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05/12/07 (B424) FRANCE 24 – La Somalie gèle l’aide humanitaire

Selon un porte-parole des Nations unies, le gouvernement somalien a gelé toute opération humanitaire dans le sud-est du pays, l’une des régions les plus affectées par la crise humanitaire grandissante.mardi 4 décembre 2007

Le gouvernement somalien a gelé toute opération humanitaire dans le sud-est du pays, l’une des régions les plus affectées par la crise humanitaire grandissante, a indiqué aux journalistes un porte-parole des Nations unies.

Ces nouvelles restrictions concernent les vols humanitaires vers les aéroports de la province du bas Shabelle et stoppent net la distribution du convoi d’aide alimentaire arrivé mardi sous escorte française, a expliqué Peter Smerdon, le porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).

Les mesures visent les agences des Nations Unies et les ONG opérant dans le bas Shabelle. La zone, considérée comme le grenier de la Somalie, connaît ses pires récoltes depuis 13 ans, une situation de famine aggravée par l’arrivée de milliers de déplacés fuyant les violences dans la capitale somalienne.

Deux bateaux chargés de 4 000 tonnes d’aide destinée aux camps de déplacés sont arrivés plus tôt du Kenya, mardi, à Merka.

« Nous avons l’interdiction de bouger de cette zone », a expliqué Smerdon. Les restrictions ont été annoncées dans une déclaration lue par le chef de la sécurité du gouvernement, au nom du Président Abdullahi Yusuf Ahmed.

« Aucune raison n’a été donnée par les autorités. Les deux bateaux arrivés aujourd’hui à Merka sont bloqués et ne peuvent être déchargés. Aucun mouvement d’avion n’est autorisé dans les aéroports de la région, y compris les K50 », a-t-il dit.

Les convois du Programme alimentaire mondial étaient arrivés à bon port, protégés par la marine française des pirates de la côte somalienne.

05/12/07 (B424) GRIOO.COM / Condoleeza Rice à Addis Abeba pour des consultations régionales (Info lectrice)

La secrétaire d’Etat américaine aux affaires étrangères doit rencontrer Paul Kagame, Yoweri Museveni, ainsi que Pierre Nkurunziza du Burundi et l’éthiopien Meles Zenawi

La secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza Rice, est attendue mercredi à Addis-Abeba pour une brève visite durant laquelle elle s’entretiendra avec les dirigeants de la région des Grands Lacs sur la situation prévalant actuellement en Somalie et au Soudan, a annoncé ce mardi l’ambassade des Etats-Unis en Ethiopie.

D’après un communiqué de l’ambassade, Mme. Rice rencontrera les présidents Yoweri Museveni d’Ouganda, Paul Kagamé du Rwanda et Pierre Nkurunziza du Burundi, mais aussi le ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, Antipas Mbusa Myamwisi.

Par ailleurs, le ministère éthiopien des Affaires étrangères indique que Mme. Rice rencontrera également le Premier ministre Meles Zenawi, ainsi que d’autres hauts responsables gouvernementaux de ce pays, pour discuter de questions liées à la coopération bilatérale entre l’Ethiopie et les Etats-Unis.

L’Ouganda a été le premier Etat membre de l’Union africaine (UA) à fournir des troupes pour la force de maintien de la paix en Somalie, rappelle le communiqué de l’ambassade américaine. Quant au Burundi, son gouvernement s’est engagé à plusieurs reprises à envoyer des troupes pour rétablir la paix dans ce pays de la Corne de l’Afrique en proie à une guerre civile depuis plus d’une décennie.

La secrétaire d’Etat adjointe américaine chargée des Affaires africaines, Jendayi Frazer, avait déclaré le mois dernier, rappelle- t-on, que Washington avait débloqué environ 19 millions de dollars pour assister ces deux pays (Ouganda et Burundi) afin qu’ils mènent à bien la mission de paix en Somalie, en plus de l’engagement de fournir l’équipement nécessaire à leurs bataillons respectifs.

Toutefois, la présence à ces consultations avec Mme Rice du président somalien Adbullahi Yusuf Ahmed ou d’un représentant du Gouvernement fédéral de transition n’a pas été confirmée.

05/12/07 (B424) Journal Chrétien / Condoleezza Rice en Afrique

La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice qui se préoccupe beaucoup de la région des Grands Lacs, du Soudan et de la Somalie, entame mercrediune tournée en Afrique en se rendant à Addis-Abéba (Éthiopie) où se trouve le siège de l’Union africaine et où auront lieu d’importantes consultations.

