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24/01/08 (B431-B) Liberté-Algérie : Etranger (Mardi 22 Janvier 2008) L’accord est imminent entre Rabat et Washington (Lecteur)

________________________________ Note de l’ARDHD
Guelleh a perdu ce coup là !!! Un manque à gagner certain pour lui ….
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La base de l’Africom sera installée au Maroc

Par :Abdelkamel K.

Mettant à profit le refus de nombreux pays africains, dont l’Algérie, d’accueillir le siège du commandement militaire américain (Africom), le royaume du Maroc a négocié et conclu en douce avec les États-Unis l’installation de cette structure militaire sur son territoire.

Mary Carlin Yates, la commandante adjointe civile de l’Africom, disait donc vrai en affirmant lors de sa vidéoconférence à l’ambassade américaine à Alger le 16 janvier dernier, que des pays africains postulaient pour abriter le siège de ce commandement militaire.

En fin de compte, c’est le Maroc qui en sera la terre d’accueil.

Le Maroc est sur le point de conclure un accord avec les États-Unis sur l’installation à Tan Tan d’une base du commandement militaire en Afrique (Africom). L’information a été révélée par Mary Carlin Yates, lors d’une vidéoconférence similaire à celle d’Alger avec les journalistes marocains à Rabat.

La numéro deux de l’Africom a indiqué que des membres du Congrès américain ont mis les dernières retouches à un accord avec les autorités marocaines, au cours d’un récent séjour au Maroc, pour que la base devant abriter le commandement militaire US pour l’Afrique sera édifiée pas loin de Tan Tan dans le sud, à la limite des frontières du Sahara Occidental.

C’est la bourgade de Ras Dari qui a été choisie pour abriter ce projet.

Des négociations entre le renseignement américain et les services secrets marocains ont préparé le terrain à cet accord conclu par les congressmen US, lesquels auraient visité d’autres pays africains, alliés de Washington, qui étaient sur les rangs pour accueillir le siège de l’Africom. Des experts américains ont réalisé une étude topographique du terrain, qui se prête idéalement à un tel projet en raison de la proximité des côtes atlantiques marocaines, d’où la facilité pour l’US Navy de s’en approcher.

Transmise au Pentagone, la proposition a été entérinée par le département de Robert Gates, qui entamera prochainement la livraison des équipements nécessaires à la construction de la base.

En échange de ces facilités, les États-Unis ont proposé au Maroc une contrepartie financière, sous forme d’aide très séduisante, indiquent les mêmes sources.

Ceci étant, la présence militaire américaine au Maroc ne constitue pas un fait nouveau dans la mesure où le royaume alaouite a autorisé en 1983 les États-Unis à édifier plusieurs installations de ce genre, dont la plus célèbre est la base aérienne de Ben Jarir, située à une soixantaine de kilomètres de Marrakech. Rabat a également proposé aux USA de construire des bases au Sahara Occidental, mais Washington, qui ne reconnaît que l’administration marocaine dans ce territoire, et non sa souveraineté en raison de la contestation du Front Polisario, a rejeté cette offre.

Ainsi, Mohammed VI a mis à profit le refus de nombreux pays africains d’accueillir le commandement de l’Africom, dont particulièrement l’Algérie et le Nigeria, pour soumettre sa proposition. Une aubaine que le Pentagone ne pouvait se permettre de rater au vu de l’hostilité de la majeure partie des États du continent à ce projet.

Nombre d’entre eux ont justifié leur position par le fait qu’une présence militaire US sur leur territoire pourrait être à l’origine d’attentats terroristes. Il est de notoriété publique que la nébuleuse Al-Qaïda de Oussama Ben Laden s’attaque aux intérêts américains partout dans le monde.

K. ABDELKAMEL

24/01/08 (B431-B) AFRIQUE EN LIGNE / Reconstruire la Somalie: L’UA prépare une « feuille de route »

Malgré les difficiles tentatives faites pour restaurer le calme et le bon sens en Somalie, l’Union africaine (UA) a l’intention de tracer une feuille de route impliquant tous les acteurs internes et externes dans l’avenir de la nation, apprend-on d’un haut responsable de l’Union africaine.

