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26/08/2014 (Brève 429) La fusillade à l’aéroport de Djibouti, lors du retour de Guelleh. Les questions se posent et elles devraient rester sans réponse. (ARDHD)

Selon l’ADI qui a curieusement publié la nouvelle sans le retard habituel, il s’agirait d’un membre de la Garde républicaine qui aurait ouvert le feu.

La question est de savoir ses motivations et la cible qu’il visait.

Est-ce simplement le cas d’un militaire qui a perdu la tête ? Ce n’est pas à exclure.

Ou le cas d’un homme qui agissait de sang froid dans un but bien précis. Sa cible était-elle IOG en personne ? Ce n’est pas à exclure non plus.

En tout cas, connaissant le régime et ses manipulations en communication, ce qui est certain, c’est que nous ne saurons jamais la vérité et même si elle nous était llivrée par L’Escale, personne ne la croirait.

En tout cas, s’il a agi en état de démence ou en pleine conscience, nous ne donnons pas cher de la peau de ce militaire qui va subir la fureur des inquisiteurs chevronnés du régime surtout quand il s’agit d’ appliquer la torture et ce avec les sinistres encouragements de Guelleh et de sa poulette, pardon sa Paulette.

10/01/08 (B429) ALERTE ROUGE Hasna, 12 ans, emprisonnée à Addis : l’Ambassade d’Ethiopie à Paris n’a toujours pas répondu à la lettre adressée conjointement par SURVIE et l’ARDHD. Il faut multiplier l’envoi de Fax à l’Ambassade d’Ethiopie à Paris (Nouveau modèle traduit en Anglais, par une militante)

L’Ambassade d’Ethiopie à Paris n’a toujours pas répondu au courrier que SURVIE et ARDHD lui ont envoyé vendredi dernier.

Nous sommes très inquiets pour la situation de cette fillette, car selon certains observateurs à Addis, le Commandant Balaye Dabase
du Commissariat de Police (ARADA KIFLAKATAMA POLICE TABIYA) aurait affirmé récemment du haut de son arrogance, que la fillette allait purger une peine de six mois ferme de prison, dans la prison centrale d’Addis.

Nous renouvelons tous nos appels au HCR et aux internautes pour qu’ils envoient des fax et des e-mails à l’Ambassade d’Ethiopie.

Rappel de la procédure.

N° de fax : + 33 (0) 1 43 06 52 14

Adresse e-mail : embeth@free.fr

______________________________ MODE D’EMPLOI

1 – Envoi par e-mail : copier le texte ci-dessous et insérer le dans votre mail (adresse ci-dessus)

2 – Envoi par fax : copier le texte dans un éditeur de texte pour imprimer la page après avoir ajouté la date et vos noms et prénoms. Envoyer le fax

______________________________ TEXTE proposé

To H.E. Mr. Girma Wolde-Giorgis Lucha
President of the Federal Democratic Republic of Ethiopia

And to Mr. Mélés Zénawi
Prime Minister

Care of
Mrs.Tadelech Halie-Mikael
Ethiopian Ambassador in France

 

XXX(*) January 2007

By Fax : + 33/(0) 1 43 06 52 14

Dear President,
Dear Prime Minister,

I was outraged to learn of the imprisonement of a 12 year old child in Addis Ababa’s central prison – Miss Hasna Mohamed Hassan, daughter of a Djiboutian refugee assigned to the HCR in Addis Abeba.

According to the information I received, the young girl had been kidnapped by a young ethiopian on December 7th 2007 whilst leaving school. After 17 days of confinement and probably violence, it is the young girl that has been inprisoned, and not the perpetrator of the crime.

I therefore ask for you to intervene in order that:
– the young girl be immediately freed and returned to her family,
– the person guilty of this crime and their accomplices be held to account by the law
– the girls father, who has been threatened and fears for his own life and that of his family, be put under protection

Yours most sincerely,

Full name (*)
________________________________________________

(*) A compléter

10/01/08 (B429) Elections ? Quelles élections ?? L’opposition est-elle absente, morte ou retraitée ? (ARDHD)

Depuis plusieurs semaines, on a parlé à mots couverts d’élections … à Djibouti.

