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08/10/14 (Brève 436) ALERTE pour un jeune gendarme qui avait été enlevé par l’Erythrée, alors qu’il effectuait une mission avec des militaires de la force d’interposition du Qatar. Il avait été libéré par l’Erythrée le 15 septembre, après deux mois d’incarcération. Aussitôt après, au lieu de le félicier, le régime de Guelleh l’a jeté à Gabode à l’isolement

18/10/14 ALERTE pour un jeune gendarme qui avait été enlevé par l’Erythrée, alors qu’il effectuait une mission avec des militaires de la force d’interposition du Qatar. Il avait été libéré par l’Erythrée le 15 septembre, après deux mois d’incarcération. Aussitôt après, au lieu de le féliciter, le régime de Guelleh l’a jeté à Gabode à l’isolement

Il s’agit de M.Ahmed Abdallah Kamil, un jeune gendarme de 1ère classe, qui avait été « kidnappé » le 25 juillet 2014 par l’Erytree alors qu’il accompagnait pour une mission d’inspection les militaires de la force d’interposition du Qatar.

Contrairement à toutes les lois internationales, l’Eythrée l’avait gardé en prison pendant 2 mois. Il avait été libéré le 15 septembre 2014.

Libéré par l’Erythrée, il est incacréré de nouveau par Djibouti !
Au lieu de l’accueillir comme il se doit pour le retour d’un prisonnier de guerre, le régime de Guelleh l’a fait immédiatement arrêter et après 3 jours de garde à vue dans les locaux de la gendarmerie, il a été jeté à Gabode où il est placé à l’isolement : personne ne sait ce qui lui est reproché.

Un secret d’état entre deux dictateurs complices et ennemis ?

De là on pourrait imaginer que Guelleh a peur de ce que gendarme pourrait raconter à propos de ce qu’il a vu ou entendu en Erythrée. Des militaires djiboutiens sont curieusement toujours incarcérés, sans aucune « réclamation » de la part de Guelleh … . Connivences et petits secrets entre deux dictateurs sanguinaires ?

Pourtant le gouvernement Djiboutien avait d’abord exigé sa libération dans un communiqué (http://www.lanationdj.com/differend-frontalier-doumeira-djibouti-denonce-enieme-provocation-erythreenne/) et ensuite il avait annoncé sa libèration (http://www.lanationdj.com/rdd-erytrhree-gendarme-ahmed-abdallah-kamil-enfin-libre/#).

Sa mère, en dépit de la maladie dont elle souffre a d’abord parcouru les 30km de brousse qui sépare sa maison de la ville d’Obock, puis la traversée jusqu’à Djibouti. Elle n’a été autorisée à le voir que chaque lundi.

A l’appel de sa famille, l’ARDHD lance une alerte rouge pour la libération immédiate et sans condition de Ahmed Abdallah Kamil, gendarme djiboutien, injustement et illégalement détenu à Gabode par le régime de Guelleh, après avoir été interné pendant deux mois par le régime dictatorial de l’Erythrée. Elle demande une enquête pour connaître la vérité sur cette incarcération, qui pourrait cacher des relations ou des complicités entre les deux régimes dictatoriaux.

29/02/08 (B436) AFP : Nicolas Sarkozy va renégocier la présence militaire de la France en Afrique

Par Nadège PULJAK

CAP (AFP) – Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi qu’il allait renégocier tous les accords militaires de la France en Afrique , une déclaration saluée par son homologue sud-africain Thabo Mbeki pour qui elle s’inscrit "dans le processus de décolonisation".

Arrivé au Cap dans la matinée pour une visite d’Etat de deux jours après une halte au Tchad, M. Sarkozy, accompagné de son épouse Carla, s’est entretenu en tête-à-tête avec le président sud-africain avant de prononcer un discours au Parlement.

"La France n’a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique. L’Afrique doit prendre en charge les problèmes de sécurité", a déclaré M. Sarkozy aux élus.

M. Sarkozy, qui promet depuis son discours de Cotonou en 2006, la "rupture" avec les pratiques controversées de ses prédécesseurs dans la région, veut la "renégociation de tous les accords militaires de la France en Afrique". Une fois renégociés, les nouveaux accords seront publiés "dans la transparence", a-t-il promis.

M. Mbeki, qui prône une "renaissance africaine" et une meilleure intégration du continent sur la scène mondiale, s’est félicité de cette annonce: "Cela fait partie, selon lui, de la suite du processus de décolonisation en Afrique".

