Articles

16/05/08 (B447-B) Question d’un lecteur, à laquelle nous sommes bien incapable de répondre. Si un internaute peut nous aider ?

Pour quelles raisons, le Premier Ministre djiboutien M. DILEYTA est-il parti en visite officieuse dans le royaume d’Arabie saoudite et en Iran ?

J’ai appris cela par des relations. A la RTD et dans La Nation, je n’ai trouvé aucun écho sur ces voyages.

D’après les rumeurs, Dileyta aurait fait ce déplacement pour demander à l’Arabie saoudite soit de faire pression sur l’Erythrée, pour qu’elle rentre dans ses frontières, soit pour demander de l’argent plus un soutien logistique dans l’hypothèse d’un conflit avec notre voisin un peu "envahissant".

Guelleh
serait très inquiet, compte-tenu de la faiblesse de nos forces armées, mais le pire concerne les populations du nord qui seraient en première ligne et qui craignent d’abord les Erythréens, mais aussi l’AND qui a laissé beaucoup de cadavres et de femmes violées sur son passage.

Les populations en particulier dans le Nord, tristement, ne font plus confiance à nos armées, ni pour les défendre, ni pour les respecter.

16/05/08 (B447-B) Radio-Trottoir / Qui sont les militaires qui détiennent le pouvoir à Djibouti ? Sur 12 « soldats d’élite », deux petits sous-officiers sont devenus Généraux. Les autres ont été éliminés.

Nous vous renouvellons tous nos remerciements anticipés, si vous avez encore la volonté de publier nos articles.

Votre site est le seul moyen qui nous reste pour nous exprimer librement.

Aujourd’hui, nous tenons à vous expliquer qui sont nos chefs militaires. Au fur et à mesure, nous vous adresserons des détails complémentaires :

En 1976, 12 sous-officiers d’origine djiboutienne, qui servaient dans l’Armée française furent envoyés à Fréjus pour suivre un complément de formation afin qu’ils soient aptes à commander notre futur armée. Qu’en reste-t-il ?

1°) Le Maréchal de logis chef,  (Gendarmerie) Ali Meidal Waiss (retraité actuellement)

2°) l’Adjudant, Fathi Ahmed Houssein, (Artillerie) actuellement « CEMGA », Chef d’Etat-major général des Armées.

3°) le Sergent-chef  Omar Barreh Darrar, (décédé, ex « CEMD », Chef d’Etat-major de la Défense)

4°) le Maréchal des logis, Hoch Robleh, (décédé)

5°) le Sergent-chef , Zakaria Cheik Ibrahim, (actuellement « CEMD »)

6°) le Sergent, Omar Ahmed Farah dit Karboté, (retraité)

7°) l’AdjudantHassan Bassoma, (décédé)

8°) le Maréchal des logis Hassan Moussa

9°) le Sergent, Youssouf Kayad, (bras cassé et conseiller du Ministre de la Défense, qui a été écarté par Zakaria)

10°) l’Adjudant, Mohamed Doualeh (décédé)

11°) le Maréchal des logis de la gendarmerie, Haissama (il a quitté l’armée dans l es années 80 et il est actuellement dans l’opposition )

12°) le Sergent-chef, Haissama  (décédé)

Dans cette liste des 12 petits sous-officiers promus à un incroyable avancement, Allah en a rappelé 6. Quatre ont démissionné ou ont été mis sur des voies de garage. Reste les 2 qui ont maintenus positions et priviléges depuis 1997, en écrasant les autres.

Devenus Généraux (d’opérette ?), ils règnent en maître sur les Armées et surtout sur le budget qu’ils gèrent selon leurs méthodes, disons « très personnelles » … c’est à dire en privilégiant pratiquement de façon exclusive et éhontée, leurs intérêts personnels.

– Fathi Ahmed Houssein :  CEMD de 1978 à 1991, soit 13 ans, puis CEMGA depuis 1991 jusqu’à ce jour. Un sous-off qui dirige nos forces armées pendant 30 ans, avec le droit de piller : c’est unique dans les annales !.


Zakaria Cheik Ibrahim a été nommé CEMD en 1993, poste qu’il occupe toujours, sans oublier son incomparable mainmise sur les blindés depuis l’independance.


Les deux rescapés, qui ont été mis à l’écart par les deux précédents sont Kayad et Mahdi (tous deux impliqués dans l’instruction pour l’assassinat du Juge Borrel), ont trouvé réfuge au Ministère de la Défense en qualité de conseillers (mais conseillers de quoi ?). Attention à eux, car ils détiendraient les preuves des détournements massifs qui ont été commis par les deux généraux cités en premier.

Très rapidement, nous vous enverrons des informations complémentaires
.

