Articles

21/02/08 (B435) AFP : Un pont sur la mer Rouge, projet pharaonique de Djibouti et du Yémen

Le projet paraît aussi fou que pouvait l’être au XIXe siècle le percement du canal de Suez, mais des études très sérieuses sont en cours sur la construction d’un pont de 28 kilomètres de long au-dessus de la mer Rouge, reliant Djibouti au Yémen.

« Nous ne sommes pas vraiment partie prenante, le projet nous est un peu tombé du ciel sur une proposition d’un frère d’Oussama ben Laden qui a une entreprise de construction en Arabie saoudite », explique à l’AFP le Premier ministre djiboutien, Mohamed Dileita.

« Ici on en parle beaucoup, les Yéménites sont persuadés que le projet va être réalisé sur fonds saoudiens et émiratis pour faire le lien entre le monde arabe et l’Afrique », ajoute-t-il. Il s’agit d’un « projet à long terme qui participe de la logique de prestige des pays arabes ».

Selon lui, « de nombreuses entreprises américaines, yéménites et même françaises sont parties prenantes au projet. Mais le gros avantage serait de relier les millions de musulmans africains à La Mecque, en train ou en bus ».

Le projet figure en bonne place dans le programme officiel des investissements de Djibouti, qui décrit les grands chantiers en cours ou à venir dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique.

« Le pont Bab el Mandeb (« les portes de l’enfer » en arabe, du nom du détroit séparant Djibouti du Yémen) sera long approximativement de 28,5 kilomètres, il reliera le Yémen à l’île de Périm, dans la mer Rouge, et Djibouti sur le continent africain », indique le document.

« Il se composera de poutres et d’un pont suspendu qui sera le plus long du monde (…) avec une route à six voies et quatre lignes ferroviaires », ajoute le texte.

Le projet prévoit également la construction d’une ville nouvelle baptisée Medinet An Noor (Ville lumière), « dont on ne sait pas encore si elle sera à Djibouti dans la région d’Obock (nord) ou au Yémen », précise M. Dileita.

Cette cité sera vouée à être à la fois « un carrefour de la connaissance, un centre d’affaires et un centre de tourisme et de loisir ».

Mais le projet se heurte à deux obstacles majeurs. L’un est lié aux risques de tremblements de terre, l’activité sismique étant très forte dans la région. L’autre par l’opposition à un programme qui représenterait une sérieuse concurrence pour le port de Djibouti, en pleine expansion grâce aux investissements de Dubaï.

En novembre 1978, un brutal mouvement sismique dans la région a donné naissance à un volcan, l’Ardoukoba, provoquant une série de 50 à 80 séismes par heure pendant l’éruption, et entraînant de profonds mouvements de terrain.
Dans ce domaine, « tout dépend des projets des architectes qui prennent en compte ces données », tempère Aboubakar Doualé Waiss, secrétaire général du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire.

Pour l’activité maritime de Djibouti, un pont risque également de se traduire par une perte de trafic. Les autorités jugent cependant que les avantages l’emportent.

« Si la stabilité se maintient à Djibouti, le port et le pont seront complémentaires », assure M. Waiss: « il y a des populations très nombreuses derrière nous, comme l’Ethiopie et ses 80 millions d’habitants, qui sont enclavées et le trafic ne cesse d’augmenter ».

Le coût du seul pont est estimé à 14 milliards d’euros. Le projet prévoit que sa construction durera une dizaine d’années, soit une durée similaire au chantier du canal de Suez.

21/02/08 (B435) RSF Extrait du rapport annuel sur l’Ethiopie

La crise ouverte en novembre 2005 par l’arrestation d’une vingtaine de responsables de journaux s’est achevée honorablement, en 2007, grâce à la pression internationale.

Mais le climat est toujours mauvais et l’autocensure fréquente. De plus, deux journalistes érythréens sont toujours utilisés comme otages, après avoir été capturés en Somalie.

Bien entendu, l’Ethiopie de Meles Zenawi n’est pas la dictature de Mengistu, renversée en 1991, qui maintenait sur le pays une chape de plomb de style stalinien. Des journaux privés animent, tant bien que mal, la vie intellectuelle de la capitale, Addis-Abéba.

Mais le climat est à l’hostilité.

De lourdes peines de prison sont toujours prévues pour ceux qu’une justice influençable estime coupable de « diffamation » ou de « publication de fausses nouvelles ».

