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26/06/07 (B401) BBC Au moins trois personnes ont été tuées à Mogadiscio par les Forces de sécurité alors qu’une centaine de personnes attendaient pour obtenir des aliments dans un point de disctibution à proximité d’un poste de Police. At least three people have died after Somali security forces opened fire at a crowd demanding food aid in the capital, Mogadishu, witnesses say. (En Anglais – Info lectrice)

Hundreds of people tried to storm a police station where food was being handed out, they say.

"Police opened fire and killed five people including my brother," said Abdiqadir Mohamed Ilbir, as he wept for his brother, who was among the dead.

Somalia has been racked by violence since it last had a government in 1991.

Earlier this year, up to a third of the population of Mogadishu fled their homes, with aid agencies unable to get enough food for them all.

Some 140 trucks carrying food aid have been stranded at the Kenyan border for more than a month, the UN’s World Food Programme (WFP) says.

Kenya closed its border with Somalia in January to people and commercial traffic but humanitarian assistance has previously been allowed across.

Police attacked

"The people were waiting for food aid that was to be distributed by a local organisation. This is cold-blooded murder," said witness Halimo Abdullahi.

There have also been two attacks on police officers patrolling elsewhere in Mogadishu.

A grenade was thrown at a patrol in the central Bakara market. The police then opened fire, killing a woman waiting for a bus, witnesses say.

And a policeman was fatally shot dead by a gunman.

The government last week imposed a curfew in order to reduce the violence.

The attacks are believed to be carried out by both Islamist fighters and gunmen from the Hawiye clan – the largest in Mogadishu.

Ethiopian and government troops ousted the Union of Islamic Courts (UIC), the Islamist group that controlled most of Somalia for six months last year, in December.

The government is planning a national reconciliation conference next month but Islamist leaders and a growing number of other Somali groups say they will not take part in any peace negotiations until the Ethiopians leave their country.

26/06/07 (B401) GED : Communiqué du Président Mahamoud Ahmed Idriss pour envoyer un message d’espoir aux Populations djiboutiennes à l’occasion du trentième anniversaire de l’indépendance. (Extrait du site du GED)

Lien avec l’article original

Le Président du Ged, au nom de tous les membres du Gouvernement en Exil, adresse un message d’espoir au Peuple djiboutien à l’occasion du 30ème anniversaire de l’indépendance.

Trente années se sont écoulées depuis que notre drapeau national a été hissé pour la première fois et qu’a retenti notre hymne national. Trente années, c’est une durée significative. Ce devrait être le point de départ de notre République démocratique et la consolidation de tous nos espoirs …

Force est de dresser le bilan. Dans les faits, nous avons vécu trente années de cauchemar, de rêves brisées et de longues dégradations dans tous les domaines : éducation, santé, justice, libertés, droits de l’homme et respect des citoyens..

Ce sont trente années d’asservissement et d’appauvrissement. Mais surtout ce sont trente années de démotivation. Sauf à collaborer étroitement avec le régime dictatorial et à trahir sa conscience, les jeunes n’espèrent plus rien d’un pays où le chômage bat tous les records internationaux. Ont-ils d’autres choix, s’ils en ont la possibilité, que de prendre le chemin de l’exil avec toutes les difficultés et les déchirements qui l’accompagnent ?

Il est temps que ce régime prenne fin. Aurons-nous la capacité d’endurer encore longtemps ces conditions inacceptables que l’on nous impose au pays : la terreur fait partie de la vie courante des populations ? Chacun se méfie de tous. Peur de parler, peur de dire ce que l’on pense. Sinon, c’est Gabode !

Aujourd’hui, en ce jour anniversaire de l’indépendance de notre République et en dépit du contexte, c’est un message d’espoir que j’adresse à nos concitoyens. Tout prouve que le système de Guelleh est aux abois et qu’il n’arrive plus à gérer le mécontentement qui monte et qui le submergera bientôt.

Sous l’impulsion active du GED, l’opposition se réunit pour envisager l’après Guelleh et le retour à un fonctionnement démocratique accepté de tous. C’est une réalité aujourd’hui et j’espère être en mesure de vous apporter des informations précises dans les prochaines semaines.

