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26/08/2014 (Brève 430) ALERTE ROUGE à propos de l’arrestation du chef du village de Sagallou. Traduit devant la justice ce mardi, l’audience a été reportée à une semaine. On l’a remis à Gabode.

Le Chef du village de Sagallou qui avait été arrêté par les forces armées, par mesure de représailles après les combats contre le FRUD, a été présenté aujourd’hui devant le tribunal. Comme à son habitude, le président de l’audience n’a pas jugé utile d’entendre la cause et il a reporté à la prochaine audience de mardi prochain.

En attendant cette personne a été remise en prison à Gabode, où l’on sait qu’il ne recevra pas les soins que son état exige. Nous maintenons notre alerte rouge

18/01/08 (B430) Le Monde / Somalie: le président du Somaliland reçu au département d’Etat

Le président de la République autoproclamée du Somaliland (nord-ouest de la Somalie) a été reçu récemment par la secrétaire d’Etat adjointe chargée des Affaires africaines, Jendayi Frazer, a indiqué jeudi le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack.

Mais cette rencontre, la première à ce niveau depuis plusieurs années, ne signifie pas que les Etats-Unis s’apprêtent à reconnaître le Somaliland, a aussitôt précisé le porte-parole.

"Il n’y a pas de changement dans notre position au sujet de la reconnaissance du Somaliland", a-t-il déclaré. "Nous ne sommes pas sur le point de reconnaître le Somaliland".

"C’est un processus dans lequel l’Union Africaine est engagée et nous allons suivre la situation de très près, mais il n’y a pas de changement dans notre politique", a-t-il ajouté.

M. McCormack n’a pas précisé quand le président du Somaliland, Dahir Riyale Kahin, avait rencontré Mme Frazer. Mais selon une source diplomatique américaine, ils ont déjeuné ensemble lundi au département d’Etat.

Les Etats-Unis veulent avoir "autant de contacts politiques que possible avec des personnes responsables en Somalie, intéressées par le fait de construire des structures et des institutions démocratiques pour la Somalie et la conduire de là où elle est vers un avenir bien plus prometteur", a-t-il ajouté.

"La rencontre de Jendayi (…) tombe tout-à-fait dans cette catégorie et c’est une politique que nous allons poursuivre. Notre intérêt est de lutter contre le terrorisme en Somalie ainsi que dans la Corne de l’Afrique", a poursuivi M. McCormack.

"Tous ceux qui ont intérêt à voir une Somalie plus paisible et plus démocratique ont un rôle à jouer dans ce processus", a-t-il conclu.

Selon le Washington Post, les troubles récents au Kenya et en Somalie ont provoqué un débat au sein de l’administration américaine sur l’utilité de reconnaître le Somaliland, ancienne colonie britannique fusionnée avec la Somalie italienne à l’indépendance de 1960.

Le Pentagone, qui voit dans l’instabilité dans la Corne de l’Afrique un terreau pour al-Qaïda, verrait d’un bon oeil une reconnaissance de la république auto-proclamée, mais le département d’Etat s’y oppose, précisait le Post le mois dernier, citant des responsables des deux ministères.

Le Somaliland, où vivent un tiers des 10 millions de Somaliens, a fait sécession de la Somalie en mai 1991, cinq mois après la chute du président somalien Mohamed Siad Barre.

Doté d’institutions élues, d’une armée, d’une administration et d’une monnaie émise par la Banque centrale du territoire, il est considéré comme un îlot de relative stabilité dans une Somalie ravagée par la guerre civile depuis 1991.

16/01/08 (B430) TABLEAUX DE BORD POUR LE DIALOGUE. NOVEMBRE 2007 – JANVIER 2008. Sur l’urgence du report des élections législatives programmées pour le 8 février 2008


Le Président

TABLEAU DE BORD
DU 16 JANVIER 2008
sur l’urgence du Report des élections législatives
du 8 février 2008.

« La récente CENI n’est plus en scène par avortement textuel. »
Simple observation.

Note Liminaire.

Il m’est difficile de vous témoigner «de butte en blanc » mes activités personnelles passées notamment au sein de la première CENI, lors des élections législatives de 2003 dont j’avais été membre, non en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, mais tout simplement en tant que représentant d’un Parti Politique dont j’ai été membre fondateur et que son Président a rapidement choisi d’affilier à une certaine Mouvance Présidentielle pratiquement au Pouvoir depuis 30 ans, tristement connue pour ses violations des Droits de l’Homme, et, (si mes souvenirs sont bons), « mouvance » qui avait régulièrement «régné par la Force et la Terreur tout en bafouant la Constitution ».

