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19/10/14 (Brève 437) Il y a 19 années, le 19 octobre 1995, le corps du juge Bernard Borrel, était retrouvé au bord du Goubet, à moitié calciné. Ayons une pensée pour lui et surtout pour son épouse et pour ses enfants, qui attendent toujours la vérité et le nom des coupables. (ARDHD)

En ce jour anniversaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, magistrat français en mission auprès de la République de Djibouti, nous avons une pensée pour Elisabeth Borrel et pour ses enfants, pour leur courage et leur détermination pour connaître la Vérité.

Quel courage et quelle obstination, il leur a fallu depuis 19 années, pour vaincre tous les obstacles que des gouvernements français successifs ont dressé devant
eux, sans parler des calomnies imaginées par Guelleh et consort. D’abord un mensonge longtemps véhiculé : la thèse du suicide, soutenue par deux juges : Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, finalement désaissis du dossier, parce qu’ils en avaient trop fait quand même. Malgré cela, il aura fallu attendre 2007 pour que le Procureur de Paris reconnaisse que l’instruction était désormais poursuivie pour assassinat …

Mais l’instruction semble toujours piétiner. Faudra-t-il attendre que les coupables soient morts pour connaître enfin la vérité ?

Nous renouvelons le soutien de l’ARDHD à la famille Borrel.

07/03/08 (B437-B) BBC : un raid d’islamistes lourdement armés leur permet de s’emparer d’une ville au Nord de Mogadiscio. Bilan : 5 morts, des véhicules militaires détruits et des prisonniers libérés. Ils ont quitté ensuite le terrain. Islamist raid kills Somali troops (En Anglais – Info lecteur)

The Islamists seem to be regrouping outside the capital

Heavily armed Islamist gunmen have raided Baladwayne town north of the capital, Mogadishu, killing five government soldiers.

A BBC correspondent says the fighters burned vehicles and freed prisoners before fleeing.

Baladwayne town is considered strategic as it lies on the main road to Ethiopia, which is also the troops’ main supply route.

The Islamists have this week attacked six towns around the country.

The BBC’s Mohammed Olad Hassan in Mogadishu says the attacks are seen as a new tactic being employed by the Islamists to make a comeback after being ousted from the capital in December 2006.

US strike

The town which were attacked this week include Dinsoor, Burhakaba, Hudur, Bakool, Dhoble and Baidoa, which is where the parliament is based.

Aid workers say the Islamists have also held talks with elders, businessmen and religious leaders in Wajjid town as they try to organise their return.

Earlier this week, the US bombed the Islamist-held town of Dhoble in southern Somalia, saying that an al-Qaeda operative was sheltering there.

The Islamists were ousted from the capital, Mogadishu in December 2006 by government forces, backed up by Ethiopia, with some intelligence from the US.

The US accused the Somali Islamists of harbouring those responsible for the 1998 attacks on its embassies in Kenya and Tanzania.

The Islamists denied this, as well as reports they had links to al-Qaeda.

Somalia has not had an effective national government since 1991.

07/03/08 (B437-B) ONU : Ban Ki-moon : « il est toujours possible à l’Érythrée de revoir sa position »

« Les restrictions imposées par les autorités érythréennes à la MINUEE sont inacceptables et constituent une violation des principes fondamentaux du maintien de la paix », affirme le Secrétaire général dans son rapport spécial au Conseil de sécurité sur la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE), rendu public aujourd’hui.

Depuis que le Secrétaire général a pris la décision de transférer provisoirement le personnel et le matériel de la Mission de l’Érythrée vers l’Éthiopie, en raison de l’impossibilité de se procurer du carburant, les opérations de redéploiement se sont heurtées à différents obstacles qui ont contraint la Mission à recourir à un plan de rechange (dépêche du 14.02.2008).

Le personnel et le matériel de la Zone temporaire de sécurité ont donc été regroupés à Asmara, la capitale érythréenne, et à Assab. « Mais il n’y a pas à Asmara et à Assab d’installations se prêtant à un séjour prolongé des contingents », informe le rapport.

