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24/01/08 (B431-B) Elections législatives 2008. On prend les mêmes et on recommence … (Info lecteur)

Barons du régime, famille de Guelleh, membres de la tribu Mamassan, opposants repentis et Ministres en exercice : la liste des 65 candidats uniques aux élections législatives n’a pas apporté de surprise … Les candidats ont 5 ans de plus que la dernière fois ….

Par exemple, comme le précise un lecteur, on note Degmo Mohamed  Issack,qui etait la secretaire generale d’ UNFD. Elle est la fille de la niece d’ Ismail Omar Guelleh et en même temps Mamassan.

On retrouve les éternels repentis : Aden Robleh, Moumin Bahdon, qui n’ont pas brillé durant la législature précédente par leurs interventions …. à la tribune.

On constate aussi que le partage "sacré" des trois pouvoirs (législatifs, judiciaire et exécutif) n’est toujours pas respecté. Les Ministres y compris le Premier sont candidats et ne démissionneront pas ensuite, cumulant des fonctions exécutives et législatives.

Bref, c’est du n’importe quoi ! Et le clan Guelleh pourra continuer à mettre le pays en faillite … sans opposition, puisqu’il l’a tuée !!!

24/01/08 (B431-B) FIDH / 10ème Sommet de l’Union africaine / Les situations de conflit doivent être à l’agenda de la conférence des chefs d’Etat et gouvernement

La FIDH regrette fortement que les situations de conflits ne soient pas officiellement inscrites à l’agenda du 10ème sommet de l’Union africaine (UA) qui se tient à Addis Abeba, Ethiopie, du 25 janvier au 2 février 2008.

Pourtant, la FIDH considère qu’il est urgent que les chefs d’État et de gouvernement de l’UA condamnent les graves violations des droits de l’Homme perpétrées par les autorités soudanaises au Darfour et appellent à l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu effectif. Les États membres de l’UA doivent soutenir le déploiement sans entrave de l’UNAMID et demander au gouvernement du Soudan de coopérer pleinement avec les services de la Cour pénale internationale.

Considérant les violations massives des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises en Somalie tant par les forces du Gouvernement fédéral de transition appuyées par les troupes éthiopiennes que par les éléments armés de L’Union des Tribunaux Islamistes, l’UA doit également demander le retrait des troupes éthiopiennes et remplir ses engagements en augmentant sans délai le nombre de contingents de la Mission de l’UA en Somalie. En 2007, ce conflit a causé la mort de centaines de civils et forcé le déplacement de plusieurs centaines de milliers d’individus.

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UA doivent également saisir l’occasion de ce sommet pour exiger un dialogue effectif au Kenya, sous médiation de Kofi Annan, entre M. Kibaki et M. Odinga, qui soit fondé sur des objectifs de paix, de vérité et de justice. L’UA doit en outre soutenir la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les irrégularités électorales à l’occasion des élections présidentielles du 27 décembre 2007 ainsi que sur les violences qui ont entouré ce scrutin.

Par ailleurs, lors de ce 10ème sommet de l’UA, le Conseil exécutif va examiner un rapport d’experts sur l’état des négociations des Accords de partenariat économique (APE) entre la Commission européenne et les États africains. La FIDH souhaite que l’UA recommande que ces accords ne soient pas signés tant que les États n’ont pas l’assurance que de tels accords n’affecteront pas la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels garantis par la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Enfin, alors que les chefs d’État et de gouvernement vont examiner le rapport d’audit sur le fonctionnement de l’UA, la FIDH déplore le manque d’espace offert par les organes intégrés aux organisations de la société civile. Absence d’information sur les activités de l’UA, refus d’accréditations, statut d’observateur peu accessible aux ONG indépendantes, d’importants efforts doivent encore être fournis pour que l’UA devienne effectivement l’organe des populations africaines comme le souhaitaient les rédacteurs de son acte constitutif.

23/01/08 (B431) Dernière Heure – Belgique. Ambassadeur esclavagiste. (Coucou, le Prince des Noisettes, Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles, refait parler de lui, pas en bien, comme d’habitude, mais cette fois, il fait condamner Dileita !!!) (Info lecteur)

_____________________________________ Note de l’ARDHD
C’est Dileita, au travers de la Primature, qui est condamné en Belgique pour non respect de la législation du travail en vigueur par la faute des agissements condamnables et condamnés de l’Ambassadeur en poste à Bruxelles.