« La secrétaire d’État suit de près l’évolution de la situation dans les Grands Lacs, au Soudan et en Somalie, et elle veut maintenant se rendre en Afrique, à Addis-Abéba, afin d’y avoir des consultations", a déclaré Mme Mme Jendayi Frazer, secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines,

Mme Frazer s’adressait fin novembre à des journalistes au sujet du prochain déplacement de Mme Rice en Afrique.

« Dans chaque cas, nous avons constaté que la clé de la prévention des conflits était la concertation avec les pays concernés et leurs dirigeants », a-t-elle ajouté, rappelant que Mme Rice s’est impliquée dans tous ces dossiers et elle s’est entretenue avec les dirigeants à Washington.

Elle se rend en Afrique en vue d’avoir la possibilité de réunir ces mêmes dirigeants de nouveau pour tenter de promouvoir le règlement des conflits.

Selon Mme Frazer, la Secrétaire d’Etat organisera un Sommet des Grands Lacs, une réunion des chefs d’État et des ministres des affaires étrangères et de la défense de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et du Congo pour faciliter le dialogue entre les gouvernements et rechercher des solutions communes dans le but d’éliminer la violence contre les femmes.

« Nous nous attendons à une participation au plus haut niveau des pays mentionnés ci-dessus, et nous comptons sur la présence d’observateurs des Nations unies, du président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, et du représentant de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs. »

Mme Rice profitera de sa présence à Addis-Abéba pour tenir une réunion ministérielle sur la Somalie avec les pays de la région.

M. Konaré et le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, M. Ould-Abdallah, participeront à cette réunion, ainsi que le président somalien, Abdullaï Youssouf Ahmed, et son Premier ministre, Nour Hassan Hussein.

« Nous espérons que cette réunion nous permettra de trouver les moyens d’engendrer la réconciliation et un dialogue politique plus représentatif afin de préparer le terrain aux élections de 2009", a-t-elle indiqué.

L’objectif est d’atténuer l’effet de l’actuelle violence, notamment à Mogadiscio, de faire face à l’urgence humanitaire, d’œuvrer de concert pour isoler encore plus les extrémistes et de faire pression pour un déploiement plus rapide de la Force de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). »

Des représentants de l’Ouganda, de Djibouti et de l’Éthiopie, ainsi que MM. Konaré et Ould-Abdallah, participeront également à cette réunion ministérielle, selon Mme Frazer qui a exprimé l’espoir que le Kenya participera.

En outre, Mme Rice se rendra à une conférence ministérielle sur le Soudan au cours de laquelle les États-Unis entendent mettre l’accent sur l’application de l’Accord de paix global (CPA).

À cette conférence participeront « les pays de la région, en particulier les États membres de l’Autorité intergouvernementale de développement (IGAD), qui s’étaient portés garants du CPA, notamment Djibouti, l’Éthiopie, l’Ouganda, le Kenya, le Soudan et l’UA.

"Nous voulons donc consulter ces États sur les moyens de faire progresser ce mécanisme, ou de le remettre sur les rails », a conclu Mme Frazer.

05/12/07 (B424) Le MATIN (Maroc) avec AFP / La Somalie lève le gel de l’aide humanitaire dans le Sud-est. (Info lectrice)

Les opérations d’aide humanitaire dans le sud-est de la Somalie ont repris après que le gouvernement a levé sa mesure de gel de l’aide prise la veille pour une raison indéterminée, a-t-on appris auprès du Programme alimentaire de l’Onu (PAM).

Le porte parole du PAM Peter Smerdon a déclaré que les agences de l’Onu et des ONG ont été authorisées à reprendre leurs activités dans la région du Lower Shabelle, l’une des plus affectées par la crise humanitaire.

« Nous avons reçu une lettre du gouvernement de la région du Lower Shabelle disant qu »en dépit de tout ce qui s’est passé, ceci est pur certifier que toutes les opérations humanitaires dans la région du Lower Shabelle peuvent reprendre le 5 décembre' », a dit Smerdon aux journalistes.

Le gèle de l’aide humanitaire était intervenue le lendemain de la visite en Somalie du coordonnateur des secours d’urgence de l’Onu, John Holmes, qui avait estimé lundi que la Somalie, ravagée par les violences depuis 16 ans, avait besoin d’une aide accrue de la part de la communauté internationale.

Le gel annoncé jeudi avait menacé de saboter une opération d’acheminement d’environ 4.000 tonnes de d’aide alimentaire à la Somalie par le PAM, sous escorte de la marine française.

