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27/06/07 (B401) The Guardian (GB). Les pays africains s’opposent à la création du nouveau commandement militaire US pour l’Afrique. African states oppose US presence (En Anglais – Info lectrice)

______________________________________ Note de l’ARDHD

L’ARDHD lance un pari : si les Américains mettent assez d’argent sur la table, le seul qui va craquer, c’est …. ? c’est ….. ? Guelleh ! Eh oui, vous avez gagné !
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Simon Tisdall in Washington

The Pentagon’s plans to create a new US military command based in Africa have hit a wall of hostility from governments in the region reluctant to associate themselves publicly with the US "global war on terror".

A US delegation led by Ryan Henry, the principal deputy undersecretary of defence for policy, returned to Washington last week with little to show from separate consultations with senior defence and foreign ministry officials in Algeria, Morocco, Libya, Egypt, Djibouti and with the African Union (AU).

An earlier round of consultations with sub-Saharan countries on providing secure facilities and local backup for the new command, to be known as Africom and due to be operational by September next year, was similarly inconclusive.

The Libyan and Algerian governments reportedly told Mr Henry this month that they would play no part in hosting Africom. Despite recently improved relations with the US, both said they would urge their neighbours not to do so, either, due to fears of future American intervention. Even Morocco, considered Washington’s closest north African ally, indicated it did not welcome a permanent military presence on its soil.

"We’ve got a big image problem down there," a state department official admitted. "Public opinion is really against getting into bed with the US. They just don’t trust the US."

Another African worry was that any US facilities could become targets for terrorists, the official said. Dangled US economic incentives, including the prospect of hundreds of local jobs, had not proven persuasive.

Mr Henry said African officials had agreed during the talks that counter-terrorism was "a top security concern". But he added: "The countries were committed to the African Union as the continent’s common security structure. They advised us that Africom should be established in harmony with the AU."

The US talks with Libya appear to have been frank. "In the area of security, they are looking for Africa-only solutions… I wouldn’t say we see eye to eye on every issue," Mr Henry said. "I wouldn’t say we see eye to eye on every issue."

Mr Henry emphasised the US was not seeking to supplant or supersede African leadership but rather to reinforce it. He said the creation of Africom would not entail the permanent stationing of large numbers of US troops in Africa, as in Asia and Europe.
Its overall aim was to integrate and expand US security, diplomatic, developmental and humanitarian assistance in collaboration with regional allies, not increased interventionism, he said.

Unveiling the plan in February, president George Bush said Africom would advance "our common goals of peace, security, development, health, education, democracy and economic growth".

But African opposition appears to have modified Washington’s approach. Mr Henry said the latest plans envisaged "a distributed command" that would be "networked" across several countries, rather than a single, large headquarters in one place.

"There will be a staff headquarters… with a four-star in-theatre commander," he said. "(But) information technology allows us to bring people at dispersed geographical locations together. We are investigating the possibility of having the command distributed in a number of different nodes around the continent."

Mr Henry said this approach matched that of Islamist terrorists. "Al-Qaida is working in a distributive structure itself. It’s establishing nodes throughout the region and there’s been an establishment of al-Qaida in the Maghreb."

The state department official said the US remained confident that partners for the Africom project would eventually be found, although concerns persisted about political stability, misgovernance and corruption issues in some potential sub-Saharan partner countries.

The official added that the command’s security focus would include suspected terrorist training camps in Mali and southern Algeria, the spread of Islamic fundamentalist ideas and violence in the Maghreb, northern Nigeria and the Horn of Africa, suspected uranium smuggling in the Sahel region – and addressing the political instability and economic deprivation that fed extremism.

Energy supply is another factor sparking heightened US interest, notably in west Africa. Gulf of Guinea countries including Nigeria and Angola are projected to provide a quarter of US oil imports within a decade.