Les détracteurs de la "Françafrique" ont estimé jusqu’ici que la "rupture" prônée par M. Sarkozy tardait à se concrétiser, regrettant notamment l’intervention française au Tchad, où le soutien de l’armée française aux forces du président Idriss Deby Itno, lors d’une attaque rebelle début février, lui ont permis de se maintenir au pouvoir.

Quelque 9.000 soldats français sont déployés au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Tchad, en Centrafrique et à Djibouti. Des accords lient également la France au Togo et aux Comores.

M. Sarkozy a également promis "une initiative de soutien à la croissance économique" de l’Afrique, portant sur 2,5 milliards d’euros en 5 ans afin de financer près de 2.000 entreprises et la création de 300.000 emplois.

Selon lui, "en intégrant cette initiative, le total des engagements financiers français bilatéraux pour l’Afrique subsaharienne s’élèvera donc à 10 milliards d’euros sur les cinq prochaines années" (…)

29/02/08 (B436) Ethiopian Review – Le Gouvernement éthiopien et ses forces armées accusées dans l’Ogaden d’imposer un régime de terreur similaire à celui du Darfour. Ethiopia’s war on its own (Los Angeles Times) (En Anglais – Info lecteur)

The [Woyanne] government is accused of a reign of terror similar to what is happening in Darfur.

By Ronan Farrow, Los Angeles Times

DADAAB, KENYA — The bullet tore through Ibrahim Hamad’s torso and lodged in his hip. The 26-year-old teacher was at home with his elderly father when government forces swept through his town in the Ogaden region of Ethiopia, burning huts and killing civilians. "The young girls were the first to die. The soldiers shot them and gathered the bodies and burned them," he said. The troops demanded that surviving men join their ranks, threatening those who refused with torture, imprisonment and death.

"When they came to my home, I told them, ‘I am just a schoolteacher, I will not leave my family,’ " said Hamad. In a bleak whisper, he recounted the ordeal that followed. "They strangled my father with a wire and hung his body in a tree. Then they shot me and left me for dead."

Hamad now struggles to survive in this remote refugee camp in northern Kenya, joining thousands who have fled a reign of terror by the Ethiopian Woyanne army. Little noticed by the world, Ethiopia Woyanne is waging war against its own people in the Ogaden desert. Long-simmering tensions erupted last April when separatist rebels attacked a Chinese-run oil field. The Ethiopian Woyanne government responded by ejecting humanitarian agencies and launching a scorched-earth campaign in the region.

The targeting of the predominantly ethnic-Somali Ogaden population has led to accusations of ethnic cleansing. In October, Human Rights Watch warned that events in Ogaden were following a "frighteningly familiar pattern" to those in Somalia’s Darfur region, noting "ethnic overtones" to attacks and accusing Ethiopia of "displac[ing] large populations" and "deliberately attack[ing] civilians." Government forces have been implicated in escalating looting, burnings and atrocities. Recently, soldiers have begun a brutal campaign of forced conscription, often torturing or killing those who refuse to join.

The Ethiopian Woyanne government has suppressed most news from the region, sealing Ogaden’s borders and denying access to the media. Last May, three New York Times reporters researching the crisis were held for five days and had their equipment confiscated. Ethiopian Woyanne officials have been quick to dismiss mounting reports of bloodshed as propaganda. But in this camp, refugees fleeing Ogaden tell stories of rape, torture and mass murder perpetrated against civilian villages by Ethiopia’s Woyanne’s military.

However, it is the U.S. government, not Ethiopia’s Woyanne’s, that elicits the most anger from Hamad and the other Ogadenis seeking shelter in Dadaab. The bullet that shattered Hamad’s hip, and the gun that fired it, were likely supplied by the United States. The soldier who pulled the trigger was almost certainly compensated with U.S. military aid.

The U.S. has historically provided Ethiopian forces with arms, funding and training. In recent years, the bond has deepened, with Ethiopia’s Woyanne’s military serving as a proxy for American interests in a region increasingly viewed as a crucial front in the war on terrorism. Since 9/11, military aid to Ethiopia Woyanne has soared, growing at least 2 1/2 times by 2006. A close intelligence-sharing relationship between the governments has burgeoned.

