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28/12/07 (B427)LE FIGARO : Somalie: les islamistes prennent une ville

Des miliciens des anciens tribunaux islamiques somaliens ont pris le contrôle ce matin matin d’une localité du centre de la Somalie, quelques heures après le retrait des lieux de l’armée éthiopienne, ont indiqué des habitants.

Guriel (300 km au nord de Mogadiscio) était tenue par l’armée éthiopienne depuis la fin 2006, lorsque l’armée d’Addis Abeba et les forces gouvernementales somaliennes avaient mis en déroute les milices des tribunaux islamiques qui avaient contrôlé pendant quelques mois l’essentiel du centre et du sud de la Somalie.

"Les forces éthiopiennes se sont retirées de la ville pendant la nuit et les combattants des anciennes milices des tribunaux sont arrivées immédiatement après", a déclaré un chef coutumier de Guriel, Mohamed Haji Elmi, joint au téléphone depuis Mogadiscio.

27/12/07 (B427) ABSL RAMID / Compte rendu de la soirée de solidarité du 22 décembre 2007 à Bruxelles dédiée en hommage à Abdallah Leh.

L’issue de la soirée organisée par l’asbl Ramid avec le soutien de la communauté djiboutienne en hommage à l’artiste djiboutien, feu Abdallah Abdoulkader Abass dit Abdallah Leh, fût un succès.

La soirée a débuté à 19 heures 30, ouverture par un discours suivi de la lecture collective de la noble sourate « Alfatiha » en la mémoire de l’artiste et une prière collective aussi pour lui.

Les différentes présentations de danses se sont remarquablement bien déroulées, notamment les danses qui regroupent, le dinkaraytou, le barri-horra, le horra le barimo, le laalé, le malabo, le hoydado et le turunbawiyya.
Les artistes qui ont conduit le public au paroxysme de la joie sont les suivants :

– La star Abdoulaziz Ali Saleh, un artiste complet et généreux, 40 ans de carrière dans la musique au tempérament bouillonnant, au rythme effréné du twist et du rock’n’roll

– Abdoulkader Med Kassim alias Loky-Abdo qui a fait l’ouverture de la chanson en interprétant la chanson de Abdallah Leh « innah abnam tégémémik, qakulih gad na afat abnam », incontestable musicien de la communauté djiboutienne en Europe

– Ahmed Med Kamil dit « Hamma », que j’ai nommé l’homme du soukouss, c’est aussi un artiste complet

– Med Aboubaker dit « Mihina », un pianiste et chanteur de talent à la voix suave

Etaient présents à la soirée d’autres nouveaux talents tels que Aïnan, Zakiyyé et Tatass sans oublier les liégeois qui sont venus en nombre et en force : Med Ibrahim Chehem, Madina Loïta, Mounira et Omar Ahmed Houmed.

Grâce à tous ces artistes, le public a passé une soirée inoubliable, la beauté des danses se démarquaient par l’enthousiasme et la joie que manifestait le public dans la salle.

Au même titre que les danseuses et danseurs, les musiciens et les chanteurs ont démontré un très grand intérêt au bon déroulement de la soirée, du début jusqu’à la fin de la soirée, le public était en liesse, la joie et la bonne humeur étaient au rendez vous.

Toute le monde était en « mode fête ».

La communauté djiboutienne est « une » et « indivisible », cette soirée en est la preuve.

Nous (l’association Ramid) remercions tous les artistes qui nous ont honoré de leurs présences et qui ont animé cette soirée.

Nos remerciements vont également à Iftin et à l’association Kacan avec Ahmed pour leur contribution.

Pour finir, merci aussi à la communauté djiboutienne de Belgique, de France, de Norvège et de la Hollande pour leur soutien.

Par la même occasion l’asbl Ramid vous souhaite une très bonne année 2008.

Vice-Président de l’asbl Ramid
MEHEMFAREH ADDU Hassan
http://ramid.skyblogs.be
http://asblramid.aceboard.fr/

26/10/07 (B427) LDDH : La Corne de l’Afrique doit continuer à se mobiliser. Félicitations au Journaliste Le Gouil. Lettre ouverte au Père di Sandro, injustement emprisonné à Gabode, alors que la population se mobilise en sa faveur.

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 25 DÉCEMBRE 2007
La Corne d’Afrique
doit continuer à se mobiliser.

