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20/09/07 (B413) Afrique en Ligne / Une mission d’évaluation en Somalie

Nairobi, Kenya – L’expert indépendant des Nations unies pour la Somalie, Dr Ghanim Alnajjar, est arrivé dans ce pays lundi pour une missions de cinq jours afin de faire le bilan dans le domaine des Droits humains, selon un communiqué rendu public mardi par le Bureau somalien du Programme des nations unies pour le Développement (PNUD).

Cette mission a été organisée en réaction aux préoccupations de plus en plus vives exprimées, suite à l’intensification des attentats ciblant essentiellement des journalistes et des experts des droits humains de la Somalie, déchiré par la guerre.

Le Dr Ghanim Alnajjar fera le point sur la situation dans les lieux de détention et aura des échanges avec plusieurs autorités sur la situation des droits humains dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

Il examinera plusieurs questions touchant aux droits humains, notamment les droits des femmes, la liberté d’expression/opinion, la situation dans les prisons.

Le Dr Alnajjar doit rencontrer les responsables du gouvernement de transition, du pouvoir judiciaire et législatif, ainsi que plusieurs autorités locales, des représentants de la société civile, en particulier d’organisations internationales basées à Nairobi et de différentes régions de la Somalie.

“Si la situation sécuritaire le permet, il se rendra également dans des camps de personnes déplacées, des centres de détention et des hôpitaux", indique le communiqué.

Il a ensuite fait part de sa profonde préoccupation au sujet des violations du droit à la liberté d’expression et d’opinion et de l’augmentation apparente des menaces et agressions mortelles contre des journalistes et des défenseurs des droits humains travaillant en Somalie, tout en promettant de se pencher sur cette question au cours de sa mission.

“Compte tenu des restrictions dues aux impératifs sécuritaires et des contraintes de temps, l’expert indépendant entend faire de cette mission la première partie de son évaluation annuelle de la situation des droits humains en Somalie", explique le communiqué.

Il s’agit de la sixième mission d’enquête annuelle du Dr Alnajjar dans le pays depuis sa nomination au poste d’Expert indépendant pour la Somalie par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en juin 2001.

Sa mission, mise en place par l’Assemblée générale des Nations unies en 1993, consiste à faire l’évaluation de la situation des droits humains en Somalie et à rendre compte de ses conclusions au Comité des Droits de l’Homme des Nations unies.

20/09/07 (B413) Association RAMID – Condoléances « Au nom de Dieu le très miséricordieux, le tout miséricordieux »

C’est avec beaucoup de chagrin et de douleur que nous avons appris la disparition de Abdallah Lee. Son décès est une grande perte pour notre culture et pour la nation djiboutienne.

C’était un homme distingué, un grand artiste et surtout un homme de coeur. Il a révolutionné à sa manière la vie culturelle djiboutienne et il a été une source d’inspiration pour toute la jeunesse.

Pendant des années, il a incarné l’image de notre pays à travers le monde.

En cette triste occasion, l ’Association Ramid présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches et nous demandons à Dieu de leur accorder patience et soulagement.

« Nous sommes à Dieu et nous retournerons à Lui »

Asbl Ramid,
Rue E. Hiel 46
1030 Bruxelles
http://ramid.skynetblogs.be/

20/09/07 (B413) ATLAS VISTA (Maroc) / La Ligue arabe se félicite de l’accord sur la Somalie signé à Djeddah

LE CAIRE (MAP) – La Ligue arabe s’est félicité, mardi, de l’accord sur la réconciliation nationale en Somalie signé, dimanche à Djeddah, entre le gouvernement et plusieurs chefs de tribus somaliens.

Dans une déclaration à la presse, le secrétaire général de la Ligue arabe, M. Amr Moussa a qualifié l’accord d’""effort louable sur la voie de la réconciliation nationale"", appelant à davantage d’efforts en vue de réunir toutes les parties et d’instaurer paix et sécurité en Somalie.

Plusieurs dirigeants somaliens ont signé, dimanche à Djeddah, un accord de réconciliation nationale issu de la conférence de Mogadiscio.

L’accord a été signé à l’initiative du Roi Abdallah Ibn Abdelaziz d’Arabie Saoudite en présence du président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed.

20/09/07 (B413) Condoléances de l’ARDHD à la famille et aux proches d’Abdallah Lee, qui vient de disparaître à Djibouti.

Tous les membres de l’ARDHD présentent leurs plus sincères condoléances à la famille et aux proches d’Adallah Lee qui vient de disparaître à Poitiers.