Tenez bon, car nous ne permettrons pas au dictateur et à ses proches de continuer à ruiner notre pays et à empêcher toute forme d’initiative dans tous les domaines : culturels, économique, sociaux et éducatifs.

Trente ans de dictature, c’est trop ! Trente et un an de dictature, ce serait un crime.

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du Gouvernement en Exil

26/06/07 (B401) Journal du Burkina-Faso / Affaire Borrel : La révolution sarkozienne en marche

La ténacité de Elisabeth Borrel, veuve du magistrat français Bernard Borrel retrouvé mort en 1995 à Djibouti, commence à payer. Depuis cette fatidique date de 1995, elle n’a de cesse de rejeter la thèse du suicide de son mari, qui a été privilégiée tant par les autorités djiboutiennes que françaises.

Pour elle, il n’y a pas de doute : son époux de magistrat a été purement et simplement assassiné et elle se bat pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui dérange en haut lieu, en France comme à Djibouti. Aujourd’hui, une date est à marquer d’une pierre blanche dans la croisade de la veuve : le 19 juin 2007.

En effet, 3 faits ont marqué cette affaire ce jour-là. Le premier est l’audience de plus d’un quart d’heure que le président français, Nicolas Sarkozy, a accordée à Mme Borrel. Le deuxième, qui est lié au premier, est la promesse faite par le premier magistrat français de déclasser certains documents liés à l’affaire et marqués jusque-là du sceau du secret d’Etat.

Le troisième fait est la confirmation de l’origine criminelle de la mort du juge par le procureur de la République de Paris, apportant, de façon officielle, de l’eau au moulin de la veuve et de son avocat. Les choses commencent à bouger dans le bon sens, dira Elisabeth Borrel qui doit une fière chandelle à Nicolas Sarkozy qui a pris les rênes de l’Etat français à l’issue de la présidentielle du 6 mai 2007. Autre temps, autre président, autre méthode de gouvernement et autres moeurs. Sans avoir besoin de dessin, l’on perçoit bon nombre de changements depuis l’arrivée de Sarkozy au pouvoir.

Certains observateurs n’ont d’ailleurs pas hésité à faire état de rupture ou de révolution en marche. La preuve la plus patente de ce changement a été donnée à travers la formation du gouvernement du Premier ministre Fillon. La relative pléthore constatée dans les gouvernements antécédents, a fait place à l’allégement avec une équipe resserrée de 15 membres. Un effectif plus ou moins maintenu dans le remaniement du gouvernement à l’issue des dernières élections législatives, si on fait abstraction des secrétaires d’Etat.

A l’occasion, il y a eu un clin d’oeil à l’endroit de ce que l’on appelle dans l’Hexagone les minorités visibles avec la nomination au poste de secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l’homme, d’une Sénégalaise de 30 ans. Faut-il y voir le geste d’un homme issu lui aussi de l’immigration à l’endroit d’autres immigrants ? Peut-être. Mais ce qui frappe est ce désir d’innovation et d’originalité qui habite Sarkozy.

Il pousse même le bouchon plus loin en voulant faire voter une loi sur la moralisation de l’économie française.

Comment s’étonner alors de la promesse faite au moment de son investiture, de travailler avec tout le monde sans tenir compte des différences idéologiques ou raciales. Toutes choses qui tranchent avec l’idélogie du repli et de la préférence nationale professés par le Front national. La démarche et le style sarkozyens font penser au modèle américain qui a généré le fameux melting-pot, qui met la compétence de l’individu au-dessus de tout.

Pour revenir à l’affaire Borrel, Nicolas Sarkozy, par sa démarche, a opté pour la vérité au détriment de la raison d’Etat derrière laquelle s’est toujours refugié son prédécesseur Jacques Chirac. Même s’il doit subir le courroux des autorités de Djibouti et provoquer une rupture des relations diplomatiques, Sarkozy semble bien chevillé à sa promesse de changement faite aux Français.