In the face of mounting evidence of atrocities, some U.S. officials are questioning the no-strings-attached backing of Ethiopia’s Woyanne’s army. "This is a country that is abusing its own people," said Rep. Donald M. Payne (D-N.J.), chairman of the House subcommittee on Africa and Global Health, accusing the Bush administration of "look[ing] the other way" as Ethiopia’s Woyanne’s abuses worsen. Last fall, the House passed the Ethiopia Democracy and Accountability Act, sponsored by Payne, to limit military aid to Ethiopia. It awaits action by the Senate. "The United States cannot afford to allow cooperation on the war on terror," Payne said, "to prevent us from taking a principled stance on democracy and human rights issues."

Ironically, unbridled support of Ethiopia’s Woyanne’s army in the interest of combating terrorism may serve as a powerful catalyst for anti-U.S. sentiment. "We hate the U.S.A. more than the Ethiopians," one Ogadeni told me. "It is guns and money from the U.S.A. that are killing our people."

If Washington wants to fight the rising tide of terrorism in the Horn of Africa, it cannot continue to turn a blind eye to the abuses of its closest ally in the region. The U.S. wields unique influence over Ethiopia; how it uses that influence will determine Ogaden’s future. Legislators should continue to press the Bush administration to help stop the bloodshed. Current levels of U.S. aid should be made contingent on Ethiopia’s Woyanne’s halting its attacks on civilians. That might sacrifice some goodwill with Ethiopian Woyanne officials — but it could save the people of the Ogaden.
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Ronan Farrow, a student at Yale Law School, has worked on human rights issues for the House Foreign Affairs Committee and recently accompanied a congressional delegation to the Horn of Africa.

29/02/08 (B436) Presse canadienne : Sarkozy veut remettre à plat tous les accords de défense avec des pays africains

LE CAP – Nicolas Sarkozy a jeté un pavé dans la mare jeudi en annonçant la "renégociation" de tous les accords de défense qui lient actuellement la France à des Etats africains, et leur "publication" au nom de la "transparence".

Lors de la décolonisation, la France a signé des accords de coopération militaire et de défense avec une quinzaine d’Etats africains. Les "accords de défense" impliquent une garantie française en cas d’agression, mais d’autres accords portent simplement sur une assistance militaire technique.

Les textes signés avec la Côte d’Ivoire, le Gabon ou le Tchad sont notamment relatifs au maintien de l’ordre, certaines de leurs clauses étant restées secrètes.

La France compte actuellement environ 9.000 hommes sur le continent africain et des bases permanentes à Djibouti, au Sénégal et au Gabon, plus deux bases au Tchad et en Côte d’Ivoire.

Le président français entend ainsi concrétiser sa volonté, affirmée pendant la campagne présidentielle, de mettre fin à la "Françafrique", mélange de réseaux souterrains, d’accords de défense secrets hérités de la colonisation, et d’interventions, y compris armées, dans les affaires intérieures de ces pays.

Symbole de ces dérives: le Tchad, où Paris, qui y compte un millier d’hommes, est intervenue à plusieurs reprises dans le passé pour soutenir le régime contesté du président Idriss Déby. Lors de la dernière offensive rebelle en février dernier, "la France s’est interdit de s’immiscer dans les combats", a assuré jeudi Nicolas Sarkozy devant le Parlement sud-africain au Cap. "C’est un changement sans précédent. Ce changement, il faut le poursuivre."

Au premier jour de sa visite d’Etat en Afrique du Sud, Nicolas Sarkozy a donc annoncé "la renégociation de tous nos accords de défense en Afrique", où l’Union africaine entend jouer un rôle de plus en plus important. "C’est un tournant majeur", a-t-il souligné lors d’une conférence de presse conjointe avec Thabo Mbeki, précisant que "tous les chefs d’Etat concernés ont été informés".

"La France n’a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique", a-t-il prévenu. "L’Afrique doit prendre en charge ses problèmes de sécurité".

"La présence militaire française en Afrique repose toujours sur des accords conclus au lendemain de la décolonisation, il y a 50 ans!", a-t-il souligné. Ils sont "obsolètes". Ainsi, "il n’est plus concevable pas exemple que l’armée française soit entraînée dans des conflits internes", a-t-il averti. L’entourage du président a affirmé que "huit pays" étaient concernés par la renégociation des accords de défense: le Sénégal, le Gabon, le Cameroun, le Togo, Djibouti, la République centrafricaine, la Côte d’Ivoire et les Comores.

Les nouveaux accords devront "reposer sur les intérêts stratégiques de la France et de ses partenaires africains" et s’adapter "aux réalités du temps présent". La France est aussi "ouverte au dialogue avec tous ceux qui souhaiteront nouer avec elle un nouveau partenariat en matière de sécurité".