Malade et soigné en France, il était retourné fin 2006/ début 2007 à Djibouti où il avait reçu un accueil enthousiaste.

Nous avions eu l’occasion de publier de nombreux articles qui nous étaient envoyés par des lecteurs et qui retraçaient son oeuvre en tant qu’artiste et son combat contre la maladie.

Que Dieu l’accueille en son paradis éternel.

Quelques extraits de nos archives :
20/01/07 (B379) Bouderie ou tout simplement trou de mémoire d’un homme, qui du fait de son devoir imposé (de réserve ?), n’a plus d’activités intellectuelles ou culturelles en ce moment ? Dileïta boude un des plus grands évènements nationaux…. (Lecteur)

13/12/06 (B373) Accueil triomphal et digne d’un chef d’Etat pour Abdallah Leh (Par Houmed Daoud – Uguta-Toosa))

09/12/06 (B373) Le retour attendu de l’artiste : Abdallah Lee arrive à Djibouti le 10 décembre. Par Houmed Daoud

21/10/04 (B268) Remise à Abdallah Lee des bénéfices de la Soirée de Londres en sa faveur.

20/09/07 (B413) IRIN (Nations Unies) SOMALIE: Des dizaines de familles fuient les violences dans la région de Sool. IRIN fait état de graves tensions entre le Somaliland et le Puntland.

NAIROBI, 19 septembre 2007 (IRIN) – Plusieurs dizaines de familles ont fui leur village suite aux affrontements entre les forces de la République autoproclamée de Somaliland et celles de la région autonome de Puntland, deux enclaves du nord de la Somalie.

« Il y a eu d’importants échanges de tirs d’artillerie autour du village d’Abeseoley [à 22 kilomètres de Las Anod, la capitale régionale] », a expliqué Faisal Jama, habitant de Las Anod, une ville de la région du Sool dont les deux protagonistes se disputent la souveraineté.

Deux personnes, ainsi que leur troupeau de chèvres, ont péri au cours d’affrontements qui ont également provoqué le déplacement de familles vivant près de la ligne de front. « Les gens ont fui le village d’Anjiid [situé à 16 kilomètres au nord de Las Anod] et se sont dirigés vers Las Anod », a-t-il ajouté.

Selon M. Jama, des informations provenant de la région faisaient état de combats entre les forces de Puntland et celles de Somaliland. Pour l’instant, les causes et le bilan des victimes de ces affrontements ne sont pas connus, les deux camps s’accusant mutuellement d’avoir démarré les hostilités.

A en croire Ahmed Aden Arab, vice-ministre du gouvernement local de Puntland, ce sont les troupes Somaliland qui ont ouvert les hostilités.

« Elles ont commencé à nous bombarder et nous avons riposté », a-t-il affirmé.

Said Adani, le porte-parole du gouvernement du Somaliland a rejeté ces accusations et indiqué qu’elles étaient sans fondement.

« Il s’agit d’affrontements entre clans rivaux », a-t-il souligné. « Les forces du Somaliland n’ont rien à voir dans cette affaire ».

Situées au nord de la Somalie, les régions de Sool et de Sanag se trouvent à l’intérieur des frontières de l’ex-Somaliland britannique, mais la plupart de leurs habitants, les Warsangeli et les Dhulbahante, appartiennent au clan Darod – un des clans dominants de la région -, et ont des liens étroits avec certaines populations de Puntland.

Les tensions entre ces deux enclaves sont apparues en décembre 2003, au lendemain de l’incursion des troupes de Puntland dans la ville de Las Anod, en Somaliland.

Auparavant, les deux gouvernements avaient une représentation officielle dans leur capitale respective.

D’après certains témoignages, le calme serait revenu dans la région, mais la tension était encore perceptible le 18 septembre. « Il n’y a pas eu de bombardement ce matin, mais on a noté d’importants mouvements de troupes dans la région », a ajouté M. Jama.

Selon la représentation locale du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, OCHA-Somalie, les bombardements ont duré quatre heures dans une région située à 22 kilomètres au nord de Las Anod.

« Nous sommes très inquiets de ce qui pourrait se passer si les tensions entre le Puntland et le Somaliland s’intensifiaient », a affirmé Matthew Olins, directeur par intérim d’OCHA-Somalie, soulignant toutefois qu’il espérait que le violences cesseraient.