L’autocensure est forte.

Les correspondants étrangers en poste en Ethiopie doivent être prudents et ne pas embarrasser le gouvernement, qui est confronté à de multiples crises militaires, dans les provinces et avec ses voisins. Celui-ci fait preuve d’une grande sévérité envers ces journalistes qu’il juge dangereux.

Relative détente

L’année 2007 a connu une relative détente. Depuis deux ans, l’attention de la communauté internationale était attirée par le fait que l’état-major de la principale coalition d’opposition, et les responsables des journaux qui la soutenaient, étaient en prison, inculpés de charges extravagantes qui pouvaient leur valoir la peine capitale.

Mais alors qu’ils étaient détenus dans des conditions pénibles et traités avec mépris par le gouvernement, la Haute Cour fédérale a prononcé en avril l’acquittement de vingt-cinq accusés, parmi les prévenus du grand procès politique qui se tenait à Addis-Abéba depuis un an.

Inculpés de « génocide », « haute trahison » et « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel », tous étaient incarcérés depuis novembre 2005, après avoir été pris dans les rafles qui avaient suivi la répression, par la police éthiopienne, des rassemblements de protestation organisés par la principale coalition de l’opposition, la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD, Kinijit en amharique).

Huit des 25 personnes libérées étaient des journalistes.

Le tribunal a jugé que le procureur n’avait pas présenté de preuves convaincantes de leur culpabilité. Une première étape semblait avoir été franchie pour résoudre une crise qui empoisonnait la vie politique éthiopienne.

Coup de théâtre le 16 juillet : on apprenait avec stupéfaction la condamnation de six journalistes, parmi quarante-trois opposants jugés dans une affaire identique, à des peines allant de dix-huit mois d’emprisonnement à la prison à vie.

La plupart d’entre eux ont été reconnus coupables d’avoir tenté de « renverser l’ordre constitutionnel ».

Le 20, quatre d’entre eux étaient toutefois libérés après avoir bénéficié d’une amnistie, les deux derniers, en exil, ayant été jugés par contumace. Un mois plus tard, c’était au tour des trois derniers journalistes détenus depuis novembre 2005 d’être libérés en vertu d’une grâce présidentielle. La crise, qui durait depuis 22 mois, venait ainsi de trouver une issue définitive.

Il reste que, même pour des affaires de presse plus ordinaires, l’arsenal législatif dont dispose le gouvernement éthiopien est sévère.

Le gouvernement n’hésite pas à en faire usage pour se débarasser de journalistes gênants, quitte à déterrer de vieilles affaires. Ce type de manœuvres commodes est une pratique fréquente. En janvier, la Cour suprême a ainsi rejeté l’appel d’Abraham Reta, journaliste de l’hebdomadaire privé Addis Admas, contre sa condamnation, en mai 2006, à un an de prison pour « diffamation » pour un article publié en 2002, lorsqu’il était rédacteur en chef de l’hebdomadaire Ruh.

Il lui était reproché d’avoir cité sans preuve les noms de trois hauts fonctionnaires supposément impliqués dans une affaire de corruption.

Arrêté une première fois en avril 2006, il avait purgé trois mois de prison avant d’être placé en liberté conditionnelle, en attendant le résultat de son appel. Après plusieurs audiences, au cours desquelles Abraham Reta avait plaidé non-coupable et été contraint d’identifier la source de son article, il a été renvoyé en prison pour purger les neuf derniers mois de sa peine. Entre décembre 2005 et décembre 2006, Reporters sans frontières avait recensé quatre cas de journalistes envoyés en prison pour de longues peines (entre huit mois et dix-huit mois) pour des affaires vieilles de quatre ans. Tous ont, depuis, recouvré la liberté, mais il leur est désormais inenvisagable de reprendre le métier de journaliste.

Otages pris en Somalie

La timide ouverture du gouvernement éthiopien en fin d’année (création d’une radio privée indépendante, refonte de la loi sur la presse) ne saurait donc masquer que l’Ethiopie est un pays où l’exercice libre du journalisme se heurte rapidement à des autorités pour le moins nerveuses.

La détérioration du climat politique atteint systématiquement les rangs de la presse. L’envoi de l’armée éthiopienne en Somalie, fin décembre 2006, pour appuyer les troupes du gouvernement de transition, a été un foyer de tensions supplémentaires. Et le soutien politique et militaire du frère ennemi érythréen à l’Union des tribunaux islamiques somaliens a exarcerbé la situation, au point que deux journalistes des médias publics d’Asmara ont été pris en otages par les troupes éthiopiennes, alors qu’ils tentaient de fuir la zone des combats.