Devant les difficiles conditions imposées au personnel militaire, logé dans des installations de fortune surpeuplées, le Secrétaire général a donc donné l’instruction d’entamer le processus de transfert du personnel militaire vers leur pays d’origine, en attendant une décision définitive du Conseil de sécurité sur l’avenir de la MINUEE.

Quant aux autres personnels, compte tenu de la « situation intenable » dans laquelle l’Érythrée a placé la Mission, le Secrétaire général recommande de transférer le personnel sans des lieux de réinstallation durable.

« En tant que partie à l’Accord de cessation des hostilités, en vertu duquel les deux pays ont invité les Nations Unies à déployer une mission de maintien de la paix sur leur territoire, l’Érythrée est tenue de traiter les membres de celle-ci avec respect et dignité et de garantir leur sûreté et leur sécurité, ainsi que leur droit de se déplacer librement et de ne se voir imposer aucune restriction dans l’accomplissement de leurs tâches », rappelle le Secrétaire général.

S’il est « toujours possible » à l’Érythrée de revenir sur sa position, de réapprovisionner la Mission en carburant et de lever les restrictions, a indiqué Ban Ki-moon, le pays a aussi l’obligation, en cas contraire, de faciliter le transfert « sans heurts et de façon ordonnée » du personnel de maintien de la paix et de ses équipements vers Asmara.

Tout en réitérant son offre de bons offices aux deux parties, il a appelé à la résolution des questions politiques et juridiques « fondamentales » qui se trouvent au centre du différend entre l’Éthiopie et l’Érythrée.

07/03/08 (B437-B) (SURVIE) Billets d’Afrique et d’ailleurs N°167 – La France et Djibouti devant la Cour internationale de justice

Du lundi 21 janvier au mercredi 30 janvier, la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye (Pays-Bas) a entendu la France et Djibouti dans le cadre de la plainte déposée par Djibouti afin obtenir la copie du dossier d’instruction de l’affaire Borrel.

On se rappelle que c’est Jacques Chirac qui avait conseillé au gouvernement djiboutien de porter l’affaire devant la CIJ.

Le président Omar Guelleh et le procureur général de Djibouti, Djama Souleiman Ali l’ont eux-mêmes confirmé : « C’est le gouvernement français, dont certains responsables proches du président de l’époque, Jacques Chirac, qui nous ont suggéré de faire un recours devant la CIJ pour obtenir le dossier Borrel», a-t-il déclaré à l’AFP.

« Il s’agissait de trouver une sortie à l’impasse politique dans laquelle nous nous trouvions, le gouvernement français ne souhaitant pas prendre la responsabilité de nous transmettre le dossier », ajoutant que si la décision venait de la CIJ, «c’était plus facile à faire accepter».

Un aveu confirmé par les perquisitions au ministère français de la Justice. L’argumentation principale de Djibouti est fondée sur le non-respect par la France des accords de coopération judiciaire signés en 1977 et 1986 entre les deux pays.

Le représentant djiboutien a élargi la demande à la reconnaissance d’une immunité pour les deux prévenus qui seront jugés le 13 mars par la cour pénale de Versailles, le chef des services secrets, Hassan Saïd, et le procureur général, Djama Souleiman Ali. Rompant avec les orientations du gouvernement précédent, la France a demandé l’audition d’Elisabeth Borrel, qui fut refusée, et à la Cour de se déclarer incompétente et de rejeter les demandes djiboutiennes.

Curieusement, la rupture unilatérale de ces fameux accords de coopération judiciaire, qui avait été annoncée officiellement par le procureur général de Djibouti en octobre 2005, n’a pas été évoquée par la France dans sa plaidoirie.

La CIJ devrait rendre sa décision courant 2008. «Si on gagne tant mieux, mais si on perd ce sera au président Nicolas Sarkozy de gérer ça politiquement », a averti Djama Souleiman Ali.

En attendant, Djibouti contre-attaque sur le plan médiatique.