19/09/07 (B413) LDDH : note d’information la situation des Défenseurs des Droits de l’Homme à Djibouti. Rencontres UE -ACP / Ateliers



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 17 SEPTEMBRE 2007

Sur la situation des Défenseurs des Droits de l’Homme
en République de Djibouti.

 

« La vérité et le témoignage sont
les premiers
et pire ennemis de la Mafia et du Gangstérisme d’Etat »
Nouvel adage.

Note préliminaire.

Cette note est établie pour mémoire après le fructueux Atelier dans les
locaux du Parlement Européen le 13/09/2007 organisé par l’Observatoire des
Défenseurs des Droits de l’Homme avec un certain nombre de Parlementaires de
l’UE-ACP et la participation active d’autres Défenseurs des Droits de
l’Homme tels que Frontline.

Cet Atelier a essentiellement porté sur la situation des Défenseurs des
Droits de l’Homme particulièrement en Afrique.

Après les présentations faites par M. John BOWIS Vice-Chairman of the
Delegation to the ACP-EU joint Parliamentary Assembly, il a ouvert l’Atelier
avec une rapide et intéressante intervention avant de passer la parole à
Madame Catherine FRANCOIS programme Director of the Observatory for the
Protection of Human Rights Defenders (FIDH-OMCT) at FIDH, qui a dressé une
analyse de la situation des Défenseurs des Droits de l’Homme dans les
régions des ACP.

Trois autres Défenseurs ont pris successivement la parole, il s’agit de :
– M. NOEL A. Jean-Paul de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ;
– M. Paul NSADPU Président de la Ligue des Electeurs (RDC) ;
– M. Yannick GBIGGAH du Togo.

Un certain nombre de recommandations ont été faites après les éclaircissements des intervenants sur la situation d’harcèlements, de persécutions à l’égard des Défenseurs des Droits de l’Homme, des Syndicats Défenseurs des Droits Economiques et Sociaux et en premières lignes des Journalistes Défenseurs des Droits de l’Homme dans le cadre de la Formation par l’Information.

Ces recommandations ont été bien accueillies par les Parlementaires présents et certaines actions pour la coordination et le suivi seront soumises aux instances parlementaires spécialisées.

Dans le cadre de la protection des Défenseurs des Droits de l’Homme des actions conjointes ACP-UE s’avèrent nécessaires, d’autant plus que les Parlementaires ont pour priorité la Défense des Droits Fondamentaux.

Cette note d’information a pour objectif de reprendre quelques points de la brève intervention du Défenseur de Djibouti lors de l’Atelier.

Elle a aussi pour objectif de renforcer la volonté de transparence de notre Organisation à chaque fois que des contacts internationaux se déroulent.

Cette transparence rentre dans le cadre de l’Information, base même de la Formation, l’un des principaux points de notre combat.

L’ensemble de la brève intervention a surtout porté sur ces points :

– Création de la LDDH et les objectifs prioritaires ;

– Harcèlements, Menaces, Intimidations, toutes les Campagnes de Dénigrements, les Arrestations et les Condamnations Arbitraires ;

– Aperçu sur la situation politique et financière ;

– Survol de nos pays voisins de la Corne d’Afrique.

Création et objectifs prioritaires.

La LDDH a vu le jour le 9 mai 1999 le jour de l’intronisation du Chef de
l’Etat. Heureux hasard, car les hommes politiques du Parti au Pouvoir étaient focalisés par la création du nouveau gouvernement.

Néanmoins, ce n’est que quatre ans après que nous avons eu officiellement le « Récépissé du Ministre de l’Intérieur ».

Les objectifs prioritaires de la LDDH dès le 15 mai 1999 se sont axés sur :

– les lancements de signaux d’Alertes durant le conflit armé qui avait débuté pratiquement dix ans avant notre création ;

– la dénonciation par des communiqués ou des notes d’information des
exactions physiques à l’encontre des populations civiles du Nord et du
Sud-Ouest de notre Pays, notamment :

a) les exécutions extrajudiciaires ;

b) les blocus alimentaires et sanitaires ;

c) les arrestations doublées parfois de disparitions forcées en général temporaires.

Nous avons aussi, dès le début et à chaque fois, dénoncé les différents harcèlements à l’encontre des Syndicalistes, des journalistes, mais aussi de certains Hommes Politiques de l’Opposition soumis aux harcèlements voir même à des arrestations Arbitraires.

Actuellement, et depuis la signature des Accords de Paix du 12 mai 2001, le conflit armé a cessé, mais malheureusement la majorité des clauses de cet Accord signé entre : d’une part, par le Frud-armé et d’autre part, par le Gouvernement Djiboutien, restent « lettre morte ».