16/05/08 (B447-B) REUTERS. Meles Zenaoui déclare que l’Ethiopie est prêt à défendre militairement la sécurité du corridor de transit entre Djibouti et son territoire, au cas où un conflit se déclencherait entre Djibouti et l’Erythrée. Ethiopia says ready to secure route to Djibouti port (En Anglais – Info lecteur)

Ethiopia is prepared to secure its vital trade corridor with the Red Sea port of Djibouti in the event of any conflict between Djibouti and Eritrea, its Prime Minister Meles Zenawi said on Thursday.

Ethiopia relies on Djibouti for its sea-bound imports and exports after Eritrea’s independence from Ethiopia 17 years ago left Ethiopia a landlocked country.

Djibouti President Ismail Omar Guelleh said earlier this month Eritrean soldiers had entered his nation, digging trenches and building defences.

"The recent Eritrea-Djibouti row was a threat to the peace and security of the whole Horn of Africa," Meles said in an address to the country’s business community.

"They (Eritreans) do act silly sometimes, but I don’t think they would go totally insane."

Meles said he will strive to secure the route between Ethiopia and Djibouti’s port, but did not elaborate on exactly how this would be achieved.

"In the face of the unpredictable nature of the Eritrean regime … Ethiopia will make sure the corridor is safe and sound," he said.

Eritrean President Isaias Afwerki has denied sending troops into neighbouring Djibouti, saying Asmara had no desire for another crisis in the Horn of Africa.

"It is a fabrication, we know, there is no basis for that ..there has never been any problem," the Eritrean leader said in an interview with Reuters on Tuesday.

Eritrea and Ethiopia are long-time foes and were involved in a border war in 1998-2000.

16/05/08 (B447-B) Somalie: le Conseil de sécurité ouvre la voie à un retour graduel de l’ONU (Info lecteur)

Le Conseil de sécurité a adopté jeudi une résolution ouvrant la voie à un retour graduel de l’ONU en Somalie, qui pourrait aboutir à terme, sous certaines conditions, à l’envoi d’une opération de maintien de la paix.

Adoptée à l’unanimité, la résolution 1814 demande au secrétaire général, Ban Ki-moon, de "prendre les dispositions nécessaires en matière de sécurité" pour permettre l’installation en territoire somalien des personnels de l’ONU chargés de la Somalie actuellement basés à Nairobi, notamment ceux du Bureau politique (UNPOS).

La résolution, rédigée par la Grande-Bretagne, demande également à M. Ban de continuer à élaborer des plans pour "le déploiement éventuel en Somalie d’une opération de maintien de la paix de l’ONU pour succéder à l’Amisom", l’actuelle force de l’Union africaine (UA), "en tenant compte des conditions prévalant sur le terrain".

Dans un rapport le 18 mars au Conseil de sécurité, M. Ban avait déjà proposé quatre scénarios possibles pour le déploiement d’une force, sous réserve de l’existence d’un processus politique viable et non exclusif et d’un accord de cessation des hostilités entre les factions somaliennes.

L’un de ces scénarios prévoyait une force dont les effectifs pourraient atteindre 27.000 Casques bleus et 1.500 policiers, qui remplacerait l’Amisom et permettrait le départ des troupes éthiopiennes du pays. La Somalie, pays de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991.

L’armée éthiopienne, venue soutenir à sa demande le gouvernement de transition somalien, a mis en déroute fin 2006-début 2007 les militants des tribunaux islamiques qui contrôlaient le centre et le sud de la Somalie. Depuis lors, Mogadiscio est le théâtre d’attaques meurtrières constantes.

L’Amisom est depuis mars 2007 à Mogadiscio mais est en sous-effectif et sous-financée. L’UA et certains membres du Conseil de sécurité, comme l’Afrique du sud, souhaitent que l’ONU prenne le relais de l’Amisom.

Une conférence de réconciliation sous l’égide de l’ONU entre le gouvernement de transition et l’opposition a débuté lundi à Djibouti.

L’ambassadeur sud-africain, Dumisani Kumalo, s’est réjoui de l’adoption de la résolution. "C’est une très bonne résolution", a-t-il dit. "Pour la première fois nous envoyons aux Somaliens le signal que si les conditions sur le terrain le permettent, si le processus politique est en place, le Conseil de sécurité envisagera d’envoyer des troupes de maintien de la paix pour s’occuper de la Somalie".

La résolution 1814 "salue la contribution de certains Etats pour protéger les convois maritimes du Programme alimentaire mondial" à destination de la Somalie. Des pays européens, dont la France, ont assuré au large de la Somalie la protection de ces convois, fréquemment menacés par des pirates.

