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26/08/2014 (Brève 430) ALERTE ROUGE à propos de l’arrestation du chef du village de Sagallou. Traduit devant la justice ce mardi, l’audience a été reportée à une semaine. On l’a remis à Gabode.

Le Chef du village de Sagallou qui avait été arrêté par les forces armées, par mesure de représailles après les combats contre le FRUD, a été présenté aujourd’hui devant le tribunal. Comme à son habitude, le président de l’audience n’a pas jugé utile d’entendre la cause et il a reporté à la prochaine audience de mardi prochain.

En attendant cette personne a été remise en prison à Gabode, où l’on sait qu’il ne recevra pas les soins que son état exige. Nous maintenons notre alerte rouge

15/01/08 (B340) Libération : La France aura une base militaire permanente aux Emirats

La France disposera bientôt d’une « base interarmées permanente » aux Emirats arabes unis en vertu d’un accord signé aujourd’hui à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Abou Dhabi, annonce l’AFP. Cette base accueillera « de 400 à 500 personnels », précise la présidence de la République.

Les Emirats arabes unis et la France sont liés par un accord de défense et des exercices communs ont régulièrement lieu. En revanche, c’est la première fois que la France va disposer d’une base permanente dans le Golfe. A l’étranger, l’armée française dispose de bases permanentes uniquement en Afrique: Sénégal, Cote d’Ivoire, Tchad, Gabon et Djibouti.

18/01/08 (B430) ALERTE ROUGE / Manifestation du 26 janvier pour faire libérer Hasna Mohamed Hassan.

Nous recevons de nombreux soutiens dont nous publierons la liste complète très rapidement. Déjà les première associations qui soutiennent notre action :

SURVIE (France), la LDDH (Djibouti), SOS AFRICA,

15/01/08 (B430) Info intéressante glanée dans la presse spécialisée : la France prépare-t-elle un repli militaire sur une nouvelle base dans le Golfe persique ? (Lecteur)

Selon le journal Le Monde, un accord devait être signé, hier, entre la France et Abu Dhabi en vue de créer la première base navale française permanente dans le golfe Persique. Alors que les deux pays sont liés depuis 1995 par un accord de coopération militaire, leurs deux marines entretiennent d’excellentes relations.

Abu Dhabi accueille notamment le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle lorsque celui-ci est déployé au nord de l’océan Indien. Point d’appui logistique de la Marine nationale, Abu Dhabi devrait donc devenir une véritable base de la flotte française, permettant aux navires de bénéficier de ses importantes facilités portuaires et logistiques.

L’Emirat offrira, dans le même temps, une position géographique de choix. Il se situe, en effet, au coeur de la première région pétrolière et gazière mondiale, d’où part une grande partie des approvisionnements hexagonaux et européens. Abu Dhabi est également situé à proximité du détroit d’Ormuz, fermé à l’Est par l’Iran. Cette zone hautement stratégique, qui relie le golfe Persique à l’océan Indien, est vitale pour les économies occidentales, tout blocus du détroit pouvant entrainer une interruption des approvisionnements en pétrole.

En dehors des escales du groupe aéronaval et des frégates déployées dans la région, une réaffectation du navire embarquant l’amiral commandant les forces de l’océan Indien (ALINDIEN) ne serait pas à exclure. Ce bâtiment de commandement et de ravitaillement (actuellement le Var), est basé depuis de nombreuses années à Djibouti.

18/01/08 (B430) AP / Seize morts et 15 blessés dans des combats à Mogadiscio.

Au moins 16 personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans des combats à Mogadiscio, ont rapporté des témoins jeudi.

Les habitants de la capitale somalienne ont déclaré que des soldats éthiopiens et somaliens ont affronté des insurgés islamiques dans le sud de la ville, dans des combats qui ont causé la mort de six civils et en blessant dix. Deux soldats éthiopiens et deux somaliens figurent parmi les victimes.

15/01/08 (B430) Radio-trottoir. Attention le gouvernement essaie de monter la population contre les petits commerçants. (lecteur)

Une chose est là, cette situation est à haut risque car le Chef de l’Etat et le Ministre de l’Intérieur essayent de monter la population de la capitale contre les petits commerçants.