– Libération du Journaliste français Le Gouil,
– Lettre ouverte de soutien au Père Di Sandro.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les
Défenseurs des Droits de l’Homme de la Corne d’Afrique de se mobiliser toujours et ensemble pour que la Liberté d’Expression, la Liberté de la Presse soient un Réalité dans notre Région en particulier.

Il faut continuer à se mobiliser contre l’Impunité, et dans notre Région
contre le génocide et les crimes de guerre au Darfour et en Somalie depuis
un an.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste et restera fidèle au
juste et légitime combat pour la Vérité que mène les Journalistes d’ici ou
d’ailleurs.

Le silence tue et les Journalistes continuent de dénoncer !

Joyeux Noël et nos meilleurs voux pour le 60ème anniversaire des Droits de
l’Homme à Le Gouil à sa famille et à tous ses proches.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

________________________________________________ REUTERS

Le journaliste d’Arte libéré en Somalie

Par Abdigani Hassan, Reuters

BOSASSO, Somalie (Reuters) – Gwen Le Gouil, cameraman français enlevé au
Puntland le 16 décembre, a été remis en liberté lundi par ses ravisseurs, a
annoncé le ministre du Commerce et de l’industrie de cette région autonome
du nord-est de la Somalie.

« Le journaliste français vient juste d’être libéré et se trouve actuellement dans un hôtel (de Bossaso) avec des responsables, des chefs coutumiers et des diplomates », a précisé à Reuters Abdishamad Yusuf Abwan.

Il a ajouté: « Il est en bonne santé et s’en ira demain ».

Lors d’une brève conférence de presse à Bosasso, l’intéressé a déclaré: « Je me porte bien, je suis en bonne santé. Je suis simplement très fatigué mais je suis très heureux d’être libre, de rentrer en France et de revoir mes proches ».

Selon des témoins, Le Gouil a été remis en début de journée dans un hôtel de Bossaso par ses ravisseurs aux diplomates français.

Le ministre des Pêches, Ahmed Saeed Awnur, a déclaré qu’aucune rançon n’avait été versée. Les ravisseurs avaient, dans un premier temps, réclamé 80.000 dollars en échange de sa libération. « Le journaliste a été remis en liberté sans condition.

Les responsables de son enlèvement, quels qu’ils soient, devront répondre de leur acte devant la justice », a prévenu le Ministre.

TRAFIC DE MIGRANTS

Lors de la conférence de presse, un diplomate français a déclaré sous couvert de l’anonymat: « Nous quitterons le Puntland demain parce que c’est Noël ».

A Paris, la nouvelle de la libération du journaliste freelance, qui enquêtait dans cette région pour le compte de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, a été confirmée sans plus de précisions par une porte-parole du Quai d’Orsay.

De son côté, Reporters sans Frontières a fait de même en citant le secrétaire général de l’Union nationale des journalistes somaliens (Nusoj), Omar Faruk Osman.

« Gwen Le Gouil a été récupéré par des chefs coutumiers à mi-chemin de son lieu de détention. Il est maintenant libre, avec des diplomates français, dans un hôtel de Bosasso », a précisé le syndicaliste somalien.

Selon RSF, le journaliste français était détenu par une milice clanique opérant dans une région montagneuse. « Les revendications des ravisseurs, une bande connue pour organiser le passage de clandestins en Arabie saoudite via
le Yémen, étaient crapuleuses ».

Le journaliste enquêtait apparemment sur ce trafic de migrants.

Havre relatif de paix et de stabilité dans une Somalie par ailleurs en pleine anarchie, le Puntland est devenu ces derniers temps synonyme d’enlèvements et d’actes de piraterie et de racket.

Version française Jean-Loup Fiévet

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LETTRE OUVERTE.

PÈRE SANDRO ENCORE EN DÉTENTION ARBITRAIRE ON NE T’OUBLIE PAS.

« Peuple fidèle, le Seigneur t’appelle, en lui viens reconnaître
Ton Dieu, ton Sauveur. »
Chant d’entrée à la Messe de Noël
A Boulaos, le 25 Décembre 2007.

Tous les matins, Chrétiens ou Musulmans nous prions pour toi.

Du Mont Arrey, en passant par les Monts Mabla et celle du Day jusqu’au Mont Moussa Ali, les échos contre l’Injustice en République de Djibouti tonnent régulièrement.