Au nom de la "transparence", les nouveaux accords seront "intégralement publiés" et le Parlement français sera "associé étroitement aux grandes orientations" de la politique africaine française.

Nicolas Sarkozy n’a pas précisé jeudi s’il envisageait de fermer des bases militaires et lesquelles. "Pour l’instant, on reste sur Djibouti", la plus importante des bases françaises sur le continent, a toutefois assuré un responsable du ministère de la Défense sous le couvert de l’anonymat. Pour le reste, "il y a plusieurs hypothèses".

Le président sud-africain Thabo Mbeki a salué cette annonce, y voyant "la suite du processus de décolonisation en Afrique".

Ces dernières années, face au coût des opérations et aux critiques de plus en plus vives sur son rôle en Afrique, la France avait déjà cherché à davantage "européaniser" ses interventions ou à les placer sous mandat de l’ONU, comme cela avait été le cas en Côte d’Ivoire notamment.

Nicolas Sarkozy veut aussi réformer les traditionnels sommets annuels France-Afrique: il a souhaité jeudi qu’ils "changent dans leur méthode et dans leur nature". Une proposition qu’il devrait défendre au sommet du Caire en 2009.

Il a par ailleurs promis une "initiative de soutien économique" à l’Afrique de 2,5 milliards d’euros sur cinq ans. Portée par l’Agence française de développement (AFD), elle permettra de "financer directement ou indirectement près de 2.000 entreprises pour la création de 300.000 emplois".

29/02/08 (B436) REUTERS : deux policiers somaliens ont été tués lors d’un accrochage entre les forces gouvernementales et des islamistes présumés insurgés. Une personnalité avait été assassinée jeudi. (En Anglais – Info lecteur)

By Aweys Yusuf

MOGADISHU (Reuters) – Two Somali policemen were killed in clashes between government troops and suspected Islamist insurgents, and one official was assassinated in Somalia’s capital, witnesses said on Thursday.

Residents said the gunfight broke out inside a local market in the northern Wahar Adde neighbourhood of Mogadishu as suspected Islamist rebels armed with machineguns ambushed government police in the area.

"Two policemen were killed in the market when insurgents ambushed units of government police patrolling inside the market. I saw their dead bodies lying there," witness Mahdi Hassan told Reuters by telephone.

Somalia’s interim government and its Ethiopian allies are battling an insurgency led by remnants of a hardline Islamist group they routed from Mogadishu just over a year ago.

In a separate incident, insurgents gunned down a government official on Wednesday night while he was leaving a mosque in northern Mogadishu.

"Two men armed with pistols shot dead Abdulahi Haji Mohamed who was the deputy chair of Shibis district for public affairs. The killers escaped, but police are after them," Shibis district chairman Mohamed Abdi Ali told Reuters by telephone.

Activists say fighting killed at least 6,500 people last year and displaced at least 2 million more in the Horn of African nation.

29/02/08 (B436) SOCEPP : Mise à jour des informations sur les déportés du Soudan. Le Soudan a déporté des douzaines d’Ethiopiens dont Atanaw Wassie, les condamnant probablement à la mort en Ethiopie – UPDATE ON THE DEPORTEEES FROM THE SUDAN (En Anglais)

Februray 27/2007

UPDATE ON THE DEPORTEEES FROM THE SUDAN

Four of the Ethiopian refugees deported from the Sudan along with elder (Shaleka) Atanaw Wassie have been released and instructed to appear in court to follow their case.

They were held in Kailiti and are accused of fomenting an armed rebellion against the regime in place.

The released are: Anteneh, Shebabaw Assefa, Mamaye Abebe and Abebe Yigletu.

The Sudan has been deporting dozens of Ethiopians and the last batch involving the elder Atanaw Wassie was sent to a possible ”death” as the regime had accused all of incting a rebellion against it, transporting arms across the border, belonging to an illegal armed group,etc..

Atanaw Wassie is 75 and ailing.

His whereabouts is not known and there are fears for his safety both because of maltreatment and of lack of adequte medcal care. The Sudan, on its part, contineus to hold very many Ethiopian and Eritrean refugees in horrible conditions of detention and threatens to continue with the deportations.

The bleak and dangerous situation has delivered the hapless refugees to unscrupulous traffickers who take the refugees across the Egyptian desert to Libya or Israel and to more suffering and possible death. Israel and Libya have also deported the refugees and the condition of detention of Ethiopians in the Libyan desert is very inhumane.