16/05/08 (B447-B) A lire sur LOI cette semaine …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 17/05/2008
DJIBOUTI – Coup de chaud dans le Nord
Les propos de certains militaires djiboutiens à leur retour dans la capitale après une opération dans le Nord du pays à la frontière érythréenne, le mois dernier, ont alimenté la rumeur d’accrochages avec des éléments armés afars . (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 17/05/2008
DJIBOUTI – Un fonds d’investissement dans le sel
Après avoir obtenu l’aval du conseil des ministres djiboutien, le 18 mars, pour son projet d’exploitation du sel du lac Assal, la société Salt Investment , dont le directeur général est Daniel Suttan , a décidé de porter son capital à un peu plus de 2 milliards FDJ (7,2 millions €). (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 17/05/2008
DJIBOUTI – Chinatown-Djibouti
Un jeune homme d’affaires djiboutien ayant découvert Pékin en 2001 avec la délégation commerciale qui accompagnait le président Ismail Omar Guelleh alors en visite en Chine, veut devenir la plaque tournante des produits chinois pour toute l’Afrique de l’Est. (…)

16/05/08 (B447-B) Un lecteur nous écrit au sujet de la trahison commise par Guelleh contre la mémoire de Gouled, quand il a établi des relations amicales avec le Président Erythréen. C’est le pays qui paye actuellement le prix de cette trahison par un envahissement d’une partie du territoire.

A toute l’équipe de l’ARDHD

Chaque fois que j’en ai la possibilité, j’essaie de me connecter pour consulter votre site. Bien que je ne puisse pas vous dire que je partage toujours les idées qui sont diffusées, je tiens à vous dire mon profond respect pour le travail qui est accompli, car vous proposez souvent des informations que personne d’autre ne publie.

Je travaille pour la securité de la Présidence, mais vous comprendrez que je ne puisse pas vous en dire plus.

Je ne comprend pas ce qui se passe en ce moment. Depuis quelques années, IOG a noué et entretenu des liens tres amicaux avec le régime érythréen et en particulier avec le Président Afwarki.

Cela était déjà curieux, car Afwarki avait insulté à deux reprises et dans des pays différents, notre ancien Président que je considère comme le pére de notre nation : M.Hassan Gouled Aptidon.

Il l’avait insulté lors de sommets internationaux au Caire puis à Lomé en traitant M. Gouled de chien à la solde des Ethiopiens et des Français.

L’histoire est célèbre, car notre Président, pour toute réponse, lui avait lancé à la tête, le premier cendrier qu’il avait trouvé à côté de lui.

De son vivant et du temps de sa Présidence, Gouled avait toujours refusé qu’Afwarki mette les pieds à Djibouti.

A peine Président, IOG semble avoir oublié immédiatement, les injures faites à celui qui lui a offert le grand bureau de l’Escale. Il a noué des relations amicales avec l’ennemi de Gouled.

Et maintenant, nous avons l’impression avec des collègues, qu’il vient de prendre "un coup sur la tête" de la part de celui pour l’amité duquel, il avait trahi la mémoire de Gouled.

Il est heureux de constater que l’auteur d’un crime de trahison peut être puni, même ici bas : c’est très moral. Malheureusement ce qui l’est moins, c’est que nous, les Djiboutiens, nous paierons fatalement la note …

15/05/08 (B447-B) Affaire de gros « mic-mac » chez les « macs » – Par Bouh Warsama

Mark Twain écrivit en son temps « Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques » En fait, il en oubliait deux autres qui sont le « mensonge politicard » et « le mensonge politique ».

Je sais combien ce terme de « politicard » peut parfois déranger certaines bonnes consciences et pourtant lorsque l’on observe les péripéties de l’affaire de violation de la frontière nord de Djibouti par les forces militaires de l’Erythrée nul ne peut contester que cet embrouillamini est pour le moins bizarre et que de ce fait là nous pourrions bien nous situer, non pas dans le mensonge politique, mais dans une mascarade « politicarde ». Mascarade, il est vrai qu’avec Ismaïl Bobard il faut s’attendre à tout !

Une question vient à l’esprit : « Que se cache t-il derrière tout cela ? » On peut avancer une hypothèse à partir de simultanéités pour le moins surprenantes.

Est-ce le fait du hasard si ce ..providentiel conflit de limite territoriale entre Djibouti et l’Erythrée coïncide quasi parfaitement avec de très fortes discordes et contestations ouvertes que rencontrent, tant Ismaïl Omar qu’Isaïas Afewerki, au sein de leurs armées, dans leur palais et jusqu’à la porte de leur …chambre à coucher ?.

Certes, l’un et l’autre n’ont quasiment pas de problèmes particuliers avec leur haut Etat Major qui bénéficie de largesses…et de multiples arrangements qui sont réactualisés au moindre murmure… mais la grogne est bien plus profonde que cela ; elle touche surtout les officiers subalternes, les sous officiers et …la troupe.