Pratiquement aucune communication officielle ni sur l’ADI, ni sur La Nation : juste un mot sur la dernière séance de la 5ème législature et les souhaits de bonne forture aux partis politiques émis par son inénarable Président inamovible de l’Assemblée, petit doigt sur la couture du pantalon et regard tourné en permanence vers le moindre signe en provenance de l’Escale …

Hier mercredi la RTD a annoncé la fin du délai pour déposer les listes des candidats. Hormis le RPP et peut-être les partis de la majorité, personne pour relever le défi. Y aura-t-il un délai supplémentaire ? Rien ne le laisse supposer !

L’opposition a-t-elle vraiment boycotté le scrutin ? Certes, elle a des arguments pour cela. Combien il lui serait inutile d’aller se battre sur un champ miné par la fraude électorale massive, dont Guelleh tient toutes les ficelles … Qu’aurait l’opposition à faire dans un combat déloyal ? Rien, sauf à servir de faire-valoir à un faux semblant de rite démocratique …

Mais curieusement aucun communiqué n’a été diffusé, à notre connaissance, pour expliquer sa position et pour dénoncer les manoeuvres du régime. Pas un mot des partis qui affirment leur appartenance à l’opposition. Silence, rien à voir.

Au fond, ces élections auront-elles lieu ? Selon l’avis du Président de la LDDH, joint par téléphone, rien n’est sur. Il pense qu’aucune élection sérieuse n’aura lieu avant 2009.

Qu’elles aient lieu finalement ou pas, cela ne changera rien. On retrouvera les mêmes obligés et les mêmes repentis, qui oublient souvent (manque de temps ??) de se rendre au séance, sauf lorsqu’un quorum est nécessaire.

On retrouvera des Ministres, dont le Premier qui cumulent un poste dans l’exécutif et un mandat dans le législatif. Pied de nez à la démocratie, pied de nez au principe sacré du partage des trois pouvoirs ?

Bref, Guelleh a tué la démocratie. En prince illégitime, il a usurpé les trois pouvoirs, puisque le judiciaire est aussi sous son contrôle absolu.

Il fait emprisonner sans jugement, il fait torturer, il ruine le pays, il détourne l’argent public, il donne des concessions en toute opacité à des puissances étrangères et son épouse RPP (Reine Paulette de Pacotille) fait déporter les malheureux du quartier d’Arrhiba pour asseoir son empire immobilier.

Et ni la France, ni les USA, bien présents, ne trouvent rien à redire. L’U.E. paye et repaye le train de vie personnel du couple d’opérette et de leurs redistributions aux obligés.

Soyez rassurés, bon peuple, rien ne se passe à Djibouti …. tant que le peuple n’aura pas décidé de licencier le gros caporal et sa bande … ! Que c’est triste !

10/01/08 (B429) La presse en italie : nombreux articles pour dénoncer l’emprisonnement du Père di Sandro. (lecteur en Italie)

Un lecteur, que nous remercions au passage, nous a fait parvenir les copies de la presse italienne qui dénonce, preuves à l’appui, l’incarcération arbitraire et non fondée du père di Sandro de Pétris.

Nous allons traduire dans les prochains jours, certains articles pour en diffuser les informations principales.

VT / Vita Trentina explose pour dénoncer les faux soupçons qui ont été utilisés par la justice djiboutienne pour incarcérer le père di Sandro. L’archevèque de Djibouti, Monseigneur Giorgio Bertin exprime son sentiment et on peut comprendre qu’il dénonce un véritable tentative d’affaiblissement de l’église catholique. Pour quelles raisons ?