SOCEPP calls on the Sudan to cease the mistreatment and deporation of the refugees and demands the EPRDF to immediately release elder Atanaw Wassie and all the other deportees kept behind bars.

INJUSTICE ANYWHERE IS INJUSTICE EVERYWHERE
SOCEPP, POSTFACH 51213, BERLIN 13372,GERMANY
E MAIL: SOCEPP @AOL.COM,
WEB SITE: WWW.SOCEPP.DE

28/02/08 (B436) Ethiopian Review / La nation somalienne ou le sacrifice de l’agneau par le régime éthiopien – The Somali Nation: TPLF’s sacrificial lamb (En Anglais – Info lecteur)

By Abdullahi Dahir Moge

One can hardly flatter me for avant-gardism when I reiterate what is basically repeatedly stated by so many others: that TPLF is the main evil that is devouring the soul of Somali nation, currently. I would, therefore, not go into the nitty-grittys of this assertion lest the appetite might sicken and so die as in Shakespeare’s the twelfth night. I will use the name Tigray People’s Liberation front (TPLF) in lieu of Ethiopia for ethical reasons. The majority of Ethiopian people are equally victimized by the current regime; and it would be a great injustice if they were to be collectively blamed for the wrong-doings of Meles and his retinue of Tigrayans in power.

In this piece, I will try to give an overview of few facts that are at times flicked through with flippancy. Or more accurately, perhaps not given due attention as discussions converge on the historical rivalry between Ethiopia and Somalia.

First, let me ask these questions? When has TPLF’s meddling of Somalia’s politics started? How have its objectives towards Somalia shifted from 1991 onwards? What factors precipitated the latest full scale invasion and occupation? Has it all been part of the ‘mercenary’ assignment of Meles’s regime as part of the so-called ‘war on terror’? Or had there been domestic Ethiopian political agendas that catapulted such an adventure? I will provide the answers very briefly; albeit partially.

It was right after the conclusion of the Carta conference in Djibouti in 1993 that the first signs of a blatant TPLF scheming in Somalia surfaced. In a move that was clearly intended to intimidate the budding government — which by and large reflected the wishes of the Somali people — the resort town of Sodere near Nazereth hosted a follow-up mini-conference of the most dreaded Somali warlords. TPLF’s reason for undermining the government of Abdiqasim Salat Hassen was ostensibly rooted to its apprehension of his ‘alleged’ clandestine relations to the defunct Al-Itihad Islamist group.

But in the eyes of many pundits and the Somali public, the real cause for this act of sabotage was TPLF’s fear of losing control over the ‘tiny’ neighbour; which it had managed like a private ‘fiefdom’ hitherto. TPLF military commanders in Ogaden had been sharing Somalia’s looted resources with warlords and had in turn been providing arms and ammunition to these ‘blood suckers’ to destabilise Somalia.. The military has influenced the policy position of their masters in Addis Ababa; by providing faulty intelligence reports of the ‘threat’ from the east. The warlords might have also exploited Ethiopia’s usually jerky minority ‘rulers’, for the perpetuation of their reign of thuggery. By and large, it was a mutual co-operation; TPLF pulling the rug out from under ‘any government of not its making’ in Somalia; while the warlords wanted to ensure the flow of stolen riches to themselves and their cronies is not abated.

Since then, for 17 years, it was a familiar story of playing one warlord against the other. Why has that been easy and unnoticed? Because prominent Somali social and political elites were suffering from a ‘fatigue’ of wars and thought the turmoil will recede with time. Most thought the ‘inconveniences’ caused by warlords was a passing cloud.

Thus, whatever its motive, TPLF’s meddling in the internal affairs of Somalia has started well before the advent of the popular Islamic courts who were the product of social anger against anarchy in Somalia. That is one point I set out to remind the readership.

It wasn’t because of the resurgence of Somali Islamist groups or fear of resultant cross-border security risks, which compelled Meles to launch the ultimate blitz. Contrary to many Somali’s lament, who decry Yusuf Indhacade’s vitriolic slogans and feeble bluffs, or the ‘immaturity’ of the courts leadership; TPLF’s military were in Baidoa well before the take over of Mogadishu by the Union of Islamic Courts. In fact, six months before the Courts’ victory over the warlords, an adviser to the then Somali PM, Ali Ghedi, who I met on board an Ethiopian Airlines flight to Gode, told me that the Ethiopian military will ‘take’ the TFG to Mogadishu. He admitted that he was there to facilitate that operation.

