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03/07/2014 (Brève 405) Point de vue ! Un ancien ministre de l’éducation nationale, révoqué par le régime, nous adresse deux articles..

1 – Des moments difficiles
Djibouti vit ses heures sombres. Jamais l’insécurité n’ a été aussi présente, jamais la pauvreté extrême n’a autant progressé en moins d’un an, jamais nous n’avions eu autant d’alimentaires avec son taux de diabètes et de cholestérol très élevés, jamais le clanisme le tribalisme n’a atteint ce niveau et le peuple aussi divisé, jamais les niveaux de vie des djiboutiens n’ont été aussi bas, jamais l’école et l’université – en vérité le gros lycée, la jungle pour les étudiants et étudiantes-n’ont produit autant d’illettrés et d’incompétents, jamais des familles entières ne se sont déplacés à l’étranger pour se soigner par manque de soins, jamais les djiboutiens n’ont autant fui leur pays pour trouver refuge en Europe et aux Etats-Unis !

Alors observer sans y remédier est un crime de non assistance à soi-même en danger, car Djibouti c’est nous c’est notre pays, nous l’aimons, nous y sommes nés, nous y avons grandi, nous y projetons notre avenir.

Notre objectif est de nous battre pour sauver notre pays de la fatalité et de la faillite fatale, par une corruption officiellement instaurée et par un système condamné par l’histoire.

En effet ceux et celles qui sont spectateurs aujourd’hui de la scène politique ne doivent pas se contenter d’attendre les miracles car les miracles n’existent pas.

2 – Le bac djiboutien depuis 2013 révélé le naufrage de l’éducation
le bac est djiboutien depuis juillet 2013. Et pourtant mes compatriotes repoussent la date fatitique  à 2015 soit 2016 comme s’ils refusaient de voir la vérité en face. Nous ne pouvions pas repousser à des dates ultérieures parce que c’est l’échec du Système éducatif et de la Formation professionnelle qui a imposé aux Français la djiboutiennisation du bac qui n’avait pas sa place dans les universités françaises.

En tant qu’ancien ministre de l’Education Nationale puis-je vous apporter une information à croiser bien sûr avec d’autres sources pour vérification .Le Bac est déjà djiboutien depuis un an, c’est à dire depuis juillet 2013 et certains intervenants dans ce débat sont inquiets à juste titre pour leurs progénitures  alors que d’autres sont hors-sujets tout en commettant des fautes d’orthographes aussi lamentables que nos élèves ou nos étudiants actuels -e- d’aujourd’hui !

Savoir si c’est une bonne chose ou pas c’est bien mais qui envoyait, et validait les sujets du bac à travers son président de Jury ? Qui veut que le bac soit Djiboutien?

Ces deux questions méritent réponse : c’est l’académie de Bordeaux ! Pourquoi ? Le niveau des bacheliers djiboutiens était trop bas par rapport à leurs homologues français et cette situation certes catastrophiques, dénivelle et rabaisse le niveau des universités françaises qui s’en sont plaints par écrit. Je suis moi-même intervenu dans ce dossier à Aix en Provence. Donc le désarrimage avec le Bac français a eu lieu l’année dernière. Un président du jury djiboutien a été nommé, une académie djiboutienne a été créée puis ouverte alors que jusqu’à présent c’était un représentant choisi par l’académie de Bordeaux.qui garantissait que le bac était français et donc valable partout en France et en Europe avec l’Union Européenne !

Pourquoi pense-t-on que le bac sera djiboutien en 2015 ou 2016 ? C’est par manque d’informations parfois par confusion ou peut-être par peur de voir la dure réalité en face. En effet nous aurons les sujets confidentiels des anciens bacs français gardés au frigos de l’académie de Bordeaux jusqu’en 2015 et à partir de là ce sont les djiboutiens qui composeront les sujets.

Or ces professeurs djiboutiens et djiboutiennes devraient partir pour être formés à la préparation des sujets de bac, à la préservation de la confidentialité à l’académie des Bordeaux dès 2010 ?

Aucune personne n’est partie à cette formation à ce jour.

Mais au-délà cette non préparation, la  djiboutiennisation du Bac remet en cause le système éducatif inopérant et produisant des elèves incompetents inaptes au marché du travail !

