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26/08/2014 (Brève 430) ALERTE ROUGE à propos de l’arrestation du chef du village de Sagallou. Traduit devant la justice ce mardi, l’audience a été reportée à une semaine. On l’a remis à Gabode.

Le Chef du village de Sagallou qui avait été arrêté par les forces armées, par mesure de représailles après les combats contre le FRUD, a été présenté aujourd’hui devant le tribunal. Comme à son habitude, le président de l’audience n’a pas jugé utile d’entendre la cause et il a reporté à la prochaine audience de mardi prochain.

En attendant cette personne a été remise en prison à Gabode, où l’on sait qu’il ne recevra pas les soins que son état exige. Nous maintenons notre alerte rouge

17/01/08 (B430) REUTERS L’Erythrée accepte sa frontière « virtuelle » avec l’Ethiopie

________________________________________ Note de l’ARDHD
L’information est très importante. Ce litige pouvait laisser craindre des risques de guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Tous les différends ne sont pas réglés pour autant, mais la menace d’une reprise des combats dans cette région, s’éloigne un peu.

Les observateurs avaient craint un moment que l’Erythrée ne soit tentée de profiter de l’enlisement de l’Ethiopie en Somalie, pour lancer une offensive, d’autant plus que l’Erythrée soutient ouvertement les forces islamiques de Somalie …

Il est possible que la présence des forces américaines implantées à Djibouti ait eu tendance à modérer les ardeurs guerrières de l’Erythrée. Les USA n’ont jamais caché qu’ils soutenaient l’Ethiopie et qu’ils envisageaient d’inscrire l’Erythrée sur la liste des pays accueillant le terrorisme.
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ASMARA (Reuters) – L’Erythrée a annoncé qu’elle acceptait la délimitation "virtuelle" établie par une commission internationale de sa frontière avec l’Ethiopie et demande qu’Addis-Abeba retire ses troupes du territoire érythréen.

"Aujourd’hui, après cinq ans à tourner autour du problème central, la question est finalement réglée grâce à une délimitation virtuelle de la frontière", précise le communiqué publié dans le journal érythréen en langue anglaise Eritrea Profile.

Les autorités éthiopiennes n’ont fait, pour l’instant, aucun commentaire.

Les négociations entre les deux pays de la Corne de l’Afrique, qui se sont livré une terrible guerre entre 1998 et 2000, étaient dans l’impasse depuis 2002, quand une commission indépendante chargée de fixer la frontière commune de 1.000 kilomètres avait accordé la ville de Badme à l’Erythrée.

La commission de La Haye a terminé à la fin de l’an dernier de fixer "virtuellement" la ligne de démarcation, Asmara et Addis-Abeba n’ayant pu se mettre d’accord.

Entre 1998 et 2000, la guerre entre les deux pays a fait 70.000 morts et la persistance du différend frontalier a ravivé les craintes d’une reprise des hostilités.

En novembre 2006, la commission internationale, issue de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, avait donné un an aux deux pays pour délimiter leur frontière sur la base de ses propositions.

Devant les obstacles opposés à son travail sur le terrain, la commission a dû avoir recours à des techniques telles que la photographie aérienne à haute résolution pour déterminer les emplacements où des bornes devraient être placées afin de marquer le tracé frontalier dans les zones litigieuses.

L’Ethiopie a indiqué par le passé qu’elle ne reconnaîtrait aucune délimitation de la frontière contestée, jugeant "illégaux" les projets de la commission.

Aux termes de l’accord de paix qui a mis fin à la guerre en 2000, une force de paix de l’Onu comprenant 1.700 hommes surveille une zone tampon du côté érythréen de la frontière.

L’Erythrée entretient des relations tendues avec cette force, dont elle limite les vols d’observation effectués par des hélicoptères. Asmara a aussi expulsé des casques bleus occidentaux.

Jack Kimball, avec Tsegaye Tadesse à Addis-Abeba,
version française Guy Kerivel

18/01/08 (B430) REUTERS / L’Éthiopie rejette la frontière « virtuelle » avec l’Érythrée

ADDIS-ABEBA (Reuters) – L’Éthiopie a annoncé qu’elle rejetait la délimitation "virtuelle" établie par une commission internationale de sa frontière avec l’Érythrée, qu’Asmara venait un jour plus tôt d’accepter.

Les négociations entre les deux pays de la Corne de l’Afrique, qui se sont livré une terrible guerre entre 1998 et 2000, étaient dans l’impasse depuis 2002, quand une commission indépendante chargée de fixer la frontière commune de 1.000 kilomètres avait accordé la ville de Badme à l’Érythrée.

La commission de La Haye a terminé à la fin de l’an dernier de fixer "virtuellement" la ligne de démarcation, Asmara et Addis-Abeba n’ayant pu se mettre d’accord.

Mercredi, l’Érythrée a donné son accord à cette décision et demandé à Addis-Abeba de retirer ses troupes du territoire érythréen.