Lorsqu’un pays est en faillite par la faute de ses dirigeants, ces derniers doivent trouver un coupable … Cela s’est vu si souvent dans le passé … Aujourd’hui Guelleh qui a acculé le pays et le peuple à la ruine, se doit de trouver ses coupables : ce seront les autorités religieuses catholiques … ! Fera-t-il ainsi oublier ses possibles relations avec des membres importants d’Al Qaïda et les soupçons de financement ?

Avait-il prévu que cette affaire indigne et scandaleuse aurait pour conséquence, la médiatisation en Italie de l’Affaire Borrel et de sa possible implication dans le meurtre du magistrat ? En tout cas, c’est fait ! Jusqu’à ce jour, la presse italienne n’avait pratiquement jamais parlé de l’affaire Borrel. Aujourd »hui, cest fait !

Dans le cadre de son combat pour le Respect des Droits de l’Homme, l’ARDHD soutient la lutte du Père di Sandro et dénonce les harcèlements odieux dont il est victime.

10/01/08 (B429) NouvelObs / Les massacres oubliés de Somalie, d’Ogaden, du Nord-Kivu…

Afrique : Il n’y a pas que le Darfour

Plus de 350 morts et près de 100 000 personnes déplacées au Kenya, 200 000 réfugiés en danger de mort en Somalie, un million d?habitants de l’Ogaden au bord de la famine, une région entière du Congo, le Nord-Kivu, à feu et à sang : alors que la force internationale de maintien de la paix semble avoir du mal à se déployer au Darfour, d?autres crises, tout aussi tragiques mais oubliées de la communauté internationale, ensanglantent l’est de l’Afrique…

Longtemps indifférente aux 200 000 morts, aux 2,5 millions de déplacés et à l’impuissance des 7 000 soldats du contingent de paix africain perdus à l’est du Soudan, la communauté internationale semble enfin décidée à réagir, malgré les entraves obstinées du régime de Khartoum.

On se presse et on s’mpresse désormais au chevet du Darfour, où, selon l’ONU, les 13 000 humanitaires aujourd’hui présents sur le terrain parviennent à atteindre « la vaste majorité de la population affectée par le conflit ».

Et la désastreuse équipée des aventuriers de l’Arche de Zoé ne peut éclipser l’xceptionnelle mobilisation des organisations non gouvernementales : jamais auparavant elles n’avaient engagé autant de volontaires dans une opération de ce type.

La force « hybride » ONU-Union africaine qui devrait se déployer dans les prochaines semaines bute encore sur des obstacles techniques et politiques.

Bien sûr, tout n’est pas simple : l’ONU est encore à la recherche des vingt-quatre hélicoptères, dont six appareils d’attaque, qui devraient assurer sa mobilité et son soutien, et Khartoum s’oppose toujours au déploiement de contingents non africains, à l’exception des unités indienne et chinoise.

Conséquence de ces difficultés : 9 000 soldats seulement seront sur place en janvier. Mais lorsque les 26 000 hommes prévus seront déployés, la force mixte du Darfour, qui pourra compter sur l’appui des 3 500 hommes de la Force européenne (Eufor), dont 1 500 Français, sur le point d’arriver au Tchad, sera la plus importante mission internationale de paix jamais engagée.

Enfin, entre « interventionnistes », qui exigent l’ingérence d’une « force d’interposition armée » pour arrêter un « massacre généralisé », voire un « génocide », et les « pragmatiques », qui veulent s’en tenir à porter secours, le débat divise la communauté humanitaire.

Il exacerbe la réalité dramatique du Darfour et contribue à le placer sous le feu des projecteurs et en tête des agendas diplomatiques. Les Darfouriens seront les derniers à s’en plaindre. Mais, dès lors, qui prête l’oreille à ces millions d’autres voix, tout aussi meurtries et brisées, qui implorent le monde entier : « et nous »,

10/01/08 (B429) Radio-Trottoir / Flash info du 9 janvier 2007 (Lecteur)

« Dhiil haddu buuxsamo in uu fataho laa arke »
Attends toi que le bol, une fois rempli, déborde
Adage du Berger.
Struggle for life.

