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03/04/08 (B441-B) Guardian avec AFP / Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, l’un des leaders islamistes somaliens exilés appelle au développement d’un nouveau plan de paix pour la Somalie mais informe que la pression islamiste ne cessera qu’avec le départ des troupes éthiopiennes – Somali Islamist leader commits to new peace plan. (En Anglais – Info lecteur)

Somalia’s top exiled Islamist leader on Wednesday pledged his camp’s commitment to a new peace drive but warned the movement would keep up its struggle against what it calls Ethiopian occupation.

"Members of the international community are trying to help Somalis overcome their differences and we will do all we can to be flexible and achieve a lasting peace," Sheikh Sharif Sheikh Ahmed said in an interview.

Sheikh Sharif (44) is the chairperson of the executive council of the Alliance for the Re-liberation of Somalia (ARS), an opposition umbrella group dominated by Islamists and based in the Eritrean capital, Asmara.

"The ARS met United Nations officials and other members of the international community in Nairobi; our engagement with them is encouraging," he said.

Sheikh Sharif was the head of the Islamic Courts Union, a militia that ousted United States-backed warlords from Mogadishu in 2006 and briefly ruled large parts of the country before being defeated by Ethiopian forces last year.

Ethiopian-backed Somali government troops are still battling the movement’s military wing and allied clans, in a year-old guerrilla war that has left thousands dead and displaced hundreds of thousands.

The impoverished Horn of Africa country has seen more than 14 peace initiatives fail since the 1991 ouster of former president Mohamed Siad Barre.

Sheikh Sharif warned that his movement remained committed to its struggle against Ethiopia, which it accuses of conducting a Christian crusade in Muslim Somalia.

"Somalis are fighting a legitimate war, in order to gain their independence," the cleric said.

"The fighting will continue until we achieve the result of a free Somalia. Our people are currently being colonised and are experiencing the worst living conditions in the world." — AFP

03/04/08 (B441-B) Information ONU : CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ ET REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’AFRIQUE DU SUD, DUMISANI SHADRACK KUMALO

Le Représentant permanent de l’Afrique du Sud, M. Dumisani Shadrack Kumalo, a dévoilé, ce matin, le programme de travail du Conseil de sécurité dont son pays assure la présidence au cours du mois d’avril. Deux « événements majeurs » marqueront cette présidence sud-africaine, a-t-il dit, citant une « rencontre historique », le 16, entre les 15 ambassadeurs du Conseil de sécurité et leurs 15 homologues du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et, le lendemain, un débat « au plus haut niveau », que présidera le chef de l’État sud-africain M. Thabo Mbeki, sur les relations du Conseil de sécurité avec l’Union africaine et d’autres organisations régionales.

Après celle du mois de mars 2007, cette deuxième présidence sud-africaine du Conseil de sécurité sera « dédiée au renforcement des relations entre les Nations Unies, dont le Conseil de sécurité, et l’Union africaine et les autres organisations », a déclaré ce matin M. Kumalo, lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York.

Le Représentant permanent de l’Afrique du Sud a ainsi fourni quelques détails sur le débat public de haut niveau du 17 avril, auquel devraient prendre part plusieurs chefs d’État, et qui portera sur les conflits en Afrique.

Des invitations ont été envoyées aux 15 chefs d’État des pays membres du Conseil de sécurité ainsi qu’à leurs homologues du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, a-t-il souligné. Jusqu’à présent, le Président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, le Président du Conseil italien, Romano Prodi, et le Vice-Président du Panama ont confirmé leur venue, a-t-il précisé.

Les chefs d’État des pays africains figurant à l’agenda du Conseil de sécurité ont également été conviés. Parmi eux, les Présidents de la Somalie, Abdullahi Yusuf Ahmed, et de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, ont répondu favorablement. Le Président soudanais Omar el-Béchir pourrait faire le déplacement, tandis que celui du Tchad, Idriss Derby, n’a pas fait connaître, pour l’instant, sa décision.

