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15/12/14 (Brève 440) ADD : appel à manifester le 18 décembre devant l’Ambassade de Djibouti à Paris pour commémorer le massacre d’Arhiba

Association pour la Démocratie et le Développement – A.D.D.-
Add-Djibouti@hotmail.fr

Commémoration du massacre du 18 décembre 1991

Mercredi 18 décembre 1991, restera à jamais gravé dans la mémoire de la République de Djibouti dont les représentants en uniforme de l’Etat (armée djiboutienne,  F.N.P, Gendarmerie et Marine) ont mené une opération militaire contre les civils du quartier d’Arhiba (habité par des Afars), les exclus du champ de l’Etat, en représailles à une défaite des troupes gouvernementales dans le Nord du pays face au Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (F.R.U.D). Bilan connu : 59 morts, 88 blessés.

Il s’agit d’une décision politique délibérée et assumée par les plus hautes autorités de l’Etat. Depuis 23 ans, non seulement  ce crime d’Etat qui a toutes les caractéristique d’un crime de guerre reste impuni, mais il n’y a  eu même pas un début de reconnaissance.

Cette année encore, cette commémoration se déroule dans un contexte marqué par l’escalade de la répression contre des civils, des démocrates, des jeunes manifestants, des familles des membres du FRUD et des viols des femmes par l’Armée à Obock et à Syaru

Aussi nous réclamons :

  • L’ouverture d’une enquête internationale sur le massacre d’Arhiba ;
  • Libération des prisonniers politiques, notamment de Mohamed Ahmed dit Jabha ;
  • Reconnaissance officielle de massacre d’Arhiba et de tous les autres crimes commis par l’Etat Djiboutien

Et nous dénonçons :

  • Les violations permanentes des droits humains ;
  • Les viols des femmes par l’armée, les arrestations arbitraires et les tortures systématiques infligées aux personnes arrêtées

L’Association pour la Démocratie et le Développement vous convie :
A la mémoire des victimes du 18 décembre 1991, à participer au rassemblement qui aura lieu  
Jeudi 18 décembre 2014 de 16h30 à 18h30 devant l’Ambassade
De la République de Djibouti en France

28/03/08 (B440) Commentaire de l’un des témoins clefs de l’affaire, qui a lu l’article de David Servenay dans RUE 89.

Suite à la visite de Madame Borrel ici même (Bruxelles) et à la position prise par Rue89 et tous les observateurs, le silence de Szpiner semble montrer l’efficacité de notre démarche.

Je me permet d’écrire "notre" point de vue de témoins sur Rue89, car il nous permet de le faire.

N’oublions que Djibouti avait saisi le tribunal de La Haye et que Guelleh avait reconnu que la saisine lui avait été conseillée par Chirac. Il s’agissait d’avoir accès au dossier d’instruction français qui a conclu à l’assassinat et qui a définitivement abandonné la thèse du suicide..

Ce conseil de Chirac, s’il semblait judicieux à l’époque pour satisfaire des intérêts diplomatiques, s’est révélé être, dans les faits, une énorme ânerie … à double détente :

– La première a conduit Djibouti à reconnaître la thèse de l’assassinat, qui a été confirmée par Me Spizner, Avocat de Djibouti en audience publique,

– La seconde en amenant un Président de la République française à se positionner comme le conseiller d’un Etat considéré, dans cette affaire, comme un "ennemi", puisque soupçonné d’avoir commandité l’assassinat d’un magistrat français en exercice.

Me
Szpiner ne s’y est pas trompé et il est tombé dans le piège.

A-t-il envoie aujourd’hui de s’en vanter auprès de son client ?

Quant à la Justice elle continue sereinement son travail et vient de frapper un grand coup en touchant deux représentants de l’état Djiboutien.

L’étau se reserre chaque jour, un peu plus, autour du Président de Djibouti, mais il risque aussi d’englober l’ancien Président français ?

On peut toujours réver, nous disait-on souvent ! Eh bien, parfois les rêves se réalisent.

28/03/08 (B440) LE FIGARO avec AFP Affaire Borrel : « avancée capitale » (SM)

Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a salué comme une "avancée capitale dans le dossier de l’assassinat du juge Borrel" la condamnation à de la prison ferme de deux hauts dignitaires djiboutiens pour "subornation de témoin". Djama Souleiman, procureur de Djibouti, et Hassad Saïd, chef des services secrets, ont été condamnés en leur absence par le tribunal correctionnel de Versailles respectivement à 18 mois et un an de prison ferme, pour avoir fait pression sur deux témoins dans l’enquête sur l’assassinat du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti.

"Par cette décision, la justice française reconnaît que deux hauts représentants de la République de Djibouti, toujours en fonction, ont usé de pressions pour entraver l’enquête sur la mort de Bernard Borrel", a estimé le SM dans un communiqué.

