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27/03/08 (B440) AFP : Affaire Borrel: peines de prison ferme pour deux dignitaires djiboutiens

VERSAILLES (AFP) — Deux hauts dignitaires djiboutiens, Djama Souleiman, procureur de Djibouti, et Hassad Saïd, chef des services secrets, ont été condamnés jeudi à versailles pour avoir fait pression sur deux témoins dans l’enquête sur l’assassinat du juge Borrel en 1995 à Djibouti.

Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné M. Souleima à 18 mois et M. Said à un an de prison ferme pour "subornation de témoin".

Première juridiction française à examiner le fond de l’affaire en douze ans de procédure, le tribunal est allé beaucoup plus loin que le parquet qui avait requis un an de prison avec sursis.

Les mandats d’arrêts internationaux délivrés à l’encontre des deux hauts responsables, jugés en leur absence, ont été maintenus.

Djama Souleiman et Hassad Saïd ont été reconnus coupables d’avoir fait pression sur deux témoins clefs du dossier dans le but d’annuler ou de discréditer un témoignage mettant en cause l’actuel président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, comme le possible commanditaire du meurtre du juge français.

Le corps en partie calciné du magistrat avait été retrouvé en contrebas d’un ravin à 80 km de Djibouti où Bernard Borrel travaillait, dans le cadre de la coopération, auprès du ministre de la justice.

La thèse d’un suicide a longtemps été privilégiée avant que des expertises n’orientent l’enquête vers un meurtre.

"C’est un jugement marqué du sceau du corporatisme", a déclaré Me Francis Szpiner, avocat des prévenus, qui a annoncé qu’il ferait appel.

"J’espère que nous n’apprendrons pas un jour que les magistrats qui ont rendu ce jugement sont membres des syndicats de la magistrature, parties civiles dans l’affaire", a-t-il ajouté, précisant que "jamais ses clients ne se présenteront devant le tribunal".

"C’est une très belle victoire", a déclaré pour sa part Me Olivier Morice, avocat d’Elisabeth Borrel, la veuve du juge Borrel, à l’initiative de cette procédure. "Il faut donc considérer aujourd’hui que le procureur général et le chef des services secrets de Djibouti sont considérés par la justice française comme des délinquants recherchés par des mandats d’arrêt".

"Mme Borrel est à la fois très satisfaite et peu surprise que des magistrats indépendants soient allés plus loin que les réquisitions. Les faits qui étaient reprochés étaient tellement graves qu’il convenait de prononcer des peines de prison ferme", a-t-il ajouté.

Djama Souleiman a été reconnu coupable d’avoir soudoyé un ex-membre de la garde présidentielle djiboutienne, Mohamed Saleh Alhoumekani, exilé en Belgique.

Fin 2001-début 2002, il est venu en personne pour que le garde se rétracte contre 3 millions d’euros et un poste diplomatique. Pour preuve, l’enregistrement d’une conversation téléphonique et un projet de lettre produit par M. Alhoumekani.

Dans un témoignage capital, selon l’instruction, pour le déroulement de l’enquête ouverte pour assassinat, l’homme a affirmé devant la justice française avoir entendu, le jour de la mort du juge, cinq hommes rendre compte à Ismaël Omar Guelleh, alors directeur de cabinet du président, de la mort du "juge fouineur".

Le chef des services secrets a pour sa part été reconnu coupable d’avoir soudoyé Ali Iftin, l’ex-chef de la garde présidentielle, pour qu’il rédige chez un notaire en janvier 2000 une attestation discréditant le témoignage de M. Alhoumekani.

Lors de l’audience du 14 mars, Mme Borrel avait confié qu’elle-même avait été l’objet de "pressions invraisemblables".

"Depuis 13 ans, cette femme se bat seule contre deux Etats qui ont conjugué leurs forces pour étouffer l’affaire", avait alors plaidé son avocat.

"C’est un combat pour la vérité mais c’est aussi un cri d’amour", avait-il ajouté faisant état des diverses pressions exercées sur la justice dans ce qu’il considère être un "scandale d’Etat".

27/03/08 (B440) AlterInfo : Somalie : 6 morts dans les conflits.