Il est franchement regrettable que l’Union Européenne (UE), qui avait activement participé et surtout cautionné la signature de cet Accord de Paix de 2001, reste aujourd’hui, magistralement muette sur le refus par la Partie Gouvernementale d’appliquer dans son intégralité cet Accord de Paix.

Dans le cadre de la Prévention des conflits :

– il est de notre devoir à dénoncer l’entêtement du Gouvernement qui se positionne dans un refus dangereux ;

– tout comme, il est de notre devoir de demander et d’encourager tous les responsables politiques Djiboutiens

– avec notre réelle appréciation du respect des engagements pris par les membres du FRUD-armé transformé en ARD parti politique légal dès la signature des Accords de Paix de 2001

– à éviter les possibilités de reprises des armes.

Précision;

L’ARD, Parti Politique de l’Opposition ne cesse de dénoncer, sans briser ses engagements, la Non Application de plusieurs clauses des Accords de Paix du 12 mai 2001 signés avec la Partie Etat du Gouvernement Djiboutien

CONCERNANT LES SYNDICATS.

La situation actuelle des Syndicats Libres est catastrophique suite aux répressions en cascades qui continuent encore.

Les répressions de 1995 à l’encontre du Corps des Enseignants touchent aujourd’hui le secteur parapublic comme la Poste et les Télécommunications ainsi que le secteur privé avec les licenciements en masse et les emprisonnements abusifs de fin 2005 dont les Travailleurs (ses) du Port de Djibouti sous administration privé de Dubaï Authority Port sont les premières victimes.

Les rapports de la Mission de la FIDH ainsi que celles du BIT sont
franchement sans ambiguïté sur le sort réservé aux Défenseurs des Droits
Economiques et Sociaux et à travers eux l’ensemble des Travailleurs(ses)
Djiboutiens(nes).

Quant aux Accords et Résolutions signés par la Partie Etat – la République
de Djibouti – avec le BIT sont en grande partie inappliqués et restent «
lettre morte ».

Des plaintes internationales verront bientôt le jour et la LDDH, d’ores et
déjà, témoigne sa parfaite solidarité avec l’ensemble des Travailleurs(ses)
Djiboutien(nes) ainsi qu’avec les membres des Syndicats Libres et
Indépendants.

CONCERNANT LES JOURNALISTES.

Les harcèlements et les arrestations Arbitraires des Journalistes et de
leurs collaborateurs de la Presse écrite libre ont eu pour résultat la
disparition, depuis avril 2007, de toute Presse Libre en République de
Djibouti.

L’inexistence d’une Radio Libre par le blocage et/ou le refus du Chef du
Gouvernement de publier le Décret d’application de la Loi de 1992 sur la «
liberté » de communication, maintiennent encore le musellement de
l’Information Contradictoire, créant ainsi un déséquilibre particulièrement
néfaste lors des élections nationales apparemment « régulières » tant dans
le rythme que dans les fraudes et les détournements électoraux.

Ce blocage sur l’ouverture de Radios Libres, les harcèlements et les
arrestations abusives des journalistes ne peuvent que confirmer encore la
volonté d’une Dictature foncièrement sournoise à se maintenir encore et
toujours par la force et la peur et aussi par la continuité des élections mascarades.

Les répressions constantes, inadmissibles et insupportables des
Travailleurs(ses) Djiboutiens(nes) ne peuvent que démontrer la volonté
politique de persister dans les détournements des Deniers Publics et des
Biens Sociaux.

Dans ce domaine, il est temps aux gouvernants de considérer les Centrales
Syndicales Libres comme des Partenaires Sociaux à part entière.

Sur les associations : d’une manière générale les Associations indépendantes
et Libres représentent « une goutte d’eau dans un océan » face aux
associations maison.

Les développements des actions futures feront l’objet d’autres diffusions
par thèmes.

Concernant la Région :

L’accent a été mis sur la situation des Journalistes dans les pays voisins
et frères qui est très très inquiétante et alarmante.

Quant aux Journalistes Somalis ils sont régulièrement assassinés depuis
l’invasion du Sud de la Somalie, début janvier 2007, afin de mettre fin aux
témoignages sur le génocide, les crimes de guerre perpétrés par les Forces
Armées Ethiopiennes en Somalie voisine.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

19/09/07 (B413) Le MALI en LIGNE (Dakar) : Le CPJ exige la protection des journalistes en Somalie

Dakar, Sénégal – Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une organisation de défense des journalistes basée à New York, a exhorté, mardi, le gouvernement de transition somalien à protéger les journalistes dans le pays, au lieu de les persécuter.