Des membres des anciens de la Mission Saint Louis d’Ali Sabieh sont sidérés.

Des Assagohs de la Région d’Ali Sabieh sont choqués.

Vos témoignages de solidarité et vos appels caritatifs à travers « Justice et Paix » resteront toujours inscrites dans nos cours.

Votre rigueur dans le contrôle des Biens caritatifs doit servir d’exemple à tous ceux qui ont la responsabilité du contrôle de la gestion des fonds caritatifs et par extrapolation à la gestion des Biens Sociaux et des Fonds
Publics.

Père SANDRO, que Dieu TOUT-PUISSANT vous épaule à surmonter cette détention inadmissible, et dans un isolement injuste que l’on vous impose, dans la sinistre prison de Gabode.

Jean-Paul, au nom de tous vos amis
en République de Djibouti
qui pensent souvent à vous.
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Thème de réflexion

Aux croyants pratiquants, croyants non pratiquants ou non croyants. A la Jeunesse Djiboutienne décidée
de combattre l’injustice et l’Impunité.

Emprisonnement de Paul et de Sials

(Un jour que nous nous rencontrons à la prière, nous rencontrâmes une
servante qui avait un esprit divinateur ; elle faisait gagner beaucoup
d’argent à ses maîtres en rendant des oracles. Elle se mit à nous suivre,
Paul et nous, en criant : « ces gens là sont des serviteurs du Dieu
Très-Haut ; ils vous annoncent la voie du salut. » Elle fit ainsi pendant
bien des jours. A la fin Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit « Je
t’ordonne au nom de Jésus Christ de sortir de cette femme. » Et l’esprit
sortit à l’instant même.

Mais ses maîtres, voyant disparaître leurs espoir de gain, se saisirent de
Paul et de Sials, les traînèrent sur l’agora devant les magistrats et
dirent, en leurs présentant aux stratèges : « ces gens là jettent le
trouble dans notre ville. Ce sont de Juifs, et ils prêchent des usages qu’il
ne nous est permis, à nous Romains ni d’accepter ni de suivre ».

Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et
leur fixa les pieds dans le ceps)

26/12/07 (B427) AP : Deux travailleurs humanitaires étrangers enlevés dans le nord de la Somalie, au Puntland. (Info lectrice)

Des hommes armés ont enlevé deux travailleurs humanitaires étrangers mercredi dans le nord de la Somalie, a annoncé le ministre de l’Information de la région du Puntland.

"Deux travailleurs humanitaires étrangers ont été enlevés", a dit Abdirahman Mohamed Bangah. "Nous essayons d’avoir davantage d’informations".

Sahro Sheik Muse, une femme qui habite près de l’immeuble abritant l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF), a déclaré que les victimes sont des femmes travaillant pour MSF. Elle a précisé que l’une des deux est espagnole et l’autre argentine.

"Six hommes armés de fusils d’assaut AK-47 ont bloqué un minibus transportant les deux femmes puis ils ont pris leurs téléphones portables et ordonné au chauffeur et au traducteur de partir", a dit Muse interrogée au téléphone par l’Associated Press.

Une porte-parole de MSF à Nairobi au Kenya a déclaré qu’elle ne pouvait pas confirmer ces enlèvements. L’ambassade d’Espagne n’a pas pu être jointe dans l’immédiat.

C’est dans cette province semi-autonome du Puntland que Gwen Le Gouil, un journaliste français avait été enlevé contre rançon le dimanche 16 décembre avant d’être libéré lundi dernier. Le Gouil avait été enlevé à la sortie de la ville de Bossaso, située à environ 1.500 km au nord de Mogadiscio, donc loin de ce Sud en proie à une violente insurrection islamiste dans la région de la capitale.

Cette région connaît toutefois depuis plusieurs mois un regain de piraterie le long de ses côtes, et le port de Bossaso sert de base à de nombreux trafiquants qui font passer en bateau au Yémen des candidats à l’immigration clandestine à destination des pays du Golfe.

26/12/07 (B427) Cyber-Press (Canada) La Somalie, «un deuxième Irak» pour l’Ethiopie, selon Asmara (Info lectrice)

Le conflit somalien qui a fait des milliers de morts, constitue «un deuxième Irak» pour l’Ethiopie et ses partenaires internationaux qui ont soutenu l’invasion de la Somalie par les troupes éthiopiennes, a affirmé mardi le ministère érythréen de l’Information.