On attend la même attitude du chef de l’Etat français dans l’affaire de Guy André Kieffer, du nom de ce journaliste disparu mystérieusement en Côte d’Ivoire. Une affaire dans laquelle la veuve du journaliste franco-canadien se bat également pour que toute la lumière soit faite.

La révolution sarkozienne est en marche et l’on se demande si elle n’aura pas de répercussions utiles pour les anciennes colonies françaises, notamment celles d’Afrique. En tout cas, ce serait pour le bonheur des peuples du continent noir, qui ne cessent de demander aux dirigeants qu’ils soient véritablement à leur écoute.

Toutefois, il ne faut pas trop rêver. Mais espérons que l’Afrique saura tirer tous les bénéfices de la révolution sarkozyenne.

Le Pays

25/06/07 (B401) La piste criminelle est désormais la seule qui est étudiée officiellement par la Justice française pour instruire la plainte pour assassinat du Juge Borrel. La piste du suicide est abandonnée définitivement. Déclaration de Monsieur Marin, Procureur de Paris. (3 articles Le Monde, Le Figaro, Nouvel Obs – Info lectrice)

_________________________________ LE MONDE avec REUTERS

La thèse de l’assassinat officielle dans l’affaire Borrel

PARIS (Reuters) – La justice retient la thèse d’un homicide et non plus celle du suicide dans l’enquête sur la mort du magistrat français Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti, déclare officiellement mardi soir le procureur de la République de Paris dans un communiqué.

L’affaire est au centre de vives tensions diplomatiques. Ce communiqué avait été demandé quelques heures auparavant au président Nicolas Sarkozy par la veuve du magistrat, reçue à l’Elysée pour la première fois depuis la mort de son mari, pour laquelle elle met en cause les autorités de Djibouti.

Le magistrat, Jean-Claude Marin, assure dans ce communiqué – démarche sans précédent dans ce dossier – qu’il répond à une demande du juge d’instruction et ne mentionne pas l’Elysée.

« Le procureur de la République de Paris, en accord et comme suite à la demande de Madame Sophie Clément, vice-présidente chargée de l’instruction de l’affaire Borrel, précise que si la thèse du suicide a pu un temps être privilégiée, les éléments recueillis notamment depuis 2002 militent en faveur d’un acte criminel », dit le procureur.

Elisabeth Borrel souhaitait ainsi qu’il soit répondu à des reportages de presse qui ont examiné diverses hypothèses, dont le suicide, un temps envisagé dans l’enquête, ce qui aux yeux de son avocat Olivier Morice constitue une manipulation.

« Les expertises anthropologiques, médico-légales et de police scientifique concluent à l’existence de lésions osseuses sur le crâne et sur l’avant-bras gauche, faites à l’aide d’un objet contondant, et à la découverte de deux produits inflammables de nature distincte versés sur le corps. Elles précisent que ‘Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque les liquides ont été répandus sur sa personne de manière aléatoire' », explique le procureur.

Il ne se prononce cependant pas sur la piste d’un meurtre commandité par le pouvoir politique de Djibouti, défendue par la veuve du magistrat. « En l’état, l’instruction vise à compléter ces éléments par des auditions et de nouvelles expertises afin, notamment, d’identifier les auteurs et de connaître leurs mobiles », dit-il.

________________________________ LE FIGARO avec AFP

Le parquet confirme l’origine criminelle de la mort du juge Borrel

Laban-Mattei/AFP

Le parquet confirme l’origine criminelle de la mort du juge Borrel

Me Olivier Morice, l’avocat d’Elisabeth Borrel l’avait indiqué à l’issue de son entretien à l’Elysée aux alentours de midi : « Nicolas Sarkozy nous a dit qu’il allait se renseigner pour savoir pourquoi le Parquet ne faisait pas de communiqué sur l’origine criminelle de l’affaire alors que celle-ci était confirmée par la juge d’instruction ». A 20 heures, c’est fait : le procureur de la République, Jean-Claude Marin, confirme dans un communiqué l’origine criminelle de la mort du juge Bernard Borrel, dont le corps avait été retrouvé en 1995 au bas d’un ravin à Djibouti.