Cette année 2008 le tsunami de la révolte commence à s’annoncer à Djibouti.

Le syndrome du Kenya commence à faire sentir ses tremblements.

L’Opposition va-t-elle procéder au boycott actif des élections mascarades programmées?

Faut-il s’attendre au même scénario du Kenya ?

Les coupes coupes et les poignards des Issas et des Afars ont subitement disparu du centre ville.

Les touristes ont rien à se mettre sous les dents.

Une chose est plausible, car les jeunes Djiboutiens ne s’intéressent pas du tout aux tribus, ils ont que simplement une seule et unique rage, contre la Tribu du RPP dont ils…

Faut-il s’attendre au pire pour les RPPistes ?

Mais le vrai tremblement de terre prélude de l’éruption du volcan populaire est déjà perceptible avec la hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité.

Tout augmente !!!

Déjà dimanche dernier, lors d’une tournée des grosses 4×4 aux vitres fortement teintées (signe de l’opulence des dirigeants mafieux du RPP) les  jeunes et les mères des quartiers 6, 5 et 4 se sont révoltés de 20 heures à  23 heures provocant la fuite des grosses cylindrées et l’emprisonnement de  24 heures à Nagad.

Rikfi était particulièrement visé durant cette manif. Populaire.

En effet ce ministre aux réactions de drogués s’était permis de dire « que  le gouvernement n’acceptera plus que le Khat vienne en retard et à sommer la Sogik de rétablir le poids du Khat qui a nettement diminué et ce sans aucune augmentation des prix. »

Interdit d’augmenter le prix de la drogue.

Mais les autres denrées n’intéressent pas le gouvernement. N’est pas Rikfi ?

Décidemment le Ministre des « contrôles des prix » est ferme lorsqu’il s’agit de sa drogue préférée.

Espérons qu’il n’amènera pas de la drogue de l’Afghanistan qu’il garde en mémoire.

L’électricité va encore augmenter et il faut s’attendre encore après la récente augmentation du pain par ce même Rikfi à ce que les boulangers suivent l’exemple du cousin d’IOG pour réajuster en hausse le prix du pain.

En l’espace d’un an nous auront droit à trois hausses insupportables du prix de l’énergie électriques alors que les salaires des fonctionnaires restent encore gelés

(les fonctionnaires RPPistes ont d’autres avantages en nature) depuis 1986 pour ne citer que ces serviteurs d’une dictature sans nom silencieux face à l’opacité.

Le pétrole lampant tant utilisé par les ménages les plus pauvres a augmenté de 45% en une année. Il est facile de comprendre la révolte de ces jeunes qui vont à l’école parfois sans rien manger.

Evidemment, les cuisinières électriques sont du ressort d’Haramous, de l’Hôtel Impérial et d’autres hôtels financés par les Fonds publics et rapidement privatisés avec pour actionnaire occulte mais principal le Mafieux IOG.

C’est pour des raisons commerciales, qu’une forte délégation a rencontré  Meles à Diré Dawa lors du bicentenaire de la ville d’IOG et de sa clique. (Reste à savoir : quand ces anciens réfugiés de Diré Dawa actuellement au Pouvoir dans notre pays vont prendre leurs jambes à leur cou pour éviter tout lynchage par des jeunes en majorité affamés, humiliés et acculés au chômage).

Meles a tout simplement dit que le commerce en Ethiopie est libre et comme Sarko, il a prôné à l’indépendance de la Justice commerciale. Drôle de réponse.

D’ailleurs Meles et Sarko vont venir à Djibouti le 19 mars 2008, pour commémorer les tueries du 20 mars 1967. Une façon de légitimer le génocide en Somalie.

IOG et son pote Borré du Port sont entrain de prendre en douceur un vaste plan de licenciement ; d’ailleurs et déjà les premières vagues se font ressentir.