De plus amples informations suivront. A titre d’exemple, la focalisation contre les revendeurs de pétrole lampant …

__________________________________ Extrait ADI
13/01/2008 – Abus flagrants dans la vente de pétrole lampant : le gouvernement va sévir

Les détaillants de pétrole lampant sont désormais sur la sellette. Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, le ministère de l’Economie et des Finances entend procéder à des contrôles plus accrus sur tous les points de vente de ce produit afin de décourager les spéculateurs qui profitent sans vergogne de la situation. Le ministère concerné entend sévir désormais en retirant dans un premier temps les patentes aux commerçants surpris en flagrant délit. Le pétrole lampant est une denrée de première nécessité.



Le produit a toujours fait l’objet de spéculation. Celle en vigueur aujourd’hui suscite la colère des ménages djiboutiens, car le litre de kérosène a atteint jusqu’à 220 FD dans certains quartiers populaires de la capitale. Les revendeurs et détaillants se réfugient derrière des facteurs exogènes comme la flambée des cours mondiaux pour mieux se livrer à une spéculation sans vergogne. La limite du supportable semble être atteinte selon le communiqué de presse du Ministère de l’Economie et des Finances.



Notons que le gouvernement subventionne le commerce du pétrole lampant dont le prix unitaire est fixé à hauteur de 160 FD au mois de janvier 2008 en cours. Des sacrifices sont consentis en termes de recettes fiscales.

Le prix réel à la pompe sans subvention de l’Etat serait de 182,69 ED selon les analystes du Ministère de l’Economie et des Finances. Autant dire que les caisses de l’Etat accusent une perte de recettes de 22,69 par litre.



Or, le marché local absorbe mensuellement des quantités moyennes évaluées à 1 200 000 litres de pétrole lampant d’après les mêmes sources crédibles. D’où des rentrées fiscales en moins, de l’ordre de 27 228 000 FD, par mois. La forte spéculation autour du produit n’a, par conséquent, pas lieu d’être.



D’autant plus que la dernière structure des prix, établie quelques jours plus tôt, fait état d’un tarif FOB ( free on board) ou prix de référence de 117,35 FD en janvier 2008.

La grille permet également de cerner les niveaux des marges des professionnels du secteur. La société de vente du kérosène (SDVK), le distributeur exclusif, achète le litre de kérosène au prix de 151 FD auprès des sociétés pétrolières de la place.



SDVK cède le litre aux revendeurs pour la modique somme de 156,45. Lesquels devraient approvisionner le marché local à raison de 160 FD le litre. Les détaillants et eux-mêmes devraient se partager la marge de 3,55 FD par litre de pétrole lampant vendu aux ménagères.

Il est clair que les prix homologués sont loin d’être respectés. La logique du profit immédiat explique les abus flagrants observés dans ce secteur.

18/01/08 (B430) Grâce au travail et au dévouement des informaticiens, la base a été remise en ordre et nous reprenons nos publications sous le format habituel.

Les informaticiens ont achevé ce vendredi la remise en ordre de la base de données de l’ARDHD qui est devenue très volumineuse, ce qui explique les problèmes rencontrées.

Nous tenons à adresser à tous les techniciens qui sont intervenus, nos remerciements les plus sincères pour l’excellent travail qu’ils ont accompli.

Aussitôt réparé, nous nous sommes mobilisés au sein de l’équipe pour insérer tous les articles qui étaient diffusés sous un format provisoire.

Il faut savoir que la base de données est active depuis 5 ans et qu’elle contient près de 8.000 articles, accessibles à tout moment en ligne, grâce au système de recherche.

Cette semaine, la consultation a poursuivi son rythme et sa croissance avec une moyenne journalière de plus de 10.000 pages qui ont été consultées. Un grand merci à tous nos lecteurs fidèles et engagés pour la Défense des droits de l’homme et des libertés à Djibouti et dans la région.

16/01/08 (B430) LIBERO (Italie) Le Père Sandro, bouc émissaire des chantages France-Afrique (article écrit par Maria Acqua Simi et publié le 11 janvier 2008 , traduction de l’italien par Fabio de Petri)

________________________________________ Note de l’ARDHD
La presse italienne s’active pour dénoncer l’incarcération du Père Sandro de Pétris et elle porte désormais un regard accusateur sur le régime de Guelleh, sur ses dérives et sur toutes les violations des Droits de l’Homme et les abus de tous ordres qui sont commis chaque jour.