Six personnes ont perdu la vie, dans des accrochages, qui ont eu lieu, aujourd’hui, en Somalie. Quatre soldats somaliens et deux civils ont été tués, mercredi, lors d’accrochages, dans la ville de Jowhar, à 90km, au nord de Mogadiscio.

Les milices ont, brièvement, pris le contrôle de la ville, ont annoncé les sources officielles. Durant ces derniers mois, les conflits et les violences, en Somalie, ont fait un million de déplacés

27/03/08 (B440) COMPTE RENDU DE L’AUDIENCE DU 24 MARS 2008 Maître Aref : « soldat de fortune » ?

Le 24 mars 2008, après une pompeuse plaidoirie de trois minutes, Maître Aref, devant la Cour d’Appel de Djibouti contre le Conseil de l’Ordre des Avocats Djiboutiens, a bégayé.

Après avoir tourné autour du pot, il a soulevé deux points :

1. sur la situation extraordinaire du pèlerin, qui se rend à la Mecque, situation qu’il considère comme un cas de force majeure selon le requérant.

2. sur le non respect du délai des dix jours prévus pour déposer les candidatures au Barreau. Maître Aref n’a pas manqué. et sur le point de hurler, il a demandé à la Justice de se prononcer et de « se déterminer ».

Enfin, laquelle est « prioritaire » : la date de l’émission des convocations ou la date de réception.

Dans sa brève diatribe, il s’est retrouvé bizarrement syndicaliste.

Pour sa part, Maître Fatouma, Bâtonnier récemment élue, a balayé d’une main de Maître les arguties de Maître Aref.

Maître Fatouma, avec aisance, a ridiculisé le solitaire Aref, en exhibant la lettre de Maître Iyeh, qui avait accompli son Devoir de Al-Hajj et dans laquelle il apportait son soutien sans faille aux élections. Toute sa défense, étant basée sur le caractère exceptionnel du pèlerinage, Maître Fatouma a démontré devant la Cour que le pèlerinage n’est nullment un cas de force majeur, mais un choix spirituel.

Concernant le délai des 10 jours, Maître Fatouma a judicieusement fait remarquer, que Maître Aref avait la possibilité de contester immédiatement, lors de la réception de la convocation, en écrivant au Barreau, tout en rappelant que Aref, paradoxalement, avait déposé sa candidature au poste de Bâtonnier, et, a retiré sa candidature, juste avant le scrutin.

Quelle contradiction ! quelle absurdité ! : contester des délais et déposer sa candidature !

C’est à se demander si :  Maître Aref ne saurait plus « sur quel pied tancer », oh pardon « danser ».

Sur le Fond ?

Cette Affaire est inimaginable. Mais que veut Aref ?

Avec un profond respect.

Le Procureur Général aurait, dans ses réquisitions, demandé à la Cour d’Appel de faire droit aux prétentions du Barreau de Djibouti.

La Présidente de la Cour d’Appel de Djibouti a mis cette Affaire en délibérée pour le 7 avril 2008.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

27/03/08 (B440) Flash Info ARDHD : Le Général Fathi opéré à Djedah pour un problème articulaire au niveau du bassin. Fin de carrière ou intervention plus « diplomatique » que « médicale » ? (Lecteur)

On nous signale la présence à Djedah du Général Fathi, actuel chef d’Etat-Major des Armées djiboutiennes, hospitalisé pour un problème d’articulation au niveau du bassin.

Les observateurs se demandent s’il s’agit de la préparation à une mise à la retraite et à la prise de pouvoir total par Zakariah sur l’ensemble des Armées.

Bien qu’ayant moins de pouvoir compte-tenu d’une moins bonne cotation "tribale", Fathi a toujours su faire le contrepoids aux excés de Zakaria et il menait, contrairement à son second, une vie personnelle qui n’a jamais fait les gros titres. Cela dit, ce n’est ni un ange, ni un enfant de choeur et il a participé aussi à plusieurs coups "tordus" au service de la dictature.

A suivre.

27/03/08 (B440) France Info / Affaire Borrel : prison ferme pour deux dignitaires de Djibouti.

Une avancée majeure. Après douze ans de procédure, c’est la première fois qu’un tribunal français rend un jugement sur le fond de l’affaire Borrel. Deux hauts fonctionnaires de Djibouti ont été reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Versailles de "subordination de témoins", après le meurtre du juge français Bernard Borrel en 1995 à Djibouti.