US aid and development projects in Africa are expanding rapidly. Mr Bush asked Congress this month to double to $30bn (£15bn) over the next five years US funding for Aids relief, plus $1.2bn to fight malaria. Washington has also broadened its involvement in efforts to end the Darfur crisis. Laura Bush, the First Lady, embarked on a five-day consciousness-raising tour today, to Senegal, Mozambique, Zambia and Mali.

27/06/07 (B401) 30 eme Anniversaire de l’indépendance de Djibouti. Le désastre ! (Lecteur)

Les Djiboutiens vont fêter aujourd’hui le 30ème anniversaire de l’indépendance de leur pays en proie à un desastre économique, un développement inexistant. La population souffre de l’injustice.

Il y a 30 ans, jour pour jour, Djibouti se libérait de la colonolisation française. La République a été proclamée. Depuis ce jour il y a qu’un seul parti politique au Gouvernement. Les partis d’opposition sont pratiquement interdits ou n’ont pas le droit de diffuser leurs idées et leurs positions politiques..

Depuis 30 ans, aucun signe de développement n’est à signaler, la corruption s’est généralisée.

Nombreux sont les djiboutiens qui regrettent d’avoir réclamé l’indépendance !! Ils ont tellement l’impression d’avoir été trahis et ils constatent que plus aucun service public ne fonctionne convenablement.

26/06/07 (B401) GED : Communiqué du Président Mahamoud Ahmed Idriss pour envoyer un message d’espoir aux Populations djiboutiennes à l’occasion du trentième anniversaire de l’indépendance. (Extrait du site du GED)

Lien avec l’article original

Le Président du Ged, au nom de tous les membres du Gouvernement en Exil, adresse un message d’espoir au Peuple djiboutien à l’occasion du 30ème anniversaire de l’indépendance.

Trente années se sont écoulées depuis que notre drapeau national a été hissé pour la première fois et qu’a retenti notre hymne national. Trente années, c’est une durée significative. Ce devrait être le point de départ de notre République démocratique et la consolidation de tous nos espoirs …

Force est de dresser le bilan. Dans les faits, nous avons vécu trente années de cauchemar, de rêves brisées et de longues dégradations dans tous les domaines : éducation, santé, justice, libertés, droits de l’homme et respect des citoyens..

Ce sont trente années d’asservissement et d’appauvrissement. Mais surtout ce sont trente années de démotivation. Sauf à collaborer étroitement avec le régime dictatorial et à trahir sa conscience, les jeunes n’espèrent plus rien d’un pays où le chômage bat tous les records internationaux. Ont-ils d’autres choix, s’ils en ont la possibilité, que de prendre le chemin de l’exil avec toutes les difficultés et les déchirements qui l’accompagnent ?

Il est temps que ce régime prenne fin. Aurons-nous la capacité d’endurer encore longtemps ces conditions inacceptables que l’on nous impose au pays : la terreur fait partie de la vie courante des populations ? Chacun se méfie de tous. Peur de parler, peur de dire ce que l’on pense. Sinon, c’est Gabode !

Aujourd’hui, en ce jour anniversaire de l’indépendance de notre République et en dépit du contexte, c’est un message d’espoir que j’adresse à nos concitoyens. Tout prouve que le système de Guelleh est aux abois et qu’il n’arrive plus à gérer le mécontentement qui monte et qui le submergera bientôt.

Sous l’impulsion active du GED, l’opposition se réunit pour envisager l’après Guelleh et le retour à un fonctionnement démocratique accepté de tous. C’est une réalité aujourd’hui et j’espère être en mesure de vous apporter des informations précises dans les prochaines semaines.

Tenez bon, car nous ne permettrons pas au dictateur et à ses proches de continuer à ruiner notre pays et à empêcher toute forme d’initiative dans tous les domaines : culturels, économique, sociaux et éducatifs.

Trente ans de dictature, c’est trop ! Trente et un an de dictature, ce serait un crime.