"La démarcation virtuelle est une absurdité juridique", a répondu jeudi Wahade Belay, porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères.

"Elle n’est pas valide et elle est inacceptable (…) Aucune démarcation de la frontière ne peut être reconnue si des délimitations ne sont pas tracées au sol et des bornes mises en place sur la base d’un accord entre l’Éthiopie et l’Érythrée", a-t-il ajouté.

L’Érythrée doit permettre à des soldats de maintien de la paix de l’Onu de circuler librement dans la zone tampon mise en place à la frontière afin que la démarcation puisse avoir lieu, a déclaré le porte-parole à Reuters.

Entre 1998 et 2000, la guerre entre les deux pays a fait 70.000 morts et la persistance du différend frontalier a ravivé les craintes d’une reprise des hostilités.

Aux termes de l’accord de paix qui a mis fin à la guerre en 2000, une force de paix de l’Onu comprenant 1.700 hommes surveille une zone tampon du côté érythréen de la frontière.

L’Érythrée entretient des relations tendues avec cette force, dont elle limite les vols d’observation effectués par des hélicoptères. Asmara a aussi expulsé des casques bleus occidentaux.

Tsegaye Tadesse,
version française par Guy Kerivel et Gwénaelle Barzic

17/01/08 (B430) Somalie: un collaborateur de la BBC brièvement interpellé (Info lectrice)

MOGADISCIO (AFP) — Un collaborateur somalien de la BBC, Ayanle Hussein Abdi, a été brièvement interpellé mardi à Beletwein, dans le centre de la Somalie, a-t-on appris mercredi de source officielle.

Le journaliste, qui collabore au service en Somali de la radio britannique, a été arrêté mardi, a indiqué le gouverneur de la province de Hiran, Yusuf Ahmed Hagar.

Un porte-parole de la BBC à Londres a indiqué mercredi que le journaliste avait été libéré sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. "Nous avons été soulagés d’apprendre cette nouvelle", a-t-il ajouté.

"Ayanle propageait (des rumeurs) sur la situation sécuritaire en diffusant des informations selon lesquelles personne ne vit en paix dans la région, et nous allons le traduire devant la justice", avait déclaré le gouverneur lors d’une conférence de presse.

"Il essayait d’échapper à l’arrestation lorsqu’il a appris (qu’il était recherché) mais ils l’ont intercepté sur le trajet de son domicile", a témoigné un confrère du journaliste, Osman Aden.

Selon l’association de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF), qui avait également annoncé son arrestation, trois autres journalistes sont également détenus à Mogadiscio, sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre eux, depuis le 4 et le 13 janvier 2008, rappelle RSF dans un communiqué.

"Les rares journalistes qui continuent de travailler sur le territoire somalien au péril de leurs vies sont des proies faciles. (…) Il est temps que le nouveau Premier ministre, Nur Hassan Hussein, dont le silence est incompréhensible, affirme que cela ne peut plus durer", a estimé RSF dans un communiqué.

18/01/08 (B430) A lire sur LOI cette semaine ….

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 19/01/2008
DJIBOUTI – Une liste unique aux législatives
Nombre de potentats africains vont jalouser le président Ismaïl Omar Guelleh qui vient de réinventer la liste unique pour les législatives du 8 février. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 19/01/2008
DJIBOUTI – Clarence Seedorf
Le gouvernement djiboutien vient d’accorder une parcelle de terrain au PK 20 à la Seedorf Champions Academy pour l’implantation d’un centre régional de formation au football financé par la fondation du footballeur néerlandais Clarence Seedorf . (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 19/01/2008
DJIBOUTI – Allen & Overy
( ) Ce cabinet d’avocats international a ficelé une partie du dossier de financement du terminal à conteneurs de Doraleh à Djibouti. (…)

15/01/08 (B340) Journal Chrétien / Le Nigeria va envoyer 500 soldats en Somalie

Le Nigeria a décidé d’envoyer un contingent de 500 hommes en Somalie dans le cadre de la Mission de l’Union africaine, a annoncé le directeur des relations publiques de l’armée nigériane, le brigadier général Solomon Giwa-Amu.

Giwa-Amu, qui se trouve actuellement au Libéria pour assister à la cérémonie de décoration de Casques bleus nigérians servant dans ce pays, a confié dimanche à la presse à Monrovia que le contingent nigérian n’attendait que les ordres de la hiérarchie pour se déployer.

Selon l’officier, le Nigeria dispose d’une force de 2.400 hommes tous grades confondus au Darfour, la province occidentale du Soudan, dans le cadre de la Mission de l’Onu au Soudan (MINUS) et 2.000 autres au Libéria pour le compte de la Mission de l’Onu au Libéria (MINUL).

Il a indiqué que le Nigeria était actuellement impliqué dans huit missions onusiennes de maintien de la paix à travers le monde, notamment au Libéria, au Soudan, au Burundi, au Sahara Occidental, en Sierra Léone, en Côte d’Ivoire, en Guinée et en Ethiopie.