Très franchement, en tant que simple Défenseur des Droits de l’Homme et compte tenu de mes acquis à la CENI, ainsi que, de mes connaissances sur les irrégularités dans les processus électoraux, il est actuellement, de mon devoir, à continuer d’informer les juristes des Droits de l’Homme.

A mon avis, il est temps qu’une Commission d’Enquête viennent en République de Djibouti dans les meilleurs délais.

 

Jean-Paul Noël Abdi
Président de la LDDH

Sur le Tableau de bord proprement dit.

La CENI du 6 janvier 2008, interdite de participer aux préparatifs des élections mascarades du 8 février 2008.

Ce Tableau de Bord est un encouragement aux responsables politiques actuellement au Pouvoir afin de les accompagner et de les convaincre à  demander Pardon, tout en reconnaissant aussi leurs erreurs parfois inoubliables.

Il est temps, pour le Peuple Djiboutien d’entamer la marche contre « la mauvaise gouvernance, le gaspillage des Fonds publics, . la prédation de certains dirigeants » (ces termes réels depuis des années dans notre pays semblent être mieux écoutés grâce à – Acte de décès de la « Françafrique »- : interview de Jean-Marie BOCKEL par le journal Le Monde).

I) – Nécessité incontournable d’un Dialogue sincère et transparent.

La République de Djibouti est indépendante depuis trente ans, c’est l’âge où l’on doit commencer à regarder ses erreurs du passé, c’est l’âge où il faut se préparer à ne pas tomber dans le piège des succès trompeurs, en particulier pour les hommes politiques non avertis et/ou embarqués par des soutiens artificiels.

C’est dans ce cadre précis, que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), s’est dès sa création investie dans la prévision des conflits internes et a toujours lancé des Appels pour la Paix lors du conflit armé au Nord et à l’Ouest de notre pays ;

Toujours dans ce cadre, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) continue aujourd’hui encore à prôner la transparence des élections dans le  strict cadre du dialogue avec l’Opposition Djiboutienne, tout comme elle  avait lancé des Appels, hélas non entendus, à l’approche des élections (à chaque fois vouées à l’échec car non démocratiques)

Rappelant que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait depuis sa création en mai 1999 régulièrement demandé la Transparence de toutes les  élections, en symbiose avec les Patriotes de l’Opposition Djiboutienne.

Rappelant qu’à toutes les élections législatives, et présidentielles, même lors d’une régionale morte née, la LDDH a toujours déclaré sa ferme détermination pour apporter ses encouragements et ses apports conceptuels, pour la concrétisation d’un processus électoral concerté, transparent, juste et équitable.

Rappelant que depuis le mois de novembre 2007, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, à travers des Tableaux de Bord (ci-après), exprimé ses plus vives inquiétudes quant à l’avenir de notre pays, hélas encore et toujours, coffré avec la présence des Forces Armées Etrangères, sur son sol, attachées au statut quo et au maintien d’un seul « Parti politique » lors des scrutins.

II) – La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

– Saisit toutes les Organisations Internationales et Régionales des Droits de l’Homme et leur demande de se mobiliser afin de dénoncer les dangereuses  élections mascarades qui s’annoncent d’ores et déjà en République de Djibouti pour le 8 février 2008 ;

– Demande au Parquet du Tribunal de Djibouti de se saisir, conformément au Code Pénal Djiboutien, pour mettre devant leurs responsabilités tous les responsables de l’Etat qui ont refusé l’applicabilité, doublée par des vices de formes inadmissibles et des lacunes dans les textes juridiques signés par le Chef de l’Etat en cette période préélectorale.

– Regrette le silence permanent du Conseil Constitutionnel face aux constantes irrégularités, avec tous les dangers de cette arme de guerre électorale qui risque de déstabiliser la Paix dans notre pays.

– Souhaite que le Chef de l’Etat ne s’enferme pas dans une logique de la « fuite en avant » et lui demande de procéder rapidement à l’ouverture d’un Dialogue avec les Partis de l’Opposition, afin que dès Septembre 2008 des Elections Législatives Transparentes, Justes et Equitables voient le Jour dans notre pays.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

18/01/08 (B430) Le monde diplomatique / La France, puissance du Golfe ?

Le président Nicolas Sarkozy serait-il un « va-t-en-guerre », un adepte de la confrontation sur les terrains les plus « chauds » du monde ? Après l’Afghanistan, où il a multiplié ces derniers mois les gestes d’un engagement plus actif, le Golfe — où il vient de conclure un accord pour l’installation d’une nouvelle base militaire permanente à Abou Dhabi, près du détroit stratégique d’Ormuz, face à l’Iran.