Attention, il ne faut pas trop remuer la vase à présent, car sinon le Ministre de la Justice et patron commercial sera obligé de refouler les membres du BIT attendu pour fin janvier 2008.

Ci-après

Une nouvelle méthode pour licencier des travailleurs de quinze années d’anciennetés ou plus. Ce n’est pas pour rajeunir des cadres qui n’ont même pas encore cinquante ans, mais tout simplement pour les remplacer par une main d’ouvre asiatique bon marché qui travaillerait pour une poignée de riz, dans le noir, sans aucune couverture sociale.

Après la traite des noirs est-ce une nouvelle formule de la traite des jaunes ?

Actuellement une trentaine de travailleurs du Port sont touchés.

Un jeune chômeur prêt au sacrifice

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Obiet : Résultat du Test des Superviseurs

Monsieur,

Par la présente, nous vous annonçons votre résultat au test que vous avez effectué il y a quelques mois.

Malheureusement, vous avez échoué á ce test car vous avez obtenu une note de
8,5 SUR 24.

Nous avons donc décidé de vous retirer de la fonction de Chef de Parc car
vous n’avez pas pu démontrer suffisamment vos compétences pour occuper un
poste aussi important et délicat.

Nous vous fournirons le soutien nécessaire afin de vous trouver d’autres fonctions au sein du TC que vous aurez loisir á accepter ou refuser.

En espérant vous voir prendre la bonne décision, nous vous prions d’agréer, Monsieur, nos sentiments distingués.

PAID Terminal à Conteneurs.

10/01/08 (B429) RSF : SOMALIE Un journaliste arrêté à Mogadiscio, un autre interpellé au Puntland

Reporters sans frontières demande la libération de Mohammed Shidane Daban, de la station privée Radio Banadir, arrêté le 4 janvier 2008 à l’aéroport international Aden Adde de Mogadiscio par les forces de sécurité du gouvernement fédéral de transition, et d’Idle Moallim, journaliste free-lance, arrêté le 5 janvier 2008 à Bossasso par les forces de police de la région semi-autonome du Puntland (Nord-Est).

"Il semblerait que la nouvelle année n’apporte aucun répit aux journalistes somaliens. Ils continuent d’être persécutés, arrêtés arbitrairement et harcelés dans ce qui est devenu le plus dangereux pays d’Afrique pour les médias. Nous appelons les autorités de Mogadiscio et celles de la région du Puntland à libérer immédiatement nos deux confrères, qui n’ont fait que leur travail. Leur maintien en détention est parfaitement incompréhensible", a déclaré l’organisation.

Le 4 janvier 2008, les forces de sécurité du gouvernement fédéral de transition ont arrêté Mohammed Shidane Daban à l’aéroport international Aden Adde de Mogadiscio, alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion. Tous ses bagages et ses documents ont été confisqués et on ignore à ce jour où le journaliste est détenu. Selon la National Union of Somali Journalists (NUSOJ), l’organisation partenaire de Reporters sans frontières en Somalie, cette arrestation pourrait être une réaction des autorités du gouvernement fédéral de transition à l’exil massif des journalistes somaliens à l’étranger, qui leur fait une très mauvaise publicité. Toujours selon la NUSOJ, 35 journalistes ont trouvé refuge au Kenya, 15 à Djibouti, 4 en Ethiopie et 3 en Ouganda depuis mai 2007.

Idle Moallim, journaliste free-lance travaillant parfois avec le site Somaliaweyn, a été arrêté à Bossasso par les forces de police de la région semi-autonome du Puntland le 5 janvier 2008. Il lui est reproché d’avoir couvert le trafic d’immigrants de la région côtière qui fait face au Yémen, utilisée pour l’embarquement d’armes et de clandestins à destination des pays du Golfe. Il est détenu au commissariat central de Bossasso.