De l’avis du général Giwa-Amu, l’armée nigériane considère la mission de paix comme un moyen de tester les capacités d’adaptation de ses troupes aux différents théâtres d’opération à travers le monde.

“Les opérations de maintien de la paix font prendre conscience au soldat qu’il est un pion dans la mise en œuvre de la politique extérieure du Nigeria ; elles l’exposent aux actions de sauvetage des vies humaines et de protection des biens de personnes étrangères”, a-t-il conclu.

18/01/08 (B430) AFP / Affaire Borrel: Paris veut sauvegarder ses intérêts stratégiques à Djibouti

PARIS (AFP) — La mort du juge Borrel en 1995 à Djibouti empoisonne depuis près de 15 ans les relations qu’entretient Paris avec son ex-colonie de la corne de l’Afrique, un petit pays à haute valeur stratégique où la France a installé sa principale base militaire à l’étranger.

Cet imbroglio juridico-politico-diplomatique se retrouve à partir de lundi devant la Cour internationale de justice, où Djibouti accuse Paris de manquer à ses obligations d’entraide judiciaire.

Les liens étroits entre la France et Djibouti se sont tendus en 2004 quand la justice française a abandonné l’hypothèse du suicide de Bernard Borrel pour privilégier celle de l’assassinat, dans lequel, selon des témoins, le président Ismaël Omar Guelleh serait impliqué.

L’affaire judiciaire est alors devenue une affaire d’Etat embarrassante pour la France qui conserve à Djibouti, indépendante depuis 1977, des intérêts de tout premier ordre. Paris maintient sa plus importante garnison outre-mer, soit 2.800 soldats des trois armes, dans ce micro-Etat qui occupe une position stratégique sur les rives du Golfe d’Aden.

"Cette base a permis d’assurer la sécurité des approvisionnements pétroliers pendant la première guerre du Golfe, de stabiliser la région lors du conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée, comme elle permet aujourd’hui de contrôler le trafic maritime en direction de l’Europe, via le golfe d’Aden et la mer Rouge", fait valoir l’état-major des armées françaises.

Djibouti et ses étendues désertiques sont aussi utilisés comme terrain d’entraînement pour des unités militaires françaises.

"C’est véritablement une des sentinelles de la Corne de l’Afrique", souligne de son coté le chercheur Philippe Hugon.

Une position stratégique dont la France n’a cependant plus le monopole, les Américains y ayant déployé 1.500 soldats dans le cadre de leur dispositif de lutte contre le terrorisme après le 11-septembre.

Une concurrence appréciée par Djibouti qui a ainsi desserré le lien de dépendance qui l’unit à son ancienne puissance coloniale et a pu ainsi exiger une hausse du loyer de la base française, qui s’établit désormais à 30 millions d’euros par an.

Par ailleurs, ces dernières années, Djibouti s’est tourné vers les pays du Golfe pour devenir un centre de transit régional de marchandises et varier ses sources de revenus.

Pour autant, Paris reste le premier partenaire commercial de Djibouti et tient à maintenir des liens "étroits et constants" avec ce pays. Sa présence militaire "permet d’éviter les tentations" belliqueuses de ses voisins, la Somalie et l’Ethiopie, relève par ailleurs M. Hugon.

Ces intérêts stratégiques sont l’une des raisons pour lesquelles, selon Elisabeth Borrel, la veuve du juge, les autorités françaises ont opéré "des pressions politiques incontestables" sur la justice. D’après des documents saisis au ministère des Affaires étrangères et au ministère de la Justice, il semble que Paris a, en effet, tout fait pour essayer de répondre aux exigences de Djibouti, notamment sur la transmission du dossier Borrel refusée par la juge Sophie Clément, en charge de l’affaire.

En 2007, l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy a semblé marquer un tournant. Après avoir été reçue en juin à l’Elysée, pour la première fois, la veuve du juge Borrel a expliqué que M. Sarkozy s’était engagé à ce qu’il n’y ait plus "d’obstructions" dans cette affaire. En décembre, le président djiboutien a rencontré M. Sarkozy à Paris et assuré que les deux pays étaient résolus à maintenir l’affaire Borrel "à l’écart" de leurs relations.

Et le président français a rappelé que Djibouti constituait "un maillon stratégique dans son dispositif militaire et diplomatique à l’étranger".

15/01/08 (B340) LE FIGARO avec AFP : Somalie: quatre civils tués à Mogadiscio

Quatre civils ont été tués aujourd’hui dans deux incidents séparés dans la capitale somalienne Mogadiscio secouée par des violences quasi-quotidiennes entre insurgés et troupes somaliennes appuyées par l’armée éthiopienne.

Des hommes armés non identifiés ont abattu deux civils soupçonnés de faire du commerce avec les troupes éthiopiennes.

« Je sais que l’un d’eux est un commerçant et les deux hommes ont été tués par trois assaillants alors qu’ils se rendaient vers la base militaire éthiopienne près de Arafat », a rapporté à l’AFP un résident du quartier, Husein Adan Yahye.