L’arrangement signé le 15 janvier avec les autorités des Emirats arabes unis, lors d’une visite de quelques heures du chef de l’Etat français, est un « accord de présence », qui ouvre la voie à l’installation d’une base interarmées (1) avec un effectif de 4 à 500 militaires, dont un tiers seraient installés dans l’actuel port de commerce d’Abou Dhabi.

La base assurera le soutien des navires de la marine nationale en mission dans le Golfe et l’Océan Indien, ainsi que l’accueil de l’ensemble des moyens militaires que la France déploie régulièrement dans le cadre d’exercices interarmées menés en coopération avec les armées des pays du Golfe.

Si l’on en croit M. Sarkozy, les Emirats arabes unis, liés à la France par un accord de défense réciproque depuis 1995, demandaient l’implantation de cette base, « pour que la France participe à la stabilité de cette région du monde ». Ils auraient exprimé « le souhait qu’une partie des forces qui sont stationnées à Djibouti migrent dans le Golfe, une région essentielle ».

Les responsables français font valoir que les petits Etats sunnites du versant sud du Golfe — îlots de prospérité, emportés par un développement fulgurant dû à l’augmentation des prix du pétrole, mais inquiétés par l’activisme et l’intransigeance de l’Iran chiite, la grande puissance du Golfe « persique » — sont à la recherche de garanties de sécurité auprès de leurs partenaires occidentaux, notamment américains.

Les Etats-Unis sont très présents : l’état-major de la Ve flotte est installé à Bahreïn ; le quartier général du Central Command et le Centre d’opérations aériennes pour tout le Proche-Orient sont au Qatar ; des garnisons et des dépôts sont stationnés au Koweït ; les Emirats arabes unis et Oman offrent des facilités aériennes à leur aviation…

Cette création d’une base française dans le Golfe peut être interprétée comme un nouvel indice de l’alignement de M. Sarkozy sur la stratégie américaine au Proche-Orient. Mais aussi comme le désir de certains de ces émirats d’échapper à une emprise américaine totale, en diversifiant leurs partenaires ou « parrains ». L’école militaire supérieure de Saint-Cyr ouvrira prochainement à Doha une branche qui formera les officiers des armées de terre du Qatar et de plusieurs autres Etats du Golfe.

Des navires de la marine nationale française font déjà escale aux Emirats une trentaine de fois par an. L’armée de l’air y organise deux fois par an un stage pour les pilotes de chasse. L’armée de terre effectue dans la région vingt-cinq exercices annuels, avec échanges d’unités et d’officiers. Un exercice inter-armée Gulf Shield (Bouclier du Golfe) mettra aux prises, en février et mars, 1 400 militaires émiratis et qataris, ainsi que 400 français.

C’est en tout cas la première fois que la France sera implantée dans le Golfe, qui plus est dans l’un des secteurs les plus stratégiques : le détroit d’Ormuz, par où transite 40 % du pétrole mondial. Le chef d’état-major particulier du président français, l’amiral Edouard Guillaud, y a vu « une petite révolution géopolitique », la France ouvrant pour la première fois depuis cinquante ans une nouvelle base, et de plus hors de son ancien domaine colonial africain.

Le « dépouillement » partiel de la garnison de Djibouti — actuellement la principale implantation militaire française en Afrique, et qui devrait le rester — préfigure sans doute une reconversion du réseau des bases militaires françaises en Afrique, d’un entretien coûteux et objet de nombreuses critiques sur le continent noir.

Cette reconversion pourrait être évoquée dans le prochain Livre blanc sur la défense et la sécurité, prévu pour fin mars.

L’ouverture de cette base d’Abou Dhabi — qui ne devrait pas être entièrement opérationnelle avant le début de l’an prochain — suscite d’autres interrogations : est-ce un changement de politique de la France, qui jusqu’ici avait choisi d’être au Proche-Orient « une puissance d’équilibre diplomatique et non une puissance militaire » (M. François Bayrou, président du Mouvement démocrate) ?

Y a-t-il un risque d’être entraîné dans un conflit local ou régional, notamment avec l’Iran, qui souhaiterait contrôler le détroit d’Ormuz ? Cette décision, prise sans consultation, n’est-elle pas en contradiction avec le souhait affiché d’associer plus étroitement le Parlement au suivi et à l’approbation des opérations extérieures ?

Philippe Leymarie

(1) Commun à plusieurs armées : de terre, de mer, de l’air.