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du Gouvernement en Exil

26/06/07 (B401) Journal du Burkina-Faso / Affaire Borrel : La révolution sarkozienne en marche

La ténacité de Elisabeth Borrel, veuve du magistrat français Bernard Borrel retrouvé mort en 1995 à Djibouti, commence à payer. Depuis cette fatidique date de 1995, elle n’a de cesse de rejeter la thèse du suicide de son mari, qui a été privilégiée tant par les autorités djiboutiennes que françaises.

Pour elle, il n’y a pas de doute : son époux de magistrat a été purement et simplement assassiné et elle se bat pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui dérange en haut lieu, en France comme à Djibouti. Aujourd’hui, une date est à marquer d’une pierre blanche dans la croisade de la veuve : le 19 juin 2007.

En effet, 3 faits ont marqué cette affaire ce jour-là. Le premier est l’audience de plus d’un quart d’heure que le président français, Nicolas Sarkozy, a accordée à Mme Borrel. Le deuxième, qui est lié au premier, est la promesse faite par le premier magistrat français de déclasser certains documents liés à l’affaire et marqués jusque-là du sceau du secret d’Etat.

Le troisième fait est la confirmation de l’origine criminelle de la mort du juge par le procureur de la République de Paris, apportant, de façon officielle, de l’eau au moulin de la veuve et de son avocat. Les choses commencent à bouger dans le bon sens, dira Elisabeth Borrel qui doit une fière chandelle à Nicolas Sarkozy qui a pris les rênes de l’Etat français à l’issue de la présidentielle du 6 mai 2007. Autre temps, autre président, autre méthode de gouvernement et autres moeurs. Sans avoir besoin de dessin, l’on perçoit bon nombre de changements depuis l’arrivée de Sarkozy au pouvoir.

Certains observateurs n’ont d’ailleurs pas hésité à faire état de rupture ou de révolution en marche. La preuve la plus patente de ce changement a été donnée à travers la formation du gouvernement du Premier ministre Fillon. La relative pléthore constatée dans les gouvernements antécédents, a fait place à l’allégement avec une équipe resserrée de 15 membres. Un effectif plus ou moins maintenu dans le remaniement du gouvernement à l’issue des dernières élections législatives, si on fait abstraction des secrétaires d’Etat.

A l’occasion, il y a eu un clin d’oeil à l’endroit de ce que l’on appelle dans l’Hexagone les minorités visibles avec la nomination au poste de secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l’homme, d’une Sénégalaise de 30 ans. Faut-il y voir le geste d’un homme issu lui aussi de l’immigration à l’endroit d’autres immigrants ? Peut-être. Mais ce qui frappe est ce désir d’innovation et d’originalité qui habite Sarkozy.

Il pousse même le bouchon plus loin en voulant faire voter une loi sur la moralisation de l’économie française.

Comment s’étonner alors de la promesse faite au moment de son investiture, de travailler avec tout le monde sans tenir compte des différences idéologiques ou raciales. Toutes choses qui tranchent avec l’idélogie du repli et de la préférence nationale professés par le Front national. La démarche et le style sarkozyens font penser au modèle américain qui a généré le fameux melting-pot, qui met la compétence de l’individu au-dessus de tout.

Pour revenir à l’affaire Borrel, Nicolas Sarkozy, par sa démarche, a opté pour la vérité au détriment de la raison d’Etat derrière laquelle s’est toujours refugié son prédécesseur Jacques Chirac. Même s’il doit subir le courroux des autorités de Djibouti et provoquer une rupture des relations diplomatiques, Sarkozy semble bien chevillé à sa promesse de changement faite aux Français.

On attend la même attitude du chef de l’Etat français dans l’affaire de Guy André Kieffer, du nom de ce journaliste disparu mystérieusement en Côte d’Ivoire. Une affaire dans laquelle la veuve du journaliste franco-canadien se bat également pour que toute la lumière soit faite.

La révolution sarkozienne est en marche et l’on se demande si elle n’aura pas de répercussions utiles pour les anciennes colonies françaises, notamment celles d’Afrique. En tout cas, ce serait pour le bonheur des peuples du continent noir, qui ne cessent de demander aux dirigeants qu’ils soient véritablement à leur écoute.