Undeniably, Meles Zenawi’s war on Somalia has much to do with domestic political expediency than perceived national security threat from rise of Islamists in Somalia. In 2005, Meles, intoxicated by the ill-advised praises of former British PM-Tony Blair, decided to experiment with ‘electoral democracy’. In his insomniac sleepwalk, he fathomed that it would yield a handsome pay off, if by ceding few seats in the nominal parliament; the accolade and the aid from donors could be maintained or increased. That calculation was to be doomed to a fatal fiasco; as results of the elections turned out to be an overwhelming rejection of TPLF’s ethnic based policies and ‘Albanian communists’ style one-party dictatorship. All satellite organisations of the EPRDF lost ground as the big guns were trounced by angry populace.

Meles, in a last ditch gasp to save his lot, appeared on the national TV the same night from Adwa, where he went to vote, and announced the election results — without even bothering to wait for the verdict of his hobbyhorse, the National Election Board of Ethiopia, which certainly would have published results endorsed by him anyway. That haste and the incredulity in his eyes betrayed a man who was taken by surprise; not by the people’s verdict but the ‘inefficiency’ of his cadres whom he counted on to deliver the ‘victory’ on a silver plate.. He declared that his party had ‘won by landslide’; and that rallies and demonstrations were banned for one month.

Just for the record, the National Electoral Board is headed by one Ato Kamal Badri, from the highly privileged Harari minority ethnic group, who is a man of many functions: the chairman of the electoral board, the chief justice, and the chairman of the constitutional review committee in the house of Federation. Interestingly, any aggrieved party in Ethiopia’s elections are supposed to rest their case with these three institutions in hierarchal order. To put it in simple language, if you have a problem with Kamal’s decision when he is in a tie and coat, you try your luck when he is in gown!

Western donors felt slapped at the face after Meles ordered the shooting of 300 school children who protested the election theft by his party. Like a perennial river that burst its banks, the blood of innocent minors flooded the streets of Addis Ababa. Luckily for Meles, brute force saved the day for him. Terrified of the ramifications of this exposed ugly face of his, he was a man in desperate search for an escape route. Somalia once again came to his rescue; this time in the shape of a ‘marauding Taliban-style Jihadists’!

The coalescing forces of sanity, in the form of a religious group that rose above the clan fray in Somalia, came as a providential happening of immense importance to Meles. He seized that God-sent opportunity instantly, and sold it as an ominous augury of what is to befall the Horn of Africa; should the West continue to demand ‘petulantly’, the delivery of the ‘luxuries’ of ‘unaffordable’ democracy.

Sullying the heroic sacrifices of many Ethiopians who stood for democracy, the West myopically sanctified his atrocities and hurriedly jumped to bed with the dictator.. He found a willing sponsor in President Bush and was a man back in business. So, the war profiteering got a new momentum. After all, what will he lose if few thousand more of the ‘jobless’ Ethiopian youth — ‘dangerous vagrants’ he calls them — die. As far as most are not from the ‘people tested with fire’ — the Tigre’s — who proved to be ‘gold’.

That same objective of playing the ‘indispensable ally’ of the West is the driving cause for his continued occupation of Somalia; under numerous pretexts. But, it is also true that his commanders have found intermediate roles for themselves in the form of amassing the ‘loot’. Somalia is now a de facto open-access country; where Garret Hardin’s the tragedy of the commons theory aptly applies to. A resource owned by nobody or by everybody is bound to be overexploited or utilised sub-optimally in the teachings of natural resource economics.. The result is fast depletion and disappearance of that scare resource. In Somalia, the resource at loss is much more than copper, oil or other minerals. It is its people and nationhood that is under present danger of extinction.

Feeling that is not enough. TPLF has also launched a massive campaign of ethnic cleaning and genocide against Ogaden civilians. (See Human Right Watch Report 2007, and independent reports from foreign media; the latest being the reputed Christian Science Monitor). No regime in Ethiopia had afflicted such pain and wanton destruction on the Somali nation ever.. Not even the infamous of Derg regime! Somali’s are only aghast by what wrongs they might have done to this ungrateful group. Perhaps they supported evil; and this is their deserved payback. But they have slowly grasped the magnitude of TPLF’s pathological hatred towards the Somali nation. That is the good thing.