05/12/07 (B424) RSF : Le 16e prix Reporters sans frontières – Fondation de France a été remis aujourd’hui à Paris

Le jury du prix Reporters sans frontières – Fondation de France a désigné l’Erythréen Seyoum Tsehaye « journaliste de l’année 2007 ».

Au-delà du cas de ce journaliste courageux, emprisonné dans les terribles geôles érythréennes depuis septembre 2001, le jury du prix Reporters sans frontières – Fondation de France a souhaité attirer l’attention sur la situation catastrophique de la liberté de la presse dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique. Au moins quatre journalistes sont morts en prison en Erythrée au cours de ces dernières années. Le principal responsable en est Issaias Afeworki, le très autoritaire et inflexible président du pays depuis son indépendance, en 1993.

La Birmanie a été au cœur de l’actualité fin septembre, lors des manifestations des bonzes et de la répression qui s’est ensuivie. Reporters sans frontières et la Fondation de France ont décidé de récompenser, dans la catégorie "Média", la radio-télévision Democratic Voice of Burma, l’une des sources d’informations les plus fiables pendant la crise birmane.

Le monde arabe est à l’honneur cette année avec deux récompenses. Dans la catégorie "Défenseur de la liberté de la presse", c’est l’Observatoire irakien de la liberté de la presse qui a été primé, pour son travail essentiel de dénonciation des innombrables violences commises envers les professionnels des médias. Et le jeune blogueur égyptien Kareem Amer est le lauréat dans la catégorie "Cyberdissident". Agé de 23 ans, il a été condamné à quatre ans de prison pour avoir critiqué sur son blog la politique du président Hosni Moubarak et dénoncé la mainmise des islamistes sur les universités du pays.

Enfin, à quelques mois de l’ouverture de Jeux olympiques à Pékin, Reporters sans frontières a attribué un prix spécial « Chine » au couple de militants des droits de l’homme Hu Jia et Zeng Jinyan, assignés à résidence. Retranchés chez eux, les deux activistes continuent, tant bien que mal, à informer le monde entier des conséquences néfastes pour la population chinoise des préparatifs des JO.

Contacts presse
Fondation de France : Magali Mévellec / Tel: 01 44 21 31 91 / Email : magali.mevellec@fdf.org

Reporters sans frontières : Cédric Gervet / Tél: 01 44 83 84 74 /
Email : communication2@rsf/org

— LE JOURNALISTE DE L’ANNÉE qui, par son activité professionnelle, ses prises de position ou son attitude, a su témoigner de son attachement à la liberté de l’information.

Le lauréat est l’Erythréen Seyoum Tsehaye. Agé aujourd’hui de 54 ans, Seyoum Tsehaye a démarré sa carrière de journaliste dans les montagnes, au sein de la guérilla indépendantiste de l’EPLF. Après l’indépendance, il prend la tête de la télévision nationale, puis de la radio, avant de démissionner en réaction à la dérive autoritaire de son ancien compagnon d’armes, le président Issaias Afeworki.

Il se met alors au service de cette presse privée insolente qui porte haut et fort les revendications démocratiques, après la deuxième guerre avec l’Ethiopie (1998-2000). Il est arrêté dans la rue, le 21 septembre 2001, au premier jour des grandes rafles qui conduisent en prison les réformistes du parti unique, les journalistes les plus connus et tous ceux qui ont manifesté leur opposition au régime de fer du chef de l’Etat. Son état de santé est préoccupant. On ignore où il est détenu. Il n’a jamais eu droit à une visite ni à un avocat. Il n’a jamais été inculpé et n’a comparu devant un tribunal.

Les autres nominés 2007 dans cette catégorie étaient Iqbal Athas (Sri Lanka), Hollman Morris (Colombie) et Jila Baniyaghoob (Iran).

— UN MEDIA qui incarne le combat pour le droit d’informer et d’être informé.

Le Prix est attribué à Democratic Voice of Burma. Fondée en 1992 par un groupe d’étudiants démocrates rescapés des massacres de 1988, la radio-télévision Democratic Voice of Burma, basée en Norvège, a été l’un des rares médias à pouvoir envoyer des images sur la répression des manifestations de septembre 2007. Grâce à des réseaux de journalistes travaillant dans la clandestinité, la radio et la chaîne de la télévision DVB gênent les généraux de Rangoon habitués à contrôler scrupuleusement les informations diffusées par les médias.