Said Djinnit, commissaire de l’UA à la Paix et à la Sécurité, a fait savoir que le processus de réconciliation politique et national de la Somalie, la sécurité publique, les questions humanitaires, la réhabilitation des infrastructures et le renforcement des capacités institutionnelles seront pris en charge par la feuille de route envisagée.

"L’objectif global est de permettre aux institutions locales de fonctionner avec efficacité", a expliqué M. Djinnit.

A l’occasion d’une réunion organisée le 13 janvier 2008, à Mogadiscio, avec le nouveau Premier ministre somalien, Nur Hassan Hussein et son gouvernement, M. Djinnit avait indiqué que l’UA jouerait le rôle de facilitateur de la feuille de route, en collaboration, en particulier, avec le Conseil de sécurité des Nations unies, la Ligue arabe et les Etats membres de l’UA ayant fourni des contingents dans le cadre de l’opération de maintien de paix en Somalie.

Rappelant comment la situation en Somalie avait pris une nouvelle tournure suite aux combats entre les troupes éthiopiennes et les forces de l’Union des tribunaux islamiques, en décembre 2006, M. Djinnit a regretté que la communauté internationale n’ait pas saisi cette opportunité pour venir en aide à la population.

"Malgré l’insuffisance de ses ressources et de ses capacités, l’UA avait pris, en janvier 2007, la décision historique de déployer une opération d’appui à la paix en Somalie", a-t-il noté, tout en expliquant que l’objectif était non seulement de fournir un appui à la sécurité, mais encore de soutenir le processus politique mis en oeuvre dans le pays et de faciliter l’aide humanitaire en faveur des populations souffrant de la guerre depuis 16 ans.

Depuis lors, faisant fi de ses problèmes économiques, l’UA a affronté les difficultés en procédant au déploiement des troupes de maintien de la paix, en les équipant et en veillant à leur entretien dans une situation explosive.

"Plus d’un an après cette décision, nous, de l’Union africaine, sommes profondément frustrés de constater l’absence de soutien de la communauté internationale en général. Dans l’ensemble, le processus n’a bénéficié d’aucun appui réel", a encore déploré M. Djinnit.

La Somalie est probablement le pays du continent africain qui pose les problèmes de sécurité les plus importants et les dirigeants africains se demandent pourquoi le Conseil de sécurité a rechigné à faire face à ses responsabilités universelles dans le domaine du maintien de la paix et de la sécurité dans ce pays.

Dans sa dernière appréciation de la situation dans le pays, la Commission de l’UA constate, sans mettre de gants, que les acteurs somaliens et la communauté internationale ont tous raté l’occasion qui leur était offerte de mobiliser la volonté politique nécessaire pour installer durablement la paix et la réconciliation dans le pays.

Lors de leur sommet, la semaine prochaine, à Addis-Abeba, les chefs d’Etat africains auront encore une fois à traiter de la lancinante question de la Somalie.

Cependant, cette fois-ci, ils devraient approuver la proposition de la Commission qui souhaite qu’une feuille de route soit tracée après le Sommet.

En sus, les souffrances de la population, des femmes et des enfants désarmés, qui ont connu plusieurs années de malheur et survécu à toute une série de catastrophes en Somalie, devraient interpeller la conscience des grands leaders politiques du continent.

Pour tous ceux qui n’ont pas été en contact avec la réalité sur le terrain, les récits glaçants des conditions de survie des êtres humains dans les ruines de Mogadiscio, Baidoa, Kismayu ou quelque part en Somalie apparaîtront comme de la fiction plutôt que comme une description de la réalité.

Comme l’a dit un jeune habitant de Mogadiscio s’adressant à la PANA, l’héritage de la guerre et de l’anarchie ont transformé de nombreux Somaliens en véritables requins.

N’importe qui peut être à tout moment victime d’un homme armé circulant dans les rues ou des poissons carnivores qui hantent les eaux de l’Océan indien.

Djinnit a néanmoins tenu à noter qu’il n’est pas trop tard pour changer les choses.

Les récentes déclarations des hauts dirigeants de la Somalie en faveur du processus inclusif de dialogue national ont suscité, au niveau de l’UA un certain optimisme quant aux chances de redonner au pays un visage attractif.