La juge Sophie Clément avait demandé jeudi au magistrat de rendre publics les éléments du dossier prouvant la piste criminelle afin d’éviter « la propagation d’informations inexactes ». Le 9 mai, les avocats de la veuve du juge, Elisabeth Borrel, avaient déjà formulé la même demande, mais sans obtenir de réponse du parquet.

Elisabeth Borrel « réconciliée » avec son pays

Dans son communiqué, Claude Marin stipule : « Les expertises anthropologiques, médico-légales et de police scientifique concluent à l’existence de lésions osseuses sur le crâne et sur l’avant-bras gauche faites à l’aide d’un objet contondant, et à la découverte de deux produits inflammables de nature distincte versés sur le corps. Elles précisent que ‘Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque les liquides ont été répandus sur sa personne de manière aléatoire’ ». « En l’état, l’instruction vise à compléter ces éléments par des auditions et de nouvelles expertises afin, notamment, d’identifier les auteurs et de connaître leurs mobiles », conclut le communiqué.

Mardi, Elisabeth Borrel s’est dite « réconciliée » avec son pays, après avoir été reçue par le président Sarkozy, en ajoutant : « Il m’a dit qu’il comprenait mon combat pour la vérité et qu’il aurait fait pareil à ma place. Il n’y aura plus les obstructions qu’on a connues. Il s’y est engagé ».

Après la mort du juge Borrel, en 1995 à Djibouti, l’enquête française a privilégié dans un premier temps la thèse du suicide avant de retenir celle d’un assassinat après de nouvelles expertises. Des témoignages mettent directement en cause le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

____________________________________ Le Nouvel Obs avec AFP

L’origine criminelle de la mort du juge Borrel confirmée

Le procureur de la République a confirmé l’origine de la mort du juge dont le corps avait été retrouvé en 1995 à Djibouti.

Le procureur de la République, Jean-Claude Marin, a confirmé mardi soir 19 juin dans un communiqué l’origine criminelle de la mort du juge Bernard Borrel, dont le corps avait été retrouvé en 1995 au bas d’un ravin à Djibouti.

Ce communiqué a été publié quelques heures après que la veuve du juge, Elisabeth Borrel, eut été reçue à l’Elysée par le président Nicolas Sarkozy. Une entrevue à l’issue de laquelle elle s’est dite « réconciliée avec son pays ».

La juge Sophie Clément avait demandé jeudi au magistrat de rendre publics les éléments du dossier prouvant la piste criminelle afin d’éviter « la propagation d’informations inexactes ». Le 9 mai, les avocats d’Elisabeth Borrel avaient déjà formulé la même demande, mais sans obtenir de réponse du parquet.

Origine

Sollicité à ce sujet par la veuve, le chef de l’Etat a assuré qu’il allait se renseigner pour savoir pourquoi le parquet ne faisait pas de communiqué sur l’origine criminelle de l’affaire, avait indiqué à l’AFP l’avocat de la famille Borrel, Me Olivier Morice.

« Le procureur de la République de Paris, en accord et comme suite à la demande de Madame Sophie Clément, vice-présidente chargée de l’instruction de l’affaire Borrel, précise que si la thèse du suicide a pu un temps être privilégiée, les éléments recueillis notamment depuis 2002 militent en faveur d’un acte criminel », écrit Jean-Claude Marin dans son communiqué.

« Les expertises anthropologiques, médico-légales et de police scientifique concluent à l’existence de lésions osseuses sur le crâne et sur l’avant-bras gauche faites à l’aide d’un objet contondant, et à la découverte de deux produits inflammables de nature distincte versés sur le corps. Elles précisent que « Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque les liquides ont été répandus sur sa personne de manière aléatoire » », ajoute le magistrat.

Auditions

« En l’état, l’instruction vise à compléter ces éléments par des auditions et de nouvelles expertises afin, notamment, d’identifier les auteurs et de connaître leurs mobiles », conclut le communiqué.

A l’issue de son entrevue mardi matin, Borrel a expliqué à l’AFP avoir constaté chez Nicolas Sarkozy « un vrai changement de ton sur le fond et sur la forme » dans la manière d’aborder le dossier.