26/07/07 (B405) BBC Les rebelles de l’Ogaden fixe un ultimatum à la Croix Rouge pour qu’elle quitte la région frontralière avec la Somalie dans un délai de 7 jours. Ethiopia deadline for Red Cross (En Anglais – Info lectrice)

The Red Cross has been given seven days to leave the Ogaden region bordering Somalia by the Ethiopian government.

The ICRC has been carrying out water and sanitation projects there.

An army crackdown in the area after a series of rebel attacks has restricted the movement of essential goods.

The rebel group, the Ogaden National Liberation Movement, accuses the government of blockading the region, and producing a "man-made famine".

On Monday, the New York Times carried an article saying that Ethiopian troops were preventing emergency aid reaching the mainly Somali speaking region.

But aid agencies have been reluctant to complain publicly about the lack of access, fearing that it might compromise their work in the future.

The regional president of Ethiopia’s Somali region, Abdullai Hassan, told the BBC that the ICRC had been given seven days to leave the area.

He accused the organisation of collaborating with the enemy and of spreading baseless accusations against the regional government on its website.

Ethiopia’s eastern Ogaden region shares a long and porous border with Somalia, and most of its people are of the Somali ethnic group.

The ONLF has fought for the secession of the Ogaden region since the early 1990s.

In April, rebels attacked a Chinese-run oil field killing nine Chinese and 65 Ethiopians.

26/07/07 (B405) LE FIGARO : Ethiopie-Erythrée : intervention chinoise ?

Le président érythréen Issaias Afeworki a demandé hier, dans un communiqué, à la Chine d’intervenir davantage dans les efforts diplomatiques pour résoudre le différend frontalier qui l’oppose à l’Ethiopie.

La demande a été transmise lors de discussions avec une délégation chinoise menée par le ministre adjoint au Commerce. Les autorités érythréennes ont signé deux accords pour renforcer la coopération économique avec la Chine.

26/07/07 (B405) Le régime est au bout du rouleau : même l’avion de Guelleh n’arrive plus à décoller ! – ALLAFRICA.COM. La sécurité de la Zambie interdit aux journalistes de prendre des photos de Guelleh et de son avion à l’aéroport international de Livingstone, quand il n’arrive pas à décoller !!! (Note de l’ARDHD : Pourquoi ? Pour cacher l’état de l’avion ou pire, celui de Guelleh ???) (En anglais – Info lecteur)

Zambia: Security Personnel Prevent Journalists From Photographing Stranded Airplane of Visiting President

On 17 July 2007, security personnel at the Livingstone International Airport attempted to stop Edward Mulenga, a bureau chief of the "Times of Zambia" newspaper, and other journalists from taking pictures. They also threatened to confiscate Mulenga’s camera. Mulenga and the other journalists were trying to photograph an airplane with Djibouti’s President Ismail Guelleh on board, which was unable to take off.

Mulenga told MISA Zambia that security personnel ordered journalists to stop taking photos. The journalists were at the airport to cover the departure of President Guelleh from Zambia’s tourist capital, Livingstone, to Lusaka.

The security personnel also tried to grab Mulenga’s camera, but he was able to retain it by assuring them that he would delete the photographs. He did not do so, however, and instead sent them to the "Times of Zambia", which did not publish them.

Mulenga said that, when the security personnel asked why he was taking pictures, he told them, "Look, I’m doing my job, just like you", and that he was doing his best to capture the events.

He told MISA Zambia that he was not frightened by the incident. "It was one of those things we journalists come across in the course of our day."

In the end, Mulenga was able to reason with the security. "We resolved the whole thing. I made them see we were both doing our jobs," he said.

Father Frank Bwalya, the chairperson of MISA Zambia, said it is understandable that security may be tight since there was a foreign president involved, but as long as journalists identified themselves and stayed behind security barriers, there should be no reason to prevent them from

27/07/07 (B405) A lire dans le Canard Enchaîné cette semaine: Espion, tais-toi !

________________________________ Note de l’ARDHD
Cet article confirme les questions qui ont été posées dès la fin de la semaine dernière par notre site, dans deux articles complémentaires.

______________________________________ Extrait Canard Enchaîné

Nos services secrets sont les meilleurs.

Au moins dans un domaine stratégique, celui du bavardage. Chacun a pu apprécier à leur juste valeur les numéros d’équilibriste du générale Rondot, expliquant aux juges qu’il n’avait pas voulu dire ce qu’il avait dit, ni écrire ce qu’il avait écrit. Voici que cet as de l’espionnage a fait un émule.