En outre, le 3 janvier 2008, Mohammed Bashir Hashi, de Radio Shabelle, a été blessé à l’épaule et à la main gauche par des tirs échangés entre les forces gouvernementales et les insurgés, dans le quartier de Wardhigley, à Mogadiscio, alors qu’il couvrait la fusillade. Selon la NUSOJ, le journaliste était en train d’interviewer des passants fuyant les coups de feu quand un homme armé a tiré dans sa direction

09/01/08 (B429) Le Kenya au-delà des ethnies (Info lectrice)

Jean-Pierre Campagne journaliste et écrivain.
QUOTIDIEN : lundi 7 janvier 2008

Les affrontements postélection présidentielle au Kenya sont clairement une lutte pour la conquête du pouvoir avec une instrumentalisation et une utilisation ponctuelles de l’appartenance ethnique, entre un président sortant Mwai Kibaki qui semble bien avoir triché et un opposant, Raila Odinga, qui tente depuis longtemps, comme tenta d’ailleurs son père Oginga Odinga, de devenir président. Il faut rappeler que Raila Odinga avait soutenu Kibaki en 2002 à la dernière présidentielle – lequel l’emporta. Les anciens alliés sont devenus rivaux et s’entre-déchirent par soutiens militants interposés.

Tous les Kikuyus (ethnie de Kibaki) ne s’entre-tuent pas avec les Luos (ethnie d’Odinga), loin s’en faut. Seulement, au Kenya, indépendant depuis 1963 et qui n’a connu ses premières élections pluripartites qu’en décembre 1992, la politique, la démocratie, les luttes pour le pouvoir font leurs premiers pas avec les données locales et historiques. Lorsque le processus démocratique si fragile se grippe, l’une des armes locales peut être l’appartenance communautaire, ethnique, le réflexe identitaire, familial, le lien de la langue. Ici, dans cette Afrique, dans toutes les Afriques, les partis politiques n’existent même pas depuis une génération.

Les politiciens utilisent alors d’autres leviers pour susciter des soutiens.

L’ethnie, la région en sont. Dans le cas du Kenya, le facteur ethnique, s’il joue toujours comme lien identitaire, n’a jamais été déterminant pour la prise ou la conservation du pouvoir depuis l’indépendance. Ainsi le président Daniel Arap Moi, autocrate au pouvoir de 1978 à 2002, appartient à une petite ethnie, les Kalenjins, l’une des moins nombreuses sur la quarantaine existante. Ce n’est donc pas à coups de machette qu’Arap Moi s’est maintenu pendant vingt-cinq ans, et a gagné les premières et même les deuxièmes élections pluripartites : il a fait de la politique, c’est-à-dire qu’il a su s’allier avec des notables d’autres communautés, notamment les Masaïs, pour faire contrepoids aux Kikuyus qui représentent 22 % du pays, mais qui ont surtout traditionnellement un poids économique fort, car très présents dans l’agriculture et les affaires.

Et puis, Moi a fait comme tout autocrate, africain, russe ou chinois, il a confisqué longtemps les éléments du pouvoir politique, économique, médiatique, les a gardés dans son camp, et a su acheter qui il fallait. De plus, alors que la région d’Afrique de l’Est craquait de toutes parts dans les années 90 (Ethiopie, Somalie, puis Rwanda, Burundi) il a su vendre aux Occidentaux, bailleurs de fonds, la stabilité politique de son pays, en échange d’une relative tolérance de leur part. Moi fut un vrai politique, pragmatique, peu importe qu’il soit kalenjin, kamba ou kiisi. Il a d’ailleurs été finalement battu, en 2002, par une alliance Arc-en-ciel de plusieurs opposants. Là aussi, ce fut un choix politique clair pour Raila Odinga, le Luo, champion des classes populaires qui avait soutenu activement Kibaki le Kikuyu.

On peut dire sans trop se tromper que, si le Kenya était constitué d’une seule ethnie, il connaîtrait des troubles dès lors que les antagonismes politiques deviendraient trop exacerbés, non régulés par l’expérience démocratique.