«La situation en Somalie est devenue un deuxième Irak pour le régime éthiopien et ses maîtres», selon un communiqué rendu public sur le site officiel du gouvernement érythréen.

«Maintenant qu’il est clair pour tout le monde que la guerre en Somalie est sans fin, le gouvernement américain, les Nations unies et la communauté internationale toute entière sont contraints d’admettre que leur analyse de la crise somalienne était erronée», poursuit le communiqué.

L’ONU et le département d’État américain ont accusé à plusieurs reprises l’Erythrée de soutenir le «terrorisme» islamiste en Somalie où l’armée éthiopienne est intervenue il y a un an pour chasser le régime instauré par les Tribunaux islamiques.

Depuis la débâcle il y a dix mois des islamistes somaliens qui ont perdu les régions qu’ils contrôlaient depuis la mi-2006, la capitale somalienne Mogadiscio est le théâtre d’attaques meurtrières constantes.

26/12/07 (B427) LIBERATION : Mogadiscio entre peur et survie.

Somalie. Un an après la chute des Tribunaux islamiques, les combats se poursuivent.

STÉPHANIE BRAQUEHAIS

Sur un mur défraîchi, des cornets de glace à la fraise et à la vanille sont peints à côté de l’inscription «Welcome boqoljirow» («bienvenue chez le très vieil homme»). Des dessins bariolés couvrent les murs criblés d’impacts de balles, comme ceux de la plupart des bâtiments de Mogadiscio. Un an après la chute des Tribunaux islamiques, le 27 décembre 2006, la capitale somalienne reste en proie à des affrontements quotidiens entre les insurgés et les troupes du gouvernement de transition, appuyées par l’armée éthiopienne.

Un bruit tonitruant s’échappe des trois générateurs de 270 kW que Hirsi Oumar, homme d’affaires d’une cinquantaine d’années, s’est procurés il y a dix ans. Il a acheté un congélateur pour vendre des pains de glace et a fait creuser un puits dans sa concession.

Palliant l’absence d’Etat et de services publics depuis 1991, il procure désormais de l’eau et de l’électricité à plus de 1 000 foyers dans le quartier Medina, dans le sud de la ville, relativement épargné par les combats. Ceux-ci ont surtout lieu au marché de Bakara, autrefois poumon économique de la ville et désormais déserté.

A Medina, quelques grenades explosent bien de temps à autre, suivies par des rafales de kalachnikovs… «mais ce n’est que le murmure familier de Mogadiscio», sourit Hirsi Oumar avec fatalité.

Porte close.

Pour la plupart des habitants qui ont choisi de rester dans la capitale somalienne, vidée de la moitié de sa population depuis janvier (600 000 personnes ont fui, selon les Nations unies), le quotidien se réduit à une lutte pour la survie et à la crainte des pillages.

«Nous sommes en sécurité ici, mais nous ne pouvons pratiquement pas bouger et tous les jours on a la peur au ventre», reconnaît une voisine, Fatma Mayor Mohamed, 45 ans, mère de 8 enfants, qui a acheté un four à pain et monté une petite boulangerie. Elle ajoute, fataliste : «On ne peut plus rien vendre, tout le monde est parti.»

Les maisons environnantes affichent pour la plupart porte close et volets fermés. Si elle s’installait à son tour provisoirement dans un camp de déplacés, elle sait qu’elle perdrait tout du jour au lendemain. «Ils seraient même capables de me voler le toit et les murs. Alors je reste», dit-elle. «Ils», ce sont les troupes régulières, les bandits isolés, n’importe qui possédant une arme, c’est-à-dire presque tout le monde.

«Seigneurs de guerre».

Aux abords de Mogadiscio, les camps de fortune se multiplient. A Daymarudi, vers la sortie nord, 30 000 personnes vivent sous des tentes de plastique et de branchages, attendant d’hypothétiques distributions de nourriture. Certains se risquent à faire de brefs allers-retours pour vérifier l’état de leur maison.