Ancien chef du renseignement militaire à Djibouti, Loïc Lucas a donné une interview au « Figaro » (19/7) pour déclarer, en substance, le contraire de ce qu’il affirmait sous serment trois semaines plus tôt, lors de son audition comme témoin dans l’affaire Borrel.

Devant la juge Sophie Clément, qui enquête sur la mort de Bernard Borrel, l’ancien officier déclarait, le 27 juin, que l’hypothèse du suicide lui était aparue comme « farfelue » car il existait de « graves menaces du fait des luttes de pourvoir pour la présidence.
C’était des batailles de clan ».

Et l’ex-espion de préciser sa pensée en révélant que le juge Borrel enquêtait sur « l’ensemble des trafics auxquels Ismaël Omar Guelleh était mêlé»

Cette vigoureuse mise en cause de l’actuel président de Djibouti n’a peut-être pas valu que des félicitations à ce retraité. Au « Figaro », il confie, sur sept colonnes, qu’il n’a, tout compte fait que « relayé une rumeur qui circulait ».Avant d’ajouter :

« Je n’ais jamais eu le moindre début de preuve validant cette information ». D’ailleurs, précise-t-il à propos des informateurs à l’origine de cette rumeur : « Aujourd’hui je ne me souviens plus de leur identité. »

Quand aux assassins du juge, ce n’est pas du côté du pouvoir djiboutien qu’il faut les chercher :

« Les auteurs de cette exécution se trouvent peut-être parmi les membres de la communauté française de Djibouti où le milieu corse est représenté (…). Je crois que ce meurtre est une affaire franco-française. »

Espérons qu’après cet époustouflant numéro de rétropédalage, il n’y aura pas de contrôle antidopage….

27/07/07 (B405) EXCLUSIF : une Interview de Jean-Paul NOEL ABDI, ancien Parlementaire, donnée à l’ARDHD, le 25 Juillet 2005

ARDHD :


Monsieur Jean-Paul Noël Abdi, tout d’abord, un grand merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Avant de nous répondre vous avez souhaité apporter des précisions …

Jean-Paul Noël Abdi :
Avant tout , je tiens à préciser que le Chef de l’Etat m’a
attaqué abusivement et personnellement en extrapolant par mensonge sur ma
vie privée, et je tiens à répondre personnellement à l’individu Ismaël Omar.

Pour moi, en tant que citoyen Djibouti je le considère comme un usurpateur,car il a tout naturellement bénéficié du soutien de feu Hassan Gouled, qui lui a permis d’usurper le Pouvoir suprême en usant d’ élections mascarades, qui hélas continuent encore car elles ont été validées par
des chancelleries de la place et surtout par les plus importantes.

Ismaël Omar, l’intouchable ventripotent, l’homme fort de la piscine est entrain de voler bas dans la mesquinerie.

Ses déclarations dons son journal préféré de propagande : « Jeune Afrique » font penser aux ragots
imaginaires des « bonnes pipelettes ». Mais ces dernières se limitent à broder sur les
ragots, car il est bien rare qu’elles mentent sur le fond.

Ismaël Omar a fait une déclaration digne d’un voyou, en m’insultant et en me dénigrant par pure invention, car la totalité de ses déclarations à mon égard sont mensongères, outrageantes et diffamatoires. Ceux qui connaissent son passé n’en seront pas étonnés..

Il vient de démontrer qu’il est intellectuellement limité. C’est un triste constat non seulement pour ses fans mais pour bon nombre de Djiboutiens(nes) souvent
induits(es) en erreur par la persistance de ses déclarations mensongères,qui sont systématiquement diffusées par la Radio Télévision de Djibouti (RTD), unique média audiovisuel à Djibouti. Rappelons que la Commission chargée de l’autorisation pour
l’ouverture d’une radio ou d’une télévision prévue par la Loi sur la liberté de la Presse attend toujours un Décret Présidentiel qui ne vient pas depuis1992.

C’est la continuité de la dictature foncièrement sournoise. Et pourtant, « Jeune Afrique» n’en parle pas, car la liberté de la presse par l’audio ne l’intéresse pas.

Pourquoi ? Les questions sur l’audio et l’audiovisuelle sont-elles à haut risque ?