Let us link this to the bigger contemporary geo-political and ideological picture. Meles’ Somalia adventure will end when the West’s Islamophobia subsides, or when they came up with a paradigmatic shift on how to face up to the ‘over-hyped’ threat from Islam. I hope the shift in thinking in their handling of Pakistan is not a fluke. Musharaf is hard pressed to allow breathing space for democracy to flourish. I hope the West will prescribe the same medicine to Meles. I hope they will recognize that courting dictators will only increase the anger and ‘radicalisation’ of the subjects. For it is the grand law of physics, that “to every action, there is always an opposite action of equal measure.” Of late, some sound voices among the Western tink-tanks are remarking that supporting democratisation — not stifling it — is more effective, less costly, and more sustainable in curbing ‘Islamic fanaticism’. I tend to agree with this point; but not on their wider analysis and recommendations on the West Vs Islam saga.

The West’s obsession with Islam didn’t start with 911. At its roots, it is about imposing one’s perceived ‘superior’ values on reluctant and equally proud societies. Having succeeded to force ‘Anglo-Saxon’ values and culture — coined as the acceptable norm of a globalized human — down the throats of various populations; the Islamic world is the ‘untameable’ delinquent child for the pioneers of Western civilization. A civilisation based on the tenets of liberal democracy, competition, individualism, and greed. For all its glitters, it lacks compassion, social responsibility, family cohesion, and spiritual guidance. Islam embodies all of these values; a reason why Muslims will not be subdued to forgo their happiness. Bush et al’s belief that with perseverance, Islamic ideology could be defeated; presumably because communism was vanquished in half-a-century, is flawed and its conclusions are based on wrong premise. Islam, unlike communism, is a religion and not an ideology.

Somali’s misery will end when that of the rest of the Muslim world ends. Somalia’s problem is also internal; but it is my considered judgement that the external interference is the most damaging and the decisive one. If we could demand our independence back now — with all our defects — we can come out of the ashes stronger. That is why the legitimate struggle of the true sons of the soil in Somalia needs our admiration and support.

On the threat from the colossus from the West, my people have a fable for which they have a penchant. It is about the tortoise that was informed of predators’ decision to prey on its exposed flesh. Feeling powerless, it comforted itself with the hope that the Almighty Allah will intervene. The tortoise said in resignation: “they may decide so, but was Allah there?” the subtext being the Almighty might have other plans for me. The fable has it that God covered it with the impregnable shell it has today as a shield.

The West and its attack dog TPLF might have carved out a meticulous plan of annihilation for the Somali nation, but Allah’s words are yet to come! And I am sure it will come soon. Allah might speak through our own action, not in miracles, and we need to believe in ourselves and unleash our fury on the occupation forces — the black colonizers. If his actions in Mogadisho are to go by, Meles has taken the advice of Sun Tze (If you have an upper hand over an opponent, you must crash them totally, you must have no mercy, you must give them nothing to negotiate, no hope, and no room to manoeuvre) literally. It is up to the Somali’s to stop him.

It is richly sardonic that the up until now not-so-patriotic TPLF Tigres are the loudest ‘defenders’ of ‘Ethiopia’s national interest’ with something akin to the zeal of a proselyte, and preach us on the history of Ethiopia not being ever colonized. Perhaps they wouldn’t feel the same pride in realizing that they were on the wrong side of ‘that history’ — as collaborators of foreign ‘invaders’ for most part. Much the same way the senile octogenarian Abdullahi Yusuf is now in Somalia. Invading another independent state, experiencing a lapse of nationhood, is the worst step to redeem their past misdeeds.

Lastly, I never got views on whether Ethiopians in general take pride in the fact that they were also the only black colonizers who took part in the scramble for Africa as early as 1884. But I know most of them condemn the atavistic replay of that history in the 21st century in Somalia. May God help them to get rid off this tribal tyranny! After all, it is they who live with it at the end of the day!

28/02/08 (B436) L’association Survie relaie l’ « Appel à mobilisation pour le Tchad » lancé par le Collectif des Tchadiens de l’Etranger (ci-dessous), et appelle le plus grand nombre à se mobiliser afin que la France cesse sont soutien « sans faille » au régime Déby accusé de procéder à des exécutions extra-judiciaires et tenant au secret (avec risque de torture) plusieurs opposants.

Nous citoyens français refusons cette politique menée en notre nom !

Au contraire, la France doit agir pour l’instauration d’un processus de paix démocratique demandé depuis des années par la Société civile et rejeté à plusieurs reprises par la France. « Rupture » avec la Françafrique : assez de paroles, des actes !!!