"Nos ressources sont limitées, mais nous avons de grandes ambitions pour la Somalie et nous souhaiterions jouer le rôle de facilitateurs du processus, à condition que les Somaliens soient déterminés à travailleur ensemble", a encore indiqué M. Djinnit.

Par ailleurs, le Premier ministre Hussein a déménagé son administration, qui a quitté son siège provisoire de Baidoa pour s’installer dans la capitale, Mogadiscio, affirmant que le gouvernement est déterminé à créer un environnement sécurisé et dans lequel l’Etat de droit prévaudra.

"Nous faisons de notre mieux pour mettre en place les forces de sécurité de la Somalie, formées avec l’aide de l’AMISOM (Mission de l’UA en Somalie). Il subsiste encore de nombreuses lacunes et insuffisances, mais notre but est de disposer de forces de sécurité capables de protéger les vies et les biens des populations somaliennes. Les populations souhaiteraient avoir leur propre Police et leur propre Armée. Nous avons hâte de voir la mission des troupes de l’AMISOM arriver à son terme", a-t-il relevé.

Il ne fait aucun doute qu’il importe que les Somaliens mettent en place leurs propres institutions susceptibles de garantir la sécurité et la stabilité nécessaires à leur survie et au redressement définitif de leur pays.

23/01/08 (B431) LE MONDE / CIJ: Djibouti demande que Paris soit condamné à donner son dossier Borrel (Info lectrice)

Djibouti a demandé mardi, lors de la conclusion de sa plaidoirie devant la Cour internationale de justice (CIJ) d’ordonner à la France de lui transmettre le dossier Borrel, du nom du juge français retrouvé mort à Djibouti en 1995.

L’agent de Djibouti devant la CIJ, l’ambassadeur Siad Mohamed Doualeh, a demandé aux juges la condamnation de la France pour « violation de ses obligations internationales » et de contraindre Paris de lui « transmettre le dossier Borrel (…) immédiatement après le jugement ».

Le corps à moitié calciné du juge d’instruction Bernard Borrel avait été découvert en 1995 dans un ravin à Djibouti, où il enquêtait.

Selon l’enquête djiboutienne, le juge se serait suicidé. Selon la France, il s’agit d’un assassinat.

Cette mort a provoqué un imbroglio politico-diplomatico-judiciaire entre Djibouti et Paris, le premier accusant le second de manquer à ses devoirs d’entraide judiciaire en refusant de lui communiquer des éléments de son enquête et portant l’affaire devant la CIJ en janvier 2006.

M. Doualeh a également demandé à la Cour « d’annuler la convocation à témoigner » adressée par la France au président djiboutien » Ismaïl Omar Guelleh, et « d’annuler les convocations comme témoins assistés et les mandats d’arrêt » contre deux hauts responsables de la république africaine, émis par Paris.

« Seul ce jugement permettrait aux relations entre les deux pays de s’apaiser », a-t-il répété.

Djibouti fonde sa requête sur deux traités de coopération et d’entraide judiciaire, signés par les deux pays en 1977 et 1986.

Lors des plaidoiries, l’agent adjoint de Djibouti Phon van der Biesen, a reproché à la France « d’interpreter la loi dans un sens qui la rend inapplicable ».

Le professeur Luigi Condorelli, avocat de Djibouti, a longuement évoqué les manquements de la France à ses obligations d’entraide judiciaire, qualifiant certains points d' »époustouflants ».

Il a notamment cité une lettre de 2005 d’un directeur de cabinet du ministère français de la Justice, donnant des garanties de coopération judiciaires aux autorités djiboutiennes.

Selon lui, Paris est revenu sur cet écrit en affirmant que « cette lettre, grammaticalement (…) n’engage pas la République française », l’auteur de la lettre y écrivant à la première personne du singulier.

« La France viole ses obligations de prévention d’atteintes sur des personnes qui disposent de l’immunité », a-t-il encore dit, dénonçant un courrier envoyé au président djiboutien stipulant que « si vous ne comparaissez pas, vous y serez contraint par la force publique ».

Enfin, Djibouti a estimé que le refus des pouvoirs judiciaires français d’accorder sa coopération judiciaire engage la responsabilité de l’Etat français, contrairement à ce que Paris tente d’affirmer, selon l’avocat.