Pour consulter le dossier chronologique complet sur les turpitudes de l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles, cliquez ici
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La République de Djibouti devra supporter les excès de son représentant à Bruxelles

BRUXELLES De 2001 à 2005, Mohamed Youssouf, qui vit à Bruxelles, était le chauffeur taillable et corvéable à merci de Son Excellence Mohamed Moussa Chehem, l’ambassadeur de Djibouti en Belgique.

Le chauffeur raconte comment son ambassadeur le faisait se lever à 3 h 30 le vendredi et l’envoyait à Paris pour qu’il puisse réceptionner à Roissy-Charles-de-Gaulle des arrivages de poissons (*) spécialement pêchés pour lui la veille dans l’océan Indien.

Il raconte comment l’ambassadeur l’obligeait à accélérer dans les tunnels, ou à garer la grosse Mercedes 500 Classe S en double file pour gagner du temps, mais c’est à lui, au chauffeur, qu’il faisait payer les amendes. Pour autant, ce n’est pas pour cela, ni pour les deux coups de poing qu’il dit avoir reçus de son patron, que Mohamed Youssouf attaquait son employeur devant le tribunal du travail de Bruxelles : Mohamed contestait son licenciement pour faute grave après cinq ans de bons et loyaux services.

Selon nos infos, la 1re chambre vient de rendre un jugement qui fera date. La justice belge se montre particulièrement sévère pour Djibouti.

On peut même parler d’un rappel à l’ordre, d’une mise en garde pour l’ensemble du corps diplomatique tenu en Belgique de respecter la législation belge du travail.

Le chauffeur de l’ambassadeur, dit-elle, a été victime d’un licenciement abusif.

Et Djibouti a fait preuve d’une mauvaise foi certaine : « C’est à tort et sans motif fondé que l’ambassade de Djibouti a rompu unilatéralement sans indemnité et sans préavis le contrat de travail […] la rupture est imputable à l’ambassade de Djibouti ».

Certes, le mot esclavagiste n’est pas utilisé. Mais le tribunal belge condamne Djibouti à supporter les manquements de son ambassadeur en Belgique et pas seulement les 3 mois de préavis mais aussi les doubles pécules de vacances non payés en 2002, 2003, 2004 et 2005, les indemnités liées aux heures supplémentaires et aux heures de week-end, les frais de déplacement à charge de l’employeur, sans oublier l’indemnité supplémentaire, qu’il fixe à 10.000 €, en réparation du préjudice moral subi.

Le montant définitif reste à calculer mais, comme le double pécule avoisine 1.200 €/an, le préavis 4.400 € et les frais de déplacement 9.400 €, ça va chiffrer pour Djibouti qui devra casquer.

Et ce n’est que justice. Mohamed Youssouf qui est djiboutien est vraiment un brave homme. Depuis lors, le malheureux n’a plus de travail. La famille – son épouse et leurs 2 enfants – vit avec 900 € par mois. Mohamed se souvient qu’à l’époque, l’ambassadeur qui voulait qu’il roule plus vite se faisait comprendre en le frappant du plat de la main dans la nuque, comme un cocher fouette son cheval. L’ambassadeur de Djibouti avait tout contesté.

M. Moussa Chehem avait même eu l’audace d’exiger un droit de réponse (DH 10/01/2006) soutenant que « l’ambassade veillait à respecter scrupuleusement la législation sociale en Belgique » (sic).

Dans son jugement 07/020966, c’est la République de Djibouti représentée par son Premier ministre, Cité Ministérielle BP 2086 à Djibouti, que le tribunal de travail de Bruxelles condamne.

Gilbert Dupont

(*) NDLR : Les experts questionnés à ce sujet nous ont indiqué que parmi les poissons frais, on trouve une spécialité particulièrement appréciée de l’Ambassadeur et de ses convives, dont le nom vulgaire serait « Khat ». Nous allons tenter de mieux nous renseigner sur cette espéce ….

23/01/08 (B431) Journal Chrétien avec APA News : UA, Addis Abeba, Ethiopie, 21 Janvier 2008, Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 105ème réunion tenue le 18 janvier 2008, a adopté la décision qui suit sur la situation en Somalie :

Le Conseil,

1. Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation en Somalie [PSC/PR/2(CV)] ;

2. Rappelle toutes ses décisions et communiqués de presse antérieurs sur la situation en Somalie ;

3. Réaffirme son attachement à l’unité, à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de la Somalie ;

4. Se félicite de la tenue du Congrès de réconciliation nationale, comme étant une étape significative vers un processus de réconciliation véritable et sans exclusive, dans le cadre de la Charte fédérale de transition. Le Conseil se félicite en outre de la nomination d’un nouveau Premier Ministre, en la personne de M. Nur Hassan Hussein, et de la formation subséquente d’un nouveau Gouvernement, ainsi que des assurances données par le Premier Ministre quant à son attachement à une réconciliation véritable et sans exclusive ;