Ubah Sharif Ibrahim, jolie jeune femme de 28 ans et mère de 5 enfants, n’en a plus l’occasion. Elle évoque sa fuite du quartier Black Sea : «Les tirs avaient commencé le jeudi. Le lendemain, j’ai décidé de partir en prenant les enfants avec moi. Dix minutes après, j’ai su qu’un obus avait atterri sur ma maison.

J’ai toujours vécu à Mogadiscio, même au temps des seigneurs de guerre ou des Tribunaux islamiques, je n’ai jamais dû tout abandonner !» Ici, on ne se gêne pas pour afficher un soutien massif aux insurgés. «Tout ça, c’est à cause d’Abdullahi Yusuf [président du gouvernement de transition, ndlr], fulmine-t-elle. Il a appelé les Ethiopiens à nous envahir, et c’est pour cela qu’il est fort. Mais sans eux nous saurions le chasser. Nous avons l’habitude, depuis dix-sept ans !»

«Coma».

Chaque jour à Mogadiscio voit son lot de civils blessés, tués, victimes des échanges de tirs. Le Comité international de la Croix-Rouge, qui gère deux hôpitaux, a reçu 4 000 blessés de guerre cette année, soit le double de l’année dernière. A l’hôpital Medina, la mort est devenue un non-événement. Le docteur Osmane Abdulahi explique qu’une vingtaine de blessés sont arrivés aujourd’hui. Il passe d’un patient à l’autre, énumérant les blessures.

Il s’arrête au-dessus d’un jeune homme, entouré de bandages ensanglantés. «Celui-là a une vingtaine d’années, il marchait avec ses frères à Bakara quand un obus a atterri sur une échoppe. Il est dans le coma.» A peine a-t-il achevé sa phrase que le blessé s’agite.

Les infirmières se précipitent pour lui enfoncer une sonde et tenter de lui dégager les voies respiratoires. Un homme se met à gémir et à prier. C’est trop tard. Les infirmières enroulent le corps menu dans un drap. Ce jour-là, les familles sont allées récupérer les corps de huit autres personnes mortes lors de l’explosion de plusieurs obus à Bakara.

26/12/07 (B427) MOGADISCIO (AFP) – Somalie: les ravisseurs des employées de MSF encerclés, selon les autorités (Info lectrice)

Les forces de sécurité ont encerclé mercredi les ravisseurs de deux employées de Médecins sans frontières (MSF), enlevées le jour même dans le nord-est de la Somalie, selon les autorités locales.

"Les ravisseurs sont encerclés dans la zone montagneuse à l’extérieur de Bosasso et jusqu’à présent, la police a arrêté deux d’entre eux", a déclaré le ministre du Commerce de la région semi-autonome du Puntland, Abdishamad Yusuf Abwan, joint au téléphone depuis Mogadiscio.

Le ministre a également indiqué qu’un échange de tirs avait opposé ravisseurs et policiers, sans fournir d’autres précisions.

"Deux employées étrangères de MSF ont été enlevées par des hommes armés dans le centre de Bosasso. La police les poursuit", avait annoncé plus tôt dans la journée le ministre de l’Information du Puntland, Bile Mohamud Qabowsade.

Selon un responsable de MSF Espagne, les deux employées seraient une femme médecin espagnole et une infirmière de nationalité argentine.

La ville portuaire de Bosasso est la capitale économique du Puntland, région du nord-est de la Somalie fondée en juillet 1998.

Ces nouveaux enlèvements sont intervenus 48 heures après la libération lundi d’un journaliste français, Gwen Le Gouil, retenu en otage pendant huit jours au Puntland.

26/12/07 (B427) REUTERS : Deux Espagnoles travaillant pour MSF enlevées en Somalie (Info lectrice)

Des hommes armés ont enlevé deux travailleuses humanitaires espagnoles employées par Médecins sans frontières (MSF) au Puntland, région autonome du nord-est de la Somalie, annoncent leur chauffeur et un responsable local.

"Je conduisais les deux Espagnoles à l’hôpital local, et six hommes armés de pistolets se sont approchés et ont barré la route", a rapporté à Reuters le chauffeur somalien, qui a requis l’anonymat.

"Ils m’ont frappé très violemment et ont emmené les femmes dans leur voiture."

Lundi, le cameraman français Gwen Le Gouil a été libéré par ses ravisseurs, qui l’avaient enlevé dans cette même région de Somalie à la mi-décembre.

Tim Pearce,
version française Gregory Schwartz