Le Président du Conseil de sécurité a espéré que ce débat donnerait lieu à l’adoption d’une résolution traitant de la question des ressources dont doit disposer l’Union africaine lorsqu’elle est amenée à mettre en œuvre des décisions prises par le Conseil de sécurité, comme en Somalie, au Darfour ou ailleurs. Bénéficier de la présence de chefs d’État africains et d’une discussion au plus haut niveau serait une façon de rendre plus concrètes qu’elles ne le sont les questions liées à l’Afrique, a estimé M. Kumalo.

L’Ambassadeur sud-africain s’est par ailleurs félicité du fait que la Somalie soit l’objet de quelque attention de la part du Conseil de sécurité.

Regrettant ce qu’il perçoit comme étant une attitude « à double vitesse » et un « deux poids deux mesures » de la communauté internationale sur la question de la Somalie, il a exprimé son souhait de vouloir « changer la dynamique ».

Il a en outre indiqué que le Conseil avait reçu plusieurs lettres de la part d’organisations de défense des droits de l’homme, comme Human Rights Watch, recommandant l’établissement d’une commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’homme.

Il a enfin fait état d’une proposition concernant l’envoi d’une mission du Conseil de sécurité en juin en Somalie, au Darfour, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et en Côte d’Ivoire. (…)

03/04/08 (B441-B) Le Figaro avec AFP / Somalie: 4 morts dans une attaque

Au moins quatre personnes ont été tuées aujourd’hui en Somalie lors d’une attaque d’insurgés islamistes visant le gouverneur de la région de Bay (sud de la Somalie).

Elle s’est produite à l’aube dans la localité de Qasahdere (350 km au nord-ouest de Mogadiscio).

Mogadiscio est le théâtre d’attaques constantes depuis la débâcle, en décembre 2006-janvier 2007, des islamistes qui ont perdu les régions sous leur contrôle dans le sud et le centre du pays, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.

03/04/08 (B441-B) Le Pays (Ouagadougou) Djibouti : Affaire Borrel – le mystère s’éclaircit. (Info lectrice)

Mahorou Kanazoe

La justice française a posé un acte révolutionnaire dans les annales des relations entre la France et Djibouti.

En condamnant deux dignitaires du régime djiboutien pour "subornation de témoins" dans l’affaire Borrel, elle met fin à une longue période d’incertitudes sur sa capacité à s’émanciper des enjeux politiques. Depuis 1995 que le juge Bernard Borrel a été retrouvé mort à Djibouti, la procédure judiciaire piétinait, à cause des interférences politiques.

Le président Jacques Chirac semblait avoir opté pour la préservation des intérêts géostratégiques de Paris, au détriment de la vérité sur la mort de son compatriote. Car la France dispose à Djibouti de sa plus grande base militaire à l’étranger. Et comme le président de ce pays, Ismael Omar Guelleh, est suspecté d’être le commanditaire de l’assassinat du "juge fouineur", on comprend que Chirac, au nom des intérêts mutuels entre les deux pays, n’ait rien fait pour permettre à la justice d’avancer.

Moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, l’affaire est presque pliée, avec la condamnation par contumace de deux proches de Guellley, assortie de mandats internationaux d’arrêts. Au moins dans ce dossier, la rupture sarkozienne apparaît de façon nette et fait espérer également une accélaration de la procédure conernant l’autre affaire embarrassante pour la France, la disparition de Guy-André Kieffer, le journaliste franco-canadien, en Côte d’Ivoire.

Là aussi, le mode opératoire pour éliminer un témoin gênant est le même qu’à Djibouti et met en cause les plus hautes autorités de l’Etat. Dans ces deux dossiers devenus affaires d’Etat, l’indépendance de la justice a souvent été mise à mal. Pour une démocratie comme la France, le choix doit cependant être clair entre protéger des dirigeants assassins au nom d’intérêts bilatéraux, et veiller à l’application stricte du droit.