Saleh Idris Gama, journaliste de la télévision publique érythréenne Eri-TV, et Tesfalidet Kidane Tesfazghi, cameraman, avaient disparu fin 2006 à Mogadiscio. Fin février 2007, Reporters sans frontières avait fourni leurs noms au gouvernement somalien, afin de savoir s’ils étaient en détention ou s’ils avaient été identifiés parmi les victimes des combats. Aucune réponse n’avait encore été donnée à cette requête, quand, début avril, le ministère érythréen des Affaires étrangères avait publiquement signalé l’arrestation de plusieurs concitoyens en Somalie, confirmant que les membres de l’équipe d’Eri-TV étaient en vie.

Quelques jours auparavant, disposant d’informations équivalentes, Reporters sans frontières s’était adressée aux services de renseignements somaliens pour obtenir des informations sur les journalistes érythréens, l’informant de leur identité et demandant de pouvoir avoir un contact téléphonique avec eux. La requête de l’organisation avait été rejetée.

Quelques jours plus tard, des images de Saleh Idris Gama et Tesfalidet Kidane Tesfazghi ont été diffusées dans une vidéo sur un site progouvernemental éthiopien. La légende de leur interview les qualifiait de « soldats shabia » (littéralement « populaires », surnom du régime érythréen). Depuis cette date, les deux hommes sont détenus par les services de renseignements, quelque part en Ethiopie, et le gouvernement d’Addis-Abéba refuse de fournir des informations sur le sujet.

Ils ne sont pas les seuls journalistes incarcérés en Ethiopie, sur lesquels très peu d’informations sont disponibles.

Shiferraw Insermu, journaliste du service en oromo de la télévision publique ETV et soupçonné d’avoir été un informateur du mouvement séparatiste Oromo Liberation Front (OLF), croupit toujours en prison. Son confrère Dhabassa Wakjira et lui avaient été arrêtés pour la première fois à leur domicile d’Addis-Abeba, le 22 avril 2004. La Haute Cour fédérale avait ordonné leur libération sous caution le 9 août suivant, mais seul Shiferraw Insermu avait été relâché.

Arrêté de nouveau le 17 août, le journaliste avait été libéré sur ordre de la Haute Cour fédérale à la mi-octobre. La chaîne ETV ayant refusé de l’autoriser à reprendre son emploi, il tentait de retrouver une activité professionnelle lorsqu’il a été arrêté une troisième fois, le 11 janvier 2005. Il est toujours en détention depuis cette date, probablement à la prison centrale dite « Kerchiele »’.

Dhabassa Wakjira, lui, a été détenu sans interruption jusqu’en 2006, sans que l’administration pénitentiaire obéisse aux différents ordres de libération provisoire de la justice. Il a finalement été libéré et a, depuis, fui l’Ethiopie et demandé l’asile à l’étranger.

21/02/08 (B435) AFP Bush: pas de nouvelles bases militaires américaines en Afrique

ACCRA (AFP) — Happé par le Kosovo et Cuba durant sa tournée africaine d’une semaine, George W. Bush est malgré tout parvenu mercredi à recentrer son voyage continental en assurant au Ghana que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention d’implanter de nouvelles bases militaires en Afrique.

« Nous n’envisageons pas d’ajouter de bases », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse avec le président ghanéen John Kufuor, alors que de nombreux pays africains sont inquiets de la volonté des Etats-Unis de transférer le Commandement militaire africain (Africom), actuellement installé en Allemagne, en Afrique.

M. Bush a usé d’un langage très imagé pour mieux convaincre ses hotes. « Je sais qu’il y a des rumeurs au Ghana selon lesquelles Bush ne vient ici que pour convaincre d’installer une grosse base américaine. C’est de la foutaise. Ou comme on dit au Texas : bullshit! », s’est-il écrié.

« Cela ne veut pas dire que nous n’allons pas développer une sorte de présence en Afrique. Nous n’avons pas encore décidé. C’est un concept nouveau », a-t-il poursuivi lors de l’avant-dernière étape de sa tournée qui l’a déjà conduit au Bénin, en Tanzanie et au Rwanda et qui s’achèvera au Liberia.