5. Exprime sa gratitude au contingent ougandais de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) pour le travail accompli jusqu’ici, malgré l’effectif très réduit déployé à ce jour, les nombreuses contraintes logistiques auxquelles fait face la Mission et les conditions difficiles dans lesquelles elle opère. Le Conseil exprime en outre ses remerciements au Gouvernement ougandais pour son engagement continu à promouvoir une paix et une réconciliation durables en Somalie, ainsi qu’au Gouvernement burundais pour avoir fourni des troupes à l’AMISOM ;

6. Se félicite de l’appui, aussi bien financier que logistique, apporté par les partenaires et les Etats membres de l’UA, appui qui a rendu possible le déploiement actuel de l’AMISOM ;

7. Condamne fermement, une fois encore, les menaces et/ou actes de violence et de terrorisme perpétrés par les éléments qui cherchent à compromettre le processus politique, à entraver les opérations de l’AMISOM et à mettre en péril la paix et la stabilité régionales ;

8. Condamne en outre tous les actes de violence perpétrés contre les travailleurs humanitaires, ainsi que les attaques contre les populations civiles, en violation du droit international humanitaire. Le Conseil rend hommage à tous les travailleurs et agences humanitaires qui participent à la fourniture de l’aide humanitaire en Somalie dans des conditions extrêmement difficiles, et exprime sa gratitude aux pays ayant apporté leur appui aux activités humanitaires menées en Somalie, y compris les mesures prises pour combattre les actes de piraterie le long des côtes somaliennes et escorter les navires transportant l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) destinée à la Somalie ;

9. Exprime sa préoccupation face aux affrontements répétés et à la tension persistante dans les régions de Sool et de Sanaag, dans le centre nord de la Somalie, et à ses conséquences sur les efforts en cours en vue de promouvoir une paix et une réconciliation durables en Somalie ;

10. Exprime, en outre, sa préoccupation face à la persistance du phénomène de la piraterie le long des côtes somaliennes et à son impact sur la sécurité et la délivrance de l’assistance humanitaire en Somalie, et en appelle à tous les pays en mesure de le faire pour qu’ils prennent les mesures appropriées pour prévenir et combattre les actes de piraterie le long des côtes somaliennes, en application des dispositions pertinentes de la résolution 1772(2007) du 20 août 2007 du Conseil de sécurité des Nations unies ;

11. Se déclare profondément préoccupé par le fait qu’en dépit de tous les efforts déployés, les progrès réalisés vers la restauration durable de la paix et de la réconciliation en Somalie demeurent extrêmement limités, ainsi que l’attestent, entre autres, la persistance de la violence et ses répercussions sur l’environnement politique et la situation humanitaire, les limites du processus de réconciliation en cours en terme d’inclusivité, ainsi que les retards accusés dans le déploiement de l’AMISOM, en raison de l’insuffisance des contributions de troupes annoncées par les Etats membres et du caractère inadéquat de l’appui logistique et financier fourni jusqu’ici, et l’absence de progrès dans les efforts faits en vue du déploiement d’une opération des Nations unies qui prendrait la relève de l’AMISOM et appuierait la reconstruction et la stabilisation à long terme de la Somalie ;

12. Affirme sa conviction que, malgré les défis de taille auxquels le processus de paix et de réconciliation est toujours confronté, l’opportunité née de la reprise, en décembre 2006, par le Gouvernement fédéral de transition du contrôle de Mogadiscio et d’autres parties du pays existe toujours et doit être saisie par les parties prenantes somaliennes et la communauté internationale dans son ensemble pour faire effectivement face à la situation en Somalie. Le Conseil exhorte toutes les parties prenantes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Somalie, à prendre toutes les mesures nécessaires à cette fin. En conséquence, le Conseil :

Sur le processus de réconciliation :

(i) souligne la nécessité pour le Gouvernement fédéral de transition d’arrêter, de toute urgence, des mesures concrètes en vue de la mise en œuvre intégrale des conclusions du Congrès de réconciliation nationale et d’adopter une approche plus inclusive pour se rapprocher de toutes les parties prenantes somaliennes qui rejettent la violence, qu’elles soient à l’intérieur ou à l’extérieur de la Somalie, conformément à la Charte fédérale de transition ;

