité et entretenu par des dirigeants sans
principes", écrit Irene Khan, secrétaire générale
d’Amesty International.

Ce rapport annuel de quelque 300 pages publié mercredi évoque
"une mondialisation des violations des droits de l’Homme". Il veut
démontrer cette exploitation de la peur – une stratégie qui
"sape l’Etat de droit, augmente les inégalités, entretient
le racisme et la xénophobie et (…) sème les germes de nouvelles
violences et de futurs conflits".

Les Etats-Unis sont les premiers à être montrés du doigt
(la "guerre contre le terrorisme", le camp de Guantanamo, les bavures
de la guerre en Irak), mais une liste de plus en plus longue d’Etats sont
accusés de pratiquer une politique de la peur à des fins politiques
et pour faire adopter des législations plus restrictives, dans certains
cas expéditives.

"Des stratégies anti-terroristes mal pensées se sont révélées
peu efficaces en matière de réduction des menaces ou de justice
aux victimes", souligne le rapport.
L’impératif de la sécurité nationale est souvent aussi
prétexte pour réprimer la dissidence, note Amnesty qui cite
des exemples au Proche-Orient, en Afrique du Nord et en Russie où "la
dérive autoritaire s’est révélée désastreuse
pour les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme".

Moscou est également dénoncé pour "les crimes haineux
visant les étrangers et les minorités (..) qui s’inscrivent
dans la droite ligne de la propagande nationaliste des autorités".

"Partout dans le monde, de l’Iran au Zimbabwe, de nombreuses voix qui
ont voulu se faire entendre sur les droits de l’Homme ont été
contraintes de se taire en 2006, relève le rapport. La Chine est un
exemple omniprésent. Et une "répression à l’ancienne"
a refait surface en Egypte.

Amnesty International, dans "ce monde de plus en plus divisé et
dangereux" retient en particulier la situation au Darfour, "une
blessure ouverte qui ensanglante la conscience du monde". L’organisation
relève que "le Conseil de sécurité (de l’Onu) est
entravé par la méfiance et par le double langage de ses membres
les plus puissants" et juge que "le Soudan a pris le dessus sur
les Nations unies".

De façon générale, "le fossé entre musulmans
et non-musulmans s’est accentué (…) et, dans toutes les régions
les manifestations d’islamophobie, d’antisémitisme et d’intolérance
ainsi que les attaques contre les minorités religieuses ont augmenté",
note le rapport avec force détails.

Amnesty International relève que la liberté d’expression a été
étouffée de manières diverses et qu’Internet est le nouveau
front de la lutte en faveur des droits de l’Homme, de nombreux Etats s’évertuant
à en contrôler l’utilisation pour réduire au silence les
voix d’opposition.

Ce rapport 2007 est aussi l’occasion d’un sombre bilan sur le sort réservé
aux femmes de par le monde, "victimes d’un terrorisme sexuel". D’où
cet appel: "l’Etat a le devoir de préserver la liberté
de choix des femmes, et non de la restreindre". Amnesty s’appuie ainsi
sur un sujet des plus controversés, le voile des musulmanes, "un
symbole visible d’opression pour les uns, un attribut essentiel de la liberté
religieuse pour les autres".

La Turquie et la France sont dans ce contexte critiquées pour en avoir
restreint l’usage par la loi. "Il est déraisonnable de prétendre
qu’un vêtement représente un obstacle majeur à l’harmonie
sociale", argumente Mme Khan.

24/05/07 (B396) France Paris Plurielle : samedi 2 juin (12:00 à 13:00 h), émission consacrée à Djibouti avec la participation de Jean-Loup Schaal pour l’ARDHD. A noter sur vos agendas !!

Ecoutez
l’émission

soit
en direct (région parisienne) sur 106.3
soit sur Internet : http://punk.reseau2000.com:8000/streamfpp.mp3.m3u

__________________________________________
Présentation de l’émission Hebdo :

Emission hebdomadaire diffusée le samedi entre 12h00 et 13h00.
Rediffusion le lundi de 10h à 11h

« C’est
l’hebdo, le magazine de l’actualité sociale et politique
…l’hebdo sera consacré aujourd’hui … »

De cette manière, chaque semaine l’équipe
de l’hebdo ; Laure et Julia, se penchent sur l’actualité.
Pas forcément celle qui fait la "une" des journaux. L’hebdo
s’efforce de donner la parole à ceux qui refusent le consensus