Après les manifestations antifrançaises organisées par le régime à l’automne dernier, la mise en cause de plusieurs hauts fonctionnaires français pour des motifs fluctuants et au final pour pédophilie, Chris Lafaille, déjà auteur d’un article pernicieux publié par Paris Match en juin 2007 récidive en publiant un livre « négationniste» sur l’assassinat du juge Borrel, L’inavouable vérité de l’affaire Borrel.

Un livre, qui s’inspire des propos tenus par le procureur Djama et s’appuie sur l’argumentation de la présidence djiboutienne.

Chris Lafaille aurait-il écrit sur commande ?

Il a ses entrées à La Nation, seul journal djiboutien encore autorisé qui publie, à chaque parution, de nouveaux extraits.

07/03/08 (B437-B) (SURVIE) Billets d’Afrique et d’ailleurs N°167 Djibouti Des législatives aux petits oignons … (sous la plume de J.L. Schaal)

Le mode de scrutin des législatives du 8 février a assuré de facto à la coalition présidentielle le gain des 65 sièges de députés à l’Assemblée nationale tandis que les Djiboutiens étaient interdits d’opposition.

Après avoir muselé l’opposition, le parti présidentiel, l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) dirigée par le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita a présenté une liste unique de 65 candidats dans laquelle figure presque tous les ministres du gouvernement.

Bien qu’assuré d’un succès incontesté, grâce à un scrutin majoritaire de liste à un tour, le régime a dressé un nouvel obstacle aux opposants potentiels en faisant voter une loi excluant les candidats à la double nationalité.

Mais à Djibouti, ce qui s’applique à l’opposition, n’a pas les mêmes effets pour le groupe au pouvoir : un quart des 65 candidats UMP de la liste présidentielle bénéficient de cette double nationalité.

La menace financière a également plané sur les partis d’opposition qui avait participé aux législatives de 2003 : «La dernière fois, nous avons payé avec difficulté ,5 millions de francs Djiboutiens (environ 120 000 euros) pour participer à l’élection et rien ne nous a été remboursé», regrette cet ancien directeur de cabinet de l’ancien président Hassan Gouled Aptidon qui estime à juste titre «qu’aucune règle démocratique n’est respectée».

Echaudée par un contexte de fraude massive et d’une impossible transparence du processus électoral, l’opposition regroupée au sein de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) a donc choisi de boycotter le prétendu scrutin législatif du 8 février dernier pour ne pas cautionner la mascarade.

En riposte cinglante et en dépit d’une victoire certaine, le régime a été pris de folie pendant les deux semaines qui ont précédé ces élections sans enjeux.

Interdiction de meetings des formations d’opposition, assignations à domiciles de leurs principaux dirigeants mais aussi des personnalités de la société civile comme le président de la Ligue Djiboutienne des droits humains (LDDH).

«En pratique, le parti unique continue. Nous rejetons ce mode de scrutin et demandons une proportionnelle, mais le gouvernement se sent en danger à cause de la grogne sociale et donc refuse», a affirmé, de son côté, Ismaël Guedi Hared, un des dirigeants de la coalition de l’opposition, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD).

Des manifestants ont aussitôt envahi les rues de Djibouti pour protester.

Ils ont été arrêtés par dizaines et conduits dans les centres de détention de Gabode et de Nagad. Libérés sous la pression notamment de la Ligue Djiboutienne des droits humains (LDDH), ces citoyens ont grossi les rangs majoritaires des partisans du boycott.

L´opposition et les organisations de la société civile n’ont pourtant pas baissé les bras en déclarant vouloir engager un nouveau dialogue avec la communauté nationale et internationale pour que plus jamais les Djiboutiens n´aient besoin de s´abstenir de voter de peur de participer à une mascarade.

Ce qui n’a pas empêché le président de la commission communication de l’UMP, Kadar Elmi Yabeh d’affirmer en se réjouissant de la victoire : «Comme il n’y a pas d’opposants, la campagne s’est déroulée dans la sérénité. Mais on regrette profondément que l’opposition n’ai pas participé parce qu’elle empêche un débat positif pour les citoyens».