D’ailleurs, l’exemple de la Somalie, voisine du Kenya, devrait faire taire tous les clichés racistes sur les guerres tribales chez les Noirs. Voilà un pays béni des dieux puisque habité à 98 % par une seule ethnie qui partage la même langue, la même religion, le même espace géographique et culturel. Hélas, pour les populations civiles, l’ancienne colonie italienne est en guerre civile depuis 1991. Pourquoi ? Parce que, comme ailleurs et, pour citer Flannery O’Connor, la romancière américaine, là aussi, «ce sont les violents qui l’emportent». Une poignée de chefs de clans qui guerroient au gré d’alliances multiples et tournantes pour le pouvoir, détruisent la vie de tout un peuple.

Toujours dans la corne de l’Afrique, l’Ethiopie et l’Erythrée ont connu une guerre fratricide très lourde en pertes humaines de 1998 à 2000. Elles s’affrontent maintenant par Somalie interposée. Mais qui dirige ces deux pays depuis 1991 ? Ce sont deux personnes que tout rapproche ethniquement. Issaias Afeworki, le président érythréen, est un tigrinya, chrétien orthodoxe. Meles Zenawi, le Premier ministre éthiopien, est un tigréen, chrétien orthodoxe. Leurs deux régions natales se touchent, et, d’ailleurs, ils furent longtemps alliés pour renverser Mengistu, en 1991, avant de s’affronter pour des raisons politiques, économiques, et d’hégémonie régionale.

Un petit saut au Gabon, sur l’Atlantique ? Là, Omar Bongo se perpétue au pouvoir depuis quarante ans, et, pourtant, il est batéké, d’une ethnie bien moins nombreuse que les Fans et les Pounous. Mais il sait acheter tout opposant qui se manifeste, et confisquer le pouvoir et l’argent. Il sait aussi jouer avec les relatives et bien discrètes exigences démocratiques des Occidentaux à son égard, notamment de la France.

Dans le cas du Kenya, comme dans tous conflits africains et du tiers-monde, l’aspect économique reste très important. On ne le répète jamais assez : l’Afrique est très riche mais les Africains sont très pauvres. Les très pauvres se font aisément enrôler pour trois fois rien, et peuvent servir de supplétifs lors de conflits politiques qui dégénèrent en conflits armés. Dans cette extrême misère, comme dans les bidonvilles de Kibera et de Mathare à Nairobi, les plus grands d’Afrique, la vie vaut peu, et l’exaspération née du dénuement est grande et explose très vite.

Parler de démocratie et de droits de l’homme, les pieds dans la boue, nuit et jour, entassés, envahis de moustiques et sans savoir si on pourra enfin manger le soir, ce n’est pas évident. C’est le quotidien de la grande majorité des Kényans, des Africains, des misérables qui tentent de survivre avec moins d’un euro par jour. Mais, à vivre sur place, à lire la presse locale, à écouter ceux qui peuvent étudier et s’exprimer, on ressent au Kenya, comme ailleurs, une véritable aspiration à une plus grande justice, une meilleure répartition des richesses, une vie politique aérée.

Ce n’est pas un hasard si plusieurs dictateurs prédateurs, maintenus au pouvoir par leurs alliances économiques avec des pouvoirs occidentaux et des multinationales, ont sauté, souvent après des manifestations de rues, parfois sanglantes. Alors, l’emploi perpétuel de clichés racistes à chaque explosion en Afrique nous prouve que le monde blanc s’aveugle à vouloir toujours diaboliser le continent noir. Hier encore, je disais à une amie que j’allais peut-être me rendre au Kenya. Dans sa réponse effarée, j’entendais : mais tu vas en enfer ! Non, je vais sur un très beau continent où des peuples misérables, pillés pendant des siècles, peu éduqués, parfois violents et ignobles, souvent poètes et philosophes, tentent de relever dignement la tête et de tracer leur histoire.

Dernier ouvrage paru : Le Papillon dans l’oreille de l’éléphant, Julliard, 2000.