Les autres nominés 2007 dans cette catégorie étaient Echo de Moscou (Russie), Agos (Turquie), Umuseso (Rwanda) et Tu do Ngon luan (Viet-Nâm).

— UN DEFENSEUR de la liberté de la presse.

Le Prix est décerné à l’Observatoire irakien de la liberté de la presse (JFO). Cet organisme été créé en 2004, après que de nombreux journalistes ont été emprisonnés et malmenés par les forces de l’ordre irakiennes. Les membres fondateurs du JFO ont pour la plupart été victimes de cette brutalité policière et ont décidé d’unir leurs forces pour venir en aide aux journalistes emprisonnés. Cette organisation est devenue en quelques années l’une des sources les plus fiables pour recenser les atteintes à la liberté de la presse en Irak.

Les autres nominés 2007 dans cette catégorie étaient Institute for Reporters Freedom and Safety (Azerbaïdjan), Abraji (Brésil) et Beatrice Mtetwa (Zimbabwe).

— UN CYBERDISSIDENT empêché de nous informer via Internet

Le Prix récompense Kareem Amer (Egypte). “Un an déjà et je suis toujours privé de liberté. La douleur de l’expérience m’a appris qu’aucun sentiment n’égale celui de l’injustice", écrivait le jeune blogueur Kareem Amer, depuis sa prison, en septembre 2007. Abdel Kareem Nabil Suleiman, 23 ans, plus connu sous le nom de Kareem Amer, a été condamné à quatre ans de prison pour avoir critiqué sur son blog la dérive autoritaire du président Hosni Moubarak et dénoncé le fonctionnement de l’université sunnite Al-Azhar, dans laquelle il étudiait le droit.

Les autres nominés 2007 dans cette catégorie étaient Nguyen Van Dai (Viêt-Nam), Roger Santodomingo (Venezuela) et Yang Zili (Chine).

— UN PRIX SPECIAL CHINE, huit mois avant l’ouverture des JO

Ce prix spécial a été attribué au couple Hu Jia et Zeng Jinyan. Rares sont ceux dans le pays qui les soutiennent publiquement. Ils ne renoncent pas pour autant : "Parfois, nous sortons dans la rue avec des tee-shirts imprimés avec les messages ‘Sous surveillance’ ou ‘Liberté d’expression’. Mais les policiers nous forcent à rentrer chez nous." Pour eux, le gouvernement doit accomplir plusieurs changements majeurs avant l’ouverture des Jeux olympiques. Il doit notamment libérer tous ceux qui sont détenus pour s’être exprimés librement.

04/12/07 (B424) Les hommes de la semaine sont un sous-lieutenant dénommé Salah et son Patron, le Colonel OMAR HASSAN MATTAN de la FNP (déjà nominé dans l’ordre des Bourreaux ! ), directeur de la Sécurité publique. Leurs noms seront ajoutés à la liste des invidus qui se livrent à des missions illégales et auxquels des comptes pourront être demandés par une justice indépendante … (ARDHD)(Article mis à jour le 6/12 et le 7/12))

Nous inscrivons au tableau des hommes de la semaine, le sous-lieutenant Salah et son Patron, le Colonel OMAR de la FNP, directeur de la Sécurité publique, pour avoir procédé à l’arrestation illégale du Président de la LDDH, Jean-Paul Noël Abdi, sur la voie publique, le dimanche 2 décembre 2007, puis à la confiscation des clefs de son véhicule et de son téléphone portable.

Agissant sans mandat d’arrêt et en violation de la Loi, ils ont véritablement knidnappé ce Défenseur des Droits de l’homme pour le conduire au Commissariat de Police.

Ces manoeuvres, ce procédé et ces méthodes sont indignes de fonctionnaires qui devraient montrer l’exemple dans le strict respect des Lois et décrets en vigueur.

Nous les dénonçons pour atteinte à la liberté, pour voie de fait et pour enlèvement arbitraire et séquestration. Nous ajoutons leurs noms à la liste N° 2 des Hommes et Femmes de la Semaine, contre lesquels des plaintes pénales pourront être déposées, le jour venu.

04/12/07 (B424) OBSERVATOIRE FIDH / OMCT : APPEL URGENT – L’OBSERVATOIRE – Détention arbitraire du Président de la LDDH – Jean-Paul Noël Abdi.

DJI 001 / 1207 / OBS 156
Détention arbitraire / Harcèlement
Djibouti
3 décembre 2007

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir d’urgence à propos de la situation suivante à Djibouti.