(ii) exige de toutes les parties en Somalie qu’elles rejettent la violence, adhèrent aux principes et à l’esprit de la Charte fédérale de transition et s’engagent à trouver des solutions pacifiques et à œuvrer en faveur d’une véritable réconciliation nationale dans ce cadre ;

(iii) souligne la nécessité pour la communauté internationale, en général, et les pays de la région, en particulier, d’appuyer pleinement le processus de réconciliation en cours. Le Conseil souligne en outre la nécessité d’éviter une multiplication des initiatives et de s’assurer que tous les efforts de la communauté internationale participent au renforcement des Institutions fédérales de transition et des initiatives du Gouvernement fédéral de transition dans la poursuite du processus de réconciliation ;

(iv) demande au Président de la Commission, en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes, y compris l’Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD), la Ligue des Etats arabes, les Nations unies et autres partenaires de l’UA, de poursuivre et d’intensifier ses efforts en appui au processus de réconciliation en Somalie, y compris à travers la convocation, dans les meilleurs délais, de la réunion internationale de haut niveau envisagée par la Commission en vue de recentrer l’attention internationale sur la Somalie et de mobiliser le soutien nécessaire pour le processus en cours dans ce pays ;

Sur le renforcement des capacités des Institutions fédérales de transition :

(v) en appelle à tous les Etats membres et à l’ensemble de la communauté internationale pour qu’ils apportent un appui adéquat en vue de renforcer les capacités des institutions somaliennes, y compris le Gouvernement fédéral de transition et ses forces de défense et de sécurité, afin de leur permettre d’assumer pleinement leurs responsabilités ;

(vi) encourage la Commission à accélérer les consultations envisagées avec la CEA et la BAD, ainsi qu’avec d’autres institutions africaines compétentes, en vue de dépêcher, le plus tôt possible, une mission d’évaluation des besoins de la Somalie ;

Sur la tension dans les régions somaliennes de Sool et de Sanaag :

(vii) exhorte les parties concernées à prendre, en urgence, des mesures pour faire face à la tension qui prévaut dans les régions somaliennes de Sool et de Sanaag, qui, si elle se poursuit, propagera la violence dans des régions qui étaient en paix, avec de graves conséquences ;

Sur la cohésion au sein de la région :

(viii) souligne la nécessité de renforcer la cohésion entre les pays de la région et de créer un environnement plus propice pour relever les défis multiformes à la sécurité en Somalie ; (ix) demande au Président de la Commission, en étroite collaboration avec l’IGAD et les autres parties prenantes, d’appuyer les efforts visant à consolider la cohésion régionale ;

Sur l’action contre les fauteurs de troubles et l’embargo sur les armes de l’ONU :

(x) en appelle à tous les Etats membres et partenaires de l’UA pour qu’ils appuient fermement les institutions légitimes somaliennes dans leurs efforts de lutte contre la violence et autres actes visant à compromettre le processus politique ;

(xi) exhorte le Conseil de sécurité des Nations unies à réexaminer l’embargo sur les armes imposé par la résolution 733 (1992), afin de permettre au Gouvernement fédéral de transition de mettre en place et d’équiper ses forces de sécurité et de défense, lesquelles doivent être inclusives, tout en maintenant et en renforçant les dispositions de l’embargo contre tous ceux qui visent à compromettre le processus de paix et de réconciliation en Somalie ;

(xii) exhorte en outre le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures à l’encontre de « quiconque tenterait d’empêcher ou de bloquer le Congrès de réconciliation nationale ou tout processus politique de paix, ou menacerait par la force les Institutions fédérales de transition ou l’AMISOM, ou agirait de manière à remettre en cause la stabilité de la Somalie ou de la région », ainsi qu’il en a exprimé l’intention dans sa résolution 1772(2007) ;

Sur la situation humanitaire :

(xiii) exhorte la communauté internationale dans son ensemble, y compris les Etats membres, à continuer à apporter une assistance humanitaire aux populations dans le besoin et à apporter des contributions financières pour répondre aux besoins non couverts de la procédure d’appel consolidé pour la Somalie pour 2008 ;

(xiv) demande que toutes les mesures nécessaires soient prises pour créer des conditions propices à l’acheminement de l’aide humanitaire, y compris le libre accès aux populations dans le besoin et la sécurité pour les travailleurs et organisations humanitaires. A cet égard, le Conseil se félicite des discussions entre la communauté humanitaire et les autorités somaliennes en vue de surmonter les difficultés actuelles et d’instaurer le climat de confiance et de coopération requis ;