Et de rajouter sous le slogan «L’UMP c’est l’avenir prometteur de notre pays» : «Si l’opposition participait, on pourrait mesurer sa vraie force politique».

Sans aucun doute ! Mais avec des élections transparentes, sans artifices et sans trucages.

Jean Loup Schaal

07/03/08 (B437-B) ALTERINFO / Au cours des accrochages entre les militaires somaliens et des hommes armés, au moins 9 personnes ont perdu la vie.

Les militaires éthiopiens basés en Somalie, se sont accrochés avec des individus armés dans la région de Shabili au sud somalien au cours desquels 4 civils ont été tués et 3 autres blessés.

Selon ce même rapport, lors d’une attaque menée jeudi matin par les hommes à l’identité inconnue contre un poste de contrôle des forces gouvernementales au sud de Mogadiscio, 5 d’entre elles ont péri et une femme a été blessée.

La Somalie est depuis 1991 le théâtre d’une guerre civile et l’entrée des troupes éthiopiennes soutenues par les Etats-Unis dans le pays, début 2007 n’a fait qu’aggraver la crise

07/03/08 (B437-B) AP Somalie : Les militants islamistes de Somalie s’emparent de deux villes en 24 heures, tuent 5 soldats gouvernementaux et détruisent plusieurs véhicules militaires. Somali militants seize 2nd town in 24 hours (En Anglais – Info lecteur)

MOGADISHU, Somalia (AP) — Islamist insurgents killed five government soldiers while briefly seizing a strategic town in central Somalia late Thursday, police and residents said.

A police officer, who spoke on condition of anonymity for fear of reprisals, said several military vehicles were also destroyed in Belet Weyne, the provincial capital of the central Somali region of Hiraan, 200 miles north of Mogadishu.

Belet Weyne is near a critical road junction that links Somalia to the border with Ethiopia, the governments ally. Hundreds of troops are stationed at the junction, which is also Ethiopia’s main supply route.

"They launched a surprise attack on the town from different directions, facing pockets of resistance from government forces and immediately took the control of the police station, the prison and a hotel government regional officials were using," the officer said.

The town’s police chief, Col. Abdi Aden, confirmed that five government soldiers had been killed and several military vehicles destroyed.

07/03/08 (B437-B) ARD – En ce début février 2008, le gouvernement d’Ismaël Omar Guelleh n’a toléré aucun débat national ni contestation à Djibouti à l’occasion des préparatifs des élections législatives du 8 février. (Par Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europme)

Ancien chef des services secrets djiboutiens et chef de cabinet sous Hassan Gouled Aptidon depuis l’indépendance en 1977, puis président lui-même à partir de 1999, Omar Guelleh tyrannise son pays : droits de l’homme inexistants, syndicats réprimés, expression bâillonnée.

Echaudée par un contexte de fraude massive et d’une impossible transparence du processus électoral, l’opposition regroupée au sein de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) a choisi de boycotter le prétendu scrutin législatif du 8 février 2008 pour ne pas cautionner la mascarade.

En riposte cinglante, le gouvernement a interdit tout meeting à ces formations politiques, cherchant à les enfermer loin des Djiboutiens et les bannir d’appels à toute action publique.

Joignant le geste à la parole, les principaux dirigeants de ces partis ainsi que le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) ont été assignés à domicile et interdits de parole.

Des manifestants ont aussitôt envahi les rues de Djibouti contre ce flagrant délit à la liberté d’expression. Ils ont été arrêtés par dizaines et conduits dans les centres de détention de Gabode et de Nagad.

Libérés sous la pression notamment de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), ces citoyens ont pu pacifiquement grossir les rangs majoritaires du boycott face à une prétendue élection sans enjeux.

L’opposition nationale et les organisations citoyennes pour la liberté d’expression engageront un nouveau dialogue avec la communauté nationale et internationale pour que plus jamais les Djiboutiens n’aient besoin de s’abstenir de voter de peur de participer à une mascarade.