L’un est procureur de Djibouti, l’autre chef des services secrets de ce petit pays à l’est de l’Afrique. Tous deux ont été reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Versailles d’avoir tenté d’entraver l’enquête sur la mort du juge français Bernard Borrel, en 1995, par "subordination de témoins".

Au cœur de leur condamnation : le témoignage d’un ex-membre de la garde présidentielle djiboutienne. Cet homme a affirmé devant la justice française avoir entendu, le jour de la mort de Bernard Borrel, cinq hommes rendre compte de la mort du "juge fouineur" à l’actuel président de Djibouti – qui était alors directeur de cabinet du président.

Un témoignage qui vaut 3 millions d’euros

Djama Souleiman, le procureur, a été reconnu coupable d’avoir offert 3 millions d’euros et un poste diplomatique à ce témoin, pour qu’il se rétracte. Il a été condamné à 18 mois de prison ferme.

Quant à Hassad Saïd, le chef des services secrets, il a été condamné à un an de prison ferme : il a soudoyé l’ex-chef de la garde présidentielle pour qu’il rédige chez un notaire une attestation discréditant le témoin.

Ni Djama Souleiman ni Hassad Saïd n’étaient pas présents à l’audience. Un mandat d’arrêt international a été délivré à leur encontre. Leur avocat a indiqué qu’il ferait appel du jugement.

Le corps en partie calciné du magistrat avait été retrouvé en 1995 en contrebas d’un ravin à 80 kilomètres de Djibouti où il travaillait, dans le cadre de la coopération, auprès du ministre de la Justice.

La thèse d’un suicide a longtemps été privilégiée avant que des expertises n’orientent l’enquête vers un homicide.

Céline Asselot avec agences

27/03/08 (B440) JDD : Affaire Borrel: Prison pour 2 officiels de Djibouti.

Le procureur général et le chef des services secrets de Djibouti ont été condamnés par défaut jeudi à Versailles à des peines de prison ferme pour subornation de témoins en marge du dossier visant le meurtre du magistrat français Bernard Borrel dans ce pays en 1995.

Djama Souleiman Ali, procureur général de cette ancienne colonie française de la Corne de l’Afrique a été condamné à 18 mois de prison ferme, et Hassan Saïd Khaireh, chef des services secrets de Djibouti, à un an de prison ferme.

Les mandats d’arrêt lancés pendant l’instruction en 2006 sont confirmés. Les deux prévenus, qui devraient faire appel, n’étaient pas présents à l’audience le mois dernier. Le procureur avait requis deux peines d’un an de prison avec sursis.

27/03/08 (B440) Le Gouvernement Dileita bis. (Info lecteur)

____________________________________ Note de l’ARDHD
Peu de changement au fond : les durs, les soutiens de la dictature restent en place : Ougoureh Kifleh, Yacin Elmi Bouh, Ali Farah Assoweh, pour ne prendre que des exemples.

A noter qu’Aref, l’avocat repenti, qui espérait bien remplacer son oncle, est
absent de cette nouvelle promotion. De même Moumin Bahdon et Aden Robleh, qui avaient beaucoup oeuvré pour obtenir des maroquins, se voient toujours sans affectation, en dépit de la contribution importante de leurs troupes au renforcement de la dictature et au succès "bidon" de l’UMP. Ils doivent être plein d’amertune aujourd’hui face à l’ingratitude du dictateur à qui ils ont tant donné pour essayer de se faire remarquer…
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Le Président de la République et chef du gouvernement, Ismaïl Omar Guelleh, a formé aujourd’hui un nouveau gouvernement de 21 membres dont, fait nouveau, un poste de Secrétaire d’état auprès du Premier ministre, chargé de la Solidarité nationale. Voici la composition du nouveau gouvernement :

Premier ministre : Dileita Mohamed Dileita

Ministre de la Justice et des Affaires musulmanes chargé des Droits de l’Homme : Mohamed Barkat Abillahi

Ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement Supérieur : Abdi Ibrahim Absieh

Ministre de la Promotion de la Femme, du Bien être et des Affaires Sociales : Mme Nimo Boulhan Houssein