« Il m’a dit qu’il comprenait mon combat pour la vérité et qu’il aurait fait pareil à ma place. Il n’y aura plus les obstructions qu’on a connues. Il s’y est engagé », a-t-elle ajouté.

Remerciements

« Je voulais le remercier car c’est le seul qui m’ait reçue depuis douze ans », a souligné Elisabeth Borrel, qui a regretté de n’avoir été reçue par « aucun ministre, aucun garde des Sceaux auparavant, dans une affaire qui concerne pourtant l’assassinat d’un magistrat ».

« C’est vrai qu’il m’a un peu, sur ce plan-là, réconciliée avec mon pays », a-t-elle dit.

Mme Borrel avait dénoncé le 13 juin devant la presse « des pressions politiques incontestables » de l’Etat français dans cette enquête, mettant notamment en cause le rôle joué par Jacques Chirac. (AFP)

25/06/07 (B401) LIBERATION / Borrel : Sarkozy fait plier le Quai d’Orsay (Info lecteur)

L’intervention de l’Elysée avait déjà conduit le parquet de Paris à reconnaître l’assassinat.

Par Brigitte VITAL-DURAND

L’entretien accordé à Elisabeth Borrel, mardi, par le président de la République, dans son bureau à l’Elysée, déclenche une cascade d’effets secondaires. La veuve de Bernard Borrel s’évertuait depuis douze ans à faire reconnaître l’assassinat de son mari, magistrat français mort en coopération à Djibouti en 1995. Les services de l’Etat, relayés par de nombreux organes de presse, lui opposaient le suicide, thèse à laquelle s’accroche désespérément le gouvernement de Djibouti.

L’appui apporté par Nicolas Sarkozy ­ qui a ostensiblement raccompagné Elisabeth Borrel jusqu’à la porte de l’Elysée ­a eu deux effets immédiats. Après la confirmation, mardi soir, de l’origine criminelle de la mort du juge Borrel par le parquet de Paris, c’est, hier, la déclaration inédite du Quai d’Orsay. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, a fait valoir que « Djibouti est un partenaire important de la France, avec lequel nous entretenons des relations étroites dans tous les domaines […] Nous souhaitons poursuivre ces relations dans un climat de confiance, de coopération et d’amitié ». Mais il a ajouté : « Nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur cette affaire. »

L’ancien porte-parole, Hervé Ladsous, lui, avait promis de faire passer une copie du dossier judiciaire aux autorités de Djibouti précisément visées par l’enquête. Ce qui a valu à ce diplomate une plainte en octobre 2006 pour « pression sur la justice », l’ouverture d’une information judiciaire et un refus de la part de la juge Sophie Clément.

Désormais, on se rallie derrière la nouvelle bannière de l’Elysée. Dans son communiqué que la juge Clément réclamait en vain depuis quelque temps, le procureur détaille comment « les expertises concluent à l’existence de lésions osseuses sur le crâne et sur l’avant-bras gauche, faites à l’aide d’un objet contondant, et à la découverte de deux produits inflammables de nature distincte versés sur le corps. […] Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque les liquides ont été répandus sur sa personne ».

Ces preuves du crime ne figurent dans le dossier Borrel que… depuis cinq ans.

25/06/07 (B401) METRO : La veuve courage

Par Caroline Brun, présidente du Comité éditorial de Metro

Cette femme digne ne laisse guère transparaître d’émotion sur son visage, ne donne pas dans le compassionnel à la mode, ni dans la médiatisation larmoyante. Elle égrène des faits, comme blindée. Elle réclame juste la vérité et la justice.

Voilà des années qu’on entend parler du juge Borrel – ce magistrat détaché comme conseiller du ministre djiboutien de la Justice et retrouvé mort en 1995 – sans vraiment écouter de quoi il s’agit. Pour beaucoup de raisons, toutes plus mauvaises les unes que les autres. Par négligence, sans doute. Parce que le sujet est complexe, aussi. Parce que Djibouti, c’est loin. Parce que douze ans, c’est long.