« lassitude», «irritation», «fortes anxiétés», «profond écœurement», «ressentiment croissant»…

En l’absence d’un membre de la Police politique…nombreux sont les militaires qui n’hésitent plus aujourd’hui à s’exprimer avec virulence sur le sujet du « pourquoi de la grogne grandissante au sein des armées djiboutiennes ? ».

Il est indéniable que le malaise social les frappe, maintenant et de plein fouet. Les coups de gueule sans précédent.. se multiplient jusque dans les bureaux du haut …Etat Major alors que les généraux (devinez lesquels…) s’y montrent de moins en moins souvent et parlent des « grandes préoccupations du personnel… qui sont très proches de celles du reste de la population djiboutienne» ; déclaration quelque peu passe partout, sans trop se mouiller et déplaire au « Chef »…qui a des oreilles partout.

N’attendez pas de ces…deux généraux là qu’ils décident d’agir, un jour ne serait-ce qu’un seul, en responsables et « d’aller au front » pour y crever définitivement l’abcès et apporter des réponses, si possible des solutions aux problèmes de leurs subordonnés (es) dans les Armées.

On a le sentiment que ces chefs militaires là laissent pourrir et banalisent cette dangereuse situation plutôt que d’affronter la réalité ; alors qu’ils ne s’étonnent pas si un jour proche « la grande muette leur pète au visage ».

Ce qui est déshonorant pour Ismaïl Bobard 1er ce n’est point de mentir pour une sincère et authentique « raison d’Etat », ce qui est dégradant c’est de se faire prendre – comme il le fait si souvent et avec une telle maladresse – en flagrant délit de mensonge mal manigancé et de lancer ses militaires sur le terrain.

Est-il le seul dans son cas ?

Certes pas, il pourrait même former un « club » avec son « Ami » Isaïas Afewerki…et se lancer, l’un envers l’autre, en permanence des défis du plus gros mensonge….

En l’état actuel de nos connaissances et de ce que l’on en a compris, l’offensive militaire de l’Erythrée de ces derniers jours apparaît donc comme le point d’orgue d’un processus de tromperie qui aurait pu être mis en place « d’un commun accord » par les deux présidents afin de focaliser l’attention sur un autre point que les dissensions internes au sein des Palais d’Asmara, de l’Escale et des Armées suivant la méthode éprouvé du « offrez un ennemi au peuple et à vos armées, vous gagnerez alors en tranquillité ! »

Si ce conflit paraît inévitable, reste à savoir ce que pourrait être l’attitude des unités des armées djiboutiennes face aux Forces de l’Erythrée ?

Promesses sans lendemain, engagements qui s’écroulent comme des châteaux de cartes. Au sein des FAD le moral est en baisse.

Officier, sous officiers et hommes de troupe s’interrogent légitimement sur la crédibilité de leur action.

Abnégation et réalisme…ont leur limite.

Comme l’humanité toute entière, les Djiboutiennes et les Djiboutiens ont besoin de vérité. Nous n’avons nullement le besoin des artifices et autres mensonges qui nous flattent, nous consolent de nos malheurs et nous donnent de fausses et d’infinies espérances.

15/05/08 (B447-B) BBC – Pour tenter de « redorer » leur image de marque, largement discréditée sur le plan international, après les révélations de meurtres, rackets et trafic d’armes, les soldats éthiopiens distribuent des vivres aux habitants, affirmant qu’ils les ont achetées avec leur solde. Somali surprise at Ethiopia aid (En Anglais – Info lecteurs)

The soldiers said that the food collection whip around was voluntary

Ethiopian troops in Somalia’s capital, Mogadishu, have distributed food aid bought with their own salaries.

About 400 bags of sorghum were handed out to about 500 people in southern Baynile district.

An Ethiopian soldier said his colleagues had organised the collection to help their neighbours in need.

Ethiopian troops, who support Somalia’s interim government, are not popular and the food was accepted with surprise, the BBC’s Mohamed Moalimuu reports.

The UN says more than a third of all Somalis rely on outside assistance and the urban poor are finding it difficult to get enough to eat.

Food riots

Since their intervention in Somalia 17 months ago, when Islamists were ousted from power, Ethiopia troops have struggled to exert their control.

Hundreds of thousands of Somalis have fled continued sporadic fighting.

In the latest violence, one Ethiopian soldier was killed and another wounded when a hand grenade was thrown at a junction near the area where the food was being distributed.

Two civilians were wounded when the soldiers returned fire.

There were deadly riots in Mogadishu last week because of soaring food prices.

But correspondents say the situation has calmed down as traders are now accepting the local Somali shilling. Their earlier insistence on US dollars had sparked the unrest.

The UN Food Security Analysis Unit has warned that the country is facing a major famine caused by a prolonged drought and high food costs.

Representatives from the government and Islamist opposition are attending a peace conference in neighbouring Djibouti, but are refusing to talk directly.