Il me semble urgent et je lance un Appel aux journalistes du monde entier, à Reporter Sans Frontières de se pencher et de faire pression sur les pays amis pour l’instauration de la Liberté de Presse et l’autorisation juridique pour l’exercice de Radios et de Télévisions libres : l’une des conditions « sine qua non » pour des élections au moins équilibrées dans la propagande et ceci au moins 10 mois avant le jour du scrutin.

Avant d’en terminer sur ce préalable et de répondre à toutes vos questions, je tiens à affirmer les points suivants :

– en tant que citoyen responsable, je me refuse de publier des photos compromettantes pour Ismaël lorsqu’il fréquentait le bar « la Lune », que vient de me proposer un vieil ami d’enfance bientôt à la retraite en Europe.

– Mais je ne me refuse pas d’encourager régulièrement les familles victimes des crimes odieux, des exécutions extra judiciaires, des possibles crimes suite aux morts mystérieux, car l’Impunité ne doit pas exister pour tous les crimes soi-disant dans l’intérêt de l’Etat, mais essentiellement dans l’intérêt d’une équipe qui veut se maintenir par la force, la peur et la terreur au pouvoir.

ARDHD :
Merci pour ces précisions. Récemment le Président Guelleh a déclaré dans un entretien à Jeune Afrique que l’Ambassade des Etats-Unis vous accordait un salaire mensuel de 10.000 $plus des avantages tels qu’une voiture à disposition ? Confirmez-vous ces points ?

JPNA : Tout d’abord, je tiens à préciser que « Jeune Afrique est totalement tombé dans « les élucubrations » d’une personnalité qui ment comme elle respire.

La moindre des choses aurait été de téléphoner ou de prendre rendez-vous avec l’Ambassade des Etats-Unis pour vérifier le bien-fondé de cette grave accusation, qui justifie le dépôt d’une plainte pénale pour « diffamation » à mon égard. Je consulte nos avocats à ce sujet.

Ismaël, en voulant me dénigrer, a manifestement insulté l’Ambassade des Etats-Unis car il l’accuse directement de financer les opposants à sa politique.

Pourquoi ne pas demander depuis quand ce montant m’est affecté ?

Imaginons que ce soit depuis l’ouverture de l’Ambassade des Etats-Unis à Djibouti !! Ce serait formidable !

N’ayant jamais reçu le moindre centime de l’Ambassade, je pourrais demander à l’Ambassadeur des Etats-Unis de régulariser la totalité de mes arriérés de salaires.

Avec cette somme on pourrait financer par exemple la construction d’un immense Centre de Diffusion Radio Télévision réservé à l’Opposition pour mobiliser notre Peuple contre cette dictature sournoise qui nous accapare toutes nos ressources depuis 1999 et qui nous asservit en nous privant de toutes les libertés fondamentales.

ARDHD
Puisque vous démentez ces informations, comment pouvez-vous expliquer qu’un Chef de l’Etat ait pu « mentir » dans une communication publique. Quelles seraient ses motivations pour vous nuire ? Alors qu’il prétend que vous ne représentez rien dans le monde des Défenseurs des Droits de l’Homme ?

JPNA
A mon avis, Ismaël Omar traverse une situation extrêmement difficile, dont il est le seul responsable :

1. Il a certainement le sentiment que la France commence à ne plus le soutenir de façon abusive, comme auparavant ;

2. l’Ethiopie ne le voit plus d’un bon oeil ;

3. les Américains sont informés de « ses penchants » pour El Qaïda ;

4. les Yéménites ne comprennent pas la politique de vente aux enchères de certains immeubles appartenant à leurs compatriotes implantés à Djibouti ;

5. la population Djiboutienne est complètement écoeurée des détournements en tout genre, et boude régulièrement depuis 2003 toutes les élections ;

6. Même les gendarmes sont choqués qu’Ismaël ait vendu subitement les immeubles, où bon nombre d’entre eux habitaient avec leurs familles. Cette vente s’est effectuée illégalement, sans l’autorisation de l’Assemblée Nationale, sur un simple décret signé par Ismaël Omar. Le bénéficiaire « officiel » est un commerçant de la place connu sous le nom de « Napoléon »

7. En réalité, tous les biens immobiliers de l’Etat et le patrimoine de la République de Djibouti sont donnés progressivement et soit gracieusement soit en échange d’un prix modique, le plus souvent à des étrangers.