Lundi, M. Doualeh avait déjà estimé que « derrière le refus (de coopérer de la France) se cache un conflit entre l’exécutif et le pouvoir judiciaire en France ».

Jeudi et vendredi, la France répliquera. Djibouti et la France auront une dernière fois la parole, respectivement lundi 28 et le mardi 29.

La CIJ est la plus haute instance judiciaire des Nations unies et siège à La Haye. Elle juge les différends entre les Etats.

23/01/08 (B431) Une nouvelle agression, vendredi dernier, en pleine rue contre la famille d’Alhoumekani. Coups et blessures. (Info lecteur)

On nous rapporte que la femme et les enfants d’Alhoumekani, l’un des témoins clefs de l’instruction pour le meurtre du Juge Borrel ont été agressés sauvagement en pleine rue par des inconnus.

Outre l’envoi de gaz lacrymogéne sur le visage de l’épouse du témoin, l’un des enfants aurait eu le nez cassé. Heureusement les blessures ne devraient pas avoir de conséquences irréversibles.

La Police judiciaire belge mène une enquête et poursuit selon les informations que nous avons reçues des pistes sérieuses. Certaines pourraient conduire à des personnes issues de l’immigration.

Un témoin, membre du GED, a affirmé que lors d’une conversation avec l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles, ce dernier lui aurait confié avoir la possibilité de faire taire le témoin en l’intervention de personnes issues de l’immigration.

Curieuses coïncidences !

Le témoignage de M Alhoumekani avait permis de relancer l’instruction judiciaire à Paris. Il semble déranger le régime de Guelleh à un point tel que Djama Souleiman et Hassan Saïd ont suborné les témoins, délit pour lequel, ils seront jugés à Versailles à partir du 14 mars, par défaut, car ils ont annoncé leur intention de se soustraire à leurs responsabilités (mauvais exemple, en particulier de la part d’un Procureur de la république !!!)

L’affaire du refus de transmission de la copie du dossier est instruite actuellement devant la CIJ à La Haye …

Comme disait les frères Dupont et Dupont dans les BD de Tintin : cherchez à qui profite le crime … !

Toute l’équipe de l’ARDHD assure Mohamed Alhoumekani et sa famille de son soutien et elle leur présente tous ses voeux de prompt rétablissement en leur recommandant la plus extrême prudence, désormais, car la multiplication des agressions à leur encontre, ne peut plus être attribuée à un malheureux hasard.

23/01/08 (B431-B) A lire sur La lettre du Continent, un article qui conforterait l’analyse que nous avions présentée au sujet d’un retrait de la France de Djibouti pour s’installer à Abu Dhabi

LA LETTRE DU CONTINENT – 24/01/2008
DJIBOUTI – Bonjour Abu Dhabi, adieu Djibouti

Pourquoi les officiers français « fans » de Djibouti s’inquiètent-ils de la création d’une base permanente française interarmées de 500 hommes à Abu Dhabi, qui pourrait entraîner à terme le « repli des Gaules » à Djibouti au profit des Américains ? (…)

23/01/08 (B431-B) ALERTE ROUGE : Confirmation du lieu de rassemblement, en accord avec la Préfecture de Police de Paris qui a autorisé la manifestation statique entre 11h00 et 12h30.

La Préfecture de Police a autorisé la manifestation du 26 janvier à partir de 11 heures.

Le point de rassemblement est fixé à l’Angle de l’avenue de Suffren et de l’avenue du Général Detrie à Paris 7ème.

Les organisateurs ont demandé officiellement à être reçus à l’Ambassade à l’issue de la manifestation.

23/01/08 (B431-B) ALERTE ROUGE : L’ARDHD a transmis de nouveaux documents à l’Ambassade d’Ethiopie à Paris, qui contredisent les informations qui lui avaient été transmises hier par une personne des services diplomatiques.

À S.E. Madame Tadelech Haïle-Mikael,
Ambassadeur d’Ethiopie en France
35, avenue Charles Floquet
75007 PARIS – France

Paris, le 23 janvier 2008

Par Fax : 01 43 06 52 14 (5 pages)

Complément de réponse aux informations données par vos services.