Pour le cas du juge Borrel, Sarkozy semble avoir opté de sécher les larmes de la veuve pour qui seule la lumière sur la mort de son mari compte, au-delà de tous les calculs politiques.

03/04/08 (B441-B) Libération : «Les Somaliens ont l’impression de payer pour la lutte antiterroriste» (Info lectrice)

Questions à Jean-Hervé Bradol. , président de Médecins sans frontières.
Recueilli par CHRISTOPHE AYAD

En Somalie, des combats quasi quotidiens opposent le gouvernement, soutenu par l’armée éthiopienne, à une guérilla d’obédience islamiste. La situation sécuritaire et humanitaire ne cesse de se dégrader. Deux étrangers, un Kényan et un Britannique employés d’une société sous contrat avec l’ONU, ont été enlevés lundi par des hommes armés. Jean-Hervé Bradol, de Médecins sans frontières, revient d’une mission d’évaluation à Mogadiscio.

Un responsable de l’ONU a déclaré récemment que la situation en Somalie était pire qu’au Darfour. Partagez-vous ce constat?

Je ne veux pas faire une hiérarchie dans le malheur. On ne peut pas parler de grands massacres comme il y en a eu au Darfour en 2003-2004. Mais il y a chaque jour, à Mogadiscio, des attaques d’insurgés et, en retour, une répression assez peu discriminée, qui prend la forme de bombardements des quartiers où se cache la rébellion.

Au niveau des infrastructures de santé, la situation est catastrophique.

Par rapport au début de l’année 2007 [lorsque le gouvernement fédéral de transition a pris le contrôle de la capitale avec l’aide de l’armée éthiopienne, chassant les tribunaux islamiques, ndlr], deux tiers des lits d’hôpitaux ont disparu. La seule maternité de la ville a fermé.

Les structures privées, comme les hôpitaux Arafat ou Al-Hayat, ont été pillées et bombardées par les forces gouvernementales et éthiopiennes pendant les combats d’avril 2007.

A l’hôpital Medina, dans le sud de la ville, il y a des problèmes d’acceptation des patients en fonction de leur origine clanique. Enfin, il y a le problème des centaines de milliers de déplacés à cause des combats. Ces gens vivent pour la plupart en plein air, sur la route de Merka. Ils sont totalement sous-assistés : le Programme alimentaire mondial (PAM) et Care distribuent un peu de nourriture, ils ont reçu quelques bâches en plastique, l’eau coûte cher. Il n’y a ni latrines ni vaccination. Chaque distribution donne lieu à des violences, voire à des incidents armés.

Est-on à la veille d’une catastrophe humanitaire du type de celle de 1991-92

Nos enquêtes ont relevé des taux de malnutrition aiguë de 20 % chez les enfants, ce qui signifie que la moitié d’une classe d’âge est touchée par la malnutrition.

Aujourd’hui, il y a un risque sérieux d’épidémie de rougeole chez les enfants dénutris. Les diarrhées infantiles sont fréquentes. Il y a des cas de choléra à Mogadiscio et maintenant en province aussi. Depuis l’incendie du marché central de Bakara, et à cause de la coupure des voies de ravitaillement, les prix de la nourriture ont explosé. Les gens sont sur la corde raide. On est dans une situation pré-1992.

Quelles sont les conditions de sécurité pour les travailleurs humanitaires ?

Nous avons tous de gros problèmes de sécurité. Tous les déplacements sont dangereux. Après l’assassinat de trois employés de Médecins sans frontières [un Somalien, un Kenyan et un Français] à Kismayo, fin janvier, nous avons retiré tout notre personnel expatrié.

Il commence à revenir mais pas à Kismayo, tant qu’on n’aura pas élucidé ce qui s’est passé. Quant à l’aide alimentaire du PAM, elle arrive au port de Mogadiscio mais la distribution est sous-traitée à des groupes locaux, sans vrai contrôle possible.

Peut-on parler d’une situation à l’irakienne pour l’Ethiopie enlisée dans l’occupation de la Somalie ?