Toutefois, il ne faut pas trop rêver. Mais espérons que l’Afrique saura tirer tous les bénéfices de la révolution sarkozyenne.

Le Pays

26/06/07 (B401) LIBERATION : Mourir à l’Elysée / L’immunité du président de la République n’est pas éternelle : réponse à Daniel Soulez-Larivière.

Par Thomas CLAY, Agrégé de droit,
Professeur de droit à l’université de Versailles.

L’Elysée n’est pas seulement un lieu confortable, il est aussi protecteur.

Celui qui y réside peut refuser de répondre aux questions des juges et même confiner les plus obstinés des enquêteurs à côté du local à poubelles le temps de leur signifier qu’ils n’iront pas plus loin, comme ce fut le cas il y a quelques jours pour ces magistrats enquêtant sur la mort suspecte de l’un des leurs à Djibouti.

C’est pourquoi atteindre l’Elysée peut être un objectif intéressant pour celui qui se sent traqué par les juges. Mais une fois à l’abri au palais, il y a un risque, pour l’heureux élu, qu’il se croie parvenu dans un éden judiciaire, offrant une immunité calée sur l’infini, sorte de résurgence de cet «Elysée des bienheureux» jadis chanté par Homère. Mais la France est une République, et l’immunité éternelle n’y a pas sa place. Celui qui quitte l’espace protégé doit répondre des actes qui peuvent apparaître illégaux. Et si, comme on le déplore à juste titre, la justice est lente, elle a appris à faire travailler sa mémoire.

Elle ne pardonne pas à ceux qui l’ont offensée.

Depuis le 17 juin, le président Chirac est redevenu le justiciable Chirac Jacques. Or, contrairement à ce qu’on lit ici ou là, il y a encore une pléthore d’affaires dans lesquelles son témoignage, au minimum, devrait être recueilli pour aider à la manifestation de la vérité. Car si certaines sont terminées (affaire des faux électeurs, affaire des frais de bouche), d’autres demeurent, soit parce que l’instruction est en cours (affaire de la Sempap, affaire des chargés de mission du maire de Paris, et affaire Euralair qui concerne aussi Mme), soit parce que le cas Chirac a été disjoint des autres (affaire des emplois fictifs du RPR), soit enfin parce que le cas Chirac n’a pas été réglé (affaire des marchés publics d’Ile-de-France, et affaire des HLM de la ville de Paris).

Récemment, deux autres dossiers se sont ajoutés, l’affaire Clearstream et celle du juge Borrel, mais elles se distinguent en ceci que le président agissait, en principe, dans le cadre des fonctions – ce qui n’est pas contestable pour la deuxième.

Pour la première, en revanche, le lien n’apparaît pas avec la force de l’évidence. Cela n’a pas empêché Me Daniel Soulez-Larivière de défendre, le 18 juin dans Libération, un système où les questions sur ce type d’affaires ne doivent pas être posées aux anciens présidents, par quoi il ouvre la voie à toutes les dérives antidémocratiques de ceux qui confondent intérêt national et intérêt personnel ou politique, au prétexte qu’il serait malséant de les déranger dans leur retraite.

Depuis qu’il a compris les dangers de cet inéluctable retour parmi les mortels, Jacques Chirac a imaginé des solutions plus ou moins abracadabrantesques pour échapper à son destin judiciaire.

D’abord la regrettable tentative d’une réforme transformant les anciens présidents de la République en sénateurs à vie, et bénéficiant de l’immunité parlementaire associée.

Ensuite les nominations de magistrats, sans doute compétents, mais dont l’impartialité ne semble pas assurée en apparence.

C’est le cas du nouveau procureur de la République de Nanterre, chargé des poursuites dans la plus sensible des affaires restantes, celle des emplois fictifs du RPR, qui a été nommé là contre l’avis du CSM, et qui a naguère rendu un non-lieu dans l’une des affaires les plus condamnables, au moins moralement, celle des frais de bouche du couple Chirac à la mairie de Paris.