Ministre des Affaires Musulmanes et des Biens Wakfs : Hamoud Abdi Soultan

Ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de la Formation Professionnelle : Moussa Ahmed Hassan

Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs et du Tourisme : Mme Hasna Barkat Daoud

Ministre de la Santé : Abdallah Abdillahi Miguil

Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement: Elmi Obsieh Waiss

Ministre de l’Economie, des Finances et de la Planification chargé de la Privatisation : Ali Farah Assoweh

Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale : Mahmoud Ali Youssouf

Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation : Yacin Elmi Bouh

Ministre de la Défense : Ougouré Kifflé Ahmed

Ministre de l’Equipement et des transports : Ali Hassan Bahdon

Ministre de l’Energie et de ressources naturelles : Moussa Bouh Odowa

Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Mer : Abdoulkader Kamil Mohamed

Ministre du Commerce et de l’Industrie : Rifki Abdoulkader Bamakhrama

Ministre de la Communication et de la Culture, chargé des Postes et des Télécommunications et Porte-parole du Gouvernement : Ali Abdi Farah

Ministre des Affaires Présidentielles et de la Promotion des Investissements chargé des relations avec le Parlement : Osman Ahmed Moussa

Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères, chargé de la Coopération internationale : Ahmed Ali Silay

Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Solidarité nationale : Mohamed Ahmed Awaleh.

27/03/08 (B440) LE MONDE / Affaire Borrel : deux dignitaires djiboutiens condamnés par contumace à des peines de prison ferme

Pour la première fois depuis le début de l’enquête sur la mort du juge français Bernard Borrel, il y a douze ans, deux hauts dignitaires djiboutiens, Djama Souleiman, procureur de Djibouti, et Hassan Saïd, chef des services secrets, ont été condamnés jeudi 27 mars par le tribunal correctionnel de Versailles à dix-huit mois et un an de prison ferme pour "subornation de témoin".

Les mandats d’arrêts internationaux délivrés à l’encontre des deux dignitaires ont été maintenus.

Car l’audience s’est tenue mi-mars en l’absence des deux prévenus et des deux témoins clés de l’affaire sur lesquels les premiers sont accusés d’avoir fait pression pour annuler ou discréditer leurs témoignages.

Condamné à dix-huit mois de prison ferme, le procureur général de Djibouti a été reconnu coupable d’avoir fait pression sur Mohammed Alhoumekani, ancien militaire djiboutien qui a mis en cause sur procès-verbal l’actuel président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh.

Condamné à un an de prison, le chef des services secrets djiboutiens est, lui, convaincu d’avoir fait pression sur un autre témoin, Ali Iftin, lié au premier.

Dans sa déposition, Mohammed Alhoumekani assurait avoir assisté, le soir de la mort du juge en 1995, à une conversation entre Ismaël Omar Guelleh et plusieurs autres hommes dans les locaux de la présidence, où il aurait été évoqué le meurtre du magistrat. C’est le seul élément à l’appui de la thèse du meurtre politique.

"CORPORATISME"

En condamnant les deux hommes à de la prison ferme, le tribunal, première juridiction française à examiner le fond de l’affaire, est allé beaucoup plus loin que les réquisitions du parquet qui n’avait demandé qu’un an de prison avec sursis, ce qui n’a pas manqué de faire vivement réagir leur avocat Me Francis Szpiner : "C’est un jugement marqué du sceau du corporatisme (…), j’espère que nous n’apprendrons pas un jour que les magistrats qui ont rendu ce jugement sont membres des syndicats de la magistrature, parties civiles dans l’affaire", a-t-il ajouté, précisant que "jamais ses clients ne se présenteront devant le tribunal". Il a indiqué son intention de faire appel.

"C’est une très belle victoire", a déclaré pour sa part l’avocat de Mme Borrel, Me Olivier Morice. "Il faut donc considérer aujourd’hui que le procureur général et le chef des services secrets de Djibouti sont considérés par la justice française comme des délinquants recherchés par des mandats d’arrêt (…). Mme Borrel est à la fois très satisfaite et peu surprise que des magistrats indépendants soient allés plus loin que les réquisitions. Les faits qui étaient reprochés étaient tellement graves qu’il convenait de prononcer des peines de prison ferme", a-t-il ajouté.