(xv) encourage les Etats membres qui en ont les moyens à contribuer à assurer l’escorte et la protection des navires transportant l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) destinée à la Somalie, conformément à la résolution 1772(2007) adoptée par le Conseil de sécurité le 20 août 2007 ;

Sur l’AMISOM :

(xvi) décide de proroger le mandat de l’AMISOM pour une période de six mois à compter de la date de la présente décision, pour s’acquitter des mêmes tâches et responsabilités, tel qu’énoncé dans le mandat actuel de la Mission ;

(xvii) en appelle, une fois encore, aux Etats membres pour qu’ils fournissent les troupes et le personnel requis pour permettre à l’AMISOM d’atteindre l’effectif autorisé, ainsi que l’appui financier et logistique nécessaire pour faciliter le déploiement de la Mission et la poursuite de ses opérations ;

(xviii) en appelle en outre aux partenaires de l’UA pour qu’ils apportent à l’AMISOM un appui logistique et financier accru, étant donné que l’UA, en déployant une opération en Somalie, agit également au nom de l’ensemble de la communauté internationale ;

Sur le déploiement d’une opération des Nations unies :

(xix) souligne, une fois encore, la nécessité du déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies en Somalie qui remplacerait l’AMISOM et appuierait la stabilisation à long terme et la reconstruction post-conflit de la Somalie ;

(xx) réitère son appel au Conseil de sécurité pour qu’il prenne des mesures urgentes pour le déploiement rapide d’une telle opération, conformément à sa responsabilité principale dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Dans l’intervalle, le Conseil demande instamment que toutes les mesures requises soient prises pour que l’ONU apporte à l’AMISOM un ensemble de mesures d’aide, dans le cadre des dispositions du Chapitre VIII de la Charte des Nations unies ;

(xxi) demande au Groupe africain à New York et aux membres africains du Conseil de sécurité de ne ménager aucun effort pour s’assurer que la Somalie figure prioritairement à l’ordre du jour du Conseil de sécurité et que les décisions attendues de cet organe soient prises de toute urgence ;

13. Demande au Président de la Commission d’assurer le suivi de la mise en œuvre de cette décision et de lui faire rapport régulièrement des actions entreprises à cet effet ;

14. Décide de rester saisi de la question.

Contact : Division of Communication and Information. African Union Commission E mail : dinfo africa-union.org Fax 251 11 5511299

© APA News

23/01/08 (B431) LE MONDE / CIJ: Djibouti demande que Paris soit condamné à donner son dossier Borrel (Info lectrice)

Djibouti a demandé mardi, lors de la conclusion de sa plaidoirie devant la Cour internationale de justice (CIJ) d’ordonner à la France de lui transmettre le dossier Borrel, du nom du juge français retrouvé mort à Djibouti en 1995.

L’agent de Djibouti devant la CIJ, l’ambassadeur Siad Mohamed Doualeh, a demandé aux juges la condamnation de la France pour « violation de ses obligations internationales » et de contraindre Paris de lui « transmettre le dossier Borrel (…) immédiatement après le jugement ».

Le corps à moitié calciné du juge d’instruction Bernard Borrel avait été découvert en 1995 dans un ravin à Djibouti, où il enquêtait.

Selon l’enquête djiboutienne, le juge se serait suicidé. Selon la France, il s’agit d’un assassinat.

Cette mort a provoqué un imbroglio politico-diplomatico-judiciaire entre Djibouti et Paris, le premier accusant le second de manquer à ses devoirs d’entraide judiciaire en refusant de lui communiquer des éléments de son enquête et portant l’affaire devant la CIJ en janvier 2006.

M. Doualeh a également demandé à la Cour « d’annuler la convocation à témoigner » adressée par la France au président djiboutien » Ismaïl Omar Guelleh, et « d’annuler les convocations comme témoins assistés et les mandats d’arrêt » contre deux hauts responsables de la république africaine, émis par Paris.

« Seul ce jugement permettrait aux relations entre les deux pays de s’apaiser », a-t-il répété.

Djibouti fonde sa requête sur deux traités de coopération et d’entraide judiciaire, signés par les deux pays en 1977 et 1986.

Lors des plaidoiries, l’agent adjoint de Djibouti Phon van der Biesen, a reproché à la France « d’interpreter la loi dans un sens qui la rend inapplicable ».

Le professeur Luigi Condorelli, avocat de Djibouti, a longuement évoqué les manquements de la France à ses obligations d’entraide judiciaire, qualifiant certains points d' »époustouflants ».