C’est aussi le cas du nouveau procureur général de Paris qui n’est autre que l’ancien conseiller justice de l’Elysée. Ainsi, celui qui portera l’accusation dans les affaires parisiennes (HLM de Paris, marchés publics d’Ile-de-France, etc.) sera celui-là même qui était chargé naguère à l’Elysée d’éviter les poursuites.

Sans parler du fait qu’il est aussi personnellement mis en cause dans l’affaire Borrel.

Des magistrats sous ses ordres encadrent donc une enquête qui le concerne.

Et comme cela ne suffira sans doute pas, on parle maintenant d’une loi de circonstance qui limiterait soudainement la durée des enquêtes en purgeant les infractions dont la mise au jour aurait pris trop de temps.

Si le gouvernement devait s’aventurer dans cette voie, notamment pendant l’été, ce serait évidemment une véritable amnistie, à l’heure où même les infractions de stationnement ne sont plus excusées.

Mais surtout une telle loi validerait a posteriori la stratégie judiciaire du président Chirac consistant à éviter la justice à tout prix, en recourant au besoin à d’étranges contorsions juridiques. Avec comme seul mot d’ordre de fuir la justice, le président Chirac s’est condamné lui-même à être réélu et à mourir à l’Elysée. Et ni l’un ni l’autre de ces événements ne s’étant produits, cette stratégie judiciaire antidémocratique s’est révélée finalement désastreuse. Les sondages montrent que, comme leurs juges, une majorité de Français n’a pas oublié et demande des comptes. C’est le signe de l’échec de cette stratégie.

Aujourd’hui le procès en acharnement est habilement conduit, alors qu’il s’agit simplement de justice qui fait son œuvre, quand bien même on l’aurait contrainte à ralentir, en espérant qu’elle s’épuise. Si les juges questionnent Jacques Chirac si longtemps après les faits, c’est parce que celui-ci les a empêchés de le faire plus tôt. Il serait quand même paradoxal de reprocher aux juges l’interminable délai qui leur a été imposé par celui-là même qui feindrait de s’en plaindre aujourd’hui.

Cette stratégie judiciaire hasardeuse a pourtant été consacrée dans la réforme constitutionnelle du 23 février dernier, laquelle a étrangement affaibli le président pour les actes commis pendant son mandat puisqu’il peut désormais être destitué, mais l’a immunisé pour les actes accomplis avant son mandat, ou sans rapport avec lui, puisque les poursuites à son encontre sont suspendues le temps de son mandat.

On aurait pourtant pu imaginer le système : renforcer le président pour les actes accomplis en rapport avec ses fonctions, et autoriser, éventuellement avec un filtre, les demandes d’explications pour les actes antérieurs ou sans rapport avec elles. Avec la réforme adoptée, on diffère le temps où les questions peuvent être posées pour aider à la manifestation de la vérité jusqu’au moment où elles paraîtront déplacées, car trop éloignées des faits.

Bref, pendant les fonctions, c’est inconvenant, et après, c’est trop tard ; ce ne serait donc jamais le bon moment pour la justice des hommes ?

C’est pourtant bien celle-ci dont il s’agit, sauf à considérer que la règle constitutionnelle doive céder devant la mythologie et que le séjour élyséen relève du divin, assurant à celui qui en a profité la paix éternelle.

26/06/07 (B401) RADIO TROTTOIR : un lecteur soupçonne les Ambassades de Djibouti, en particulier celle de Paris, d’employer des personnels non déclarés, pour éviter de payer les charges. Ces personnels pouvant bénéficier de leur côté des aides françaises : RMI, etc… / Par ailleurs la réunion du 27 juin prévue initialement à l’UNESCO serait organisée dans les locaux de l’Ambassade … avec la participation d’artistes congolais et vietnamiens ..