L’appel intervient après le raid lancé samedi matin par les forces de sécurité du gouvernement contre les locaux de Radio Shabelle, sis dans la capitale, Mogadiscio. Ce raid s’était soldé par l’arrestation de 19 membres du personnel de la radio.

Les forces de sécurité accusent les journalistes d’avoir lancé une grenade sur une patrouille de Police, a expliqué l’un des travailleurs détenus.

"Le gouvernement somalien doit protéger les journalistes dans la capitale et non les persécuter", a affirmé le directeur exécutif du CPJ, Joel Simon, dans un communiqué dont une copie a été remise à la PANA mardi, à Dakar.

"De nombreux journalistes basés à Mogadiscio ont été contraints de fuir le pays du fait des intimidations incessantes dont ils sont victimes.

"Nous demandons au gouvernement de mettre un terme à ces harcèlements et d’évacuer ses forces de la devanture des bureaux de Shabelle Media Network", a exigé M. Simon Said.

Le CPJ cite quelques membres du personnel de l’organe de presse qui auraient affirmé que les forces de sécurité ont tiré dans un hall situé à proximité, au cours de la réunion quotidienne de rédaction organisée dans les locaux de Shabelle, obligeant les journalistes à se mettre à couvert.

Le personnel de Radio Shabelle a subi des harcèlements avant d’être placé en garde à vue au commissariat central pendant deux heures et demie.

Selon les comptes-rendus de la presse locale, le porte-parole de la Police somalienne, Abdel Wahid Mohammed, a confirmé le raid tout en expliquant qu’il s’agit d’un "incident malheureux" causé par des "éléments indisciplinés des forces de sécurité".

M. Wahid a rejeté les allégations selon lesquelles les journalistes auraient lancé des grenades contre les forces de sécurité.

Le président de Shabelle Media Network, Abdmalik Yusuf Mohammed, a appelé le gouvernement national de transition à retirer les forces qui stationnent devant l’entrée principale de la radio.

Il a également déclaré que les soldats du gouvernement harcèlent tous les journalistes qui se rendent dans les locaux de Bakara Market, dans la ville de Mogadiscio.

Mercredi dernier, les soldats somaliens avaient procédé à des arrestations de masse, 70 civils ayant été pris dans leurs filets au marché Bakara. Mohamed Hussein Jimaale, correspondant du Puntlandpost, fait partie des personnes interpellées, rapporte le Syndicat national des journalistes somaliens.

La station privée de radio et de télévision de la Global Broadcasting Corporation avait dû fermer le mois dernier à Huruwaa, Mogadiscio, après la fuite de 12 membres de son personnel, effrayés par l’insécurité qui sévit dans la zone, a expliqué le propriétaire de la station, Dalmar Yusuf Ghelle.

Selon le CPJ, six journalistes somaliens auraient trouvé la mort en relation directe avec leur travail cette année, ce qui fait de ce pays le second le plus dangereux pour les journalistes en 2007.

"Seul l’Irak se prévaut d’un bilan plus lourd pour les journalistes", constate le comité.

Dakar – 18/09/2007

19/09/07 (B413) LE MONDE : Au moins deux morts dans une fusillade à Mogadiscio

MOGADISCIO (Reuters) – Deux civils au moins ont été tués lors de violents affrontements mardi soir en Somalie autour du marché Bakara de Mogadiscio, déclare un témoin de la fusillade.

Des insurgés armés de grenades RPG et de fusils automatiques ont attaqué une garnison de soldats gouvernementaux dans ce quartier pauvre situé en plein coeur de la capitale.

"La fusillade a duré au moins 40 minutes et les troupes ont continué de tirer pendant 20 minutes après la fin des combats", a déclaré ce témoin, qui a souhaité rester anonyme.

Un porte-parole de la police a déclaré que les assaillants avaient été repoussés.

"Cinq insurgés ont tiré des grenades contre la position gouvernementale et fait usage d’armes automatiques. Des renforts sont arrivés et les insurgés ont été chassés."

Il s’agit des affrontements les plus violents signalés depuis la création il y a une semaine d’une nouvelle alliance de l’opposition décidée à chasser, par la voie diplomatique ou militaire, les troupes éthiopiennes déployées dans le pays pour soutenir le gouvernement provisoire.