Il n’y a pas d’attentat très sanglant visant les civils, comme en Irak ou en Afghanistan. Mais les Somaliens ont vraiment l’impression de faire les frais d’une politique de deux poids deux mesures, au nom de la lutte contre le terrorisme.

L’occupation éthiopienne semble ne poser aucun problème à la communauté internationale, tout comme la fermeture des frontières, ce qui revient à nier aux Somaliens le droit de chercher refuge à l’étranger. Les rapports faisant état d’exactions du gouvernement sont mis au placard.

Même l’envoyé spécial de l’ONU Ould Abdallah trouve que cette situation est un scandale, mais personne ne l’écoute. Quant à la guérilla, même si elle s’abrite derrière la population, qui est la première à souffrir des représailles des milices gouvernementales et de l’armée éthiopienne, elle est de plus en plus populaire car elle met en avant son caractère nationaliste plutôt qu’islamiste.

03/04/08 (B441) LDDH / DIFFUSION D’INFORMATION DU 3 AVRIL 2008 DE L’ « ANGOLA PRESS »


Le Président

 

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 3 AVRIL 2008
DE L’ « ANGOLA PRESS »

SOMALIE: Une ONG met en garde Washington pour son rôle dans le conflit en
Somalie

NAIROBI, 1/04 – L`ONG américaine Refugee International a mis en garde Washington lundi pour son rôle dans le conflit somalien en soulignant que les bombardements américains sur des cibles islamistes dans ce pays compromettaient les efforts de retrouver la stabilité.

Cette mise en garde intervient alors que des insurgés islamistes somaliens se sont emparés lundi de la localité de Buulo Burte (200 km au nord de Mogadiscio) après des combats contre les forces gouvernementales ayant fait au moins 11 morts.

"L`inscription des shebabs (combattants islamistes extrémistes) sur la liste des organisations terroristes, combinée à des bombardements lourds sur des cibles individuelles, alimente le sentiment anti-américain", a indiqué lundi l`ONG dans un rapport.

"Ces actions militaires compromettent l`effort diplo- matique pour une réconciliation et galvanisent les extrémistes en renforçant la menace que la politique américaine dans la Corne de l`Afrique est sensée combattre", a ajouté l`organisation.

Washington a déployé des efforts pour que la Somalie ne devienne pas un refuge pour les groupes extrémistes islamistes. Début mars, les Etats-Unis ont tiré un missile en Somalie du sud, près de la frontière avec le Kenya, visant un leader d`Al-Qaïda. Au moins quatre civils ont été tués dans cette attaque. Il s`agissait du quatrième raid américain en Somalie depuis le début de 2007.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Mogadiscio est le théâtre d`attaques constantes depuis la débâcle, en décembre 2006-janvier 2007, des islamistes qui ont perdu les régions sous leur contrôle dans le sud et le centre du pays, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.

Refugee International a également critiqué le soutien américain à l`armée éthiopienne, dont elle a fustigé la "conduite répréhensible" en parlant de "violations des droits de l`Homme".

03/04/08 (B441-B) Radio-Trottoir : « Le capitaine Tanneh, ancien tortionnaire reconnu par des témoins vivant en France, aurait été chargé de l’enquête sur la disparation des explosifs et munitions de l’Armée nationale ». Ouf, on est totalement rassuré !

C’est un ancien bourreau qui mènerait l’enquête sur la disparition possible de munitions et d’explosifs … Il fallait au moins un tel calibre pour faire parler d’éventuels témoins ou coupables et même ceux qui ne savent rien !…. Taneh a une solide expérience et il connaît les meilleurs techniques d’interrogation. Il a été identifié par Ali Coubba qui le cite dans son livre quand il raconte son expérience de la torture à Djibouti.

Tout le monde aux abris !

03/04/08 (B441-B) Afrique en Ligne – Somalie: Nouvelles initiatives onusiennes pour la paix

Les Nations unies ont officiellement lancé les préparatifs en vue des pourparlers de réconciliation visant à conclure un compromis définitif entre les diverses factions politiques rivales en Somalie, conformément à la nouvelle stratégie de réconciliation.