"Nous prenons à la France tout ce qu’elle peut nous donner, mais nous évitons de lui payer tout ce que nous lui devons" …

Voilà comment on pourrait résumer l’information qui nous est donnée par un lecteur …

Notre Ambassadeur assoiffé à tout point de vue et son premier conseiller M….. H……. M…., pourraient être les dignes descendants de dynasties de commerçants particulièrement avisés qui auraient pu avoir autrefois poursuivi illégalement le commerce d’esclaves même après son abolition.

Peu importe d’ailleurs, sauf que cela pourrait expliquer les conditions particulières des contrats d’embauche des chauffeurs contractuels de l’Ambassade de Djibouti à Paris.

Nos deux diplomates preferent-ils mettre dans leurs poches les charges salariales plutôt que de déclarer ces pauvres gens surexploités aux organismes sociaux de la France ?

Et si la France fermait les yeux, soit par ignorance de la situation, soit en vertu d’instruction d’Etat ? Selon notre lecteur, les chauffeurs pourraient se nommer Anis ou Neurone ou bien être originaire des Philipinnes. Bref tout ce petit monde pourrait percevoir en parallèle soit une retraite, soit le RMI ou des indemnités de chômage.

Tout cela demanderait naturellement une vérification plus approfondie, mais je ne voudrais pas créer des difficultés supplémentaires à ces malheureux, qui ont besoin de leur travail pour vivre.

Car la République de Djibouti est un employeur en France !

Certes on pourrait soupçonner que l’Ambassade puisse oublier de payer à l’Etat français ou à ses caisses sociales, les cotisations qui lui seraient dûes en principe. Même si les montants sont minimes, cela ne serait pas très légal de la part d’une autorité qui doit montrer le bon exemple dans un pays étranger, pour protéger l’image de marque de son Gouvernement. (Les méchantes langues disent qu’il y a bien longtemps que l’image du régime est établie et pas obligatoirement en bien … mais je leur laisse la responsabilité de leurs propos )

En tout cas, je demande à toutes nos soeurs et à tous nos frères qui s’opposent à la tyrannie, de manifester leur désaccord avec le régime et ses pratiques en commençant par manifester devant l’Ambassade de Paris pour dénoncer non seulement les pratiques du régime, mais aussi celles de son Excellence …. C’est plus près de chez nous et c’est moins risqué que si nous devions le faire à Djibouti !!

En effet, selon les dernières informations en ma possession, l’Ambassade aurait annulé la céremonie prévue à l’UNESCO pour se replier dans les salons de la chancellerie avec la participation d’artistes congolais et vietnamiens. Comme si nous n’avions pas d’artistes djiboutiens. C’est dur à avaler !

Certains de mes compatriotes se demandent maintenant si l’Ambassadeur va fêter l’indépendance du Congo ou celle du Vietnam dans l’Ambassade de Djibouti de Paris.

Si nous devons lutter contre la dictature nous devons commencer par celle qu’on a à notre portée.

Un grand merci à l’ARDHD.

_______________________________________________ Réserve de l’ARDHD
Nous rappelons que les informations publiées dans la rubrique de Radio-Trottoir ne font état que de rumeurs. Même si elles sont souvent vérifiées, les rumeurs ne peuvent pas être confirmées à ce stade et elles doivent être lues avec précaution par les internautes.

26/06/07 (B401) REUTERS : Explosion meurtrière près d’un marché à Mogadiscio, en Somalie. (Info lectrice)

Par Guled Mohamed

MOGADISCIO (Reuters) – Une explosion apparemment due à une bombe a tué cinq femmes mardi à proximité d’un marché animé de Mogadiscio, rapportent des témoins.

Selon des habitants, un engin explosif semble s’être déclenché quand des agents de nettoyage ont brûlé des déchets, dans le quartier de Howlwadag, dans le centre de la capitale.

"Cinq personnes sont mortes, je n’ai pas pu compter les blessées. Il s’agissait de femmes qui nettoyaient les rues", a déclaré Hawa Ibrahim, qui a assisté à la déflagration.