C’est plus facile pour les prête-noms. Prenez par exemple, l’ancien immeuble de l’Etat « les Mouettes ». Transformé en hôtel « Impérial», il a officiellement été vendu à un Ougandais mais paradoxalement il appartient en sous main au fils Liban !

Un autre exemple prouvant la mauvaise foi d’Ismaël Omar :

Comme vous pouvez le constater, Ismaël Omar a encore changé le motif officiel de mon incarcération dans son interview à « Jeune Afrique ».

Rien dans les attendus du
jugement ne confirme ces basses allégations qui consistent à dire « Il
l’a dit pour s’être fait le porte-parole de ceux qui veulent la guerre civile dans ce pays en ravivant sans aucune preuve, des histoires des années1990».

En fait, c’est tout le contraire. C’est le régime qui recréé les risques d’une nouvelle guerre civile :

– en refusant volontairement de mettre en application les accords de Paix signé le 12
mai 2001 par le Frud-Armé et le Gouvernement de Guelleh.

– en développant la
politique d’appauvrissement systématique de la population pour corrompre et acheter des consciences. Le détournement des Biens Publics et des Biens Sociaux se développe chaque jour.

Sur le point précis de mon incarcération et sur l’analyse farfelue qu’Ismaël Omar présente à Jeune Afrique, je peux affirmer qu’il n’a même pas lu le jugement, dont il est pourtant l’instigateur.

Comme toujours, il préfère travailler « au pifomètre », c’est comme cela qu’il dirige les affaires. Mais cette méthode a des limites car il « cassera » bientôt

Il est temps que les Djiboutiens(nes) se débarrassent de cette sangsue nuisible à notre pays, à son économie et à nos Libertés

ARDHD :

Nous profitons de cet entretien pour vous demander de nous dresser un bilan de la situation à Djibouti depuis 1999, date de l’accès à la Présidence d’IOG, sur le plan des Droits de l’Homme et sur le plan économique. Nous avons trois questions à vous poser

– Comment a évolué le niveau de vie de la population sur ces sept
dernières années et le niveau des libertés individuelles ?

– Que pensez-vous des grands projets du Président de la République : le nouveau port, les raffineries et maintenant le pont reliant l’Afrique au Yémen … ? Cela va-t-il apporter du travail aux Djiboutiens dont le taux de chômage est l’un des plus importants au monde, on parle de 90 %. Cela va-t-il apporter une amélioration du niveau de vie ?

– Sur les syndicats. Plusieurs hauts responsables syndicaux djiboutiens ont demandé l’asile politique en Italie et en France. Djibouti fait l’objet de condamnations de la part des plus hautes instances internationales en charge de l’organisation du travail.Pour vous le régime respecte-t-il les Droits des Salariés et des fonctionnaires ?

JPNA :
Ces trois questions sont fondamentales, mais très honnêtement, je préfère garder ma réponse lorsque je serais de retour à Djibouti, car je suis en France actuellement pour suivre un traitement médical.

La réponse à ces questions très techniques nécessite un travail de recherche en équipe, et je ne peux pas le faire sérieusement tant que je suis en France.

Mais je m’engage à répondre à ces trois questions dès mon retour au Pays, en septembre.

ARDHD
Sauf erreur de notre part, vous ne vous êtes jamais exprimé sur l’Affaire Borrel, ni sur ses développements. Pourtant votre position à Djibouti, ancien parlementaire et votre réseau de relations personnelles doivent vous permettre d’avoir des informations confidentielles … Pouvez-vous avancer une hypothèse sur les mobiles qui auraient pu conduire à l’assassinat du Juge et qui pourraient en être les commanditaires ?

JPNA

L’Affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, QUE DIEU TOUT-PUISSANT ETMISERICORDIEUX GARDE SON AME EN PAIX, a été dés le début entre les mains de la Justice Française.

Notre Organisation, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne s’est jamais prononcée parce que l’assassinat s’est passée avant sa création, ensuite parce que l’instruction de cette Affaire se passe en France loin de Djibouti et il nous est impossible matériellement de suivre son évolution.

C’est la première fois que vous me posez des questions, à titre individuel, sur cette triste Affaire qui a pris une ampleur sans précédent, durant les dernières semaines.

Le sérieux et la persistance portent très souvent leurs fruits. Je ne peux que souhaiter bon courage à la veuve Isabelle Borrel à ses enfants ainsi qu’à leurs avocats qui font progresser la vérité.

Mais je vais quand même essayer de répondre à cette question.