Le deuxième syndicat de magistrats "attend désormais que l’Etat français, comme l’Etat djiboutien, permettent à la justice de progresser afin que le(s) auteur(s) de cet assassinat soient enfin démasqués".

28/03/08 (B440) RUE 89 / L’ensemble de la presse française a repris la condamnation d’Hassan Saïd et Djama Souleiman et de nombreux journalistes saluent l’action courageuse d’une justice indépendante du pouvoir politique. Nous ne pourrons pas reprendre tous les articles publiés par chaque support et nous avons fait une ultime sélection …

___________________________________ Rue 89 (David Servenay)

Affaire Borrel: deux Djiboutiens lourdement condamnés

Coup de tonnerre à Versailles.

Le tribunal correctionnel a fermement condamné, ce jeudi, deux haut fonctionnaires djiboutiens dans un dossier annexe de l’affaire Borrel. Djama Souleïman, procureur de la République, écope de dix-huit mois de prison ferme et Hassan Saïd, le chef des services secrets, de douze mois ferme. Tout deux étaient poursuivis pour "subornation de témoins", après avoir tenté de circonvenir deux témoins clés.

L’examen du dossier avait pris deux jours aux magistrats de Versailles. Deux jours, en l’absence des prévenus (qui ne se sont jamais présentés une seule fois devant la justice française) mais aussi en l’absence des deux principaux témoins, au moment où le tribunal examinait les faits.

Ces débats à trous n’ont pas fait faillir les trois juges. En sanctionnant les deux Djiboutiens au-delà des réquisitions du procureur de la République -qui avait réclamé souze mois de prison avec sursis- les magistrats ont voulu donner un signal très clair. La justice française ne veut plus avoir à rougir dans la gestion d’un dossier aussi symbolique que délicat. Pour Elisabeth Borrel:

"C’est important qu’on ne tolère pas ce genre de procédé dans notre démocratie.
Pour une première décision au fond, c’est très bien. Cela montre que les preuves existent et qu’elles sont dans le dossier. Nous verrons la suite."

A l’énoncé du jugement, Francis Szpiner a pâli.

Sans doute l’avocat de Djibouti n’avait-il pas imaginé une telle issue. Sans doute aussi va-t-il faire appel de cette décision. Sollicité par Rue89, il ne nous a jamais rappelé.

David Servenay

28/03/08 (B440) Texte intégral du jugement rendu par le Tribunal de Versailles le 27 mars en première instance contre Djama Souleiman et Hassan Saïd. (ARDHD)

Lien pour téléchargement en format PDF (4,5 Mo env)

28/03/08 (B440) Versailles : les détails du jugement, tels qu’ils ont été notés par notre correspondante sur place. (L’intégral du jugement sera mise à dispostion en format PDF sous 24-48 heures maximum). Ces précisions annulent et remplacent l’article que nous avions publié hier au sortie de l’audience. (Info lectrice)

Le tribunal
– rejette toutes les exceptions à fin de nullité sur l’action publique .
– déclare Djama Souleiman Ali coupable des faits de subornation de témoin et le condamne à 18 mois d’emprisonnement.Maintien les effets de mandat d’arret,
– d éclare Hassan Saïd Khaîreh coupable des faits de subornation de témoin et le condamne à 12 mois d’emprisonnement .Maintien les effets de mandat d’arret,

Action civile:
– déclare recevable en la forme la constitution de partie civile d’Elisabeth Borrel à l’encontre de Djama Souleiman et d’Hassan Saïd. Déclare ceux ci entièrement responsables des conséquences domageables des faits et condamne DS et HS a payer 1€ en réparation du préjudice moral et 2.000 € en application de l’art.475-1 du code de procédure pénal.
– déclare recevable en la forme la constitution de partie civile de Louis Alexandre B…..(idem )
– déclare recevable en la forme la constitution de partie civile de François Xavier B …..(idem)

– déclare recevable en la forme la constitution de partie civile de Aloumekani et déclare HS et DS responsables des conséquences domageables des faits et condamne à lui payer la somme de 8.000 € pour préjudice moral et condamne in solidum à 3.000 €,

– déclare recevable en la forme la constitution de partie civile de Ali Iftin et déclare HS et DS responsables des conséquences domageables des faits et condamne à lui payer la somme de 4.000 € pour préjudice moral et condamne in solidum à 3.000 €,

– déclare recevable la constitution de partie civile de Arnaud Montebourg contre Hassan Saïd, déclare celui ci responsable des conséquences domageables des faits et le condamne à lui payer la somme de 1.500 € pour préjudice moral et 1.000 € in solidum

par ailleurs les parties civiles sont débouttés pour le surplus de demande ;

composition du tribunal : présidente : Danièle Dionisi ,
assesseurs: Laurent Duval(juge) et François Nivet(juge)
ministère public :Jean-Michel Desset(Dessit?)