Madame l’Ambassadeur,

En complément des documents que je vous ai fait parvenir hier par Fax, je joins 4 nouvelles pages qui prouvent la filiation de Mlle Hasna Mohamed Hassan, son âge de 12 ans et le fait qu’elle n’est pas mariée contrairement aux informations qui m’ont été données par Mme M…..

Ce dernier point est confirmé, comme vous pourrez le constater, par vingt-trois témoins qui ont signé en précisant leur numéro d’identification.

La condamnation qui a pu être prononcée contre Mlle Hasna Mohamed Hassan, pour un vol qu’elle aurait pu commettre, mais dont nous n’avons pas la preuve, semble avoir été prononcée sur des éléments falsifiés d’état-civil, puisqu’elle n’a pas atteint 16 ans, qui serait selon les affirmations de Mme Mahled, l’âge de la majorité pénale dans votre pays.

Nous vous renouvelons nos appels pour que vous puissiez informer votre Ministre de la Justice et contribuer, comme nous l’espérons, à ce qu’une solution juste soit trouvée pour permettre la libération rapide de cette jeune fille.

Dans l’attente d’informations complémentaires de votre part, je vous renouvelle ma demande d’audience pour le samedi 26 janvier vers 12h00 à l’issue de la manifestation que nous organisons à proximité de votre Ambassade avec l’autorisation de la Préfecture de Police de Paris.

Enfin tous les membres de l’ARDHD se joignent à moi pour solliciter votre compréhension en votre double qualité de femme et de diplomate face à ce cas douloureux : une fillette de 12 ans emprisonnée parmi les adultes depuis un mois, après avoir été séquestrée et probablement violentée pendant 17 jours. Dans quel état va-t-elle sortir de prison ?

Nous vous prions de croire, Madame l’Ambassadeur, à l’assurance de notre haute considération.

Jean-Loup Schaal
Président de l’ARDHD

23/01/08 (B431) ALERTE ROUGE / Communiqué de l’ARDHD pour demander la libération d’Hasna Mohamed Hassan et appeler à manifester le samedi 26 janvier à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie à Paris.

Télécharger le communiqué pour le diffuser (PDF)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 23 janvier 2008

Sauver Hasna Mohamed Hassan

Sauver Hasna Mohamed Hassan, une fillette de 12 ans, incarcérée avec les adultes dans la prison d’Addis Abeba. Elle est la fille d’un réfugié djiboutien et elle est scolarisée à Addis. Toute la famille est inscrite régulièrement au HCR.

Son crime : avoir été kidnappée le 7 décembre 2007, par un jeune éthiopien et séquestrée avec de forts soupçons de violence pendant 17 jours !!!

Aujourd’hui à 12 ans, elle est incarcérée à la prison centrale d’Addis Abeba au motif qu’elle aurait volé des plaquettes de détergent. En plus, il semble qu’elle soit placée au moins partiellement au secret, puisqu’un représentant du HCR n’a pas été autorisé à lui rendre visite lundi 21 janvier 2008, ce qui constitue une source supplémentaire d’inquiétude.

En réponse à nos alertes, l’Ambassade d’Ethiopie à Paris certifie que la jeune fille a 16 ans et qu’elle a donc atteint la majorité pénale en Ethiopie. Pourtant, le certificat de naissance et les fiches médicales, en notre possession, attestent qu’elle est née le 20 septembre 1995. Pour quelles raisons nous a-t-on menti ?

L’Ethiopie cherche-t-elle à effrayer les réfugiés djiboutiens pour leur faire quitter son territoire ? En Ethiopie, les droits des réfugiés sont-ils différents de ceux des nationaux ?

Pour obtenir la libération d’Hasna, SURVIE et ARDHD mobilisent leurs réseaux et organisent une manifestation :

le 26 janvier 2008 à 11h00
à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie :
35 avenue Charles Floquet à Paris 15 ème
(Métro : Motte-Picquet).

Les organisateurs ont demandé à être reçus à l’issue de la manifestation, par Mme Tadelech Haïle-Mikael, Ambassadeur de l’Ethiopie auprès de la France et de l’Unesco.

Cette action est soutenue par SOS-AFRICA, FEMMES SOLIDAIRES, MRAP, UGUTA-TOOSA, le GED.

Télécharger le communiqué en PDF