Halte à la Françafrique. Nous soutenons les peuples africains !!!

MARCHE POUR LA LIBERTE ET LA DEMOCRATIE
DE LA PLACE JEAN MONNET
AU PARVIS DES DROITS DE L’HOMME AU TROCADERO

Samedi 1er mars 2008 à partir de 14h
Marche de la place Jean Monnet à Paris 16ème
(croisement rue des Belles Feuilles et Avenue Victor Hugo –
150 mètres Ambassade du Tchad)
Métro Victor Hugo (ligne 2)
et au parvis des droits de l’homme au Trocadero

Pour télécharger l’appel : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1100

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A l’appel du COLLECTIF DES TCHADIENS DE L’ETRANGER :

« Pour un Tchad véritablement indépendant, définitivement décolonisé et démocratique »

« APPEL À LA MOBILISATION POUR LE TCHAD ! »

A peine la bataille de N’djamena terminée que la France a déjà vendu pour des centaines de millions d’euros des armes et matériels de guerre au gouvernement tchadien, des entreprises françaises se sont vues attribuées sans aucune procédure de mise en concurrence de gros marchés pour des ouvrages sans aucun intérêt et sans aucune utilité (des tranchées) pour les populations tchadiennes qui elles sont dans une extrême misère.

Les revenus du pétrole ne profitent qu’au clan au pouvoir et au réseau « Françafrique », plutôt bien requinquée après le discours de M. Bockel.

Malgré cette odeur macabre encore ambiante à N’djamena après cette bataille très meurtrière pour les populations civiles tchadiennes, bataille prévisible que la France a refusé d’éviter préférant aller chercher les résolutions de l’ONU afin d’affronter les rebelles tchadiens au lieu d’appeler à un dialogue sans exclusif entre toutes les parties en conflit ;

  • Malgré les violations massives des droits de l’Homme constatées par toutes les organisations internationales des droits de l’Homme, malgré les arrestations et les exécutions extrajudiciaires constatées ;
  • Malgré l’enlèvement de deux leaders de l’opposition démocratique tchadienne par la garde présidentielle de Déby selon des témoins occulaires depuis le 3 février 2008 et dont on est sans nouvelle depuis ;
  • Malgré les déclarations contradictoires et mensongères des autorités tchadiennes à ce sujet ;

M. Sarkozy a cru bon et utile d’aller ce mercredi 27 février 2008 soutenir le régime dictatorial et illégitime de Déby.

Faut-il le rappeler, il n’appartient pas à la France, ni moins encore à son Président de décider que tel ou tel régime est légitime.

En dehors de toute action concourant à un DIALOGUE INCLUSIF, c’est-à-dire le dialogue politique inter-tchadien sans exclusif, la France n’a pas d’autre rôle à jouer au Tchad !Or chaque jour, la France donne la preuve que seuls ses intérêts occultes et ceux de ses sous-fifres locaux comptent. Elle soutient aveuglément un dictateur au détriment du PEUPLE TCHADIEN.

MAIS JUSQU’À QUAND allons nous laisser humilier et déposséder de la sorte ? Trop c’est trop ! Il est temps de se mobiliser et dire PLUS JAMAIS CA !

  • NON à cette France pyromane qui expulse par vols charters les demandeurs d’asile et les immigrés,

    NON à cette France prête à sacrifier nos populations en contrepartie de la grâce présidentielle à accorder aux délinquants de l’Arche de Zoé,

    NON à la France amie des dictateurs,

    NON à la France complice de l’enlèvement des démocrates tchadiens,

    NON à la Françafrique !!!!

Pour dénoncer cette monstrueuse et meurtrière machination qui n’a que trop durer et exiger la libération immédiate des opposants tchadiens, ainsi que l’organisation rapide de négociations POUR LA PAIX AU TCHAD, vous êtes conviés à prendre part à la marche pour la LIBERTE du PEUPLE TCHADIEN, LA LIBERTE des PEUPLES d’AFRIQUE, la LIBERTE DES OPPRIMES du MONDE

Tous les citoyens du monde épris de paix et de justice sont les bienvenus !!!

  • Le Comité de soutien aux opposants tchadiens
    Contacts : 06 25 13 51 75 / 06 86 33 85 99
  • Le Collectif des Tchadiens de l’Etranger
    Contacts : 06 26 08 65 48 / 06 11 89 07 44