Il a notamment cité une lettre de 2005 d’un directeur de cabinet du ministère français de la Justice, donnant des garanties de coopération judiciaires aux autorités djiboutiennes.

Selon lui, Paris est revenu sur cet écrit en affirmant que « cette lettre, grammaticalement (…) n’engage pas la République française », l’auteur de la lettre y écrivant à la première personne du singulier.

« La France viole ses obligations de prévention d’atteintes sur des personnes qui disposent de l’immunité », a-t-il encore dit, dénonçant un courrier envoyé au président djiboutien stipulant que « si vous ne comparaissez pas, vous y serez contraint par la force publique ».

Enfin, Djibouti a estimé que le refus des pouvoirs judiciaires français d’accorder sa coopération judiciaire engage la responsabilité de l’Etat français, contrairement à ce que Paris tente d’affirmer, selon l’avocat.

Lundi, M. Doualeh avait déjà estimé que « derrière le refus (de coopérer de la France) se cache un conflit entre l’exécutif et le pouvoir judiciaire en France ».

Jeudi et vendredi, la France répliquera. Djibouti et la France auront une dernière fois la parole, respectivement lundi 28 et le mardi 29.

La CIJ est la plus haute instance judiciaire des Nations unies et siège à La Haye. Elle juge les différends entre les Etats.

23/01/08 (B431) Une nouvelle agression, vendredi dernier, en pleine rue contre la famille d’Alhoumekani. Coups et blessures. (Info lecteur)

On nous rapporte que la femme et les enfants d’Alhoumekani, l’un des témoins clefs de l’instruction pour le meurtre du Juge Borrel ont été agressés sauvagement en pleine rue par des inconnus.

Outre l’envoi de gaz lacrymogéne sur le visage de l’épouse du témoin, l’un des enfants aurait eu le nez cassé. Heureusement les blessures ne devraient pas avoir de conséquences irréversibles.

La Police judiciaire belge mène une enquête et poursuit selon les informations que nous avons reçues des pistes sérieuses. Certaines pourraient conduire à des personnes issues de l’immigration.

Un témoin, membre du GED, a affirmé que lors d’une conversation avec l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles, ce dernier lui aurait confié avoir la possibilité de faire taire le témoin en l’intervention de personnes issues de l’immigration.

Curieuses coïncidences !

Le témoignage de M Alhoumekani avait permis de relancer l’instruction judiciaire à Paris. Il semble déranger le régime de Guelleh à un point tel que Djama Souleiman et Hassan Saïd ont suborné les témoins, délit pour lequel, ils seront jugés à Versailles à partir du 14 mars, par défaut, car ils ont annoncé leur intention de se soustraire à leurs responsabilités (mauvais exemple, en particulier de la part d’un Procureur de la république !!!)

L’affaire du refus de transmission de la copie du dossier est instruite actuellement devant la CIJ à La Haye …

Comme disait les frères Dupont et Dupont dans les BD de Tintin : cherchez à qui profite le crime … !

Toute l’équipe de l’ARDHD assure Mohamed Alhoumekani et sa famille de son soutien et elle leur présente tous ses voeux de prompt rétablissement en leur recommandant la plus extrême prudence, désormais, car la multiplication des agressions à leur encontre, ne peut plus être attribuée à un malheureux hasard.

23/01/08 (B431-B) A lire sur La lettre du Continent, un article qui conforterait l’analyse que nous avions présentée au sujet d’un retrait de la France de Djibouti pour s’installer à Abu Dhabi

LA LETTRE DU CONTINENT – 24/01/2008
DJIBOUTI – Bonjour Abu Dhabi, adieu Djibouti

Pourquoi les officiers français « fans » de Djibouti s’inquiètent-ils de la création d’une base permanente française interarmées de 500 hommes à Abu Dhabi, qui pourrait entraîner à terme le « repli des Gaules » à Djibouti au profit des Américains ? (…)

23/01/08 (B431-B) ALERTE ROUGE : Confirmation du lieu de rassemblement, en accord avec la Préfecture de Police de Paris qui a autorisé la manifestation statique entre 11h00 et 12h30.

La Préfecture de Police a autorisé la manifestation du 26 janvier à partir de 11 heures.

Le point de rassemblement est fixé à l’Angle de l’avenue de Suffren et de l’avenue du Général Detrie à Paris 7ème.

Les organisateurs ont demandé officiellement à être reçus à l’Ambassade à l’issue de la manifestation.