M. Kufuor a de son côté déclaré que les explications de M. Bush « tordaient le coup une bonne fois pour toutes » aux rumeurs sur de prétendues intentions miltaires cachées du gouvernement américain.

De nombreux pays, dont le Nigeria, se sont déclarés opposés à une présence militaire directe des Etats-Unis sur le continent.

Huitième producteur mondial de brut et cinquième fournisseur des Etats-Unis, le Nigeria a officiellement refusé l’idée d’installer l’Africom chez lui ou « sur le sol africain ».

Depuis près d’un an, Washington a multiplié les missions de hauts fonctionnaires en Afrique pour « vendre » cette idée et rassurer sur ses intentions.

Les détracteurs africains du projet semblent persuadés que Washington cherche en fait à sécuriser par la force son approvisionnement énergétique, sachant que d’ici à 2015 un quart de ses importations pétrolières proviendront d’Afrique, et notamment du golfe de Guinée.

M. Bush a rejeté ces critiques. « Il – l’Africom – s’agit seulement d’une structure de commandement, visant à aider à fournir une assistance aux pays d’Afrique, de sorte que ces pays soient mieux préparés à résoudre les conflits d’Afrique, par exemple en fournissant une formation au maintien de la paix », a-t-il affirmé.

« Je veux dissiper l’impression que soudainement l’Amérique voudrait débarquer toutes sortes d’éléments militaires. Ceci n’est tout simplement pas vrai. Le seul objectif de l’Africom est d’aider les responsables à traiter des problèmes africains », a-t-il souligné.

La seule base militaire permanente dont disposent actuellement les Etats-Unis en Afrique est Camp Lemonier, à Djibouti, un ancien quartier-général de la Légion étrangère française où sont actuellement stationnés quelque 1.800 militaires américains.

Les Etats-Unis ont choisi Djibouti après les attentats du 11-Septembre, pour y installer une coalition internationale contre le terrorisme, ayant a l’origine pour mission d’empêcher d’éventuels membres du réseau d’Al-Qaïda fuyant l’Afghanistan et le Pakistan de trouver refuge dans la région.

Djibouti a proposé d’accueillir le QG d’Africom, qui mène pour l’instant ses opérations de Stuttgart sous la direction du commandement américain pour l’Europe.

A Accra, où il devait être l’hôte d’un grand dîner officiel mercredi, George Bush a également tenu à dissiper l’idée d’une rivalité féroce entre la Chine, avide de matières premières et de pétrole, et les Etats-unis en Afrique.

19/02/08 (B435) Communiqué de l’ARDHD, publié sur l’Observatoire de la situation des Droits de l’Homme à Djibouti, pour prévenir les risques de confusion.

L’ARDHD rappelle que l’Association a été créée en 1992 et qu’elle publie des informations sur Internet sous le nom de l’Observatoire de la situation des Droits de l’Homme à Djibouti depuis 1999, ce qui lui confère l’ancienneté de l’utilisation publique quotidienne et permanente de cette appellation.

Elle n’a aucun lien ni aucun contact avec une organisation qui utilise une appellation très voisine depuis quelque temps, avec la volonté ou simplement avec le risque de créer une confusion, en tentant de récupérer, à la dernière minute et à son profit le bénéfice moral des actions que l’ARDHD et les associations directement impliquées conduisent depuis des semaines pour certaines et des années pour d’autres..

Afin d’éviter toute confusion, nous rappelons à nos lecteurs que les informations officielles de l’ARDHD sont d’abord publiées dans son Observatoire de la situation des Droits de l’Homme à Djibouti qui est diffusé sur son site Internet et qu’elle en assume totalement les conséquences, y compris devant les tribunaux, comme ce fut le cas une fois.

Mais elle décline toute responsabilité pour les informations qui seraient publiées sur d’autres sites et sous une appellation pratiquement identique, surout lorsqu’elles traitent de sujets spécifiquement couverts par l’ARDHD.

L’ARDHD a choisi de ne pas porter pour le moment l’affaire sur le terrain juridique, car elle estime qu’il est plus utile que son équipe concentre ses efforts sur l’amélioration de la situation de la population à Djibouti et des différentes populations immigrées, surtout lorsqu’elles sont en difficulté.

Par différence, elle n’agit pas pour en tirer le moindre profit politique de dernière minute ni la moindre gloire, ni le moindre bénéfice commercial.