L’affaire de l’assassinat du Juge Borrel, dont on ne parlait que très peu en Italie, est désormais médiatisé chez nos voisins.
_________________________________________ Article de Libero

La cellule est petite, quatre pas sur sept. Aucun meuble sauf un petit matelas et les latrines. Dehors, l’aire étouffant annonce l’arrivé des grandes chaleurs et les moustiques qui ne donnent aucun répit. Depuis 77 jours père Sandro De Pretis, missionnaire à Djibouti, dans le Corne d’Afrique, est incarcéré sans aucune accusation précise.

“Mis en examen pour corruption de mineur” dit la magistrature djiboutienne. Mais il n’y a pas la moindre preuve. Il lui ont saisi son passeport de citoyen italien ; il l’ont mis en « détention préventive » à la suite d’une attaque virulente publiée par le seul quotidien national autorisé par le gouvernement local, « La Nation », contre la « France pédophile » et l’Eglise accusée d’organiser « un réseau pédophile ».

A ce jour ni les protestations du nonce apostolique Ramiro Moliner Ingles ni les demandes réitérées du consul d’Italie Gianni Rizzo n’ont abouti.

La diplomatie italienne a fait son travail, elle a fait bloquer aussi un financement important pour la construction d’un hôpital dans le pays.

En vain. « Ici, la magistrature ne veut pas élucider. Je vous remercie si vous arrivez à faire intervenir le Président du Conseil Romano Prodi » écrivait au mois de novembre le prêtre de sa prison.

Ainsi, quand le 8 décembre 2007 a eu lieu la rencontre entre les chefs d’état africains et européens à Lisbonne, où étaient présents Prodi et Guelleh (actuel président de Djibouti), on a pensé pouvoir parvenir rapidement à une solution. La Farnesina (Ministère des Affaires Etrangères italien) était au courant du problème. Mais personne n’en a parlé. Parce que “le père Sandro est simplement un bouc émissaire, victime d’intérêts bien plus grands » explique un ami du prêtre de Trento, Fabio de Petri.

Un prêtre qui dérange, pour être clair. L’hebdomadaire « Vita Trentina », dirigé par le père Ivan Maffeis, raconte dans un reportage courageux que derrière l’injuste détention du missionnaire se cache un épisode pas encore éclairci, qui s’est passé à Djibouti à la fin des années ’90 : l’affaire Borrel.

Au cours de l’année 1995 à Djibouti on trouve, dans un ravin, le corps calciné du juge Bernard Borrel.

Les autorités locales classent le dossier comme « suicide », mais la femme du juge n’est pas d’accord et demande à être reçue par Chirac. Elle ne reçoit aucune réponse. « Borrel était “coupable” d’avoir découvert des affaires de corruption et des affaires illicites – blanchiment d’argent, trafic d’armes entre autres – entre les autorités de Djibouti et certains coopérants français » explique Maffeis. C’est ainsi que l’on arrive à construire le mobile du « soi-disant geste désespéré ».

Le juge, catholique, n’aurait pas supporté le remords d’avoir cédé à la pédophilie. Note : à l’époque, le chef de la police secrète djiboutienne était Guelleh, aujourd’hui Président. Le dossier a été classé sans suite, même si beaucoup de personnes, italiennes et françaises, connaissaient la vérité. Maintenant, la veuve Borrel a obtenu de Sarkozy la poursuite de l’instruction pour assassinat et non plus pour suicide. Comme il y aura bientôt des élections à Djibouti, le président-dictateur veut éviter à tout prix, des interférences créées par ce dossier.

Comme avertissement, il a fait incarcérer le père Sandro, le seul prêtre italien témoin de sa despotique ascension au pouvoir. « Guelleh veut changer la Constitution, se représenter aux prochaines élections sans adversaires ; autrement il aurait du affronter les deux tours prévus par la Constitution » explique encore à « Libero » Fabio de Petri.

Pendant ce temps notre missionnaire attend que quelque chose se passe. Il se sent abandonné par les institutions, mais la foi est ferme. « J’ai au moins le confort des sacrements », dit-il à ceux qui viennent le voir. Dehors, ses pauvres de la paroisse d’Ali Sabieh l’attendent.