Pourtant, depuis peu, cette extraordinaire affaire qui mêle la “Françafrique” de Chirac, les services secrets de plusieurs pays, la géostratégie internationale, la lutte contre le terrorisme et le soupçon de la raison d’Etat… est en train de passer de l’ombre à la lumière.

Par le courage et l’acharnement d’une veuve de magistrat qui ne se contente pas de la version officielle du suicide de son mari. Par l’obsession d’une femme rongée par le doute, depuis 12 ans. Minée par les rumeurs, par les refus de ses pairs et de l’appareil d’Etat, par cette certitude intime qui l’habite : non, son mari n’a pas pu se donner la mort. Parce que l’hypothèse du suicide changeait aussi la valeur du seul trésor qui lui restait, de sa vie passée : ses souvenirs.

Cette femme digne ne laisse guère transparaître d’émotion sur son visage, ne donne pas dans le compassionnel à la mode, ni dans la médiatisation larmoyante. Elle égrène des faits, comme blindée. Elle réclame juste la vérité et la justice.

Par une incroyable accélération du calendrier, l’affaire a franchi plus d’étapes en quelques semaines qu’en bien des années. Perquisition surprise au Quai d’Orsay et à l’Elysée des juges en charge de l’affaire ; divulgation d’une note (controversée) faisant état de pressions sur une radio très écoutée en Afrique ; conférence de presse bruyante au cours de laquelle Madame Borrel en appelle au Président Sarkozy pour faire respecter le droit ; hésitations du “Château” (la recevoir ou pas ?) ; entretien avec Nicolas Sarkozy ; et enfin, reconnaissance, par les instances judiciaires (le procureur de la République Jean-Claude Marin), du bien-fondé de la thèse de l’homicide, et non plus de celle du suicide.

Après tant d’années de combat, cette évolution à marche forcée du dossier a dû donner le tournis à Mme Borrel. Bien sûr, il ne faut pas préjuger du dénouement judiciaire de l’affaire, ni des responsabilités qui pourront effectivement être pointées. Mais en recevant personnellement la veuve du magistrat français, Nicolas Sarkozy a symboliquement donné un coup de vieux à une certaine conception de la raison d’Etat. A la justice d’avancer !

25/06/07 (B401) RADIO-TROTTOIR : Le 27 juin, manifestation en perspective à Djibouti. (Lecteur)

Chers Amis de l’ARDHD

Il y a peu de temps, vous aviez évoqué la possibilité d’une manifestation « imposée » des Djiboutiens devant l’Ambassade de France à Djibouti, en représailles aux derniers développements de l’Affaire Borrel.

Je vous propose donc d’aller sur le programme televisé de la RTD et vous saurez que IOG prépare effectivement un nouveau coup en s’appuyant sur  la jeunesse djiboutienne dont la Présidente n’est autre que la belle Hasna Barkat(avocate).

Certains la considèrent comme étant très trés proche de Dileita et de toutes les façons, entièrement dévouée au régime sanguinaire.

Mais moi, je vous certifie sur la base des contacts que nous avons avec les jeunes, qu’ils ne parviendront pas à nous faire changer d’avis sur la France : la France est un pays  ami de tous les djiboutiens et non un envahisseur colonialiste.

Guelleh essaye de faire l’indifferent mais ce n’est qu’une façade, car il est profondément touché …

On se demande aussi, s’il ne profiterait pas de l’occasion pour preparer sa future réelection pour un 3ème mandat ?

Le 27 juin, Hassan Farah et cette Hasna Barkat devraient être décorés en remerciement de leurs loyaux services … en faveur de la pérennité du système dictatorial et de sa défense, face à la Justice française.

24/06/07 (B401) Les modifications techniques sont terminées chez notre hébergeur. Nous reprenons nos émissions ! Nous présentons nos excuses aux internautes pour le retard dans les mises à jour … (ARDHD)

Ce week end, comme nous l’avions annoncé, notre hébergeur a déménagé les serveurs vers un nouveau local toujours sécurisé. En conséquence, nous avons pris du retard dans les mises à jour. Mais nous devrions être en mesure de le rattraper ce lundi.

Avec toutes nos excuses.