20/02/08 (B435) AFP : Somalie: cinq morts, dont 4 soldats somaliens, dans des combats à Mogadiscio

MOGADISCIO (AFP) — Au moins cinq personnes, dont quatre soldats somaliens, ont été tuées lundi soir à Mogadiscio dans de violents accrochages entre les forces gouvernementales somaliennes et des insurgés, ont rapporté des témoins.

Selon ces témoins, des insurgés ont attaqué les forces gouvernementales et pris brièvement le contrôle samedi soir du carrefour Holwadag (centre-sud de Mogadiscio), situé près du marché de Bakara, principal marché de la capitale et qui sert de base aux insurgés.

« J’ai vu les corps de deux soldats somaliens et d’un civil; ils étaient près d’un véhicule de l’armée qui avait été brûlé », a rapporté à l’AFP un résident, Ahmed Abdullahi.

Un autre résident d’un quartier voisin de Bakara, Mohamed Haji Yusuf, a fait état de deux morts supplémentaires. « J’ai vu les corps de deux soldats près d’un hôtel. Ils ont été tués pendant les combats », a indiqué ce témoin. « Neuf civils ont aussi été blessés dans mon quartier » dans ces accrochages, a-t-il ajouté.

Selon ces témoins, les deux camps se sont notamment affrontés au mortier et à l’artillerie lourde.

Ces combats interviennent alors que le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed et le Premier ministre, Nur Hassan Hussein, se trouvent actuellement dans la capitale.

Samedi, des insurgés avaient attaqué la zone à proximité du palais présidentiel où se trouvait le président. Le palais, Villa Somalia, n’avait pas été touché par les tirs.

Lundi, M. Hussein a annoncé que son gouvernement était disposé à ouvrir des pourparlers avec les insurgés, pour mettre fin aux violences meurtrières qui ensanglantent le pays.

La capitale somalienne est le théâtre de violences particulièrement meurtrières pour les civils, depuis la mise en déroute des tribunaux islamiques fin décembre 2006-début 2007 par l’armée éthiopienne, intervenue aux côtés des forces de sécurités du gouvernement de transition somalien.

Des miliciens islamistes mènent des attaques quasi-quotidiennes contre les forces gouvernementales et leurs alliés éthiopiens.

La Somalie, pays très pauvre de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre, en janvier 1991.

20/02/08 (B435) BBC : Police killed in Somali clashes – Au moins quatre policiers tués en somalie dans une fusillade (En Anglais – Info lectrice)

At least four Somali policemen have been killed in the heaviest fighting in Mogadishu for several weeks.

Government forces and their Ethiopian allies have now sealed off the city’s main Bakara market where fighting began on Monday, traders have told the BBC.

Many of those who remain in Mogadishu earn their living in Bakara but the government says it is a stronghold of the Islamist insurgents.

Last week, the UN warned that Somalia was the world’s « forgotten crisis ».

Bakara businessman Muhidin Nur said he feared renewed violence:

« The allied troops sealed off the entire area and blocked all roads leading in, » he said.

Police spokesman Abdulahi Shasha said the troops were looking for illegal weapons in the market.

‘Crossfire’

Local resident Sheikh Yusuf said the insurgents had seized one government armoured vehicle and destroyed another in Monday’s fighting.

« I saw the bodies of six people including four soldiers, the bodies of the soldiers were lying near an army vehicle which had been burnt and the civilians were caught in the crossfire, » said another local resident Asha Yusuf.

Some 60% of Mogadishu residents have fled the city, the UN says.

Last week, Christian Balslev-Olesen from the UN children’s agency warned that the lives of up to 15,000 Somali children were at risk unless emergency aid arrived in the next two weeks.

Without extra funding, emergency feeding programmes could be closed down next month, he warned.

« If you take all the indicators for children, it’s the most difficult place on the globe. »

Ethiopian troops intervened in Somalia just over a year ago, when they helped government forces oust Islamists from much of southern Somalia.

Since then the capital, Mogadishu, has been the scene of battles with government and Ethiopian troops taking on insurgents.

So far only 2,400 African Union peacekeepers have been sent to Somalia, of a planned 8,000-strong force.

Somalia has not had a functioning national government since 1991.