27/03/08 (B440) Radio-Trottoir / Portrait d’un ministre résistant aux changements : Yacin Elmi Bouh, Vice-Président de l’Ordre des Brosses à Reluire … (Lecteur)

Ancien fonctionnaire au Ministère des finances où il avait detourné environ 100 millions de FDJ, il a été félicité avec la promotion de directeur de la Caisse de retraite.

A partir de ce moment, plus connu sous le dimunitif de Warabé Kourayé "petit loup" il détourna 350 millions de FDJ.

Devant l’importance des prédations de ce fonctionnaire, les vieux se sont alarmés et ils ont fait part de leurs inquiétudes au vieux Gouled …

Mais l’intervention du Ministre Saleh Omar Hidldid, décédé depuis, lui a permis d’echapper à une enquête.

Le montant des détournements opérés sans sanction, a attiré l’attention de Guelleh, qui lui a fait obtenir, en récompense de ces hauts faits d’armes, le Ministère des finances sous Gouled.

Ces nouvelles fonctions lui permettent d’élever le niveau de ses ambitions.
Il détourne plus de 750 millions de FDJ. Même Paulette se raidit et elle demande à IOG de le limoger.

Cette fois, c’est Hassan Saïd qui veille au grain. Grâce à lui, le "voleur" reçoit le Ministre de l’intérieur.

Mais il perd les solutions pour détourner les fonds publics. Il ne lui restera plus que le proxénétisme en taxant les bars et en maltraitant les commerçants. L’a-t-il pratiqué ?

Aujourd’hui, selon une source fiable, son patrimoine personnel, tant à Djibouti qu’à l’étranger depasserait largement un milliard et demi de FDJ. La source ajoute qu’il se serait associé aux Généraux Fathi et Zakarai pour mieux détourner l’argent des militaires en jouant avec des fausses factures. Ces points devront être vérifiés bien entendu. En tout cas, il conserve son maroquin … dans Dileita Bis.

27/03/08 (B440) VERSAILLES / Condamnation d’Hassan Saïd et Djama Souleiman à de la prison ferme et maintien du mandat d’arrêt international. Toutes les parties civiles dont Ali Iftin et Mohamed Alhoumekani se voient attribuer des montants pour le préjudice qu’elles ont subi. (Info lectrice)

Nous n’avons pas encore tous les détails du verdict qui vient d’être rendus il y a quelques minutes par le Tribunal de Versailles et nous donnerons plus de précision dans la soirée (Nous pourrons être amenés à effectuer quelques modifications de détail sur les montants ou les durées, car la communication que nous avons reçue était de mauvaise qualité)

Condamnation pénale (selon le message reçu) :

Djama Souleiman : 18 mois de prison ferme
Hassan Saïd : 12 mois de prison ferme

+ les dépens + une amende pénale + maintien du mandat d’arrêt international à leur encontre.

Condamnation civile :
Mme Borrel et ses deux enfants recevront
chacun 1 € + 3.000 € pour les frais de procédure
Ali Iftin : 4.000 € + 2.000 €
Mohamed Alhoumekani : 8.000 € + 3.000 €
Me Arnaud Montebourg : 1.000 € + 2.000 €

__________________________________________ Note de l’ARDHD
Nous voulons d’abord rendre hommage à la Justice française et au Tribunal qui a jugé cette affaire. Il est possible que les membres de la Cour ait ressenti le poids de la pression compte-tenu de l’importance du jugement qu’ils allaient avoir à prononcer. Par exemple, Guelleh avait mis dans la balance, la pérénnité des relations diplomatique franco-djiboutiennes ….

Le Triubunal n’a pas écouté les réquisitions modérés du Parquet et il a jugé qu’à partir du moment ou le délit de subornation était constitué, les peines devaient être adaptées.

Ensuite nous tenons à rendre hommage aux parties civiles et en particulier aux deux officiers qui ont résisté à toutes les tentatives de subornation et qui se sont battus jusqu’au bout, quels qu’aient pu être les risques : menaces, tentatives d’agression sur leurs personnes et sur leurs enfants, voie de fait contre la famille Alhoumekani qui a été bannie au Yémen.

C’est un exemple à retenir pour toute l’opposition djiboutienne : seul le combat permet d’obtenir des victoires ! La prudence exagérée, la frilosité et la compromission sous prétexte de fausse conciliation avec le dictateur, ne produisent rien de bon pour le peuple. La victoire contre la dictature est à ce prix : lutte, détermination, courage sont les maîtres mots et les deux officiers n’en ont pas manqué.