L’Alliance pour la Re-libération de la Somalie (ARS), essentiellement composée de membres du clan des Hawiye et considérée comme le principal adversaire du Gouvernement fédéral de Transition (TFG) de la Somalie, organise des séries de pourparlers à Nairobi.

Le représentant spécial des Nations unies pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a déclaré mardi que la dynamique de paix en Somalie est irréversible, après la visite des principaux responsables de l’ARS, dont la délégation était dirigée par l’ancien chef du Parlement, Hassan Shariff Aden, tout en précisant qu’ils avaient manifesté leur détermination à travailler ensemble et à regarder vers l’avenir.

Il a expliqué qu’il attendait avec impatience de recevoir du TFG et de l’opposition la liste des noms des délégués appelés à participer aux futurs pourparlers.

L’Envoyé spécial des Nations unies s’exprimait ainsi en accueillant une délégation de haut niveau de l’ARS, arrivée à Nairobi pour répondre à son invitation.

Il a souligné encore une fois qu’il était satisfait de la Stratégie de réconciliation mise en avant par le président somalien Abdullahi Yusuf, ainsi que par le président du Parlement et le Premier ministre Noor Aden.

“De nouvelles évolutions très encourageantes ont été enregistrées ainsi qu’un signe positif d’engagement des Somaliens à reconstruire leur pays et à partir sur de nouvelles bases”, a déclaré l’ambassadeur Ould-Abdallah.

Les efforts de la Somalie en vue de la mise en place d’une autorité centrale ont été vains au cours des 16 dernières années, 16 tentatives infructueuses de mettre en place un gouvernement fonctionnel ayant été notées.

Le TFG, mis sur pied en 2004, après plus de deux ans de pourparlers menés dans le Kenya voisin, un pays qui offre de meilleures conditions de sécurité, n’a pas été en mesure d’asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire somalien.

“J’appelle tous les amis de la Somalie, qu’ils se trouvent dans la région, à l’extérieur, à soutenir ces dernières initiatives prises par le TFG et l’opposition”, a indiqué l’envoyé onusien.

Depuis le renversement de l’ancien dictateur Siad Barre, par une coalition de milices claniques, les politiciens somaliens n’ont jamais été capables de s’entendre sur une formule idéale de partage du pouvoir, plongeant ainsi le pays dans un bain de sang.

“Je sais qu’en raison de la prolongation de la crise, certaines personnes sont incapables d’imaginer que la Somalie puisse connaître la paix. Cependant, elles doivent se joindre aujourd’hui aux efforts de paix, sinon elles risquent de se retrouver exclues du processus tout entier”, a encore expliqué M. Ould-Abdallah.

“J’ai la conviction que les Somaliens, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’étranger, aspirent à la paix et n’accepteront pas la poursuite des combats, qui ont déjà fait de leur pays un Etat-paria”, a-t-il relevé.

L’Envoyé spécial a ensuite ajouté: “J’ai entendu cela de Somaliens à l’intérieur du pays et de membres de la diaspora lors de ma récente visite aux Etats-Unis. Ils souhaitent suivre la ‘voie appropriée’ préconisée par le Saint Coran. Les populations sont heureuses de voir le gouvernement et l’opposition répondre à cet ardent désir des populations.

"Les personnes ayant déjà assisté à plusieurs réunions sur la Somalie comprendront que cette fois-ci elles doivent apporter leur appui au processus en toute sincérité et s’abstenir d’intervenir de manière intempestive dans les affaires intérieures du pays".

L’ambassadeur Ould-Abdallah a encore affirmé que la communauté internationale, en particulier le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, suit les pourparlers de paix avec un grand intérêt.

Le président somalien, le président du Parlement et le Premier ministre de la Somalie ont récemment fait part de la volonté du TFG de discuter avec toutes les parties, une déclaration à laquelle l’opposition a réagi de manière positive.