20/02/08 (B435) Italie : appel pour sauver le Tchad (Tradotto da Manuela Vittorelli, membro di Tlaxcala)(En Italien – Info lectrice)

APPELLO URGENTE

Al Presidente della Repubblica del Ciad;
Al Primo Ministro, Capo del Governo;
Ai membri del Governo;
Al Presidente dell’Assemblea Nazionale;
Ai Deputati
A tutti coloro che amano la pace, la giustizia, il perdono e l’equità;
A tutta la comunità internazionale;
Alle Nazioni Unite;
All’Unione Europea;
All’Organizzazione Internazionale della Francofonia;
Alla Comunità degli Stati del Sahel e del Sahara (CEN-SAD);
All’Unione Africana;
Agli Stati Uniti;
Alla Francia

Salviamo il Ciad

Dalla conquista dell’indipendenza da parte del nostro paese, l’11 agosto del 1960, la pace è stata il filo conduttore di tutti i governi che si sono susseguiti. Sfortunatamente le molteplici politiche di riconciliazione nazionale non hanno mai invertito la tendenza.

Di fronte al deterioramento della situazione e al virus della violenza che colpisce indifferentemente tutti i ciadiani, si sono levate qua e là delle voci che reclamano l’instaurazione di una pace duratura in Ciad, ma invano.

Dopo avere preso realisticamente atto della situazione politica del Ciad, il 16 novembre del 2002 le organizzazioni della società civile hanno lanciato un appello alla pace e alla riconciliazione con l’unico obiettivo di fermare le successive malaugurate guerre con tutte le conseguenze che conosciamo, deploriamo e condanniamo.

Questo appello alla pace e alla riconciliazione è stato indirizzato in particolare al Presidente della Repubblica, al Governo e all’Assemblea Nazionale perché prendessero la coraggiosa iniziativa di organizzare al più presto un incontro di riconciliazione nazionale che raggruppasse senza esclusioni l’insieme dei rappresentanti della vita pubblica, politica, sociale e della rivolta armata. Il fine ultimo di questo appello alla pace e alla riconciliazione era quello di creare le condizioni di una pace globale e duratura, di rinunciare all’esercizio del potere con la violenza in accordo con la Costituzione della Repubblica del marzo del 1996, di ristabilire la sicurezza delle persone e delle proprietà su tutto il territorio nazionale, di concorrere a un’autentica espressione democratica e di mobilitare la popolazione sulle questioni della cittadinanza, della militanza politica e del multipartitismo.

Ai ribelli armati le organizzazioni della società civile hanno chiesto di rinunciare alla violenza come strumento di acquisizione del potere, e questo per far rispettare i diritti umani conformemente all’ideale di pace, giustizia e responsabilità raccomandato dalla Legge Fondamentale del nostro paese, ma invano!

Dopo quello che abbiamo vissuto o visto alla televisione, l’1, il 2 e il 3 febbraio 2008, e quello che abbiamo capito della democrazia, il cui fondamento consiste nel lasciare esercitare il potere al popolo e per il popolo, oggi i ciadiani hanno il diritto di chiedere perché coloro che sono stati eletti per presiedere al loro destino non li ascoltano, non ascoltano i loro pianti e i loro appelli nei momenti difficili della storia.

Tutto ciò è incomprensibile, e sulla base di questa constatazione il collettivo delle associazioni per la Difesa dei diritti umani e le Organizzazioni Non Governative vi invitano individualmente o collettivamente a impegnarvi per il conseguimento di quella pace che attendiamo con tutto il nostro cuore.

Perché questo appello urgente?

Per i ciadiani si tratta ora di agire come cittadini nel tentativo di salvare il nostro paese: di qui l’appello urgente alla comunità internazionale, al governo del Ciad e alle truppe dei ribelli perché si assumano maggiori responsabilità e non si limitino a osservare un silenzio complice di fronte al dramma vissuto dal paese.
Con questo appello vogliamo far sì che il nostro paese viva in pace. Guardando ai recenti fatti di N’Djamena, la guerra ha portato distruzione, migliaia di feriti, senza tetto, morti e sangue versato a causa del potere. È grottesco, perché si possono trovare strumenti migliori per il dialogo.

Questi sono ciadiani che distruggono i beni comuni e i beni di altri ciadiani. Perciò noi rifiutiamo questa violenza inutile.

Ricordiamo, cari fratelli ciadiani, che Dio ha creato l’Uomo a sua immagine.

L’ha creato per coltivare l’amore e non per distruggersi. Ha anche dato il potere ai governanti perché proteggano i cittadini e non perché li espongano alle peggiori atrocità.