A mon avis et cela n’engage que moi, je vois la situation de la façon suivante :

J’avais connu feu Bernard Borrel lorsque j’étais Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale. Avant l’adoption du Code Pénal et du Code de Procédure Pénale, j’avais sollicité une réunion avec lui pour obtenir son soutien afin de convaincre le Ministre de la Justice M. Moumin Bahdon Farah, dont il était Conseiller, d’accepter l’amendement, déposé par deux députés, sur la peine de mort, tel qu’il figurait dans le Projet de Loi.

J’avais beaucoup apprécié sa franche collaboration, son calme et sa simplicité

Cette Affaire fait toujours l’objet d’une instruction. C’est pourquoi, je vais essayer d’être concis
dans mes réponses :

D’abord je dois être clair. Je n’aurais jamais hésité d’apporter mon assistance à la Justice Française si j’avais la moindre preuve et ce quelques soient les risques encourus pour ma personne, ma liberté et même ma vie.

C’est donc des éléments de pistes que je vais essayer de vous donner.

Je pense que le plus important est celui de rechercher les mobiles de l’assassinat.

L’une des pistes souvent négligées est celle du blanchiment d’argent.

Djibouti est connu dans ce domaine notamment pour le trafic d’argent sale en provenance de l’Asie du Sud Est, essentiellement et transitant par l’Ile Maurice ou l’Afrique du Sud qui est lavé à Djibouti avant de repartir en Europe via une importante Banque de la place.

A ma connaissance, la Justice française, agissant probablement aussi pour le compte des Européens,
suivait et suit encore ces affaires.

Le Juge Borrel aurait probablement été chargé d’une manière (informelle ?) d’enquêter sur ce dossier. Son successeur, désigné quelques années après,était un expert sur les blanchiments d’argent.

Il est vrai que Djibouti après l’Indépendance est devenue la Plaque tournante d’un certain nombre de trafics, d’abord le blanchiment d’argent et certains responsables politiques français, dont un a été mis actuellement sur la sellette par le FBI, connaissent bien « les coins coins de Djibouti . »

Lorsque quelques Personnalités Djiboutiennes – ils sont pas nombreux à tenir ces propos – disent que l’Affaire Borrel est « une affaire franco-française », je veux bien les croire. Pourtant un fait est indéniable. Les trafiquants assurent toujours leurs arrières en ayant dans chaque pays un ou des homme(s) puissant(s) qui peuvent les couvrir en cas de pépin.

En Asie de l’Est et en Amérique Latine, ce sont des généraux qui servent de couverture. En Afrique francophone, en général, c’est un hyper-puissant de la Présidence du pays concerné, souvent en relation avec le service créé par J Foccart à l’Elysée, qui assure la protection, moyennant une bonne contrepartie financière.

D’autres trafics passent aussi par Djibouti. Il s’agit notamment de :

1. celui du trafic des armes après la chute du Président Siad Barre, d’ailleurs les spécialistes en cette matière des Nations Unies suivent de près et ont établi plusieurs rapports dans ce sens.

2. Le mercure et le café d’Ethiopie transitant en fraude par Djibouti au lendemain de la chute de Mengestu, d’ailleurs Tama, le meilleur ami de Meles est en prison ainsi que plusieurs autres, des Djiboutiens sont aussi recherchés avec laxisme par la Justice Ethiopienne, dont un a été gracié sur intervention de feu Hassan Gouled auprès de Meles.

3. le trafic des faux dollars, le FBI est souvent venu à Djibouti, mais jusqu’à présent aucune suite effective n’est donnée, car tout de suite des concessions au niveau diplomatique sont envisageables.

Bernard Borrel suivait aussi l’affaire du Café de Paris et je me rappelle qu’il s’était déplacé, à l’Assemblée Nationale en pleine séance, pour voir son Ministre Moumin juste après la mise en liberté provisoire d’Awaleh Guelleh. Cette liberté n’avait duré que quelques heures.

Très sincèrement, la tâche n’est pas facile pour la Justice française, mais j’ose espérer qu’un jour ou l’autre la vérité éclatera. Chez nous on dit : «le sang ne se cache pas »

ARDHD :
Un français est incarcéré à Djibouti au motif de délits qu’il aurait commis sur le territoire ?
Pensez-vous qu’il soit véritablement coupable des faits de droit commun qu’on lui reproche ou au contraire qu’on cherche à le faire taire parce qu’il détiendrait des informations sur l’assassinat du Juge Borrel et qu’elles permettraient de faire avancer l’instruction ?