Une commerçante, Hawa Jama, a déclaré à Reuters: "J’ai vu des femmes mortes et d’autres blessées. C’était atroce, il y avait du sang partout. Je n’ai pas pu compter les morts, j’ai juste regardé une fois et puis je me suis sauvée en courant."

La capitale somalienne est le théâtre d’attentats quasi quotidiens perpétrés par des rebelles contre des soldats gouvernementaux et les forces éthiopiennes venues les soutenir. Ces attentats sont imputés à un mouvement islamiste chassé de la capitale au tout début de l’année.

Dans la nuit de lundi à mardi, de violents affrontements ont éclaté dans le nord et le sud de Mogadiscio, entre d’un côté des islamistes armés, et d’autre part des policiers somaliens et des soldats éthiopiens leur prêtant main forte.

Les assaillants, a dit un policier dans le nord de la ville, étaient armés de mitrailleuses, de grenades RPG et de pièces d’artillerie montées sur des camions. Ils ont attaqué les forces de police dans le quartier de Horuwa, un bastion des islamistes.

"Ils ont attaqué à trois reprises les policiers et ont été chaque fois repoussés. Aucun policier n’a été tué ou blessé. C’est la plus violente attaque contre nos forces depuis l’instauration d’un couvre-feu vendredi dernier", a-t-il précisé.

Selon des habitants du quartier, trois personnes ont été tuées et d’autres blessées dans l’explosion d’une roquette qui a atterri sur une maison.

26/06/07 (B401) REUTERS : Le président de Djibouti pas concerné par l’affaire Borrel. (Info lectrice)

PARIS (Reuters) – Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh estime que son pays n’est pas concerné par l’enquête sur la mort, en 1995 à Djibouti, du diplomate français Bernard Borrel, qu’il juge être une affaire "franco-française".

"Je l’ai dit et le répète, il s’agit d’une affaire franco-française. Les Français ont avancé la thèse du suicide, puis celle de l’assassinat, cela les regarde, ce sont eux qui mènent la danse", déclare-t-il dans une interview à paraître lundi dans Jeune Afrique.

La justice française a retenu mardi la thèse d’un homicide et non plus celle du suicide dans l’enquête sur la mort du magistrat français, qui a provoqué de vives tensions diplomatiques entre Paris et son ancienne colonie de la Corne de l’Afrique.

"C’est leur procès, leur pays, leurs histoires, cela ne nous intéresse et ne nous regarde pas", ajoute le président djiboutien en accusant l’opinion publique française de chercher "un bouc émissaire africain, un dirigeant de préférence".

Elizabeth Borrel, veuve du magistrat, qui met en cause les autorités de Djibouti, a été reçue mardi à l’Elysée par Nicolas Sarkozy. Son prédécesseur Jacques Chirac lui avait toujours refusé audience.

Le corps carbonisé du coopérant français et conseiller technique auprès du ministère de la Justice djiboutien a été retrouvé en octobre 1995. L’hypothèse du suicide avait d’abord été retenue mais, après des expertises médico-légales, le scénario d’un assassinat est retenu par la justice.

Elisabeth Borrel et ses avocats soutiennent la thèse d’un meurtre commandité par le pouvoir djiboutien et son président actuel, Ismaël Omar Guelleh, qui nie toute implication.

Dans le dossier, cette thèse repose sur le témoignage d’un Djiboutien, qui dit avoir entendu Ismaël Omar Guelleh parler de l’assassinat avec d’autres hommes le soir des faits. Ce témoignage est contesté et certains de ses éléments semblent incohérents, souligne la défense du président djiboutien.

L’affaire empoisonne depuis une dizaine d’années les relations entre Paris et ce pays qui abrite sa principale base militaire en Afrique. Des mandats d’arrêt visant deux exécutants supposés ont été délivrés, ainsi que deux autres visant le procureur général de Djibouti et le chef de ses services secrets, soupçonnés de "subornation de témoins".