Oggi i governanti, così come i ribelli, vogliono tutto per sé a scapito della grande maggioranza del popolo.

Ricordiamo anche per un istante le ingiustizie e le frustrazioni che hanno condotto agli attuali deprecabili conflitti. Questi conflitti provocano odio, guerra, morte e distruzione in un paese che possiede mezzi già limitati.

I primi vogliono tutto esclusivamente per sé. Gli altri non li considerano più, li odiano. Ecco la società di morte nella quale siamo finiti, singolarmente o collettivamente. Anche solo per una volta, gli eletti dal popolo devono ascoltarci perché noi aspiriamo soltanto alla pace.

Noi abbiamo bisogno di una società fondata sulla vita. Una società che nasca dall’altruismo e in cui ciascuno sia tenuto in considerazione dall’altro. Ed è grazie a questo altruismo che deve nascere il dialogo che conduce alla considerazione, al rispetto e all’amore per l’altro. Il dialogo fa nascere l’amore e l’amore produce pace. L’amore è anche giustizia. E la giustizia è portatrice di vita.

Noi non vogliamo essere tra quelli che mandano il paese alla deriva. L’esperienza del regime Habré deve insegnarcelo. Non vogliamo più seguire chiunque possa spingere tutti noi in un baratro fatale. Noi siamo, saremo e resteremo dalla parte di coloro che vogliono parlare sinceramente e responsabilmente. Domandiamo inoltre a tutte le parti belligeranti di ritornare sulla terra, di tornare in sé, e ricordiamo in questa occasione al Capo di Stato l’impegno preso all’inizio del suo mandato: « io sono il presidente di tutti i ciadiani ».

Ai ribelli armati chiediamo di accettare di partecipare al gioco democratico per evitare inutili spargimenti di sangue; è questo il prezzo della sopravvivenza del Ciad.

– Esigiamo qui la liberazione immediata dei tre capi dell’opposizione politica (Mahamat Lol Choua, Ngarlejy Yorongar, Ibni Oumar Mahamat Saleh) detenuti in luoghi segreti e di porre fine alla caccia alle streghe così da alleggerire il clima già molto teso per il ritorno di una pace duratura.

– Deploriamo inoltre l’euforia delle forze di sicurezza di Moundou mandate come rinforzi a N’Djamena, che al ritorno, il 13 febbraio, si sono messe a sparare con armi leggere e pesanti provocando due morti, tra cui un bambino di 22 mesi, e molti feriti.

– Lasciamoci guidare dal senso di responsabilità perché il Ciad possa avere la pace. E questa pace non può essere costruita senza l’aiuto della comunità internazionale, alla quale facciamo appello con tutto il nostro cuore.
Anche questo significa agire in nome dell’umanità!

Moundou, 15 febbraio 2008

Le organizzazioni della società civile ciadiana di Moundou

CPPL, ASSAILD, ASDEC, APLFT, ATPDH, ATNV, BAOBAB, BELACD, CMD, CELIAF, CDJP, LTDH, INADES-FORMATION, UFEP, CF-SET.

20/02/08 (B435) Radio-Trottoir : Djibouti : capitale militarisée ? (Info lecteur)

Signes précurseurs des risques d’une révolte réelle, d’une rébellion des Forces Armées, les mutineries sporadiques dans les casernes continuent de se propager de Dorrah à Ali Sabieh, depuis le 24 janvier 2008 jusqu’au 18 février 2008.

Il est temps de dire non au silence révoltant du Chef des Armées, Chef des Chefs tristement seul face à tous les citoyens Djiboutiens (nes).

Militairement parlant, il est difficile, encore d’avoir une vision politique et financière de la situation.

Une chose demeure inquiétante au plus haut niveau et des questions se posent :

– ces soulèvements actuellement pacifiques d’hommes armés vont-ils dégénérer
?

– l’Ambassadeur des Etats-Unis avec son Général sur place a-t-il pris des engagements
pour mâter l’insurrection des casernes ?

– Jusqu’à quand ? la disparité financière entre soldats, TOUS RÉPUBLICAINS de la République de Djibouti, va-t-elle continuer ?

En synthèse, faut-il considérer tous ces échecs de dernière minute de la
politique de « drague » de l’Afrique, par l’ami du général du Pakistan en
déroute par KO, comme une ouverture de la Justice Universelle contre
l’Impunité ?

Un combattant sans salaire.