JPNA :

En ce qui concerne l’affaire Christian Georges, incarcéré d’abord pour espionnage puis, après sa fuite au Yémen, réincarcéré pour pédophilie.

Personnellement il m’a été impossible de lui rendre visite car la cellule 13 est difficile d’accès.

Depuis 1999, j’ai appris par expérience, qu’à Djibouti les motifs d’incarcération sont facilement transformables, dès que des pressions extérieures interviennent. Le politique a souvent tendance à intervenir. J’en ai personnellement fait les frais.

L’actuel ministre de la Justice, – connu par les djiboutiens sous le nom de Said Barkat -, présent juste avant mon incarcération sait beaucoup de choses.

La meilleure solution, pour Christian Georges, est de lui prendre un avocat et de continuer les pressions pour qu’au moins il ne soit pas oublié.

Pour terminer , permettez-moi de renouveler mes remerciements à vous tous, qui vous êtes battus pour me faire sortir de
prison et qui avez prouvé à Ismaël Omar Guelleh que la LDDH et son Président ont une forte notoriété internationale, comme en témoigne la mobilisation et la venu du Vice-Président de la FIDH pour me défendre …

Témoigner et dire la vérité ont aussi leurs risques.

ARDHD :
Un grand merci pour vos réponses et nous prenons rendez-vous en Septembre pour vous interroger de nouveau sur la situation économique, les grands projets de Guelleh et la situation des syndicalistes.

27/07/07 (B405) REUTERS : L’Erythrée alimente le trafic d’armes en Somalie, selon l’Onu (Info lectrice)

NATIONS UNIES (Reuters) – D’énormes quantités d’armes en provenance d’Erythrée arrivent en Somalie en dépit de l’embargo en vigueur, selon le Groupe de contrôle de l’Onu chargé d’évaluer l’application de cet embargo.

Dans un rapport remis au Conseil de sécurité, le groupe évoque un flot d’armes sans précédent depuis l’éviction du dictateur Mohamed Siad Barré, en 1991.

Une bonne part de cet arsenal, soulignent les auteurs du rapport, finit entre les mains des combattants de l’institut Shahab, milice proche des Tribunaux islamiques, que le gouvernement intérimaire a chassé de Mogadiscio au début de l’année avec l’aide décisive des troupes éthiopiennes.

"D’énormes quantités d’armes ont été fournies au Shahab par le biais et avec l’aide de l’Erythrée", déplore le Groupe de contrôle, selon lequel les miliciens islamistes disposent notamment de missiles sol-air.

Asmara dément toute implication dans un quelconque trafic d’armes.

27/07/07 (B405) SH.M.NETWORK : (Manifestation contre les forces armées à Mogadiscio) – Somalia: A demonstration against govt. troops happens in Mogadishu (En Anglais – Info lecteur)

Aweys Osman Yusuf

Mogadishu 25, July.07 ( Sh.M.Network)- A huge rally organized by the traders in Karan district, north of Mogadishu, the Somali capital, took place in the district on Wednesday. Hundreds of Somali businessmen and women were chanting anti-government troops slogans, marching inside the district for hours.

They have been demanding that the government should release a businessman, who was detained by the troops on Tuesday, shouting that he had nothing to do with politics.
Mohamoud Hassan Kulmiye, one of the rally-makers, told Shabelle that they will continue staging demonstrations against the government until Aweys Mohammed Gaal, a shopkeeper, who was apprehended by Somali troops yesterday is released.

He also pointed out that they were asking the Somali interim government to punish the troops who raid and rob the market in the district.

Mohammed Gaal, the brother of the detainee, said the government should release his brother immediately. « My brother is innocent and he has been selling his shop for ever and he has never even talked about something relating to politics, » he said.

Contacts made by Shabelle with the Karan district commissioner went impossible.

Somalia transitional government was faced with great hurdles from the remnants of the defeated Union of Islamic Courts since the Ethiopian led military offensive defeated the Islamists and enabled the Western backed government to move into the capital late last year.

The government accuses the Islamist fighters of being responsible for daily bombings against the Ethiopian and Somali troops based in the volatile city.

Since the ouster of former president, Mohammed Siad Barre, Somalia has had no effective central government.