_________________ Thèmes qui pourront
être abordés samedi 2 juin


l’histoire de Djibouti
– Comment cet état est devenu une base militaire française ?
– Le rôle
des Etats Unis
– Un pays rarement mentionné dans la communication de la politique
française en Afrique. Pourquoi ?
– la situation de la population djiboutienne.
– pour quelles raisons les gouvernements français successifs soutiennent-ils
le régime en place ?
– Le rôle de Djibouti dans cette partie de l’Afrique, pays frontalier
de la Somalie, de l’Ethiopie, de l’Erythrée et du Yémen sur
l’autre rive de la mer rouge,
– l’historique de l’affaire Borrel et les derniers évènements
(perquisition et perquisitions refusées, informations au compte-gouttes…)
– Sarkozy peut-il (veut-il) mener une politique différente de ses prédecesseurs,
concernant Djibouti ?

24/05/07 (B396) Venez nombreux le 3 juin. Soirée de soutien au Juge Renaud Van RUYMBEKE et en hommage aux magistrats assassinés dans l’exercice de leur fonction. De nombreux intervenants.

3
Juin – Soirée de soutien au juge Renaud Van RUYMBEKE

Le 23 septembre 2006, des citoyens lançaient
l’Appel de Villeurbanne pour « une prise en charge citoyenne »
dans la continuité de l’Appel de Genève, lancé 10 ans
plus tôt par sept juges européens parmi les plus emblématiques.

La situation dénoncée par les magistrats dans l’Appel de Genève
:

[…]
L’Europe des paradis fiscaux qui prospère sans vergogne, grâce
aux capitaux auxquels elle prête un refuge complaisant….

L’Europe des places financières et des établissements bancaires
où le secret est trop souvent un alibi et un paravent ;

Une Europe des comptes à numéro et des lessiveuses à
billets qui est utilisée pour recycler l’argent de la drogue, du
terrorisme, des sectes, de la corruption et des activités maffieuses.

s’est,
depuis, considérablement aggravée.

Pire, le juge Renaud Van Ruymbeke, signataire de l’appel, chargé d’instruire
l’affaire des frégates de Taïwan, doit affronter une procédure
disciplinaire devant le Conseil Supérieur de la Magistrature initiée
par l’ancien Garde des Sceaux, Pascal Clément. Pourtant, Renaud Van
Ruymbeke a été lavé de tout soupçon par le Président
de la Cour d’Appel de Paris.

Dans l’attente des conclusions du Conseil Supérieur de la Magistrature,
des citoyens regroupés au sein des associations Survie-Paris-Île-de-France,
Anticor et les membres du Syndicat de la Magistrature ont décidé
d’organiser le 3 juin 2007 à Paris, une soirée de soutien au
juge Renaud Van Ruymbeke.

______________________

Un
hommage sera rendu aux magistrats assassinés dans l’exercice de leurs
fonctions

Cette
soirée de soutien se déroulera en présence de :

Un-e représentant-e de la promotion
Bernard Borrel de l’ENM

M. Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD jlschaal@ardhd.org

M. Bernard Nicolas, dont
le prochain documentaire sur l’affaire Borrel sera diffusé le 4 juin
sur Canal+


M. le juge Mario Vaudano, Magistrat à l’Office de
Lutte Anti-Fraude

Mme la juge Anne
Crenier,
Membre et ancienne Présidente du Syndicat de la Magistrature

Mme
Séverine Tessier,
Présidente d’Anticor

M. José Gayoso, Membre d’Attac

M. Alain Deneault,
Chercheur à l’Université du Québec
à Montréal

Mme Maison, de la Commission d’Enquête Citoyenne

Un représentant des ONG membres de la Plate-forme des Paradis Fiscaux
et Judiciaires

Cette soirée donnera lieu à une
présentation / démonstration de l’outil conçu pour
la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires :
www.paradisfj.info

Horaire et lieu : le
dimanche 3 juin, de 20h à 23h au FIAP
(salle Bruxelles, 30 rue Cabanis – 75013, M° Glacière).
Participation aux frais : 3€.

La
soirée sera précédée de la projection des documentaires

Le
temps des juges, à 17h

L’affaire
clearstream racontée à un employé de Daewoo, à
19h

(salle Athènes du FIAP)

Survie
Paris-Île de France :
www.survie-paris.org

contact@survie-paris.org