Description de la situation :

L’Observatoire a été informé de sources fiables de la mise en garde à vue et de la détention arbitraire de M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Selon les informations reçues, le 2 décembre 2007 à midi, M. Noël Abdi a été
arrêté par des agents de la police judiciaire, alors qu’il se trouvait dans sa voiture, en compagnie de son avocat. Il a ensuite été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Djibouti, où il a été interrogé sur la diffusion d’un communiqué de la LDDH dont il est l’auteur, dans lequel il dénonçait la corruption du pouvoir en place et le risque de fraudes électorales lors des législatives de janvier 2008.

Selon les informations reçues, les autorités tenteraient de le poursuivre pour "diffusion de tracts".

Le 2 décembre vers 21 heures, M. Noël Abdi a été transféré au centre de
rétention de Nagad, où il reste détenu. Ce centre se situe à 40 kilomètres
de la ville de Djibouti, et sa fonction officielle est de retenir les
personnes visées par une reconduite à la frontière, mais qui est
régulièrement utilisé pour détenir arbitrairement des défenseurs des droits
de l’Homme, journalistes, ou autres personnes considérées par le pouvoir
comme des opposants.

L’Observatoire dénonce fermement le caractère arbitraire de la détention de
M. Noël Abdi, d’une part, la garde à vue de M. Noël Abdi ne pouvant être
prolongée puisque la diffusion d’informations par le biais d’un communiqué
ne peut en aucun cas constituer un crime, mais un délit ; d’autre part, un
centre de rétention ne pouvant en aucun cas servir de lieu pour détenir des
ressortissants djiboutiens. De surcroît, ces faits s’inscrivent dans un
contexte de tensions croissantes entre le pouvoir en place et la société
civile djiboutienne, à l’approche des élections de janvier 2008.

L’Observatoire dénonce plus généralement le harcèlement judiciaire auquel
est confronté M. Noël Abdi depuis plusieurs mois, et rappelle qu’il a été
condamné le 11 avril 2007 à un an de prison dont 11 mois avec sursis et 300
000 francs djiboutiens d’amende par la Cour d’appel de Djibouti, au terme
d’un procès inéquitable, pour "divulgation de fausses nouvelles" et"diffamation"[1]. M. Noël Abdi s’est pourvu en cassation le 24 juin 2007.

Les derniers faits en date s’inscrivent dans un contexte de tensions
croissantes entre le pouvoir en place et la société civile djiboutienne, à
l’approche des élections de janvier 2008.

Actions requises :

L’Observatoire vous prie d’intervenir auprès des autorités de Djibouti et de
leur demander de :

i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique
et psychologique de M. Jean-Paul Noël Abdi;

ii. Procéder à sa libération immédiate et inconditionnelle
en l’absence de toute charge retenue à son encontre ;

iii. Mettre un terme à toute forme de harcèlement à
l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin
qu’ils puissent exercer leur profession et mener leur activité de défense
des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

iv. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des
Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1
qui dispose que "chacun a le droit, individuellement ou en association avec
d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et
international", son article 6(b), selon lequel "chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d’autres de publier, communiquer à
autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur
tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales", et son
article 12.2, qui dispose que "l’État prend toutes les mesures nécessaires
pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne,
individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace,
représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action
arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la
[…] Déclaration" ;

v. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la
Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et
internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par Djibouti.


Adresses :

. Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République,
Palais du
Peuple, BP 109, Djibouti Ville,
République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253
354 060 / 47 71.

. Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.

. Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République, Tel / Fax : 00
253 35 69 90.
Email : likmik@caramail.com.

. Mission permanente de Djibouti
auprès de l’Office des Nations Unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse,
Fax : + 41 22 749 1091.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch

. Ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique,
Tel : + 32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

***
Paris-Genève, le 3 décembre 2007

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du Prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence:

E-Mail : Appeals@fidh.omct.org
Tel et fax FIDH : + 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80
Tel et fax OMCT : +41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

04/12/07 (B424) Rencontre Guelleh -Sarkozy à Lisbonne le 7 décembre ? (ARDHD)

Si l’information est confirmée, la démarche est habile. Guelleh, même s’il est protégé par son immunité, évitera de passer offciellement par la France où des juges aimeraient bien l’inviter à partager une tasse de thé pour discuter de certains dossiers … criminels.

Sarkozy évitera de le recevoir à l’Elysée, ce qui aurait été mal perçu par les Défenseurs des Droits de l’Homme et par tous ceux qui soutiennent la lutte d’Elisabeth Borrel.

A suivre …